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AdaptAction: lancement d’un projet de 150 000 euros pour renforcer l’adaptation climatique des territoires ruraux

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

Moment de la signature.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France, à travers l’AFD, et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS, de S.E. Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie et de Christophe Cottet, Directeur de l’AFD en Tunisie. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union
européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien. Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux. Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des
produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires. 

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

Le projet contribuera à mieux intégrer les savoirs agroécologiques et les pratiques locales dans les stratégies d’adaptation de la rive sud de la Méditerranée (Syrie, Liban, Palestine, Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie et Maroc), et à identifier les conditions de passage à l’échelle des solutions ayant fait leurs preuves. Le partenariat permettra également de valoriser, au sein des enceintes internationales telles que les COP et le Forum mondial de l’eau, les initiatives ayant démontré leur contribution à l’adaptation des territoires.

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Étoile du Sahel : les AG extraordinaire et élective programmées le 7 novembre prochain

L’Etoile sportive du Sahel tiendra une Assemblée générale extraordinaire consacrée à la révision de ses statuts, suivie d’une Assemblée générale élective pour la désignation d’une nouvelle instance dirigeante, le samedi 7 novembre 2026 au siège du club.
Selon un communiqué du secrétariat général du club, l’AG extraordinaire aura pour unique point à l’ordre du jour « la délibération et l’approbation de la révision et de l’amendement de certaines dispositions des statuts de l’association », conformément aux articles 13, 15, 25 et 26 des statuts.
Le même communiqué rappelle par ailleurs qu’en application de l’article 24 des statuts, une commission indépendante des élections est chargée de la préparation de l’AG élective extraordinaire, de la conduite de ses travaux, de l’acceptation des candidatures, de l’établissement de la liste des candidats et de la proclamation des résultats.

 

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ESS : Christian Bracconi sur la sellette, Imed Ben Younès pressenti 

Conséquence logique du naufrage de l’Etoile Sportive du Sahel depuis l’entame de la nouvelle saison, il semble que les jours du technicien français Christian Bracconi sont comptés à l’Etoile, et d’après des sources fiables, l’après-Bracconi a déjà commencé.

A ce sujet, nous avons appris que Imed Ben Younes est fortement pressenti pour reprendre en main les commandes de l’Etoile, surtout qu’une relation de forte amitié lie l’actuel entraîneur de l’Avenir sportif de la Marsa au directeur sportif de l’Etoile, le revenant Zied Jaziri.

Nous y reviendrons…

 «On n’a pas été mauvais, on a été plutôt très mauvais» 

En effet, rien ne va plus à l’Etoile, puisqu’encore une fois, et en dépit d’une trêve qui devait normalement permettre au staff technique et aux joueurs de remettre les pendules à l’heure après un début de saison calamiteux, les coéquipiers de Wajdi Kechrida, de nouveau transparent, ont concédé la défaite face au nouveau promu, le club sportif de Hammam Lif de surcroît dans leur fief au stade olympique de Sousse.

Outre bien entendu la défaite, les hommes de Christian Bracconi ont fourni une prestation catastrophique dimanche dernier devant des «Vert et Blanc» bien en place et opérant raisonnablement et conformément à leurs moyens, au point de se poser en toute évidence maintes interrogations sur la nature du travail accompli durant la trêve, puisque les Etoilés ont fourni pratiquement leur plus mauvaise prestation depuis le début de l’actuelle saison. «On n’a pas été mauvais. On a été plutôt très mauvais», a affirmé le coach français de l’Etoile sur un air visiblement dépité, avant d’enchaîner : «Je ne peux même parler de tactique ou de technique compte tenu de la prestation médiocre de mon équipe à tous les points de vue».

Les nouvelles recrues encore une fois décevantes 

La défaite essuyée dimanche face aux hommes de Chamseddine Dhaouadi a été l’occasion pour mesurer de nouveau les limites technico-tactiques des nouvelles recrues de l’Etoile. En commençant par un Philippe Lanquetin athlétiquement dépassé par les évènements et au placement hasardeux -le heading imparable de Chiheb Ben Frej a été en partie réussi à cause justement du retard de jaillissement de Philippe Lanquetin-, en passant par un Ousmane Diakhaté manifestement limité techniquement et complètement désorienté au niveau de la ligne médiane de l’Etoile, pour finir avec l’attaquant nigérian Kingsley Eduwo auteur d’une entrée calamiteuse en ratant bizarrement une occasion en or pour arracher le nul, et dont les mouvements sur le terrain sont terriblement marqués par un surpoids étonnant.

Hatem REGAIEG

 

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Décès de Habib Bennour, un pionnier du tourisme à Sousse

Habib Bennour s’est éteint aux premières heures du dimanche 11 octobre 2026, à l’âge de 96 ans. Pionnier du tourisme dans la région du Sahel et co-fondateur du Rotary-Club de Sousse, en 1983, ses funérailles ont eu lieu le jour même, après la prière d’El Asr, au cimetière de Sousse Sud, sur la route de Monastir, en présence des membres de sa famille, de ses proches et de ses amis.

Adel Ben Youssef *

En cette triste circonstance, et compte tenu de l’amitié ancienne qui me lie au défunt depuis 2007, année où je l’ai accompagné dans la rédaction de ses mémoires intitulés «Mélodie d’une vie», parus chez Simpact en décembre 2009, je me suis attelé à la tâche de faire connaître cet homme d’exception au grand public.

Mohamed Habib Ben Abdelkader Ben Ali Bennour est né à Sousse le 30 avril 1930, au sein d’une famille sahélienne modeste, mais jouissant d’une certaine notoriété, originaire de Téboulba et installée dans la Perle du Sahel depuis la fin du XIXe siècle. Sa mère, Khaddouja Bent Ali Brahem était née à Sousse en 1905.

Une carrière toute tracée

Habib Bennour perd son père alors qu’il n’a que dix-sept ans. Il aurait sans doute suivi la voie empruntée par tous ses camarades du Collège de Sousse et serait très probablement devenu l’un des cadres administratifs de la région. Mais grâce à son sens des responsabilités et à son dévouement à sa famille, il a préféré succéder à son père au sein du groupe industriel de Nessime Darmouni (minoterie et usine de conserves, entre autres), où il a gravi rapidement les échelons : employé d’écritures de 1947 à 1950, puis gérant du café de Bab Jedid, qu’il a modernisé.

Grâce à la collaboration de ses nouveaux associés, Abdelhamid Mehdoui et Béchir Dardour, il a ouvert de nouveaux cafés modernes entre 1950 et 1959, et surtout réalisé de nombreuses unités touristiques : le Casino Boujaâfar, inauguré par le président Habib Bourguiba en juillet 1959, et l’Hôtel Justinia, inauguré par ce dernier en août 1968, à une époque où la majorité des acteurs économiques de la région et du pays ne croyaient absolument pas au succès du tourisme dans la région. Le 16 juillet 1984, l’ancien Premier ministre, Mohamed Mzali est venu inaugurer sa nouvelle unité touristique à Boujaâfar, Nour Justinia.

Grâce à son professionnalisme et à son esprit novateur, il a obtenu auprès des autorités le soutien moral et matériel pour passer du statut de cafetier à celui de pionnier de l’hôtellerie dans sa ville natale.

À vrai dire, son lancement dans ce secteur coïncide avec une nouvelle conjoncture économique dans le pays, marquée par le départ des Européens puis des Juifs tunisiens vers la France, ainsi que l’intérêt porté par le nouvel État indépendant pour le tourisme comme moteur de développement économique et social, un choix devenu prioritaire à partir des années 1970 sous l’égide du Premier ministre Hédi Nouira.

Un fervent mélomane

En parallèle de son activité touristique, Habib Bennour a su donner à sa personnalité les moyens de s’épanouir pleinement. Le grand mélomane qu’il était a permis à de nombreux jeunes talents d’émerger, à l’image de Soufia Sadok, mais aussi au niveau national, où certaines de nos chanteurs, comme Raoul Journo, Lotfi Bouchnak et Amina Fakhet se disaient fiers d’être ses enfants spirituels.

Au niveau arabe, il a connu un grand nombre de maîtres de la musique orientale, tels que Mohamed Abdelwaheb, Farid El Atrache et Oum Kalthoum (au cours de ses nombreux voyages au Caire entre 1950 et 1969), Chahrazed (lors de la visite de cette dernière à Sousse en 1959), Mohamed Tharouat, Riadh El Bandak, Wadï Essafi, Melhem Baraket, Sayed Makkaoui, Karem Mahmoud et bien d’autres.

Un pionnier du mouvement Rotary

Habib Bennour s’est également pris de passion pour la mission du Rotary. Après avoir été l’un des fondateurs du Rotary-Club de Sousse en 1983, il a été élu président de ce club deux années consécutives (1989-1990 et 1990-1991), avant d’accéder aux plus hautes responsabilités du District 9010, en tant que gouverneur pour l’année 1996-1997.

Cet engagement en faveur de la cause rotarienne a été consacré par l’accueil réservé à l’ancien président du Rotary International Luis Vicente Giay par le président Zine El Abidine Ben Ali, au palais de Carthage le 7 décembre 1996.

Habib Bennour a toujours été sensible au sort des autres, et sa générosité est reconnue par tous ceux qui l’ont connu. Il venait en aide à plusieurs associations à caractère social, par des aides matérielles et alimentaires destinées aux familles et aux personnes démunies ou en situation de handicap, entre autres.

De même, il est resté jusqu’à ses derniers jours un grand supporter de l’Étoile Sportive du Sahel depuis la fin des années 1940, et il n’hésitait pas à soutenir moralement et matériellement son équipe préférée lorsqu’on le lui demandait, avant de transmettre le flambeau à ses enfants. Il était également amateur de théâtre et de cinéma arabes, ainsi qu’un grand voyageur qui, de par sa profession, ses activités rotariennes ou sa curiosité, avait eu l’occasion de visiter la plupart des pays du monde.

En dehors des affaires, Habib Bennour est resté fidèle à ses amis, et jusqu’à ses dernières années il éprouvait un immense plaisir à les retrouver. Sa proximité avec les autres, en particulier avec les Juifs et les Chrétiens de Sousse (ses voisins, ses amis d’enfance et de jeunesse et ses anciens patrons de Capaci Piccolo), l’a beaucoup aidé à réaliser ses rêves. Cette proximité avait développé en lui un esprit d’ouverture, de tolérance, de liberté, de respect et de dialogue avec l’autre.  

Que Dieu tout-puissant l’accueille dans son paradis éternel, et nos sincères condoléances à son épouse Latifa Belajouza, à ses filles (Amira, Narjess, Olfa et Yasmine), à ses fils (Yosri, Yassine et Habib Jr.) ainsi qu’à ses petits-fils. Courage, patience et réconfort.

* Historien, université de Sousse.

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Société de transport du Sahel : une perte nette de 11,32 MDT en 2021

La Société de transport du Sahel a clôturé l’exercice 2021 sur un déficit net de 11,32 millions de dinars, contre 5,99 millions de dinars en 2020. Ses états financiers, arrêtés au 31 décembre 2021, font également apparaître un recul des revenus d’exploitation, passés de 56,52 millions à 50,596 millions de dinars.

 Les comptes de la Société de transport du Sahel (STS) pour l’exercice 2021 font ressortir une dégradation du résultat net par rapport à l’année précédente. En effet, l’entreprise a enregistré une perte de 11 322 836 dinars, alors que son déficit s’établissait à 5 999 298 dinars en 2020. 

Cette évolution intervient dans un contexte de diminution des revenus d’exploitation. Ceux-ci se sont élevés à 50 596 000 dinars en 2021; contre 56 520 000 dinars un an auparavant. C’est ce qu’il ressort des données figurant dans les états financiers de la société. Les charges d’exploitation et les autres postes comptables détaillés dans les documents financiers accompagnent cette évolution du résultat annuel. Les comptes présentent également les différentes composantes des produits et des charges, ainsi que la situation patrimoniale de la Société de transport du Sahel, à la clôture de l’exercice.

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Société régionale de transport du Sahel: une situation financière lourdement fragilisée

La Société régionale de transport du Sahel (STS), l’une des 14 compagnies régionales placées sous la tutelle du ministère du Transport, a publié ses états financiers pour l’exercice 2021. La STS a enregistré une perte nette de -11,322 MDT, soit plus du double des -5,999 MDT affichés l’année d’avant. Cette dégradation de la performance s’inscrit dans un contexte marqué par les répercussions de la pandémie de Covid-19, notamment les confinements et les interdictions de circulation interurbaine.

La subvention publique a joué un rôle amortisseur important, totalisant 50,596 MDT. Le chiffre d’affaires généré par l’activité s’est élevé à 25,362 MDT, en hausse de 12,3% grâce à la hausse des tarifs des tickets décidée en juin 2021 et à la reprise graduelle de l’activité par rapport à 2020. Les produits d’exploitation ont fléchi de 4,1% pour s’établir à 78,347 MDT. Les charges d’exploitation de la société ont atteint 87,631 MDT, dont 48,829 MDT de charges de personnel.

Les capitaux propres sont profondément négatifs, à -59,807 MDT fin décembre 2021. Cette situation critique place l’entreprise sous le coup des dispositions légales de l’article 338 du Code des sociétés commerciales, nécessitant une décision de l’Assemblée générale extraordinaire pour statuer sur la poursuite ou non de l’activité. Les dettes envers les fournisseurs et les comptes rattachés s’élèvent à près de 33,789 MDT, auxquels s’ajoutent des passifs courants de l’ordre de 58,700 MDT comprenant notamment plus de 15,272 MDT d’arriérés dus à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Sur les cinq années qui ont suivi ces chiffres, nous n’avons pas d’informations. C’est certainement la subvention de l’État qui maintient la société de transport en activité. L’amélioration de la flotte est en cours, ce qui devrait booster les revenus. Toutefois, une recapitalisation s’impose pour que la STS puisse jouer son rôle dans l’une des régions les plus industrialisées du pays.

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