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Lese-Ansicht

CSHL : le bout du tunnel enfin ?

Partis à se faire dévorer à la petite cuillère par les  » réputés » (?) redoutables Etoilés dans leur fétiche stade olympique de de Sousse, Les protégés du jeune Camseddine Dhaouadi renversèrent contre toute attente la vapeur, déjouèrent tous les pronostics et rentrèrent au bercail avec une ô combien précieuse victoire (0-1). Pourtant le plus optimiste des Hammam-Lifois tablait sur une défaite en priant « in petto » qu’elle ne soit pas très lourde, pas une dérouillée ! D’autant que jusque-là les verts n’avaient collectionné que les revers que ce soit à la maison ou en déplacement : Quatre défaites en autant de rencontres avec tenez-vous bien aucun but inscrit pour quatre concédés !
Chiheb Ben Fradj : le monsieur plus
Le capitaine des verts n’a pas disputé les premières rencontres avec les siens pour une  » futile » question d’entente avec le nouveau directoire(?) alors que Mongi Bhar le Président sortant affirmait sur nos colonnes à la fin de l’exercice écoulé que le dit-joueur serait inéluctablement reconduit. De retour parmi les siens, la défense pour la première fois ne plia pas, mieux : il fut l’auteur du magistral » heading » ayant amené le but libérateur assurant les premiers trois points dans l’excarcelle des banlieusards.
Le résurrection de Moez Ben Chrifia
Voilà quelques semaines, le pauvre Moez Ben Chrifia connu pourtant pour sa droiture et son respect de l’éthique, fut descendu en flammes, vilipendé, stigmatisé par une petite frange de la rue à Hammam-Lif : Il aurait baissé les bras devant l’Espérance Sportive de Tunis, son club d’origine, en concédant un but facilement évitable ! Il n’en eut cure et continua à durement bosser fort de la confiance de son entraineur. A Sousse, il fut un lion dans sa cage écœurant par ses arrêts réflexes les pointes locales. Pour la petite histoire, l’Olympique de Sousse fut pour ainsi dire son point de départ vers la renommée: L’Espérance Sportive de Tunis disputait une demi-finale de la coupe de Tunisie dans la catégorie inférieure contre l’Etoile Sportive du Sahel en présence de son Président à l’époque si Othmane Jnayeh; La parité vierge ayant sanctionné les débats, les tirs au but pour désigner l’heureux finaliste virent Le jeune Moez Ben Chrifia arrêter trois pénalties et qualifier les siens à l’apothéose finale. Le lendemain, il passa d’autorité avec les fanions pour ne plus quitter la catégorie séniors depuis…
Garder les pieds sur terre!
Cette précieuse victoire ramenée méritoirement de Sousse ne devrait pas induire les troupes en erreur. Ne pas pavoiser outre mesure et garder la tête froide. Le chemin est encore très long et dangereusement semé d’embûches. Continuer à mouiller le maillot, à aller durement aux charbons et à appliquer les consignes de leur jeune entraineur « Chamo » qui saura à ne point douter les préparer mentalement pour le restant de la compétition. Ce n’est que de la sorte que le groupe sortira de l’ornière et postulera à un classement digne de sa riche histoire, de son glorieux passé.
Mohamed Sahbi RAMMAH

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Administration : une plateforme numérique d’échange de données entre organismes publics en cours de finalisation

La Présidence du gouvernement poursuit les travaux de mise en place d’une plateforme destinée à permettre aux différentes structures publiques adhérentes d’échanger des données de manière instantanée et automatisée. Ce dispositif vise à éviter aux citoyens de fournir des informations ou des documents déjà détenus par les organismes publics ou accessibles via la plateforme.

Cette annonce intervient en réponse à une question écrite de la députée Fatma Mssedi portant sur la gouvernance et la modernisation de l’administration, selon un communiqué publié mercredi par la Présidence du gouvernement.

Dans son communiqué, la Présidence du gouvernement rappelle que le principe de l’échange électronique des données entre les structures publiques, ainsi qu’entre celles-ci et leurs usagers, a été instauré par le décret-loi n° 2020-31 du 10 juin 2020. Les modalités et les procédures d’application de ces dispositions ont été fixées par le décret gouvernemental n° 777 de 2020 du 5 octobre 2020.

Parallèlement, la présidence du gouvernement se penche sur la finalisation de la plateforme nationale des procédures administratives, appelée à constituer un point d’accès unique aux différentes démarches administratives. Ce projet ambitionne de simplifier les procédures, d’alléger les contraintes administratives pesant sur les citoyens, de faciliter l’accès aux services numériques et de réduire les coûts liés à la fourniture de ces services.

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Le Kef : les urgences hospitalières passent au numérique

L’hôpital régional du Kef se prépare à lancer un système numérique intelligent d’information des patients, par voie sonore et visuelle au sein du service des urgences.

Placé sous le signe « la technologie au service du patient… pour des urgences plus organisées et efficaces », ce dispositif permettra d’informer les patients sur les résultats de leurs examens de laboratoire et de radiologie, via des écrans associés à des annonces sonores en arabe, facilitant ainsi l’accès à l’information.

Il permet également d’appeler les patients pour leur consultation de manière claire et organisée, de suivre la liste d’attente par ordre de priorité, et d’améliorer la fluidité du travail au sein du service.

Cette solution vise à améliorer l’expérience du patient, faciliter la communication et renforcer l’organisation digitale des urgences.

Fruit d’une conception et d’une réalisation entièrement locales, ce projet allie expertise en gestion hospitalière et innovation technologique, démontrant qu’une digitalisation efficace peut émerger au sein même des établissements de santé du pays.

 

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Proposition de loi relative à la régularisation de la situation des puits agricoles non autorisés : le ministère propose des amendements

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a organisé, lundi 12 octobre 2026, une journée d’étude consacrée à la proposition de loi relative à la régularisation de la situation des puits agricoles profonds non autorisés.

À cet effet, le président de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et hydrique et de la pêche de l’ARP, Omar Ben Omar, a indiqué que cette proposition de loi vise notamment à faire face à l’ampleur croissante du phénomène des puits agricoles non autorisés.

«En effet, certains agriculteurs se trouvent contraints de recourir au puits non autorisé en raison des difficultés rencontrées pour obtenir les autorisations nécessaires, notamment à cause de la bureaucratie administrative et de la complexité des procédures», a-t-il expliqué.

Le député a souligné qu’à l’issue de cette journée d’étude, la proposition de loi devrait être soumise à la séance plénière.

Il a ainsi rappelé que cette initiative fait suite à l’adoption de l’article 81 de la loi de Finances pour l’année 2025, qui prévoit la régularisation de la situation des puits anarchiques. «Toutefois, cet article n’a pas été mis en application», a-t-il précisé.

Le nombre de puits est passé de 246 en 2010 à plus de 3.000 en 2025 

De son côté, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, représenté par le directeur général des ressources hydrauliques, Issa Hlimi, a révélé, lors de cette journée d’étude, que le nombre de puits est passé de 246 en 2010 à plus de 3.000 en 2025, sans compter les puits qui n’ont pas été recensés.

S’agissant des répercussions négatives des puits anarchiques, il a notamment évoqué, sur les plans économique et social, l’augmentation des coûts de pompage et de l’énergie, les conflits entre les exploitants, ainsi que les difficultés liées au contrôle des volumes d’eau prélevés et à leur répartition équitable.

Sur le plan environnemental, il a mis en garde contre la dégradation des écosystèmes oasiens, le recul de la biodiversité, l’affaissement des sols dans le Sud tunisien et la pollution des ressources en eau.

S’agissant des ressources hydriques, il a indiqué que les puits anarchiques contribuent à la baisse du niveau des nappes souterraines, à l’assèchement des anciens puits de surface et à l’intrusion d’eau salée dans les nappes d’eau douce, notamment dans les zones côtières.

«Le volume des ressources en eaux souterraines renouvelables s’élève à 2,5 milliards de mètres cubes», a-t-il déclaré.

Concernant le cadre juridique régissant les eaux souterraines, le responsable a rappelé que celles-ci constituent un domaine public soumis aux dispositions du Code des eaux. 

«L’exploitation des eaux souterraines nécessite une autorisation préalable du ministre chargé des ressources hydrauliques. Cette autorisation ne confère pas un droit de propriété sur l’eau, mais définit les conditions de son utilisation», a-t-il expliqué.

Il a également précisé que l’administration peut refuser une demande lorsque celle-ci risque de compromettre l’équilibre des ressources hydriques. En cas d’infraction ou de risque pour ces ressources, elle peut ordonner la fermeture ou le comblement du puits ou encore limiter le débit de prélèvement. 

Raccourcir le délai d’application

Il convient de rappeler que la proposition de loi présentée par l’ARP comprend quatre articles définissant les conditions et les modalités de régularisation de la situation des puits agricoles non autorisés.

Le premier article prévoit la régularisation des puits agricoles non autorisés creusés avant le 10 décembre 2024, moyennant le paiement d’une redevance de 3.500 dinars, selon des conditions et des procédures fixées par arrêté du ministre chargé des Ressources hydrauliques. Le texte fixe au 31 décembre 2027 la date limite de dépôt des demandes de régularisation.

Le deuxième article prévoit le rejet systématique des demandes comportant des informations erronées, tandis que le troisième article stipule que la décision de régularisation est annulée en cas de manquement du bénéficiaire à ses obligations. Le quatrième article prévoit l’abrogation des dispositions de l’article 81 de la loi n° 48 de 2024 du 9 décembre 2024, relative à la loi de Finances pour l’année 2025.

Toutefois, lors de la journée d’étude, les représentants du ministère de l’Agriculture ont proposé des amendements à cette proposition de loi.

Le premier amendement vise à étendre le champ de la régularisation aux puits agricoles non autorisés creusés jusqu’au 31 décembre 2024, au lieu du 10 décembre de la même année. 

Par ailleurs, le ministère propose de remplacer la date limite du 31 décembre 2027 par un délai maximal d’un an à compter de la publication de l’arrêté du ministre chargé des ressources hydrauliques pour le dépôt des demandes de régularisation.

Nouha MAINSI



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Artisanat : neuf artisans récompensés lors des concours nationaux de tissage et de création artisanale

Neuf artisans et artisanes ont été récompensés dans le cadre des Prix nationaux pour le développement de la création artisanale, au titre des concours de tissage de 2025 et des concours sectoriels de 2026, selon deux arrêtés publiés au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 13 octobre 2026.

Pour le concours de tissage au titre de l’année 2025, le premier prix, d’une valeur de 4.000 dinars, a été attribué à Aziza Slaoui, du gouvernorat de Kairouan. Le deuxième prix (3.000 dinars) est revenu à Raja Ferjani, de Médenine, tandis que le troisième prix (2.000 dinars) a été décerné à Ali El Abed, de Nabeul.

Au titre du premier concours sectoriel de 2026, Hammadi Snene, du gouvernorat de Mahdia, a remporté le premier prix (4.000 dinars), suivi d’Ahmed Fakhet, de Tunis, lauréat du deuxième prix (3.000 dinars), et de Hanene Khanfir, de Sfax, qui a décroché le troisième prix (2.000 dinars).

S’agissant du deuxième concours sectoriel de 2026, le premier prix (4.000 dinars) a été attribué à Mohamed Bougamra, de Monastir. Souhaila Aounallah, de Nabeul, a obtenu le deuxième prix (3.000 dinars), tandis que Marwa Dridi, de Bizerte, a remporté le troisième prix (2.000 dinars).

Instaurés dans le cadre de la promotion de la création artisanale, les concours nationaux sont organisés annuellement par l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), conformément au décret n°2023-460 du 5 juin 2023. Le concours de tissage se tient dans le cadre de la Foire nationale des tapis et du tissage. Les créations sont évaluées selon leur identité patrimoniale, leur caractère innovant, leur qualité de finition, leur esthétique et leur potentiel de commercialisation. Les trois lauréats du concours de tissage reçoivent respectivement 4000, 3000 et 2000 dinars.

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Sociétés communautaires : pour une économie de la justice sociale

 Par Ahmed NEMLAGHI

Présentées comme un levier de développement régional, de création d’emplois et de valorisation des ressources locales, les sociétés communautaires occupent une place particulière dans la vision économique du président de la République, Kaïs Saïed. Le Conseil ministériel restreint présidé par la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, à la Kasbah, remet au centre du débat les conditions nécessaires pour faire de ce modèle un instrument concret de justice sociale et de développement.

La question économique ne se résume pas à la croissance des indicateurs ou à l’accroissement des investissements, elle renvoie également à la manière dont les richesses sont produites, réparties et mises au service de la collectivité. C’est autour de cette préoccupation que s’inscrit le projet des sociétés communautaires, auquel Kaïs Saïed entend donner une place dans la transformation du modèle de développement tunisien.

En consacrant un conseil ministériel restreint à l’amélioration de leur gouvernance, à la simplification des procédures de création et au renforcement de leur accompagnement, le gouvernement reconnaît que l’avenir de ces structures dépend autant de leur potentiel économique que de la capacité de l’administration à leur offrir un environnement favorable.

Les sociétés communautaires s’inscrivent dans une approche qui entend rapprocher l’activité économique des besoins des territoires et de leurs populations. Leur vocation est de permettre à des personnes réunies autour d’un projet commun de mobiliser les ressources disponibles, de développer une activité productive et de créer des emplois au bénéfice de leur région.

Cette orientation rejoint la conception de Kaïs Saïed selon laquelle le développement doit être davantage ancré dans les réalités locales et contribuer à réduire les disparités entre les régions. Il ne s’agit pas seulement de créer de nouvelles structures économiques, mais de favoriser une participation collective à la production de richesses, en donnant aux populations la possibilité de devenir actrices de leur développement.

Dans cette perspective, les sociétés communautaires peuvent offrir une voie complémentaire aux formes traditionnelles d’entrepreneuriat. Elles sont notamment susceptibles de réunir des compétences, des moyens et des ressources qui, pris isolément, ne permettraient pas toujours de concrétiser un projet viable.

L’enjeu consiste à faire émerger des activités adaptées aux spécificités territoriales : valorisation des produits agricoles, transformation des matières premières, services, artisanat, activités environnementales ou projets liés aux potentialités régionales. Le choix des secteurs doit toutefois répondre à une analyse sérieuse des besoins, des débouchés et des capacités réelles de chaque structure.

La justice sociale par la création de richesses

La justice sociale constitue l’un des fondements politiques mis en avant par le président de la République. Dans cette conception, elle ne saurait se limiter à la redistribution des revenus après la création des richesses. Elle suppose également d’élargir les possibilités de participer à leur production et de permettre aux régions de mieux tirer profit de leurs ressources.

Les sociétés communautaires prennent leur sens dans cette articulation entre activité économique et finalité sociale. En encourageant l’initiative collective, elles sont appelées à contribuer à la création d’emplois, à l’intégration économique des jeunes et à une meilleure valorisation des potentialités locales.

Pour les régions confrontées au chômage, au manque d’investissements ou à l’insuffisance des débouchés, le développement de projets productifs peut représenter une possibilité de diversification économique. Il peut aussi contribuer à limiter la dépendance à l’égard d’activités concentrées dans les grands centres urbains, à condition que les projets disposent des moyens nécessaires pour fonctionner durablement.

La portée sociale de ce modèle ne se mesurera donc pas au seul nombre de sociétés créées. Elle dépendra du nombre d’emplois durables générés, de la qualité des revenus distribués, de la viabilité des activités et de leur capacité à produire des effets positifs sur l’économie locale.

La place accordée aux jeunes dans cette orientation répond à une difficulté persistante : l’écart entre les aspirations professionnelles, les qualifications disponibles et les possibilités d’emploi dans plusieurs régions du pays.

Les sociétés communautaires peuvent ouvrir des perspectives à des porteurs de projets désireux de travailler collectivement à la création d’une activité. Elles peuvent aussi favoriser l’acquisition de compétences pratiques et rapprocher la formation des besoins économiques locaux.

Mais l’initiative ne peut, à elle seule, résoudre le problème du chômage. Pour devenir un véritable outil d’insertion, ce modèle doit s’appuyer sur des projets économiquement viables, une formation adaptée, un accès aux équipements et aux financements ainsi que des débouchés commerciaux identifiés.

C’est dans ce contexte que la recommandation du conseil ministériel visant à mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement revêt une importance particulière. L’appui doit couvrir l’ensemble du parcours : conception du projet, étude de faisabilité, création juridique, gestion, production, commercialisation et développement de l’activité.

Une société communautaire ne peut se consolider durablement sur la seule base de l’enthousiasme de ses fondateurs. Elle a besoin de compétences, d’une organisation rigoureuse et d’une stratégie capable de résister aux contraintes du marché.

Simplifier les procédures et améliorer la gouvernance

Le conseil ministériel restreint a également examiné les difficultés administratives rencontrées par ces entreprises et les moyens d’y remédier. Ce volet est essentiel, car la multiplication des démarches, les délais ou l’absence d’interlocuteurs clairement identifiés peuvent freiner la concrétisation des projets.

La simplification administrative doit permettre aux porteurs de projets de consacrer davantage de temps et de moyens à leur activité productive. Elle suppose des procédures lisibles, une coordination efficace entre les services publics et un accompagnement accessible, notamment dans les régions où l’offre de conseil économique demeure limitée.

Toutefois, l’allègement des formalités ne doit pas se faire au détriment de la transparence ou de la bonne gestion. La gouvernance constitue une condition de crédibilité pour les sociétés communautaires : répartition claire des responsabilités, suivi des ressources, contrôle des dépenses et évaluation régulière des résultats doivent accompagner leur développement.

La recommandation de mettre en place des mécanismes d’évaluation est donc déterminante. Pour mesurer l’efficacité de l’accompagnement public, il faudra pouvoir apprécier les résultats obtenus, repérer les difficultés persistantes et ajuster les dispositifs en fonction des besoins réels des entreprises.

L’une des orientations retenues lors de la réunion consiste à encourager les sociétés communautaires à investir de nouveaux secteurs et marchés porteurs, notamment dans les domaines à forte valeur ajoutée et à dimension stratégique, en cohérence avec le Plan de développement 2026-2030.

Cette démarche est importante pour éviter que les projets ne se limitent à des activités de faible rentabilité ou à des marchés déjà saturés. La valorisation des ressources locales peut produire davantage de bénéfices lorsqu’elle s’accompagne de transformation, d’innovation, d’amélioration de la qualité et d’une véritable stratégie commerciale.

Une production agricole peut, par exemple, gagner en valeur lorsqu’elle est transformée ou commercialisée sous une forme répondant aux attentes du marché. De même, des ressources régionales encore insuffisamment exploitées peuvent soutenir des activités nouvelles, pourvu que les investissements, les compétences et les débouchés soient réunis.

Il ne s’agit pas de disperser les initiatives dans tous les secteurs, mais d’identifier les activités pour lesquelles chaque territoire possède des atouts réels. La réussite du modèle dépendra de cette capacité à concilier ambition sociale et rationalité économique.

De l’ambition politique à la viabilité économique

Le modèle des sociétés communautaires traduit une volonté de faire de l’initiative collective un instrument de développement et de justice sociale. Sa cohérence avec les orientations de Kaïs Saïed tient à cette recherche d’un lien plus direct entre les ressources des régions, la création de richesses.

Mais une ambition politique ne devient une réussite économique que si elle se traduit par des résultats durables. Les entreprises doivent pouvoir accéder aux compétences, aux équipements, au financement et aux marchés indispensables à leur activité. Elles doivent également bénéficier d’un accompagnement qui respecte leur autonomie et leur permette de prendre des décisions adaptées à leur environnement.

L’État a, dans ce processus, un rôle déterminant : simplifier, former, conseiller, faciliter l’accès aux opportunités économiques et évaluer les résultats. Il ne peut cependant se substituer à la viabilité des projets ni à la qualité de leur gestion.

Le défi consiste ainsi à faire des sociétés communautaires des acteurs économiques capables de créer de la valeur, plutôt que de simples structures administratives bénéficiant d’un soutien ponctuel. Leur pérennité sera le meilleur indicateur de leur contribution au développement régional.

En définitive, la portée du projet défendu par Kaïs Saïed se mesurera à sa capacité à transformer l’initiative collective en emplois stables, les ressources locales en richesses durables et la promesse de justice sociale en améliorations tangibles pour les citoyens. La simplification des procédures et le renforcement de l’accompagnement constituent des étapes importantes. La réussite dépendra désormais de la qualité des projets, de leur gouvernance et de leur aptitude à s’inscrire durablement dans l’économie nationale.

 

 

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Ligue des champions : le Bayern tenu en échec par un Viking combatif (3-3)

Le Bayern Munich, mené 2-0 à la pause, a finalement été tenu en échec par le Viking (3-3), à Stavanger, et a perdu son meneur de jeu Michael Olise, exclu, mardi soir en phase de

ligue de la Ligue des champions.

Cueillis à froid sur un but sur corner de Gianni Stensness (2e), l’ogre allemand a concédé un nouveau but signé Peter Christiansen (38e). Mais, en deux temps, Harry Kane a relancé la partie d’abord sur pénalty puis sur une

tête en force (54e, 60e) avant un troisième but inscrit par Luis Diaz à 20 minutes de la fin. L’exclusion de Michael Olise pour un geste d’humeur à un quart d’heure de la fin a permis aux Norvégiens de recoller en toute fin de

match par Herman Haugen (90e, 3-3).

Les Bavarois, moins souverains en Bundesliga où ils pointent à une inhabituelle troisième place, accueilleront Arsenal sans l’international français dans un choc des titans de la troisième journée la semaine prochaine.

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Marché des véhicules électriques : une croissance sur les chapeaux de roue 

Longtemps perçu comme une petite niche réservée à une élite ultra-aisée et freiné par des barrières douanières et fiscales dissuasives, le marché de la mobilité électrique en Tunisie connaît un véritable tournant. Le secteur de la mobilité bas carbone accélère à un rythme inédit depuis le début de l’année en cours, transformant profondément le paysage automobile national. Selon les dernières données publiées par la Chambre nationale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, les ventes des quatre-roues éco-responsables ont explosé les compteurs. Alors que le marché n’avait enregistré qu’environ 600 véhicules électriques écoulés sur l’ensemble de l’année 2025, la barre des 1.100 unités vendues a été franchie durant les quatre premiers mois de 2026, ce qui confirme l’appétit grandissant des automobilistes tunisiens pour les technologies propres.

«La demande augmente aussi bien pour les véhicules 100% électriques que pour ceux hybrides», a souligné Brahim Debbache, le président de la chambre rattachée à l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA).

Selon lui, la «phase de forte croissance ne fait que commencer». Le syndicat patronal s’attend, en effet, à ce que le nombre de véhicules à faibles émissions qui devraient être commercialisées sur l’ensemble de l’année en cours s’approche de 4.000 unités, avec l’arrivée de nouvelles marques et la hausse des commandes passées auprès des marques ayant déjà pignon sur rue. À ce rythme, l’objectif de 50.000 véhicules électriques vendus par an en 2030 fixé par les autorités devrait être atteint facilement, alors que le secteur des transports représente environ 30% de la consommation finale d’énergie du pays et plus d’un quart de ses émissions de gaz à effet de serre.

Le principal catalyseur de cette dynamique réside incontestablement dans la volonté des pouvoirs publics de verdir le parc automobile tunisien et de renforcer l’efficacité énergétique dans un secteur des transports particulièrement énergivore à l’heure où la facture des carburants pèse lourdement sur les finances publiques. Au premier semestre 2026, les subventions aux carburants ont atteint 2,427 milliards de dinars, représentant 69,62% du total des dépenses de subvention de l’État tunisien.

Le directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Abdelhamid Gannouni, rappelle que le démarrage en trombe que connaît le secteur de la mobilité électrique est le fruit du renforcement progressif des mesures incitatives adoptées dans les dernières lois de finances. «Les voitures électriques bénéficient actuellement d’une exonération totale des droits de douane, qui ont été ramenés de 30% à 0%. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a été abaissée de 19 à 7%, tandis que la taxe de circulation a été réduite de 50%», a-t-il détaillé dans une vidéo publiée récemment par l’agence.

Éliminer deux angles morts pour débloquer le potentiel du secteur

À cela s’ajoute l’adoption d’un nouveau mode de calcul de la puissance fiscale. Auparavant pénalisées par les formules des moteurs thermiques, les voitures électriques sont désormais classées de manière juste, allant de 2 ou 3 chevaux fiscaux jusqu’à 7 CV pour les modèles de plus grande taille. Ces mesures ont provoqué une onde de choc positive sur les grilles des prix des concessionnaires. Une voiture électrique autrefois commercialisée aux alentours de 100.000 dinars s’affiche désormais à près de 58.000 dinars, soit une baisse spectaculaire de plus de 40%, avec des fourchettes tarifaires globales oscillant entre 45.000 et 65.000 dinars pour les citadines.

D’autre part, la levée des freins administratifs, notamment la sortie des voitures électriques du système restrictif des quotas, a permis d’inonder le marché d’une offre beaucoup plus riche et diversifiée. Le nombre de modèles proposés en Tunisie a ainsi grimpé d’une quinzaine il y a deux ans à plus de 60 modèles aujourd’hui.

Le principal frein à une croissance plus rapide du marché réside cependant dans le déficit d’infrastructures. Le déploiement des points de recharge se fait actuellement beaucoup plus rapidement que le virage vers l’électrique, car on a jusqu’ici mis la charrue avant les bœufs.

Le réseau national de bornes demeure embryonnaire et profondément inégalitaire. La grande majorité des stations fonctionnelles se concentre dans le Grand Tunis et les grandes villes situées sur le littoral.

À mesure que le parc grandit, la structuration d’un cadre réglementaire et technique régissant l’activité de recharge publique et privée devient une priorité absolue. Les données de l’ANME révèlent qu’environ 90% des recharges s’effectuent dans la sphère privée (à domicile ou sur le lieu de travail), tandis que 10% seulement se font dans des bornes publiques. Dans ce dernier segment, la recharge rapide en courant continu ne représente que 3% des opérations, démontrant que l’usage quotidien s’appuie d’abord sur une routine de recharge nocturne ou stationnaire.

L’autre obstacle qui empêche les ventes des véhicules électriques à passer à la vitesse supérieure concerne l’absence d’un service après-vente et le déficit de compétences spécialisées dans la maintenance. Passer du moteur thermique au bloc électrique exige une transformation radicale des compétences. La mécanique traditionnelle cède ici la place à la mécatronique de haute tension, à la gestion électronique avancée et à la manipulation de systèmes de stockage d’énergie complexes. Actuellement, en dehors des ateliers officiels de quelques concessionnaires pionniers, les mécaniciens indépendants et les centres d’entretien de quartier sont totalement dépourvus des formations et des outillages de sécurité requis. En cas de panne complexe ou de sinistre sur le circuit électrique du véhicule, le consommateur se retrouve face à un vide technique inquiétant.

Ce n’est qu’en éliminant ces angles morts qu’on pourrait faire des véhicules hybrides et électriques les rois de la route de demain. 

Walid KHEFIFI

 

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Conseil des ministres : Kaïs Saïed affirme que « les citoyens ne sont pas de simples chiffres »

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mardi, au palais de Carthage, une réunion du Conseil des ministres consacrée à la situation générale du pays et aux projets de loi de finances et de l’équilibre économique pour l’année prochaine.

Cité dans un communiqué, le chef de l’Etat a affirmé que l’investissement ne peut porter ses fruits que dans une stabilité sociale fondée sur la justice et l’équité, soulignant que la satisfaction des besoins des citoyens, dans tous les domaines et toutes les régions, demeurera « une priorité absolue ».

Abordant le projet de loi de finances, le président Saïed a mis en avant l’orientation de ce texte vers la consécration de la justice sociale et l’allègement de la pression fiscale, estimant qu’une divergence de vues autour de sa teneur est « un fait normal » pourvu qu’elle ne lèse pas les intérêts de la patrie ou ne porte pas atteinte au droit des citoyens à une vie digne.

Le chef de l’Etat a par ailleurs souligné que les citoyens ne sont pas de « simples chiffres » mais plutôt des êtres humains dotés de droits naturels que chaque responsable en poste doit veiller scrupuleusement à concrétiser, en levant les obstacles qui s’y opposent et en prenant conscience des sacrifices des martyrs et des aspirations du peuple tunisien.

Il a affirmé que le peuple tunisien attend des réalisations concrètes répondant à ses attentes, mettant en garde quiconque pense, en secret ou au grand jour, pouvoir faire chanter l’Etat ou perturber ses rouages.

« Ils se trompent d’adresse », a-t-il conclu.

 

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Météo : prévisions du mercredi 14 octobre 2026

Nuages parfois denses sur le Sud-Est et les régions côtières de l’extrême Nord, avec des pluies temporairement orageuses. Nuages passagers sur le reste du pays.

Vent de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est sur le Sud, relativement fort près des côtes Est et faible à modéré ailleurs.

Mer agitée à très agitée sur la plupart des côtes.

Les températures maximales généralement comprises entre 24 et 29 degrés, avoisinant 22 degrés sur les hauteurs de l’Ouest et atteignant 31 degrés dans le Sud-Ouest.

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Migration clandestine vers l’Italie : les raisons d’une chute spectaculaire des départs depuis la Tunisie

La situation de la migration clandestine (ou irrégulière) entre la Tunisie et l’Italie est en train de connaître un tournant majeur en 2026, marqué par une chute spectaculaire des traversées depuis les côtes tunisiennes. Cette dynamique en recul n’est pas fortuite puisqu’elle résulte, avant tout, du renforcement drastique des contrôles sécuritaires et géopolitiques dans la région, aussi bien en Tunisie qu’en Italie.

En se fiant aux données et chiffres récents publiés par les autorités compétentes dans les deux pays, le nombre de prétendants à la migration clandestine est en nette baisse. Ces données officielles compilées en octobre 2026 confirment une tendance amorcée dès 2025. Une chute de plus de 56% des arrivées globales de migrants sur les côtes italiennes au cours des dix premiers mois de 2026. Cette baisse atteint même des proportions historiques de près de 80% pour la seule route tunisienne par rapport aux années records (comme 2023).

L’Algérie donne l’impression de prendre la relève puisqu’elle est en train de supplanter la Tunisie comme point de départ principal au Maghreb, tandis que la Libye a repris la tête des départs de la route de la Méditerranée centrale.

C’est dire que derrière cette baisse globale, les flux migratoires en provenance du Maghreb connaissent des évolutions contrastées : les départs depuis la Tunisie poursuivent leur recul, tandis que ceux en provenance d’Algérie affichent une progression notable.

Cette évolution intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne, marqué notamment par l’accélération des expulsions, le renforcement des contrôles aux frontières et le projet de mise en place de centres de retour dans des pays tiers.

Une forte tendance à la baisse

Selon les chiffres arrêtés au 15 octobre de chaque année et relayés par l’ancien député Majdi Karbai, l’Italie a enregistré 24.092 arrivées de migrants au cours des dix premiers mois de 2026, contre 54.965 durant la même période de 2025 et 54.129 en 2024. Cette baisse de 56,2% sur un an ramène les arrivées à leur niveau le plus bas sur la période considérée depuis 2024.

Le Bangladesh reste le principal pays d’origine des migrants arrivés sur les côtes italiennes, malgré une forte diminution des flux. Le nombre de ressortissants bangladais recensés est ainsi passé de 16.175 en 2025 à 5.794 en 2026.

Toutefois, c’est la recomposition des flux migratoires en provenance d’Afrique du Nord qui retient particulièrement l’attention. Alors que les arrivées depuis la Tunisie poursuivent leur baisse, celles en provenance d’Algérie progressent sensiblement, témoignant d’une évolution des routes migratoires empruntées pour rejoindre la péninsule italienne.

D’après les données présentées par Majdi Karbai, la Tunisie occupait la troisième place parmi les pays d’origine en 2024, avec 7.158 arrivées, soit près de 13% du total. Sa position s’est ensuite dégradée en 2025, année durant laquelle elle est passée à la huitième place avec 1.519 arrivées. Au cours des dix premiers mois de 2026, 1.275 arrivées en provenance de Tunisie ont été recensées.

En deux ans, le nombre d’arrivées depuis la Tunisie a ainsi chuté de 82,2%. Cette baisse confirme le recul marqué de cette route migratoire, longtemps considérée comme l’un des principaux axes de départ vers les côtes italiennes.

Les raisons d’un coup d’arrêt forcé

Le tarissement des flux s’explique principalement par la mise en application des accords passés entre le gouvernement italien de Giorgia Meloni, l’Union européenne et les autorités tunisiennes. Des accords qui ont permis de passer à la vitesse supérieure en termes de contrôle plus serré avec l’entrée en vigueur des actions suivantes :

*externalisation des contrôles : la Garde nationale tunisienne a intensifié ses opérations maritimes et terrestres, bloquant des dizaines de milliers de départs directement depuis ses plages (comme à Sfax, Mahdia ou Kélibia) ; *démantèlement des camps des migrants subsahariens : les autorités tunisiennes ont mené de vastes opérations d’évacuation des camps de fortune (notamment dans la région d’El-Amra), 

*durcissement des règles de retour : le 1er octobre 2026, le Conseil de l’UE a validé de nouvelles directives facilitant le renvoi des personnes sans droit de séjour, ouvrant la voie à la création de «centres de retour» hors-UE, une pratique discutable que la Tunisie cherche toujours à assouplir.

Et si la «harga» touche encore les jeunes Tunisiens qui rêvent toujours d’améliorer leur situation sociale, la majorité des personnes bloquées en Tunisie ou arrivant en Italie par cette route sont originaires d’Afrique subsaharienne (Guinée, Côte d’Ivoire, Mali, Soudan) et d’Asie du Sud (Bangladesh, Pakistan).

D’autres facteurs ont également contribué à cette chute, principalement la coopération entre les autorités tunisiennes et l’Organisation internationale des migrations (OIM), le bras de l’ONU qui organise des «retours volontaires» des migrants vers leur pays d’origine. Grâce à ce travail en commun, ils sont plus de cinq mille migrants sahariens à rentrer dans leurs pays d’origine alors qu’ils planifiaient de rejoindre clandestinement les côtes italiennes.

Parallèlement à ces mesures de plus en plus serrées pour freiner la migration clandestine, l’Italie et la Tunisie tentent de promouvoir des canaux régulés. Le mécanisme italien du «Décret Flussi» organise le recrutement de milliers de travailleurs tunisiens qualifiés (notamment dans l’agriculture et le BTP), bien que les lourdeurs bureaucratiques européennes continuent de pousser certains candidats vers la clandestinité.

Kamel ZAIEM

 

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Fête de l’Évacuation : le président Kaïs Saïed gracie 2 288 détenus

À l’occasion du 63e anniversaire de la fête de l’Évacuation, le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce à 2 288 personnes condamnées à des peines de prison, permettant la libération de 1 573 détenus, selon un communiqué publié mardi par la Présidence de la République.

Le chef de l’État a également ordonné l’octroi de la libération conditionnelle à 424 autres détenus.

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Grippe saisonnière : appel à la vaccination des personnes les plus vulnérables

Le ministère de la Santé a souligné, mardi, que le vaccin contre la grippe saisonnière est simple, sûr et efficace. Il protège les personnes vulnérables contre les complications et les risques liés à cette infection. La vaccination est particulièrement recommandée aux personnes âgées de 65 ans et plus, aux patients atteints de maladies chroniques (cardiaques, respiratoires, rénales ou diabétiques), aux personnes immunodéprimées, aux femmes enceintes ainsi qu’aux professionnels de la santé.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le ministère a indiqué que la grippe revient chaque automne. Si elle est généralement passagère pour de nombreuses personnes, elle peut toutefois entraîner des complications graves chez d’autres, nécessitant une hospitalisation, voire une admission en service de réanimation, et pouvant provoquer des complications multiples, voire des décès.

Le ministère a également précisé que le vaccin ne provoque pas la grippe et protège contre les différentes souches du virus. Sa composition est actualisée chaque année afin de tenir compte de l’évolution des virus grippaux.

Il a, à cet égard, appelé les citoyens à consulter leur médecin ou leur pharmacien, ou à se rendre au centre de santé le plus proche pour se faire vacciner, afin de prévenir l’infection et de protéger les personnes les plus vulnérables.

Le ministère a rappelé que la période la plus propice à la vaccination se situe avant l’hiver, précisant qu’elle peut se poursuivre jusqu’en février, voire au-delà, après avis médical.

Il a, par ailleurs, souligné que la fièvre constitue la seule contre-indication à la vaccination.

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Kerkennah : une caravane gratuite de dépistage cardio-pulmonaire à Sfax

Une caravane médicale gratuite dédiée à la santé cardiaque et pulmonaire a été organisée au centre de santé de base de Ramla situé dans l’île de Kerkennah.

Organisée dans le cadre du soutien à la prévention et au dépistage précoce des maladies, l’initiative a été menée par l’hôpital régional Slim Hadhri de Kerkennah, sous la supervision de la direction régionale de la santé, en coordination avec l’Association tunisienne des maladies cardiovasculaires et l’Association des maladies pulmonaires et allergiques de Sfax avec le soutien d’un laboratoire international privé.

La caravane a permis d’assurer 137 consultations en cardiologie, 86 en pneumologie, 50 échographies cardiaques, 137 électrocardiogrammes et 28 explorations fonctionnelles respiratoires.

Ce bilan illustre l’importance de cette initiative dans le dépistage précoce des maladies cardiaques et respiratoires et sa contribution à à une santé de proximité facilitant l’accès des habitants de Kerkennah aux examens médicaux spécialisés.

Cette action intervient aussi dans le cadre du partenariat entre structures sanitaires et associations scientifiques et a pour objectif de renforcer la prévention et l’éducation pour la santé au service d’une meilleure qualité des services sanitaires.

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Championnat d’Afrique de golf à Hammamet : l’équipe tunisienne pour une place au top 5

Les férus du golf en Afrique vibreront à partir de ce mercredi 14 et jusqu’ au 17 octobre a l’heure du golf continental à l’ occasion du championnat d’ Afrique masculin devant se dérouler au Golf Citrus Hammamet et qui constitue l’épreuve phare de l’ année 2026 pour la Confédération Africaine de Golf qui tiendra à l’ occasion, son assemblée générale  élective le vendredi 16 octobre.

Ils seront 68 joueurs amateurs, les meilleurs du continent issus de 17 pays à savoir l’Algérie, le Botswana, le Cameroun, l’Egypte, le Gabon, le Ghana, le Kenya, la Libye, l’Ile Maurice, le Maroc, la Réunion, la RSA , le Seychelles, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe et la Tunisie, qui vont en découdre trois jours durant sur 72 trous en vue de soulever la plus haute couronne.

Mais avant le coup d envoi des hostilités sur les greens le matin du  jeudi 13 octobre, les différentes délégations participantes ainsi que les responsables du golf continental et les hôtes de la Tunisie seront conviés à la cérémonie officielle d’ouverture programmée à 15h30 de l après midi du  mercredi 14 octobre, peu après la réunion des capitaines et la conférence de presse traditionnelle au Golf Citrus.

Et dans un sport dominé par les Sud-Africains qui comptent à leur actif 12 couronnes, la formation sud-africaine  partira encore une fois avec les faveurs de pronostics pour conserver son bien et confirmer sa suprématie à l’ échelle continentale. En effet, composée  de l’ expérimenté et champion 2024  au Botswana Ivan Verster, du champion local 2026 Constantyn Van Wyk, du redoutable Judd Sundelson et du jeune J A Wilsenach qui sera à sa première, l’ équipe de la RSA sera la principale attraction de cette édition hammametoise, en vue de plaire et surtout de ramener son record a 13 titres africains.Elle aura pour principaux concurrents le Maroc qui l a  coiffé  au poteau en 2022 au Caire lui chipant le titre, le Kenya, le Zimbabwe et la Zambie ou encore l’Egypte ainsi que la Tunisie,  qui ambitionnent toutes de monter sur le podium.

L’équipe Tunisienne, absente en 2024 pour un problème de visa et qui a réalisé sa meilleure performance  en 2022 au Caire  obtenant la quatrième place comptera sur l’ expérience de  trois parmi le quatuor qui s’est bien comporté  il y a quatre ans dans la capitale égyptienne, en l’occurrence Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri , outre le benjamin de l équipe et  jeune espoir du golf tunisien Mehdi Ben Youssef qui aura beaucoup à gagner en affrontant pour la première fois  aux meilleurs golfeurs dans le continent.Rabeh Bedoui champion de Tunisie et qui a réalisé sa meilleure marque en 2022 au Caire terminant en huitième position est capable de faire mieux chez lui et sur un parcours qu’il connaît à la lettre. Il peut  même ramener ses coéquipiers à un rythme élevé en vue de permettre à l’ équipe tunisienne de terminer dans le TOP 5, et pourquoi pas faire mieux, avec une très bonne concentration et un peu plus de réussite.

Il convient de rappeler enfin, que l’assemblée élective du bureau exécutif de la Confédération Africaine de Golf se tiendra vendredi 16 octobre a Hammamet en présence des responsables des fédérations de golf en Afrique des membres du bureau sortant ainsi que des responsables de la R&A en vue de l’ élection du président, des deux vices présidents, du secrétaire général ainsi que des présidents des cinq zones. Mohamed Elaziz Fetni président de la Fédération Tunisienne de Golf et membre du bureau sortant est candidat pour un nouveau mandat au sein de l’ instance africaine.

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Comment faire évoluer l’exercice du pharmacien pour apporter davantage au patient ?

Les journées  Pharmaceutiques du CROPA organisées le week end dernier à Korba , qui en sont aujourd’hui à leur 12e édition, constituent un rendez-vous régulier réunissant pharmaciens, universitaires, professionnels de santé et experts autour de problématiques directement liées à la pratique quotidienne et aux transformations de la profession.Dans ce cadre, Dr Yosri Guiras,ancien Président du Conseil Régional de l’Ordre des Pharmaciens de l’Ariana a animé une table ronde intitulée :« Faire évoluer l’officine : clinique, outils numériques, initiatives de terrain »  où comment faire évoluer notre exercice pour apporter davantage au patient ?L’officine est aujourd’hui devenue une véritable petite entreprise. Le pharmacien doit gérer les stocks, les commandes, les ruptures, les tiers payants, l’administratif, les équipes et de nombreuses autres contraintes. Toutes ces missions sont nécessaires, mais elles peuvent progressivement l’éloigner de ce qui constitue l’une de ses principales valeurs ajoutées : la relation avec le patient.

« Notre métier ne peut pas se limiter à : « Donnez-moi votre ordonnance… voici vos médicaments. » Entre ces deux phrases doivent pouvoir trouver leur place une question, une explication, un conseil, la détection d’un problème ou la correction d’une mauvaise utilisation d’un traitement.Cette évolution est d’autant plus importante que, dans de nombreux pays, le métier de pharmacien d’officine s’est considérablement transformé ces dernières années. La pharmacie clinique est progressivement entrée dans l’officine à travers des missions clairement définies : entretiens pharmaceutiques, bilans de médication, accompagnement des patients chroniques, vaccination, dépistage ou encore suivi de l’observance. Dans plusieurs systèmes de santé, ces nouvelles missions sont encadrées par des textes et accompagnées d’une rémunération spécifique du pharmacien pour le service rendu au patient.En Tunisie, cette évolution du cadre réglementaire et du modèle de rémunération reste encore à construire. Les pharmaciens d’officine essaient néanmoins de faire évoluer leur pratique avec les moyens dont ils disposent, en développant des initiatives de terrain et en consacrant davantage de temps au conseil et à l’accompagnement du patient, sans qu’il existe encore de véritable cadre réglementaire pour ces nouvelles missions ni d’honoraires spécifiques permettant de reconnaître le temps et l’expertise qui leur sont consacrés.

C’était aussi l’un des messages de cette table ronde en attendant les évolutions réglementaires nécessaires, la profession ne doit pas rester immobile. Il est possible de commencer à faire évoluer nos pratiques, parfois par des actions simples, tout en souhaitant qu’à terme ces nouvelles missions soient officiellement reconnues, organisées et valorisées.

L’éducation thérapeutique du patient

La table ronde a ainsi exploré plusieurs pistes complémentaires.Pr Fatma Sellami, Professeur Agrégée en Pharmacie Clinique, responsable de l’unité de pharmacie clinique à l’Hôpital Charles Nicolle de Tunis et Secrétaire Générale de la STPC, a montré comment l’éducation thérapeutique et la pharmacie clinique peuvent trouver une traduction concrète à l’officine, notamment à travers des interventions courtes et structurées intégrées à la dispensation.Dr Sarah Ben Hmida, pharmacienne d’officine et Présidente d’IPCRG Tunisia, a présenté l’expérience Asthma Right Care, avec des outils permettant au pharmacien de mieux accompagner le patient asthmatique, d’interroger son utilisation des traitements et de vérifier notamment la bonne utilisation des dispositifs d’inhalation.Dr Olfa Sellami, pharmacienne d’officine et ancienne Présidente du Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de Sfax, Sidi Bouzid et Kasserine, a partagé une initiative directement issue du terrain : la réalisation de fiches-conseils destinées aux patients pour mieux les informer et les accompagner dans différentes situations courantes.

Dr Rym Ben Ayed, pharmacienne, consultante et dirigeante de RySolve Healthcare Consulting, certifiée en intelligence artificielle, a présenté les possibilités offertes par l’intelligence artificielle générative à l’officine, mais également les précautions, les règles de confidentialité, les limites de ces outils et la nécessité absolue de conserver la validation du pharmacien.Ces quatre approches, différentes mais complémentaires, ont finalement convergé vers une même idée : faire évoluer l’officine ne signifie pas nécessairement tout révolutionner. Cela peut commencer par des changements simples dans notre manière de délivrer, d’interroger, de conseiller et d’accompagner nos patients, mais aussi par une meilleure utilisation des nouveaux outils à notre disposition. Le fil conducteur que le modérateur Yosri Guiras a  souhaité donner à l’ensemble de la séance peut d’ailleurs se résumer par cette question :« Qu’est-ce que je peux changer, dès lundi matin, dans mon officine, pour apporter davantage à mon patient ? »C’est probablement là que réside l’enjeu essentiel : redonner de la valeur à la dispensation et remettre le pharmacien là où il apporte le plus de valeur, auprès de son patient ».

 

Kamel Bouaouina

 

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CS Sfaxien : Mohamed Kouki fait son retour à la tête de l’équipe

Le comité directeur du CS Sfaxien a annoncé, mardi, la nomination de l’entraîneur Mohamed Kouki pour diriger l’équipe seniors de football jusqu’à la fin de la saison.

Le club a précisé, sur sa page officielle, que Mohmaed Kouki dirigera sa première séance d’entraînement ce mardi. La composition complète du staff technique adjoint sera annoncée ultérieurement.

Mohamed Kouki avait déjà entraîné le club de la capitale du Sud lors de la saison écoulée.

Auparavant, le comité directeur du CSS avait annoncé la fin de sa collaboration avec le directeur sportif Tarek Salem, sans en préciser les raisons. Le club avait également fait état, lundi, d’une séparation à l’amiable avec l’entraîneur Nabil Kouki et l’ensemble du staff technique.

La formation sfaxienne qui reste sur une défaite, samedi à Sfax, face au PS Sakiet Eddaier (0-1) pour le compte de la 5e journée, occupe la 6e place du classement de la Ligue 1 avec 8 points.

Les coéquipiers de Ali Maaloul s’apprêtent à disputer, samedi prochain à Abidjan, le match aller du deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération face à la formation ivoirienne de l’AS Amado Diallo.

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Les médicaments falsifiés et contrefaits en Tunisie, une menace majeure pour la santé !

Le marché des médicaments contrefaits est un danger mondial qui n’épargne pas la Tunisie. Ces produits illicites, souvent inefficaces et même dangereux, mettent en péril la santé des patients et touchent à la confiance dans les systèmes de santé. Ce phénomène prend beaucoup d’ampleur malgré les efforts continus des autorités pour le contrer. Les médicaments falsifiés et contrefaits constituent une crise silencieuse et l’une des plus graves menaces sanitaires et économiques mondiales.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1 médicament sur 10 circulant dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires est de qualité inférieure ou falsifié, une proportion qui atteint près de 50 % pour les produits achetés sur des pharmacies en ligne non réglementées.La Tunisie, porte d’entrée de l’Afrique et en raison de sa proximité avec l’Europe, est particulièrement vulnérable au trafic de médicaments contrefaits. Bien que des efforts considérables aient été déployés pour renforcer la régulation du marché pharmaceutique, les médicaments contrefaits continuent d’infiltrer les circuits de distribution, notamment dans les zones rurales et les marchés informels (marchés noirs).Les médicaments contrefaits sont souvent produits dans des conditions non hygiéniques et non conformes aux normes sanitaires. Ils sont généralement vendus à des prix plus bas, ce qui attire les populations vulnérables à la recherche de traitements abordables. Cependant, ces produits présentent des risques élevés, car ils peuvent être expirés, contenir des ingrédients inactifs, incorrects ou même toxiques, ce qui entraîne des conséquences graves parfois même fatales sur les patients.

Le commerce parallèle de médicaments 

S’il est impossible d’évaluer avec précision l’ampleur du marché clandestin en raison de sa nature occulte, plusieurs indicateurs témoignent d’une évolution préoccupante. Bien qu’il soit difficile d’évaluer avec précision l’ampleur de ce phénomène en raison de son caractère clandestin, les informations recueillies à travers les opérations de contrôle et les signalements des différents partenaires institutionnels montrent que ce trafic tend à se diversifier, notamment à travers le recours croissant aux plateformes numériques et aux réseaux sociaux

L’Agence observe ainsi une mutation des modes opératoires des trafiquants. Les médicaments et produits de santé illicites ne transitent plus uniquement par les réseaux traditionnels de contrebande. Les réseaux sociaux, les applications de messagerie et les plateformes de commerce électronique sont devenus de véritables vitrines commerciales où les vendeurs promettent des résultats rapides tout en échappant, dans certains cas, aux contrôles.Cette évolution est loin d’être propre en Tunisie. L’Agence nationale du médicament et des produits de Santé (ANMPS) rappelle qu’elle s’inscrit dans une tendance mondiale. Les organisations criminelles exploitent de plus en plus les outils numériques pour commercialiser des médicaments non autorisés, falsifiés ou de provenance inconnue, ne présentant aucune garantie de qualité, de sécurité ou d’efficacité.À l’occasion des 12 Journées Pharmaceutiques du Conseil Régional de l’Ordre des Pharmaciens de l’Ariana (CROPA),

Mehdi Dridi, ancien PDG de la Pharmacie Centrale de Tunisie, est intervenu pour modérer une session scientifique consacrée à la problématique des médicaments de qualité inférieure (substandards) et des médicaments contrefaits / falsifiés. Les échanges avec l’assistance ont porté sur la recrudescence de la circulation de médicaments contrefaits et non conformes aux normes internationales de fabrication, un phénomène qui menace la santé publique et la sécurité sanitaire régionale.L’accent a été mis sur la nécessité d’un contrôle rigoureux de la chaîne d’approvisionnement et sur le rôle central du pharmacien dans la traçabilité et le signalement des produits suspects.La session a souligné l’importance du renforcement du cadre réglementaire et de la collaboration entre les organismes de santé, la Pharmacie Centrale et les pharmaciens d’officine et d’hôpitaux pour garantir la qualité des produits dispensés aux patients.

Dr Sarah Zerei, Assistante hospitalo-universitaire en pharmacologie et cadre supérieur au sein de l’ANMPS (Agence Nationale du Médicament et des Produits de Santé). a indiqué  que « tous les continents sont touchés par la falsification de médicaments . Aucun médicament n’est épargné. .15% des médicaments vendus dans le monde sont falsifiés dont 50% en Afrique et en Asie. Les codes –barres peuvent être copiés et dupliqués sur des emballages  falsifiés. Certains réseaux criminels utilisent l’IA  pour reproduire les emballages authentiques avec une précision redoutable.. L’infrastructure de sérialisation complète  reste très coûteuse pour les PME pharmaceutiques. Les réseaux sociaux, nouveau terrain de jeu des trafiquants«Facebook», «Instagram», «TikTok», «WhatsApp» ou encore certaines plateformes de commerce électronique sont devenus des canaux privilégiés pour la vente illicite de médicaments. Les réseaux sociaux, les applications de messagerie, les sites de commerce électronique et certaines plateformes numériques sont aujourd’hui de plus en plus utilisés pour proposer et vendre des médicaments et produits de santé en dehors des circuits légalement autorisés. Face à ces limites, le rôle de l’ANMPS est important dans la prévention, la détection et la lutte contre les produits sous-standards et falsifiés, ainsi que les évolutions de l’horizon réglementaire tunisien dans ce domaine ».

La santé en danger

Les conséquences de l’utilisation de médicaments contrefaits sont graves. Non seulement ces produits sont inefficaces, mais ils peuvent également causer des effets secondaires nocifs ou mortels. Par exemple, l’utilisation de médicaments contrefaits pour traiter des infections graves peut entraîner des résistances aux antibiotiques, aggravant ainsi le problème de la résistance microbienne.De plus, la présence de ces produits sur le marché  mine la confiance des patients envers le système de santé. Les pharmaciens, souvent le premier contact du patient, se retrouvent dans une position délicate où ils doivent vérifier méticuleusement l’authenticité des médicaments qu’ils vendent tout en rassurant leurs patients.

Les annonces publiées sur Internet mettent souvent en avant des produits présentés comme des solutions rapides pour prendre du poids, maigrir, développer sa masse musculaire, améliorer les performances physiques ou traiter diverses affections.Le problème est que ces produits échappent totalement au circuit pharmaceutique réglementé. Les opérations de saisie relèvent principalement de la police judiciaire, des services des Douanes et des autorités judiciaires.

Le principal danger réside dans l’absence de garanties entourant ces médicaments. Leur circulation en dehors des circuits officiels favorise la présence de médicaments falsifiés, contrefaits ou de qualité non garantie, susceptibles de contenir des substances dangereuses, des dosages incorrects ou même ,des principes actifs sous-dosés, inexistants (remplacés par de la farine, du plâtre ou de la craie), ou toxiques (ex. antigel, peinture au plomb, solvants).L’OMS et l’ONUDC estiment que les faux antipaludiques et antibiotiques sont responsables de la mort de plus de 100 000 à 500 000 personnes par an (notamment des jeunes enfants touchés par le paludisme ou des pneumonies sévères en Afrique subsaharienne). L’échec répété d’un traitement contrefait détruit la confiance des patients envers le système de santé formel, la vaccination et le personnel médical.Les conséquences peuvent être multiples : absence d’efficacité thérapeutique, aggravation de la maladie, retard de prise en charge ou apparition d’effets indésirables parfois sévères. À cela s’ajoutent les conditions de transport et de stockage. La rupture de la chaîne du froid, l’exposition à une chaleur excessive, à l’humidité ou à la lumière peuvent altérer la stabilité des médicaments et réduire leur efficacité. Dans certains cas, cette dégradation peut même entraîner la formation de substances potentiellement toxiques.

 Une mobilisation coordonnée contre les circuits illicites

En Tunisie, la lutte contre les médicaments falsifiés et les circuits illégaux de distribution constitue un enjeu majeur de santé publique et de sécurité nationale. Face à la montée du commerce informel, du marché noir et des ventes non régulées sur internet ou les réseaux sociaux, les autorités tunisiennes ont renforcé leur coordination interinstitutionnelle.Mettre fin aux ventes illégales de médicaments est une priorité pour éviter les risques pour les consommateurs et assurer que chaque médicament soit prescrit et délivré de manière sécurisé.Pour contrer ces réseaux informels, la Tunisie s’appuie sur une stratégie multi-acteurs avec le renforcement de la  traçabilité se renforce et le déploiement de dispositifs de contrôle automatisés et de suivi des lots (de la fabrication/importation jusqu’à la dispensation en pharmacie) pour garantir l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement.

Sarra Zerei  a également abordé les perspectives de renforcement du système de contrôle et de surveillance, notamment à travers une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés, précisant que l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANMPS) a mis en place d’un dispositif officiel permettant aux citoyens et aux professionnels de signaler les médicaments et les produits de santé suspects ou contrefaits présentant un emballage inhabituel, un aspect anormal, des effets inattendus après utilisation, ou ceux vendus en dehors des circuits officiels ou à des prix suspects.Deux catégories sont concernées, en l’occurrence les produits non conformes aux normes, notamment des médicaments autorisés mais ne respectant pas les exigences de qualité, et les produits falsifiés ou contrefaits.Les signalements peuvent être effectués via un formulaire électronique sur le site officiel de l’Agence, par e-mail à l’adresse dpm@rns.tn ou par dépôt d’un dossier auprès du bureau d’ordre du ministère de la SantéLes signalements peuvent être anonymes et la confidentialité des données est garantie.L’Agence invite les citoyens à fournir, dans la mesure du possible, le nom du produit, son dosage, son numéro de lot, sa date d’expiration et des photos de l’emballage.Une attention particulière a été accordée aux opportunités offertes par l’intelligence artificielle (IA), notamment pour renforcer la détection des anomalies, l’analyse des données, la surveillance du marché et l’identification précoce des risques liés aux produits sous-standard et falsifiés. Ceci sans oublier les campagnes d’information incitant les citoyens à s’approvisionner exclusivement auprès du réseau officiel des pharmacies d’officine et des structures de santé publiques/privées agréées.

Dr Thouraya Ennaifer, secrétaire générale du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie (CNOPT), a émis de fermes alertes concernant l’introduction et la prolifération de médicaments contrefaits et issus de circuits parallèles en Tunisie.  Elle a fermement mis en garde contre l’achat de produits de santé sur internet. De nombreux médicaments falsifiés ou non autorisés circulent activement sur les réseaux sociaux en échappant à tout contrôle réglementaire. Ces médicaments entrent illégalement sur le territoire national sans passer par la Pharmacie Centrale de Tunisie. Ils ne subissent donc aucun test de conformité ou de sécurité sanitaire. Le CNOPT rappelle régulièrement que la consommation de ces traitements d’origine inconnue présente des risques mortels ou d’inefficacité thérapeutique grave en raison de dosages incorrects ou de substances toxiques.Elle réaffirme de manière constante que les seules sources d’approvisionnement fiables et totalement sécurisées restent les officines de pharmacie légales et les structures hospitalières agréée

                                            Kamel Bouaouina

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La Tunisie condamne fermement les attaques visant l’Arabie saoudite

La Tunisie a fermement condamné les attaques répétées ayant visé plusieurs installations et infrastructures vitales et civiles en Arabie saoudite, pays frère, ainsi que les pertes humaines et matérielles considérables qui en ont résulté.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, ces agressions constituent « une violation flagrante et grave » de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume, mettant en péril sa sécurité, sa stabilité et ses ressources.

Face à ces agressions, la Tunisie a réitéré sa pleine solidarité avec l’Arabie saoudite, exprimant son soutien aux efforts déployés par ce pays frère en vue de protéger sa sécurité, sa stabilité et son intégrité territoriale.

Tout en réaffirmant son rejet catégorique de ces agressions, qualifiées de violation flagrante du droit international et de menace pour la sécurité et la stabilité de la région arabe, la Tunisie a appelé à la sagesse et à la retenue, à privilégier le dialogue pour résoudre les différends par des voies pacifiques, et à soutenir les initiatives d’apaisement et de désescalade.

Elle a également appelé à éviter toute forme d’escalade afin de préserver la paix régionale et internationale et de faire déjouer les plans et « arrangements » visant à semer la discorde et à déstabiliser la région.

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Météo : prévisions du mardi 13 octobre 2026

Nuages parfois denses sur le Sud-Est et les régions côtières de l’extrême Nord, avec des pluies temporairement orageuses. Nuages passagers sur le reste du pays.

Vent de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est sur le Sud, relativement fort près des côtes Est et faible à modéré ailleurs.

Mer agitée à très agitée sur la plupart des côtes.

Les températures maximales généralement comprises entre 24 et 29 degrés, avoisinant 22 degrés sur les hauteurs de l’Ouest et atteignant 31 degrés dans le Sud-Ouest.

 

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