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États-Unis : l’inflation atteint 3,7 % en septembre

Les prix à la consommation aux États-Unis ont fortement augmenté en septembre en raison de la hausse des prix de l’essence, l’inflation annuelle atteignant son niveau le plus élevé depuis le mois de mai.

Aux États-Unis, l’inflation a connu une accélération en septembre qui a dépassé les prévisions des analystes, la hausse du coût de l’énergie étant de plus en plus répercutée sur les autres prix. En particulier, l’indice des prix à la consommation aux États-Unis a atteint un taux annuel de 3,7 % en septembre, contre 3,4 % en août…

L’indice des prix à la consommation structurel, qui exclut les prix volatils des produits alimentaires et de l’énergie afin de saisir les pressions inflationnistes sous-jacentes, a suivi une évolution similaire. L’inflation sous-jacente s’est accélérée à 2,6 % en rythme annuel en septembre, contre 2,4 % le mois précédent, soit une augmentation mensuelle de 0,3 %. Et sur le plan structurel, le rythme a dépassé les prévisions des analystes, qui tablaient sur 2,5 % par an, soit 0,2 % par mois.

La hausse des prix de l’énergie a de nouveau été un facteur clé des pressions inflationnistes. L’indice de l’énergie a bondi de 5,2 %  alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran persistent, le conflit qui a débuté fin février ne montrant aucun signe d’apaisement à court terme.

Comme le souligne Bloomberg, le rapport sur l’IPC suggère que l’évolution de l’économie et, surtout, les prix resteront au cœur des préoccupations des électeurs durant la dernière ligne droite de la campagne électorale pour les élections de mi-mandat américaines.

Parallèlement, cela met en lumière les raisons pour lesquelles la Réserve fédérale devrait procéder à de nouvelles hausses de taux d’intérêt dans les prochains mois, même si elle choisit de maintenir sa politique monétaire inchangée lors de sa prochaine réunion, comme c’est le cas actuellement.

Dans les différents éléments du rapport, les prix de l’essence ont bondi de 9,1 % par rapport au mois précédent, représentant environ la moitié de l’augmentation totale de l’IPC global…

Les coûts du logement ont augmenté de 0,4 % au cours du mois et les prix des voitures et camions d’occasion ont augmenté de 0,7 %, ce qui représente leur plus forte hausse depuis octobre 2025.

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Trump envisage d’utiliser la « mère de toutes les bombes » contre l’Iran

L’armée américaine aurait élaboré de nouveaux plans de frappes contre l’Iran prévoyant éventuellement le recours à la « mère de toutes les bombes », la plus puissante arme conventionnelle de l’arsenal américain. Selon CNN, qui cite plusieurs responsables américains informés des discussions militaires, cette option pourrait être retenue si Donald Trump ordonnait la reprise des opérations de combat.

D’après ces informations publiées le 14 octobre et reprises par Reuters le 15 octobre 2026, les cibles envisagées comprendraient des infrastructures énergétiques iraniennes ainsi que des installations liées au programme nucléaire du pays. Aucune décision définitive concernant l’utilisation de cette bombe n’a toutefois été annoncée publiquement.

Une arme conventionnelle envisagée contre des cibles iraniennes

L’arme évoquée est la GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast (MOAB), surnommée « Mother of All Bombs », soit la « mère de toutes les bombes ». D’un poids d’environ 9,8 tonnes, elle constitue la plus puissante bombe conventionnelle de l’arsenal américain. Contrairement à une arme nucléaire, elle ne repose pas sur une réaction nucléaire.

Selon CNN, les plans militaires examinés incluraient des frappes contre des infrastructures énergétiques et des installations nucléaires iraniennes, notamment le site souterrain de Pickaxe Mountain, dont les activités suscitent des préoccupations à Washington.

L’utilisation de cette bombe représenterait une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays. Les responsables cités par CNN soulignent néanmoins que son efficacité contre des installations profondément enfouies reste incertaine. Conçue pour produire une explosion de très grande puissance à proximité de la surface, la MOAB n’est pas une bombe spécialisée dans la pénétration des couches rocheuses épaisses protégeant certains sites souterrains.

Trump n’a pas annoncé publiquement son utilisation

Les informations rapportées par CNN ne signifient pas que Donald Trump a personnellement menacé d’employer cette arme. Elles indiquent que l’armée américaine prépare plusieurs options opérationnelles susceptibles d’être soumises au président, seul habilité à autoriser une nouvelle campagne de frappes de cette nature.

Interrogée par CNN, la Maison-Blanche a indiqué ne pas commenter les plans militaires sensibles, qu’ils existent ou non, tout en affirmant que le président maintenait toutes les options ouvertes pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. Le Pentagone a, de son côté, rappelé qu’il préparait différents scénarios opérationnels.

Lire aussi : Diesel russe : Trump réclame le départ de Zelensky, Kyiv mobilise ses alliés

Reuters précise ne pas avoir pu vérifier indépendamment les informations publiées par CNN. À ce stade, il convient donc de distinguer la préparation d’une option militaire d’une décision effective de l’utiliser. Le recours à la MOAB contre l’Iran reste une possibilité évoquée dans les plans américains, et non une opération officiellement annoncée.

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Fiscalité: la Tunisie hors de la liste noire de l’UE

La Tunisie ne figure pas sur la liste noire fiscale de l’Union européenne, qui compte huit pays et territoires depuis sa mise à jour du 9 octobre 2026. Le Conseil de l’UE a retiré le Panama et le Vietnam de ce registre, consacré aux juridictions qui ne respectent pas les normes internationales de bonne gouvernance fiscale ou n’ont pas honoré leurs engagements dans les délais impartis.

Les huit juridictions encore inscrites sont les Samoa américaines, Anguilla, Guam, les Palaos, la Russie, les îles Turks-et-Caïcos, les îles Vierges américaines et le Vanuatu.

La Tunisie figure parmi les juridictions qui coopèrent avec l’Union européenne et n’ont pas d’engagements en cours de mise en œuvre. Elle ne relève donc ni de la liste noire, correspondant à l’annexe I des conclusions du Conseil, ni de la liste grise, inscrite à l’annexe II, qui regroupe les juridictions ayant pris des engagements de réforme encore suivis par les instances européennes.

Pour établir ce classement, le Conseil de l’UE s’appuie sur trois critères : la transparence fiscale, l’équité fiscale et l’application des normes internationales visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert artificiel de bénéfices. L’évaluation porte notamment sur l’échange de renseignements fiscaux et sur les régimes susceptibles de favoriser des pratiques fiscales dommageables.

Les juridictions inscrites sur la liste noire peuvent faire l’objet de mesures défensives, notamment de restrictions concernant certains financements européens. Les États membres peuvent également appliquer des dispositifs fiscaux nationaux aux opérations impliquant ces territoires.

Actualisée deux fois par an, en février et en octobre, la liste évolue en fonction des engagements pris et des réformes réalisées. La dernière révision ramène ainsi à huit le nombre de juridictions inscrites, tandis que la Tunisie conserve son statut de juridiction coopérative.

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Sanctions américaines contre la CPI : des eurodéputés et des ONG réclament une réaction ferme

Après l’annonce de sanctions contre la CPI, les ONG appellent à une réaction mondiale pour soutenir cette institution. Des eurodéputés tentent d’organiser la résistance. En bref Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre la Cour pénale internationale le 9 octobre.…

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L’excédent commercial chinois s’envole

Les exportations chinoises ont progressé de 36,3 % sur un an en septembre, portées par les semi-conducteurs, les véhicules et les technologies liées à l’IA.

Les exportations chinoises ont fortement accéléré en septembre 2026, progressant de 36,3 % sur un an, contre 25 % en août, selon les données publiées par les douanes chinoises. Il s’agit de la plus forte croissance des exportations depuis février dernier, lorsque les ventes à l’étranger avaient augmenté de 39,6 %. La vigueur de la demande mondiale en produits technologiques et en équipements liés à la transition énergétique contribue à soutenir l’activité industrielle chinoise. Alors que la consommation intérieure et l’investissement restent fragiles.

La progression des exportations, supérieure à celle des importations, a porté l’excédent commercial chinois à 133,53 milliards de dollars en septembre; contre 119,09 milliards en août. Sur les neuf premiers mois de 2026, cet excédent a atteint 938,11 milliards de dollars. La Chine se rapproche ainsi du seuil de 1 000 milliards de dollars et pourrait dépasser son record annuel de 1 189 milliards enregistré en 2025 si la dynamique commerciale se maintient.

Le solde commercial avec les États-Unis a atteint 34,01 milliards de dollars en septembre, son niveau le plus élevé en vingt mois. L’excédent avec l’Union européenne s’est établi à 34,8 milliards de dollars, accentuant les inquiétudes des partenaires commerciaux de Pékin face au déséquilibre des échanges.

Les technologies tirent les ventes à l’étranger

Les produits de haute technologie figurent parmi les principaux moteurs de cette progression. Les exportations de semi-conducteurs ont augmenté de 108,1 % en valeur sur les neuf premiers mois de l’année. Les ventes de véhicules à l’étranger ont également enregistré une croissance supérieure à 50 %, en valeur comme en volume, selon les données douanières citées par Reuters.

En outre, le développement mondial des infrastructures d’intelligence artificielle soutient la demande de composants électroniques, de semi-conducteurs et d’équipements informatiques fabriqués en Chine. Cette performance permet aux industriels chinois de compenser en partie la faiblesse de la demande intérieure et les difficultés persistantes du secteur immobilier.

La progression de l’excédent commercial intervient alors que les États-Unis et l’Union européenne multiplient les appels à un rééquilibrage des échanges. Bruxelles et Pékin ont récemment engagé des discussions sur les exportations chinoises de véhicules hybrides, tandis que Washington et Pékin ont prolongé leur trêve tarifaire.

 

Lire aussi – Commerce : Bruxelles met la pression sur Pékin pour rééquilibrer les échanges

 

Ces tensions pourraient entraîner de nouvelles restrictions commerciales et peser sur les ventes chinoises dans les prochains mois. Les exportateurs pourraient aussi accélérer leurs expéditions avant l’entrée en vigueur de certaines mesures européennes.

Les autorités chinoises estiment néanmoins que les fondamentaux du commerce extérieur restent solides. La poursuite de la demande mondiale en produits technologiques devrait soutenir les échanges au quatrième trimestre, même si les incertitudes géopolitiques et les mesures protectionnistes demeurent des risques importants.

Pour Pékin, la solidité des exportations constitue un soutien essentiel à l’objectif de croissance économique compris entre 4,5 % et 5 % en 2026. Mais elle ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les déséquilibres persistants de l’économie chinoise.

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Tribune. Nord Stream : à qui profite le sabotage des gazoducs en 2022 ?

Le mercredi 14 octobre 2026 s’est tenu à Hambourg, le premier jour du procès de l’ancien officier Serhii K, qui est accusé du sabotage des gazoducs. Auparavant, en 2022, en France et en Europe, les gouvernements et les médias ont…

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France – Piratage des frigos de supermarchés : plusieurs millions d’euros de pertes

Plus de 500 magasins ont été touchés, avec des pertes potentielles de plusieurs millions d’euros dues aux produits avariés.

Des pirates informatiques ont surchauffé à distance les réfrigérateurs de centaines de supermarchés en France, détruisant des tonnes de produits frais et surgelés, selon les médias locaux et des responsables du secteur. Cette cyberattaque massive a engendré des pertes de plusieurs millions d’euros pour les distributeurs, certains magasins ayant été contraints de fermer temporairement.

Selon Le Monde, l’attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, touchant environ 300 magasins Intermarché et Netto, 100 points de vente Coopérative U, 80 supermarchés Carrefour, 30 magasins Monoprix et plusieurs magasins E.Leclerc. Ce qui porte le total estimé à plus de 500.

Outre les supermarchés, la cyberattaque a également touché le grossiste Metro, les membres de l’association française de la filière viande Culture Viande, et des bouchers indépendants.

Selon une enquête de BFM-TV diffusée mardi 13 octobre, des pirates informatiques ont ciblé les régulateurs de réfrigération du fabricant danois Danfoss, qui permettent aux techniciens de régler la température à distance. Les auteurs de l’attaque ont activé les systèmes de dégivrage automatique, forçant ainsi les unités de réfrigération à chauffer jusqu’à 50 °C dans certains cas, au lieu de maintenir les aliments au frais.

En conséquence, les employés des supermarchés ont découvert, à leur arrivée au travail, des unités de réfrigération surchauffées et des rayons de produits invendables. Dans certains cas, des pirates informatiques ont prolongé le cycle de dégivrage d’une heure à huit heures afin que les alarmes se déclenchent plus tard, leur permettant ainsi de maximiser les dégâts.

L’ampleur exacte des pertes reste incertaine, mais un Intermarché d’Haguenau, dans l’est de la France, a perdu environ 50 000 Euros de produits surgelés. Un magasin E.Leclerc de Wasselonne, ville voisine, a dû jeter des produits frais et surgelés d’une valeur de 220 000 Euros.

Dominique Schelcher, directeur général de Cooperative U, a qualifié mardi l’attaque d’inédite et d’inacceptable. Thierry Cotillard, directeur général d’Intermarché, a estimé que les pertes à l’échelle nationale pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés et aucune demande de rançon n’a été signalée. Le mode opératoire reste également inconnu, bien qu’un porte-parole d’Intermarché ait indiqué mardi à Bleeping Computer que l’attaque avait touché un prestataire de services de gestion d’équipements frigorifiques.

Le chercheur en cybersécurité Kevin Beaumont a suggéré que des milliers de contrôleurs Danfoss sont directement accessibles via Internet, avec le nom d’utilisateur défini sur « admin » et le mot de passe changeant automatiquement chaque jour pour correspondre à la date du jour.

Danfoss a indiqué que les systèmes les plus touchés étaient des produits obsolètes, notamment les modèles AK-SM 800 et AK-SC 355, qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité. L’ANSSI, l’agence française de la cybersécurité, a exhorté les opérateurs à déconnecter d’Internet les interfaces de gestion vulnérables ou à limiter l’accès aux connexions de confiance.

Les équipements Danfoss ont déjà été impliqués dans d’importantes cyberattaques. L’entreprise a indiqué que 16 supermarchés russes utilisant des contrôleurs AK-SM 800 avaient été ciblés en 2022, au moment même où le conflit ukrainien s’intensifiait. La même année, 40 magasins israéliens ont été piratés. Danfoss a invoqué une protection insuffisante de la part des pare-feu ou des VPN.

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Les cinq priorités pour renforcer le contrôle migratoire et les frontières de l’UE

Avant le sommet des 15 et 16 octobre à Bruxelles, Ursula von der Leyen fait de la gestion migratoire une priorité, avec un accent sur les frontières extérieures et les retours.

Dans sa lettre de neuf pages, elle souligne que les passages irréguliers aux frontières extérieures de l’UE ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2021, enregistrant une baisse de 55 % ces deux dernières années et de plus d’un tiers en 2026. Parallèlement, les demandes d’asile et le mouvement migratoire secondaire non autorisé à l’intérieur de l’UE diminue, tandis que les retours augmentent.

Cependant, les événements de l’été, dont la crise de Ceuta est un exemple frappant, ont démontré, selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, la rapidité avec laquelle des arrivées massives et soudaines peuvent exercer une pression considérable sur les frontières extérieures, entraînant des conséquences humaines tragiques. Les pressions migratoires persistent, de la Méditerranée aux frontières orientales de l’Union.

Dans ce cadre, Ursula von der Leyen identifie cinq priorités clés pour la politique migratoire européenne. Premièrement, la pleine mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile. Ce pacte appelle les États membres à appliquer les règles relatives à la responsabilité en matière d’examen des demandes d’asile et de transfert de demandeurs d’asile entre pays, soulignant que le partage équitable des responsabilités et la solidarité sont indissociables. Il appelle également à la limitation des mouvements secondaires non autorisés et au rétablissement du plein fonctionnement de l’espace Schengen.

Deuxièmement, l’accent est mis sur le renforcement de Frontex et des frontières extérieures. La Commission prévoit de renforcer les capacités opérationnelles de Frontex, notamment par la création d’un Pool européen pour les frontières et le retour, d’une force de réaction rapide en cas de crise et d’un Centre de coordination du retour. Elle propose également un plan en cinq points pour prévenir et gérer les arrivées massives et soudaines de migrants, axé sur la surveillance, l’alerte précoce, la coopération avec les pays tiers et la lutte contre la désinformation et les réseaux de passeurs. D’après la lettre, le système d’entrée-sortie (SEE) a enregistré plus de 204 millions d’entrées et de sorties, plus de 69 000 refus d’entrée et plus de 1 750 cas de personnes considérées comme une menace pour la sécurité intérieure. Les États membres qui n’ont pas encore achevé la mise en œuvre du système sont invités à le faire d’ici la fin de l’année.

Troisièmement, à travers l’élaboration d’un nouveau cadre européen de réponse aux situations d’urgence. La Commission travaillera avec les États membres à la création d’un cadre qui complète les règles actuelles de gestion des crises et permette une plus grande flexibilité dans la gestion des frontières et dans les procédures courantes d’asile et de retour, lorsque des mesures immédiates sont requises et que les règles existantes sont insuffisantes. L’objectif est de faire face aux circonstances exceptionnelles qui menacent l’intégrité des frontières extérieures, l’ordre public et la sécurité intérieure, ainsi que l’instrumentalisation des migrations.

Quatrièmement, il s’agit d’accroître le nombre de retours des personnes n’ayant pas le droit de rester dans l’UE. Ursula von der Leyen qualifie le taux de retour, actuellement de 32 %, de « trop faible », malgré la tendance à la hausse observée ces dernières années. Elle appelle à la mise en œuvre rapide du nouveau règlement sur le retour, qui établira des règles européennes communes et fournira, entre autres, le cadre juridique nécessaire à la création de centres de retour dans des pays tiers, dans le respect du droit européen et international ainsi que des droits humains. Elle annonce également une proposition de numérisation des procédures de retour et appelle à une coopération renforcée avec les pays d’origine afin de faciliter la réadmission de leurs ressortissants.

Cinquièmement, le renforcement de la dimension extérieure de la politique migratoire. Le président de la Commission appelle à des partenariats plus étroits avec les pays d’origine et de transit afin de prévenir l’immigration irrégulière, de lutter contre les réseaux de passeurs et de développer les voies de migration légale.

Il est fait mention tout particulièrement de la Libye qui, selon la lettre, demeure le principal pays de départ des migrants tentant d’entrer irrégulièrement dans l’UE. La Commission annonce la poursuite de sa coopération avec ce pays, notamment dans le cadre du prochain dialogue technique UE-Libye, afin de renforcer la gestion des frontières, les opérations de recherche et de sauvetage et la lutte contre le trafic de migrants.

Dans ce contexte, un financement supplémentaire de 25 millions d’euros a été signé afin d’étendre les actions menées dans l’est de la Libye. Parallèlement, l’UE, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soutient le retour volontaire des migrants libyens vers leurs pays d’origine et s’efforce de limiter les flux migratoires vers ce pays lorsque la destination finale est une entrée irrégulière sur le territoire de l’Union.

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Disney+ ouvre ses portes au rire de Marrakech

Le 16 octobre, Disney+ diffusera en exclusivité le gala francophone du Marrakech Comedy Festival, imaginé par Malik Bentalha et produit par Karim Debbouze. Enregistré en juin dans la ville ocre, ce spectacle s’apprête à toucher un public bien au-delà de…

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FMI : l’Occident est de plus en plus vulnérable aux chocs énergétiques

La diminution des stocks de pétrole, la faiblesse des stocks de gaz et l’augmentation de la dette publique exposent les économies européennes à de nouvelles flambées des prix, indique le FMI.

Les économies occidentales deviennent de plus en plus vulnérables aux nouveaux chocs énergétiques, car le conflit au Moyen-Orient met à rude épreuve les approvisionnements mondiaux et l’augmentation de la dette publique limite la capacité des gouvernements à en amortir l’impact, alerte le Fonds monétaire international (FMI).

Dans ses dernières « Perspectives de l’économie mondiale », publiées à l’occasion de ses Assemblées générales (12-18 octobre 2026), le FMI avertit que le conflit prolongé au Moyen-Orient exerce une pression supplémentaire sur les marchés de l’énergie, les stocks de gaz européens étant proches de leurs plus bas niveaux en 15 ans. « Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se transmettre rapidement par le biais des prix et des perturbations de l’approvisionnement », indique le rapport.

En outre, les attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, notamment les installations terrestres et les sites de la mer Noire, sont citées dans le rapport comme une source supplémentaire de pression sur les marchés mondiaux du pétrole brut et raffiné.

L’UE s’est engagée à mettre fin à sa dépendance aux énergies fossiles russes d’ici 2027, après avoir fortement réduit ses importations de pétrole et de gaz suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.

La reprise des combats entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen menace également la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, une voie de passage essentielle reliant l’océan Indien au canal de Suez et aux marchés européens.

La crise énergétique a aussi incité Washington à assouplir les restrictions sur le diesel russe. Suite à un entretien téléphonique vendredi entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, le Trésor américain a autorisé certaines transactions avec le diesel russe jusqu’au 7 avril 2027.

Pourtant, malgré les risques croissants, le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1 % en 2026 et de 3,4 % en 2027, contre seulement 1,1 % et 1,2 % respectivement pour la zone euro. L’inflation mondiale devrait atteindre 4,7 % cette année avant de se replier à 4,1 % l’année prochaine.

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« Notre Groenland » : après les menaces d’annexion, Trump prépare une exploration pétrolière, gazière et minière massive

Donald Trump a annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi 14 octobre 2026, des préparatifs en vue d’une « exploration massive » des ressources pétrolières, gazières et minières du Groenland, trois semaines après l’accord de sécurité ancrant le territoire autonome danois dans l’orbite des États-Unis. Grâce à cet accord, qui a mis fin à...

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Le dollar recule avant la publication des chiffres de l’inflation américaine

Le dollar s’est replié, les investisseurs attendant la publication des chiffres de l’inflation américaine de septembre, susceptibles d’influencer les prochaines décisions de la Réserve fédérale (Fed).

L’indice du dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises, a perdu 0,09 %, à 102,09 points, après un recul de 0,35 % mardi. L’euro a progressé de 0,09 %, à 1,1208 dollar. Tandis que le yen s’est apprécié de 0,08 %, à 158,19 yens pour un dollar. La livre sterling quant à elle a gagné 0,15 %, à 1,3272 dollar.

Pour leur part, les marchés attendent l’indice des prix à la consommation (IPC) de septembre, dont la publication est prévue mercredi.

De leur côté, les économistes anticipent une hausse mensuelle de 0,6 %, après une progression de 0,4 % en août.

Sur un an, l’inflation pourrait donc atteindre 3,6 %, contre 3,4 % le mois précédent. Une inflation supérieure aux attentes, notamment dans sa composante sous-jacente, pourrait renforcer les anticipations d’un nouveau relèvement des taux et soutenir le dollar. À l’inverse, des chiffres moins élevés pourraient conforter les investisseurs qui privilégient une pause monétaire.

Les opérateurs suivront également la publication du Livre beige de la Fed, qui rassemble des informations sur la conjoncture économique américaine, ainsi que les interventions de plusieurs responsables de l’institution.

Les anticipations de taux évoluent

Les commentaires récents de responsables de la Fed ont contribué à atténuer les anticipations d’un resserrement immédiat. Ainsi, John Williams, président de la Fed de New York, prévoit encore une hausse des taux cette année. Mais il ne juge pas nécessaire, à ce stade, de nouvelles augmentations en 2027. Le gouverneur Christopher Waller a, de son côté, estimé que les anticipations d’inflation restaient bien ancrées. Par ailleurs, les données de marché citées par Reuters indiquent que les investisseurs évaluent à environ 77 % la probabilité que la Fed maintienne ses taux inchangés lors de sa réunion des 27 et 28 octobre, contre 51 % un mois auparavant. Ils anticipent néanmoins un resserrement cumulé d’environ 75 points de base d’ici à la fin de 2027.

Le contexte international pèse sur les devises

Le repli du dollar intervient également après le recul des cours du pétrole et une réévaluation de l’attrait des actifs américains liés à l’intelligence artificielle. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent toutefois d’alimenter les incertitudes sur l’approvisionnement énergétique et les perspectives d’inflation.

En Europe, l’euro a conservé ses gains malgré les inquiétudes liées aux finances publiques françaises et à la hausse des rendements obligataires. Les déclarations de la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, ont notamment écarté les attentes d’une intervention spécifique pour soutenir le marché obligataire français, en privilégiant un assainissement budgétaire.

L’évolution des principales devises dépendra désormais largement des données américaines et des indications fournies par la Fed. Un regain de l’inflation pourrait raviver les anticipations de hausse des taux. Tandis qu’un ralentissement plus marqué offrirait au dollar un répit moins certain après sa récente progression.

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