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France – Piratage des frigos de supermarchés : plusieurs millions d’euros de pertes

Plus de 500 magasins ont été touchés, avec des pertes potentielles de plusieurs millions d’euros dues aux produits avariés.

Des pirates informatiques ont surchauffé à distance les réfrigérateurs de centaines de supermarchés en France, détruisant des tonnes de produits frais et surgelés, selon les médias locaux et des responsables du secteur. Cette cyberattaque massive a engendré des pertes de plusieurs millions d’euros pour les distributeurs, certains magasins ayant été contraints de fermer temporairement.

Selon Le Monde, l’attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, touchant environ 300 magasins Intermarché et Netto, 100 points de vente Coopérative U, 80 supermarchés Carrefour, 30 magasins Monoprix et plusieurs magasins E.Leclerc. Ce qui porte le total estimé à plus de 500.

Outre les supermarchés, la cyberattaque a également touché le grossiste Metro, les membres de l’association française de la filière viande Culture Viande, et des bouchers indépendants.

Selon une enquête de BFM-TV diffusée mardi 13 octobre, des pirates informatiques ont ciblé les régulateurs de réfrigération du fabricant danois Danfoss, qui permettent aux techniciens de régler la température à distance. Les auteurs de l’attaque ont activé les systèmes de dégivrage automatique, forçant ainsi les unités de réfrigération à chauffer jusqu’à 50 °C dans certains cas, au lieu de maintenir les aliments au frais.

En conséquence, les employés des supermarchés ont découvert, à leur arrivée au travail, des unités de réfrigération surchauffées et des rayons de produits invendables. Dans certains cas, des pirates informatiques ont prolongé le cycle de dégivrage d’une heure à huit heures afin que les alarmes se déclenchent plus tard, leur permettant ainsi de maximiser les dégâts.

L’ampleur exacte des pertes reste incertaine, mais un Intermarché d’Haguenau, dans l’est de la France, a perdu environ 50 000 Euros de produits surgelés. Un magasin E.Leclerc de Wasselonne, ville voisine, a dû jeter des produits frais et surgelés d’une valeur de 220 000 Euros.

Dominique Schelcher, directeur général de Cooperative U, a qualifié mardi l’attaque d’inédite et d’inacceptable. Thierry Cotillard, directeur général d’Intermarché, a estimé que les pertes à l’échelle nationale pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés et aucune demande de rançon n’a été signalée. Le mode opératoire reste également inconnu, bien qu’un porte-parole d’Intermarché ait indiqué mardi à Bleeping Computer que l’attaque avait touché un prestataire de services de gestion d’équipements frigorifiques.

Le chercheur en cybersécurité Kevin Beaumont a suggéré que des milliers de contrôleurs Danfoss sont directement accessibles via Internet, avec le nom d’utilisateur défini sur « admin » et le mot de passe changeant automatiquement chaque jour pour correspondre à la date du jour.

Danfoss a indiqué que les systèmes les plus touchés étaient des produits obsolètes, notamment les modèles AK-SM 800 et AK-SC 355, qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité. L’ANSSI, l’agence française de la cybersécurité, a exhorté les opérateurs à déconnecter d’Internet les interfaces de gestion vulnérables ou à limiter l’accès aux connexions de confiance.

Les équipements Danfoss ont déjà été impliqués dans d’importantes cyberattaques. L’entreprise a indiqué que 16 supermarchés russes utilisant des contrôleurs AK-SM 800 avaient été ciblés en 2022, au moment même où le conflit ukrainien s’intensifiait. La même année, 40 magasins israéliens ont été piratés. Danfoss a invoqué une protection insuffisante de la part des pare-feu ou des VPN.

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AdaptAction: lancement d’un projet de 150 000 euros pour renforcer l’adaptation climatique des territoires ruraux

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

Moment de la signature.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France, à travers l’AFD, et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS, de S.E. Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie et de Christophe Cottet, Directeur de l’AFD en Tunisie. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union
européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien. Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux. Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des
produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires. 

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

Le projet contribuera à mieux intégrer les savoirs agroécologiques et les pratiques locales dans les stratégies d’adaptation de la rive sud de la Méditerranée (Syrie, Liban, Palestine, Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie et Maroc), et à identifier les conditions de passage à l’échelle des solutions ayant fait leurs preuves. Le partenariat permettra également de valoriser, au sein des enceintes internationales telles que les COP et le Forum mondial de l’eau, les initiatives ayant démontré leur contribution à l’adaptation des territoires.

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L’AFD et l’UE s’engagent avec l’OSS pour les savoirs locaux face au climat

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé, le 13 octobre 2026, une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France (à travers l’AFD) et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de son secrétaire exécutif, Nabil Ben Khatra, de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et du directeur de l’AFD en Tunisie, Christophe Cottet. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien.

Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux.

Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires.

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

D’après communiqué.

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