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SOS Villages d’Enfants : une campagne de solidarité lancée dans les grandes surfaces tunisiennes

La campagne de collecte de dons au profit des enfants pris en charge par l’association SOS Villages d’enfants Tunisie a démarré ce vendredi dans les grandes surfaces commerciales.

Autorisée par la Présidence du gouvernement pour une durée de trois mois, cette campagne se poursuivra jusqu’au 2 janvier 2027.

Selon un communiqué publié vendredi par l’association, l’intégralité des dons sera consacrée au soutien scolaire de 10.800 enfants et jeunes pris en charge par l’association, ainsi qu’à l’accompagnement des enfants ayant abandonné leur scolarité en raison de difficultés sociales, afin de les aider à reprendre leurs études.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de l’association visant à diversifier les mécanismes de collecte de dons et à faciliter la participation aux actions de solidarité, de manière à renforcer les chances des enfants de poursuivre leur scolarité et de construire un avenir meilleur, précise la même source.

Les clients de l’ensemble des enseignes commerciales participantes, à travers le pays, peuvent contribuer volontairement à cette campagne en faisant don d’un dinar ou plus au moment du paiement de leurs achats.

Le montant du don sera mentionné sur le ticket de caisse, sans prélèvement de frais ni de commissions au profit des grandes surfaces participantes.

L’association rappelle aux donateurs qu’ils peuvent appeler le numéro 58 371 002 ou se rendre dans l’un de ses bureaux, munis du ticket de caisse mentionnant le montant du don, afin d’obtenir un reçu de don nominatif leur permettant de bénéficier des avantages fiscaux prévus par la loi de finances 2026.

L’association SOS Villages d’enfants Tunisie assure actuellement la prise en charge et l’accompagnement de plus de 12.500 enfants et jeunes, ainsi que de plus de 2.800 familles, à travers ses programmes déployés dans 13 gouvernorats du pays.

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PLF 2027 : un dispositif de financement envisagé pour les étudiants et stagiaires porteurs de projets

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 propose, dans le chapitre consacré à l’accompagnement des petites entreprises durant leur phase de démarrage et en vertu de son article 16, la création d’une ligne de financement d’un montant de 5 millions de dinars, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi (FNE).

Cette ligne sera destinée à l’octroi de prêts à des conditions préférentielles aux étudiants diplômés et aux diplômés des centres de formation professionnelle ayant le statut d’ « étudiant entrepreneur » ou de « stagiaire entrepreneur » et porteurs d’idées de projets.

L’objectif étant de financer la création de projets dans différents secteurs d’activité économique durant la période allant du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2028, afin d’encourager les étudiants et les stagiaires entrepreneurs à créer leurs propres projets.

La gestion de cette ligne de financement sera confiée à la Banque tunisienne de solidarité (BTS), dans le cadre d’une convention conclue à cet effet avec les ministères chargés des Finances et de l’Emploi, qui fixera les conditions et les modalités de gestion de cette ligne de financement.

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Kébili : plusieurs collèges adoptent le régime de la séance unique

Au gouvernorat de Kébili, le système de la séance unique ou demi-journée continue sera élargi, à partir de novembre prochain, à un certains nombre d’établissements scolaires.

Actuellement, ce système est adopté dans quatre établissements de la région, à savoir le collège Ibn Al-Jazar, le collège Oqba Ibn Nafi, le collège Al-Farabi à Kébili-ville ainsi que le collège technique de Douz, a indiqué le directeur de l’enseignement secondaire au Commissariat régional de l’éducation, Samir Ettahar.

A partir du 2 novembre prochain, ce régime sera également proposé dans d’autres établissements dont le collège technique et le collège Ibn Mandhour à Kébili-ville, le collège Benkata à Souk Lahad, le collège Ibn Charaf, le collège Al-Hussary et le collège Ibn Rachik à Douz-ville, le collège d’El Kaala à Douz-nord ainsi que le collège d’El-Aouina et le collège Zaafran à Douz-sud.

L’instauration de ce système contribuera à prévenir les problèmes et dangers qui menacent les élèves et à résoudre le problème du transport scolaire, a souligné la même source à l’Agence TAP.

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Tunis Forum : la géopolitique de l’énergie au cœur de la 9e édition, le 22 octobre

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) organisera, le 22 octobre courant, la neuvième édition du Tunis Forum sur le thème « La Tunisie dans la géopolitique de l’énergie ».

Ce forum sera l’occasion d’analyser les mutations du paysage énergétique mondial, leurs implications pour la Tunisie ainsi que les enjeux et perspectives qui en découlent pour son positionnement énergétique et économique, indique l’IACE.

Le forum vise à établir un diagnostic du rapport de force énergétique régional et analyser les marges de manœuvre dont dispose encore la Tunisie, analyser les évolutions des stratégies de l’Algérie, de l’Union européenne et des principaux acteurs régionaux afin d’identifier leurs implications pour la Tunisie.

Il permettra également d’évaluer les opportunités réelles de développement autour des énergies renouvelables, des infrastructures énergétiques, des interconnexions et des nouvelles filières industrielles et d’identifier les priorités stratégiques et les décisions à engager à court et moyen terme pour renforcer la sécurité énergétique et la souveraineté économique du pays.

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Tunisie : près d’un internaute sur deux utilise déjà l’intelligence artificielle

Près de neuf Tunisiens sur dix utilisent Internet : 85,9 % des 10 à 70 ans sont connectées, soit 10,9 points de plus qu’en 2023, et 47,9 % des internautes ont recours à des applications d’intelligence artificielle (IA), selon le Baromètre du numérique 2026 de l’Instance nationale des télécommunications (INT).

Réalisée par un bureau spécialisé pour le compte de l’INT auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 10 à 70 ans, l’étude a porté sur 5077 personnes interrogées en face à face, selon la méthode CAPI (Computer-Assisted Personal Interviewing), entre le 15 mai et le 10 juin 2026. Elle confirme la place centrale du numérique dans les pratiques quotidiennes. Les non-utilisateurs d’Internet ne représentent plus que 14,1 % de l’échantillon.

Le smartphone, socle de l’accès

L’équipement et les usages de base témoignent d’une pénétration avancée des technologies numériques : 95,4 % des personnes interrogées utilisent une ligne de téléphonie mobile, 84,3 % possèdent un smartphone et 70,4 % des internautes se connectent à Internet en mobilité. L’ordinateur reste, en revanche, minoritaire, avec un taux de possession de 41 % au sein de l’échantillon.

La connexion mobile (70,4 %) devance désormais la connexion fixe (65,3 %). Parmi les technologies employées, les offres de données mobiles arrivent en tête (60,9 %), devant l’ADSL-VDSL (39,3 %), le Mobile Wi-Fi (16 %), la Box Data (13,6 %) et la fibre optique FTTH, encore marginale, à 4 %.

Une consommation domestique et vespérale

Internet est principalement utilisé au domicile : 95,1 % des internautes s’y connectent, contre 33 % dans les cafés, salons de thé et restaurants et 31,7 % sur leur lieu de travail. Le pic d’activité est atteint en soirée, avec 67,9 % des usages. Au total, 85,2 % de l’utilisation d’Internet intervient à partir de l’après-midi, dont 17,3 % entre 14 h et 18 h, 50 % entre 18 h et 22 h et 17,9 % après 22 h. L’intensité d’utilisation est élevée : 54,9 % des internautes passent plus de trois heures par jour en ligne et 70,9 % se connectent plus de trois fois par jour.

Services numériques : l’IA devant le e-commerce

Les usages avancés progressent à des rythmes différenciés. Les applications d’intelligence artificielle arrivent en tête (47,9 % des internautes), devant les services électroniques (e-services), à 41,3 %, le commerce électronique (e-commerce), à 36,9 %, et l’administration en ligne (e-gov), à 26,5 %.

Dans le détail, l’IA sert principalement à la recherche d’informations (68,9 %) et aux cours et à l’éducation (51,2 %), loin devant la retouche photo et vidéo (20,7 %) et l’aide au travail (17,6 %). ChatGPT concentre l’essentiel de la demande, avec un taux d’utilisation de 96,3 % parmi les utilisateurs d’IA, devant Gemini (32,5 %), OpenAI (10,9 %), Claude (6,3 %), Copilot (3,6 %), Perplexity (2,3 %) et DeepSeek (0,7 %).

Le commerce électronique reste dominé par les réseaux sociaux : 84,5 % des acheteurs en ligne passent par Facebook, Instagram ou WhatsApp, contre 15,3 % par les sites web des commerçants, 8,9 % par les places de marché, 5,4 % par les plateformes d’annonces et 4,6 % par des applications en ligne. Le paiement à la livraison demeure le moyen de règlement privilégié, avec 94,6 %, devant la carte bancaire (8,9 %) et le service D17 (4 %). Parmi les applications citées, Glovo domine (71,8 %), devant Yassir (44,6 %), InDrive (23,9 %) et Mytek (23,1 %).

E-gov : le besoin plutôt que la défiance

Le faible recours aux services administratifs en ligne s’explique avant tout par l’absence de besoin exprimé : 52,1 % des internautes déclarent ne pas en avoir besoin, 21,6 % ne pas en avoir eu l’occasion et 13,7 % ne pas connaître ces services. La méconnaissance de leur utilisation (7,8 %), l’absence d’accès à Internet (5,6 %), la complexité perçue (3,4 %), le besoin d’assistance (3,3 %), le manque de confiance dans la sécurité (2,5 %) et le désintérêt (2,2 %) complètent la liste des freins déclarés.

Des fractures encore marquées

L’utilisation d’Internet reste fortement corrélée au niveau d’instruction et au revenu : elle atteint 98,3 % chez les universitaires, contre 23 % chez les personnes non scolarisées, et 95,9 % dans les ménages disposant d’un revenu de 2 500 dinars et plus, contre 69,1 % chez ceux vivant avec 600 dinars au plus. Les 18-24 ans affichent un taux d’utilisation de 99,2 %, contre 54,1 % chez les 60-70 ans. Les actifs du secteur des télécommunications enregistrent un taux de 98,7 %, contre 90,8 % pour l’ensemble des actifs et 81,3 % pour les inactifs. La parité de genre est, en revanche, presque atteinte, avec un taux de 86,5 % chez les hommes, contre 85,2 % chez les femmes.

Les disparités territoriales persistent : le District 5 enregistre le taux d’utilisation le plus élevé (94,3 %), tandis que le District 2 affiche le plus faible (79,6 %).

Les mêmes clivages se retrouvent dans les usages avancés. L’IA est utilisée par 70,3 % des universitaires, contre 1,4 % des personnes non scolarisées, et par 60,1 % des internautes issus de ménages disposant d’un revenu de 2 500 dinars et plus, contre 36,3 % de ceux dont le revenu ne dépasse pas 600 dinars. Elle est plus répandue chez les 10-17 ans (74 %) et les 18-24 ans (74,1 %) que chez les 60-70 ans (7,3 %).

L’administration en ligne culmine à 56,9 % chez les universitaires et à 37,8 % chez les personnes issues des ménages les plus aisés, contre 0,4 % chez les personnes non scolarisées et 21,8 % chez celles appartenant à des ménages dont le revenu ne dépasse pas 600 dinars. Le commerce électronique est particulièrement répandu chez les 18-24 ans (49,9 %) et les diplômés de l’enseignement supérieur (65,6 %), tandis que les services électroniques enregistrent leur taux d’utilisation le plus élevé chez les 18-24 ans (54,7 %).

(D’après Tap)

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Ligue 1 tunisienne : voici les arbitres désignés pour la 6e journée

Désignation des arbitres qui dirigeront les rencontres de la 6e journée du championnat de la Ligue 1 de football professionnel, prévue les 17, 18 et 29 octobre (14h30) :

–  Samedi 17 octobre

A Hammam-Sousse :

ES Hammam-Sousse – US Ben Guerdane      arb : Montassar Belarbi ; VAR : Matosa Martin (SLO)

– Dimanche 18 octobre

A La Marsa :

AS Marsa – ES Métlaoui                        arb : Hamza Jaïed ; VAR : Dorsaf Kanouati

A Hammam-lif :

CS Hammam-lif – JS Omrane                arb : Houssème Ben Sassi ; VAR : Matosa Martin (SLO)

A Monastir :

US Monastir – ES Sakiet Eddaier             arb : Haïthem Trabelsi ; VAR : Haïthem Guirat

A Béja :

O. Béja – Etoile du Sahel                        arb : Seif Ouertani ; VAR : Asmir Sagrkovic (SLO)

– Jeudi 29 octobre

A Radès :

Club Africain – CA Bizertin                       arb : à désigner ultérieurement

A Sfax :

CS Sfaxien – Espérance de Tunis               arb : à désigner ultérieurement

Au Bardo :

Stade Tunisien – ES Zarzis                       arb : à désigner ultérieurement

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Impact de l’IA sur l’avenir professionnel : la hantise des jeunes 

L’inquiétude des jeunes face à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur leur avenir professionnel se manifeste dès le choix de leurs études, puis lors du passage des diplômes à l’insertion sur le marché du travail. C’est un phénomène paradoxal : les jeunes diplômés sont les plus grands utilisateurs des outils d’IA au quotidien, mais ils sont aussi parmi les plus lucides sur les capacités d’automatisation de ces technologies. C’est dans ce cadre que l’espace Dharoufa a abrité une conférence-débat sur l’intelligence artificielle et l’avenir de nos jeunes. Les échanges avec les jeunes ont duré plus de quatre heures, tant les questions étaient nombreuses, concrètes et riches. Parents, jeunes, informaticiens, comptables : chacun est venu avec ses préoccupations et son expérience.

L’horizon de l’emploi s’assombrit. Tout le monde a un avis sur la question. Les uns pensent que l’intelligence artificielle va détruire des millions d’emplois de cols blancs dans le monde, les autres s’attendent à ce que, comme beaucoup de technologies jusqu’ici, elle détruise des postes mais à ce qu’elle en crée d’autres, nouveaux, qui restent à inventer. Mais quels effets mesurables l’intelligence artificielle a-t-elle déjà eus sur le marché du travail ? Les lycéens et étudiants craignent de s’engager dans des cursus pour des métiers voués à disparaître ou à être fortement automatisés (juridique, comptabilité, rédaction, support client, programmation junior).  À l’approche du diplôme et du 1er emploi, la crainte s’installe, c ‘est le moment de rupture le plus aigu. L’inquiétude porte moins sur une vague de licenciements immédiats que sur la fermeture des portes d’entrée dans la vie active (postes «junior», stages, premiers CDI). Face au décalage avec les formations : Près de 60% des étudiants estiment que les formations académiques ne vont pas assez vite pour les préparer aux usages et compétences exigés par le marché transformé par l’IA. Près de 1 jeune sur 2 (50%) craint que l’IA ne remplace directement le métier auquel il se prédestine. Cela ne signifie pas que tous les métiers disparaîtront, mais aucun ne peut se considérer à l’abri. Il semble que l’IA générative a déjà des effets sur l’embauche des jeunes diplômés. Les tâches les plus faciles à automatiser comme la rédaction de rapports, de synthèses ou encore de supports analytiques sans réorganiser totalement l’entreprise sont faites par l’IA, et les premières victimes sont les jeunes.

Les entreprises réduisent ainsi les besoins en personnel entrant, sans provoquer de suppressions de postes immédiates. Ces tâches étant désormais prises en charge par l’IA, de nombreuses entreprises réduisent leurs recrutements de profils débutants. Un seul collaborateur expérimenté aidé d’une IA peut aujourd’hui abattre le travail de deux ou trois profils juniors, ce qui resserre l’entonnoir des recrutements. Même en Tunisie, les premiers effets de l’IA sur le marché du travail pourraient bien commencer à se faire sentir. Lesjeunes diplômés des grandes écoles ont plus de mal à trouver un emploi. C’est un signal faible, mais à surveiller : l’impact de l’IA générative s’annonce par un gel des embauches des plus diplômés car leurs tâches sont le plus aisément automatisables. Aucun jeune n’est préparé à ce parcours semé d’embûches. Les écoles endossent-elles une certaine responsabilité ? «Elles ne nous préviennent pas. Elles devraient nous former différemment, en intégrant des compétences comme l’IA, pour que l’on puisse se démarquer», note Mohamed Ali, étudiant en informatique.

Face à cette déconvenue, certains jeunes envisagent des reconversions, quitte à se détourner de leur passion. Seif a opté pour une voie plus sûre : «Je commençais à m’intéresser à l’IA. Ce n’est pas une passion, mais c’est le métier d’avenir».

Comment se préparer à un marché du travail tendu qui coïncide avec l’émergence de l’IA?

Pour émettre son avis là-dessus, Mondher, ingénieur en télécom, ne mâche pas ses mots. Il estime que le chômage chez les jeunes diplômés «pourrait facilement atteindre les 30% dans les deux prochaines années, pointant du doigt l’essor des agents IA dans les entreprises. L’IA va perturber beaucoup de ces types d’emploi», a-t-il averti, ajoutant que pour lui, il s’agit d’«une crise». Les universités sont-elles en train de former des diplômés pour un marché qui n’existe plus ? Faut-il repenser le cursus informatique pour le centrer sur l’orchestration des outils d’IA plutôt que sur la production de code ? Quelles études ferons-nous lorsque certaines étapes du raisonnement pourront être assistées par des machines ? L’IA va-t-elle remplacer les futurs diplômés ? Va-t-elle rendre inutiles leurs études? L’universitaire Naceur Ammar n’est pas de cet avis : «Je ne pense pas que l’IA rende les ingénieurs inutiles. En revanche, elle va profondément transformer leur métier. Une partie du travail pourra être automatisée : génération de code, calculs, simulations, documentation, recherche de solutions techniques ou optimisation de certains paramètres. Mais le métier d’ingénieur ne consiste pas simplement à exécuter des calculs.

Un ingénieur doit comprendre un problème réel, prendre en compte des contraintes techniques, économiques, humaines et environnementales, évaluer les risques, faire des choix et assumer la responsabilité de ces choix. Une intelligence artificielle peut proposer plusieurs solutions. Il faut encore quelqu’un capable de déterminer laquelle est réellement réalisable, sûre, pertinente et adaptée au contexte. Les études d’ingénieur ne vont donc pas devenir inutiles. Elles devront probablement évoluer en mettant davantage l’accent sur ce que l’IA remplace difficilement, soit la compréhension scientifique, la capacité de modélisation, la créativité, l’esprit critique, le jugement et la capacité à résoudre des problèmes complexes. L’ingénieur de demain sera certainement un ingénieur qui saura travailler avec l’intelligence artificielle. Mais celui qui se contentera d’accepter automatiquement les réponses de l’IA sans les comprendre sera beaucoup plus vulnérable». Mais comme le souligne l’ingénieur Hatem Smine, «chacun doit commencer à utiliser l’IA, dans son propre métier, dès maintenant. C’est en pratiquant que l’on découvre ses possibilités, ses limites et les choix qu’elle nous oblige à faire».

 Kamel BOUAOUINA

 

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Quand les coefficients décident de ce qui compte à l’école

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Sur un bulletin scolaire, un coefficient paraît bien innocent. Un chiffre placé à côté d’une matière, une règle de calcul, rien de plus. Pourtant, il dit quelque chose à l’élève et à sa famille : certaines notes pèseront davantage que d’autres. Très vite, cette différence de poids peut devenir une différence de considération. On travaille ce qui rapporte le plus à la moyenne. On reporte le reste à plus tard, quand il restera du temps. Et ce temps, justement, manque souvent.

Je voudrais interroger cette logique au primaire et au collège. À ces âges, l’école doit-elle déjà installer une hiérarchie entre les savoirs, entre les aptitudes, entre les manières de découvrir le monde ? Pourquoi ne pas donner le même coefficient à toutes les matières ? La proposition peut sembler trop simple. Elle mérite pourtant mieux qu’un sourire indulgent. Derrière elle se trouve une certaine idée de l’enfant : un être en construction, dont les possibilités ne devraient pas être réduites trop tôt aux disciplines qui pèsent le plus lourd dans un calcul.

Il ne s’agit évidemment pas de diminuer l’importance des mathématiques ni celle des langues. Un enfant doit apprendre à lire avec assurance, à écrire clairement, à compter et à raisonner. Mais il doit aussi comprendre son environnement, regarder une œuvre, écouter, créer, bouger et apprendre à vivre avec les autres. Cette formation ne comporte pas un centre noble entouré d’activités accessoires. Elle forme un ensemble, parfois fragile, dont chaque partie aide les autres à tenir.

Le bulletin enseigne lui aussi

L’école transmet des connaissances par ses programmes. Elle transmet également des valeurs par son organisation. Le temps réservé à une matière, les moyens accordés à son enseignement et la place qu’elle occupe dans l’évaluation composent un message. Lorsqu’une discipline compte peu dans la moyenne, on peut affirmer qu’elle est importante ; le bulletin, lui, semble parfois raconter autre chose. Les enfants perçoivent cette contradiction, même sans pouvoir la formuler.

Dans une famille soucieuse de réussite scolaire, privilégier les matières les plus fortement pondérées peut paraître raisonnable. Il faut préparer les contrôles, surveiller les résultats, éviter une mauvaise moyenne. Pourquoi consacrer autant d’efforts à une activité dont la note changera à peine le résultat final ? Ce raisonnement n’a rien d’absurde. Il répond aux règles proposées. C’est précisément pour cette raison que ces règles méritent discussion : elles peuvent conduire une famille attentive à restreindre, sans le vouloir, la formation de son enfant.

La question touche aussi notre manière de parler de l’école en Tunisie. Lorsqu’on oppose des matières dites principales à des matières dites secondaires, on ne décrit pas seulement une organisation pédagogique. On suggère une échelle de valeur. Le dessin, la musique ou l’éducation physique peuvent alors être considérés comme des pauses entre les apprentissages sérieux. Or dessiner demande de regarder. Jouer ensemble suppose d’écouter. Une activité sportive oblige à respecter une règle, à maîtriser un geste et à reconnaître la présence de l’autre. Ce sont des apprentissages à part entière.

Un coefficient ne détermine pas, à lui seul, tout ce qui se passe dans une classe. Un enseignant peut donner une grande valeur à une matière faiblement pondérée. Une famille peut encourager toutes les curiosités. Il reste que la pondération établit une incitation : elle rend certains efforts plus rentables que d’autres au regard de la moyenne. Au début de la scolarité, est-ce vraiment le message que nous voulons privilégier ?

Une base ne se construit pas à moitié

Nous demandons souvent à l’école de former des élèves capables de réfléchir par eux-mêmes. Cette ambition exige une base scientifique, linguistique, artistique et physique. La culture scientifique apprend à poser une question, à chercher une explication, à distinguer ce que l’on observe de ce que l’on suppose. Les langues donnent les moyens de nommer cette observation, de raconter, de discuter et de comprendre une pensée différente de la sienne. Rien de tout cela ne devrait être tenu pour facultatif.

L’éducation artistique ouvre un autre travail, tout aussi nécessaire. Elle invite à chercher une forme, à essayer, à reprendre, à accepter qu’une réponse ne soit pas toujours unique. Un dessin ne se réduit pas à sa beauté supposée. Il engage une intention, une attention aux proportions, une manière d’occuper l’espace. La musique demande une écoute et une présence. Ce ne sont pas des luxes réservés aux enfants qui auraient déjà terminé leurs devoirs importants.

Le corps mérite lui aussi une place pleine dans l’éducation. L’élève ne vient pas à l’école avec sa seule mémoire. Il y vient avec sa fatigue, son énergie, sa timidité, ses maladresses et son besoin de mouvement. L’éducation physique peut lui apprendre à connaître ses possibilités, à progresser sans se comparer constamment au plus habile, à coopérer et à accepter une limite. Réduire cette matière à une note de performance serait une erreur. La traiter comme un simple défoulement en serait une autre.

Ces domaines se rencontrent davantage qu’on ne le pense. Décrire une expérience mobilise la langue. Comprendre un rythme fait appel à l’attention et à l’organisation. Expliquer les règles d’un jeu demande de la précision. Il ne faut pas, pour autant, défendre les arts ou le sport uniquement parce qu’ils pourraient améliorer les résultats dans d’autres matières. Ils ont aussi leur valeur propre. Un enfant a le droit de découvrir ce qui l’émeut et ce qui lui permet de se sentir capable.

Au primaire, puis au collège, cette découverte devrait rester ouverte. Les goûts ne sont pas tous fixés, les facilités ne sont pas toutes visibles. Une difficulté momentanée ne dit pas ce que deviendra un élève. Une réussite artistique ou sportive peut être un point d’appui, sans dispenser du travail dans les autres disciplines. Pourquoi fermer symboliquement certaines portes avant même que l’enfant ait eu le temps de les pousser ?

Le même coefficient pour un autre message

Attribuer le même coefficient à toutes les matières signifierait que chacune participe pleinement à la formation commune. La famille n’aurait plus à lire dans la pondération une invitation à négliger un domaine. L’élève comprendrait que l’on attend de lui un engagement dans l’ensemble de ses apprentissages. Il ne s’agirait pas de prétendre que toutes les disciplines se ressemblent, mais de reconnaître qu’à ce niveau de formation aucune ne mérite d’être reléguée.

On objectera que certaines matières occupent davantage d’heures ou servent de support à beaucoup d’autres. L’objection est sérieuse. La maîtrise de la lecture, notamment, conditionne l’accès à de nombreux apprentissages. Mais le temps nécessaire pour enseigner une discipline et son poids dans une moyenne répondent à deux questions différentes. On peut consacrer davantage d’heures à la langue ou aux mathématiques tout en accordant une considération égale aux autres composantes de l’éducation. L’égalité des coefficients n’impose pas l’uniformité des horaires.

Une autre inquiétude mérite d’être entendue : une bonne note dans une matière pourrait-elle masquer une difficulté importante ailleurs ? Oui, une moyenne peut masquer des écarts, avec des coefficients égaux comme avec des coefficients différents. C’est une limite du calcul lui-même. Il faut donc regarder les résultats par matière, préciser les acquis et repérer ce qui demande un accompagnement. Un enfant qui lit difficilement doit être aidé, même si sa moyenne générale est satisfaisante. Aucune pondération ne remplace ce regard.

L’égalité proposée ne doit pas non plus transformer chaque activité en nouvelle source de pression. Il serait regrettable de donner plus de poids aux arts ou au sport pour y installer une course supplémentaire aux notes. L’objectif est d’élargir la formation, pas d’élargir l’angoisse. L’évaluation doit tenir compte des apprentissages effectivement proposés, des progrès et des critères que l’élève peut comprendre. Elle ne devrait pas confondre une aptitude initiale avec le mérite scolaire.

Changer le calcul ne suffira pas

Il serait facile d’annoncer des coefficients identiques et de considérer le problème réglé. Ce serait aller trop vite. Une matière ne devient pas pleinement reconnue parce qu’une case du bulletin a changé. Elle a besoin d’un enseignement réel, d’un temps respecté, de conditions convenables et d’enseignants soutenus dans leur travail. L’égalité affichée perdrait son sens si certaines disciplines restaient les premières sacrifiées lorsqu’une difficulté d’organisation apparaît.

Il faut également penser aux différences entre les enfants. Tous ne disposent pas, chez eux, du même espace, du même matériel ni des mêmes occasions de pratiquer une activité. L’école ne peut demander à une famille de compenser systématiquement ce qu’elle ne propose pas elle-même. Donner un poids égal à une discipline suppose donc de garantir autant que possible des conditions d’apprentissage équitables. Sinon, une intention généreuse pourrait produire une injustice supplémentaire.

Cette réflexion nous ramène à la fonction de la note. Elle doit aider à situer un apprentissage, à reconnaître une progression et à signaler une difficulté. Elle devient moins utile lorsqu’elle absorbe toute la conversation entre l’école et la famille. À force de demander combien l’enfant a obtenu, on oublie parfois de demander ce qu’il a compris, ce qu’il sait désormais faire et ce qui l’empêche encore d’avancer. Une moyenne rassure ou inquiète rapidement. Elle explique peu.

Je défends donc l’idée d’un même coefficient pour toutes les matières au primaire et au collège comme un choix éducatif à discuter sérieusement, avec les enseignants et les familles. Cette égalité devrait s’accompagner d’une évaluation attentive, d’un soutien aux apprentissages fondamentaux et d’une place effective pour les arts et l’éducation physique. Elle ne résoudrait pas toutes les difficultés de l’école. Elle pourrait toutefois corriger un message dont nous mesurons mal la portée : celui qui apprend très tôt à l’enfant que certains savoirs comptent à peine.

L’orientation et les spécialisations auront leur temps. Avant cela, l’école commune doit donner à chacun de quoi comprendre, s’exprimer, créer et agir. Nous ne savons pas encore quelles rencontres, quelles découvertes ou quels efforts feront grandir tel élève. Il serait dommage que son bulletin lui ait déjà indiqué où il ne valait pas la peine de chercher.



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Kaïs Saïed depuis la base navale de Bizerte : « La souveraineté nationale est une ligne rouge »

Le président de la République, Kais Saïed s’est rendu, jeudi, au carré des Martyrs à Bizerte, à l’occasion du 63e anniversaire de la fête de l’évacuation.

Lors de cette cérémonie, le chef de l’Etat a salué le drapeau national au son de l’hymne national avant de passer en revue un détachement des trois armées qui lui a rendu l’honneur, cite un communiqué de la présidence de la République.

Le président Saïed a ensuite déposé une gerbe de fleurs au pied du mémorial et récité la Fatiha à la mémoire des martyrs de la patrie.

Il a également rencontré d’anciens combattants ayant participé aux affrontements de juillet 1961, lors desquels les Tunisiens ont brandi le slogan « évacuation et arme », consentant de généreux sacrifices pour défendre l’indépendance et la souveraineté de la patrie.

Ces affrontements ont fait des milliers de martyrs et de blessés parmi les Tunisiens venus des différentes régions du pays.

Le chef de l’Etat a en outre souligné que « la Tunisie restera à jamais la tête haute » et que la patrie demeure « un dépôt sacré entre nos mains », réitérant l’engagement à œuvrer sans relâche à défendre la souveraineté du pays.

« Notre souveraineté ne se négocie pas », a-t-il martelé.

Le chef de l’Etat a en outre affirmé que le peuple tunisien est capable de relever les défis et de réécrire sa propre histoire, soulignant que le sang des martyrs demeure « un dépôt sacré » dont le peuple s’inspire pour réaliser ses aspirations légitimes dans les différents domaines.

Au centre-ville, où il a rencontré de nombreux citoyens, le président de la République a déclaré que la Tunisie fait face aujourd’hui à une bataille de libération semblable à celle menée par nos prédécesseurs, assurant que notre pays « n’acceptera rien d’autre que la victoire ».

Il a, à ce propos, reconnu l’ampleur des défis auxquels fait face la Tunisie, réaffirmant la ferme volonté de les relever.

Ces défis et obstacles, a-t-il poursuivi, sont le corollaire logique de plusieurs décennies de corruption et de sabotage et de manoeuvres malveillantes sciemment orchestrées par ceux qui se croient encore au-dessus de la loi.

Tout en insistant sur la dimension éminemment « nationale » de cette bataille, le chef de l’Etat a exhorté les Tunisiens à faire preuve de sens de responsabilité élevée afin de concrétiser les objectifs de la révolution et honorer la mémoire des martyrs.

Au terme de sa visite, le président Saïed s’est rendu à la base navale de Bizerte où il a inauguré un patrouilleur militaire fabriqué en Tunisie par des compétences nationales.

Il a souligné que cet exploit national ouvrira la voie à la fabrication d’autres équipements militaires, se déclarant profondément convaincu que le peuple tunisien, fort de sa jeunesse, de ses scientifiques et ses forces armées, est capable d’aller de l’avant sur la voie de l’excellence et de la créativité dans les différents domaines.

Dans une allocution vidéo prononcée à cette occasion, publiée via la page Facebook de la présidence de la République, le chef de l’Etat a loué la capacité dont dispose le peuple tunisien à « réaliser ce que nul n’aurait pu imaginer », indiquant que ce patrouilleur militaire a été fabriqué malgré les obstacles rencontrés.

Il a, à cette occasion, annoncé d’autres réalisations à venir dans le secteur naval, rendant hommage à tous ceux qui ont contribué à la concrétisation de ce projet.

Cet exploit national « sera gravé dans l’histoire en lettres d’or. », a-t-il encore renchéri.

Ont pris part à cette cérémonie, le ministre de la Défense et des membres du Conseil supérieur des armées.

 

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Météo : prévisions du vendredi 16 octobre 2026

Temps passagèrement nuageux sur l’ensemble du pays. Vent de secteur-Est faible à modéré. Mer moutonneuse à peu agitée. Les températures sont relativement stationnaires, les maximales sont généralement situées entre 24 et 29 degrés et seront à 22 degrés sur les hauteurs-Ouest.

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Le Roadshow « Startups et PME innovantes » fait escale à Monastir

Le Roadshow du projet « Startups et PME innovantes », mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), en collaboration avec Smart Capital et financé par la Banque mondiale, vient de faire escale à Monastir où il a réuni plus d’une centaine d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial, de l’innovation et de l’investissement.

Cette nouvelle étape s’est tenue en présence de Mme Nejia Gharbi, Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et Coordinatrice du projet, de M. Moussa Aissa, Gouverneur de Monastir, et de M. Salman Alibhai, Chef du Projet représentant la Banque mondiale, ainsi que des représentants des autorités régionales et locales, des structures de l’écosystème de l’investissement et de l’innovation, des entrepreneurs et des porteurs de projets.

Plus de 100 acteurs de l’écosystème mobilisés

L’étape de Monastir a enregistré une forte mobilisation avec 102 participants uniques recensés à travers les inscriptions.

Parmi eux figurent notamment 50 représentants de startups, 19 PME, 15 porteurs de projets, 8 structures d’accompagnement, 3 institutions publiques, 3 représentants d’universités et de centres de recherche ainsi qu’un représentant d’un bailleur de fonds.

Cette diversité témoigne de l’intérêt des acteurs régionaux pour les mécanismes de financement et d’accompagnement mis en place dans le cadre du projet « Startups et PME innovantes ».

L’événement a permis de présenter les mécanismes de financement et d’accompagnement destinés aux startups et aux PME innovantes. Une session de pitching a notamment réuni 20 startups et les Child Funds du fonds de fonds ANAVA afin de favoriser les rencontres avec les investisseurs et les opportunités de levée de fonds. Le fonds Innovatech a également été présenté comme un outil de financement pour soutenir le développement des PME innovantes.

La journée s’est clôturée par une visite de Novation City à Sousse, avec une rencontre avec Enova Robotics, une PME technologique bénéficiaire du fonds Innovatech.

Le Roadshow se poursuivra à Gafsa le 22 octobre, puis à Zarzis le 23 octobre 2026, afin de renforcer l’accès au financement et de promouvoir l’innovation dans les régions tunisiennes.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Pêche au poulpe : l’interdiction prolongée jusqu’au 15 novembre 2026 en Tunisie

La période d’interdiction de la pêche au poulpe (Octopus vulgaris) en Tunisie a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2026, sur décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, émise le 14 octobre 2026. Cette décision repose sur les résultats du suivi scientifique annuel réalisé par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en coordination avec les autorités chargées du contrôle des activités de pêche. L’analyse des spécimens collectés indique que la majorité des poulpes présentent un poids inférieur à la taille marchande minimale légale, fixée à un kilogramme. La Commission consultative d’organisation de la pêche, réunie le 13 octobre 2026, a ainsi préconisé la prolongation de la période d’interdiction de la pêche au poulpe d’un mois supplémentaire. Cette prolongation d’un mois vise à accorder un temps de croissance biologique additionnel à l’espèce et à préserver les ressources halieutiques dans les eaux tunisiennes.

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Kairouan : 32 personnes blessées suite au renversement d’un bus transportant des ouvriers

Trente-deux personnes ont été blessées, jeudi matin, suite au renversement d’un bus relevant de la société régionale de transport de Kairouan, qui transportait des ouvriers vers une usine de la région. L’accident s’est produit entre cinq heures et demie et six heures du matin au niveau de la route périphérique de la ville de Kairouan. Le directeur régional de la santé à Kairouan, Jamel Mrabet a indiqué à l’Agence TAP que deux blessés subissent encore des examens complémentaires après que des imageries médicales ont révélé qu’ils ont des fractures tandis que la plupart des autres blessures étaient légères. Il a ajouté que quatre ambulances ont été mobilisées pour renforcer les efforts de la protection civile et assurer le transport des blessés de l’accident vers l’hôpital régional de Kairouan.

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Fête de l’Évacuation : l’ARP rend hommage aux sacrifices des martyrs et appelle à suivre leur exemple

A l’occasion de la commémoration du 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a appelé les citoyens à s’inspirer des sacrifices consentis par des générations de martyrs afin de renforcer l’esprit patriotique et d’œuvrer, avec dévouement et abnégation, à la prospérité et à l’inviolabilité de la patrie.

Dans une déclaration publiée jeudi, l’ARP a souligné la détermination des députés à s’acquitter pleinement de leur mission, conscients de l’ampleur des défis à relever et des responsabilités qui leur incombent. Elle a également affirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts sans relâche, en concertation avec les institutions et les organes de l’État, au service de l’intérêt supérieur de la nation.

A cette occasion, l’Assemblée a rendu hommage à la mémoire des martyrs tunisiens, ainsi qu’aux héros de la résistance nationale et à ses dirigeants, qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays et contribuer à l’instauration d’un État indépendant et souverain.

L’attachement à ces principes fondamentaux constitue, selon l’ARP, un pilier essentiel pour consolider la confiance en l’avenir, porter haut les couleurs de la patrie, défendre sa souveraineté et répondre aux aspirations du peuple tunisien.

La Tunisie célèbre, ce jeudi 15 octobre, le 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation, qui marque le départ du dernier soldat des forces françaises d’occupation du territoire national, le 15 octobre 1963, depuis la ville de Bizerte.

Cet événement historique demeure profondément ancré dans la mémoire collective nationale. Il symbolise le recouvrement de la pleine souveraineté nationale et le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays, lit-on de même source.

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Assurance maladie : les cliniques privées alertent sur l’explosion des impayés de la CNAM 

La discorde s’immisce jour après jour dans les relations entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les prestataires de soins privés. Après les pharmaciens d’officine, les médecins de libre pratique, les biologistes et les fabricants de dispositifs médicaux, les cliniques privées montent aujourd’hui au créneau pour dénoncer une situation financière intenable liée à l’accumulation des impayés de la CNAM.

«Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie envers les cliniques privées ne cessent de gonfler. Elles dépassent aujourd’hui 200 millions de dinars et mettent nos trésoreries sous une pression sans précédent», s’est alarmé le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, Boubaker Zakhama, dans une déclaration accordée au «Temps».

«La caisse a cessé de verser le moindre millime aux cliniques privées depuis plus de huit mois. Cette rupture unilatérale et prolongée des paiements commence à faire ses premières victimes concrètes sur le terrain : une clinique privée a dû mettre la clé sous la porte ces derniers jours, tandis que la grande majorité de ses consœurs naviguent dangereusement à vue, et se trouvent au bord de la faillite pure et simple», a-t-il révélé.

Pourtant, ces établissements de soins se trouvent pris dans un étau paradoxal. D’un côté, ils ont l’obligation légale et éthique de prendre en charge les patients couverts par la CNAM, garantissant ainsi l’accès aux soins pour tous les citoyens sans discrimination. De l’autre, ils doivent faire face à un mur de contraintes financières insurmontables. Boubaker Zakhama souligne à ce titre le contraste saisissant et injuste de la situation. «Alors que la CNAM a fermé complètement le robinet des paiements, l’administration fiscale et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) se montrent d’une rigueur inflexible. Elles n’accordent aucune clémence ni délai lorsqu’il s’agit de recouvrer les impôts ou la part patronale des cotisations sociales, aggravant davantage la lente agonie financière des cliniques privées», s’est-il offusqué.

Pour comprendre l’origine de cette crise systémique, il faut remonter à l’année 2015. À cette époque, un choix stratégique gouvernemental a consisté à réorienter une part substantielle des cotisations sociales encaissées par la CNAM vers la CNSS et la CNRPS. L’objectif affiché était de combler les déficits de ces deux caisses de sécurité sociale et d’assurer le versement des pensions de retraite. Toutefois, cette décision a provoqué une saignée de liquidités au sein de l’organisme chargé de gérer le régime national d’assurance maladie, compromettant durablement sa capacité à honorer ses engagements vis-à-vis des prestataires de soins.

Le dernier rapport publié par le ministère des Finances sur les entreprises publiques au début de 2024 révélait déjà l’ampleur de la crise de liquidités qui touche la CNAM : les dettes cumulées de la CNSS et de la CNRPS envers cette caisse atteignaient la somme colossale de 8,787 milliards de dinars à la clôture de 2022. Un chiffre qui a inexorablement enflé au cours des dernières années.

Une réaction en chaîne qui ébranle l’ensemble de l’édifice sanitaire

Cette carence chronique en liquidités engendre une réaction en chaîne dévastatrice qui ébranle l’ensemble de l’édifice sanitaire national. Faute de percevoir leurs créances, les différents maillons de la chaîne, qu’il s’agisse de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), des fournisseurs de matériel médical ou des laboratoires pharmaceutiques, s’enlisent dans des impayés croissants.

L’onde de choc n’épargne aucun intervenant du secteur libéral. Début septembre, la Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux exprimait déjà sa vive inquiétude face aux tensions de trésorerie asphyxiantes, mettant en garde contre le risque imminent d’une pénurie généralisée de matériel dans les structures publiques. Du côté de la médecine libérale, le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML) avait sonné la mobilisation depuis l’été dernier pour dénoncer l’allongement intenable des délais de règlement dans le cadre du système du tiers payant. Les créances des médecins de première ligne ont ainsi atteint près de 80 millions de dinars, plongeant les praticiens dans une crise de liquidité aiguë.

Le constat est rigoureusement identique chez les biologistes du secteur privé. Ces derniers réclament depuis des mois le règlement immédiat d’arriérés affichant des retards de cinq à six mois. Pour le syndicat des biologistes, cette situation constitue une entorse manifeste à la convention sectorielle, plaçant les laboratoires dans l’incapacité absolue de s’acquitter de leurs obligations fiscales et sociales, tout en menaçant la sécurité et la qualité des prestations offertes aux malades. Même son de cloche chez les pharmaciens d’officine, qui ont brandi à plusieurs reprises la menace de suspendre le tiers payant avant d’aboutir à des compromis de dernière minute.

Face à cette détérioration généralisée, les tentatives de «rafistolage» menées ces dernières années par les autorités compétentes peinent à inverser la tendance. Si le gouvernement avait injecté, fin 2025, un financement exceptionnel de 290 millions de dinars pour soulager la trésorerie des hôpitaux publics et apurer une partie des dettes de la Pharmacie centrale, ces mesures conjoncturelles restent insuffisantes face à l’ampleur du déficit structurel des caisses sociales. Pour les professionnels de santé, l’unique issue salvatrice réside dans la réforme de l’ensemble des régimes de protection sociale (régimes de retraite, régime d’assurance maladie, allocations familiales, etc.) pour restaurer les équilibres financiers de la CNSS et de la CNRPS.

«La situation financière déplorable de la CNAM n’est que le miroir réfléchissant des défaillances du système national de protection sociale. Aucune solution ne sera durable si l’on ne s’attaque pas aux vraies racines du mal», conclut Boubaker Zakhama.

Walid KHEFIFI

 

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Devoirs à domicile :quand les inégalités sociales s’invitent dans la réussite scolaire

Dans les foyers tunisiens, la journée scolaire ne s’achève pas toujours à la sortie des classes. Une fois rentrés à la maison, les élèves doivent souvent reprendre leurs cahiers, réviser leurs leçons, terminer des exercices ou préparer les évaluations du lendemain. Une routine devenue tellement ordinaire qu’elle semble indissociable de la réussite scolaire. Pourtant, derrière cette pratique se cache une réalité bien plus complexe. Tous les enfants ne disposent pas des mêmes conditions pour travailler à domicile, ni du même accompagnement familial.

Entre les parents qui peuvent consacrer plusieurs heures au suivi scolaire de leurs enfants et ceux qui, faute de temps, de moyens ou de connaissances, peinent à les aider, les devoirs à la maison risquent de devenir un facteur supplémentaire d’inégalités. En Tunisie, où la réussite scolaire demeure une préoccupation majeure pour les familles, cette question mérite une attention particulière. Car si l’école est censée offrir à tous les élèves les mêmes chances d’apprendre et de progresser, une partie du travail demandé en dehors de la classe repose sur des ressources qui varient considérablement d’un foyer à l’autre.

Quand la réussite scolaire dépend aussi du milieu familial

Sur le papier, les devoirs à domicile poursuivent un objectif pédagogique légitime. Ils permettent de consolider les acquis, de développer l’autonomie de l’élève et de l’habituer à un travail régulier. Mais leur efficacité dépend largement des conditions dans lesquelles ils sont réalisés. Dans certaines familles, les enfants bénéficient d’un environnement favorable. Ils disposent d’un espace calme, de fournitures adaptées, d’une connexion Internet et, surtout, de parents capables de les accompagner. Ces derniers peuvent expliquer une consigne, corriger un exercice ou aider à surmonter une difficulté. Lorsque cela ne suffit pas, le recours à un enseignant particulier constitue une solution supplémentaire. A l’inverse, d’autres élèves doivent composer avec des conditions beaucoup moins favorables. Dans les logements exigus, où plusieurs membres d’une même famille partagent les mêmes espaces, trouver un endroit tranquille pour étudier peut relever du défi. À cela s’ajoutent parfois l’absence d’équipements numériques, les contraintes financières ou l’indisponibilité des parents.

Les différences ne sont pas uniquement économiques. Le niveau d’instruction des parents joue également un rôle déterminant. Une mère ou un père ayant poursuivi des études supérieures pourra généralement accompagner plus facilement son enfant dans certaines matières qu’un parent dont le parcours scolaire a été interrompu précocement. Cette situation ne traduit évidemment pas un manque d’intérêt pour l’éducation, mais révèle les limites d’un système qui suppose implicitement que chaque famille possède les compétences nécessaires pour prolonger le travail de l’enseignant. La question devient encore plus sensible lorsque les devoirs exigent des explications qui n’ont pas été suffisamment assimilées en classe. L’élève qui dispose d’une aide extérieure pourra surmonter l’obstacle, tandis que celui qui travaille seul risque d’accumuler les incompréhensions. Progressivement, les écarts se creusent, non pas nécessairement en raison de différences de capacités, mais parce que les possibilités d’accompagnement ne sont pas les mêmes.

Les cours particuliers, une réponse qui accentue les disparités

Cette réalité contribue à expliquer la place importante qu’occupent les cours particuliers dans le paysage éducatif tunisien. Pour de nombreuses familles, ils ne représentent plus seulement un soutien destiné aux élèves en difficulté, mais un moyen de suivre le rythme des programmes, de préparer les examens et de préserver les chances de réussite. Le phénomène soulève cependant une contradiction fondamentale. Lorsque la maîtrise des connaissances dépend de plus en plus d’un accompagnement payant, l’égalité des chances promise par l’enseignement public se trouve fragilisée. Les familles disposant de revenus confortables peuvent multiplier les séances de soutien dans différentes matières. D’autres doivent effectuer des sacrifices financiers pour offrir à leurs enfants quelques heures supplémentaires d’apprentissage. Quant aux ménages les plus modestes, ils peuvent être contraints d’y renoncer complètement.

Dans un contexte marqué par la pression sur le pouvoir d’achat, les dépenses éducatives constituent ainsi une charge supplémentaire pour les parents. Les frais de transport, les fournitures scolaires, les équipements et les cours particuliers viennent alourdir un budget familial déjà sollicité par les dépenses essentielles. Cette situation peut également nourrir une forme de compétition scolaire précoce. Dès les premières années de l’enseignement, certains enfants suivent un rythme particulièrement chargé, alternant journées de classe, devoirs à domicile et séances de soutien. Le temps consacré au repos, au jeu et aux activités personnelles se réduit, alors même que ces moments participent pleinement à leur développement. Il serait toutefois réducteur de considérer que tous les devoirs à domicile sont inutiles ou que les cours particuliers constituent systématiquement un problème. Des exercices adaptés, raisonnables et réalisables de manière autonome peuvent favoriser l’apprentissage. La difficulté apparaît lorsque le travail demandé dépasse les capacités de l’élève à le réaliser seul et transfère aux familles une responsabilité pédagogique qu’elles ne sont pas toutes en mesure d’assumer.

Repenser les devoirs pour garantir l’égalité des chances

Face à ces disparités, une interrogation s’impose : l’école doit-elle continuer à faire dépendre une partie de la réussite des élèves de leur environnement familial ? La question ne consiste pas nécessairement à supprimer tous les devoirs, mais plutôt à réfléchir à leur nature, à leur volume et à leur finalité. Un exercice destiné à vérifier la compréhension d’une leçon ne devrait pas nécessiter systématiquement l’intervention d’un adulte ou d’un professeur particulier. De même, le travail à domicile devrait rester proportionné à l’âge de l’enfant et au temps dont il dispose après sa journée scolaire. Une meilleure organisation du travail personnel au sein des établissements pourrait constituer une piste de réflexion. Des séances d’étude encadrées, des dispositifs de soutien gratuits et une attention particulière aux élèves rencontrant des difficultés permettraient de limiter la dépendance à l’accompagnement familial. Cette réflexion renvoie également aux conditions d’enseignement. Lorsque les classes sont chargées, que les programmes sont denses et que les enseignants disposent de peu de temps pour accompagner individuellement les élèves, une partie des difficultés peut se retrouver reportée sur le travail à domicile. Réduire les inégalités suppose donc aussi de renforcer les moyens permettant aux enfants de comprendre et d’assimiler les connaissances pendant les heures de classe. Il importe par ailleurs de distinguer l’implication des parents de leur capacité à enseigner. Encourager un enfant, s’intéresser à ses résultats, valoriser ses efforts et maintenir un dialogue avec ses enseignants constituent des formes essentielles d’accompagnement. En revanche, demander implicitement aux familles de réexpliquer quotidiennement les cours revient à leur attribuer une mission pour laquelle elles ne disposent pas nécessairement du temps ou des compétences requis. L’enjeu dépasse finalement la seule question des devoirs. Il touche à la fonction même de l’école publique, dont l’une des missions fondamentales consiste à réduire les inégalités de départ plutôt qu’à les reproduire.

En Tunisie, où l’éducation a longtemps représenté un puissant levier de promotion sociale, cette problématique prend une dimension particulière. La réussite d’un enfant ne devrait pas être conditionnée par le revenu de ses parents, leur niveau d’instruction ou leur disponibilité après une journée de travail. Les devoirs à la maison peuvent contribuer à l’apprentissage, mais ils ne doivent pas devenir un mécanisme de sélection sociale invisible. Car lorsque deux élèves quittent la même salle de classe avec les mêmes exercices, ils ne rentrent pas nécessairement chez eux avec les mêmes possibilités de les réussir. Et c’est précisément dans cet écart, souvent ignoré, que peut commencer une partie des inégalités scolaires.

Leila SELMI

 

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Grippe saisonnière : la campagne nationale de vaccination lancée le 27 octobre

La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière en Tunisie démarre le 27 octobre courant, avec la disponibilité des vaccins dans les pharmacies privées et dans les centres de santé de base et les établissements de santé publique.

Le secrétaire général adjoint du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) Aymen Khélifi, a indiqué que 280 mille doses de vaccin ont été consacrées à la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière, annonçant qu’un tarif préférentiel sera appliqué cette année pour la vaccination, ne dépassant pas 24 dinars par dose, contre environ 38 dinars l’année dernière.

Khalifi a expliqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que cette baisse des prix est due au mécanisme d’ajustement mis en place par la pharmacie centrale, qui est le seul organisme autorisé à négocier directement avec les laboratoires étrangers et à acquérir les vaccins.

Il a relevé que les vaccins seront de même qualité et efficacité dans les secteurs privé (via les pharmacies privées) et public (à travers les centres de santé de base et les établissements sanitaires relevant du ministère de la santé).

La déclaration du secrétaire général adjoint du SPOT intervient après une réunion de coordination tenue mercredi, au siège de la direction des soins de santé de base, qui a réuni les représentants du ministère de la santé, de la pharmacie centrale, et de la direction des soins de santé de base, ainsi que du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie et de l’ordre des pharmaciens.

Cette réunion annuelle s’inscrit dans le cadre des préparatifs proactifs visant à assurer la réussite de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, à finaliser les préparatifs logistiques et à garantir une meilleure coordination aux niveaux central et régional pour la distribution des doses et l’administration des vaccinations.

Il convient de rappeler que le ministère de la santé a souligné que le vaccin contre la grippe saisonnière est simple, sûr et efficace. Il protège les populations vulnérables contre les complications et les risques liés à cette infection.

La vaccination est particulièrement recommandée aux personnes âgées (65 ans et plus) les personnes atteintes de maladies chroniques (cardiaques, respiratoires, rénales, diabète, immunodéficience) les femmes enceintes et les professionnels de santé.

Le ministère a également souligné que la grippe revient chaque automne et que la période la plus propice à la vaccination se situe  avant l’hiver, précisant qu’elle peut se poursuivre jusqu’au mois de février voire au-delà, après avis médical.

 

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Investissement : entre dynamisme économique et justice sociale

 Par Ahmed NEMLAGHI

Réformes législatives, simplification administrative, modernisation des infrastructures et ouverture sur les partenaires étrangers : la politique de dynamisation de l’investissement engagée sous la présidence de Kaïs Saïed s’inscrit dans une ambition plus large de transformation du modèle de développement. L’objectif affiché est de libérer l’initiative économique, de stimuler l’investissement productif et de créer des emplois, sans renoncer au rôle social de l’État ni à l’exigence d’un développement plus équilibré entre les régions.

L’investissement constitue l’un des principaux leviers de la croissance, de la création d’emplois et de la modernisation de l’économie. Mais, dans la vision économique défendue par le président de la République, il ne saurait être considéré comme une fin en soi. Sa finalité doit également être appréciée à l’aune de sa contribution à la justice sociale, à la valorisation des ressources nationales et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Cette approche se reflète dans les orientations du Plan de développement 2026-2030, qui associe stimulation de l’investissement, développement des secteurs à forte valeur ajoutée, réduction des disparités territoriales et consolidation de la dimension sociale de l’État.

Le climat des affaires représente un enjeu majeur pour la capacité de la Tunisie à attirer les capitaux, encourager l’entrepreneuriat et renforcer la compétitivité de ses entreprises. Les lourdeurs administratives, la multiplication des procédures et les délais d’autorisation peuvent freiner les initiatives et renchérir le coût des projets.

La volonté de réviser le cadre législatif de l’investissement s’inscrit dans cette problématique. Le 31 décembre 2025, un conseil ministériel restreint a examiné un nouveau projet de loi sur l’investissement, présenté comme un instrument destiné à accompagner l’évolution de l’économie et à soutenir un modèle de développement fondé sur la justice sociale et l’équité.

Cette orientation prolonge les efforts engagés pour améliorer l’environnement des entreprises, notamment à travers la loi n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat des affaires. Ce texte met notamment l’accent sur la simplification de la création d’entreprises, l’accès au financement, le partenariat public-privé et la gouvernance des sociétés.

L’enjeu est désormais de faire évoluer le cadre juridique en fonction des besoins des investisseurs et des réalités économiques. Simplifier ne signifie pas supprimer les règles nécessaires à la transparence ou à la protection de l’intérêt général. Il s’agit plutôt de rendre les démarches plus lisibles, de réduire les délais injustifiés et de garantir une application cohérente des textes.

Une réforme efficace doit ainsi offrir aux investisseurs une visibilité suffisante sur les procédures, les obligations et les conditions de réalisation de leurs projets. La stabilité et la prévisibilité du cadre réglementaire constituent des éléments déterminants dans les décisions d’investissement à long terme.

Une administration plus efficace et plus accessible

La simplification administrative est indissociable de la modernisation de l’État. La digitalisation des services, la circulation des informations entre les administrations et la réduction des formalités redondantes peuvent faciliter les démarches des entreprises et améliorer la qualité du service public.

Pour les petites et moyennes entreprises, qui disposent souvent de moyens humains et financiers limités, la complexité administrative peut représenter une charge particulièrement lourde. Des procédures plus simples et des interlocuteurs clairement identifiés peuvent leur permettre de consacrer davantage de ressources à la production, à l’innovation et au développement commercial.

La transformation numérique doit toutefois s’accompagner d’une amélioration réelle du fonctionnement administratif. Une procédure dématérialisée qui reproduit les mêmes lenteurs qu’une démarche papier ne résout pas le problème de fond. La modernisation suppose donc de revoir les circuits de décision, de responsabiliser les structures concernées et d’évaluer les délais de traitement.

L’objectif est de construire une relation plus efficace entre l’État et les opérateurs économiques, dans laquelle la puissance publique facilite les initiatives conformes à la loi tout en veillant au respect des règles et à la protection de l’intérêt collectif.

L’attractivité économique ne se mesure pas uniquement au volume des capitaux mobilisés, elle dépend également de la nature des projets financés, de leur capacité à créer de la valeur et de leur contribution à l’emploi.

La politique défendue par Kaïs Saïed accorde une place importante à l’investissement productif, à l’innovation et aux activités à forte valeur ajoutée. Cette orientation vise à renforcer les capacités de l’économie nationale, à améliorer sa compétitivité et à favoriser la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

La question essentielle consiste à rapprocher les investissements des besoins réels de l’économie. Les projets doivent contribuer à élargir les capacités de production, à développer les compétences, à réduire certaines dépendances extérieures et à ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes.

Les petites et moyennes entreprises occupent, à cet égard, une place importante. Leur développement peut favoriser la diversification du tissu économique et soutenir l’emploi dans des secteurs variés. Mais leur croissance nécessite un meilleur accès au financement, un accompagnement technique et juridique ainsi qu’un environnement dans lequel l’initiative est encouragée sans être entravée par des obstacles disproportionnés.

Les sociétés communautaires s’inscrivent également dans cette recherche d’un développement plus ancré dans les territoires. En valorisant les ressources locales et en favorisant l’initiative collective, elles peuvent contribuer à créer des activités économiques là où les investissements traditionnels demeurent insuffisants. Leur réussite dépendra néanmoins de leur gouvernance, de leur viabilité et de leur capacité à accéder aux marchés.

Le développement régional, une priorité stratégique

L’un des défis structurels de l’économie tunisienne réside dans les écarts de développement entre les régions. La concentration des infrastructures, des activités et des opportunités dans certains pôles limite les possibilités d’emploi et d’initiative dans d’autres territoires.

Le Plan de développement 2026-2030 entend répondre à cette situation en accordant une attention particulière aux régions les moins développées, à l’amélioration des infrastructures et à la qualité des services de base. Il prévoit également de soutenir l’émergence de nouveaux pôles de croissance et de renforcer l’attractivité territoriale.

Cette orientation est déterminante pour la politique d’investissement. Les entreprises ne choisissent pas leur implantation sur la seule base des incitations financières. Elles tiennent également compte de l’état des routes, de la disponibilité de l’eau et de l’énergie, de l’accès aux marchés, des compétences disponibles et de la qualité des services publics.

L’investissement public peut alors jouer un rôle d’entraînement, en créant les conditions nécessaires à l’implantation d’activités privées. Cette complémentarité ne signifie pas que l’État doit se substituer aux entreprises, mais qu’il peut réduire les obstacles structurels qui empêchent certains territoires de valoriser leur potentiel.

L’approche ascendante retenue pour l’élaboration du Plan 2026-2030, à partir des propositions des conseils locaux, régionaux et de districts, vise par ailleurs à rapprocher la planification des besoins exprimés sur le terrain.  Son efficacité dépendra de la capacité à transformer ces propositions en projets financés, réalisables et suivis dans le temps.

La diplomatie économique constitue un autre levier de la dynamisation de l’investissement. Les relations avec les partenaires étrangers peuvent favoriser les échanges commerciaux, les transferts de compétences, l’accès aux marchés et la mobilisation de capitaux destinés à des projets productifs.

Dans cette perspective, la recherche d’investissements étrangers peut contribuer à renforcer les capacités industrielles et technologiques du pays. Elle suppose toutefois une stratégie qui identifie les secteurs prioritaires, favorise les partenariats créateurs de valeur et veille à ce que les retombées économiques bénéficient effectivement à l’économie nationale.

Cette ouverture doit être conciliée avec la souveraineté économique défendue par Kaïs Saïed. L’objectif n’est pas de s’isoler des échanges internationaux, mais de rechercher des coopérations qui répondent aux priorités nationales et renforcent les capacités du pays. Les partenariats extérieurs peuvent être utiles lorsqu’ils favorisent la production, l’emploi, la formation et le transfert de savoir-faire.

L’attractivité de la Tunisie dépendra donc autant de la qualité de ses relations économiques que de la crédibilité de son environnement juridique, de la disponibilité des infrastructures et de la capacité de ses institutions à accompagner les projets.

Croissance et État social : une articulation décisive

La politique d’investissement défendue par le président de la République pose une question centrale : comment concilier l’encouragement de l’activité économique avec la protection sociale et une répartition plus équitable des richesses ?

Dans les orientations gouvernementales, l’État social demeure une dimension stratégique du modèle de développement. La croissance est appelée à soutenir l’emploi, à renforcer les systèmes de protection sociale et à améliorer l’accès aux services essentiels. Le Plan 2026-2030 entend ainsi rapprocher les objectifs économiques des impératifs sociaux et territoriaux.

Cet équilibre ne peut toutefois reposer sur les seules déclarations de principe. Il exige des investissements capables de produire des emplois durables, une gestion rigoureuse des ressources publiques et une évaluation des effets des politiques engagées. Il suppose également que les entreprises évoluent dans un cadre prévisible, respectueux des droits des investisseurs comme de ceux des travailleurs.

Le défi est donc double : créer davantage de richesses et veiller à ce que leur production contribue à l’amélioration des conditions de vie. La justice sociale ne s’oppose pas nécessairement à la compétitivité, elle peut au contraire en renforcer les fondements lorsque l’investissement développe les compétences, réduit les inégalités territoriales et ouvre de nouvelles possibilités économiques.

La stratégie de dynamisation de l’investissement s’articule autour de plusieurs leviers complémentaires : réforme du cadre juridique, simplification administrative, modernisation des infrastructures, soutien à l’investissement productif et ouverture sur les partenaires internationaux. Elle s’inscrit dans une conception du développement qui entend associer croissance, souveraineté économique et justice sociale.

Sa réussite se mesurera cependant à des résultats concrets : des projets effectivement réalisés, des entreprises renforcées, des emplois durables créés et des régions qui bénéficient davantage de l’activité économique. La qualité de l’accompagnement administratif, la stabilité des règles et l’évaluation des réformes seront essentielles pour atteindre ces objectifs.

Au fond, l’enjeu de la politique d’investissement portée par Kaïs Saïed est de faire de l’initiative économique un instrument de développement collectif. L’État est appelé à faciliter la création de richesses et à préparer les conditions de l’investissement, tout en préservant sa responsabilité sociale. C’est dans la capacité à faire converger ces deux exigences, dynamisme économique et justice sociale, que se jouera la portée du modèle de développement recherché.



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Météo : prévisions du jeudi 15 octobre 2026

Temps passagèrement nuageux sur l’ensemble du pays. Vent de secteur-Est faible à modéré. Mer moutonneuse à peu agitée. Les températures sont relativement stationnaires, les maximales sont généralement situées entre 24 et 29 degrés et seront à 22 degrés sur les hauteurs-Ouest.

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CSHL : le bout du tunnel enfin ?

Partis à se faire dévorer à la petite cuillère par les  » réputés » (?) redoutables Etoilés dans leur fétiche stade olympique de de Sousse, Les protégés du jeune Camseddine Dhaouadi renversèrent contre toute attente la vapeur, déjouèrent tous les pronostics et rentrèrent au bercail avec une ô combien précieuse victoire (0-1). Pourtant le plus optimiste des Hammam-Lifois tablait sur une défaite en priant « in petto » qu’elle ne soit pas très lourde, pas une dérouillée ! D’autant que jusque-là les verts n’avaient collectionné que les revers que ce soit à la maison ou en déplacement : Quatre défaites en autant de rencontres avec tenez-vous bien aucun but inscrit pour quatre concédés !
Chiheb Ben Fradj : le monsieur plus
Le capitaine des verts n’a pas disputé les premières rencontres avec les siens pour une  » futile » question d’entente avec le nouveau directoire(?) alors que Mongi Bhar le Président sortant affirmait sur nos colonnes à la fin de l’exercice écoulé que le dit-joueur serait inéluctablement reconduit. De retour parmi les siens, la défense pour la première fois ne plia pas, mieux : il fut l’auteur du magistral » heading » ayant amené le but libérateur assurant les premiers trois points dans l’excarcelle des banlieusards.
Le résurrection de Moez Ben Chrifia
Voilà quelques semaines, le pauvre Moez Ben Chrifia connu pourtant pour sa droiture et son respect de l’éthique, fut descendu en flammes, vilipendé, stigmatisé par une petite frange de la rue à Hammam-Lif : Il aurait baissé les bras devant l’Espérance Sportive de Tunis, son club d’origine, en concédant un but facilement évitable ! Il n’en eut cure et continua à durement bosser fort de la confiance de son entraineur. A Sousse, il fut un lion dans sa cage écœurant par ses arrêts réflexes les pointes locales. Pour la petite histoire, l’Olympique de Sousse fut pour ainsi dire son point de départ vers la renommée: L’Espérance Sportive de Tunis disputait une demi-finale de la coupe de Tunisie dans la catégorie inférieure contre l’Etoile Sportive du Sahel en présence de son Président à l’époque si Othmane Jnayeh; La parité vierge ayant sanctionné les débats, les tirs au but pour désigner l’heureux finaliste virent Le jeune Moez Ben Chrifia arrêter trois pénalties et qualifier les siens à l’apothéose finale. Le lendemain, il passa d’autorité avec les fanions pour ne plus quitter la catégorie séniors depuis…
Garder les pieds sur terre!
Cette précieuse victoire ramenée méritoirement de Sousse ne devrait pas induire les troupes en erreur. Ne pas pavoiser outre mesure et garder la tête froide. Le chemin est encore très long et dangereusement semé d’embûches. Continuer à mouiller le maillot, à aller durement aux charbons et à appliquer les consignes de leur jeune entraineur « Chamo » qui saura à ne point douter les préparer mentalement pour le restant de la compétition. Ce n’est que de la sorte que le groupe sortira de l’ornière et postulera à un classement digne de sa riche histoire, de son glorieux passé.
Mohamed Sahbi RAMMAH

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