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Un rebond du bitcoin à 82 000 dollars, mais…

Le bitcoin a rebondi vendredi 16 octobre, récupérant une partie de ses pertes récentes pour revenir autour de 82 000 dollars. Ce redressement reste toutefois insuffisant pour empêcher la première cryptomonnaie mondiale de s’acheminer vers une deuxième semaine consécutive de baisse…

Le bitcoin progressait vendredi soir d’environ 2 %, à 81 842 dollars, après être brièvement passé sous le seuil des 80 000 dollars lors de la séance précédente. Le repli des rendements des bons du Trésor américain et celui des cours du pétrole ont favorisé ce mouvement de reprise, soutenu également par des achats opportunistes.

Malgré ce rebond, le bitcoin affichait encore un recul d’environ 2 % sur la semaine. Depuis le début du mois d’octobre, il perdait également plus de 2 %, contredisant une nouvelle fois la réputation traditionnellement favorable de ce mois aux cryptomonnaies, surnommé « Uptober ».

Les taux américains et les sorties des ETF en ligne de mire

Plusieurs facteurs continuent de peser sur le marché. Les anticipations d’un nouveau relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine, alimentées par des chiffres d’inflation élevés en septembre, réduisent l’attrait des actifs spéculatifs. La hausse des rendements obligataires et les tensions sur les prix de l’énergie renforcent cette pression.

Les fonds négociés en Bourse (ETF) adossés au bitcoin au comptant connaissent également une nouvelle semaine de sorties nettes. Selon les données de SoSoValue citées par Investing.com, celles-ci atteignaient environ 146,2 millions de dollars sur la semaine au moment de la publication.

La correction des grandes valeurs technologiques et des entreprises liées à l’intelligence artificielle a, par ailleurs, contaminé le marché des cryptomonnaies. Après les gains enregistrés au deuxième trimestre, certains investisseurs semblent privilégier les prises de bénéfices dans un environnement financier devenu plus incertain.

Les autres cryptomonnaies suivent le mouvement

Le rebond du bitcoin a entraîné les principales cryptomonnaies dans son sillage. L’ether progressait de 4,7 %, à environ 2 451 dollars, tout en restant en baisse sur la semaine. Le XRP, Solana et Cardano affichaient également des gains journaliers, sans effacer leurs pertes hebdomadaires.

Cette reprise demeure fragile. Entre les perspectives de taux américains plus élevés, les sorties de capitaux des ETF et la correction des valeurs technologiques, le marché des cryptomonnaies reste exposé aux arbitrages des investisseurs et à l’évolution des anticipations macroéconomiques.

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Grande-Bretagne : Healy prévoit d’augmenter les impôts sur les banques

Le chancelier de l’Échiquier britannique, John Healy, devrait augmenter la taxation des banques afin de financer des mesures de soutien aux citoyens face à la hausse du coût de la vie et de stabiliser les finances publiques, en recherchant des sources de revenus qui ne contreviennent pas aux promesses électorales du Parti travailliste.

La hausse de la taxe bancaire figure parmi les principales mesures que Healy a soumises au Bureau de la responsabilité budgétaire avant sa première présentation budgétaire, prévue le 28 octobre, selon un rapport publié ce samedi par Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier. Cette mesure devrait vraisemblablement entraîner une augmentation de la surtaxe bancaire, qui s’ajoute au taux d’imposition de base des sociétés, ont indiqué les mêmes sources.

La proposition d’augmenter la surtaxe bancaire, actuellement fixée à 3 %, a été publiée dans The Guardian jeudi 15 octobre. Ce taux était de 8 % jusqu’en 2023, date à laquelle le prédécesseur conservateur de Healy, Jeremy Hunt, l’avait abaissé. Son rétablissement à son niveau antérieur permettrait de générer 2 milliards de livres sterling de recettes.

Un porte-parole du ministère des Finances a refusé de commenter ces projets. « Comme toujours, les décisions en matière de fiscalité relèvent de la compétence du ministre des Finances et sont présentées lors de la présentation de son budget. Elles ne font pas l’objet de commentaires réguliers sur des rumeurs, des spéculations ou des propositions », a déclaré le ministère.

Les spéculations concernant une éventuelle taxation des banques se sont intensifiées depuis l’entrée en fonction du Premier ministre Andy Burnham en juillet. Healy n’a pas exclu une hausse d’impôts lors des réunions du Fonds monétaire international (FMI) à Bangkok cette semaine. Pourtant, dans une interview accordée à Bloomberg dans la capitale thaïlandaise, il avait qualifié le secteur financier de la City de Londres de « fleuron » de l’économie britannique.

Burnham s’est engagé à apporter un soutien aux Britanniques confrontés à une forte hausse de leurs factures d’énergie et de leurs mensualités de crédit immobilier suite à la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Healy a confirmé lors des réunions du FMI que cette aide serait temporaire et ciblée sur les personnes les plus démunies.

Parmi les options envisagées par le Trésor pour le budget figurent l’augmentation du financement du programme de réduction des factures d’énergie de chauffage domestique – qui offre actuellement une réduction de 150 £ (200 $) sur les factures d’énergie aux personnes à faibles revenus ou à celles qui reçoivent certaines prestations de sécurité sociale – et le gel des droits d’accise sur le carburant.

Healy cherche également à assainir les finances publiques, la hausse des coûts d’emprunt liée à la guerre ayant, selon les estimations, réduit de moitié la réserve budgétaire de 23,6 milliards de livres sterling qu’il a héritée de l’ancienne chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves. Il doit également combler un déficit de financement des dépenses de défense.

La décision de Healy d’augmenter les impôts sur les banques fait suite à une intense campagne de lobbying menée par des groupes de réflexion et des syndicats de gauche, qui exhortent le Trésor à sévir contre le secteur bancaire, lequel a récemment enregistré des profits records, stimulés par la hausse des taux d’intérêt.

Rappelons enfin que l’Institut de recherche sur les politiques publiques a proposé l’an dernier une taxe sur les banques afin de récupérer ce qu’il a qualifié de subvention gouvernementale « vertigineuse » qu’elles avaient reçue à la suite du programme d’assouplissement quantitatif de la Banque d’Angleterre.

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Libye–Grèce : Chevron ravive les tensions autour des frontières maritimes

Les projets d’exploration pétrolière et gazière en Méditerranée orientale ravivent les tensions entre la Libye et la Grèce. Le différend porte notamment sur des zones maritimes situées au sud de la Crète, où le groupe américain Chevron se prépare à mener des activités d’exploration.

Le média libyen Al-Wasat, citant la plateforme américaine Africa Business Insider, a rapporté le 16 octobre que Tripoli a adressé en août dernier une note diplomatique à Athènes pour contester les activités de prospection dans des secteurs maritimes dont la délimitation reste litigieuse. Les autorités libyennes estiment que ces opérations portent atteinte à leurs revendications sur le plateau continental, officiellement présentées aux Nations unies le 27 mai 2025.

La contestation libyenne vise notamment les projets de relevés sismiques au sud de la Crète, à proximité du Péloponnèse et dans la mer Ionienne. Tripoli considère que toute initiative unilatérale dans ces espaces risque de compromettre les négociations engagées avec Athènes sur la délimitation des frontières maritimes.

Dans sa note, la partie libyenne aurait également rappelé l’existence d’un accord de principe entre les deux gouvernements visant à éviter les mesures susceptibles de perturber les discussions en cours. Elle avertit que ces opérations pourraient ralentir, voire interrompre, des négociations qui ont enregistré des progrès limités.

Athènes rejette les objections libyennes

La Grèce défend pour sa part sa position juridique et juge les objections libyennes dépourvues de fondement légal, selon des sources diplomatiques grecques citées par la presse locale. Le ministère grec des Affaires étrangères aurait répondu à la note de Tripoli par les canaux diplomatiques officiels. Malgré ces divergences, les deux pays affirment maintenir le dialogue sur la délimitation de leurs espaces maritimes.

L’enjeu dépasse le seul différend bilatéral. La Méditerranée orientale concentre des intérêts énergétiques et stratégiques croissants, alors que les États riverains cherchent à valoriser leurs ressources offshore. L’arrivée de grands groupes internationaux comme Chevron renforce l’importance économique de ces zones, mais accentue aussi les tensions sur leur statut juridique.

La capacité d’Athènes et de Tripoli à poursuivre leurs négociations sans laisser les projets d’exploration compromettre le dialogue constituera un enjeu majeur pour la stabilité énergétique et diplomatique de la région.

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Manifestation à Tunis : Neuf organisations dans la rue ce samedi

Une importante mobilisation se dessine, samedi 17 octobre 2026, à la place Mohamed Ali Hammi, à Tunis, où plusieurs milliers de personnes commencent à se rassembler à l’appel de neuf organisations nationales et composantes de la société civile.

Les premiers participants brandissent des drapeaux tunisiens et des pancartes portant différentes revendications politiques et sociales. Parmi les slogans affichés figurent notamment « Non à la criminalisation de la pauvreté », « Non à la criminalisation du militantisme ». D’autres pancartes mettent en avant la liberté d’expression, le droit à l’action syndicale ainsi que les revendications de liberté et de dignité.

Neuf organisations à l’origine de la mobilisation

La marche est organisée sous le slogan « Travail, liberté, dignité nationale », à l’initiative de neuf structures, dont l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT), la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) et l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).

Cette initiative avait été annoncée le 29 septembre, à l’issue d’une réunion de coordination tenue au siège de l’UGTT.

Libertés publiques et revendications sociales

Les organisations participantes entendent dénoncer la dégradation de la situation économique et sociale, défendre les libertés publiques et individuelles et réclamer le respect de l’indépendance de la justice et des droits fondamentaux.

Alors que les participants continuent de se rassembler, la mobilisation s’articule autour de revendications sociales, syndicales et relatives aux libertés.

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Guerre au Moyen-Orient : 60 milliards de dollars de pertes pour l’Irak

L’Irak a perdu environ 60 milliards de dollars depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en raison d’une forte baisse de ses exportations de pétrole, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Fouad Hussein.

Avant le début du conflit, le 28 février 2026, avec les frappes israélo-américaines contre l’Iran, l’Irak, membre de l’OPEP, produisait environ 4 millions de barils de pétrole par jour, dont 3,5 millions étaient exportés, principalement depuis le sud du pays via le détroit d’Ormuz. Cependant, les restrictions de navigation imposées par l’Iran dans ce passage crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial ont contraint l’Irak à interrompre la production dans la plupart de ses gisements…

« L’Irak a subi des pertes estimées à environ 60 milliards de dollars lors de la récente guerre entre les États-Unis et la République islamique d’Iran », a déclaré le ministre lors d’une rencontre à Rome avec son homologue italien, selon un communiqué de la diplomatie irakienne. Après une forte baisse de la production, les exportations de pétrole irakiennes, qui représentent 90 % des recettes du pays, ont récemment rebondi modérément pour atteindre 2,6 millions de barils par jour du 1er au 21 septembre, selon le ministère du Pétrole. Dans le même temps, l’Irak a vu ses réserves de change diminuer de 20 milliards de dollars et les prix à la consommation augmenter fortement.

Afin de gérer la crise économique, la Banque centrale irakienne a récemment relevé le taux de change officiel du dollar pour la première fois en plus de trois ans. Le pays s’efforce également de diversifier ses sources de revenus et d’augmenter la part des recettes provenant de secteurs autres que le pétrole, qui passerait de 10 % à 45 % d’ici 2037…

Le Fonds monétaire international souligne que l’Irak figure parmi les pays les plus durement touchés par les problèmes de transport causés par la guerre du Moyen-Orient.

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Rassemblement avant la marche 'La Tunisie d’abord'

Selon les organisateurs, cette marche vise à défendre « une Tunisie de liberté, de dignité, de démocratie et de justice sociale ».

© Mosaique FM

Rassemblement avant la marche 'La Tunisie d’abord'
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Université de Tunis El Manar : 12 places gagnées, désormais 29ème du monde arabe

L’Université de Tunis El Manar se hisse à la 29e place ex aequo du classement QS des universités de la région arabe 2027, contre la 41e place en 2026. Publié le 15 octobre, ce palmarès régional marque une progression de douze rangs pour l’établissement tunisien.

Tunis El Manar entre dans le Top 30 régional

L’Université de Tunis El Manar franchit un nouveau palier dans le classement QS Arab Region University Rankings 2027. L’établissement passe de la 41e à la 29e place ex aequo, gagnant ainsi douze rangs par rapport à l’édition précédente, selon les résultats publiés par QS le 15 octobre 2026.

Cette progression intervient dans un classement qui évalue cette année 325 universités réparties dans 20 pays et territoires de la région arabe. Le nombre d’établissements évalués continue ainsi d’augmenter, élargissant le périmètre de comparaison entre les universités de la région.

Pour Tunis El Manar, cette 29e place constitue un indicateur de son positionnement régional. Elle ne signifie toutefois pas que l’université occupe le même rang dans les classements mondiaux, qui reposent sur des périmètres et des méthodes d’évaluation distincts.

Un classement différent du palmarès mondial THE

Ce résultat doit être distingué de celui du classement mondial Times Higher Education (THE) 2027, évoqué début octobre. Les deux palmarès n’évaluent pas les établissements selon le même dispositif et ne permettent donc pas de comparer directement leurs positions.

QS publie plusieurs classements, dont un palmarès mondial et des classements régionaux. L’édition consacrée à la région arabe permet de comparer les établissements de cet espace géographique à partir d’indicateurs liés notamment à la réputation académique, à la recherche, à l’expérience d’apprentissage et à l’ouverture internationale.

La progression enregistrée par Tunis El Manar dans ce classement régional constitue donc une évolution positive de son rang dans ce périmètre précis, sans préjuger de sa position dans les autres palmarès.

Le gain de douze places fournit un repère concret pour suivre l’évolution de l’université d’une édition à l’autre. Il reste néanmoins nécessaire de distinguer le rang global des performances obtenues sur les différents indicateurs du classement.

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Trump épargne Moscou et inquiète Kiev

Cette décision intervient alors que l’Ukraine craint un désengagement de son allié américain.

© Mosaique FM

Trump épargne Moscou et inquiète Kiev
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PLF 2027 : Les smartphones moins taxés à l’importation

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de ramener à 10% les droits de douane sur les smartphones importés et d’exonérer les terminaux de paiement électronique de ces droits. En parallèle, un droit de timbre de 20 dinars serait appliqué à certaines opérations d’enregistrement des téléphones, la première opération restant exonérée.

Smartphones : des droits de douane ramenés à 10%

Les smartphones importés pourraient bénéficier d’une réduction des droits de douane en Tunisie à partir de 2027. L’article 67 du projet de loi de finances prévoit de ramener leur taux à 10%, selon les dispositions du texte soumis au Parlement.

Cette mesure vise à alléger la fiscalité douanière appliquée à ces appareils. Elle ne garantit toutefois pas une baisse équivalente des prix de vente. Le prix final dépend également des autres prélèvements applicables, des coûts d’importation, de la distribution et des marges commerciales.

L’évolution des prix dépendra donc de la répercussion effective de cette baisse par les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

Terminaux de paiement : un taux de douane de 0%

Le projet de loi prévoit également un traitement douanier favorable aux terminaux de paiement électronique (TPE). Les droits de douane sur ces équipements seraient ramenés à 0%, selon les dispositions consacrées à cette mesure dans le PLF 2027.

Cette orientation concerne les appareils utilisés pour effectuer des paiements électroniques chez les commerçants et les prestataires de services. Elle pourrait contribuer à réduire le coût d’importation de ces équipements, sans permettre de préjuger de son effet exact sur leur prix final.

Les mesures relatives aux smartphones et aux TPE s’inscrivent ainsi dans un même volet de révision de la fiscalité douanière sur les équipements électroniques.

Un droit de timbre de 20 dinars pour certaines opérations d’enregistrement

Le projet de loi introduit parallèlement un droit de timbre de 20 dinars pour chaque opération concernée d’enregistrement d’un téléphone dans le registre central des identifiants. La première opération serait exonérée.

Cette disposition doit être distinguée d’une taxe appliquée à chaque achat de smartphone : le montant de 20 dinars concernerait les opérations d’enregistrement visées par le texte, après la première opération exonérée. Il ne faut donc pas en déduire que chaque consommateur devra automatiquement payer cette somme lors de l’achat d’un téléphone neuf.

Une entrée en vigueur conditionnée à l’adoption du budget

Ces trois mesures figurent dans le projet de loi de finances 2027, notamment aux articles 67 à 70. Elles restent donc soumises à l’examen et à l’adoption du texte par le Parlement.

Leur entrée en vigueur est envisagée à compter du 1er janvier 2027, sous réserve de l’adoption de la loi et des dispositions définitives qui seront retenues.

Pour les consommateurs comme pour les professionnels, l’enjeu sera double : mesurer l’effet réel de la baisse des droits de douane sur les prix des équipements et préciser les situations dans lesquelles le droit de timbre de 20 dinars sera exigible.

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Tourisme : la Tunisie à la conquête du marché chinois

Le pavillon tunisien a permis de mettre en valeur la richesse et la diversité de l’offre touristique nationale auprès des professionnels du secteur.

© Mosaique FM

Tourisme : la Tunisie à la conquête du marché chinois
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PLF 2027 : L’État prendrait en charge la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge publique de 50% des primes d’assurance-export pour les opérations destinées aux marchés africains. Prévue par l’article 42, cette mesure serait limitée à douze mois, avec une possibilité de prolongation.

Un soutien ciblé aux exportateurs tunisiens

L’État tunisien pourrait couvrir la moitié des primes dues au titre des contrats d’assurance-export pour les opérations à destination des marchés africains. Cette mesure figure à l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027 et vise à alléger le coût de couverture des risques liés aux opérations commerciales à l’international.

La dépense serait imputée au Fonds de garantie des risques à l’exportation. Le dispositif s’appliquerait pendant douze mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances, avec la possibilité de le prolonger pour une période supplémentaire de douze mois, sur décision du ministre des Finances.

La mesure reste toutefois conditionnée à l’adoption du projet de loi par le Parlement. Elle ne constitue donc pas encore un droit acquis pour les entreprises exportatrices.

Une réduction du coût de l’assurance, pas de la valeur exportée

La portée du dispositif doit être précisément délimitée : la prise en charge concernerait 50% des primes d’assurance dues, et non 50% de la valeur des marchandises exportées ou des pertes commerciales éventuellement subies.

L’assurance-export permet aux entreprises de se prémunir contre certains risques liés aux transactions internationales, notamment les impayés, selon les garanties prévues dans leurs contrats. En contribuant au financement des primes, l’État chercherait ainsi à faciliter le recours à ces couvertures pour les opérations visant les marchés africains.

L’effet concret dépendra néanmoins des conditions d’éligibilité, des contrats concernés et des modalités d’application du mécanisme. La prise en charge de la prime ne signifie pas, à elle seule, que tous les risques commerciaux ou les difficultés de paiement seront couverts.

Un levier pour renforcer la présence tunisienne en Afrique

En ciblant les marchés africains, l’article 42 inscrit cette mesure dans une logique de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. L’allègement du coût de l’assurance pourrait faciliter certaines opérations, en particulier pour les exportateurs qui doivent sécuriser leurs transactions avec de nouveaux partenaires.

Ce soutien ne résout toutefois pas les autres contraintes de l’accès aux marchés africains, notamment les coûts logistiques, les délais de transport, les besoins de financement bancaire et les difficultés de recouvrement.

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