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Libye : Inondations à Tripoli, un mort recensé après de fortes pluies

De fortes pluies ont provoqué, mardi 13 octobre 2026, d’importantes inondations à Tripoli, la capitale libyenne. Les eaux ont submergé plusieurs rues et quartiers, perturbé la circulation et entraîné des coupures d’électricité. Un homme est mort électrocuté, selon les informations rapportées par des médias locaux et l’agence de presse italienne Agenzia Nova.

La victime, Ahmed Al Mabrouk Shwayya, employé de la banque publique Jumhuriya, a été électrocutée alors qu’elle se rendait à son travail, dans la rue Al-Magarif. Son décès a été confirmé par son employeur, tandis que le Croissant-Rouge libyen a annoncé la récupération de son corps.

Un mort et d’importantes perturbations à Tripoli

Les inondations ont transformé plusieurs axes routiers en torrents, immobilisé des véhicules et compliqué les déplacements des habitants. Des équipes de secours sont intervenues pour porter assistance aux automobilistes bloqués et aux résidents touchés.

La Compagnie générale d’électricité de Libye a également procédé à des coupures préventives dans certains secteurs de la capitale, après l’infiltration d’eau dans des postes électriques. Ces interruptions visent à limiter les risques d’électrocution et à permettre aux équipes techniques de sécuriser les installations avant le rétablissement du courant.

Les autorités ont par ailleurs annoncé la fermeture temporaire de certains axes routiers en raison de l’accumulation des eaux. Les services de secours et les équipes municipales ont été mobilisés pour gérer les conséquences des intempéries.

Quel bilan humain et matériel ?

À ce stade, un décès est confirmé dans les informations disponibles concernant les inondations à Tripoli le 13 octobre. Aucun bilan consolidé des dégâts matériels, du nombre de personnes évacuées ou des éventuels blessés supplémentaires n’a été établi dans les sources consultées.

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Ces nouvelles inondations interviennent quelques semaines après d’autres épisodes de fortes pluies qui ont touché plusieurs régions libyennes. Fin septembre, des crues soudaines avaient notamment affecté Mizda, Nasmah et Bani Walid, dans l’ouest du pays, provoquant des dégâts aux routes et aux réseaux électriques. Un précédent bilan sanitaire faisait état de 147 blessés dans les zones concernées.

La répétition de ces épisodes met en évidence la vulnérabilité de plusieurs infrastructures face aux pluies intenses, notamment les réseaux d’évacuation des eaux pluviales et les installations électriques. À Tripoli, les opérations de sécurisation et de rétablissement des services restent essentielles pour limiter les risques pour la population.

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L’Arabie saoudite frappe des installations pétrolières près de Sanaa, les houthis menacent de riposter

L’Arabie saoudite a lancé, mardi 13 octobre 2026, de nouvelles frappes aériennes contre des installations pétrolières situées dans la capitale yéménite, Sanaa, contrôlée par les rebelles houthis. Cette opération intervient dans un contexte d’escalade militaire entre Riyad et le mouvement yéménite, après plusieurs attaques meurtrières contre des infrastructures saoudiennes.

Selon l’Associated Press (AP), des explosions ont été entendues à Sanaa peu après que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a appelé les civils à évacuer le site de la compagnie pétrolière yéménite dans le secteur d’Al-Sabaha, à l’ouest de la capitale. La chaîne Al Masirah, affiliée aux houthis, ainsi que des habitants ont fait état de frappes aériennes. L’étendue des dégâts et un éventuel bilan humain n’étaient pas immédiatement établis.

Des frappes après des attaques meurtrières contre Riyad

La compagnie pétrolière yéménite a affirmé que les installations de stockage concernées étaient vides. Des files d’attente ont néanmoins été signalées devant certaines stations-service, sur fond de craintes de pénuries de carburant.

Cette opération intervient après plusieurs attaques attribuées aux houthis contre l’Arabie saoudite. Selon les informations rapportées par AP, une attaque contre l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, a fait au moins 13 morts et plus de 300 blessés samedi. De nouvelles violences ont également été signalées dimanche.

Mardi, la coalition a par ailleurs annoncé avoir intercepté trois drones au nord de Riyad. Cette information n’a toutefois pas pu être vérifiée de manière indépendante par l’Associated Press.

Le gouvernement saoudien a averti les houthis qu’ils devraient répondre des attaques répétées contre le royaume. Dans un communiqué relayé par la télévision publique saoudienne, le Conseil des ministres a également affirmé que le pays ne tolérerait aucune menace contre sa sécurité ni contre la liberté de navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Les houthis menacent les installations pétrolières et les aéroports saoudiens

En réaction à l’avertissement de la coalition, le porte-parole militaire des houthis, Yahya Saree, a menacé de mener une riposte « ferme et douloureuse » contre Riyad en cas de frappe sur Sanaa. Le mouvement a également appelé les civils et les employés à évacuer plusieurs sites saoudiens, notamment des installations liées à Aramco et l’aéroport international du roi Khaled.

Lire aussi : Nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad : Plusieurs blessés et évacuation des passagers

Selon Al Jazeera, ces menaces font peser un risque supplémentaire sur les infrastructures énergétiques et le transport aérien dans la région. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà suspendu ou modifié leurs liaisons vers l’Arabie saoudite en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.

Cette nouvelle confrontation s’inscrit dans un conflit plus large au Yémen, où les forces soutenues par Riyad tentent de reprendre des positions stratégiques aux houthis, notamment dans la région du détroit de Bab el-Mandeb, passage essentiel pour le commerce maritime international.

L’évolution de la situation dépendra notamment de l’ampleur de la riposte annoncée par les houthis et de la capacité des acteurs régionaux à empêcher une nouvelle extension des affrontements.

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La dette publique allemande devrait atteindre 78,25 % du PIB en 2030

La dette publique allemande devrait atteindre 78,25 % du produit intérieur brut (PIB) en 2030. C’est ce que prévoit le Conseil de stabilité de l’Allemagne, qui coordonne les questions fiscales du gouvernement fédéral et des Länder. En 2025, ce pourcentage n’était que de 62,8 %.

Selon le traité de Maastricht de l’UE, le déficit budgétaire d’un pays ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Tout en sachant que la dette publique totale ne doit pas dépasser 60 % du PIB. Or, le déficit budgétaire allemand devrait se creuser. Et ce, pour passer de 2,9 % l’an dernier à 5,25 % en 2027. Il devrait représenter 4,5 % du PIB de l’Allemagne d’ici 2030, relève Reuters.

Par ailleurs, l’emprunt augmente grâce à un fonds d’infrastructure de 500 milliards d’euros (559 milliards de dollars) et à l’assouplissement des restrictions d’emprunt pour les dépenses de défense. « Après des années de stagnation, une reprise économique commence à se dessiner », assure le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, à l’issue de la réunion du Conseil de stabilité. « Ce sont avant tout nos investissements qui dynamisent l’économie et nous permettent de nous redresser, après des années de faible croissance ».

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La flambée des coûts maritimes alourdit la facture énergétique mondiale

Les coûts du transport maritime et de l’assurance représentent désormais plus d’un tiers de la valeur marchande du pétrole, selon l’OPEP. Cette envolée complique l’acheminement du brut et des produits pétroliers, tout en renforçant les pressions inflationnistes et les contraintes financières sur les économies productrices comme consommatrices.

Les frais de transport maritime et d’assurance liés aux cargaisons énergétiques ont dépassé un tiers de la valeur marchande du pétrole, ont indiqué des ministres de pays membres et non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) participant à la Déclaration de coopération.

Réunis à Riyad lundi 12 octobre, en marge de la réunion ministérielle du Forum international de l’énergie et du Congrès mondial du pétrole, les responsables ont alerté sur les obstacles croissants à l’acheminement du pétrole brut et de ses dérivés. Ils ont également souligné que les perturbations des approvisionnements énergétiques alimentaient les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.

Selon un communiqué publié par l’OPEP, la hausse des coûts logistiques et des primes d’assurance pèse à la fois sur les pays producteurs et sur les pays consommateurs. Elle accentue les contraintes financières des acteurs du secteur et risque de freiner davantage la croissance économique mondiale.

La sécurité des routes maritimes en question

Face à cette situation, les ministres ont insisté sur la nécessité de protéger les routes maritimes internationales, essentielles à la continuité des échanges énergétiques. La hausse des coûts de transport rend les livraisons plus onéreuses et complique les opérations commerciales, en particulier lorsque les cargaisons doivent parcourir de longues distances.

Cette évolution intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les flux énergétiques. L’augmentation des frais de fret et d’assurance peut modifier les arbitrages des acheteurs, favoriser les approvisionnements plus proches et réduire la rentabilité de certaines opérations d’importation.

L’augmentation des coûts d’acheminement constitue un facteur supplémentaire de renchérissement de l’énergie. Lorsqu’elle se répercute sur les prix du pétrole et des produits raffinés, elle peut alourdir les coûts de production, de transport et de distribution, avec des conséquences sur les prix à la consommation.

Les ministres ont indiqué qu’ils poursuivraient le suivi de la situation et renforceraient la coopération avec les gouvernements, les professionnels du secteur et les organisations internationales afin d’améliorer les conditions du transport maritime mondial. La maîtrise des coûts logistiques et la sécurisation des voies de navigation s’imposent ainsi comme des enjeux majeurs pour limiter les perturbations des marchés énergétiques et leurs répercussions économiques.

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À El Jadida, le cheval au galop entre tradition et création

Le prince héritier Moulay El Hassan a présidé, le 12 octobre, la cérémonie d’ouverture de la 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida. Jusqu’au 18 octobre, la manifestation célèbre le patrimoine équestre marocain, entre Tbourida, compétitions internationales et créations…

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L’indice mondial de pauvreté progresse pour la première fois depuis sa création (PNUD)

L’indice mondial de pauvreté multidimensionnelle a enregistré sa première hausse depuis sa création en 2010, portant à 1,2 milliard le nombre de personnes concernées, a annoncé lundi le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Dans l’édition 2026 de leur rapport annuel, l’agence de l’ONU et le centre de recherche Initiative d’Oxford sur la...

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Huile d’olive : la Tunisie engrange 4,61 milliards de dinars grâce à 368 000 tonnes exportées

La Tunisie s’apprête à réaliser une performance remarquable sur la scène oléicole internationale. Avec une production estimée à 450 000 tonnes d’huile d’olive pour la campagne 2025-2026, le pays devrait occuper la deuxième place mondiale, derrière l’Espagne, confirmant ainsi son statut d’acteur majeur du marché international. Cette progression témoigne de la vitalité de la filière oléicole tunisienne, portée par un savoir-faire ancestral, des conditions naturelles favorables et une qualité reconnue sur de nombreux marchés étrangers. Véritable pilier de l’agriculture nationale, l’huile d’olive constitue également une source essentielle de recettes en devises pour l’économie du pays.

Les performances à l’exportation illustrent cette dynamique. Entre novembre 2025 et fin juillet 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 368 000 tonnes, générant des recettes estimées à 4,61 milliards de dinars, en hausse de 44,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’Union européenne demeure l’un des principaux débouchés de l’huile d’olive tunisienne, aux côtés d’autres marchés internationaux. Toutefois, un défi majeur persiste : la prédominance des exportations en vrac, qui limite la valorisation du produit et réduit les possibilités de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché mondial.

Dans ce contexte, cette deuxième place mondiale représente bien plus qu’une performance de production. Elle constitue une occasion stratégique pour la Tunisie de renforcer ses marques à l’international, de développer le conditionnement local et de promouvoir davantage son huile d’olive sous sa propre identité.

L’enjeu est désormais de transformer cette réussite quantitative en un levier durable de création de valeur, afin que le rayonnement de l’huile d’olive tunisienne se traduise par des retombées économiques accrues pour les producteurs, les exportateurs et l’ensemble de la filière nationale.

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Djibouti : 139 migrants morts dans un naufrage, selon l’OIM

Principalement de nationalité éthiopienne, au moins 139 migrants sont morts dans le naufrage le plus meurtrier au large de Djibouti selon l’OIM.   En bref Au moins 139 migrants sont morts dans un naufrage au large de Djibouti. Plus d’une…

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Arabie saoudite : les annulations de vols se multiplient après l’attaque de Riyad

Plusieurs compagnies aériennes internationales ont annulé ou suspendu leurs liaisons vers Riyad et d’autres villes saoudiennes après une attaque revendiquée aux rebelles houthis contre l’aéroport international de la capitale. Selon un avis aéronautique publié le 12 octobre, l’aéroport devait rester fermé jusqu’au 17 octobre.

Cette interruption a conduit les transporteurs à réviser leurs programmes, dans un contexte de tensions régionales persistantes liées au conflit impliquant l’Iran. Lufthansa a annulé l’ensemble de ses vols vers Riyad jusqu’au 16 octobre. Air France-KLM a prolongé la suspension de ses liaisons au départ et à destination de la capitale saoudienne jusqu’à la fin du mois. Etihad Airways a annoncé une suspension temporaire de ses vols vers l’Arabie saoudite. IndiGo et Air India ont prolongé jusqu’au 15 octobre l’annulation de leurs liaisons vers Riyad et Dammam…

Les répercussions dépassent les seules suspensions de courte durée. Philippine Airlines a prolongé l’interruption de ses vols vers Riyad jusqu’au 29 novembre. Cathay Pacific a reporté au 31 janvier 2027 la reprise de ses liaisons entre Hong Kong et Dubaï, ainsi qu’entre Hong Kong et Riyad. Aux États-Unis, Delta Air Lines a repoussé à mars 2027 le lancement prévu de sa liaison entre Atlanta et Riyad. Ces décisions témoignent des difficultés rencontrées par les compagnies pour planifier leurs opérations lorsque la situation sécuritaire reste incertaine.

La fermeture de l’aéroport de Riyad et les changements d’horaires affectent les déplacements des voyageurs, les correspondances internationales et l’organisation des réseaux aériens. Les passagers qui doivent se rendre en Arabie saoudite ou transiter par des aéroports concernés sont invités à vérifier directement auprès de leur compagnie le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.

L’évolution du trafic dépendra notamment des conditions de sécurité et des décisions des autorités aéronautiques. Si les suspensions se prolongent, les perturbations pourraient affecter plus largement les liaisons entre l’Europe, l’Asie et le Golfe.

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61 Marocains arrêtés en Algérie : Tunis au cœur de l’itinéraire présumé

Les autorités algériennes ont annoncé, dimanche 11 octobre 2026, l’arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés d’avoir préparé des actes de sabotage en Algérie. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les suspects seraient entrés dans le pays en passant par la Tunisie, avant de rejoindre la ville d’Oran. L’affaire soulève des questions sur les conditions de leur déplacement et les accusations portées contre eux.

D’après le communiqué de la DGSN, repris par plusieurs médias algériens et internationaux, les arrestations ont eu lieu au début du mois d’octobre à Oran, dans le cadre du démantèlement présumé d’un réseau criminel organisé.

Un itinéraire passant par Tunis et la région d’El Kala

Les suspects seraient arrivés par avion à Tunis avant de rejoindre la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, à proximité de la frontière tunisienne. Ils auraient ensuite emprunté des sentiers montagneux et des passages forestiers isolés pour pénétrer sur le territoire algérien, avant de se rendre par voie terrestre à Oran.

Parmi les 61 personnes interpellées figurerait un ancien militaire de l’armée marocaine. Les autorités algériennes ont également annoncé la saisie de passeports marocains et de sommes d’argent en dirhams marocains et en euros.

Lire aussi : Comment l’Algérie veut se positionner sur deux secteurs hautement stratégiques pour la Tunisie

Selon la version officielle algérienne, les personnes arrêtées auraient préparé des actions susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics. Toutefois, le communiqué relayé par les médias ne précise pas la nature des actes envisagés, les cibles potentielles ni les éléments matériels permettant d’étayer ces accusations.

Les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran, selon les autorités algériennes. Les accusations annoncées ne constituent pas, à ce stade, une preuve de culpabilité.

Des accusations de sabotage sans précisions sur les projets visés

Cette affaire intervient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Alger et Rabat. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021, tandis que leur frontière terrestre commune demeure fermée depuis 1994.

À ce stade, les informations disponibles font état de 61 ressortissants marocains, sans confirmation spécifique de l’arrestation de femmes marocaines ni d’éléments établissant leur éventuelle appartenance à un service de renseignement.

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Nobel d’économie 2026 : Robert Hall et Michael Woodford sacrés pour avoir repensé la stabilisation des économies

Les Américains Robert E. Hall (Stanford) et Michael Woodford (Columbia) ont reçu le prix Nobel d’économie 2026, annoncé lundi 12 octobre à Stockholm, « pour les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique ». Cette annonce ainsi clôt la série des Nobel 2026.

Leurs travaux ont montré qu’on pouvait modéliser l’économie à partir du comportement des ménages et des entreprises, dont les décisions cumulées font l’économie, plutôt que de s’appuyer sur des corrélations entre grandes variables comme l’inflation, la production ou la consommation. « Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique », a expliqué le jury.

Pour John Hassler, président du comité, ces travaux offrent « un fondement théorique solide » aux modèles utilisés aujourd’hui par les banques centrales et les gouvernements. Ils permettent, selon lui, de mieux faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains de consommation des ménages.

Le prix, dont le nom exact est « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », récompense à la fois l’importance scientifique des travaux et leur influence sur les politiques publiques. D’où un délai de 20 à 25 ans entre la publication des recherches et leur couronnement.

L’an dernier, le Nobel avait distingué le Français Philippe Aghion, le Canadien Peter Howitt et l’Américano-Israélien Joel Mokyr pour leurs travaux sur l’impact de l’innovation sur la croissance, rappelle-t-on.

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Santé mondiale : Hechmi Louzir parmi les experts de la Commission du Lancet

Le professeur tunisien Hechmi Louzir figure parmi les experts associés à la nouvelle Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Publiée le 11 octobre 2026 et présentée au Sommet mondial de la santé à Berlin, cette étude identifie 17 menaces susceptibles de peser sur la santé et la survie humaines d’ici à 2100.

La participation d’un scientifique tunisien à cette initiative internationale place la recherche nationale au sein d’un travail consacré aux grands risques sanitaires, environnementaux, sociaux et technologiques des prochaines décennies.

La Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle réunit 35 experts issus de différents domaines, notamment la médecine, l’économie, la sécurité, la gouvernance et les technologies. Ses travaux s’appuient sur des données historiques et des analyses de risques couvrant 204 pays et territoires, élaborées avec le concours de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME).

Dix-sept menaces à surveiller jusqu’en 2100

Parmi les risques identifiés figurent les pandémies naturelles, la résistance aux antimicrobiens, le changement climatique, la pollution de l’air, les conflits armés, la malnutrition infantile et l’obésité. L’étude prend également en compte les inégalités de revenus, le faible niveau d’instruction, la dégradation de la santé mentale et le recul de l’aide internationale au développement sanitaire.

Deux menaces retiennent particulièrement l’attention en raison de leur potentiel d’extinction : un conflit nucléaire et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle. Les auteurs soulignent toutefois que ces risques ne doivent pas être considérés isolément, leurs effets pouvant se renforcer mutuellement.

L’objectif de la Commission n’est pas d’établir un classement définitif des dangers, mais de fournir aux décideurs un cadre commun pour anticiper les crises et orienter les politiques publiques, les investissements et l’innovation.

Agir avant que les risques ne deviennent des crises

Les experts préconisent trois axes d’action : renforcer la préparation des systèmes de santé, accélérer les investissements dans les innovations nécessaires et mettre en place un suivi régulier des menaces émergentes.

L’horizon retenu, de 2025 à 2100, vise à mesurer les conséquences possibles des décisions prises aujourd’hui sur la santé des générations futures. Les auteurs présentent plusieurs scénarios plausibles plutôt qu’une prédiction unique, en soulignant les incertitudes qui entourent certains risques.

Pour la Tunisie, la présence de Hechmi Louzir dans cette initiative constitue un point d’ancrage national dans un débat scientifique mondial. Les travaux de la Commission rappellent surtout que la prévention des crises sanitaires dépasse désormais le seul champ médical et suppose une coordination entre santé publique, environnement, économie, sécurité et technologie.

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« Exil » de Mehdi Hmili : le cinéma tunisien décroche le Grand Prix à Tétouan

Le long-métrage tunisien Exil (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili, a remporté le Grand Prix Tamouda et le prix de la critique Mustapha Mesnaoui au 31ᵉ Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc. Une double distinction pour un film ancré…

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Kamel Ghribi : Un homme d’affaires tunisien au cœur des réseaux internationaux de la santé

Présent à la Maison-Blanche à l’occasion du Columbus Day, l’homme d’affaires tunisien Kamel Ghribi évolue au croisement de la santé, des investissements et de la coopération internationale. À la tête de GKSD Investment Holding et vice-président du groupe hospitalier italien San Donato, il a déjà porté des initiatives concrètes avec la Tunisie. Reste à savoir si cette présence internationale peut déboucher sur de nouveaux projets dans son pays d’origine.

La participation de Kamel Ghribi à la célébration du Columbus Day organisée à la Maison-Blanche par Donald Trump, le 10 octobre 2026, s’inscrit dans un parcours construit entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. À cette occasion, l’entrepreneur a plaidé pour le renforcement des relations entre l’Italie et les États-Unis, citant notamment les possibilités de coopération dans la santé, les infrastructures, l’innovation et l’investissement.

Au-delà de cette déclaration, son profil présente un intérêt économique plus concret pour la Tunisie. Président de GKSD Investment Holding et vice-président du groupe San Donato, il intervient dans des secteurs où les besoins tunisiens restent importants, notamment les infrastructures sanitaires, la formation médicale et le développement des compétences.

La santé, principal trait d’union avec la Tunisie

L’une des initiatives les plus tangibles remonte à mars 2023. Le groupe San Donato avait alors accueilli en Italie les premières infirmières tunisiennes d’un contingent de 76 professionnelles recrutées dans le cadre d’une coopération impliquant les autorités italiennes. Kamel Ghribi, qui avait soutenu le projet, avait présenté cette démarche comme un moyen de favoriser la formation sanitaire et la mobilité professionnelle légale.

Cette initiative illustre une forme de coopération qui dépasse les déclarations d’intention : elle associe les besoins de recrutement des établissements italiens aux compétences disponibles en Tunisie. Elle pose également la question des bénéfices à long terme pour le pays d’origine, notamment en matière de formation, de circulation des compétences et de partenariats entre établissements.

En janvier 2024, Ghribi avait par ailleurs exprimé publiquement son attachement à la Tunisie et sa volonté de contribuer à son développement, en insistant sur le rôle des compétences tunisiennes et des partenaires internationaux.

Des ambitions à distinguer des investissements réalisés

Le groupe GKSD développe des projets internationaux dans la santé et les infrastructures. Ses activités récentes comprennent notamment des initiatives hospitalières en Irak et en Égypte, ainsi que des opérations dans d’autres marchés. Cette implantation internationale témoigne de sa capacité à mobiliser des partenaires et des compétences dans plusieurs régions.

Pour autant, les projets menés à l’étranger ne constituent pas la preuve d’un investissement imminent en Tunisie.

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Présidentielle en France : l’eurodéputé Raphaël Glucksmann désigné candidat de la gauche sociale-démocrate

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a largement remporté dimanche la primaire de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle en France, où il a la lourde tâche de faire peser ses idées dans la campagne face à l’extrême droite et à la gauche radicale. Le dirigeant du parti Place publique a rassemblé plus de 66 % des voix...

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Inde : la colère des jeunes met le pouvoir de Modi sous pression

Les autorités indiennes ont bouclé une partie de New Delhi et procédé à des milliers d’interpellations, samedi 10 octobre, pour empêcher une manifestation de jeunes et de partis d’opposition. Au cœur de la mobilisation : la révision des listes électorales, qui aurait entraîné la radiation d’environ 130 millions de noms, et les accusations de partialité visant la Commission électorale.

Le gouvernement de Narendra Modi a répondu par un important dispositif sécuritaire à la mobilisation de la jeunesse indienne. Samedi 10 octobre, la capitale a été placée sous haute surveillance afin d’empêcher un rassemblement organisé par le Parti du peuple cafard, des organisations étudiantes et des partis d’opposition. Selon Le Monde, entre 25 000 et 40 000 policiers et paramilitaires auraient été mobilisés. Plusieurs stations de métro ont été fermées, des liaisons ferroviaires suspendues et l’accès à certains quartiers restreint.

La manifestation devait réclamer la démission de Gyanesh Kumar, président de la Commission électorale indienne. Les opposants l’accusent de conduire une révision des listes électorales susceptible de favoriser le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindou de Narendra Modi.

La controverse porte sur la radiation d’environ 130 millions de noms des listes électorales dans le cadre d’une vaste opération de vérification. Les autorités invoquent notamment des changements de résidence, des électeurs introuvables et des décès. L’opposition estime, pour sa part, que cette procédure risque de priver des millions de citoyens de leur droit de vote et affirme que ses conséquences pourraient affecter de manière disproportionnée les minorités et les populations vulnérables.

Cette polémique intervient à l’approche de plusieurs élections régionales prévues en 2027. Pour les opposants au gouvernement, l’indépendance de la Commission électorale et la transparence du processus d’inscription des électeurs constituent désormais des enjeux majeurs.

Le mouvement de contestation, qui s’est d’abord développé autour des fraudes aux concours d’entrée dans l’enseignement supérieur, avait déjà obtenu un succès politique avec la démission du ministre de l’Éducation en juillet. Il s’est depuis élargi aux questions de gouvernance et de représentation démocratique.

Le chômage nourrit la colère de la Gen Z

Au-delà des accusations portant sur les listes électorales, la mobilisation traduit un mécontentement social plus large. Dans un pays où la population est particulièrement jeune, les difficultés d’accès à l’emploi, les défaillances du système éducatif et les inégalités d’accès aux services publics alimentent la frustration.

Selon les données citées par Le Monde, plus de 40 % des diplômés de l’enseignement supérieur âgés de moins de 25 ans seraient sans emploi. Cette situation fragilise les perspectives d’une génération confrontée à des attentes élevées en matière de mobilité sociale et d’accès au marché du travail.

Le mouvement des jeunes, surnommé le « Parti du peuple cafard », s’est imposé comme un nouveau foyer de contestation. Né sur Internet, il a progressivement dépassé le cadre de la satire politique pour fédérer les  étudiants, les militants et les citoyens critiques à l’égard du gouvernement.

Modi face à un défi politique

Au pouvoir depuis 2014, Narendra Modi conserve une base électorale importante, mais son parti a perdu sa majorité absolue au Parlement lors des élections générales de 2024 et dépend désormais de ses alliés pour gouverner. Les manifestations actuelles ajoutent une nouvelle pression sur son exécutif, après la crise provoquée par les fraudes présumées aux examens.

L’ampleur du dispositif policier et les arrestations massives ont suscité des critiques de l’opposition et l’inquiétude des Nations unies concernant le respect du droit de manifester pacifiquement. Les autorités indiennes défendent, de leur côté, les mesures prises pour maintenir l’ordre public.

La contestation ne permet pas, à ce stade, de conclure à un affaiblissement durable du pouvoir de Modi. Elle révèle néanmoins la convergence de plusieurs griefs, du chômage des jeunes aux interrogations sur l’intégrité électorale.

Pour le gouvernement, le défi consiste désormais à répondre à ces préoccupations sans accentuer les tensions avec une génération qui revendique davantage de transparence, de débouchés professionnels et de garanties démocratiques.

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Ceuta : Des navires de guerre marocains ont failli entrer en collision avec la marine espagnole

Des bâtiments de la Marine royale marocaine ont effectué plusieurs incursions dans les eaux revendiquées par l’Espagne autour de Ceuta, fin juillet et début août 2026. Selon le quotidien El País, ces manœuvres ont failli provoquer une collision entre navires militaires et conduit Madrid à renforcer son dispositif naval avant une intervention auprès de Rabat.

Les tensions maritimes entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta ont pris une nouvelle dimension. Dans une enquête publiée lundi 12 octobre, le quotidien espagnol El País révèle que plusieurs bâtiments de la Marine royale marocaine ont pénétré à plusieurs reprises dans les eaux revendiquées par Madrid autour de l’enclave espagnole, les 30 et 31 juillet puis durant les premiers jours d’août.

Selon des sources informées des incidents citées par le journal, au moins une frégate et plusieurs patrouilleurs marocains ont navigué dans cette zone sans autorisation espagnole. Les manœuvres répétées ont fait monter la tension entre les deux marines, au point de faire craindre une collision entre un patrouilleur espagnol et un bâtiment marocain.

Madrid déploie trois bâtiments militaires

Face à ces incursions, l’état-major espagnol a renforcé sa présence navale à Ceuta. Le patrouilleur hauturier Rayo, habituellement basé aux Canaries, est arrivé dans le port de la ville le 3 août pour consolider la surveillance maritime.

La marine espagnole a ensuite mobilisé la frégate Santa María, envoyée depuis la base navale de Rota, en Andalousie. Une avarie a toutefois contraint ce bâtiment à être remplacé par la frégate Navarra. Les deux navires ont fait escale à Ceuta le 6 août afin de transférer l’équipe d’infanterie de marine et son équipement.

Selon les informations rapportées par El País, les mouvements navals marocains ont cessé après ce déploiement dissuasif et une intervention de haut niveau du ministère espagnol de la Défense auprès des autorités marocaines.

Un différend maritime sur fond de crise migratoire

Ces événements se sont déroulés au moment où plus de 70.000 migrants étaient arrivés à Ceuta les 30 et 31 juillet, en franchissant la frontière terrestre ou en rejoignant l’enclave à la nage. Les sources citées par El País n’établissent toutefois pas de coordination entre les mouvements des navires marocains et les arrivées migratoires.

L’incident s’inscrit dans un différend territorial ancien. L’Espagne revendique une mer territoriale de 12 milles nautiques autour de Ceuta, tandis que le Maroc ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur la ville ni sur ses eaux. Cette divergence explique la sensibilité des opérations navales dans la zone.

Les révélations interviennent également à la veille de la visite officielle de Felipe VI et de la reine Letizia à Ceuta, prévue le 13 octobre, puis à Melilla le lendemain. Le souverain espagnol doit ainsi effectuer son premier déplacement officiel dans ces deux villes depuis son accession au trône en 2014, dans un contexte marqué par les tensions migratoires et les différends de souveraineté entre Madrid et Rabat.

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La trêve énergétique de Trump se heurte au refus russe

Donald Trump a annoncé, dimanche 11 octobre, une « trêve énergétique » entre la Russie et l’Ukraine. Washington veut notamment obtenir l’arrêt des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes. Tandis que l’Ukraine réclame la protection de ses infrastructures électriques.

La trêve énergétique annoncée par Donald Trump reste incertaine. Dimanche 11 octobre, le président américain a affirmé sur son réseau Truth Social qu’un cessez-le-feu était immédiatement entré en vigueur entre la Russie et l’Ukraine, assurant que les deux parties avaient donné leur accord. Mais cette annonce a rapidement été relativisée par la Maison Blanche.

Selon un responsable américain cité par Axios, Washington cherche à obtenir un engagement réciproque visant d’abord l’arrêt des attaques contre les raffineries de pétrole, ensuite une suspension des frappes contre les centrales électriques et les réseaux énergétiques pourrait ensuite être envisagée. Or, quelques heures après la déclaration de Trump, des médias ukrainiens ont fait état de nouvelles attaques russes contre des installations électriques…

La proposition américaine, présentée comme un échange « raffinerie contre raffinerie », suscite des réserves à Kiev. L’Ukraine ne dispose que d’une raffinerie de pétrole, régulièrement visée par les frappes russes et dont l’activité est limitée. La Russie possède, en revanche, un réseau beaucoup plus étendu d’installations de raffinage.

L’Ukraine réclame donc avant tout l’arrêt des attaques russes contre ses centrales électriques et ses réseaux de distribution. La perspective d’une trêve limitée aux raffineries ne répondrait que partiellement à ses préoccupations sécuritaires.

Les prix du carburant au cœur des calculs de Trump

La démarche de Donald Trump est également motivée par les répercussions économiques mais aussi politiques du conflit. Les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes contribuent aux tensions sur le marché pétrolier. Tandis que la hausse des prix à la pompe pèse sur les consommateurs américains.

À la Maison Blanche, certains responsables estiment que ces opérations compliquent les relations entre Trump et Zelensky. Le président américain reprocherait à son homologue ukrainien de ne pas tenir suffisamment compte des priorités de Washington. Cette pression intervient alors que Trump a récemment remis en question la légitimité politique de Zelensky, allant même jusqu’à évoquer la nécessité d’élire un nouveau président ukrainien.

Les tensions entre les deux dirigeants dépassent désormais la question énergétique. Selon le Financial Times, les États-Unis ont averti des pays européens qu’ils pourraient interrompre les ventes d’armes destinées à l’Ukraine dans le cadre des mécanismes de l’OTAN si Kiev poursuivait ses attaques contre les raffineries russes. Une telle décision fragiliserait les efforts européens pour maintenir l’approvisionnement militaire ukrainien et renforcerait la pression sur le gouvernement de Zelensky, déjà confronté à une guerre d’usure et à des besoins considérables en équipements.

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France : Glucksmann remporte la primaire sociale-démocrate en vue de la présidentielle 2027

L’eurodéputé et fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, a remporté, dimanche 11 octobre, la primaire de la gauche sociale-démocrate avec 66,13 % des suffrages exprimés. Il entend incarner une alternative au macronisme et à la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, mais devra encore relever le défi du rassemblement à gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Raphaël Glucksmann a remporté dimanche 11 octobre la primaire de la gauche sociale-démocrate en France, avec 79 600 voix, soit 66,13 % des suffrages exprimés, devant le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, arrivé en deuxième position avec seulement 14 % des voix.

Âgé de 46 ans, l’eurodéputé et fondateur de Place publique entend défendre une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et favorable au soutien à l’Ukraine. Il souhaite se démarquer à la fois de la politique menée par Emmanuel Macron et de l’influence de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche.

Glucksmann a appelé à l’unité de la famille socialiste et de la gauche démocratique, désignant l’extrême droite comme son principal adversaire. Il défend notamment la justice sociale et fiscale, la transition écologique et le renforcement des institutions démocratiques…

A noter que plusieurs autres figures politiques, dont des responsables écologistes et communistes, poursuivent leurs propres démarches en vue de 2027. La primaire ne règle donc pas la question d’une candidature commune de l’ensemble des forces de gauche.

Sur le plan économique et social, Glucksmann défend notamment une hausse des rémunérations, une fiscalité accrue sur les très grandes successions et un effort en faveur de l’école publique. Il entend également concilier transition écologique et progrès social. En matière internationale, il se distingue par son engagement en faveur de l’intégration européenne et de l’aide à l’Ukraine, ainsi que par ses critiques de la Russie. Cette orientation le situe dans une tradition réformiste et pro-européenne, distincte de celle de la gauche radicale.

La campagne de 2027 sera donc marquée par une concurrence entre plusieurs blocs politiques, tandis que l’extrême droite conserve une place centrale dans les enquêtes d’opinion. Glucksmann devra donc élargir son audience au-delà des sympathisants de la social-démocratie et convaincre qu’il peut porter une alternative crédible à l’échelle nationale.

La prochaine étape sera de transformer le résultat de la primaire en dynamique électorale et de préciser les conditions d’un éventuel rassemblement. La désignation de Glucksmann clarifie la représentation de la gauche sociale-démocrate, mais laisse entière la question de la fragmentation de la gauche française à quelques mois de l’élection présidentielle.

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Diesel russe : Trump réclame le départ de Zelensky, Kyiv mobilise ses alliés

L’accord sur le diesel conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine ouvre une nouvelle crise entre Washington et Kyiv. Alors que le président américain souhaite un changement de dirigeant en Ukraine, Zelensky cherche l’appui des Européens et la Pologne questionne les capacités d’exportation russes.

Donald Trump a estimé, samedi 10 octobre, que l’Ukraine devait choisir un nouveau président capable de conclure un accord avec Moscou. Il reproche à Volodymyr Zelensky les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, auxquelles il attribue une partie des tensions sur les prix du diesel. Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce d’un accord énergétique avec Vladimir Poutine.

Washington pourrait toucher au partage de renseignements

Au-delà des déclarations présidentielles, la pression américaine pourrait concerner un soutien essentiel à l’Ukraine. Selon le Financial Times, Washington a averti Kyiv que la poursuite des attaques contre les raffineries russes risquait de compromettre le partage de renseignements.

Le journal situe cet avertissement dans les échanges de Miami entre les représentants américains et ukrainiens. Il s’agit toutefois d’une menace rapportée par la presse : aucune suspension effective n’a été publiquement confirmée.

L’assouplissement concernant le diesel est, lui, documenté. La licence générale numéro 135, publiée le 9 octobre par l’Office américain de contrôle des avoirs étrangers, autorise temporairement certaines transactions liées à la vente, à la livraison et à l’importation de diesel russe, y compris aux États-Unis, jusqu’au 7 avril 2027. Cette dérogation ne constitue pas une levée générale des sanctions contre Moscou.

Zelensky cherche à limiter les revenus russes

Pour Kyiv, l’enjeu dépasse le prix du carburant. Zelensky considère que les recettes supplémentaires offertes à la Russie peuvent financer la poursuite de la guerre.

Le 10 octobre, il a échangé avec plusieurs dirigeants européens, notamment Emmanuel Macron et le président finlandais Alexander Stubb. Selon la présidence ukrainienne, sa discussion avec ce dernier a précisément porté sur les revenus russes issus des exportations de produits pétroliers et sur les moyens de limiter la capacité de Moscou à poursuivre le conflit.

La Pologne doute, Moscou ouvre ses exportations

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a soulevé une autre question : d’où viendra le surplus destiné à l’exportation ? Dans une publication sur X rapportée par RBC-Ukraine, il évoque des pénuries de carburant signalées par l’ambassade polonaise jusque dans Moscou. Son intervention met en doute la capacité russe à augmenter rapidement ses livraisons.

La Russie affirme pouvoir répondre à la demande. Selon un communiqué gouvernemental rapporté par Interfax, elle a partiellement levé, le 10 octobre, son interdiction d’exporter du diesel. La décision doit permettre de diriger 500 000 tonnes vers le marché mondial, les entreprises pétrolières devant contractualiser leurs livraisons avec l’accord du gouvernement.

Ces volumes constituent une autorisation d’exportation, et non des cargaisons déjà livrées. Leur mise sur le marché sera un premier test concret de l’accord énergétique qui oppose désormais Washington et Kyiv.

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