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La Tunisie, deuxième pays africain où la pauvreté multidimensionnelle est la plus faible

La Tunisie se classe au deuxième rang des pays africains les moins touchés par la pauvreté multidimensionnelle, derrière les Seychelles, avec un taux de 1 %, selon les données actualisées de l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle 2026, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Avec seulement 0,1 point de pourcentage d’écart par rapport aux Seychelles, où ce taux s’établit à 0,9 %, la Tunisie arrive en tête des pays d’Afrique du Nord. L’Algérie occupe la troisième place du classement africain, avec un taux de 1,4 %, suivie de l’Égypte (1,5 %) et de la Libye (2 %).

L’Afrique du Sud se classe sixième, avec 6,3 % de sa population concernée par la pauvreté multidimensionnelle. Elle devance le Maroc, qui affiche un taux de 6,4 %, tandis que l’Eswatini (7,9 %), le Gabon (8,6 %) et São Tomé-et-Príncipe (11,7 %) complètent le classement des dix pays africains les moins touchés par ce phénomène.

1,2 milliard de personnes touchées dans le monde

Si la position de la Tunisie témoigne d’un niveau relativement faible de pauvreté multidimensionnelle à l’échelle africaine, la situation mondiale reste préoccupante. Le rapport 2026, élaboré par le PNUD en collaboration avec l’Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), révèle une hausse historique de la pauvreté multidimensionnelle mondiale, une première depuis le lancement de cet indice en 2010.

Selon les données présentées, 1,2 milliard de personnes sur les 6,3 milliards d’habitants couverts par l’étude, menée dans 108 pays en développement, vivent dans des conditions de pauvreté multidimensionnelle. Cela représente 18,9 % de la population étudiée.

Les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables. Ils représentent 51,5 % des personnes pauvres à l’échelle mondiale selon cet indice, soit environ 617 millions d’enfants. Dans les pays étudiés, un enfant sur trois est concerné par la pauvreté multidimensionnelle.

La pauvreté présente également une forte dimension géographique. Plus de huit personnes sur dix vivant dans une situation de pauvreté aiguë résident en milieu rural. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec 616 millions de personnes vivant dans la pauvreté multidimensionnelle.

Santé, éducation et conditions de vie au cœur de l’indice

Contrairement aux mesures fondées uniquement sur les revenus, l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle évalue les privations auxquelles les ménages sont confrontés dans plusieurs domaines essentiels.

Il repose sur trois dimensions : la santé, mesurée notamment à travers la nutrition et la mortalité infantile ; l’éducation, évaluée selon la durée de scolarisation et la fréquentation scolaire ; et les conditions de vie, qui englobent l’accès à l’assainissement, à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que la qualité du logement et la possession de certains biens.

Cette approche permet de mieux cerner les difficultés qui affectent concrètement les conditions de vie des populations, au-delà de leur seul niveau de revenu.

Malgré la dégradation des indicateurs mondiaux, le rapport souligne toutefois que des progrès restent possibles. Trente-trois pays ont réussi à réduire de moitié leur indice de pauvreté multidimensionnelle en moins de quinze ans.

Ces résultats montrent que des politiques publiques adaptées, accompagnées de financements suffisants, peuvent accélérer la réduction de la pauvreté et contribuer à la réalisation du premier Objectif de développement durable des Nations unies : l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes.

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Tunisie – Corée du Sud : signature d’un partenariat structurant dans les secteurs automobile et technologique

La Tunisie et la Corée du Sud renforcent leur coopération dans les industries automobile et technologique à travers la signature d’un protocole d’accord (MoU) entre la Tunisian Automotive Association (TAA) et la Korea Auto Parts Association (KAPA), ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de partenariat industriel, technologique et d’innovation.
Dans des publications postées par la TAA sur ses réseaux sociaux, cet accord a été conclu à l’occasion d’une mission d’affaires coréenne organisée en Tunisie du 11 au 14 octobre 2026. Composée de 20 participants représentant 12 entreprises et pôles d’innovation, cette délégation est venue explorer les possibilités d’investissement, de coopération technologique et de transfert de savoir-faire entre les deux pays.
Lancée le 12 octobre en présence de l’ambassadeur de Corée du Sud à Tunis, Lee Tae-won, et de l’ambassadeur de Tunisie à Séoul, Kaïs Darragi, intervenu par message vidéo, la mission a été marquée par des présentations des écosystèmes industriels tunisien et coréen, suivies de rencontres d’affaires B2B ciblées entre les opérateurs des deux pays.
Au-delà des équipements automobiles traditionnels, cette coopération s’étend aux technologies de pointe et à la recherche et développement (R&D). Le 13 octobre, la délégation coréenne, qui comprend notamment des représentants des pôles d’innovation Innopolis de Gunsan, Cheonan-Asan, Cheongju et Gumi, a effectué une visite de l’écosystème industriel et technologique de Sousse.
Cette tournée a permis aux visiteurs de découvrir plusieurs structures et entreprises spécialisées dans l’innovation et la recherche, notamment Novation City, ENOVA Robotics, l’École nationale d’ingénieurs de Sousse (ENISo), le Centre de recherche en microélectronique et nanotechnologie (CRMN), le Centre de ressources technologiques (CRT) ainsi que la société Tunisie Plastiques Systèmes (TPS).
Ces échanges ont mis en lumière les compétences tunisiennes dans les domaines de l’ingénierie, de la robotique et de la microélectronique, susceptibles de favoriser le développement de synergies entre les industries automobile et technologique des deux pays.
Conduite par la KAPA, cette mission visait à rapprocher les écosystèmes d’innovation tunisien et coréen et à identifier de nouvelles pistes de coopération. Elle offre notamment aux entreprises coréennes des possibilités de mobiliser les compétences tunisiennes en recherche appliquée et de les intégrer davantage dans les chaînes de valeur de l’industrie automobile et des secteurs connexes.

(D’après TAP)

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Tunisian Travel Market 2027 : la FTAV vise la vitrine du tourisme arabe

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) lance les préparatifs de la deuxième édition du Tunisian Travel Market (TTM), programmée en 2027. L’événement prendra une dimension particulière puisque Tunis sera cette année-là « Capitale du tourisme arabe ». Une opportunité de renforcer le rayonnement de la destination et la présence des professionnels tunisiens sur les marchés arabes et régionaux.

Pour préparer cette échéance, la FTAV a réuni des agences de voyages et des responsables hôteliers lors d’une séance de travail présidée par Lotfi Brahmi, vice-président de la Fédération chargé des régions. Objectif : tirer les enseignements de la première édition, organisée du 7 au 9 mai 2026 à la Cité de la culture Chedli Klibi, et définir les pistes d’amélioration, tant sur l’organisation que sur le contenu du salon, indique l’agence TAP.

Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers : l’optimisation de la logistique; le réaménagement des espaces d’exposition; le renforcement de la communication médiatique; et le meilleur encadrement des rencontres d’affaires bilatérales. Ces ajustements doivent maximiser les retombées pour les exposants, favoriser des partenariats commerciaux durables et installer le TTM comme rendez-vous de référence pour la promotion de la destination, ajoute la même source.

Cette dynamique s’appuie sur une conjoncture déjà favorable. En effet, à fin août 2026, la Tunisie avait accueilli plus de 7 millions de visiteurs non-résidents depuis le début de l’année. A cet égard, la Banque centrale de Tunisie relève que les recettes touristiques ont atteint 5,5 milliards de dinars, en hausse de 4,5 % par rapport aux 5,26 milliards de dinars de la même période de 2025.

Ces résultats confirment l’importance de diversifier l’offre nationale en valorisant les produits culturels, sahariens, écologiques et thermaux, en complément du balnéaire traditionnel. Le salon de 2027, porté par le statut de Capitale du tourisme arabe, devrait ainsi resserrer les liens entre professionnels tunisiens et étrangers et stimuler les perspectives d’investissement dans le secteur.

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Un numéro vert pour accompagner les femmes entrepreneures

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, mercredi, le lancement du numéro vert 1810, destiné à orienter et à accompagner les femmes dans leurs projets entrepreneuriaux.

Ce nouveau dispositif a été présenté lors d’une manifestation sur le thème « Réalité des femmes en milieu rural : mutations et défis », organisée par le Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif), à l’École supérieure d’agriculture de Mograne, dans le gouvernorat de Zaghouan, à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale.

Dans une allocution prononcée en son nom par Wijdan Ben Ayed, attachée à son cabinet, la ministre Asma Jebri a indiqué que ce numéro vert permettra aux femmes porteuses de projets de bénéficier de conseils techniques et d’un accompagnement pratique sur le terrain, depuis la formulation de leur idée jusqu’à la phase suivant la mise en œuvre de leur projet.

La ministre a également réaffirmé l’engagement de son département en faveur de l’autonomisation économique des femmes rurales, dans le cadre d’une vision nationale visant à consolider le rôle social de l’État et à renforcer la justice sociale. Elle a souligné la nécessité d’accroître l’impact des politiques publiques sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles en milieu rural, tout en renforçant la concertation entre les acteurs nationaux, régionaux et locaux.

Plus de 6 400 projets financés par le programme « Raïdet »

En matière d’entrepreneuriat féminin, le programme national « Raïdet », dédié à l’entrepreneuriat féminin et à l’investissement, a permis de réaliser plus de 6 400 projets, pour des financements dépassant 63 millions de dinars.

Ce programme soutient notamment la création d’activités dans les industries agricoles et alimentaires, l’artisanat et les services, ainsi que la valorisation des chaînes de valeur et des ressources environnementales.

Le ministère intervient également en faveur de l’inclusion économique des travailleuses saisonnières dans le secteur agricole. Il entend, dans ce cadre, généraliser la création d’espaces dédiés à l’accompagnement, à la formation et à la commercialisation au profit des femmes et des jeunes filles dans les différentes régions du pays.

Par ailleurs, le département a mis en place une plateforme nationale consacrée à la commercialisation et à la vente des produits fabriqués par les femmes et les jeunes filles tunisiennes. Cette initiative vise à renforcer leurs capacités commerciales, à faciliter l’accès de leurs produits aux circuits de distribution et à élargir leurs débouchés sur les marchés nationaux et internationaux, en tirant parti des évolutions technologiques.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Récolte des dattes : 20 millions de dinars de crédits sans garanties pour les petits agriculteurs

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé, mardi 14 octobre, la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars au profit des petits agriculteurs de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Ces financements prendront la forme de crédits saisonniers destinés à couvrir les besoins liés à la campagne des dattes 2026-2027.

Les prêts serviront notamment à financer la récolte et le stockage des dattes, mais aussi les travaux d’entretien et de préservation des oasis. L’objectif est de permettre aux petits exploitants de préparer la campagne dans de meilleures conditions et de sécuriser les opérations nécessaires à la valorisation de leur production.

Selon le communiqué de la banque, ces crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, sans exigence de garanties ni d’apport personnel. Les procédures d’octroi seront simplifiées et les décaissements effectués dans des délais adaptés aux besoins des agriculteurs pendant la campagne.

Les bénéficiaires pourront accéder directement à ces financements ou passer par des sociétés coopératives de services agricoles, des groupements de développement agricole ou des sociétés communautaires opérant dans le secteur. Cette seconde possibilité sera encadrée par des conventions conclues à cet effet.

À travers ce dispositif, la BTS entend faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement bancaire, tout en leur permettant de couvrir les dépenses saisonnières liées à la récolte et au stockage. Le programme vise également à soutenir l’entretien des oasis, dont la préservation constitue un enjeu pour la continuité de la production dattière dans les régions concernées.

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Houcine Rhili : « L’eau, l’électricité et les médicaments avant le stade d’El Menzah »

Face aux pénuries de médicaments, au stress hydrique et à la dégradation des infrastructures publiques, l’expert en ressources hydriques, Houcine Rhili, questionne les priorités de l’investissement public, alors que la rénovation du stade d’El Menzah pourrait coûter jusqu’à 480 millions de dinars.

L’eau et les médicaments devraient passer avant la rénovation d’un stade, fût-il d’El Menzah. C’est le message défendu par l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. Il souligne que le coût du projet de rénovation dudit stade impliquant la Chine pourrait atteindre les 480 millions de dinars (MDT). Il estime donc que cet investissement devrait être examiné à la lumière des besoins urgents du pays et des choix budgétaires qu’ils imposent.

 

Lire aussi: Stade d’El Menzah: une délégation chinoise attendue à Tunis

 

Houcine Rhili rappelle que la Tunisie fait face à des pénuries de médicaments, qui concerneraient près de 50 % des produits selon son estimation, ainsi qu’à la dégradation des infrastructures des hôpitaux locaux, régionaux et universitaires. Les insuffisances touchent également les routes et les transports publics, notamment le réseau ferroviaire et le métro.

La situation est tout aussi préoccupante dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. L’expert fait état d’un déficit de capacité électrique estimé à 1 400 mégawatts pendant les heures de pointe. Concernant l’eau, il souligne le vieillissement des réseaux de distribution, dont une partie a plus de cinquante ans, et les pertes qui en résultent. Ces défaillances aggravent les difficultés d’approvisionnement en eau potable et contribuent au recours croissant des ménages à l’eau en bouteille, particulièrement durant l’été.

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans. Il ne conteste pas l’importance du sport, mais estime que les investissements publics devraient d’abord répondre aux besoins fondamentaux de la population, notamment en matière de santé, d’eau et de services essentiels.

 

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans.

 

Le site d’El Menzah, un potentiel foncier à valoriser

Au-delà du coût des travaux, l’expert remet en question le maintien du stade dans son emplacement actuel, au cœur d’une zone densément urbanisée. Les grandes rencontres sportives y provoquent des perturbations de la circulation et des transports, compte tenu de la concentration de la population et des activités dans ce secteur.

A cet égard, il précise qu’une autre option aurait pu consister à reconvertir le site en espace destiné à des investissements immobiliers et commerciaux générateurs de richesse, tout en construisant de nouveaux équipements sportifs dans des zones éloignées des grands ensembles résidentiels. Cette approche permettrait de valoriser le foncier et de mieux intégrer les infrastructures sportives dans l’aménagement urbain.

 

Le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades … En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base.

 

Houcine Rhili estime également que le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades. Il déplore le recul du sport scolaire, universitaire et de quartier, qui constitue un vivier essentiel pour la formation des jeunes talents. En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base. La modernisation des infrastructures ne garantit pas, à elle seule, de meilleures performances sportives.

Pour illustrer l’importance d’une stratégie économique fondée sur la création de richesse, il cite le Maroc, qui a développé ses infrastructures portuaires, notamment Tanger Med, tout en renforçant son industrie automobile et en transformant son secteur touristique. Ces activités ont contribué à consolider la place du royaume dans l’économie régionale. Pour l’expert, cette expérience montre l’intérêt de soutenir des secteurs capables de créer de la valeur, de développer les exportations et de générer des revenus. Les infrastructures sportives devraient accompagner cette dynamique plutôt que se substituer aux investissements productifs.

Projet chinois : quelles garanties pour la Tunisie ?

L’éventuel financement chinois ne suffit pas, selon Houcine Rhili, à conclure que la rénovation sera sans coût pour la Tunisie. Il rappelle que les entreprises chinoises intervenant à l’étranger peuvent bénéficier de garanties ou de contreparties accordées par les États partenaires, selon les modalités négociées pour chaque projet.

L’expert s’interroge donc sur les engagements pris par l’État tunisien dans le cadre de cette opération. Quelles garanties ont été accordées aux entreprises chinoises ? Des contreparties financières ou des engagements portant sur des actifs publics sont-ils prévus ? Pour lui, ces questions doivent être clarifiées afin d’évaluer les implications réelles du projet pour les finances publiques.

Présenter cette rénovation comme un financement sans coût pour le pays ne dispense pas d’examiner les conditions de l’accord et les obligations éventuelles de l’État. La transparence sur le montage financier est indispensable pour mesurer la portée réelle de cet engagement.

 

Lire également : Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

 

Investir dans l’eau pour préserver les ressources du pays

Houcine Rhili estime que les ressources mobilisées pour le stade pourraient être consacrées à des projets répondant aux urgences du secteur hydrique. Il évoque notamment la recharge des nappes phréatiques, la modernisation des réseaux d’irrigation et la réduction des pertes d’eau. Ces investissements permettraient de préserver les ressources disponibles et d’améliorer la productivité agricole dans un contexte de stress hydrique croissant.

Au-delà du cas du stade d’El Menzah, l’expert pose la question de l’affectation des ressources publiques. Pour lui, les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne. Le développement des infrastructures sportives ne peut se faire au détriment de secteurs aussi essentiels que l’eau et la santé.

 

Les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne.

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Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

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Les exportations tunisiennes progressent vers la France et l’Italie

Les exportations tunisiennes vers la France et l’Italie ont progressé respectivement de 5,4 % et de 5 % au cours des neuf premiers mois de 2026. L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens, avec 70,2 % des exportations totales, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses principaux partenaires européens poursuivent leur progression. Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes vers la France ont augmenté de 5,4 %, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 5 %, selon les résultats du commerce extérieur publiés lundi 12 octobre par l’INS.

L’Allemagne enregistre également une hausse des exportations tunisiennes, de l’ordre de 3,9 % sur la même période.

Au total, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 35,386 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 32,623 milliards un an auparavant, soit 70,2 % des exportations totales du pays.

La France demeure le premier partenaire de la Tunisie en matière d’exportations, avec une part de 22,7 % du total, devant l’Italie (16,6 %) et l’Allemagne (14 %).

En parallèle, les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 27,305 milliards durant la même période de 2025. Les achats auprès de la France ont augmenté de 18,1 %, tandis que ceux en provenance d’Italie ont progressé de 18,6 %.

Malgré cette progression des échanges, le déficit commercial global de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 70,6 %, contre 73,5 % un an auparavant.

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Tunisie : le déficit commercial frôle les 21 milliards de dinars, l’énergie en cause

Le déficit commercial de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, dont près de la moitié provient du secteur énergétique. Malgré la progression des exportations de 8,6 %, la hausse plus rapide des importations a ramené le taux de couverture à 70,6 %.

Le déficit commercial tunisien continue de se creuser, sous l’effet notamment de la facture énergétique. Selon les résultats du commerce extérieur aux prix courants de septembre 2026, publiés lundi 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit commercial a atteint 20,997 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de l’année.

Le secteur énergétique en représente à lui seul 10,480 milliards de dinars, contre 8,106 milliards durant la même période de 2025. Hors énergie, le déficit commercial s’est établi à 10,517 milliards de dinars. À l’inverse, le groupe des produits alimentaires a dégagé un excédent de 919,8 millions de dinars.

Les importations progressent plus vite que les exportations

Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes ont augmenté de 8,6 %, pour atteindre 50,4 milliards de dinars, contre 46,420 milliards un an auparavant. Dans le même temps, les importations ont progressé de 13,1 %, passant de 63,147 milliards à 71,397 milliards de dinars.

Cette évolution a entraîné une dégradation du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 70,6 %, contre 73,5 % durant la même période de 2025 et 77,5 % au cours des neuf premiers mois de 2024.

L’huile d’olive soutient les exportations

La progression des exportations repose notamment sur les industries mécaniques et électriques, en hausse de 9,9 %, ainsi que sur les industries agroalimentaires, qui ont enregistré une augmentation de 20,3 %.

Cette dernière performance s’explique en particulier par la hausse des ventes d’huile d’olive, dont la valeur a atteint 4,006 milliards de dinars, contre 2,915 milliards durant les neuf premiers mois de 2025.

Les exportations du secteur énergétique ont également progressé de 43,1 %, portées notamment par les produits raffinés, dont les ventes sont passées de 610,4 millions à 1,396 milliard de dinars.

En revanche, les exportations de phosphate et de ses dérivés ont reculé de 16,5 %, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,7 %.

Du côté des importations, la hausse concerne l’ensemble des groupes de produits. Les achats de produits énergétiques ont augmenté de 32 %, ceux des produits alimentaires de 16,3 %, des biens de consommation de 9,5 %, des matières premières et demi-produits de 9,6 % et des biens d’équipement de 6,3 %.

L’Union européenne concentre 70 % des exportations

L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens. Sur les neuf premiers mois de 2026, les exportations vers le marché européen ont atteint 35,386 milliards de dinars, soit 70,2 % du total, contre 32,623 milliards durant la même période de 2025.

Les ventes ont progressé vers la France (+5,4 %), l’Italie (+5 %) et l’Allemagne (+3,9 %). Des replis ont toutefois été enregistrés vers l’Irlande (-7,1 %) et la Slovaquie (-0,7 %).

Sur les marchés arabes, les exportations tunisiennes ont fortement augmenté vers l’Égypte (+78,6 %) et l’Arabie saoudite (+52,1 %). Elles sont restées quasiment stables vers la Libye, avec une légère hausse de 0,03 %, tandis qu’elles ont diminué vers le Maroc (-22,1 %) et l’Algérie (-11 %).

En termes de répartition géographique, la France représente 22,7 % des exportations tunisiennes, suivie de l’Italie (16,6 %), de l’Allemagne (14 %), de l’Espagne (5,3 %) et de la Libye (3,6 %).

Les importations européennes en hausse

Les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars à fin septembre 2026, soit 44,8 % du total, contre 27,305 milliards un an auparavant.

Les achats ont augmenté depuis la France (+18,1 %) et l’Italie (+18,6 %). À l’inverse, les importations en provenance de Bulgarie ont reculé de 1,8 % et celles du Portugal de 7,7 %.

En dehors de l’Union européenne, les importations ont progressé depuis la Turquie (+6,7 %), l’Inde (+3,2 %) et la Chine (+7,5 %). En revanche, elles ont fortement diminué depuis la Russie (-54 %) et le Royaume-Uni (-22,7 %).

Ces résultats mettent en évidence le poids persistant de la facture énergétique dans le déficit commercial tunisien, tandis que la progression des importations, supérieure à celle des exportations, continue de peser sur l’équilibre des échanges extérieurs.

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African ESG Summit : 150 rendez-vous B2B, qui sème les contacts récolte les opportunités

Plus de 150 rendez-vous d’affaires ont réuni entreprises, experts et prestataires spécialisés en ESG lors de la quatrième édition de l’African ESG Summit. Organisées par Managers, ces rencontres ciblées rapprochent les entreprises des solutions dont elles ont besoin pour développer leurs activités et nouer de nouveaux partenariats.

Qui sème les contacts récolte les opportunités. Le 8 octobre 2026, les sessions « ESG Solutions Providers », organisées par Managers dans le cadre de la quatrième édition de l’African ESG Summit, ont donné corps à cette idée. En une matinée, plus de 150 rendez-vous B2B, programmés à l’avance, ont mis en relation des entreprises en quête de solutions avec des experts et prestataires spécialisés dans les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Le principe : permettre aux participants de rencontrer les bons interlocuteurs, sans perdre de temps dans une recherche de partenaires parfois longue et complexe. Dans un contexte où les exigences de durabilité pèsent de plus en plus sur les relations commerciales et l’accès aux marchés internationaux, ces rencontres offrent aux entreprises un cadre propice pour identifier des solutions adaptées à leurs besoins.

L’intérêt du format se mesure surtout à ce que les participants peuvent en retirer. Pour certains, il s’agit de trouver un fournisseur ou une expertise spécifique. Pour d’autres, de nouer des contacts dans le financement, le conseil ou l’accompagnement stratégique. Les témoignages recueillis illustrent cette diversité de besoins et d’opportunités.

Des besoins précis, des partenaires à portée de main

Pour Syrine Sayah Ghedira, fondatrice des laboratoires Jouvance, marque de cosmétiques biologiques, la participation à ces rencontres répond à un objectif concret : trouver des solutions pour renforcer les dimensions environnementale et sociale de ses produits et améliorer leur attractivité sur les marchés internationaux.

Les échanges directs avec des fournisseurs et des partenaires potentiels lui permettent d’explorer des pistes adaptées à son activité, avec un enjeu de taille : accompagner le développement de la marque et ses ambitions à l’export.

Rania Sakly, consultante en finance et fondatrice de Pathfinder Advisory, cabinet spécialisé dans l’accompagnement des start-up et des PME, est venue, elle aussi, avec des perspectives de coopération en tête.

Ses échanges avec une entreprise et une compagnie d’assurance ont notamment ouvert des pistes de partenariat autour de l’accompagnement des entreprises, de la finance verte et du développement sur les marchés internationaux. Elle souligne également l’intérêt de la diversité des profils présents : experts financiers, juristes, spécialistes ESG et professionnels de terrain peuvent apporter des compétences complémentaires.

Ces expériences illustrent l’intérêt des rendez-vous préprogrammés : en réunissant des interlocuteurs aux expertises et aux besoins compatibles, ils permettent d’aller plus directement à l’essentiel. Les discussions peuvent ensuite se poursuivre au-delà de l’événement, avec l’objectif de concrétiser les pistes identifiées.

Les fournisseurs de solutions profitent eux aussi de ces rencontres pour faire connaître leur expertise et élargir leur réseau. Souha Bejaoui, CEO et fondatrice de ProVerdy, développe des solutions destinées à faciliter la mesure de l’empreinte carbone et à rendre les enjeux de durabilité plus accessibles aux entreprises.

Pour elle, les rendez-vous B2B représentent une occasion de nouer de nouveaux contacts, de retrouver des clients et d’identifier des partenaires potentiels. Elle souligne également l’intérêt des sessions de formation pour sensibiliser les participants aux enjeux de la durabilité et favoriser les échanges entre professionnels. Autant d’occasions de rapprocher les acteurs du secteur et de faire avancer les initiatives en faveur du développement durable.

L’ESG, un enjeu commercial autant que stratégique

La demande de solutions spécialisées s’inscrit dans une évolution plus large des marchés. Les exigences des donneurs d’ordre et des partenaires internationaux poussent les entreprises à accorder davantage d’attention aux critères ESG. Pour les PME tunisiennes, l’enjeu est notamment de trouver les compétences nécessaires pour répondre à ces attentes et préserver leur compétitivité.

Les rencontres organisées dans le cadre de l’African ESG Summit permettent ainsi aux entreprises de découvrir des expertises en gestion des risques, en finance verte ou en accompagnement stratégique. Autant de domaines dans lesquels le choix d’un partenaire adapté peut faciliter l’intégration des critères de durabilité dans les pratiques de l’entreprise.

Pour les prestataires, ces rendez-vous constituent également une occasion de présenter leur savoir-faire à des entreprises susceptibles d’avoir besoin de leurs services. Le dispositif rapproche ainsi deux catégories d’acteurs : ceux qui recherchent des solutions et ceux qui sont en mesure de les proposer.

Des rencontres ciblées, des opportunités à saisir

150 rendez-vous, une matinée et autant d’occasions de faire avancer les affaires. Avec les sessions « ESG Solutions Providers », Managers transforme le networking en un véritable accélérateur de contacts et de partenariats. Grâce à des rencontres programmées à l’avance, les entreprises ne viennent pas simplement échanger des cartes de visite : elles rencontrent des interlocuteurs ciblés, présentent leurs besoins, valorisent leur expertise et identifient des solutions adaptées.

En réunissant, dans un même espace, des entreprises en quête de réponses et des prestataires capables de les accompagner, le dispositif crée un terrain favorable aux synergies commerciales et ouvre de nouvelles perspectives de collaboration. Une approche B2B pensée pour faire gagner du temps, multiplier les connexions utiles et rapprocher les acteurs qui ont de bonnes raisons de travailler ensemble.

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Hydrocarbures: vers près de 9,9 Mrds de dinars de subventions

Les subventions aux hydrocarbures, budgétisées à 5 milliards de dinars dans la loi de finances 2026, pourraient grimper à 9,8 milliards si le baril reste autour de 100 dollars jusqu’à fin 2026, avertit l’analyste financier Moez Hadidane. L’État devrait dans ces conditions trouver au moins 4 milliards de dinars supplémentaires.

Invité chez nos confrères d’Express FM, il recommande de construire le budget 2027 sur une hypothèse prudente, par conséquent, avec un baril entre 90 et 100 dollars, plutôt qu’entre 75 et 80 dollars. Et ce, eu égard aux subventions affectées aux hydrocarbures.

Il a par ailleurs rappelé que les dépenses de l’État au premier semestre restent généralement inférieures à 50 % des crédits programmés, car une grande partie des charges, particulièrement les subventions, est reportée en fin d’année. L’exécution budgétaire s’accélère ensuite au second semestre, avec le règlement des arriérés de subventions et d’autres dépenses liées aux entreprises publiques, comme l’Office national des céréales et la STEG.

Maintenant reste à savoir s’il sera entendu.

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Le CNRD se penche sur les grandes lignes du PLF 2027

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) a examiné, lors d’une séance de travail, le 8 courant, les principales questions économiques et financières liées au projet de loi de finances 2027.

La commission a convenu de tenir des séances quotidiennes afin d’approfondir l’examen des dispositions du projet de loi et d’élaborer des propositions et amendements répondant aux priorités nationales et aux moyens disponibles, lit-on dans un communiqué du CNRD.

Il est ainsi prévu de consacrer les travaux de la commission à l’examen du rapport transmis par le ministère des Finances sur l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026, mais aussi aux hypothèses et grandes orientations du projet de loi de finances 2027. Ses membres ont discuté des hypothèses relatives à la croissance économique, aux prix du pétrole et de l’énergie, et au taux de change, ainsi que de leurs répercussions sur les équilibres financiers de l’État.

Ils ont également évoqué les besoins de financement, le déficit budgétaire, l’endettement public et les défis liés à la capacité de l’État à honorer ses engagements et à mobiliser les ressources nécessaires à l’investissement.

Dans ce contexte, ils ont souligné l’importance d’évaluer l’exécution des budgets précédents et de suivre l’avancement des projets publics afin de garantir une gestion efficiente des deniers publics et d’identifier les difficultés entravant leur réalisation.

La commission a aussi abordé les questions de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration de l’exploitation des ressources, rappelant l’importance de la valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et renforcer l’investissement public.

Ils ont en outre mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les travaux de la commission, de renforcer la coordination avec les autres commissions et d’impliquer l’ensemble des parties prenantes afin de formuler des propositions concrètes et réalistes permettant d’améliorer la gestion des deniers publics et d’ancrer les principes de transparence au service d’un développement régional équitable.

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La Tunisie parmi les pays prioritaires de la coopération espagnole

La Tunisie figure parmi les pays prioritaires du sixième Plan directeur de coopération de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Cette orientation ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays, notamment dans le développement durable, la transition écologique et l’inclusion économique et sociale.

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a salué cette décision lors d’une cérémonie organisée vendredi soir à l’occasion de la fête nationale espagnole, soulignant le potentiel de développement des relations bilatérales.

L’Espagne occupe la quatrième place parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union européenne, ainsi que parmi les investisseurs étrangers dans le pays. Le ministre a appelé à mieux exploiter ces atouts afin de renforcer et de diversifier les échanges économiques et commerciaux.

Il a également insisté sur l’importance de consolider les liens entre les secteurs privés des deux pays, notamment à travers le Conseil d’affaires tuniso-espagnol et la Chambre tuniso-espagnole de commerce et d’industrie, ainsi que d’explorer les possibilités offertes par les initiatives espagnoles destinées à l’Afrique et au monde arabe.

Les perspectives de coopération concernent également la gestion des ressources en eau, l’agriculture face aux défis climatiques, le tourisme durable et la valorisation du patrimoine. Le ministre a enfin souligné l’intérêt de renforcer les échanges universitaires, de faciliter la mobilité étudiante et de mobiliser les compétences tunisiennes établies en Espagne, notamment dans les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, la recherche scientifique et les énergies durables.

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Tunisie : les dépenses publiques appelées à changer de priorité

La Tunisie entend réorienter ses dépenses publiques vers les secteurs prioritaires et les activités les plus rentables, dans le cadre des réformes engagées par le ministère des Finances pour améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire.

Cette orientation a été annoncée par le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouhaier Attallah, lors du quatrième Forum financier arabe de la distinction de Sharjah en finances publiques, organisé les 6 et 7 octobre à Tunis, sur le thème de la résilience financière et de la durabilité budgétaire.

S’exprimant au nom de la ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, le responsable a souligné que la Tunisie était parvenue à résister aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux turbulences internationales, tout en maintenant une croissance positive et en contenant l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux jugés acceptables.

Le ministère entend poursuivre ses réformes à court et à moyen terme, notamment à travers le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence et de l’efficacité des politiques publiques, ainsi que la consolidation des principes de responsabilité et de reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.

Organisé en partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département central des finances de Sharjah, le forum a également permis d’échanger sur les expériences arabes en matière de gestion financière et de transformation numérique.

En marge de cette rencontre, des ateliers consacrés à la quatrième édition de la distinction de Sharjah en finances publiques pour le cycle 2026-2027 ont présenté les catégories du prix, les critères d’évaluation et les modalités de candidature

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Vacances d’hiver : le tourisme tunisien réclame le 1er janvier

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (FIPT) demande de prolonger les vacances d’hiver 2026-2027 jusqu’au 1er janvier 2027, au lieu du 14 au 27 décembre fixé par le ministère de l’Éducation. Dans un communiqué publié le vendredi 9 octobre 2026, l’organisation estime que ce calendrier prive les familles et les professionnels des offres de fin d’année.

Cette décision menace l’activité du tourisme intérieur, dont le pic coïncide habituellement avec les congés scolaires. Agences de voyages, hôtels, structures d’hébergement alternatif et restaurants en subiraient les conséquences, tout comme les emplois dans les régions.

La FIPT propose d’instaurer une rotation des vacances scolaires entre les cinq régions. Une telle mesure répartirait mieux la demande, notamment dans les régions de l’intérieur, allégerait la pression sur les établissements, limiterait la hausse des prix et améliorerait l’exploitation des capacités d’hébergement.

Des vacances plus longues étaleraient par ailleurs l’emploi saisonnier, très présent dans le secteur, au lieu de le concentrer sur quelques semaines, ce qui stabiliserait les revenus des travailleurs.

Inscrites dans une approche participative, ces propositions appellent au dialogue entre le ministère et les acteurs du tourisme, afin que le calendrier scolaire tienne compte des enjeux sociaux, économiques et touristiques.

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La Poste tunisienne comptait 4,7 millions d’épargnants à fin septembre

La Poste tunisienne comptait 4,713 millions d’épargnants à fin septembre 2026, représentant environ 25 % de l’épargne nationale. Ces chiffres ont été communiqués à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la poste, organisée le vendredi 9 octobre à Gammarth.

Placée sous le thème « La Poste tunisienne : l’intelligence artificielle au service de l’inclusion et de la durabilité », la célébration s’est déroulée sous l’égide du ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, en présence du secrétaire général de l’Union postale panafricaine, Sifundo Chief Moyo, du président-directeur général de La Poste tunisienne, Yassine Freïaa, ainsi que de cadres et d’agents de l’institution et de représentants de ses partenaires stratégiques.

Le choix de ce thème s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de La Poste tunisienne pour la période 2026-2030. Celui-ci vise à renforcer l’inclusion financière, sociale et économique, à accélérer la transformation numérique et à développer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les services financiers et postaux.

Le plan prévoit également de soutenir le commerce électronique, de mettre en œuvre le projet « Poste verte » afin de réduire la consommation énergétique et de promouvoir le développement durable, ainsi que de renforcer les compétences des ressources humaines.

À travers ces orientations, La Poste tunisienne entend poursuivre la modernisation de ses services tout en consolidant son rôle dans l’inclusion financière et la transition numérique.

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15-30 ans : une génération tunisienne en salle d’attente, le départ se prépare et la facture s’annonce lourde

Chômage des jeunes à 35,4 %, diplômes sans emploi, départ envisagé par 71 % des 18-29 ans. Pour le sociologue Mamdouh Ezzeddine, la jeunesse tunisienne attend et la facture s’annonce lourde.

C’est dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le sociologue livre son analyse sur la situation des 15-30 ans en Tunisie. Selon lui, cette tranche d’âge représentant la jeunesse tunisienne, censée être celle de la formation, de l’entrée dans le travail et de la construction d’un projet personnel, ressemble pour une grande partie des jeunes à une salle d’attente : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’un logement, d’un mariage, voire du moment de partir.

Le sociologue refuse d’y voir une simple difficulté conjoncturelle. La question qui se pose, estime-t-il, est celle du devenir d’une génération lorsque l’école et le travail, voies traditionnelles d’accès à l’autonomie, ne tiennent plus la promesse d’avenir qui était la leur.

Des chiffres qui dessinent l’ampleur du problème

Les données les plus récentes donnent la mesure de cette inquiétude. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteignait 35,4 % chez les 15-24 ans, soit plus du double du taux observé pour l’ensemble de la population active, établi à 14,9 %. Il grimpait à 37,1 % chez les jeunes femmes. Les diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas épargnés : leur taux de chômage s’élève à 26,6 %, avec un écart considérable entre les femmes (35,6 %) et les hommes (14,2 %).

Pour Mamdouh Ezzeddine, ces chiffres traduisent une réalité qui dépasse le marché de l’emploi, puisque c’est l’entrée dans la vie adulte qui devient de plus en plus incertaine.

De la crise économique à la précarité

Le sociologue rappelle d’abord que le chômage des jeunes n’est pas un simple déficit de revenu. Survenant au début du parcours adulte, il retarde l’accès à l’autonomie, prolonge la dépendance à l’égard de la famille, repousse le mariage comme l’installation dans un logement indépendant et limite la capacité à se projeter sur le long terme. Cette précarité prend souvent racine dès l’école. Si la Tunisie a accompli des progrès considérables en matière de scolarisation, l’accès à l’école, souligne-t-il, ne garantit pas la réussite du parcours. D’après l’UNICEF, entre 63 000 et 100 000 enfants quittent chaque année le système éducatif à différents niveaux, et près de 30 000 d’entre eux ne trouvent aucune alternative de formation ou d’éducation. Ce décrochage constitue, selon le sociologue, l’une des premières portes d’entrée dans la vulnérabilité, car il réduit les chances d’accéder à un emploi stable et expose davantage à l’économie informelle, à la dépendance familiale ou à l’exclusion durable.

Mais la difficulté touche aussi ceux qui restent sur les bancs et décrochent un diplôme. L’éducation continue d’être présentée comme le principal levier de mobilité sociale, alors que le marché du travail ne crée pas assez d’opportunités à la hauteur des qualifications acquises. Le jeune est alors conduit à se demander à quoi sert l’effort scolaire si le diplôme ne garantit ni l’emploi ni l’autonomie. Lorsque ce doute devient collectif, précise l’expert, c’est la confiance dans l’ascenseur social qui se fragilise.

La famille joue dans ce contexte un rôle de protection déterminant, mais celui-ci a ses limites. Quand un jeune adulte reste plusieurs années dépendant de ses parents, le soutien familial peut devenir source de tensions, car l’argent, la liberté, les choix professionnels, le mariage, la migration et l’avenir deviennent des sujets de négociation permanente.

C’est à ce stade que la vulnérabilité économique commence, estime Mamdouh Ezzeddine, à produire du déséquilibre social. Le jeune n’est plus seulement privé d’emploi : il se trouve empêché d’acquérir les ressources matérielles et symboliques de son autonomie. Le sociologue parle à ce propos de « panne biographique », c’est-à-dire d’une situation où l’individu subit non seulement une interruption de sa trajectoire professionnelle, mais aussi le retard de plusieurs étapes fondamentales de son parcours de vie. L’attente cesse alors d’être un passage pour devenir un état durable.

Une salle d’attente aux places inégales

Il met toutefois en garde contre la tentation de parler d’une jeunesse homogène. La crise est fortement différenciée selon le sexe, le territoire, le milieu social et le niveau d’éducation. Les données de l’Institut national de la statistique montrent que la pauvreté frappe davantage les zones non communales et les régions de l’intérieur : en 2021, elle atteignait 37 % dans le Centre-Ouest, contre 12,7 % dans les zones communales. Les écarts se retrouvent à l’école, puisqu’en 2024 le taux de fréquentation scolaire et universitaire des 3-24 ans s’établissait à 81,1 % en milieu urbain, contre 72,1 % en milieu rural.

Les jeunes femmes illustrent une autre contradiction. Très présentes dans l’enseignement supérieur, elles peinent davantage que leurs homologues masculins à convertir leurs qualifications en emploi et en indépendance économique, ce que confirme un chômage féminin nettement supérieur.

Le sociologue évoque ainsi plusieurs jeunesses tunisiennes : celle qui quitte l’école trop tôt, celle qui obtient un diplôme sans trouver d’emploi, celle qui vit dans une région où les opportunités sont rares, celle dont le capital familial permet de prolonger l’attente et celle qui n’a même pas cette possibilité. La crise est commune, mais les moyens d’y faire face sont profondément inégaux.

Le départ se prépare : l’avenir se projette à l’étranger

Cette transformation des trajectoires trouve, selon lui, son expression la plus nette dans le désir de migration. D’après le Baromètre arabe, 46 % des Tunisiens déclaraient envisager de partir en 2023-2024, une proportion qui atteignait 71 % chez les 18-29 ans.

Mamdouh Ezzeddine juge réducteur d’expliquer ce choix par la seule quête d’un meilleur salaire. Pour une partie de la jeunesse, partir, c’est chercher une vie où le travail permet l’autonomie, où les institutions paraissent plus prévisibles et où l’avenir peut être planifié. On ne parle donc plus seulement de « fuite des cerveaux », mais d’une véritable migration des attentes, une partie du futur imaginé par les jeunes se situant désormais ailleurs. Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il ne concerne pas uniquement les jeunes peu qualifiés. Une proportion importante de diplômés envisage également le départ, et le pays risque de perdre ainsi, au-delà des compétences, une part de son potentiel d’innovation et de transformation.

Sur le plan social, le sociologue appelle à la rigueur. Il serait scientifiquement abusif, avertit-il, d’établir un lien mécanique entre chômage ou pauvreté, d’une part, et délinquance, addictions ou suicide, d’autre part. Ces phénomènes résultant de facteurs économiques, familiaux, psychologiques, culturels et institutionnels étroitement imbriqués.

Il existe en revanche, observe-t-il, une relation plus générale entre vulnérabilité, perte de reconnaissance, isolement et fragilisation des perspectives d’avenir. Certaines études consacrées aux adolescents tunisiens font ainsi apparaître une consommation de substances psychoactives associée à d’autres fragilités, comme l’absentéisme scolaire, la consommation d’alcool et de tabac ou la rupture avec les cadres familiaux et scolaires. Il applique la même prudence au suicide : ni la pauvreté ni le chômage ne le « causent » mécaniquement, mais l’accumulation de l’échec, de la dépendance, de l’humiliation et du sentiment d’un avenir fermé peut constituer un terrain de vulnérabilité. La véritable question sociologique, résume-t-il, est de savoir ce qui se passe lorsque l’individu ne perçoit plus de correspondance entre ses efforts et les résultats qu’il peut raisonnablement espérer.

Du « comment réussir ? » au « comment survivre ? »

C’est là, selon lui, que se situe le cœur de la crise. Longtemps, la société tunisienne a proposé à ses jeunes un récit relativement clair : étudier, obtenir un diplôme, travailler, devenir autonome, fonder une famille et améliorer sa condition. Ce récit n’a jamais fonctionné à la perfection, mais il formait un horizon collectif dont l’efficacité symbolique semble aujourd’hui s’affaiblir.

Quand le diplôme ne garantit plus l’emploi, que l’emploi ne garantit plus l’autonomie et que celle-ci devient difficile d’accès, la confiance dans les institutions et dans les parcours traditionnels s’érode. Le jeune s’interroge alors sur l’intérêt de longues études, sur l’acceptation d’un emploi précaire, sur l’utilité d’attendre des années avant de construire sa vie, voire sur la nécessité de rester dans un pays dont l’avenir semble plus accessible ailleurs. La question centrale glisse ainsi de « comment réussir ma vie ? » vers « comment parvenir à vivre ? » Ce qui marque, pour Mamdouh Ezzeddine, le passage d’une société de la projection à une société de la survie.

Une facture économique et démographique qui s’annonce lourde

Ce basculement a un prix, que le sociologue juge bien supérieur au montant des allocations ou des programmes dédiés aux jeunes. Il faut compter d’abord l’investissement éducatif qui ne se convertit pas en activité productive, puis le chômage prolongé, synonyme d’années de travail potentiel perdues. S’y ajoutent les coûts du décrochage scolaire, de l’économie informelle, de l’exode des compétences, des problèmes sociaux et de la pression financière qui pèse sur les familles.

Il existe enfin un coût démographique. Lorsque l’entrée dans la vie adulte est retardée, le mariage et la constitution d’une famille le sont aussi, si bien que la difficulté économique finit par modifier les comportements démographiques eux-mêmes. La jeunesse devient dès lors, selon lui, un enjeu de développement national, car un pays ne peut durablement financer l’éducation de ses jeunes sans parvenir à la transformer en autonomie, en emploi et en production.

Sortir de la salle d’attente : reconstruire le passage vers la vie adulte

Pour le sociologue, la réponse ne saurait se limiter à la création de quelques milliers d’emplois ou à la multiplication de programmes temporaires. Il plaide d’abord pour une refonte du lien entre l’école et le travail, en repensant comme un système unique l’orientation, la formation professionnelle, les stages et l’acquisition de compétences réellement adaptées aux besoins de l’économie.

Le décrochage scolaire doit en outre être traité comme un problème national d’inclusion sociale, car quitter l’école ne devrait jamais signifier quitter du même coup l’éducation, la formation et toute perspective d’insertion. Le chômage des diplômés relève quant à lui d’un défaut structurel d’articulation entre l’université et l’économie : il ne s’agit pas de demander aux jeunes de réduire leurs aspirations, mais de bâtir une économie capable de mieux employer leurs qualifications.

Mamdouh Ezzeddine insiste également sur la dimension territoriale, une politique uniforme ne pouvant répondre aux mêmes difficultés dans le Grand Tunis, le Centre-Ouest, le Sud ou les zones rurales. Il appelle enfin à réintroduire la santé mentale dans les politiques publiques de jeunesse, à renforcer la prévention et à créer des espaces où les jeunes puissent exprimer leurs difficultés avant qu’elles ne se muent en ruptures. Toutes ces mesures resteront toutefois insuffisantes, prévient-il, si elles ne s’accompagnent pas d’une reconstruction de la confiance.

Le véritable enjeu : l’avenir

En conclusion, le sociologue estime que la jeunesse tunisienne ne fait pas face à une simple crise de l’emploi, mais à une crise des transitions : de l’école vers le travail, de la dépendance vers l’autonomie, de l’autonomie vers la famille et du présent vers l’avenir. Quand ces passages s’éternisent, l’attente finit par devenir une condition sociale.

Le processus, explique-t-il, est progressif : la crise économique engendre la vulnérabilité, celle-ci installe le déséquilibre et la dépendance, puis un chômage qui suspend le parcours de vie et, au bout du compte, une crise du sens. Il ne frappe pas tous les jeunes de la même manière, mais il touche assez largement la société pour devenir une question collective.

Le risque pour la Tunisie, avertit Mamdouh Ezzeddine, n’est donc pas seulement de compter davantage de chômeurs, de diplômés sans emploi ou de candidats à l’exil. Il est plus profond : qu’une génération cesse peu à peu de croire que son avenir peut se construire dans son propre pays.

Investir dans la jeunesse, conclut-il, ne revient pas à dépenser davantage pour elle, mais à rebâtir les conditions qui permettent de passer de la dépendance à l’autonomie, de l’attente à l’action et de l’incertitude à la capacité de se projeter. Car lorsque les jeunes ne parviennent plus à construire leur avenir, c’est la société tout entière qui cesse de construire le sien.

La question n’est donc plus seulement de savoir que faire pour la jeunesse, mais bien de déterminer quelle société les Tunisiens veulent bâtir pour que leurs jeunes aient de nouveau envie d’y construire leur vie.

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Partenariat économique : prospection d’un opérateur industriel omanais sur le marché tunisien

Le groupe omanais « Suhail Bahwan  (SB HOLDING), un groupe d’investissement et industriel actif dans plusieurs secteurs économiques, a exprimé son intérêt à explorer de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie et à élargir ses activités vers l’Afrique du Nord, considérant la Tunisie comme un site stratégique pour l’investissement et le développement des affaires.

Lors d’une rencontre mercredi, entre le ministre de l’économie et de la planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du groupe omanais conduite par le vice-président du conseil d’administration du groupe, Salem Saad Bahwan, le président du groupe a passé en revue les activités de SB HOLDING, et ses projets d’investissement à l’étranger dans divers secteurs, notamment, les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables, précise un communiqué du ministère de l’économie.  

De son côté, Abdelhafidh a présenté les avantages offrant un cadre favorable à l’établissement d’un partenariat fructueux. Il a également affirmé la disposition du ministère et de ses structures concernées par l’investissement à fournir l’appui et l’accompagnement nécessaires au groupe afin de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

 

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Industrie: l’omanais Suhail Bahwan veut investir en Tunisie

Suhail Bahwan (SB HOLDING), un groupe omanais d’investissement et industriel actif dans plusieurs secteurs économiques, se dit intéressé par de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie et à élargir ses activités sur la région de l’Afrique du Nord. Dans ce cadre, le groupe considère la Tunisie comme un « site stratégique » pour l’investissement et le développement des affaires.

Lors d’une rencontre mercredi, entre le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du groupe omanais conduite par le vice-président du conseil d’administration du groupe, Salem Saad Bahwan, et le président du groupe, les activités de SB HOLDING ont été expliquées, ainsi que ses projets d’investissement à l’étranger dans divers secteurs, à savoir entre autres les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables, lit-on dans un communiqué du ministère de l’Economie.

De son côté, Abdelhafidh a présenté les avantages offrant un cadre favorable à l’établissement d’un partenariat fructueux, affirmant la disposition de son département et de ses structures concernées par l’investissement à fournir l’appui et l’accompagnement nécessaires au groupe afin de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

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