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Alia Al Shamlan nommée directrice générale de Tunis Bay

Tunis Bay, le mégaprojet immobilier parrainé par GFH Bank, a annoncé la nomination de la Bahreïnienne Alia Al Shamlan au poste de directrice générale. Cette désignation vise à accélérer le développement du projet et à renforcer son positionnement en tant que destination intégrée dédiée à l’habitat, aux affaires, à l’hôtellerie et aux loisirs.

Ce n’est pas une novice dans le domaine. En effet, forte de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, l’investissement et les transactions immobilières, Alia Al Shamlan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de GFH. Elle aura notamment pour mission de consolider les partenariats, d’attirer de grandes enseignes hôtelières de luxe et de développer la marina ainsi que les composantes résidentielles en bord de mer.

Selon Hisham Alrayes, directeur général et membre du conseil d’administration de GFH Bank, cette nomination doit permettre de faire avancer les plans de croissance du projet et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des acteurs du tourisme.

Pour sa part, Alia Al Shamlan entend privilégier la concrétisation des opportunités d’investissement, le développement de partenariats stratégiques et le renforcement de l’offre hôtelière, commerciale et résidentielle en Tunisie. L’objectif est de faire de Tunis Bay une destination distinctive, capable de contribuer durablement au dynamisme économique et touristique de la Tunisie.

On lui souhaite bon vent !

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Crise de l’eau en Tunisie : plus de 220 alertes citoyennes recensées en septembre

L’Observatoire tunisien de l’eau a comptabilisé 227 signalements citoyens liés à des perturbations d’approvisionnement durant le mois de septembre 2026. C’est ce que font ressortir les données publiées mardi dans sa dernière édition de la Carte de la Soif.

Les interruptions brutales et non annoncées de la distribution représentent la quasi-totalité des incidents recensés, avec 197 cas répertoriés sur l’ensemble du territoire. Le rapport fait également état de 18 alertes concernant des fuites d’eau sur le réseau. On répertorie également 10 mouvements de protestation d’usagers réclamant leur droit à l’eau et deux signalements relatifs à une détérioration de la qualité de l’eau distribuée.

Sur le plan géographique, le gouvernorat de Ben Arous figure en tête des zones les plus touchées avec 32 signalements. Les gouvernorats de Médenine et de Bizerte arrivent en deuxième position avec 28 alertes chacun. Suivent Tunis avec 16 signalements et Gafsa avec 13 cas répertoriés.

Lancé en 2016 à l’initiative de l’association Nomad 08, l’Observatoire tunisien de l’eau est une plateforme citoyenne collaborative. Elle a pour objectif de documenter les défaillances du réseau hydraulique. De même, elle défend le droit universel d’accès à l’eau potable.

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Fête de l’Évacuation : le président Kaïs Saïed gracie 2 288 détenus

À l’occasion du 63e anniversaire de la fête de l’Évacuation, le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce à 2 288 personnes condamnées à des peines de prison, permettant la libération de 1 573 détenus, selon un communiqué publié mardi par la Présidence de la République.

Le chef de l’État a également ordonné l’octroi de la libération conditionnelle à 424 autres détenus.

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Tunisie – Politique : que se passe-t-il dans la maison « PDL » ?

Congrès suspendu, querelles de leadership, rupture entre Abir Moussi et Karim Krifa… Inutile de dire que le Parti destourien libre (PDL) traverse une séquence particulièrement agitée, qui interroge voire soulève des questions sur sa cohésion interne et son avenir politique.

Le Parti destourien libre (PDL), naguère considéré comme ayant une assise politique solide, est confronté aujourd’hui à des turbulences qui mettent à l’épreuve son unité et son organisation. En effet, en l’espace de quelques jours, le parti s’est retrouvé au centre de plusieurs controverses : la suspension de son congrès national, les divergences autour d’un nouveau mandat pour sa présidente, Abir Moussi, et, plus récemment, la rupture publique entre cette dernière et l’avocat Karim Krifa – qui fait tâche d’huile.

Il s’agit là d’événements à même de donner à la crise une dimension dépassant les simples désaccords organisationnels. Derrière ces épisodes se dessine une interrogation fondamentale : est-ce que le PDL parviendra à préserver sa cohésion alors que son fonctionnement et sa direction sont de plus en plus contestés sur plusieurs fronts ? Rien n’est moins sûr.

Un congrès stoppé en pleine tourmente

Premier épisode marquant : le congrès national du PDL, baptisé « Congrès de la fidélité » et programmé les 3 et 4 octobre 2026, a été suspendu par une décision de la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis, le 2 octobre. Cette décision est intervenue alors que le parti s’apprêtait à renouveler ses instances dirigeantes et qu’Abir Moussi entendait briguer un nouveau mandat à sa tête. La procédure judiciaire, engagée dans un contexte de divergences internes sur les conditions d’organisation du congrès, a ainsi interrompu net un rendez-vous politique important pour l’avenir de la formation.

L’affaire révèle surtout que les désaccords au sein du PDL ont dépassé le cadre des discussions internes pour se déplacer sur le terrain judiciaire. Le renouvellement de la direction, qui devait permettre de clarifier les rapports de force, reste donc en suspens. Et pour combien de temps ? Personne n’est en mesure de répondre à cette question. Excepté peut-être les responsables au sein du parti destourien.

La candidature d’Abir Moussi au cœur des divergences

La question du leadership constitue l’un des principaux points de friction. En juillet dernier, rappelle-t-on, l’ancien député et cadre du parti, Majdi Boudhina, avait publiquement appelé Abir Moussi à renoncer à briguer un nouveau mandat, invoquant la nécessité de renouveler les responsables et de respecter le principe d’alternance.

Cette prise de position a mis en lumière un débat sur l’interprétation des statuts du PDL et sur la durée des mandats de sa présidence. Encore eux, les statuts du parti. En tout cas, le parti défend, pour sa part, la légitimité d’une nouvelle candidature de sa présidente. Selon son interprétation des dispositions statutaires, le décompte des mandats concernés commence avec le premier congrès électif, organisé en 2021. Cette lecture est contestée par ceux qui estiment qu’un nouveau mandat – qu’ils qualifient de “trop“ – soulèverait un problème de cohérence avec le principe de limitation des mandats.

Au-delà de la question statutaire, le débat oppose deux préoccupations/tendances : préserver la continuité autour d’une figure centrale de l’opposition et préparer le renouvellement des structures dirigeantes.

Majdi Boudhina : le débat sur le renouvellement s’invite sur la place publique

Hélas, la démarche de Majdi Boudhina a révélé les difficultés rencontrées par les voix discordantes au sein du parti. Après avoir défendu publiquement la nécessité d’un renouvellement du leadership, l’ancien député a annoncé son retrait du PDL, dans un climat marqué par de vives réactions de certains partisans d’Abir Moussi. Et son départ donne une illustration concrète des tensions suscitées par le débat sur l’avenir de la formation politique. Il pose aussi la question de la place accordée à la contestation interne et de la capacité du parti à gérer les divergences sans provoquer de nouvelles ruptures. « C’est le cas de tous les partis gouvernés de façon autoritaire », atteste un ancien cadre du PDL qui, ayant constaté les germes de cette dérive, avait fini par quitter le navire.

Ceci étant, cet épisode ne suffit pas à établir l’existence d’« une opposition organisée ou majoritaire à Abir Moussi, mais témoigne néanmoins d’un désaccord public sur la manière de préparer l’avenir du PDL ».

Abir Moussi et Karim Krifa : une rupture qui ajoute à la crise

Sauf que cela commence à faire beaucoup, surtout avec le dernier épisode en date concernant Karim Krifa, avocat et membre du PDL. En effet, le 9 octobre, Abir Moussi lui a demandé de « se retirer » de son comité de défense et de cesser d’intervenir dans les dossiers judiciaires et les procédures engagées en son nom, en Tunisie comme à l’étranger.

Depuis son lieu de détention, la présidente du parti lui a reproché une conduite qu’elle estime contraire à ses intérêts et à ses droits. Elle a également demandé le retrait de son nom et de sa photographie des documents et supports liés au comité de défense.

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’intéressé, en l’occurrence Karim Krifa, le temps sans doute de la réflexion, a réagi trois jours après, le 12 octobre en indiquant qu’il ne souhaitait pas entrer dans un échange d’accusations, tout en se réservant la possibilité d’engager des procédures judiciaires contre les personnes qu’il estimerait responsables de la diffusion d’allégations à son encontre.

Cette confrontation publique entre deux personnalités longtemps associées au PDL ajoute une nouvelle dimension aux tensions actuelles. Elle concerne désormais non seulement l’organisation et la direction du parti, mais aussi les relations entre ses responsables et les modalités de défense de sa présidente.

À ce stade, les accusations formulées par les protagonistes doivent être considérées comme leurs propres déclarations et non comme des faits judiciairement établis. Certains ne manquent pas de dire que la maison « PDL » a entamé un dangereux processus de décomposition.

Un parti confronté à la question de son avenir

Ainsi, on remarquera que ces différents épisodes ont un point commun : ils interviennent dans un contexte où Abir Moussi, détenue depuis trois ans (octobre 2023), demeure la figure centrale du PDL. Son rôle politique et symbolique constitue un facteur de rassemblement pour ses soutiens. Mais sa détention pose également des questions pratiques sur le fonctionnement du parti, la prise de décision et la préparation de son avenir.

Alors trois questions existentielles demeurent : comment maintenir une organisation politique opérationnelle dans ces circonstances ? Comment arbitrer les différends statutaires ? Et comment préserver l’unité lorsque des divergences sur la direction débouchent sur des départs, des procédures judiciaires et des ruptures publiques ? Si ces interrogations ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une implosion du PDL, elles montrent toutefois que la formation traverse une période délicate, durant laquelle sa capacité à gérer ses désaccords sera déterminante.

Une crise de personnes, de règles ou de stratégie ?

Réduire la situation à une querelle entre individus semble sans doute insuffisant. Les événements récents font apparaître plusieurs niveaux de tension : une divergence sur l’interprétation des statuts, un débat sur la limitation des mandats, une procédure ayant empêché la tenue du congrès et une rupture entre Abir Moussi et Karim Krifa.

À ces questions organisationnelles s’ajoute un enjeu politique plus large : la capacité du PDL à maintenir sa visibilité et son influence tout en assurant la continuité de ses activités.

La suspension du congrès laisse la question de la direction sans règlement par cette voie élective. Les départs et les désaccords publics fragilisent l’image d’unité du parti, tandis que la rupture avec Karim Krifa ouvre un nouveau front de confrontation, comme le soulignent certains analystes politiques de la place.

La véritable question est désormais de savoir si le PDL pourra transformer cette séquence de tensions en une occasion de clarification interne, ou si les divergences continueront à s’accumuler au détriment de sa cohésion et de sa capacité d’action.

Une chose est certaine : la maison « PDL » traverse une zone de turbulences. Reste à savoir si ses responsables parviendront à renouer le dialogue, à clarifier les règles de fonctionnement et à définir une perspective commune pour la suite.

Synthèse réalisée à l’aide de l’IA.

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De l’Ariana, Sousse et Béja à la Chine : 3 élèves tunisiens brillent aux Olympiades de mathématiques

Trois élèves tunisiens se sont distingués lors de la 67ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques, organisée à Shanghai, en Chine, du 13 au 21 juillet 2026. Ils ont remporté deux médailles de bronze et une mention honorable.

Mohamed Karim Bouallag, originaire de l’Ariana, et Yassine Boumiza, de Sousse, ont décroché chacun une médaille de bronze, tandis que Youssef Halim Ajmi, de Béja, a obtenu une mention honorable.

Ces distinctions mettent en lumière le potentiel des jeunes talents tunisiens dans les disciplines scientifiques et mathématiques, ainsi que leur capacité à se mesurer à des candidats venus du monde entier.

La compétition a réuni des élèves issus de nombreux pays autour d’épreuves exigeantes faisant appel au raisonnement logique, à la créativité et à la maîtrise des concepts mathématiques.

La Chine s’est classée à la première place de cette édition. La 68ᵉ édition des Olympiades internationales de mathématiques est prévue en Hongrie en 2027.

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Natation : Ahmed Hafnaoui rafle trois titres à l’Open des Alpes

Le Tunisien Ahmed Hafnaoui a remporté trois médailles d’or, sur 400, 800 et 1 500 mètres nage libre, lors de l’Open des Alpes, en France. Il y a aussi réalisé le minima B pour les Championnats du monde en petit bassin sur 800 mètres, sans que cela vaille qualification automatique.

Sur le bassin de 25 mètres, le champion olympique a signé 3 min 43 s 09 sur 400 mètres, puis 7 min 48 s 69 sur 800 mètres, chrono qui lui ouvre la voie du minima B. Il a surtout dominé le 1 500 mètres en 15 min 03 s 12, avec environ vingt secondes d’avance sur ses concurrents.

Ces résultats sont encourageants pour un nageur très attendu depuis ses exploits passés : titre olympique sur 400 mètres aux Jeux de Tokyo en 2021, puis deux titres mondiaux sur 800 et 1 500 mètres à Fukuoka en 2023. Ils ne suffisent toutefois pas à préjuger de la suite de sa saison.

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ISIE : publication de la liste préliminaire des électeurs concernés par le vote sur le retrait du mandat d’un membre du conseil local d’El Aroussa

L’Instance Supérieure indépendante pour les élection (ISIE) a annoncé que la liste préliminaire des électeurs pour le vote de retrait du mandat d’un membre du conseil local, représentant de la circonscription locale de l’Imada de Mosrata, (délégation d’El Aroussa-Siliana) sera disponible à partir de mardi 13 octobre jusqu’au jeudi 15 octobre 2026 au siège de la section de l’ISIE à Siliana et sur le site officiel de l’Instance.

Dans un communiqué publié lundi, l’ISIE a fait savoir que la période de dépôt des recours concernant la liste électorale aura lieu du vendredi 16 octobre 2026 au samedi 17 octobre 2026. Elle a précisé que ces recours doivent être déposés au siège de l’IRIE de Siliana, rappelant que tous les formulaires nécessaires sont disponibles sur son site web.

Le 15 octobre en cours, l’ISIE avait annoncé l’ouverture du 12 au 15 du même mois, de la période de dépôt des demandes de participation à la campagne de vote pour le retrait de mandat dans la circonscription locale de Mosrata.

Rappelons que le conseil de l’ISIE a approuvé, lors de sa réunion du 28 septembre dernier, le calendrier relatif à la procédure de retrait de mandat d’un membre du conseil local de la délégation d’El Aroussa (gouvernorat de Siliana) suite à la publication du décret convoquant le corps électoral pour ce scrutin le 15 novembre 2026.

La période de mise à jour du registre électoral pour la circonscription de l’Imada de Mosrata a été effectuée du 29 septembre jusqu’au 11 octobre 2026. La campagne électorale est prévue du 24 octobre au 13 novembre 2026, pour aboutir au jour du scrutin, fixé au dimanche 15 novembre 2026 (de 8h00 à 18h00), au centre de vote de l’école primaire de Mosrata.

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Tourisme : la FTRT associe la gastronomie à la valorisation du patrimoine

La Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) annonce son partenariat avec « Carthage Event Shows 2026 ». Il est prévu du 23 octobre au 2 novembre 2026. L’événement aura pour thème : « L’épopée de Carthage : des plages du Nord aux portes du Sahara ». Cette initiative vise à promouvoir le tourisme culturel et saharien. De même, elle cherche à valoriser le patrimoine tunisien et à attirer davantage de visiteurs.

La FTRT met particulièrement l’accent sur la gastronomie tunisienne et les traditions culinaires comme levier d’attractivité touristique.

La fédération réaffirme également son soutien aux restaurants touristiques et aux professionnels du secteur. Ainsi que son engagement à renforcer les liens entre tourisme, culture et patrimoine. Et ce, afin de contribuer à la compétitivité et au rayonnement de la destination Tunisie.

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Gabès : une route coupée à Chatt Essalem après de nouvelles émanations imputées au GCT

Des riverains ont bloqué une route à Chatt Essalem dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026, après des signalements d’émanations suffocantes autour du complexe du Groupe chimique tunisien.

Une route a été fermée par des habitants de Chatt Essalem, à Gabès, dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026. Les riverains protestent contre de nouvelles émanations gazeuses, qu’ils rattachent aux activités du Groupe chimique tunisien (GCT), et réclament des autorités qu’elles y mettent fin. Ils parlent d’une catastrophe environnementale persistante. Le mouvement a suivi des alertes de militants locaux, dont le collectif Stop Pollution, faisant état d’émanations suffocantes dans les zones voisines du complexe. L’ampleur de ces rejets et leur composition exacte restent à établir.

La colère des habitants s’inscrit dans une crise environnementale et sanitaire vieille de plusieurs décennies. Depuis des années, ils mettent en cause l’impact des unités du GCT sur leur cadre de vie et leur santé. Les signalements de gaz et les cas d’intoxication présumée ravivent régulièrement la contestation dans la région.

Des écoles situées près du complexe ont connu plusieurs incidents : des élèves ont eu des malaises, des difficultés respiratoires ou des évanouissements. Pour les habitants, ces épisodes font de la pollution une urgence sanitaire. Ils demandent des mesures concrètes pour protéger les populations riveraines. Les mobilisations se sont multipliées. En juin 2026, le collectif Stop Pollution et des acteurs de la société civile avaient manifesté à Gabès et à Tunis, sous le slogan « Le peuple exige le démantèlement des unités ». Ils réclamaient l’arrêt des activités industrielles jugées polluantes. Le dossier a été porté devant les autorités nationales, et une commission présidentielle a été mise en place. Les habitants mobilisés estiment toutefois que ces démarches n’ont pas apporté de réponse à la hauteur de la situation.

Sur le terrain judiciaire, la justice avait rejeté en février 2026 une demande en référé visant l’arrêt immédiat des unités polluantes du GCT. Elle avait jugé le préjudice invoqué insuffisamment établi, une décision contestée par les défenseurs de l’environnement. Habitants et militants écologistes attendent depuis longtemps une intervention effective des pouvoirs publics contre les nuisances industrielles. Leur revendication ne se limite plus à la dénonciation des émanations : ils exigent désormais des mesures garantissant leur droit à un environnement sain.

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Terrasses : l’espace public sous pression

Les terrasses de cafés et de restaurants ne cessent de gagner du terrain, au détriment des piétons comme des automobilistes.

Que dit la loi ? L’article 85 du Code de la fiscalité locale prévoit une redevance. Et une réglementation de 2007 sanctionne les installations non autorisées (100 à 2 000 dinars d’amende, avec saisie du matériel).

Pour les communes, cela représente une perte de 33 millions de dinars en 2025 pour l’ensemble du domaine public. Et ce, de faute de moyens de recensement et de recouvrement.

Enfin, un trottoir encombré pousse les piétons sur la chaussée, en leur faisant courir des risques inutiles. Ainsi, en avril, l’Observatoire national de la sécurité routière recensait 387 accidents impliquant des piétons, dont 89 morts, sans pouvoir les attribuer directement à ces occupations.

L’enjeu n’est pas de supprimer les terrasses, mais de garantir un passage suffisant aux piétons et du stationnement aux clients des commerces voisins.

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La Tunisie au sommet mondial pour les diplômés en sciences et ingénierie

La Tunisie occupe la première place mondiale en matière de proportion de diplômés de l’enseignement supérieur dans les filières scientifiques et d’ingénierie, avec un taux de 37,93 %, selon le Global Innovation Index, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

D’après les données relayées par la page officielle de l’Ordre des ingénieurs tunisiens sur Facebook, la Tunisie devance l’Ouzbékistan, qui affiche un taux de 36,76 %, et les Émirats arabes unis, avec 36,45 %. Brunei Darussalam arrive en quatrième position, avec 35,86 %, suivi de l’Allemagne, qui enregistre 35,76 %.

Ce classement met en évidence le poids de la formation scientifique et technique en Tunisie. Il souligne également le potentiel du capital humain tunisien et les compétences susceptibles de contribuer à l’innovation, au progrès technologique et au développement économique du pays.

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Conseillers fiscaux : la FTAPME demande au président de l’ARP de se récuser

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) invite Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et avocat de profession, à se récuser à titre préventif sur le texte encadrant la profession de conseiller fiscal.

On évoque des chevauchements avec les prérogatives des avocats et réclame que l’existence d’un éventuel conflit d’intérêts soit vérifiée. C’est par voie de communiqué que la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) a formulé sa demande. Elle souhaite que Brahim Bouderbala s’écarte, par précaution, de l’examen du projet de loi sur l’organisation de la profession de conseiller fiscal. Selon l’organisation, ce métier présente des zones de recoupement avec celui d’avocat, dont le président du Parlement est lui-même issu.

Dans son texte, la Fédération soutient que la responsabilité publique oblige les responsables concernés à placer l’intérêt général au-dessus de leurs intérêts personnels ou professionnels. Elle demande au président de l’Assemblée de « lever la main » sur ce dossier, le temps que les instances compétentes établissent si sa situation relève des règles applicables en matière de déclaration d’intérêts et de récusation. Elle estime que ce contexte justifie des garanties supplémentaires de transparence.

L’organisation tient cependant à apporter une précision : appartenir à une profession ne prouve pas, en soi, l’existence d’un conflit d’intérêts. Elle assure ne cibler aucune personne en particulier et décrit son initiative comme une mesure de prévention destinée à préserver la neutralité du processus législatif.

Le dossier porte sur le projet de loi n°13 de 2023 relatif à la profession de conseiller fiscal, déposé au Parlement le 10 juillet 2023. D’après la Fédération, il rencontre depuis d’importantes difficultés, sur fond de désaccords entre les représentants des avocats et les partisans d’un encadrement du métier de conseiller fiscal.

La FTAPME affirme que les responsables successifs de l’Ordre national des avocats ont fait connaître leur opposition au projet, par des communiqués et des courriers adressés notamment au ministère des Finances, à la présidence du gouvernement et aux structures parlementaires compétentes. Elle inclut Brahim Bouderbala parmi eux, à l’époque où il exerçait des responsabilités au sein de l’Ordre. Pour l’organisation, les prérogatives des conseillers fiscaux recoupent sur certains points celles des avocats, et la réglementation de cette nouvelle profession pourrait redessiner la frontière entre les deux métiers.

C’est à partir de ces éléments qu’elle soulève la question d’un possible conflit d’intérêts et sollicite le retrait préventif du président de l’ARP. Elle s’appuie notamment sur l’article 24 de la loi n°46 de 2018 relative à la déclaration des biens et des intérêts, à la lutte contre l’enrichissement illicite et à la prévention des conflits d’intérêts, dont elle conteste la formulation et la portée. 

Au-delà de ce cas, la Fédération demande des règles mieux définies en matière de déclaration d’intérêts et de récusation des responsables publics, ainsi que des garanties d’égalité entre les professions concernées. Elle met en garde contre des dispositions qui, selon elle, pourraient favoriser l’exclusion ou un monopole professionnel sans justification objective.

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Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran

A moins d’un mois qui nous sépare de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement des enfants, l’UNICEF Tunisie révèle, via une étude récente, que 45 % des adolescents ayant participé à l’enquête « U-Report » ont déclaré avoir été victimes d’une forme de violence en ligne ou en avoir été témoins.

L’UNICEF précise également que 12 % des participants à l’enquête « U-Report » ont déclaré s’être absentés de l’école en raison de violences en ligne. Cette proportion est attribuée, dans le document, à l’enquête U-Report de 2021. Ses résultats doivent toutefois être lus avec prudence, compte tenu des limites méthodologiques de l’enquête, et ne sauraient être généralisés à l’ensemble des enfants et des adolescents tunisiens.

Ces indicateurs mettent aussi en lumière un autre défi : la méconnaissance des dispositifs de protection. Le document « Recommandations relatives à la révision du Code de protection de l’enfant », publié par l’UNICEF Tunisie en juillet 2026, relève ainsi que 80 % des participants à l’enquête U-Report de 2020 ignorent les mécanismes de signalement des violences dans l’espace numérique.

Ces données font apparaître deux dimensions du problème : l’impact de la violence numérique, susceptible de se répercuter sur la scolarité de l’enfant; et les obstacles qui peuvent l’empêcher de signaler les faits ou de solliciter de l’aide.

Par ailleurs, l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes, menée en 2022 et publiée par l’Institut national de la statistique en mars 2024, révèle que 37,1% des filles âgées de 15 à 17 ans ont été victimes d’au moins une forme de violence numérique au cours des 12 mois précédant l’enquête. Cet indicateur porte sur la violence numérique dans son acception large.

Ces chiffres éclairent différentes dimensions du phénomène, sans constituer pour autant une mesure unifiée de la prévalence du cyberharcèlement. Leur compréhension suppose d’examiner la nature du préjudice subi par l’enfant, ainsi que ses conséquences possibles sur sa santé mentale, son comportement et ses relations quotidiennes.

Une violence qui ne s’arrête pas à l’écran

La violence numérique peut prendre plusieurs formes : insultes, moqueries répétées, propagation de rumeurs, diffamation, menaces, diffusion de photos ou de vidéos d’un enfant sans son consentement, usurpation d’identité ou encore chantage.

La particularité de cette violence tient à la rapidité avec laquelle les contenus se diffusent et à leur capacité à atteindre un large public. L’auteur des faits peut, en outre, rester anonyme. L’enfant peut également éprouver des difficultés à se protéger de la source du préjudice : les abus peuvent en effet se déplacer des plateformes numériques vers le milieu scolaire et social, ou se poursuivre jusque dans le domicile familial.

Tout désaccord entre enfants ou tout commentaire insultant ne relève pas nécessairement du harcèlement, qui suppose généralement une répétition des faits. En revanche, les menaces, le chantage et les atteintes à la vie privée exigent une intervention, même lorsqu’ils surviennent dans le cadre d’un incident isolé, en raison de leur gravité et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’enfant.

Les répercussions de cette expérience ne se traduisent pas toujours par un récit direct des faits. Elles peuvent apparaître progressivement à travers des changements psychologiques et comportementaux. L’enfant peut ressentir de la peur, de l’anxiété, de la honte ou de la colère, et tendre à s’isoler, à s’éloigner de ses amis ou à délaisser les activités qu’il pratiquait habituellement. Des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse des résultats scolaires, voire des plaintes somatiques sans cause organique identifiée, peuvent également apparaître.

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SNJT : les neuf membres du nouveau bureau exécutif élus

Le septième congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), également 29ᵉ congrès de la profession, s’est tenu les 10 et 11 octobre 2026 à Tunis. À l’issue du scrutin, Zied Dabbar a été réélu à la tête du syndicat, avec 336 voix.

Selon les résultats annoncés par le syndicat sur sa page officielle Facebook, les élections, organisées conformément aux statuts et au règlement intérieur du SNJT, ont permis de désigner les neuf membres du nouveau bureau exécutif. Zied Dabbar arrive en tête avec 336 voix, suivi de Jihane Louati, qui en a obtenu 299, et d’Amine Dhbaïbi, avec 290 voix. Adel Riahi a recueilli 265 voix, tandis que Siwar Amaïdia et Habiba Abidi ont obtenu chacune 263 voix.

Le nouveau bureau exécutif comprend également Abderraouf Bali (255 voix), Karim Ouanes (242 voix), et Bouchra Sellami (241 voix).

Par ailleurs, quatre membres suppléants ont été élus : Aouatif Jebali (222 voix), Nour Eddine Ahmed (216 voix), Slim Boukhdhir (160 voix) et Nadra Ben Rajeb (95 voix).

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Éducation et culture : le pari sur l’égalité des chances

Par Ahmed NEMLAGHI

En plaçant l’éducation au rang des composantes de la sécurité nationale, le président de la République défend une vision dans laquelle l’école, la culture et la justice sociale sont étroitement liées. Son entretien, le 8 octobre à Carthage, avec la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, et Mohamed Ali Boughdiri, secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, remet au premier plan un chantier essentiel : faire du droit à l’éducation une réalité pour tous.

L’éducation ne saurait être réduite à la transmission des connaissances ni la culture cantonnée à une activité réservée à une partie de la société. C’est, en substance, le sens de l’orientation défendue par Kaïs Saïed, qui considère l’école comme un pilier de la construction nationale, de la cohésion sociale et de la préparation des générations futures. La rencontre tenue au palais de Carthage traduit cette approche : l’avenir du système éducatif se joue autant dans les programmes et les méthodes pédagogiques que dans les conditions matérielles d’apprentissage et l’accès à la culture.

En rappelant que l’éducation et l’enseignement font partie intégrante de la sécurité nationale, le chef de l’État leur attribue une portée qui dépasse le cadre scolaire. Il s’agit, dans cette perspective, de former des citoyens capables de comprendre leur environnement, d’exercer leur esprit critique et de participer à la vie collective.

Cette conception repose sur un principe : la solidité d’un pays dépend aussi de la qualité de son système éducatif, de la diffusion du savoir et de la capacité de chaque génération à acquérir les outils nécessaires à son émancipation. La sécurité nationale ne se limite donc pas à ses dimensions traditionnelles. Elle comporte également une dimension humaine, intellectuelle et sociale, dont l’éducation constitue un élément déterminant.

L’inscription du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement dans la Constitution s’inscrit dans cette orientation. Pour Kaïs Saïed, cette consécration institutionnelle traduit la place stratégique accordée à l’éducation dans le projet national. Reste toutefois à donner à cette ambition toute sa portée par des mécanismes de concertation, une vision cohérente et des réformes capables de répondre durablement aux difficultés du secteur.

 

La réussite comme corollaire de l’égalité des chances

L’un des axes majeurs rappelés par le président concerne l’instauration d’un système éducatif national garantissant l’égalité pour tous. Cette ambition renvoie à une question fondamentale : comment assurer à chaque enfant, indépendamment de son milieu social ou de son lieu de résidence, des possibilités comparables d’apprentissage et de réussite ?

L’égalité devant l’éducation ne se résume pas à l’ouverture des portes de l’école. Elle suppose que les élèves disposent de conditions leur permettant de suivre leur scolarité, de développer leurs capacités et de poursuivre leurs études sans être pénalisés par leur situation familiale ou territoriale.

C’est dans ce contexte que prend tout son sens l’appel présidentiel à inculquer, dès la première année du primaire, les principes de liberté, d’émancipation et de justice sociale. L’école est appelée à transmettre des savoirs, mais également à former des citoyens conscients de leurs droits, de leurs responsabilités et de leur place dans la collectivité.

Cette orientation implique de dépasser une conception purement administrative de la démocratisation de l’enseignement. L’enjeu n’est pas seulement de permettre l’accès à l’école, mais de réunir les conditions d’une véritable égalité des chances tout au long du parcours scolaire.

 

Les conditions matérielles, un préalable à la réussite

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’assurer aux élèves le transport, la restauration, l’hébergement dans les internats, les vêtements et les fournitures scolaires, en coordination avec les structures concernées. Ces besoins concrets constituent un volet essentiel de la politique éducative.

Pour les familles confrontées à des difficultés économiques, le coût indirect de la scolarité peut représenter un obstacle important. Les déplacements, les repas et le matériel nécessaire à l’apprentissage pèsent sur les budgets domestiques et peuvent accentuer les inégalités entre élèves.

En mettant ces questions en avant, Kaïs Saïed associe la justice sociale à des réponses qui touchent directement la vie quotidienne des familles. L’objectif affiché est de faire en sorte que les conditions économiques ne déterminent pas, à elles seules, les possibilités de réussite d’un enfant.

Mais cette orientation appelle une mise en œuvre rigoureuse. La disponibilité du transport scolaire, la qualité de la restauration, la capacité d’accueil des internats et l’accès effectif aux fournitures doivent se traduire par des mesures concrètes, suivies et évaluées. C’est à cette échelle que l’ambition de l’égalité des chances pourra être appréciée.

 

La culture, un prolongement naturel de l’école

La place accordée aux clubs culturels dans les établissements scolaires constitue un autre volet significatif de cette vision. En appelant à leur création dans les différentes institutions éducatives, le chef de l’État souligne que l’éducation ne se limite pas aux enseignements dispensés en classe.

La pratique culturelle contribue à l’éveil intellectuel, à la créativité, à l’expression personnelle et à la découverte du patrimoine. Elle peut également favoriser la confiance en soi, le dialogue et le respect des différences. Théâtre, lecture, musique, arts plastiques ou activités patrimoniales offrent autant de possibilités de compléter les apprentissages scolaires.

Le rapprochement entre les secteurs de l’éducation et de la culture prend ici tout son sens. La présence de la ministre des Affaires culturelles à cette rencontre illustre l’importance d’une approche transversale dans laquelle les activités culturelles peuvent accompagner la formation des jeunes et élargir leur accès au savoir.

Pour produire des effets durables, cette ambition nécessite toutefois des moyens, des espaces adaptés, un encadrement compétent et une programmation accessible à tous les élèves. Les clubs culturels ne doivent pas rester une simple annonce, ils sont appelés à devenir des lieux vivants d’apprentissage et de participation.

 

De l’orientation politique aux résultats concrets

En revenant sur les précédentes tentatives de réforme du système éducatif, Kaïs Saïed a exprimé des réserves sur leur portée et leurs motivations. Cette appréciation traduit sa volonté affichée de rompre avec des réformes qu’il juge insuffisantes et de privilégier une transformation plus profonde du système national.

Toutefois, la réussite d’une politique éducative ne se mesure pas uniquement à ses principes ou à ses intentions. Elle dépend aussi de la continuité des décisions, de la mobilisation des ressources, de la coordination entre les institutions et de la capacité à associer les acteurs de terrain à la recherche de solutions.

L’enjeu est donc de faire converger les objectifs éducatifs, les politiques sociales et l’action culturelle autour d’une même exigence : offrir à chaque enfant les moyens d’apprendre, de s’épanouir et de construire son avenir.

La rencontre de Carthage remet ainsi en lumière les grandes lignes d’une vision qui lie souveraineté nationale, justice sociale et formation des générations futures. Sa portée dépendra désormais de la traduction de ces orientations en programmes accessibles, en services effectifs et en améliorations mesurables pour les élèves et leurs familles.

Faire de l’éducation un pilier de la sécurité nationale et de la culture un instrument d’émancipation constitue une ambition de long terme. Le véritable défi consiste à transformer ces principes en une égalité des chances vécue au quotidien, dans chaque école et pour chaque élève.

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Maher Chaâbane condamné à cinq ans de prison et à plus de 2 MDT d’amendes

L’homme d’affaires Maher Chaâbane a été condamné à cinq ans de prison par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Dans la même affaire, l’ancienne maire de La Goulette, Amel Limam, a écopé de la même peine. Les deux condamnés doivent également s’acquitter d’amendes dont le montant total dépasse deux millions de dinars.

Cette décision constitue une nouvelle étape dans un dossier judiciaire portant sur des soupçons de corruption, de favoritisme et d’irrégularités dans la gestion municipale, notamment autour de l’exploitation de la fourrière des Berges du Lac 2.

Il faut dire que le nom de Maher Chaâbane, homme d’affaires  est au cœur de cette affaire en raison de ses intérêts économiques dans la zone, qui accueille plusieurs projets qui lui sont associés. Les investigations du Pôle judiciaire économique et financier se sont notamment intéressées aux conditions d’exploitation de la fourrière et aux éventuelles facilités administratives accordées dans le cadre de décisions relevant de la municipalité de La Goulette.

L’enquête visait à déterminer si certaines prérogatives municipales avaient pu bénéficier à des intérêts privés, dans un contexte marqué par des soupçons de favoritisme et d’abus de fonction impliquant l’ancienne maire, détenue depuis juin 2024.

Et ce n’est pas la seule affaire dans laquelle Maher Chaâbane serait impliqué, on évoque d’autres dossiers judiciaires portant entre autres sur des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de falsification de documents. En tout cas, cette condamnation s’inscrit ainsi dans un contexte judiciaire plus large concernant les activités de l’homme d’affaires. Elle remet également en lumière les enjeux de transparence dans les relations entre responsables publics et opérateurs économiques, particulièrement lorsque l’attribution de services publics et les décisions administratives sont susceptibles d’avoir des répercussions sur des intérêts privés.

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Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer, mais où sont les résultats ?

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé à la Kasbah, samedi 10 octobre 2026, un conseil ministériel restreint (CMR) consacré aux entreprises communautaires. À l’ordre du jour : améliorer leur gouvernance, simplifier les procédures de création et renforcer l’encadrement et l’accompagnement.

Pour la cheffe du gouvernement, ce modèle est un choix économique national…, dont l’objectif est d’instaurer « un développement fondé sur l’initiative collective, l’emploi, la justice sociale et une meilleure répartition des richesses ». Elle y voit un moyen de valoriser les ressources locales et régionales à travers des projets durables, productifs et compétitifs, en particulier pour les jeunes. D’ailleurs, ce modèle appliqué dans plusieurs pays développés a fait ses preuves, dira Mme Zaâfrani.

Présents lors dudit CMR, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la secrétaire d’État chargée des Entreprises communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé sur la gouvernance de ces structures. Les participants ont passé en revue les difficultés procédurales rencontrées et des pistes de simplification.

De ce point de vue, le conseil a fait les recommandations suivantes :

– orienter les entreprises communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés porteurs, à forte valeur ajoutée, en phase avec le Plan de développement 2026-2030 ;

– mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement, du lancement à l’exploitation des projets ;

– adapter les formations aux besoins techniques des entreprises et instaurer des mécanismes d’évaluation de l’impact de cet accompagnement ;

– mieux faire connaître ce modèle et sa contribution à la justice sociale.

Quid des résultats… ?

Ceci étant, le communiqué de la présidence du gouvernement ne donne aucun chiffre : ni nombre d’entreprises effectivement créées, ni emplois générés, ni richesse produite. Il évoque seulement des « expériences réussies » sans les détailler.

Plusieurs recommandations du conseil laissent aussi penser que le dispositif peine à produire les effets promis. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de simplifier davantage les procédures qui freinent la création de ces entreprises. Il est impératif de leur chercher des secteurs porteurs, comprendre par-là qu’elles n’y sont pas encore. Il faut mettre en place des mécanismes pour mesurer l’impact de l’accompagnement, ce qui signifie que cet impact n’est pas mesuré aujourd’hui. Enfin, la nécessité de « mieux faire connaître » le modèle laisse entendre que les porteurs de projets n’en sont pas encore massivement saisis.

La référence à des pays développés où ce modèle aurait fait ses preuves n’est pas davantage étayée : aucun exemple ni comparaison n’est avancé. Or la question que se posent les observateurs reste simple : ces entreprises créent-elles suffisamment d’emplois durables et de valeur ajoutée pour justifier l’importance que leur accorde l’État ? Tant que le gouvernement ne publiera pas un bilan chiffré, la promesse d’une « répartition plus équitable des richesses » risque de rester un slogan, faute de richesse créée à répartir.

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L’unité de l’État : pilier de la vision institutionnelle de Kaïs Saïed

Par Ahmed NEMLAGHI

La rencontre tenue, le 8 octobre, au palais de Carthage entre le président de la République, Kaïs Saïed, le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, et le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, remet au premier plan une question fondamentale, celle de l’unité de l’État et de la complémentarité de ses institutions. À travers cette réunion, le chef de l’État réaffirme une conception selon laquelle les différentes fonctions publiques doivent agir dans le cadre de leurs compétences constitutionnelles, avec pour objectif commun de répondre aux attentes des citoyens et de préserver la cohésion nationale.

Dans le communiqué publié à l’issue de cette rencontre, la présidence de la République insiste sur la complémentarité des rôles entre les différentes fonctions de l’État, chacune dans le cadre des attributions que lui confère la Constitution. Cette formulation résume l’un des axes de la vision institutionnelle défendue par Kaïs Saïed : l’État doit demeurer un ensemble cohérent, capable d’agir dans l’intérêt général, sans que ses différentes composantes perdent de vue leur responsabilité envers les citoyens.

L’unité de l’État ne signifie pas nécessairement la confusion des pouvoirs ni l’effacement des compétences propres à chaque institution. Elle renvoie plutôt à la nécessité d’assurer la cohérence de l’action publique, dans le respect du cadre constitutionnel, afin que les institutions ne deviennent pas des centres d’intérêt concurrents, mais remplissent leurs missions au bénéfice de la collectivité.

La présence conjointe des responsables des deux chambres parlementaires auprès du président de la République revêt, dans ce contexte, une portée institutionnelle particulière. Elle permet d’aborder des projets liés à la situation sociale des citoyens et de souligner l’importance de la coordination entre les institutions chargées de traduire les orientations publiques en textes et en mesures concrètes.

Pour le chef de l’État, l’enjeu consiste à faire en sorte que les mécanismes institutionnels ne constituent pas un obstacle à la réponse aux besoins de la population. La cohérence entre les fonctions de l’État doit ainsi contribuer à accélérer le traitement des préoccupations sociales et à renforcer la capacité des pouvoirs publics à apporter des réponses concrètes.

Le communiqué de Carthage fait explicitement référence aux compétences fixées par la Constitution. Ce rappel est essentiel car l’unité institutionnelle ne peut durablement reposer sur la seule volonté de coopérer entre responsables. Elle nécessite des règles, une répartition des attributions et une responsabilité clairement définie.

Dans la conception défendue par Kaïs Saïed, la Constitution s’apparente au cadre de référence dans lequel chaque institution doit exercer ses missions. L’Assemblée des représentants du peuple et le Conseil national des régions et des districts disposent de leurs propres fonctions, tandis que la présidence de la République exerce les compétences qui lui sont attribuées. La complémentarité suppose donc que chaque institution assume ses responsabilités sans empiéter sur celles des autres.

Cette approche accorde une place importante à la légitimité constitutionnelle des institutions. L’État ne peut fonctionner efficacement si ses organes se trouvent enfermés dans des logiques de confrontation permanente ou si leurs interventions ne débouchent pas sur des décisions suivies d’effets.

Rompre avec les logiques de division

Le président de la République a également évoqué les tentatives de division du pays et les résistances au changement. Selon les termes rapportés par le communiqué, il estime que certains acteurs demeurent attachés à des pratiques du passé et que la conscience historique du peuple tunisien constitue un rempart contre les manœuvres susceptibles d’affaiblir la cohésion nationale.

Cette déclaration s’inscrit dans un discours politique qui présente l’unité nationale comme une condition essentielle de la transformation institutionnelle et sociale. Dans cette lecture, les divergences et les conflits d’intérêt ne doivent pas compromettre la continuité de l’État ni détourner les institutions de leurs missions fondamentales.

La question mérite cependant d’être envisagée dans toute sa portée institutionnelle. L’unité nationale ne se limite pas à l’absence de désaccords. Elle dépend également de la capacité des institutions à traiter les divergences dans le respect du droit, à garantir l’égalité des citoyens et à maintenir des espaces de responsabilité et de contrôle.

Une institution forte n’est donc pas seulement une institution capable de résister aux pressions. C’est aussi une institution dont les décisions sont motivées, dont les compétences sont respectées et dont l’action peut être appréciée à l’aune de ses résultats.

La vision présidentielle met l’accent sur la nécessité de préserver l’État contre les formes de pression ou de chantage susceptibles, selon elle, de compromettre son indépendance. L’enjeu est de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers, tout en veillant à ce que les mécanismes de contrôle et de responsabilité fonctionnent dans le cadre du droit.

Parmi les thèmes abordés à Carthage, la reddition des comptes occupe une place centrale. Kaïs Saïed a insisté sur sa légitimité, en prenant soin de la distinguer du règlement de comptes. Cette distinction constitue un élément important de sa conception de l’État : la responsabilité des personnes ayant exercé des fonctions publiques doit être examinée à partir de faits établis et de procédures légales, et non en fonction de considérations personnelles ou politiques.

La reddition des comptes répond à une exigence démocratique et administrative fondamentale. La gestion des ressources publiques, l’exercice de l’autorité et l’utilisation des moyens de l’État doivent pouvoir faire l’objet de vérifications. Les responsabilités doivent être déterminées lorsque des irrégularités sont établies, dans le respect des droits de la défense et des garanties prévues par la loi.

Dans le discours présidentiel, cette exigence est associée à la volonté de rompre avec les pratiques qui auraient permis à certains de bénéficier d’une protection particulière. L’affirmation selon laquelle aucune immunité ni exception ne devrait faire obstacle à l’établissement de la vérité traduit l’objectif annoncé d’une responsabilité applicable à tous.

Pour que cette orientation renforce effectivement la confiance dans les institutions, une condition demeure toutefois essentielle : la reddition des comptes doit être conduite selon des procédures impartiales, transparentes et vérifiables. La présomption d’innocence, l’indépendance de la justice et les droits de chaque personne concernée sont indissociables d’un processus crédible.

 

De la volonté politique aux mesures concrètes

Le président de la République a affirmé que les difficultés ne seraient pas surmontées par les communiqués et les déclarations, mais par des mesures concrètes et rapides. Cette affirmation met en évidence l’un des principaux défis de l’action institutionnelle : transformer les orientations politiques en décisions applicables et en résultats perceptibles.

Les citoyens évaluent l’État à travers leur expérience quotidienne. Ils attendent des réponses à leurs difficultés économiques et sociales, des services publics accessibles, une administration efficace, une législation compréhensible et des décisions exécutées dans des délais raisonnables.

La rencontre entre les trois responsables de l’État prend dès lors son sens au regard des projets sociaux évoqués dans le communiqué. La coordination institutionnelle ne peut constituer une fin en soi. Elle doit permettre de faire avancer les dossiers, de lever les blocages administratifs et de garantir que les décisions prises répondent aux besoins identifiés.

Cette exigence implique également une responsabilité dans le suivi. Les mesures annoncées doivent être accompagnées d’échéances, de mécanismes d’évaluation et d’une répartition claire des tâches entre les administrations et les institutions concernées. Sans ces instruments, le risque demeure de voir les ambitions se heurter aux lenteurs et aux difficultés de mise en œuvre.

Le discours présidentiel insiste précisément sur la nécessité de dépasser les déclarations pour entrer dans une phase d’action. La portée de cet engagement dépendra donc de la capacité des institutions à démontrer, par leurs réalisations, que la coordination annoncée améliore effectivement le fonctionnement de l’État.

Lorsque Kaïs Saïed affirme que l’État ne sera le «butin» de personne, il exprime une conception de la puissance publique fondée sur la permanence des institutions et leur indépendance à l’égard des intérêts particuliers. L’État doit, dans cette perspective, demeurer au service de la collectivité nationale et ne pas devenir l’instrument d’un groupe ou d’un réseau.

Cette conception rejoint la volonté affichée de préserver la souveraineté de la décision publique. Les politiques nationales doivent être déterminées par les besoins du pays et mises en œuvre par des institutions capables d’assumer leurs responsabilités.

Mais la solidité de l’État ne se mesure pas uniquement à sa capacité de résister aux pressions. Elle dépend aussi de la prévisibilité de ses décisions, de la stabilité de ses règles, de la qualité de son administration et de la confiance que les citoyens accordent à ses institutions.

Un État fort est également un État dont les pouvoirs sont exercés dans le respect de la Constitution, dont les décisions peuvent être contrôlées et dont les agents sont tenus de rendre compte de leur action. L’autorité publique et la responsabilité ne sont pas des principes contradictoires : elles se renforcent mutuellement lorsqu’elles s’inscrivent dans un cadre juridique clair.

L’unité de l’État à l’épreuve des attentes sociales

Au-delà des principes constitutionnels, la réunion du 8 octobre renvoie à une préoccupation centrale du discours présidentiel : la situation sociale des citoyens. Le communiqué rappelle que les responsables doivent s’inspirer de la conscience du peuple et partager les souffrances des citoyens en s’attachant à en éliminer les causes.

Cette exigence place la responsabilité sociale au cœur de l’action institutionnelle. Elle signifie que les institutions ne peuvent se limiter à leur fonctionnement interne ou à la production de textes. Elles doivent également prendre en compte les conséquences concrètes de leurs décisions sur les conditions de vie de la population.

La cohérence de l’État se mesure alors à sa capacité à articuler les politiques publiques, à identifier les urgences et à apporter des réponses adaptées aux réalités des différentes régions et catégories sociales.

Le rôle des institutions parlementaires est déterminant dans cette démarche, notamment à travers l’examen des textes et des préoccupations qui leur sont soumis dans le cadre de leurs attributions. La présidence de la République, le gouvernement et les autres institutions concernées doivent, chacun dans son domaine de compétence, contribuer à la mise en œuvre des orientations et au suivi de leurs effets.

Cette complémentarité ne sera pleinement effective que si elle se traduit par des résultats mesurables : amélioration des services, réduction des délais administratifs, meilleure application des lois et traitement plus efficace des difficultés sociales.

La rencontre de Carthage traduit ainsi une volonté présidentielle de placer la cohésion de l’État, le respect des compétences constitutionnelles et la reddition des comptes au cœur de l’action publique. Elle rappelle que les institutions ne peuvent répondre aux attentes de la population que si elles assument leurs missions avec sérieux et coordonnent leurs efforts dans le cadre du droit.

L’unité de l’État ne doit cependant pas rester une formule institutionnelle. Elle doit prendre corps dans le fonctionnement des administrations, la qualité des décisions, l’application effective des lois et la capacité des responsables à rendre compte de leurs résultats.

C’est là que se situe l’enjeu principal de la démarche défendue par Kaïs Saïed : faire de la cohérence institutionnelle un moyen de lutter contre les blocages, de préserver la souveraineté de la décision nationale et de répondre aux revendications sociales.

En définitive, la force de l’État ne réside ni dans la seule fermeté des déclarations ni dans l’affirmation abstraite de son unité. Elle se mesure à sa capacité à agir conformément à la Constitution, à garantir l’égalité devant la loi, à protéger les ressources publiques et à apporter des réponses concrètes aux citoyens.

 

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La cheffe du Gouvernement préside un CMR : les sociétés communautaires jouent un rôle pivot dans la création d’emplois et de richesse

La cheffe du Gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, au palais du Gouvernement à la Kasbah, un Conseil ministériel restreint consacré à l’examen des moyens de développer le système de gouvernance des sociétés communautaire, les mécanismes d’encadrement et d’accompagnement, l’accélération du rythme de leur création et la facilitation de leurs procédures.

A l’ouverture des travaux du Conseil, la cheffe du Gouvernement a rappelé que les sociétés communautaires représentent un choix économique national et stratégique visant à établir un nouveau modèle de développement basé sur l’initiative collective, la promotion de l’emploi, la réalisation de la justice sociale et la répartition équitable des richesses, conformément aux orientations du président de la République Kaïs Saïed.

Elle a souligné que ce modèle économique, qui part de la base, crée de réelles opportunités d’emploi à travers l’investissement des ressources locales et régionales, et leur transformation en richesse économique via des projets durables, productifs et dotés d’une haute compétitivité, affirmant que les sociétés communautaires constituent une formule opérationnelle directe pour réaliser le développement, combinant l’ancrage de l’esprit d’initiative, l’autonomie, et l’appui sur les valeurs du travail collectif participatif et de la justice sociale.

Elle a également rappelé que ce modèle ouvre de nouveaux horizons pour les promoteurs qui lancent ce type d’entreprises, en particulier les jeunes, afin de créer de la richesse dont les bénéfices ne se limitent pas seulement à eux, mais s’étendent au développement de toutes les régions, soulignant que ce modèle est appliqué dans plusieurs pays parmi les plus développés au monde et a prouvé son efficacité et sa pertinence.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle chargée des sociétés communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé détaillé sur les réalisations quantitatives et qualitatives accomplies dans le domaine de la gouvernance des sociétés communautaires, notamment en ce qui concerne la simplification, l’unification et la numérisation des procédures via le registre national créé pour faciliter l’accès au financement et soutenir l’accompagnement et la formation, afin de favoriser la pérennité de leur activité.

Un diagnostic des défis et des problématiques procédurales posées a également été passé en revue, proposant des solutions pratiques pour les surmonter, selon une approche globale basée sur l’encadrement et la simplification des procédures administratives.

Des expériences réussies mettant en avant le rôle de ces entreprises dans l’emploi des jeunes et la réduction du chômage ont été mises en lumière.

Après discussion, le Conseil a recommandé ce qui suit :

– Orienter les sociétés communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés vitaux, en renforçant leur encadrement et leur accompagnement vers des domaines à haute valeur ajoutée et à dimension stratégique en adéquation avec le plan de développement pour la période 2026-2030.

– Développer la formation et l’accompagnement via un mécanisme intégré couvrant toutes les étapes de préparation du projet, du démarrage jusqu’à l’exploitation.

– Harmoniser les programmes de formation avec les besoins techniques de l’entreprise et instaurer des mécanismes pour mesurer l’impact de la formation et de l’accompagnement au niveau de la performance.

– Développer et documenter des idées de projets intégrés au sein des chaînes de valeur des secteurs économiques ciblés, et les inscrire dans la banque de projets tout en orientant les promoteurs à y investir pour garantir la réalisation de rendements économiques et sociaux durables.

En conclusion des travaux du Conseil, la cheffe du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’ancrer la conscience de l’importance de ce modèle économique réussi dans de nombreux pays développés, pour son rôle dans la réalisation de la justice sociale et la garantie d’une répartition plus équitable de la richesse.

Elle a indiqué que ce modèle soutient le développement local et régional, et consacre la contribution des citoyens à la production de richesse et à la valorisation des ressources disponibles dans leurs régions.

Elle a également souligné le rôle pivot des sociétés communautaires dans la création d’emplois et de richesse, particulièrement au profit des jeunes, insistant sur la nécessité de lever tous les obstacles au niveau central, régional et local, et d’intensifier les efforts à cet effet par les ministères, les structures publiques et les gouvernorats concernés, en simplifiant les procédures administratives et en accompagnant les promoteurs, afin de répondre aux aspirations et attentes des tunisiens et des tunisiennes, en accord avec la vision du président de la République.

 

 

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Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites »

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a appelé à la libération immédiate des journalistes détenus et à l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels des médias.

Lors de l’ouverture du septième congrès du SNJT, il a dressé un constat préoccupant de la situation de la presse en Tunisie, évoquant des journalistes emprisonnés, d’autres confrontés à des condamnations judiciaires et certains contraints de quitter le pays.

Zied Dabbar a notamment demandé la libération de Mourad Zeghidi, Zied El Heni, Mohamed Youssefi et Borhen Bsaies. Il a également exprimé son soutien aux familles des journalistes détenus, soulignant les souffrances liées à l’attente et à l’incertitude.

Le président du syndicat a assuré que le SNJT continuerait à défendre ses membres, quelles que soient les circonstances. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’indépendance du syndicat, tout en renforçant les alliances avec les organisations nationales, les syndicats et les associations de défense des droits humains.

Selon lui, la liberté de la presse constitue un droit de la société et non un privilège réservé aux journalistes. Il a rappelé que l’indépendance des médias repose notamment sur celle des journalistes, qui nécessite la garantie de leurs droits professionnels et sociaux ainsi que des conditions de travail au sein d’organisations médiatiques viables.

En conclusion, Zied Dabbar a réaffirmé la volonté du SNJT de rester un espace ouvert à la diversité des opinions et de poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la dignité des journalistes, indépendamment des changements de direction et des échéances syndicales.

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