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Décès de Habib Bennour, un pionnier du tourisme à Sousse

Habib Bennour s’est éteint aux premières heures du dimanche 11 octobre 2026, à l’âge de 96 ans. Pionnier du tourisme dans la région du Sahel et co-fondateur du Rotary-Club de Sousse, en 1983, ses funérailles ont eu lieu le jour même, après la prière d’El Asr, au cimetière de Sousse Sud, sur la route de Monastir, en présence des membres de sa famille, de ses proches et de ses amis.

Adel Ben Youssef *

En cette triste circonstance, et compte tenu de l’amitié ancienne qui me lie au défunt depuis 2007, année où je l’ai accompagné dans la rédaction de ses mémoires intitulés «Mélodie d’une vie», parus chez Simpact en décembre 2009, je me suis attelé à la tâche de faire connaître cet homme d’exception au grand public.

Mohamed Habib Ben Abdelkader Ben Ali Bennour est né à Sousse le 30 avril 1930, au sein d’une famille sahélienne modeste, mais jouissant d’une certaine notoriété, originaire de Téboulba et installée dans la Perle du Sahel depuis la fin du XIXe siècle. Sa mère, Khaddouja Bent Ali Brahem était née à Sousse en 1905.

Une carrière toute tracée

Habib Bennour perd son père alors qu’il n’a que dix-sept ans. Il aurait sans doute suivi la voie empruntée par tous ses camarades du Collège de Sousse et serait très probablement devenu l’un des cadres administratifs de la région. Mais grâce à son sens des responsabilités et à son dévouement à sa famille, il a préféré succéder à son père au sein du groupe industriel de Nessime Darmouni (minoterie et usine de conserves, entre autres), où il a gravi rapidement les échelons : employé d’écritures de 1947 à 1950, puis gérant du café de Bab Jedid, qu’il a modernisé.

Grâce à la collaboration de ses nouveaux associés, Abdelhamid Mehdoui et Béchir Dardour, il a ouvert de nouveaux cafés modernes entre 1950 et 1959, et surtout réalisé de nombreuses unités touristiques : le Casino Boujaâfar, inauguré par le président Habib Bourguiba en juillet 1959, et l’Hôtel Justinia, inauguré par ce dernier en août 1968, à une époque où la majorité des acteurs économiques de la région et du pays ne croyaient absolument pas au succès du tourisme dans la région. Le 16 juillet 1984, l’ancien Premier ministre, Mohamed Mzali est venu inaugurer sa nouvelle unité touristique à Boujaâfar, Nour Justinia.

Grâce à son professionnalisme et à son esprit novateur, il a obtenu auprès des autorités le soutien moral et matériel pour passer du statut de cafetier à celui de pionnier de l’hôtellerie dans sa ville natale.

À vrai dire, son lancement dans ce secteur coïncide avec une nouvelle conjoncture économique dans le pays, marquée par le départ des Européens puis des Juifs tunisiens vers la France, ainsi que l’intérêt porté par le nouvel État indépendant pour le tourisme comme moteur de développement économique et social, un choix devenu prioritaire à partir des années 1970 sous l’égide du Premier ministre Hédi Nouira.

Un fervent mélomane

En parallèle de son activité touristique, Habib Bennour a su donner à sa personnalité les moyens de s’épanouir pleinement. Le grand mélomane qu’il était a permis à de nombreux jeunes talents d’émerger, à l’image de Soufia Sadok, mais aussi au niveau national, où certaines de nos chanteurs, comme Raoul Journo, Lotfi Bouchnak et Amina Fakhet se disaient fiers d’être ses enfants spirituels.

Au niveau arabe, il a connu un grand nombre de maîtres de la musique orientale, tels que Mohamed Abdelwaheb, Farid El Atrache et Oum Kalthoum (au cours de ses nombreux voyages au Caire entre 1950 et 1969), Chahrazed (lors de la visite de cette dernière à Sousse en 1959), Mohamed Tharouat, Riadh El Bandak, Wadï Essafi, Melhem Baraket, Sayed Makkaoui, Karem Mahmoud et bien d’autres.

Un pionnier du mouvement Rotary

Habib Bennour s’est également pris de passion pour la mission du Rotary. Après avoir été l’un des fondateurs du Rotary-Club de Sousse en 1983, il a été élu président de ce club deux années consécutives (1989-1990 et 1990-1991), avant d’accéder aux plus hautes responsabilités du District 9010, en tant que gouverneur pour l’année 1996-1997.

Cet engagement en faveur de la cause rotarienne a été consacré par l’accueil réservé à l’ancien président du Rotary International Luis Vicente Giay par le président Zine El Abidine Ben Ali, au palais de Carthage le 7 décembre 1996.

Habib Bennour a toujours été sensible au sort des autres, et sa générosité est reconnue par tous ceux qui l’ont connu. Il venait en aide à plusieurs associations à caractère social, par des aides matérielles et alimentaires destinées aux familles et aux personnes démunies ou en situation de handicap, entre autres.

De même, il est resté jusqu’à ses derniers jours un grand supporter de l’Étoile Sportive du Sahel depuis la fin des années 1940, et il n’hésitait pas à soutenir moralement et matériellement son équipe préférée lorsqu’on le lui demandait, avant de transmettre le flambeau à ses enfants. Il était également amateur de théâtre et de cinéma arabes, ainsi qu’un grand voyageur qui, de par sa profession, ses activités rotariennes ou sa curiosité, avait eu l’occasion de visiter la plupart des pays du monde.

En dehors des affaires, Habib Bennour est resté fidèle à ses amis, et jusqu’à ses dernières années il éprouvait un immense plaisir à les retrouver. Sa proximité avec les autres, en particulier avec les Juifs et les Chrétiens de Sousse (ses voisins, ses amis d’enfance et de jeunesse et ses anciens patrons de Capaci Piccolo), l’a beaucoup aidé à réaliser ses rêves. Cette proximité avait développé en lui un esprit d’ouverture, de tolérance, de liberté, de respect et de dialogue avec l’autre.  

Que Dieu tout-puissant l’accueille dans son paradis éternel, et nos sincères condoléances à son épouse Latifa Belajouza, à ses filles (Amira, Narjess, Olfa et Yasmine), à ses fils (Yosri, Yassine et Habib Jr.) ainsi qu’à ses petits-fils. Courage, patience et réconfort.

* Historien, université de Sousse.

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La FTAV valide un plan d’action pour restructurer le transport des voyageurs

La Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV) a annoncé l’adoption d’un plan d’action stratégique ciblé visant à identifier des solutions urgentes et durables aux obstacles auxquels font face ses adhérents.
Ce plan a été convenu à l’issue d’une réunion de la commission Transport Terrestre au sein de la FTAV consacrée à l’examen de la situation actuelle du secteur et des défis rencontrés sur le terrain.
La rencontre a permis de débattre de manière approfondie des principales problématiques qui entravent les activités du secteur, notamment le vieillissement du parc automobile, la concurrence déloyale exercée par le secteur informel et la sous-traitance illégale.
Les participants ont également examiné les questions relatives à la carte professionnelle des chauffeurs, la durée d’octroi des avantages liés au matériel roulant, ainsi que le manque de véhicules haut de gamme.
À cette occasion, la FTAV réaffirme son engagement constant et sa volonté ferme de surpasser toutes les difficultés auxquelles font face ses adhérents et de défendre leurs intérêts.

 

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Le port de La Goulette franchit le cap des 243 mille croisiéristes à fin septembre 2026

Le port de la Goulette a accueilli environ 243 mille touristes, à fin septembre 2026, contre 200 mille, au cours de la même période de 2025, selon les données publiées, vendredi, par l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP).
« Les prévisions tablent sur une hausse du nombre de touristes pour se situer à près de 355 mille, à la fin de l’année en cours contre 270 mille touristes en 2025, soit une augmentation estimée à 31,5 % », a encore précisé l’Office.
Le port a enregistré, jeudi 8 octobre 2026, l’arrivée de plus de 10 000 touristes de différentes nationalités à bord de deux navires de croisière en provenance de Barcelone(Espagne).
Un nombre important de ces touristes se sont rendus sur des sites archéologiques et dans des zones touristiques de la capitale, ainsi que dans des boutiques de l’artisanat.

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Tourisme en Tunisie : 7,1 millions d’entrées, mais les hôtels perdent des nuitées

La fréquentation aux frontières reste élevée, mais l’activité hôtelière tunisienne s’essouffle. De janvier à août 2026, les entrées de non-résidents ont légèrement reculé, tandis que les nuitées ont baissé de 2,4% et le taux d’occupation est tombé à 42,7%. Un décalage qui prolonge la question des 177 hôtels fermés : comment transformer les flux touristiques en activité durable pour les établissements ?

Les chiffres racontent deux réalités différentes du tourisme tunisien. Selon les données du ministère du Tourisme et de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la Tunisie a enregistré 7 124 754 entrées de non-résidents au cours des huit premiers mois de 2026, soit une baisse de 0,5% sur un an. Dans le même temps, les hôtels ont totalisé 18,58 millions de nuitées, en recul de 2,4%.

Le taux d’occupation relatif est passé de 44,7% à 42,7%, alors même que la capacité moyenne mise en exploitation a progressé de 2,3%, pour atteindre 179 097 lits. Autrement dit, l’offre disponible a augmenté tandis que son utilisation s’est contractée.

Les entrées aux frontières ne garantissent pas les nuitées

Cette divergence tient d’abord à la différence entre les indicateurs. Les entrées aux frontières comptabilisent les non-résidents qui arrivent en Tunisie, sans signifier qu’ils séjournent dans un hôtel. Les nuitées mesurent, elles, l’activité effective des établissements d’hébergement concernés.

La composition des flux constitue une piste importante. Les marchés maghrébins représentent 50,1% des entrées de non-résidents sur la période, mais leur fréquentation recule de 4,2%. Les arrivées de Libye diminuent notamment de 11,4%, tandis que celles d’Algérie progressent légèrement de 0,8%. À l’inverse, les entrées européennes augmentent de 3,1%.

Des disparités régionales qui accentuent le problème

Les résultats varient fortement selon les destinations. À Sousse, les arrivées hôtelières progressent de 4%, mais les nuitées diminuent de 4%. À Nabeul-Hammamet, les arrivées augmentent de 2,9%, alors que les nuitées reculent de 6%. À Tunis-Côtes de Carthage, leur baisse atteint 11,2%.

À l’inverse, Mahdia enregistre une hausse de 13,8% des nuitées, à 1,14 million, et un taux d’occupation de 61,5%. Ces écarts montrent que la dynamique touristique ne profite pas uniformément aux régions.

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Vacances d’hiver : Les professionnels du tourisme réclament des congés jusqu’au 1er janvier

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien demande de prolonger les vacances scolaires d’hiver jusqu’au 1er janvier 2027. Elle propose également d’alterner les congés entre les cinq régions éducatives pour mieux répartir la fréquentation touristique et soutenir les destinations de l’intérieur du pays.

Les vacances scolaires d’hiver devraient-elles être adaptées aux enjeux du tourisme intérieur ? C’est la demande formulée par la Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T), qui estime que le calendrier retenu pour l’année scolaire 2026-2027 risque de limiter les séjours des familles pendant les fêtes de fin d’année.

Étaler les vacances pour mieux répartir la demande

Fixées du 14 au 27 décembre 2026, les vacances s’achèveront avant le Nouvel An. Dans un communiqué relayé vendredi 9 octobre par l’agence TAP, la Fédération fait part de ses préoccupations quant aux conséquences de cette programmation sur la fréquentation touristique et la rentabilité des opérateurs du secteur.

Elle recommande de prolonger les congés jusqu’au 1er janvier 2027. Cette extension permettrait aux familles tunisiennes de profiter davantage des offres proposées pendant les fêtes et donnerait aux professionnels plus de latitude pour organiser leurs programmes et leurs séjours.

Cinq régions éducatives pour mieux répartir les départs

La Fédération avance une seconde proposition : instaurer une alternance des vacances scolaires entre les cinq régions éducatives du pays.

L’objectif serait d’étaler les départs au lieu de concentrer la demande sur une seule période. Cette organisation pourrait notamment profiter aux régions intérieures à vocation touristique, à l’instar du Sud tunisien, en favorisant une fréquentation répartie sur plusieurs semaines.

Selon la Fi2T, une telle mesure contribuerait également à réduire la pression sur les établissements touristiques, à mieux utiliser les capacités d’hébergement disponibles et à limiter les hausses de prix liées aux périodes de forte demande.

La Fédération défend ainsi une meilleure coordination entre le calendrier scolaire et les objectifs de développement du tourisme intérieur, qu’elle considère comme un levier de développement régional et un facteur d’accès aux loisirs pour les familles tunisiennes.

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Vacances d’hiver bouleversées: la Fi2T alerte sur l’impact touristique

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T) appelle à revoir le calendrier des vacances scolaires d’hiver 2026-2027. Elle propose de les prolonger jusqu’au 1er janvier 2027 afin de soutenir le tourisme intérieur, de permettre aux familles de profiter davantage des fêtes de fin d’année et de mieux répartir l’activité touristique.

Le changement dans le calendrier des vacances scolaires cette année initié par le ministère de l’Education qui a décidé qu’elles auront lieu du 14 au 27 décembre 2026 a fait réagir la Fi2T.

Dans un communiqué, la Fédération exprime ses préoccupations quant aux conséquences du calendrier retenu par le ministère de l’Éducation sur le tourisme intérieur. Les vacances scolaires constituent habituellement une période favorable aux déplacements des familles tunisiennes, aux activités de loisirs et aux séjours dans les hôtels comme dans les structures d’hébergement touristique alternatif.

Selon la Fi2T , les dates actuelles risquent de limiter les possibilités de profiter pleinement des offres de fin d’année et, par conséquent, de peser sur la fréquentation et la rentabilité des opérateurs du secteur. Les agences de voyages, les hôtels, les établissements d’hébergement alternatif, les restaurants et les autres prestataires de services touristiques sont notamment concernés.

Étaler la demande touristique

Au-delà de la prolongation des vacances d’hiver, la Fédération avance une seconde proposition : instaurer un principe d’alternance dans la programmation des vacances scolaires entre les cinq régions éducatives du pays.

L’objectif serait d’étaler la demande touristique au lieu de concentrer les déplacements sur une même période. Cette organisation pourrait notamment bénéficier aux régions intérieures à vocation touristique, à l’image du Sud tunisien, en favorisant une répartition plus régulière des flux.

La Fi2T estime qu’un tel dispositif contribuerait à réduire la pression sur les établissements touristiques, à limiter les hausses de prix et à améliorer l’utilisation des capacités d’hébergement et des services disponibles. Il permettrait également à davantage de familles de bénéficier des offres touristiques dans de meilleures conditions.

Un enjeu économique et social

La Fédération met également en avant les retombées économiques et sociales de ces propositions. Dans un secteur où l’emploi saisonnier occupe une place importante, l’allongement de la période des vacances pourrait contribuer à prolonger la durée des emplois saisonniers et à stabiliser davantage les revenus des travailleurs, plutôt qu’à concentrer l’activité sur quelques semaines.

Pour l’organisation patronale, les vacances scolaires ne doivent donc pas être considérées uniquement sous l’angle du calendrier éducatif. Elles constituent aussi un levier potentiel de soutien aux entreprises, à l’emploi et au développement économique des régions.

La Fédération précise enfin que ses propositions s’inscrivent dans une démarche participative et appelle à une concertation entre le ministère de l’Éducation et les structures concernées par le tourisme. Elle se dit disposée à prendre part à un dialogue visant à mieux coordonner le calendrier scolaire et les programmes touristiques, avec pour objectifs de soutenir les entreprises, de favoriser le tourisme intérieur et d’améliorer les possibilités de loisirs pour les familles tunisiennes.

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Tourisme intérieur : appel à revoir le calendrier des vacances d’hiver pour soutenir le secteur

La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien a appelé, jeudi, à la révision du calendrier des vacances d’hiver, lequel a été fixé du 14 au 27 décembre 2026, faisant part de ses « préoccupations quant aux répercussions de ce calendrier sur le tourisme intérieur, dont l’activité connaît habituellement un pic durant les vacances scolaires ».

Ainsi, la Fédération a estimé que « le choix de cette période risque de limiter les possibilités de familles tunisiennes de profiter pleinement des offres touristiques de fin d’année, ce qui pourrait avoir des impacts négatifs sur les flux du tourisme intérieur ainsi que sur l’activité et la rentabilité des différents opérateurs du secteur.

Partant, elle a recommandé de prolonger ledit calendrier jusqu’au 1er janvier 2027, afin de permettre aux familles « de mieux profiter de la période des fêtes de fin d’année, tout en offrant aux opérateurs touristiques des conditions plus favorables pour organiser leurs programmes et leurs offres ».

Par ailleurs, la Fédération a proposé « d’adopter un principe d’alternance dans la programmation des vacances scolaires entre les cinq régions éducatives du pays », estimant que cette approche permettrait d’étaler la demande touristique, notamment dans les régions intérieures à vocation touristique, à l’instar du sud tunisien, et de réduire la concentration de la fréquentation sur une période limitée.

« Une telle organisation contribuerait à atténuer la pression sur les établissements touristiques, à limiter les hausses de prix et à améliorer l’utilisation des capacités d’hébergement et des services disponibles. Elle permettrait également, à un plus grand nombre de familles, de bénéficier des offres touristiques dans de meilleures conditions », a-t-elle précisé.

L’objectif est d’assurer une meilleure cohérence entre le calendrier scolaire et les enjeux sociaux, économiques et touristiques, tout en faisant du tourisme intérieur un levier essentiel du développement régional et une composante importante de la qualité de vie des familles tunisiennes.

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Rabat dévoile son nouveau visage dans un documentaire sur M6

La capitale marocaine est à l’honneur sur M6, vendredi 9 octobre, à travers un documentaire inédit de 47 minutes réalisé par Rabah Aït-Hamadouche. Entre architecture monumentale, tourisme de luxe et initiatives entrepreneuriales, le film explore les transformations de Rabat à…

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Tourisme : Jusqu’à 177 hôtels fermés en Tunisie, les fournisseurs italiens ciblent leur rénovation

La reprise du tourisme tunisien met en lumière un paradoxe moins visible que les records de fréquentation : alors que la demande progresse, une partie importante du parc hôtelier reste hors exploitation. Selon des données citées par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA/ICE), entre 164 et 177 établissements hôteliers sont actuellement fermés en Tunisie, tandis que seulement 15 à 17 nouveaux hôtels, représentant plus de 4000 chambres, sont en construction.

Pour les entreprises italiennes, ce décalage constitue surtout un marché potentiel. L’ITA met ainsi en avant les besoins de rénovation, de modernisation et de remise à niveau des établissements existants, dans un secteur où les capacités nouvelles progressent moins rapidement que la demande touristique.

Un parc existant devenu un marché

La donnée la plus révélatrice n’est donc pas le nombre de touristes accueillis, mais l’écart entre les établissements fermés et les nouvelles constructions. La source italienne estime qu’entre 164 et 177 hôtels sont fermés, sans pour autant les présenter comme définitivement abandonnés. Dans le même temps, la Tunisie compterait seulement 15 à 17 projets hôteliers en construction, pour plus de 4000 chambres.

Cette situation ouvre un espace commercial pour les fournisseurs spécialisés dans la modernisation des infrastructures touristiques. Les besoins identifiés vont des technologies et systèmes numériques au mobilier, en passant par les équipements hôteliers, les piscines, le bien-être ou encore les solutions de gestion de l’eau.

Autrement dit, le potentiel ne réside pas uniquement dans la construction de nouveaux hôtels : le parc existant constitue lui-même un vaste marché de rénovation.

Quatre opérateurs tunisiens à Rimini

C’est dans cette logique que quatre opérateurs tunisiens participeront, du 14 au 16 octobre 2026, au salon InOut | The Hospitality Community à Rimini, dans le cadre d’une délégation organisée par l’ITA. L’événement est consacré précisément aux technologies, fournitures, services, équipements, mobilier et solutions de bien-être destinés au secteur de l’hospitalité.

Le salon se tiendra parallèlement au TTG Travel Experience, avec une approche orientée vers les professionnels de l’hôtellerie et les fournisseurs de la chaîne touristique.

Le tourisme progresse, mais l’offre doit suivre

Le contraste est d’autant plus intéressant que la Tunisie a enregistré plus de 11 millions de visiteurs en 2025, avec 29,1 millions de nuitées et 8,1 milliards de dinars de recettes touristiques. La dynamique s’est poursuivie en 2026 : fin août, environ 7,1 millions d’arrivées avaient été enregistrées et les recettes des huit premiers mois atteignaient 5,52 milliards de dinars.

Pour l’Italie, l’enjeu est donc clairement commercial : accompagner la modernisation du parc tunisien plutôt que miser uniquement sur la construction de nouvelles unités. La faiblesse d’une partie de l’offre hôtelière tunisienne devient ainsi une opportunité pour les fournisseurs italiens.

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Saison été 2026 en Tunisie : la chute de certains marchés fait plonger les chiffres

Le mois d’août 2026 a enregistré une baisse très prononcée des arrivées de visiteurs algériens et libyens en Tunisie, entraînant un recul très perceptible dans les statistiques.

32,9% d’Algériens et 16,3% de Libyens en moins en août 2026 en Tunisie: c’est ce que révèlent les chiffres officiels, entraînant ainsi une baisse des arrivées globales de 13,6%.

Les visiteurs en provenance du Moyen-Orient, quoique bien moins nombreux, ont de même reculé de 13,7%.

Cette baisse est circonscrite à ces marchés spécifiques puisque les Européens ont, dans leur globalité, été plus nombreux avec une augmentation de 3,7% par rapport au mois d’août 2025.

Cependant, il y a lieu d’être plus nuancé concernant justement la clientèle européenne dont certains marchés ont baissé mais sans pour autant impacter les résultats globaux étant donné leur volume : Autrichiens, Suisse, Belges, outre la régression constatée sur les entrées de Scandinaves, Maltais, Serbes, Hollandais, Tchèques, Slovènes, Bulgares, Hongrois, Roumains… pour raisons diverses et certainement conjoncturelles.

Etant donné les circonstances, le nombre total de nuitées a mécaniquement baissé de 10,4% avec plus de 500.000 nuitées de moins par rapport au mois correspondant de 2025 touchant toutes les régions (à l’exception de Mahdia). Le taux d’occupation des hôtels durant le même mois a perdu plus de 10 points comparé à celui d’août 2025 (72% contre 82,6%). Il n’est cependant pas inutile de souligner dans ce contexte que la capacité hôtelière en exploitation a évolué de 2,3%, passant de 175.000 à 179.000 lits.

Quelles explications à la situation

Pour la baisse des arrivées de visiteurs en provenance du Moyen-Orient: l’explication est simple puisqu’elle est le résultat des tensions géopolitiques qui sévissent dans la région lesquelles ont grandement impacté les voyages au départ de ces pays.

Concernant les voyageurs algériens: le changement dans la législation sur le change et l’obligation pour les voyageurs algériens de devoir détenir une carte bancaire internationale pour pouvoir bénéficier de l’allocation touristique annuelle d’un montant de 750 euros a provoqué un net recul dans les départs en vacances en Tunisie.

Cette procédure décidée par les autorités algériennes a été mise en place afin de juguler les faux départs en vacances et l’utilisation de l’allocation allouée initialement au tourisme à d’autres fins, notamment de spéculation de devises sur le marché parallèle.

Pour ne pas arranger les choses, les voyageurs ayant bénéficié de leur allocation entre le 1er janvier et le 18 juillet 2026, soit avant l’entrée en vigueur du nouveau dispositif, n’ont pas pu à nouveau en bénéficier et ne pourront le faire qu’à partir de janvier 2027.

De plus, depuis le début de l’année 2026 et dans le cadre de la Loi de finances en Algérie, les nouvelles taxes sur les sorties de véhicules par voie terrestre ont également eu un impact sur le trafic frontalier.

Les supposées bonnes réalisations du tourisme algérien sur la Tunisie en 2025 notamment étaient donc en partie artificiellement gonflées par ces pratiques aujourd’hui interdites.

Concernant les visiteurs en provenance de Libye : l’été 2026 a été caractérisé par d’importantes pénuries dans le pays qui se sont ajoutées à la crise du pouvoir d’achat et à la dévalorisation de la monnaie libyenne de 14,7% en début d’année (6,4297 LYD pour 1 USD) et qui est nettement plus prononcée sur le marché parallèle (10,89 LYD pour 1 USD).

Entre janvier et avril 2026, les ventes de devises à des fins personnelles ont chuté de 53 % sur un an, à 2,362 milliards de dollars, contre environ 5 milliards sur la même période de 2025.

Les restrictions de change ont donc freiné les intentions de voyage en général des Libyens et vers la Tunisie en particulier qui constitue leur première destination.

©Destination Tunisie

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Tourisme: ce que le TTDI 2026 dit des atouts et des défis de la Tunisie

Avec un score de 3,62 sur 7, la Tunisie se classe au 82e rang sur 110 économies dans le Travel & Tourism Development Index (TTDI) 2026 du World Economic Forum (WEF). Le pays recule ainsi de quatre places par rapport à l’édition précédente, avec un score en baisse de 0,2 %. Derrière ce résultat, le rapport met surtout en lumière une question qui dépasse le seul classement: comment transformer les atouts d’une destination en davantage de valeur pour les entreprises, les visiteurs et les territoires?

En effet, l’index ne mesure pas directement les arrivées touristiques ou les recettes. Plutôt, il évalue les conditions qui permettent justement au secteur de se développer de manière durable et résiliente. Infrastructures, connectivité, environnement des affaires, ressources humaines, numérique, ouverture au tourisme, ressources culturelles et naturelles ou encore durabilité sont ainsi pris en compte à travers 17 piliers et 102 indicateurs.

Pour la Tunisie, l’un des principaux enjeux consiste à mieux exploiter des ressources déjà présentes. Le patrimoine culturel constitue à ce titre un levier intéressant. À l’échelle de l’Afrique du Nord, le pilier des ressources culturelles a progressé de 18 % entre 2024 et 2026, soit l’une des plus fortes hausses enregistrées parmi les sous-régions étudiées. Le WEF observe parallèlement une progression de la demande pour les expériences liées à la gastronomie, au patrimoine, aux musées, aux festivals et aux traditions locales. cela ouvre une piste au-delà du produit balnéaire. Médinas, sites archéologiques, artisanat, gastronomie et patrimoine immatériel peuvent devenir davantage que des éléments de décor. Ils peuvent alimenter des circuits, des expériences et des offres capables d’attirer d’autres profils de visiteurs et de mieux répartir l’activité dans l’année.

Cette diversification répond aussi à un autre enjeu relevé par le WEF, à savoir, réduire la concentration de la demande. Une destination trop dépendante d’un marché, d’un type de clientèle ou d’une seule saison est davantage exposée aux chocs économiques, géopolitiques ou aux perturbations du transport. Le rapport encourage ainsi les destinations à diversifier leurs marchés, leurs segments de clientèle et les périodes de voyage, mais aussi à développer davantage le tourisme d’affaires, les événements et d’autres formes de déplacements à plus forte valeur.

En outre, le numérique ajoute une nouvelle dimension à cette compétition. Entre 2024 et 2026, 91 % des économies évaluées ont amélioré leur score en matière d’ICT Readiness. Le WEF souligne surtout l’évolution des modes de recherche des voyageurs avec la montée des outils et moteurs alimentés par l’IA. Une destination doit désormais être non seulement visible sur internet, mais aussi facilement identifiable par ces nouveaux outils.

D’ailleurs, pour la Tunisie, cela amène à s’interroger sur la fiabilité, la structuration et l’actualisation des informations disponibles sur les hôtels, les sites, les activités, les transports ou encore les expériences locales. Sont-elles suffisamment fiables et structurées pour être correctement reprises par les nouveaux systèmes de recherche? Le WEF estime que de nombreuses destinations sont encore en phase d’adaptation à cette évolution.

L’autre changement concerne le prix. Dans trois quarts des économies classées, la compétitivité-prix a reculé entre 2024 et 2026, les coûts liés au voyage ayant augmenté plus rapidement que l’inflation dans de nombreux marchés. Le WEF invite ainsi les destinations à “rivaliser sur la valeur, et non sur le prix”. Pour une destination comme la Tunisie, cette évolution est importante. L’argument du prix peut attirer, mais il ne suffit pas à construire une position durable. La qualité du service, la régularité de l’expérience, la richesse de l’offre, la réputation de la destination et la capacité à proposer des séjours différents entrent également dans l’équation. Le sujet n’est donc pas de devenir systématiquement moins cher, mais de faire en sorte que le visiteur estime que l’expérience proposée justifie son coût.

Cette montée en gamme suppose toutefois des investissements. Le WEF constate que, malgré la reprise de l’activité, les investissements touristiques n’ont pas suivi le rythme de la demande depuis 2022. Le manque de main-d’œuvre et les écarts de compétences constituent également des contraintes pour les entreprises, alors que le secteur doit simultanément améliorer ses services et intégrer de nouvelles technologies.

Le capital humain devient ainsi un enjeu aussi important que les infrastructures. L’hôtellerie, la restauration, les agences, les activités de loisirs ou encore les services liés au transport doivent pouvoir disposer de profils capables de répondre à des attentes qui évoluent rapidement. La transformation numérique ne supprimera pas ce besoin. Elle le déplace vers de nouvelles compétences.

Reste enfin la question des retombées locales. Le TTDI 2026 relève une baisse de 3,5 % du pilier consacré à l’impact socioéconomique du tourisme entre 2024 et 2026. La hausse du nombre de visiteurs ne garantit donc pas, à elle seule, une amélioration des bénéfices pour les populations et les économies locales. Tout dépend de la manière dont les dépenses touristiques circulent dans l’économie, des emplois créés, des entreprises locales associées à l’activité et des revenus réinjectés dans les territoires.

C’est ici qu’intervient la notion d’”autorisation sociale d’opérer”, mise en avant par le WEF. À mesure que la fréquentation augmente, une destination doit pouvoir démontrer que le tourisme apporte aussi quelque chose aux habitants. La pression sur les infrastructures, les ressources naturelles, les services publics ou le logement peut devenir un problème lorsque les bénéfices de la croissance restent peu visibles localement. Le contexte mondial donne une idée de l’ampleur du marché. En 2025, 1,52 milliard de touristes internationaux ont voyagé dans le monde. La contribution totale du voyage et du tourisme à l’économie mondiale a atteint 11.600 milliards de dollars, tandis que le secteur a soutenu 366 millions d’emplois, soit environ un emploi sur neuf à l’échelle mondiale. Les conditions générales de développement se sont également améliorées. Entre 2024 et 2026, 92 % des économies évaluées ont progressé dans le TTDI, pour une hausse moyenne d’environ 2,1 %. Les ressources culturelles, les infrastructures et services touristiques ainsi que la connectivité aérienne figurent parmi les domaines ayant enregistré les avancées les plus importantes. Mais le WEF considère que le tourisme est désormais sorti de sa phase de simple reconstruction après la pandémie. Le défi change de nature. Il ne s’agit plus seulement de faire revenir les voyageurs, mais de gérer la croissance dans un contexte marqué par la hausse des coûts, les tensions géopolitiques, les contraintes environnementales, les difficultés de recrutement et l’évolution rapide des technologies.

Le rapport permet ainsi de dégager plusieurs pistes pour la prochaine étape. Celle-ci pourrait se jouer sur plusieurs fronts à la fois: diversifier les marchés et les saisons, améliorer la qualité de l’offre, mieux exploiter les données et les outils d’IA, investir dans les compétences et faire davantage profiter les entreprises et les territoires des dépenses touristiques. Le tourisme tunisien ne doit donc pas seulement chercher à conquérir davantage de visiteurs. Il doit surtout continuer à construire la valeur qu’il leur propose.

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Éclipse solaire 2027 en Tunisie : un rendez-vous que le tourisme ne doit pas manquer

Le 2 août 2027, une éclipse totale du soleil traversera une partie de la Tunisie. Un phénomène astronomique rare qui pourrait se transformer en véritable opportunité touristique pour le pays.

Il faudrait déjà commencer à y penser: le 2 août 2027, une partie du territoire tunisien sera concernée par une éclipse totale du soleil. Au moment du pic, prévu aux alentours de 10 heures du matin, la lumière laissera place à une obscurité quasi nocturne pendant quelques minutes dans la bande de totalité.

Quelles zones sont concernées ?

En fait, toute la Tunisie sera concernée par le phénomène mais à différents degrés: la zone qui sera plongée dans l’obscurité totale ira du Kef jusqu’à Tozeur pour la partie ouest du pays et au sud de Monastir jusqu’au sud de Zarzis pour ce qui concerne le littoral est.

Au-delà de son intérêt scientifique et spectaculaire, ce phénomène constitue surtout un événement touristique à part entière. Les éclipses totales attirent en effet un public qui ne voyage pas nécessairement pour un séjour balnéaire classique : passionnés d’astronomie, photographes, amateurs de phénomènes naturels, mais aussi et surtout voyageurs individuels et touristes solitaires, habitués à organiser leurs déplacements autour d’expériences particulières.

Une occasion de faire parler de la Tunisie

Pour la Tunisie, l’enjeu est donc de ne pas considérer le 2 août 2027 comme une simple curiosité astronomique. Le rendez-vous peut être intégré dès maintenant à la communication touristique internationale.

L’Office National du Tourisme Tunisien pourrait notamment exploiter ce thème dans les salons et événements professionnels auxquels il participe à travers une campagne visuelle simple et facilement identifiable. Une promesse comme « Soyez aux premières loges » pourrait ainsi servir de fil conducteur à une communication internationale.

L’intérêt est également de pouvoir associer l’éclipse à l’ensemble de l’offre touristique tunisienne. L’événement peut devenir une porte d’entrée vers des séjours combinant observation du phénomène, patrimoine, désert, gastronomie, activités culturelles ou encore découverte des régions traversées.

Autrement dit, on ne vendrait pas uniquement une place pour observer une éclipse, mais une expérience tunisienne autour de l’éclipse.

Une clientèle particulièrement intéressante

Cette échéance présente un autre intérêt : elle correspond à une forme de tourisme qui échappe en partie aux logiques traditionnelles du voyage organisé.

Les voyageurs solitaires sont particulièrement susceptibles de rechercher ce type d’expérience exceptionnelle et de construire eux-mêmes leur séjour. Ils peuvent arriver quelques jours avant le phénomène, prolonger leur voyage après l’éclipse et combiner plusieurs étapes.

Pour les professionnels du tourisme, l’objectif serait donc de transformer un événement de quelques minutes en séjour de plusieurs nuits.

Les établissements situés dans la zone concernée bénéficiant d’une visibilité optimale, ont ainsi intérêt à inscrire cette date dans leur stratégie commerciale suffisamment tôt. Packages thématiques, séjours astronomiques, excursions, activités dans les régions intérieures ou programmes associant littoral et arrière-pays pourraient être proposés.

Un potentiel commercial à ne pas négliger

L’enjeu est aussi économique. Un événement susceptible de générer une demande touristique spécifique peut contribuer à améliorer le revenu brut d’exploitation (RBE) des établissements qui sauront le valoriser. L’objectif n’est pas uniquement de remplir les chambres : il s’agit également d’augmenter la durée des séjours et les dépenses annexes — restauration, excursions, transport, activités et services.

Pour les hôtels, l’éclipse pourrait donc constituer un produit commercial ponctuel, mais à forte valeur ajoutée, avec la possibilité de travailler plusieurs mois à l’avance sur les réservations.

La Tunisie dispose en outre d’un avantage : contrairement à une destination construite uniquement autour de l’événement, elle peut proposer une offre touristique complète autour de celui-ci.

Un événement à préparer dès maintenant

L’engouement suscité par les grandes éclipses récentes en Europe a montré la capacité de ces phénomènes à attirer des visiteurs parfois prêts à parcourir de longues distances pour vivre quelques minutes exceptionnelles.

Une éclipse totale ne se programme pas selon les calendriers touristiques. Lorsqu’elle passe sur un territoire, la destination dispose d’un rendez-vous qu’elle n’aura pas à créer elle-même.

La Tunisie aurait donc intérêt à anticiper celui du 2 août 2027 : communication internationale, mobilisation des hôtels, conception de produits touristiques, travail avec les agences réceptives et les plateformes spécialisées dans le voyage individuel.

Car certaines opportunités touristiques ne durent que quelques minutes. Encore faut-il avoir préparé la destination pour les accueillir.

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Pourquoi l’ambassadeur d’Espagne est allé voir le ministre du Tourisme

Isidro Antonio González Afonso, ambassadeur d’Espagne, a été reçu le 3 août 2026 par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya. Derrière cette rencontre, un dossier qui fait couler beaucoup de salive.

C’était loin d’être une simple visite protocolaire: l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio González Afonso, s’est rendu au siège du ministère du Tourisme pour rencontrer Sofiene Tekaya.

Le communiqué officiel publié par son département parle notamment  de  » créer de nouvelles opportunités d’investissement, notamment à travers des actions visant à rouvrir un certain nombre d’établissements hôteliers confrontés à des difficultés, ainsi que certains établissements actuellement fermés « .

Au-delà de ces bonnes intentions, il est de notoriété publique que les investissements dans le tourisme en général et l’hôtellerie en particulier, sont une affaire relevant du secteur privé, les institutions publiques n’ayant qu’un rôle de régulateur et de suivi de la bonne application des règlementations et lois en vigueur.

Sauf que ce communiqué n’aborde pas le principal sujet qui aurait été, selon nos sources, évoqué, et qui est au cœur de la visite de l’ambassadeur. Selon nos informations, un groupe espagnol parmi les leaders du marché était en lice pour le rachat d’un hôtel à Djerba. Sauf que les autorités tunisiennes n’auraient pas accepté que la transaction se fasse bien qu’il s’agisse d’un IDE (investissement direct étranger).

En l’absence de toute clarification de part et d’autre, les raisons de ce refus sont totalement obscures.

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TAV Tunisie dévoile la nouvelle édition du magazine « THE GATE », une immersion inédite au cœur du tourisme

TAV Tunisie, gestionnaire des aéroports internationaux d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, a publié, à l’occasion de la saison été 2026, le tout dernier numéro de son magazine, « THE GATE ».

Conçue comme une véritable vitrine touristique, cette publication gratuite et bilingue (français/anglais), disponible en formats papier et numérique, offre aux passagers une occasion d’explorer les multiples facettes de la Tunisie.

Dans son éditorial, Mme Mélanie Lefebvre, Directrice Générale de TAV Tunisie, donne le ton de ce nouveau numéro en soulignant que le magazine est « plus qu’un simple guide ; il se veut une source d’inspiration, une invitation à aller au-delà des itinéraires habituels et à vivre pleinement [votre] expérience tunisienne ».

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Culture, patrimoine et art de vivre

Cette édition estivale convie les lecteurs à un voyage sensoriel et culturel exceptionnel à travers une découverte textuelle et visuelle des sites tunisiens classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, sublimés par des photographies inédites. Le magazine propose également une flânerie dans les ruelles pittoresques de la Médina de Hammamet ainsi qu’une plongée fascinante dans les particularités de la poterie à Nabeul.

Sur le plan culinaire, la gastronomie locale est mise à l’honneur. Les lecteurs pourront y découvrir quelques spécificités locales qui jalonneront leur séjour, de la fameuse salade méchouia à l’incontournable bambalouni.

Une attention spéciale pour la diaspora  

Soucieux d’informer et d’accompagner au mieux tout type de voyageurs, le magazine consacre un cahier spécial aux Tunisiens Résidant à l’Étranger (TRE). Celui-ci regroupe un ensemble d’informations particulièrement utiles, faisant notamment le point sur les nouvelles démarches administratives pour le remplacement des passeports, les procédures douanières anticipées, ou encore les récents avantages accordés à la diaspora.

Sur le plan pratique, de nombreuses recommandations viennent compléter cette section, prodiguant des conseils précieux pour la location de voitures afin d’éviter toute mauvaise surprise, et rappelant les réglementations frontalières concernant l’introduction de fruits et légumes.

Agenda estival et carnet d’adresses

Mais ce n’est pas tout : pour vibrer au rythme de l’été, « THE GATE » met en exergue les grands rendez-vous culturels du pays. Le lecteur y retrouvera les dates incontournables des festivals internationaux de Carthage et de Hammamet, ainsi que du prestigieux Festival de Musique Symphonique d’El Jem, présentés comme une véritable invitation à la rencontre des artistes nationaux et internationaux qui animent les scènes estivales.

S’y ajoute un carnet d’adresses détaillé des musées de la région du Sahel dans le périmètre des deux aéroports TAV, incluant des informations pratiques de premier plan telles que les tarifs actualisés et les horaires d’ouverture.


Accessibilité et digitalisation

Pensé pour être au plus près des visiteurs, le magazine multiplie les canaux de diffusion. Dans sa version imprimée, « THE GATE » est diffusé sous douane dans les aéroports d’Enfidha et de Monastir, en particulier dans la zone de livraison des bagages à l’arrivée.

Par ailleurs, sa version digitale est promue via de nombreuses affiches disposées dans toutes les zones publiques et les principaux couloirs de passage, permettant aux voyageurs de scanner un QR Code directement sur leur smartphone. Enfin, pour rapprocher davantage cette publication des passagers au départ comme à l’arrivée, le téléchargement de la version numérique leur est automatiquement proposé dès qu’ils se connectent au réseau Wi-Fi des aéroports.

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The Gate, un nouveau magazine premium pour les voyageurs arrivant à Enfidha et Monastir

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Tourisme local : quand les clients d’hôtels oublient certaines règles

Chaque année à pareille époque, les avis critiques sur les hôtels se multiplient sur les réseaux sociaux. Les groupes Facebook locaux sont légion et chacun y va de ses commentaires. Sauf que dans les milieux professionnels, on rappelle à qui veut bien l’entendre que le client a des droits, mais aussi des devoirs.

C’est devenu un sport national : à chaque période de vacances, les réseaux sociaux en Tunisie sont envahis par des commentaires et des critiques à l’égard des hôtels. Certains sont certes justifiés, d’autres sont pour le moins discutables.

Certains professionnels rappellent que la qualité d’un séjour ne dépend pas uniquement des prestations proposées par l’établissement, mais également du respect des règles de vie collective.

 Avant de juger l’hôtel, se regarder soi-même

Le constat est sans détour : le client est en droit d’attendre un service de qualité, mais il est également tenu de respecter les règles de l’établissement et les autres vacanciers.

« Avant de dénigrer, critiquer et évaluer des hôtels de façon subjective et infondée, il va de soi de s’auto-critiquer », estime un responsable d’une chaîne d’hôtels, estimant qu’une partie des difficultés rencontrées tient aussi au comportement de certains clients.

Sans vouloir généraliser, il dénonce des attitudes qu’il qualifie d’« égoïstes, incivilisées, irrespectueuses et arrogantes », allant jusqu’au vandalisme et à l’incivisme. Des comportements qui, selon lui, peuvent transformer le séjour des autres vacanciers et porter atteinte à l’image de l’établissement.

Le respect des règles commence dès l’arrivée

Pour ce professionnel, les devoirs du client commencent dès le check-in. Respecter l’heure d’arrivée prévue, libérer sa chambre à l’heure du départ ou encore éviter les nuisances sonores dans les couloirs et les chambres font partie des règles élémentaires de la vie hôtelière.

Chaises longues, piscine et espaces communs : le partage comme principe

Autre sujet sensible : l’utilisation des espaces communs. Le responsable pointe notamment la pratique consistant à réserver plusieurs transats avec des serviettes dès le matin, sans réellement les occuper.

« Mettez-vous des serviettes de bain sur cinq chaises longues à 8h du matin sans en bénéficier, et deux autres sur la plage en privant les autres de se détendre ? », demande-t-il.

La question de la piscine est également abordée, avec le respect des règles d’hygiène et la nécessité de prendre une douche avant la baignade, y compris pour les enfants.

 Les enfants, une responsabilité qui revient aussi aux parents

Dans son réquisitoire, il insiste particulièrement sur la surveillance des enfants dans les espaces communs.

« Surveillez-vous vos enfants ? Ou sont-ils délaissés toute la journée, libres de nuire aux autres résidents en toute impunité ? », écrit-il, regrettant que toute remarque adressée aux parents puisse parfois être mal accueillie.

Le même constat est dressé autour des buffets. Files d’attente non respectées, enfants qui se servent seuls, assiettes trop remplies et gaspillage alimentaire sont autant de comportements que le directeur considère comme incompatibles avec une expérience hôtelière respectueuse des autres.

« Éduquez-vous vos enfants à ne pas gaspiller la nourriture ? Donnez-vous le bon exemple ? », lance-t-il.

Le buffet n’est pas un libre-service sans limites

Le même professionnel s’interroge également sur certaines habitudes plus difficiles à justifier : nourriture emportée du buffet dans des sacs de plage ou serviettes en papier, gaspillage, absence de respect des files d’attente ou encore comportement désordonné autour des points de restauration.

Derrière ces exemples, c’est une certaine conception du « tout compris » : payer pour un séjour ne signifie pas que tout comportement devient acceptable.

« Le client est roi » ne signifie pas « le client peut tout se permettre ».

La relation entre les clients et le personnel constitue un autre volet de son coup de gueule.

« Êtes-vous courtois avec le personnel ? Ou est-ce le client est roi ? Le client est arrogant et impoli ? », questionne-t-il.

Une remarque qui renvoie à un débat récurrent dans l’hôtellerie : jusqu’où doit aller la disponibilité du personnel face à un client qui considère que le paiement de son séjour lui confère tous les droits ?

Pour lui, la qualité du service passe aussi par la qualité de la relation humaine entre ceux qui accueillent et ceux qui sont accueillis.

Des gestes simples qui ont un coût

Le responsable pointe enfin une série de comportements quotidiens qui peuvent sembler anodins mais qui ont, à l’échelle d’un établissement, un coût environnemental, matériel ou financier : laisser la climatisation et les lumières fonctionner inutilement, rentrer mouillé dans les ascenseurs et les espaces communs, ne pas tirer la chasse d’eau dans les toilettes communes, jeter des mégots dans les jardins ou sur la plage.

Il évoque également les objets emportés au moment du départ, allant des produits d’accueil jusqu’aux piles des télécommandes ou au linge de chambre.

Autant de pratiques qui, selon lui, dépassent largement la simple question du comportement individuel.

Une qualité de service qui se construit à deux

Au-delà du ton volontairement provocateur, le message revient finalement à une idée simple : l’expérience hôtelière est une relation à double sens.

Le client a le droit d’exiger une prestation conforme à ce qui lui a été vendu. Mais l’établissement, son personnel et les autres clients ont également droit au respect.

« Quand ce comportement changera, vous n’aurez plus à demander si un hôtel X ou Y est bien, car vous et nous sommes le point de départ d’un service de qualité ! », conclut le directeur.

Une manière de rappeler que derrière les étoiles, les équipements, les buffets et les services proposés, la réussite d’un séjour repose aussi sur une donnée beaucoup moins mesurable : le comportement de chacun.

D.T

Photo  d’illustration générée par IA

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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Tourisme britannique sur la Tunisie: le grand retour de Jet2 en 2027

Le voyagiste et sa compagnie aérienne annoncent des liaisons vers l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai 2027.

Le groupe touristique britannique Jet2 plc s’apprête à reprogrammer la Tunisie à compter de la prochaine saison été 2027 avec 8 vols par semaine.

Après des débuts ratés en 2015, le voyagiste  – avec son tour-opérateur Jet2Holidays (N°1 en termes de licences ATOL) et sa compagnie aérienne Jet2.com (N°3 avec une flotte de 130 appareils)- lance un programme de vols vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai et jusqu’au 31 octobre.

Ceux-ci seront opérés à partir de 5 aéroports: Birmingham, East Midlands, Leeds Bradford, Manchester et Londres Stansted. Les réservations sont déjà ouvertes avec 15 propositions d’hôtels entre Sousse et Hammamet.

Une programmation qui s’inscrit très certainement dans la foulée d’une demande manifestement en croissance sur la destination comme en témoignent les résultats de l’exercice 2025 qui avait permis au marché britannique d’atteindre 447.000 visiteurs, en progression de près de 120% si l’on se réfère à l’année 2019 d’avant Covid.

Réactions positives

Steve Heapy, directeur général de Jet2, a déclaré au média Travel Weekly que ce lancement répondait directement à la demande des clients et des agences de voyages indépendantes. « Cette nouvelle expansion témoigne de la vigueur de notre activité en pleine croissance. Avec un ensoleillement toute l’année, une culture riche et un excellent rapport qualité-prix, la Tunisie a de quoi satisfaire tout le monde et nous savons à quel point cette destination va rencontrer un immense succès. »

Cité par le même média, Fakhri Khalsi, représentant de l’ONTT pour la Grande-Bretagne, n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait d’un « jalon important » pour la destination. « L’arrivée de Jet2 sur le marché tunisien permettra aux voyageurs britanniques d’accéder encore plus facilement au riche patrimoine culturel de notre pays, à son magnifique littoral, à son authenticité » a-t-il déclaré.

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Les vols de de Jet2 vont opérer au départ de 5 aéroports vers Enfidha-Hammamet

Programme des vols: 

Birmingham : deux vols par semaine (mercredi et samedi) du 1er mai au 30 octobre
East Midlands : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Leeds Bradford : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Manchester : deux vols par semaine (mardi et vendredi) du 7 mai au 29 octobre
Londres Stansted : deux vols par semaine (mercredi et dimanche) du 2 mai au 31 octobre

Un tour-opérateur le vent en poupe

Jet2 va porter à 70 le nombre de ses destinations qui seront commercialisées en 2027 avec l’introduction de nouvelles destinations comme l’Égypte (en février) et la Tunisie (en mai).

Au cours de l’exercice 2025, il aura transporté 19,77 millions de passagers (tous types de vols confondus) dont 6,6 millions de packages touristiques.

©Destination Tunisie

 

 

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Tourisme algérien sur la Tunisie : à qui profite la rumeur ?

À quelques semaines du début de la haute saison, de nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux algériens affirment que les ressortissants algériens se rendant en Tunisie par voie terrestre ne pourraient plus bénéficier de l’allocation touristique de 750 euros à partir du 20 juillet 2026.

Chaque année ou presque, à l’approche de la saison estivale, la Tunisie subit son lot de rumeurs concernant les conditions de voyage des touristes algériens. Certaines relèvent du simple malentendu, d’autres s’avèrent plus fantaisistes, voire parfois mensongères.

La dernière en date concerne une prétendue exclusion des voyageurs terrestres algériens du bénéfice de l’allocation touristique de 750 euros. Une information largement relayée sur les réseaux sociaux, mais qui ne repose à ce jour sur aucun fondement officiel. Dès lors, une question se pose : à qui profitent réellement ces rumeurs ?

Cette information a rapidement suscité des interrogations parmi les voyageurs habitués à partir en vacances en Tunisie en voiture ou par bus en voyages organisés.

Pourtant, après vérification auprès des textes actuellement en vigueur et des communications officielles disponibles, aucune décision de cette nature n’a été annoncée par les autorités algériennes.

Aucun changement officiel à ce jour

L’allocation touristique instaurée par la Banque d’Algérie demeure régie par les dispositions actuellement applicables depuis juillet 2025. Le dispositif prévoit un montant annuel de 750 euros pour les voyageurs algériens majeurs, sous certaines conditions liées notamment à la durée du séjour à l’étranger.

Droit de change : le texte officiel de Bank of Algeria

Contrairement aux affirmations relayées en ligne, les voyages effectués par voie terrestre continuent d’être intégrés au dispositif. Les procédures existantes prévoient même des justificatifs spécifiques adaptés à ce mode de transport, notamment les documents liés au passage frontalier et aux formalités de change.

À ce jour, ni la Banque d’Algérie, ni le ministère algérien des Finances, ni aucune autre institution officielle n’ont publié de texte annonçant l’exclusion des voyageurs se rendant en Tunisie par la route.

Le seul point régulièrement rappelé par les autorités concerne la lutte contre les abus et les détournements de l’allocation touristique. Celle-ci demeure strictement personnelle et ne peut être cédée ou utilisée à d’autres fins que celles prévues par la réglementation.

La prudence doit être de mise

Les professionnels du tourisme recommandent aux voyageurs de se référer exclusivement aux communications émanant des institutions officielles algériennes et des établissements bancaires habilités avant d’organiser leur séjour.

Les réseaux sociaux demeurent un vecteur rapide de diffusion de l’information, mais également de propagation de fausses nouvelles qui peuvent parfois prendre une ampleur importante en quelques heures.

En l’état actuel des choses, rien ne permet d’affirmer que les voyageurs algériens se rendant en Tunisie par la route perdront le bénéfice de l’allocation touristique. Les textes en vigueur demeurent inchangés et les droits des voyageurs terrestres restent pleinement reconnus.

Seule certitude cependant, la décision des autorités algériennes depuis le début 2026 de doubler les taxes pour les véhicules et de restreindre certains moyens de locomotion qui reste en vigueur.

Lire aussi: De nouvelles taxes pour les véhicules algériens entrant en Tunisie

Dans les milieux touristiques, certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à s’interroger sur l’origine récurrente de ce type de rumeurs. Sans avancer de preuves formelles, plusieurs acteurs du secteur estiment qu’elles pourraient émaner de parties ayant tout intérêt à orienter les vacanciers algériens vers d’autres destinations pour des considérations essentiellement commerciales et mercantiles. Une hypothèse qui revient régulièrement à mesure que s’approche chaque haute saison touristique.

La Tunisie continue donc de figurer parmi les destinations préférées des vacanciers algériens. Au cours de l’année 2025, la barre des 4 millions de visiteurs ayant franchi la frontière avait même été dépassée.

©Destination Tunisie

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Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme

Fraichement élus, les deux nouveaux bureaux des fédérations professionnelles du Tourisme, Fi2T et FTAV, ont été reçus par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.

Enjeux et constats avec la Fi2T

Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.

Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.

De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.

Plan d’action et priorités

À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :

  • Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.

  • Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.

  • Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.

  • Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.

  • Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.

    Rencontre avec la FTAV

    Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

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    Positionnement de la destination et qualité des services

    Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

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    Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

    Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.

    Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

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    Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

    Dossiers prioritaires et axes de travail

    La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :

    • Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.

    • Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.

    • Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.

    • Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.

    • Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.

    • Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.

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Bilan du projet PAMPAT 2: les produits du terroir comme levier de développement touristique

La deuxième phase du Projet d’Accès aux Marchés des Produits Agroalimentaires et de Terroir (PAMPAT 2) s’est achevée sur un bilan jugé particulièrement positif pour les filières agroalimentaires tunisiennes.

Porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et financé par la Confédération suisse, le programme a confirmé le rôle stratégique des produits du terroir dans le développement régional, la création d’emplois et la diversification de l’offre touristique tunisienne.

La clôture officielle du programme a été marquée par une rencontre organisée à Tunis en présence des partenaires institutionnels, des représentants des secteurs public et privé ainsi que des acteurs des filières concernées. L’événement a permis de revenir sur les principaux résultats du projet et sur les perspectives d’avenir d’un secteur désormais considéré comme un véritable moteur économique territorial.

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Cérémonie officielle de clôture du projet.

3,74 millions d’euros de budget

S’inscrivant dans la continuité de la première phase du programme menée entre 2013 et 2019, PAMPAT 2 a bénéficié d’un budget de 3,74 millions d’euros pour la période 2020-2026. Cette nouvelle étape a permis de consolider les acquis précédents tout en élargissant le champ d’intervention à de nouvelles filières telles que les dérivés de dattes, les tomates séchées et les grenades, tout en poursuivant parallèlement l’accompagnement de la filière figue de Barbarie.

Le programme a été déployé notamment dans les régions de Kairouan, Nabeul et Testour avec pour objectif d’améliorer la qualité, la productivité et la conformité des produits tout en facilitant leur accès aux marchés internationaux. PAMPAT 2 a également encouragé l’entrepreneuriat, l’innovation, la diversification des produits ainsi que la promotion des indications géographiques et des labels de qualité.

250 entreprises et 1 000 agriculteurs bénéficiaires

Les résultats enregistrés entre 2020 et 2026 illustrent l’ampleur de l’impact du projet. Plus de 250 entreprises et 1 000 agriculteurs ont bénéficié d’un accompagnement direct. Le programme a favorisé le lancement de 566 nouveaux produits sur les marchés et la création de 3 600 emplois, dont près de 90 % occupés par des femmes. Par ailleurs, 58 nouvelles entreprises ont vu le jour grâce au programme, tandis que les exportations des filières soutenues ont progressé de 194 %. Les investissements réalisés par les entreprises accompagnées ont approché les 9 millions d’euros.

Pour le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, le programme a contribué à transformer des filières traditionnelles en secteurs innovants et compétitifs. Les responsables du projet ont notamment souligné l’émergence d’un tissu de PME agroalimentaires davantage tournées vers l’exportation et capables de valoriser les ressources locales tout en renforçant l’attractivité économique des régions.

Tourisme, gastronomie, culture et artisanat

Au-delà de la dimension agricole et industrielle, PAMPAT 2 a également misé sur l’intégration du tourisme, de la gastronomie, de la culture et de l’artisanat dans une logique de développement territorial durable. Une stratégie nationale de valorisation des produits du terroir a ainsi été élaborée et expérimentée dans plusieurs régions pilotes.

Le programme a notamment contribué à promouvoir des produits emblématiques comme l’huile d’olive, la rose ou encore l’eau de fleur d’oranger, tout en favorisant l’émergence de nouvelles expériences touristiques immersives autour du patrimoine local.

En collaboration avec le ministère du Tourisme et plusieurs agences de voyages, le projet a permis depuis 2022 d’accompagner 383 bénéficiaires issus de différents secteurs et de soutenir 52 opérateurs proposant de nouvelles offres touristiques. Près de 11 000 visiteurs ont ainsi bénéficié de ces circuits et expériences inspirés du terroir tunisien.

Routes thématiques

Cette approche répondait à l’évolution des attentes des voyageurs internationaux, de plus en plus en quête d’expériences authentiques, culturelles et humaines. Les routes thématiques développées dans des régions comme Nabeul et Kairouan ont ainsi contribué à renforcer l’attractivité touristique locale en rapprochant les visiteurs des artisans, producteurs et créateurs.

Le projet a également encouragé des passerelles inédites entre artisanat et terroir à travers l’initiative « Artiterroir », un concours valorisant les créations artisanales inspirées des produits du terroir. Cette démarche visait à faire émerger un véritable art de vivre tunisien associant patrimoine, savoir-faire et identité régionale.

Parallèlement, le Concours Tunisien des Produits du Terroir a joué un rôle moteur dans cette dynamique. Sa cinquième édition organisée en 2025 a enregistré 539 produits en compétition et permis de décerner 165 médailles à 119 entreprises, dont près des trois quarts étaient dirigées par des femmes. Selon les organisateurs, les produits récompensés ont enregistré des hausses de ventes allant de 30 à 50 %.

À travers cette approche intégrée, PAMPAT 2 a posé les bases d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la valorisation durable des richesses régionales et du savoir-faire tunisien, avec l’ambition de répliquer cette expérience dans d’autres régions du pays.

D.T

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