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Et si les expériences passées brouillaient les décisions présentes? Richard Bolstad de retour à Tunis pour une formation à l’Institut Psynapse

Quand le passé s’invite à la table des décisions, le présent peut en payer le prix. Stress, peur de l’échec, appréhension de l’incertitude… Autant de freins susceptibles de brouiller le jugement, y compris chez les décideurs les plus aguerris.

Les 17 et 18 octobre 2026, le néo-zélandais, Richard Bolstad, psychothérapeute et formateur international en programmation neurolinguistique (PNL), sera de retour en Tunisie pour animer une formation certifiante en Time Line Therapy à l’Institut Psynapse. Son objectif est d’explorer comment prendre de la distance avec certaines expériences émotionnelles pour ne plus laisser les réflexes d’hier dicter les choix de demain.

Une mauvaise expérience professionnelle peut laisser des traces bien après que la situation qui l’a provoquée a disparu. Une décision qui a mal tourné, un projet qui a échoué ou une période de forte pression peuvent continuer à peser sur les choix suivants. À force d’anticiper le même scénario, l’individu risque alors de réagir moins à la situation qui se présente qu’au souvenir de ce qu’il a déjà vécu. Dans un environnement économique incertain, où les dirigeants doivent arbitrer rapidement sans toujours disposer de toutes les garanties, cette mécanique mérite d’être examinée.

C’est l’un des axes de travail de Richard Bolstad. “L’une des principales choses sur lesquelles je me concentre est le stress”, explique-t-il. Formé en Nouvelle-Zélande, ce psychothérapeute et formateur international intervient auprès de professionnels, mais aussi dans des contextes marqués par des crises. Il évoque notamment des expériences d’enseignement de techniques d’accompagnement en Ukraine et au Japon, dans des environnements touchés par des situations difficiles. Auteur de plus de vingt ouvrages, il est également membre honoraire de l’Association for Neuro Linguistic Programming (ANLP), qui lui a décerné son prix international de la PNL en 2017. Son parcours l’a conduit à enseigner dans plusieurs pays et à adapter ses interventions à des publics et à des situations variés.

Au-delà des techniques qu’il transmet, son propos part d’une observation simple. Une situation stressante ne produit pas uniquement des effets au moment où elle survient. Le souvenir peut continuer à déclencher des réactions émotionnelles, parfois disproportionnées par rapport à ce qui se passe réellement dans le présent. Une inquiétude ancienne peut ainsi s’inviter dans une nouvelle décision, tandis que la peur de reproduire une erreur finit par limiter la capacité à envisager d’autres possibilités. Selon Richard Bolstad, l’objectif consiste à réduire le poids de ces expériences sur les réactions actuelles. “L’idée est de libérer le cerveau des mauvaises expériences passées pour que la personne puisse aborder chaque nouvelle décision avec un regard neuf”, explique-t-il. En effet, cette approche trouve un écho particulier dans le monde professionnel. Un dirigeant doit pouvoir tirer les leçons d’un échec sans pour autant laisser celui-ci déterminer toutes ses décisions futures. De même, un manager peut avoir besoin de reconnaître ses appréhensions pour éviter qu’elles ne se transforment en frein à l’action. Il ne s’agit donc pas d’effacer le passé ni d’ignorer les erreurs, mais de ne pas leur laisser une place excessive dans l’évaluation des situations présentes. C’est dans cette perspective que s’inscrit la Time Line Therapy, une approche développée dans l’univers de la PNL. Elle s’appuie sur la manière dont les individus se représentent leur passé et leur avenir, notamment à travers des exercices de visualisation destinés à travailler sur certaines émotions et sur les objectifs qu’ils souhaitent atteindre.

A fortiori, Bolstad souligne que les techniques enseignées ne reposent pas nécessairement sur l’hypnose. Elles peuvent être pratiquées à partir de consignes structurées et d’un travail d’imagination. Le principe consiste notamment à modifier la façon dont une personne se représente une expérience passée, puis à l’aider à envisager autrement les situations à venir.

À dire vrai, l’approche comporte également un volet tourné vers l’avenir. Se fixer un objectif ne suffit pas toujours à avancer. Le doute, la peur de l’échec ou l’anticipation des difficultés peuvent compromettre une initiative avant même qu’elle ne soit engagée. La visualisation cherche alors à rendre les objectifs plus concrets et à permettre à la personne de se projeter dans la situation qu’elle souhaite atteindre.

“Les techniques permettent également de rendre l’avenir plus inspirant”, souligne le formateur. Dans un cadre professionnel, cette projection peut contribuer à clarifier une ambition et à réfléchir aux étapes nécessaires pour la concrétiser. Elle ne dispense toutefois ni de construire une stratégie, ni d’évaluer les risques, ni de tenir compte des contraintes économiques et opérationnelles. Imaginer un résultat souhaité ne suffit pas à le rendre réalisable.

Reste une question centrale, celle de l’efficacité. Pour appuyer son approche, Richard Bolstad renvoie notamment à des recherches consacrées à la réduction des émotions négatives associées à des souvenirs stressants. L’une d’elles, publiée en 2011 dans le Journal of Organizational Knowledge Management, a porté sur des professionnels du secteur informatique et comparé plusieurs techniques, dont l’hypnose, la PNL et la Time Line Therapy.

Les auteurs ont rapporté une diminution significative des émotions négatives dans le groupe ayant suivi les interventions, contrairement au groupe témoin. Ces résultats apportent un élément de réflexion sur l’utilisation de telles techniques, mais ils doivent être interprétés avec prudence. L’échantillon étudié était limité et plusieurs approches ont été évaluées. Ces travaux ne permettent donc pas d’attribuer les résultats à la seule Time Line Therapy, ni d’affirmer qu’elle serait supérieure aux autres méthodes. Ils ne démontrent pas non plus qu’elle améliore directement les performances des dirigeants ou les résultats d’une entreprise. Cette réserve est d’autant plus importante que le stress professionnel ne relève pas toujours de la seule perception individuelle. Des objectifs irréalistes, une charge de travail excessive, le manque de ressources ou une organisation défaillante peuvent contribuer à la pression ressentie. Dans ces cas, le travail sur les émotions ne saurait remplacer les changements nécessaires dans l’environnement professionnel. 

La formation proposée par Richard Bolstad ne s’adresse d’ailleurs pas uniquement aux dirigeants. Elle vise notamment les coachs, les praticiens en PNL, les thérapeutes et les professionnels de l’accompagnement qui souhaitent élargir leurs outils. Au programme figurent la découverte de protocoles, l’expérimentation d’exercices et le travail sur les représentations du passé et de l’avenir.

Selon le formateur, certaines techniques peuvent être utilisées de manière autonome, notamment pour préparer une décision ou clarifier un objectif. Les professionnels qui les intègrent à leur pratique doivent néanmoins tenir compte de leur champ de compétences et des besoins des personnes accompagnées. Ces outils ne remplacent pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire. Richard Bolstad précise également que les participants n’ont pas besoin de raconter leur histoire personnelle devant le groupe pour expérimenter les exercices. Cette possibilité permet d’aborder le travail proposé sans imposer l’exposition publique d’expériences intimes.

Sa venue en Tunisie s’inscrit dans une relation déjà établie avec le pays. Le formateur indique y être venu à plusieurs reprises et y avoir déjà enseigné auprès de l’organisation avec laquelle il collabore localement. Les 17 et 18 octobre 2026, il retrouvera donc le public tunisien à l’Institut Psynapse, au Lac, pour deux journées de formation en présentiel.

À travers cette intervention, Richard Bolstad remet au centre du débat la manière dont les expériences passées peuvent influencer les réactions présentes et les choix à venir. La démarche intéressera particulièrement ceux qui cherchent à mieux comprendre leurs mécanismes émotionnels et à enrichir leurs pratiques d’accompagnement. Mais son intérêt ne doit pas conduire à en faire une solution universelle. Entre le poids du vécu, les contraintes du quotidien et les décisions à prendre, la capacité à prendre du recul peut constituer un atout. Encore faut-il apprécier les méthodes proposées à la lumière des preuves disponibles et les replacer dans leur juste cadre.

Le passé peut éclairer une décision sans nécessairement la dicter… C’est précisément sur cette marge de manœuvre que la Time Line Therapy entend travailler.

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“Tunisie, Terre de Saveurs”: des entreprises tunisiennes à la conquête des marchés européens à Paris

Sous la bannière “Tunisie, terre des saveurs”, neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026. Six entreprises de la filière huile d’olive et trois entreprises spécialisées dans les dattes et leurs dérivés présenteront une offre tunisienne qui conjugue qualité, savoir-faire et innovation. À travers cette initiative, l’ambition est de renforcer la visibilité de ces produits emblématiques de la Tunisie auprès des consommateurs et des professionnels européens et de créer de nouvelles opportunités commerciales sur les marchés européens.

Trois temps forts pour faire découvrir les saveurs tunisiennes

  • Du 16 au 18 octobre 2026, “Tunisie, Terre de Saveurs”: à la découverte des saveurs tunisiennes au Centre Beaugrenelle Paris

Les entreprises participantes seront présentes au Centre Beaugrenelle Paris à l’occasion de trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Les visiteurs pourront découvrir une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, tout en échangeant directement avec les entreprises participantes.

  • Le 16 octobre 2026, “Tunisie, Terre de Saveurs”: la gastronomie tunisienne s’invite au Cordon Bleu Paris

Une expérience gastronomique sera également organisée à Le Cordon Bleu Paris – École de cuisine, arts culinaires et management hôtelier, autour de créations culinaires préparées par un chef étoilé à partir des produits des entreprises participantes. Cette rencontre permettra de mettre en valeur les produits tunisiens autrement, à travers leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui se cachent derrière leur production.

  • Du 19 au 21 octobre 2026, “Tunisie, Terre de Saveurs”: à la conquête des marchés internationaux au SIAL Paris

Les entreprises poursuivront leur démarche de prospection au SIAL Paris 2026, l’un des rendez-vous internationaux majeurs de l’industrie agroalimentaire, à la rencontre d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.

Neuf entreprises tunisiennes, une même ambition

Filière huile d’olive
1. Daoud Grove : daoudgrove.com
2. Greatlines « Firma » : Firma.com
3. Ferme Ali Sfar « Tesoro Del Rio » : tesorodelrio.com
4. Oléa Amiri : oleaamiri.com
5. Olyfo : olyfo.com
6. Garrach Food « NARA » : nara-oliveoil.com

Filière dattes et dérivés
1. Tazart : tazart.tn
2. Bra Dattes – Bra International : bradates.com
3. Ben Moussa Dattes

« L’internationalisation des entreprises tunisiennes au cœur d’un appui et d’un partenariat institutionnels »

Cette initiative « Tunisie, Terre de Saveurs », portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), s’inscrit pleinement dans les orientations de la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise notamment à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.

Elle s’inscrit également dans le cadre de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE), relevant du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME).

La mise en œuvre de cette initiative est réalisée en collaboration avec l’Ambassade de Tunisie en France, À travers cette mission, les partenaires souhaitent renforcer la visibilité et le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner l’internationalisation des entreprises participantes et favoriser le développement de nouvelles opportunités commerciales autour de produits tunisiens à plus forte valeur ajoutée.

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Ce pays africain accueillera la Formule 1 après plus de 30 ans d’absence

Le Rwanda accueillera un Grand Prix de Formule 1 au début des années 2030, dans le cadre d’un accord de dix ans annoncé le 13 octobre 2026. La course doit se dérouler sur un circuit à construire à Bugesera, au sud de Kigali. Ce projet marquera le retour du championnat sur le continent africain, absent du calendrier depuis 1993.

Selon le communiqué officiel de la Formule 1, le projet prévoit la construction d’un circuit conçu pour accueillir les monoplaces de la discipline. Le tracé sera implanté à proximité du futur aéroport international de Bugesera, à environ 40 kilomètres de la capitale rwandaise. Sa mise en service constitue une étape déterminante avant l’organisation de la première course, dont la date exacte n’a pas encore été annoncée.

Le développement du circuit s’inscrit dans la stratégie du Rwanda visant à attirer des événements sportifs internationaux et à renforcer son attractivité touristique. Les autorités attendent de ce projet des retombées en matière d’investissement, d’emploi et d’activité économique, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, des transports et des services.

La dernière course de Formule 1 organisée en Afrique remonte à 1993, avec le Grand Prix d’Afrique du Sud disputé à Kyalami. L’arrivée du Rwanda dans le calendrier mettrait ainsi fin à plus de trois décennies d’absence du championnat sur le continent.

La concrétisation du projet dépendra toutefois de la construction du circuit et de la mise en place des infrastructures nécessaires. Le calendrier détaillé des travaux et la date de la première édition restent à préciser.

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Tunisie: 20 millions de dinars mobilisés pour la campagne des dattes 2026-2027

À l’approche de la prochaine campagne des dattes, la Banque tunisienne de solidarité (BTS Bank) prévoit de mobiliser 20 millions de dinars en faveur des petits agriculteurs. D’après les propos relayés par l’agence TAP, cette enveloppe sera distribuée sous forme de crédits saisonniers destinés à financer la collecte et le stockage des dattes, ainsi que l’entretien des oasis dans le Sud tunisien.

Le dispositif comprend les gouvernorats de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès, où la préparation de la saison 2026-2027 nécessite des moyens financiers pour accompagner les opérations de récolte et préserver les espaces oasiens.

En effet, la banque entend faciliter l’accès à ces financements en supprimant deux obstacles souvent contraignants pour les petits exploitants : l’obligation de présenter des garanties et celle de disposer d’un apport personnel. D’ailleurs, les crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, selon des conditions préférentielles et des procédures simplifiées, avec des délais de traitement définis.

Par conséquent, les agriculteurs pourront déposer leur demande directement auprès de la BTS Bank ou passer par des structures collectives du secteur. Sont notamment concernés les Sociétés mutuelles de services agricoles (SMSA), les Groupements de développement agricole (GDA) et les sociétés communautaires. L’octroi des financements par ces intermédiaires s’effectuera dans le cadre de conventions conclues avec la banque.

À travers cette enveloppe, la BTS Bank entend donner aux petits agriculteurs les moyens de préparer la campagne dans de meilleures conditions, en soutenant les opérations de collecte et de stockage, tout en contribuant à l’entretien des oasis. La rapidité de mise à disposition des fonds constitue également un enjeu notable, afin que les bénéficiaires puissent disposer des ressources nécessaires au moment opportun.

Rappelons aussi que la filière des dattes occupe également une place importante dans les exportations tunisiennes. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes générées par les exportations de dattes ont atteint 908,4 millions de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026, et ce, pour un volume exporté de 144 100 tonnes.

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Les sociétés cotées ont jusqu’au 20 octobre pour se conformer aux exigences du CMF

Le Conseil du Marché Financier (CMF) rappelle dans un communiqué publié aujourd’hui, 14 octobre 2026, aux sociétés cotées à la Bourse de Tunis qu’elles doivent déposer leurs indicateurs d’activité du troisième trimestre 2026 au plus tard le mardi 20 octobre.

Conformément à l’article 21 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, les sociétés concernées sont tenues de présenter leurs indicateurs selon le modèle prévu pour leur secteur d’activité.

En outre, le CMF insiste sur la nécessité d’accompagner ces données de commentaires explicatifs clairs et précis. Ceux-ci doivent permettre de comprendre les causes des variations significatives enregistrées au cours des neuf premiers mois de 2026, conformément à l’article 44 bis de son règlement.

Par ailleurs, le régulateur appelle les sociétés cotées à respecter le délai fixé et à veiller à la qualité et à l’exhaustivité des informations publiées. Tout manquement à ces obligations est susceptible d’entraîner des mesures relevant de ses prérogatives.

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Tunisie: le devenir des 12 305 biens immobiliers d’avant l’indépendance

1956, ça vous dit quelque chose? C’est l’année de l’indépendance de la Tunisie. Mais c’est aussi une date qui, dans le chapitre immobilier, reflète une frontière entre deux époques. Car derrière les murs de certaines propriétés, les terres agricoles et les vieux immeubles, se cache une histoire foncière dont les traces se retrouvent encore aujourd’hui dans les registres de l’État.

Le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières vient justement d’apporter des éclaircissements sur ce patrimoine, en réponse à une question écrite de la députée Basma Hammami, selon l’agence TAP. Et ce, concernant le recensement des biens appartenant à des étrangers en Tunisie, notamment à Siliana.

Le dossier se divise en deux volets. D’une part, les terres agricoles et d’autre part, les propriétés urbaines. Pour les premières, la loi n° 5 de 1964 réserve la propriété aux ressortissants tunisiens, explique la même source. Selon le ministère, son application a permis de régulariser une grande partie des terres auparavant détenues par des étrangers et de les intégrer au patrimoine national. Le transfert des terres restantes à l’État est toujours en cours.

Par ailleurs, les données relayées par ladite source informe que quant aux propriétés urbaines, les chiffres donnent une idée de l’ampleur du dossier. Au total, 12 305 biens construits ou acquis avant 1956 sont concernés. Parmi eux, 7 645 appartenant à des ressortissants français ont été transférés à l’État en vertu des accords tuniso-français de 1984 et de 1989.

Les 4 660 autres biens demeurent la propriété d’étrangers. Certains sont gérés par des agents immobiliers ou par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), tandis que d’autres restent à la disposition de leurs propriétaires résidents, conformément à la législation en vigueur. Or, posséder un bien ne signifie pas nécessairement pouvoir en disposer sans formalités. Certaines opérations nécessitent l’autorisation du gouverneur territorialement compétent et du ministre des Domaines de l’État. A fortiori, des exceptions sont toutefois prévues pour les propriétaires français et italiens qui vendent leurs biens à des Tunisiens, en vertu des textes applicables.

Et que deviennent les propriétés laissées sans occupant? La SNIT assure la gestion des biens vacants relevant de son périmètre, notamment en les louant par voie d’enchères publiques. Les bâtiments menaçant ruine font, quant à eux, l’objet d’un suivi encadré notamment par la loi n° 33 de 2024, qui prévoit des mesures d’évacuation, de restauration ou d’expropriation, tout en garantissant les droits des propriétaires et des occupants.

Le recensement se poursuit, en coordination avec l’Office national de la propriété foncière et la SNIT, afin d’actualiser les listes et de déterminer le statut juridique de chaque bien.

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AdaptAction: lancement d’un projet de 150 000 euros pour renforcer l’adaptation climatique des territoires ruraux

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

Moment de la signature.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France, à travers l’AFD, et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS, de S.E. Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie et de Christophe Cottet, Directeur de l’AFD en Tunisie. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union
européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien. Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux. Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des
produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires. 

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

Le projet contribuera à mieux intégrer les savoirs agroécologiques et les pratiques locales dans les stratégies d’adaptation de la rive sud de la Méditerranée (Syrie, Liban, Palestine, Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie et Maroc), et à identifier les conditions de passage à l’échelle des solutions ayant fait leurs preuves. Le partenariat permettra également de valoriser, au sein des enceintes internationales telles que les COP et le Forum mondial de l’eau, les initiatives ayant démontré leur contribution à l’adaptation des territoires.

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MACF: le prix de la tonne d’équivalent CO2 est fixé à 82,32 €

Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est bien plus qu’une simple exigence réglementaire. C’est un défi commercial stratégique qui exige une préparation précoce et des données fiables. Les émissions de carbone deviennent un facteur de plus en plus déterminant dans les coûts d’exportation, les marges bénéficiaires et la sélection des fournisseurs. La supervision du cours des certificats doit être mécanique.

Pour le troisième trimestre 2026, la Commission européenne a fixé le prix de la tonne d’équivalent CO2 à 82,32 €. Ce prix est en hausse par rapport aux 1er et 2e trimestres qui affichaient, respectivement, des valorisations de 75,36 et 75,28 €.

La hausse du prix s’explique par la formule même du dispositif. Le prix du certificat MACF est le reflet direct du marché réglementé des quotas d’émission de l’Union européenne. Cette dernière applique une réduction linéaire stricte du plafond global d’émissions autorisées. Moins de quotas disponibles aux enchères fait mécaniquement grimper les prix.

De plus, l’année 2026 marque le début de la suppression graduelle des allocations gratuites accordées jusqu’alors aux industriels européens pour faire face à la concurrence internationale. Les entreprises doivent donc acheter davantage de volumes sur le marché. Cela sans oublier que l’intégration totale du secteur maritime, contraint à couvrir l’intégralité de ses émissions cette année, et l’inclusion de nouveaux gaz accentuent la pression sur la demande globale de quotas.

Pour les exportateurs tunisiens, ils doivent anticiper dès aujourd’hui un déficit structurel de l’offre de quotas, orientant les cours à la hausse. Ils doivent tenir compte de cette tendance dans leur budget de l’année prochaine.

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Le Tunisien Khaled Koubaa rejoint le Conseil consultatif d’une agence américaine de développement

En décembre dernier, le Groupe de la Banque mondiale annonçait la nomination du Tunisien Khaled Koubaa au sein de son Comité des sanctions. Aujourd’hui, une nouvelle nomination s’ajoute à son parcours international. Un érudite! Khaled Koubaa vient de rejoindre le Conseil consultatif de la Millennium Challenge Corporation (MCC). CEtte dernière est une agence du gouvernement américain dédiée à la lutte contre la pauvreté par la croissance économique.

Créée en 2004, la MCC finance des programmes de développement dans des pays partenaires. Son Conseil consultatif réunit des experts, des chefs d’entreprise et des spécialistes chargés de conseiller l’agence sur les investissements, les partenariats économiques et les nouvelles technologies.

Khaled Koubaa y apportera son expérience en gouvernance d’Internet, en intelligence artificielle et en politiques publiques. Il entend notamment contribuer aux réflexions sur le rôle des technologies dans la croissance économique et l’inclusion.

Pour rappel, son parcours comprend des responsabilités chez Google et Meta, ainsi qu’un passage au conseil d’administration de l’ICANN, l’organisation chargée de coordonner des ressources essentielles au fonctionnement d’Internet.

 

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Quoi de neuf dans la nouvelle norme ISO 9001: 2026?

La nouvelle version de la norme ISO 9001: 2026, publiée officiellement le 16 septembre 2026 et succédant à la version 2015, a introduit des évolutions structurantes pour mieux intégrer les défis contemporains des organisations. Certaines nouveautés sont à mentionner.

La première est la prise en compte des changements climatiques. Les exigences y relatives ont été explicitement enrichies. Ainsi, l’organisme doit désormais déterminer si des enjeux découlant des changements climatiques ont une incidence sur sa capacité à atteindre les résultats attendus de son système de management de la qualité.

Les besoins et attentes des parties intéressées pertinentes peuvent également inclure des exigences ou des préoccupations liées aux changements climatiques.

La deuxième est que la qualité n’est plus seulement perçue à travers des processus techniques, mais aussi à travers les valeurs partagées de l’organisme. La direction doit ainsi activement promouvoir une culture de la qualité et un comportement éthique, reflétés dans les valeurs partagées, les attitudes et les pratiques. L’environnement pour la mise en œuvre des processus doit également intégrer des facteurs sociaux et psychologiques, comme la prévention du stress, la protection des émotions, le climat non discriminatoire, et le personnel doit être sensibilisé à l’éthique et à la culture qualité de l’organisme.

La troisième est la distinction claire entre «risques» et «opportunités». Bien que déjà présents dans la version 2015, les notions de risque et d’opportunité font l’objet d’une distinction plus nette et d’un traitement séparé pour structurer la démarche proactive de l’organisme. Un article de la norme se concentre spécifiquement sur les actions face aux risques (effets indésirables, perturbations), un autre encadre distinctement les actions face aux opportunités (adoption de nouvelles pratiques, technologies émergentes, nouveaux partenariats).

La quatrième est le renforcement de la gestion des changements du Système de management de la qualité afin de garantir leur efficacité. L’organisme doit analyser l’objectif des changements, leurs conséquences possibles, l’impact sur la continuité du système, la disponibilité des ressources, la communication associée et la manière dont les résultats seront évalués.

Une période de transition de 3 ans est accordée aux entreprises certifiées. Les certifications selon l’ISO 9001: 2015 prendront fin en septembre 2029, les certificats actuels restent valides durant cette période.

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La Poste tunisienne prépare son assistant IA accessible 24h/24

Un assistant intelligent disponible 24 heures sur 24, un tri postal automatisé et de nouveaux services dédiés au commerce électronique. Selon les propos relayés par l’agence TAP, la Poste tunisienne prévoit d’intégrer l’intelligence artificielle à ses activités dans le cadre de son plan d’action 2026-2030, avec l’ambition d’améliorer la qualité des services et d’accélérer sa transition numérique.

À l’occasion de la Journée mondiale de la poste, célébrée le 9 octobre, le PDG de l’Office national de la poste, Yacine Friâa, a annoncé le développement d’un assistant intelligent permettant aux citoyens d’obtenir des réponses à leurs questions à toute heure. L’IA devrait également servir à automatiser la lecture des adresses et le tri du courrier, à optimiser les tournées de distribution et à faciliter la prise de décision.

Le plan prévoit, en outre, de renforcer la position de la Poste dans le commerce électronique grâce à une place de marché virtuelle, au développement des services de stockage et de livraison, à la création de points de retrait et à la mise en place du paiement à la livraison. Ces solutions visent notamment à faciliter l’activité des PME et des artisans.

L’institution entend également élargir l’accès aux services financiers et numériques, en renforçant son réseau de bureaux, particulièrement dans les régions enclavées, et en poursuivant la dématérialisation de ses procédures. Sur le volet environnemental, elle prévoit de développer une “Poste verte”, fondée sur une meilleure gestion de l’énergie et une utilisation accrue des énergies renouvelables.

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Alia Al Shamlan nommée directrice générale de Tunis Bay

Tunis Bay, le mégaprojet immobilier parrainé par GFH Bank, a annoncé la nomination de la Bahreïnienne Alia Al Shamlan au poste de directrice générale. Cette désignation vise à accélérer le développement du projet et à renforcer son positionnement en tant que destination intégrée dédiée à l’habitat, aux affaires, à l’hôtellerie et aux loisirs.

Ce n’est pas une novice dans le domaine. En effet, forte de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, l’investissement et les transactions immobilières, Alia Al Shamlan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de GFH. Elle aura notamment pour mission de consolider les partenariats, d’attirer de grandes enseignes hôtelières de luxe et de développer la marina ainsi que les composantes résidentielles en bord de mer.

Selon Hisham Alrayes, directeur général et membre du conseil d’administration de GFH Bank, cette nomination doit permettre de faire avancer les plans de croissance du projet et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des acteurs du tourisme.

Pour sa part, Alia Al Shamlan entend privilégier la concrétisation des opportunités d’investissement, le développement de partenariats stratégiques et le renforcement de l’offre hôtelière, commerciale et résidentielle en Tunisie. L’objectif est de faire de Tunis Bay une destination distinctive, capable de contribuer durablement au dynamisme économique et touristique de la Tunisie.

On lui souhaite bon vent !

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Location-vente en Tunisie : 1000 logements par an face à un besoin de 200 000

Au rythme prévu de 1 000 logements par an, il faudrait 200 ans pour couvrir la demande nationale. C’est ce que relève la Chambre des promoteurs immobiliers, qui propose quatre réformes.

Le projet gouvernemental de location-vente de logements, salué dans son principe pour raviver un mécanisme ayant fait ses preuves dans les années 1970, se heurte à des lacunes légales et opérationnelles majeures. Lesquelles risquent de paralyser son efficacité. C’est le constat de Hechmi Miliani, trésorier de la Chambre nationale des promoteurs immobiliers, dans une déclaration au journal L’Économiste Maghrébin. Il estime que le dispositif actuel ne permettra pas de résoudre la crise structurelle du logement sans une révision législative approfondie, menée en concertation avec les professionnels du secteur.

Pour M. Miliani, le principal frein est l’attribution exclusive du programme à la SNIT et à la SPROLS, qui font déjà face à d’importantes difficultés internes. Le besoin national est estimé à 200 000 logements, mais ces structures prévoient une capacité de production limitée à 1 000 unités par an, soit 5 000 logements sur cinq ans. Selon son calcul, il faudrait donc 200 ans pour absorber la demande actuelle, au point que les candidats, leurs enfants et leurs petits-enfants n’en bénéficieraient pas de leur vivant. Il déplore aussi la démarche du ministère de l’Équipement, qui consiste à réaliser une phase d’essai étalée jusqu’en 2027-2028, et plaide au contraire pour l’adoption immédiate d’une vision stratégique globale.

La Chambre propose d’abord d’ouvrir le programme aux promoteurs privés, sous réserve d’appliquer le même cahier des charges que le secteur public. Cela permettrait de produire de 25 000 à 30 000 logements par an et d’atteindre 90 000 unités en trois ans. Elle suggère ensuite de segmenter l’offre en trois standings, social, intermédiaire et amélioré, afin d’adapter les logements aux différents niveaux de revenus, du SMIG à des salaires de 5 000 dinars. Et ce, tout en garantissant des implantations géographiques adaptées aux attentes de la classe moyenne.

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Sa troisième proposition consiste à accorder aux ménages de la classe moyenne un prêt direct, au taux préférentiel de 3 % et plafonné à 400 000 dinars. Il serait financé par le fonds FOPROLOS, qui accumule 380 millions de dinars par an grâce aux contributions patronales. M. Miliani rappelle que le coût du crédit bancaire constitue le principal obstacle à l’accès à la propriété : un emprunt de 200 000 dinars coûte au final 484 000 dinars au souscripteur.

Enfin, la Chambre préconise la création d’une interface financière intermédiaire entre les promoteurs et les citoyens pour assurer le recouvrement des loyers. Elle éviterait aux entreprises publiques comme la SNIT de dépêcher des agents pour collecter directement des mensualités de 400 dinars.

Pour étayer son diagnostic sur la crise du secteur, le trésorier détaille l’envolée des coûts de production enregistrée depuis 2010. Le coût de revient du mètre carré bâti est passé de 150 dinars en 2010 à 350 dinars aujourd’hui. Cette augmentation s’explique par le renchérissement des matériaux et de la main-d’œuvre : le sac de ciment est passé de 6,5 à 17 dinars, le prix du fer a été multiplié par cinq ou six, la journée d’un ouvrier qualifié est passée de 25 à 80 dinars, et celle d’un ouvrier non qualifié de 10 dinars à une fourchette de 30 à 35 dinars. Sur le plan foncier, il est désormais impossible de trouver du terrain à bâtir à moins de 2 000 dinars le mètre carré.

Pour appuyer ses mises en garde contre les risques d’échec réglementaire, M. Miliani rappelle l’expérience du programme « Premier Logement », déployé entre 2018 et 2025. Sur l’enveloppe de 200 milliards de millimes allouée par l’État, seuls 65 milliards ont été consommés, et 135 milliards ont été réintégrés au budget public. Le programme s’est soldé par la vente de seulement 2 000 à 2 500 logements en sept ans, en raison de conditions d’emprunt inadaptées aux revenus réels des citoyens.

 

Lire également — Le mécanisme du crédit « Premier logement » n’a pas connu le succès escompté (N. Snoussi)

 

Le trésorier précise que le secteur privé ne redoute aucune concurrence de la part du projet public de location-vente. Les bénéficiaires visés par des loyers publics de l’ordre de 180 dinars par mois constituent, selon lui, un segment de clientèle totalement distinct de celui desservi par les promoteurs privés.

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Recherche scientifique: un Tunisien premier mondial, deux autres dans le top 40

Trois chercheurs tunisiens figurent parmi les 40 premiers du classement mondial “Top1000 Scholar 2026” en études géologiques et géophysiques, pour la période 2021-2025, d’après l’agence TAP.

Le professeur Younes Hamed, de la Faculté des sciences de Gafsa, occupe la première place mondiale. Le professeur Hakim Goubantini, du Centre de recherches et des technologies des eaux, se classe 38e, tandis que le professeur Mohamed Soussi, de la Faculté des sciences de Tunis, arrive au 39e rang.

Établi par la plateforme Scholarly Index, ce classement distingue des chercheurs selon des critères d’évaluation scientifique. Ces résultats mettent en avant des compétences tunisiennes dans un domaine qui contribue notamment à l’étude du sous-sol et des ressources en eaux souterraines. La méthodologie détaillée du classement reste toutefois à consulter pour interpréter précisément ces positions.

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Aéronautique: le Maroc vise 5 milliards de dollars d’exportations avec de nouveaux investissements

L’aéronautique marocaine poursuit son développement. Le secteur attire de nouveaux investisseurs, tandis qu’Airbus prépare une nouvelle étape de son implantation industrielle dans le royaume. Selon Mohammed Bellatig, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS), les exportations du secteur pourraient passer de 3 milliards de dollars en 2025 à 5 milliards de dollars par an d’ici 2029.

Airbus prévoit de renforcer ses activités au Maroc avec une nouvelle unité consacrée à la conception, à la fabrication et à l’assemblage de pièces aéronautiques. Le projet a été évoqué par Mickaël Bertrand, représentant du groupe au Maroc. Une annonce officielle est attendue dans les prochains mois. En décembre 2025, Airbus avait déjà finalisé le rachat du site casablancais de Spirit AeroSystems, spécialisé dans les composants de structure pour les avions A220 et A321.

Le développement du secteur s’est également illustré lors de la huitième édition du Marrakech Airshow, organisée du 7 au 10 octobre 2026. À cette occasion, le ministère marocain de l’Industrie et du Commerce a signé trois protocoles d’accord portant sur de nouveaux investissements.

D’ailleurs, MATIS prévoit d’investir 16,457 millions de dollars dans une usine de câblage aéronautique, avec 750 emplois directs à la clé. APS Coating consacrera 18 millions d’euros à une unité de traitement de surface de pièces aéronautiques, qui devrait employer 120 personnes. De son côté, MECAPOLE prévoit un investissement de 10 millions d’euros dans l’usinage de pièces pour avions et hélicoptères, en partenariat avec l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Le projet devrait créer 80 emplois.

En effet, ces investissements doivent permettre de produire davantage de composants sur place et de renforcer les compétences industrielles locales. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, y voit un moyen de consolider la souveraineté industrielle du pays et d’accroître la valeur ajoutée produite au Maroc.

Par ailleurs, d’autres projets viennent étoffer le tissu industriel. Le groupe chinois Hangyu Technology a choisi la Cité Mohammed VI Tanger Tech pour implanter une unité de forge de précision destinée aux moteurs d’avion et aux turbines à gaz. L’investissement pourrait atteindre 105 millions d’euros.

En juin 2026, Safran Electronics & Defense a lancé l’extension de son usine de Nouaceur, près de Casablanca. Évalué à 350 millions de dirhams, soit environ 36 millions de dollars, le projet prévoit 17 000 m² supplémentaires et 15 nouvelles lignes de production consacrées notamment aux calculateurs avioniques, aux actionneurs et aux systèmes de mesure. Le groupe suédois Trelleborg a également inauguré, en juin, une usine spécialisée dans les systèmes d’étanchéité pour l’aéronautique, pour un investissement d’environ 130 millions de dirhams.

Cinquième contributeur aux recettes d’exportation industrielles du Maroc, derrière l’automobile, la chimie, le textile et l’agroalimentaire, l’aéronautique emploie près de 25 000 personnes. Le secteur enregistre une croissance annuelle supérieure à 10 %, selon les données communiquées dans le cadre de ces annonces.

L’objectif de 5 milliards de dollars d’exportations annuelles à l’horizon 2029 reste une projection du GIMAS. Pour l’atteindre, le Maroc devra poursuivre la montée en gamme de ses activités, attirer de nouveaux équipementiers et intégrer davantage de savoir-faire et de production dans ses usines locales.

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Capitalisme en Afrique: la Tunisie à la 18ᵉ place, derrière le Maroc et l’Égypte

Maurice, les Seychelles et le Botswana occupent le haut du classement africain du Global Capitalism Index (GCI). La Tunisie, elle, se place au 18ᵉ rang sur les 47 pays évalués, avec 56,1 points sur 100, selon les données communiquées pour l’édition 2026. Elle devance l’Algérie et le Sénégal, mais reste derrière le Maroc et l’Égypte, deux économies nord-africaines qui figurent dans le top 10 continental.

Le Maroc totalise 61,8 points et l’Égypte 60,9, soit respectivement 5,7 et 4,8 points de plus que la Tunisie. L’écart est encore plus marqué avec Maurice, première du classement africain avec 73,9 points. Les Seychelles suivent avec 73,4 points, devant le Botswana et ses 72,7 points. Ces résultats placent les trois premiers pays à plus de 16 points de la Tunisie et montrent combien les performances varient d’une économie africaine à l’autre.

Rang africain

Pays

Rang mondial

Score sur 100

17

Ghana

108ᵉ

56,3

18

Tunisie

110ᵉ

56,1

19

Sénégal

114ᵉ

54,6

Derrière ces positions, l’indice évalue les conditions dans lesquelles les marchés fonctionnent. Il prend en compte la protection des droits de propriété, les règles de concurrence, l’ouverture du marché du travail, l’accès au financement, la solidité du système bancaire, le développement des marchés financiers, la création d’entreprises et la circulation des biens et des capitaux. Il ne mesure donc directement ni le niveau de richesse des habitants ni la croissance d’un pays. Son objectif consiste à apprécier les conditions institutionnelles et économiques qui encadrent l’activité des entreprises.

La répartition des scores confirme les écarts entre les pays africains. Vingt des 47 économies évaluées obtiennent moins de 50 points. La Mauritanie affiche 24,2 points, le Tchad 24,1 et la Libye 21,8. À l’autre bout du classement mondial, la Suisse arrive en tête avec 96,9 points, devant les États-Unis, Hong Kong, le Canada et Singapour.

Avec 56,1 points, la Tunisie se situe donc dans la partie médiane du classement africain. Les données communiquées font état d’une progression annuelle de 1,7 point, mais ce gain ne suffit pas à expliquer la position du pays. Pour comprendre ce qui le sépare du Maroc ou de l’Égypte, il faudrait comparer leurs résultats sur chacun des huit piliers de l’indice. Le score global ne permet pas de savoir si l’écart provient principalement de l’accès au financement, du fonctionnement de la concurrence, de la protection des droits de propriété ou d’autres facteurs. Cette distinction compte pour les entreprises. La stabilité des règles, la facilité d’accès aux capitaux et les conditions de concurrence pèsent dans les décisions d’investissement et les stratégies d’expansion. Le classement ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que les entreprises tunisiennes sont moins compétitives que leurs concurrentes marocaines ou égyptiennes. Il fournit plutôt un point de comparaison pour examiner les règles et les institutions qui encadrent leur activité.

Voici le top 10 africain selon Global Capitalism Index

Rang africain

Pays

Rang mondial

Score sur 100

1

Maurice

48ᵉ

73,9

2

Seychelles

50ᵉ

73,4

3

Botswana

52ᵉ

72,7

4

Namibie

59ᵉ

69,7

5

Cap-Vert

66ᵉ

67,1

6

Rwanda

74ᵉ

64,2

7

Afrique du Sud

78ᵉ

63,2

8

Bénin

80ᵉ

62,8

9

Maroc

85ᵉ

61,8

10

Égypte

86ᵉ

60,9

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Barq, Tabby, Moove… Six grandes opérations qui ont marqué le financement des startups en MENA

329,5 millions de dollars pour Barq, 250 millions pour Moove et 233 millions pour Tabby. Selon Wamda, au 3e trimestre 2026, plusieurs startups du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont attiré des financements importants. Dans la région MENA, 6 opérations se distinguent par leur montant. Trois concernent des entreprises saoudiennes, deux des sociétés basées aux Émirats arabes unis et la dernière, une entreprise égyptienne. Ensemble, elles représentent plus d’un milliard de dollars.

Barq arrive en tête avec 329,5 millions de dollars levés lors d’un tour de table de série A. La fintech saoudienne a atteint une valorisation de 1,85 milliard de dollars à l’issue de l’opération. Ce montant place l’entreprise parmi les acteurs les plus valorisés de la région, alors qu’elle se trouve encore à un stade relativement précoce de son parcours de financement.

La valorisation et le montant levé ne désignent toutefois pas la même chose. Les 329,5 millions de dollars correspondent aux fonds mobilisés lors de l’opération, tandis que le 1,85 milliard représente la valeur attribuée à l’entreprise dans le cadre de cette transaction. Pour les dirigeants, cette distinction est essentielle: une valorisation élevée traduit les attentes des investisseurs, mais ne renseigne pas, à elle seule, sur la rentabilité ou la solidité financière d’une société.

Tabby, autre fintech saoudienne, a levé 233 millions de dollars lors d’un tour de table de série F. L’opération porte sa valorisation à 6,5 milliards de dollars. L’entreprise évolue dans le secteur du paiement fractionné, connu sous l’appellation Buy Now, Pay Later (BNPL), qui permet aux consommateurs de régler leurs achats en plusieurs fois.

La série F correspond à un stade de financement plus avancé que la série A de Barq. L’entreprise a déjà franchi plusieurs étapes de développement et cherche à poursuivre sa croissance. Les deux opérations illustrent ainsi des situations différentes: une entreprise peut lever des fonds pour accélérer son développement, tandis qu’une autre sollicite de nouveaux capitaux après plusieurs cycles de financement.

Le troisième acteur saoudien de ce groupe, Lendo, a mobilisé 200 millions de dollars sous forme de dette. Cette modalité change la nature de l’opération. Contrairement à une levée de fonds en capital, un financement par la dette ne donne pas nécessairement lieu à une participation de l’investisseur au capital de l’entreprise. Il implique en revanche un remboursement selon les conditions prévues.

Aux Émirats arabes unis, Moove a réuni 250 millions de dollars lors d’un tour de table de série C. Présente dans les services de mobilité, l’entreprise finance notamment l’accès des chauffeurs à des véhicules destinés à leur activité. Son modèle se situe à la croisée du financement et du transport. L’accès au véhicule permet de travailler, tandis que les revenus générés contribuent à couvrir son coût. Le montant obtenu donne à Moove des moyens supplémentaires pour poursuivre son développement. Mais une levée de fonds importante s’accompagne aussi d’attentes élevées. Les investisseurs cherchent généralement à savoir comment les capitaux seront utilisés, quels marchés l’entreprise entend développer et comment cette croissance pourra se traduire en résultats financiers.

Fasset, également basée aux Émirats, a levé 68 millions de dollars en série C. La fintech développe des services financiers numériques, notamment autour des actifs numériques. 

En Égypte, Paymob a obtenu 35 millions de dollars lors d’un tour de table de pré-série C. L’entreprise fournit des infrastructures de paiement aux commerçants et aux entreprises. Ses solutions permettent notamment d’accepter et de gérer des paiements numériques. Cette activité répond à un besoin important pour les entreprises qui souhaitent développer leurs ventes en ligne ou diversifier les moyens de paiement proposés à leurs clients.

Les six opérations montrent que les grandes levées de fonds ne répondent pas toutes au même objectif. Certaines soutiennent l’expansion d’une fintech, d’autres financent des services de mobilité ou des infrastructures de paiement. Le stade de financement compte également: une série A et une série F ne correspondent pas au même niveau de maturité ni aux mêmes attentes des investisseurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’IA va-t-elle réduire la semaine de travail à trois jours ?

Le fondateur d’Amazon estime que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient permettre à certains salariés de travailler moins tout en conservant un revenu suffisant pour leur famille. Une perspective qui relance le débat sur l’avenir du travail et le partage des richesses.

Et si la semaine de cinq jours n’était plus la norme de demain ? Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, entrevoit un avenir dans lequel les progrès de l’intelligence artificielle (IA) permettraient de réduire considérablement le temps consacré au travail. Dans un entretien accordé à Fox News, relayé notamment par Fortune et Business Insider en octobre 2026, l’entrepreneur américain a évoqué la possibilité pour certains salariés de subvenir aux besoins de leur famille en travaillant seulement trois jours par semaine.

Cette perspective repose sur une hypothèse : l’automatisation de nombreuses tâches et l’amélioration de la productivité pourraient permettre de produire davantage avec moins de travail humain. Les gains économiques qui en découleraient offriraient alors aux salariés une plus grande liberté dans l’organisation de leur temps et de leur vie professionnelle.

Une nouvelle organisation du travail en perspective

Pour Jeff Bezos, les gains de productivité pourraient également transformer le modèle économique des ménages. Selon ses déclarations rapportées par Fortune, certaines familles pourraient, à terme, ne plus avoir besoin de deux revenus pour maintenir leur niveau de vie. L’un des conjoints pourrait ainsi choisir de ne pas exercer d’activité professionnelle rémunérée, tandis que l’autre travaillerait moins de jours par semaine.

Cette vision repose sur l’idée que les bénéfices de l’IA ne se limiteraient pas aux entreprises, mais pourraient aussi se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et de la qualité de vie. Elle suppose toutefois que les gains générés par les nouvelles technologies se répercutent effectivement sur les salaires, les revenus des ménages et les conditions de travail, plutôt que de profiter essentiellement aux entreprises et à leurs actionnaires.

Amazon accélère ses investissements dans l’IA

Les perspectives évoquées par Jeff Bezos interviennent alors que les investissements dans l’intelligence artificielle prennent une ampleur considérable. Amazon prévoit de consacrer environ 200 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement en 2026, notamment pour renforcer ses infrastructures technologiques et développer ses activités liées au cloud et à l’IA, selon les résultats financiers publiés par le groupe en février 2026.

Parallèlement, le géant américain du commerce en ligne a engagé d’importantes réductions d’effectifs. En octobre 2025, Amazon avait annoncé une première vague de suppressions de postes dans le cadre d’une réorganisation visant notamment à réduire les niveaux hiérarchiques et à gagner en efficacité. En janvier 2026, le groupe a annoncé la suppression d’environ 16 000 postes supplémentaires. Ces décisions illustrent les transformations en cours dans les grandes entreprises technologiques, même si elles ne peuvent pas être attribuées exclusivement à l’intelligence artificielle.

Entre promesse de prospérité et incertitudes sociales

Jeff Bezos n’est pas le seul dirigeant technologique à anticiper une transformation profonde du travail. Elon Musk a notamment estimé, en janvier 2026, que les progrès de l’IA et de la robotique pourraient rendre le travail facultatif dans un horizon de dix à vingt ans.

Mais entre ces projections et leur concrétisation, plusieurs questions restent ouvertes. Une hausse de la productivité ne garantit pas automatiquement une réduction du temps de travail, une progression des salaires ou une redistribution équitable des richesses. Les effets de l’IA dépendront notamment des choix des entreprises, des politiques publiques et des mécanismes de partage des gains économiques.

La semaine de trois jours annoncée dans ces scénarios reste donc une perspective, et non une évolution généralisée déjà engagée. Le véritable enjeu sera de déterminer si l’intelligence artificielle permettra aux salariés de travailler moins pour vivre mieux, ou si ses gains profiteront principalement aux entreprises qui la déploient.

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Startups tunisiennes: où sont passés les investisseurs?

La Tunisie reste en retrait dans la course aux financements des startups. A dire vrai, l’Arabie saoudite redevient le premier marché du financement des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Selon les données de Wamda, au troisième trimestre 2026, les entreprises du royaume ont levé près d’un milliard de dollars, devant les Émirats arabes unis, avec 507 millions, et l’Égypte, avec 56,4 millions. Ces chiffres montrent que les investissements restent concentrés sur quelques entreprises et que les écarts entre les marchés sont importants.

Au total, les startups de la région MENA ont levé 1,65 milliard de dollars entre juillet et septembre 2026, selon le rapport de Wamda publié le 12 octobre. C’est plus du double du montant enregistré au deuxième trimestre, en hausse de 108 %. Pourtant, les financements restent inférieurs de 63 % à ceux du troisième trimestre 2025. Le marché a rebondi en trois mois, mais il n’a pas retrouvé son niveau de l’année précédente.

L’Arabie saoudite arrive en tête avec près d’un milliard de dollars levés en 62 opérations. Au deuxième trimestre, les startups saoudiennes n’avaient réuni que 102 millions de dollars. Cette forte hausse repose surtout sur la fintech, qui a attiré 815,8 millions de dollars en 16 opérations. L’e-commerce suit avec 98 millions, puis la proptech avec 50,3 millions.

Trois opérations expliquent une grande partie de ce résultat. Barq a levé 329,5 millions de dollars, Tabby 233 millions et Lendo 200 millions sous forme de dette. Ensemble, ces financements représentent 762,5 millions de dollars, soit environ 75 % du total saoudien.

Autrement dit, la première place du royaume tient largement à ces trois entreprises. Cela ne signifie pas que les autres startups ne trouvent pas de financement, mais leurs opérations pèsent beaucoup moins dans le bilan national. Pour mesurer la vitalité d’un écosystème, il faut donc regarder non seulement le montant total levé, mais aussi le nombre d’entreprises qui accèdent aux capitaux.

Les Émirats arabes unis occupent la deuxième place avec 507 millions de dollars réunis en 41 opérations. Le montant a reculé de 14 % par rapport au trimestre précédent, où les startups avaient levé 591,3 millions de dollars. La mobilité arrive en tête des secteurs financés, avec 250 millions de dollars, devant la fintech, à 164,3 millions, et la healthtech, à 25,2 millions.

Là encore, deux entreprises ont pesé lourd. Moove a levé 250 millions de dollars en série C et Fasset, 68 millions lors d’un tour de table de série C. À elles deux, elles représentent 318 millions de dollars, soit près de 63 % du total émirien. Sans ces deux opérations, les financements seraient tombés à 189 millions de dollars.

Les chiffres montrent que les Émirats restent capables d’attirer de gros investissements, notamment vers des entreprises déjà avancées dans leur développement. Mais ils montrent aussi que le résultat d’un trimestre peut dépendre de quelques levées de fonds. Le montant global ne permet pas, à lui seul, de savoir si les startups plus jeunes ont davantage de facilité à financer leurs projets.

L’Égypte reste troisième, mais les montants sont nettement plus faibles. Les startups du pays ont levé 56,4 millions de dollars en 15 opérations, contre 72,6 millions au deuxième trimestre, soit une baisse de 22 %. Le financement de Paymob explique une grande partie de cette activité. Le fournisseur d’infrastructures de paiement a levé 35 millions de dollars en pré-série C, soit environ 62 % du total égyptien. Sans cette opération, les startups du pays n’auraient réuni que 21,4 millions de dollars.

La fintech domine également en Égypte, avec 45 millions de dollars levés. L’edtech a attiré 3 millions et les infrastructures liées au commerce électronique, 2,8 millions. Le pays conserve donc une activité de financement, mais les montants restent limités et reposent largement sur une seule entreprise.

À l’échelle régionale, la fintech est le principal secteur financé. Elle a attiré environ 1,03 milliard de dollars au troisième trimestre, soit près de 62 % du total. La mobilité arrive en deuxième position avec 285 millions de dollars, suivie de l’e-commerce, à 105,6 millions. Cette répartition montre où se dirigent les capitaux, mais elle souligne aussi le poids de quelques secteurs dans les choix des investisseurs.

Le stade de développement des entreprises joue également un rôle. Les startups déjà avancées ont levé 606 millions de dollars en sept opérations. Celles qui se trouvent en phase de démarrage ont réuni 505,4 millions à travers 94 opérations. Les entreprises les plus matures attirent donc des montants importants en quelques transactions, tandis que les financements des jeunes pousses se répartissent entre un nombre bien plus élevé de projets.

Pour les entrepreneurs, ces données rappellent qu’il ne suffit pas de regarder les montants levés dans un pays pour évaluer les possibilités de financement. Le secteur d’activité, le niveau de développement de l’entreprise et le type d’investisseurs recherchés comptent aussi. Une startup en phase de démarrage n’a pas les mêmes besoins ni les mêmes possibilités qu’une entreprise qui prépare son expansion.

L’accès aux capitaux reste par ailleurs très inégal entre les équipes fondatrices. Les startups dirigées par des femmes ont levé 12,7 millions de dollars, soit moins de 1 % du total régional. Les entreprises fondées par des équipes mixtes ont obtenu 15,9 millions de dollars, tandis que celles dirigées par des hommes ont réuni 1,62 milliard de dollars.

Au troisième trimestre, l’Arabie saoudite s’impose donc grâce à quelques opérations majeures dans la fintech. Les Émirats restent un marché important, porté notamment par la mobilité, tandis que l’Égypte enregistre un recul. La hausse des financements régionaux est bien réelle par rapport au trimestre précédent. Reste à voir si elle profitera à davantage de startups ou si les prochains mois confirmeront le poids dominant de quelques grandes entreprises.

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Le Lloyd Tunisien attribuera des actions gratuites

La Société tunisienne d’assurances Lloyd Tunisien a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. L’état de résultat technique Non-Vie affiche un chiffre d’affaires de 236,145 MTND. Les revenus de placements alloués à l’état de résultat se sont établis à 15,564 MTND, en hausse par rapport aux 11,393 MTND de l’exercice précédent.

Les charges de sinistres nettes ont atteint 96,430 MTND, contre 82,673 MTND en 2024. En parallèle, les frais d’exploitation se sont élevés à 31,081 MTND, augmentant de 19,9% en rythme annuel. Le résultat technique Non-Vie s’est établi à 1,549 MTND, en repli par rapport aux 4,396 MTND de 2024.

Par branche, l’Automobile reste la branche la plus contributrice avec un résultat technique de 8,698 MTND Les pertes techniques les plus importantes proviennent de la branche Groupe (-4,58 MTND) et Assurance Transport (-1,054 MTND).

Du côté de l’activité Vie, les primes acquises se sont dressées à 2,989 MTND. Le résultat technique Vie a enregistré une belle embellie pour s’établir à 1,220 MTND, contre 0,729 MTND une année auparavant. Le bénéfice net de l’exercice 2025 s’est établi à 7,263 MTND, en repli de 13,7%. Les capitaux propres avant affectation des bénéfices ont totalisé 82,985 MTND.

Le bilan fait ressortir des placements nets de 286,849 MTND. La plus-value latente globale est de 19,746 MTND, dont 18,151 MTND sur les actions et titres à revenu variable. Les provisions techniques brutes s’élèvent à 244,240 MTND.

Concernant l’exercice 2026, il est placée sous le signe du renforcement et du développement du réseau de distribution. Dans ce cadre, une cellule dédiée à l’accompagnement et à l’animation des agents stagiaires a été mise en place. Elle vise à favoriser leur intégration et leur montée en compétences. Outre le recrutement de nouveaux agents, l’assureur compte aménager 10 agences selon la nouvelle charte et le réaménagement de la succursale de Mégrine et le transfert de la succursale de Sfax vers un site mieux adapté à son activité.

Par ailleurs, les actionnaires vont se réunir aujourd’hui en une Assemblée générale extraordinaire pour voter une augmentation de capital de 20 MTND par incorporation du report à nouveau après affectation du résultat de l’exercice 2025. L’émission portera sur 4 000 000 d’actions nouvelles d’une valeur nominale de 5 TND chacune. Le capital social sera ainsi porté à 65 MTND. Les actions nouvelles seront attribuées gratuitement aux actionnaires existants à raison de 4 nouvelles actions pour 9 actions anciennes. Les actions nouvelles porteront jouissance à compter du 1er janvier 2026.

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