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Médina de Tunis | Réouverture de la bibliothèque du Diwan après une restauration complète

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé la cérémonie de réouverture de la bibliothèque du Diwan, joyau architectural situé au cœur de la Médina de Tunis.

L’événement s’est déroulé, ce lundi 12 octobre 2026, en présence du gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, ainsi que de plusieurs hauts cadres du ministère et d’experts du patrimoine, indique le département de la Culture en rappelant que cet édifice historique emblématique a bénéficié d’un vaste programme de maintenance et de restauration intégrale, entièrement pris en charge et exécuté par l’Institut National du Patrimoine (INP).

Les interventions techniques menées par les équipes spécialisées de l’INP ont permis de traiter l’ensemble des dégradations tout en renforçant la structure du bâtiment via l’assainissement et l’étanchéité, une consolidation structurelle, une restauration minutieuse des revêtements de sol, remise en état des faïences artisanales et une rénovation des menuiseries en bois et remise en service de la fontaine centrale, ainsi qu’une modernisation des équipements, notamment du réseau électrique.

« Afin de préserver l’authenticité et l’identité architecturale du monument, les équipes de l’INP ont rigoureusement appliqué les normes internationales de conservation du patrimoine », affirme le ministère en soulignant que grâce à ces travaux d’envergure, la bibliothèque du Diwan fait son retour dans le paysage culturel de la médina, protégée de manière durable pour les générations futures et prête à accueillir de nouveau chercheurs, lecteurs et passionnés d’histoire.

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JCC 2026 | Une affiche célébrant 60 ans de passion cinématographique

L’identité visuelle de la 37ᵉ édition des JCC célèbre soixante ans de passion et d’engagement en faveur d’un cinéma africain et arabe qui défend les voix libres, les causes justes et des esthétiques visuelles singulières et novatrices.

Au cœur du visage, le chiffre « 60 », subtilement dessiné par les lignes géométriques et la pellicule, rend hommage à six décennies de cinéma, de culture et de résistance par l’image.

Le portrait stylisé, inspiré du cubisme et du Bauhaus, décline le visage en formes géométriques exprimant la diversité des genres cinématographiques et la pluralité des regards. La pellicule qui traverse la composition et épouse les contours du visage, symbolise la capacité du cinéma à raconter l’humain et la société.

Le fond sombre et les textures granuleuses rappellent l’atmosphère de la salle de cinéma avant la projection, tandis que le contraste entre ombre et lumière en évoque la magie.

L’orange et le rouge expriment la chaleur méditerranéenne et la passion du public, tandis que le bleu turquoise apporte sérénité et modernité. L’affiche allie audace esthétique et profondeur symbolique, rendant hommage aux fondateurs et à l’héritage des JCC, tout en affirmant le festival comme un espace de mémoire, de création et de rencontre.

Conçue par : COMe.in

Communiqué

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Le CMF lance sa première revue pour décrypter le marché financier tunisien

Le Conseil du Marché Financier (CMF) lance la première édition de sa revue, une publication semestrielle qui ambitionne de renforcer la transparence, de consolider l’information financière et d’apporter un éclairage analytique sur les évolutions du marché tunisien. Au programme : des indicateurs chiffrés arrêtés au 30 juin 2026, cinq études thématiques et un bilan de l’activité institutionnelle du régulateur.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) enrichit le paysage de l’information financière en Tunisie avec le lancement de la première édition de sa revue. Présentée par Hatem Smiri, président du Collège du Conseil du Marché Financier Délégué, cette nouvelle publication entend mettre à la disposition des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché et des observateurs une lecture structurée de l’activité financière, combinant données statistiques, analyses thématiques et actualités réglementaires.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la complexification des instruments financiers, l’évolution des risques et le renouvellement des attentes des investisseurs. Pour le régulateur, l’enjeu ne se limite plus à la surveillance et au contrôle des opérations. Il consiste également à contribuer à la production et à la diffusion d’une information fiable, accessible et pertinente, susceptible d’éclairer les décisions des acteurs du marché et d’alimenter la réflexion sur le développement de la place financière tunisienne.

Dans son avant-propos, Hatem Smiri souligne ainsi la nécessité de rapprocher la rigueur de l’analyse scientifique des réalités de la pratique réglementaire. La revue se veut un espace de réflexion sur les problématiques structurelles du marché financier, tout en assurant un suivi factuel des évolutions réglementaires et institutionnelles.

Une photographie chiffrée du marché au premier semestre 2026

La première partie de la publication, consacrée aux « Indicateurs du marché financier », rassemble les principales données statistiques arrêtées au 30 juin 2026. Elle propose notamment un suivi des indices TUNINDEX et TUNINDEX20, une analyse de la performance boursière et de sa répartition sectorielle, ainsi qu’un examen de la capitalisation boursière et des volumes de transactions.

D’autres indicateurs complètent ce panorama, notamment la participation étrangère, la liquidité et la volatilité du marché. La revue s’intéresse également au marché primaire des actions, au marché obligataire, à la structure des comptes-titres et à l’activité des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Chaque rubrique associe tableaux statistiques, représentations graphiques et commentaires analytiques. L’objectif est de dépasser la simple présentation des chiffres pour en faciliter la lecture et permettre aux différents intervenants d’appréhender les tendances qui caractérisent le marché financier tunisien.

Cette approche vise à fournir une base d’information consolidée aux investisseurs et aux professionnels, tout en contribuant à une meilleure compréhension du fonctionnement et des évolutions de la place financière.

Cinq études sur les enjeux structurels et réglementaires

Au-delà des statistiques, la revue accorde une place importante à l’analyse des transformations du marché. Sa deuxième partie, intitulée « Études et Analyses », réunit cinq contributions élaborées par les cadres du CMF autour de problématiques financières et réglementaires d’actualité.

Le marché des obligations privées en Tunisie figure parmi les thèmes retenus, dans un contexte où la diversification des sources de financement constitue un enjeu pour les entreprises et pour le développement du marché des capitaux. La revue aborde également le crowdfunding en investissement, un mécanisme qui s’inscrit dans la réflexion sur l’élargissement des modes de financement.

La publication traite par ailleurs du reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) des sociétés faisant appel public à l’épargne. Cette thématique renvoie à la place croissante des informations extra-financières dans l’évaluation des entreprises et à l’évolution des exigences de transparence à l’égard des investisseurs.

Deux autres contributions sont consacrées à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elles portent, d’une part, sur l’approche fondée sur les risques et, d’autre part, sur la mise en œuvre de ces exigences par les entités assujetties au contrôle du CMF.

À travers ces cinq études, le régulateur entend apporter un éclairage sur des questions qui touchent aussi bien au financement de l’économie qu’à la conformité réglementaire, à la gouvernance et à la protection de l’intégrité du marché. Les analyses sont réalisées par ses équipes internes, dont l’expertise est mobilisée pour rapprocher les problématiques théoriques des réalités opérationnelles.

La transparence et la culture financière au cœur de la démarche

La troisième partie de la revue est consacrée aux « Actualités du Conseil du Marché Financier ». Elle retrace les principaux événements organisés par le Conseil au cours du semestre, ainsi que sa participation à des rencontres et à des instances internationales.

Cette rubrique complète les données de marché et les études thématiques par un suivi de l’action institutionnelle du régulateur. L’ensemble repose ainsi sur une architecture en trois volets : mesurer l’activité du marché, analyser ses enjeux et rendre compte des initiatives du CMF.

Pour Hatem Smiri, cette démarche s’inscrit dans une ambition plus large de consolidation de la transparence, de l’intégrité et du développement du marché financier tunisien. La diffusion d’une information objective et accessible doit également contribuer à élargir la culture financière auprès des investisseurs, des chercheurs, des praticiens et, plus généralement, de toutes les personnes intéressées par le fonctionnement du marché.

La réalisation de cette première édition a bénéficié de la contribution des cadres du CMF, ainsi que de la collaboration de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) et de Tunisie Clearing, dont les données et l’appui ont participé à l’élaboration de la publication.

Un nouveau rendez-vous pour la place financière tunisienne

Avec cette première édition, le CMF entend installer une publication appelée à s’inscrire dans la durée. Le défi sera de maintenir la régularité de ce rendez-vous, la qualité des analyses et l’actualité des informations proposées, afin d’en faire un outil de référence pour les professionnels du marché, les investisseurs et la communauté académique.

Au-delà de sa fonction documentaire, cette revue traduit une conception élargie du rôle du régulateur : à la mission de contrôle s’ajoute celle de contribuer à la connaissance du marché, à la diffusion des bonnes pratiques et à l’approfondissement du débat sur son développement.

En réunissant statistiques, analyses spécialisées et informations institutionnelles dans un même support, le CMF pose ainsi les bases d’un dispositif de suivi et de réflexion destiné à accompagner les évolutions du marché financier tunisien et à mieux faire connaître sa contribution au financement de l’économie nationale.

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Ressources hydrauliques : l’ARP se penche sur la situation des puits agricoles non autorisés

Une journée d’étude consacrée à l’examen d’un projet de loi portant sur la régularisation de la situation des puits agricoles profonds non autorisés, a été organisée, lundi, au palais du Bardo, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Ce projet de loi comprend deux articles. Le premier prévoit la régularisation de la situation des puits agricoles profonds non autorisés réalisés avant le 10 décembre 2024, moyennant le versement d’une somme de 3 500 dinars, selon les conditions et procédures fixées par un arrêté du ministre chargé de l’eau.

Cette régularisation permettra aux bénéficiaires de profiter des avantages accordés par l’État à compter de la date de la régularisation, sans effet rétroactif. Les procédures de régularisation doivent être achevées au plus tard le 31 décembre 2027.

Le deuxième article porte sur l’abrogation des dispositions de l’article 81 de la loi n° 2024-48 du 9 décembre 2024, relative à la loi de finances pour l’année 2025. L’article abrogé porte sur la régularisation de la situation des puits agricoles profonds non autorisés.

Le projet de loi vise à mettre en place une approche réglementaire transitoire pour la régularisation de la situation des puits concernés, afin de permettre à l’administration de les recenser, de fixer les conditions de leur exploitation et de contrôler les quantités d’eau prélevées grâce à des mécanismes de mesure et de suivi.

Il a également pour objectif de protéger les nappes phréatiques, notamment celles menacées d’épuisement ou de dégradation de la qualité, tout en préservant la pérennité de l’activité agricole et en garantissant l’approvisionnement en eau potable dans les zones rurales.

Il prévoit également l’instauration d’une gestion décentralisée des dossiers de régularisation, à travers la création de comités régionaux spécialisés chargés de statuer sur les demandes de règlement dans des délais précis.

La Tunisie compte environ 34 mille points d’eau non autorisés, selon le Rapport national sur le secteur de l’eau en 2024, publié par le ministère de l’Africulture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

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Entre Tunisie et USA : Le grand retour de Jo Ann Morning

L’artiste américaine Jo Ann Morning est sur le point de présenter sa nouvelle collection à la galerie Saladin de Sidi Bou Saïd. Le vernissage de l’exposition aura lieu le 31 octobre en présence des collectionneurs d’art, de la famille des plasticiens tunisiens et des amis de la galerie chère à Ridha et  Amine Souabni.

Jo Ann Morning est une artiste de premier plan qui excelle dans plusieurs techniques et vit en Tunisie depuis plusieurs années. Ses expositions récentes et ses résidences artistiques l’ont menée en Europe et aux États-Unis d’Amérique. Ses collections réalisées en France, en Égypte et au Maroc figurent dans des collections internationales aux côtés de ses œuvres tunisiennes.

La nouvelle exposition de Jo Ann Morning est intitulée  » From Trees to Dreams  » ( Des arbres et des rêves ). Elle y présente plusieurs séries réalisées ces derniers mois, notamment des tableaux utilisant des pigments naturels issus de fleurs et aussi des œuvres représentant des allégories du mouvement intime de la nature.

Cette collection est articulée autour de travaux sur papier, une méthode dans laquelle Jo Ann Morning excelle.

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Kasserine : la récolte des olives estimée à 100 mille tonnes

La récolte des olives dans le gouvernorat de Kasserine devrait atteindre 100 mille tonnes, cette année, en baisse de 30 mille tonnes par rapport à la saison précédente.

La cheffe de service de la production végétale au Commissariat régional au développement agricole, Fatma Helayem a indiqué à l’Agence TAP que les opérations de cueillette des olives seront entamées, à la mi-octobre.

Elle a ajouté que 26 huileries (sur un total de 37 unités dans la région) sont opérationnelles cette année avec une capacité de transformation de 1745 tonnes par jour, rappelant que 50% de la production est souvent transformée en dehors de la région, selon la même source.

Les oliveraies au gouvernorat de Kasserine s’étendent sur une superficie de 145 ha et comptent 15 millions d’oliviers dont 40% en pluvial et 60% en irrigué, en plus de 4

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À Marseille, Bourguiba face aux contradictions de son héritage

Au palais du Pharo, le 9 octobre 2026, un colloque international a interrogé une figure centrale de l’histoire tunisienne : Habib Bourguiba, militant anticolonial emprisonné à Marseille, devenu président d’un État indépendant où la répression a aussi marqué l’exercice du pouvoir. Présents l’après-midi, nous avons suivi les échanges consacrés à cette tension entre émancipation et autorité, au cœur des débats sur la mémoire bourguibienne.

Djamal Guettala, Marseille.

Le lieu donnait à la rencontre une résonance particulière. Au palais du Pharo, à quelques pas du Fort Saint-Nicolas où Habib Bourguiba fut détenu entre 1940 et 1942, l’histoire n’était pas seulement évoquée à distance : elle s’inscrivait dans la géographie même de Marseille. Organisé par La Citadelle et l’Iremam, le colloque intitulé «Bourguiba, leader anticolonial, prisonnier au Fort Saint-Nicolas, 1940-1942» proposait de reprendre cette histoire à partir d’une question moins consensuelle que le récit du combattant de l’indépendance : comment comprendre l’héritage d’un homme qui fut victime de l’enfermement colonial avant d’incarner un pouvoir autoritaire, qui n’hésite pas à enfermer ses opposants ?

L’après-midi, les débats auxquels nous avons assisté ont placé cette contradiction au centre des échanges. Le troisième panel, consacré à Bourguiba comme «émancipateur, autocrate ?», a interrogé la construction de son leadership. L’enfermement, thème récurrent de la journée, ne renvoyait plus seulement à une expérience subie sous la domination coloniale. Il devenait aussi une clé pour comprendre la formation d’une figure politique, son autorité et la place qu’elle allait occuper dans l’histoire tunisienne.

Œuvre d’émancipation et pratiques de pouvoir

La discussion a ensuite déplacé la question vers le présent. Que reste-t-il aujourd’hui de Bourguiba et du bourguibisme ? Posée lors du débat général, cette interrogation engage bien davantage qu’un bilan historique. Elle oblige à distinguer l’œuvre d’émancipation associée à l’indépendance et aux transformations de la société tunisienne des pratiques de pouvoir qui ont accompagné la construction de l’État. L’enjeu n’est ni de sanctifier le «Combattant suprême», ni de réduire son parcours à l’autoritarisme, mais de tenir ensemble ces dimensions sans que l’une efface l’autre.

Cette tension éclaire également la place de Bourguiba dans la mémoire collective. Son nom demeure attaché à la souveraineté nationale et à la fondation de la Tunisie indépendante. Mais la mémoire d’un dirigeant ne peut se limiter aux acquis qui lui sont attribués : elle doit aussi examiner les mécanismes de répression, les rapports aux oppositions et les limites imposées au pluralisme.

Le colloque a ainsi inscrit le débat historique dans une interrogation politique toujours actuelle, sans confondre les contextes ni réduire la complexité d’un parcours à une formule.

Au terme des échanges, Vincent Geisser, directeur de l’Iremam, a souligné dans un message adressé aux participants la richesse intellectuelle de la rencontre, l’intensité des discussions et leur portée humaine. Il a également annoncé deux prolongements envisagés : la valorisation des archives filmées des communications et des débats, puis la préparation d’une publication collective composée de textes courts, accessibles à un large lectorat, notamment aux jeunes générations des deux rives de la Méditerranée.

Un héritage examiné dans ses contradictions

Le choix du Fort Saint-Nicolas comme point d’ancrage de cette réflexion donne à l’entreprise sa portée singulière. Un lieu associé à l’emprisonnement d’un dirigeant anticolonial devient le point de départ d’une interrogation sur les usages du pouvoir après l’indépendance. À Marseille, Bourguiba n’a donc pas été abordé comme une figure figée dans la célébration ou la condamnation, mais comme un héritage à examiner dans ses contradictions. C’est à cette condition que l’histoire cesse d’être un récit officiel pour redevenir une question adressée au présent.

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« Exil » de Mehdi Hmili : le cinéma tunisien décroche le Grand Prix à Tétouan

Le long-métrage tunisien Exil (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili, a remporté le Grand Prix Tamouda et le prix de la critique Mustapha Mesnaoui au 31ᵉ Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc. Une double distinction pour un film ancré…

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‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou | Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent

Il faut relire ‘‘La Mission’’ (Koukou Éditions, Algérie, 2014). Pas comme un thriller. Comme un document politique déguisé en roman. Publié en 2014 chez Koukou Éditions, le livre de Mohamed Benchicou revient sur l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine, au sud-est de l’Algérie, non loin de la frontière libyenne, en janvier 2013, pour explorer ce que l’événement pourrait dissimuler : intérêts énergétiques, rivalités au sommet de l’État et stratégies étrangères.

Djamal Guettala

L’auteur ne se limite pas au récit de la prise d’otages. Il bâtit une intrigue autour d’une question autrement sensible : les intérêts économiques et les luttes de pouvoir ont-ils pu peser sur le destin de ce site stratégique ? La question nourrit le roman ; elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve.

Le 16 janvier 2013, un groupe armé attaque le complexe gazier de Tiguentourine, près d’In Amenas. Des centaines de personnes sont prises en otage. L’intervention des forces algériennes met fin à la crise, au prix de lourdes pertes humaines. L’attaque marque durablement l’industrie gazière algérienne et les relations du pays avec ses partenaires étrangers.

Un an plus tard, Benchicou choisit de déplacer le regard. Dans ‘‘La Mission’’, Tiguentourine n’est pas seulement le théâtre d’une opération terroriste : le site devient le point de rencontre d’intérêts industriels, de convoitises financières et de rivalités politiques. La dimension romanesque lui permet de relier des éléments qui, dans le débat public, restent souvent séparés.

L’auteur donne lui-même la clé de son approche : «Je n’ai été amené à connaître Tatiana que parce que l’attaque de Tiguentourine est une affaire de fric, de luttes d’influence, de rivalités de pouvoirs…»

Cette phrase annonce le parti pris du livre. Les faits historiques sont établis : l’attaque, la prise d’otages et l’intervention militaire. Les connexions politiques et économiques mises en scène par Benchicou relèvent, elles, de sa construction romanesque. Cette frontière doit rester claire, sans pour autant réduire le livre à un simple exercice de fiction.

Les intérêts gaziers et les rivalités du pouvoir

Dans le récit, British Petroleum occupe une place centrale. L’entreprise britannique exploite le site avec ses partenaires. Benchicou imagine qu’après la catastrophe de Deepwater Horizon, BP cherche à céder ses actifs algériens et à revoir le modèle de sécurité de ses installations. La question de la propriété et de la protection du complexe devient alors un ressort majeur de l’intrigue.

Mikhail Fridman, homme d’affaires russe né à Lviv, apparaît sous les traits de Tatiana-Johanna dans les ramifications du récit. Intéressé par le rachat du site, il incarne les convoitises financières qui entourent cette infrastructure stratégique. Sir William Thompson, envoyé en mission par Downing Street, est chargé d’examiner la situation. À travers lui, Benchicou introduit la dimension britannique et les calculs diplomatiques liés aux intérêts énergétiques.

Ces éléments donnent sa cohérence à l’intrigue, mais ne démontrent pas qu’une opération de cession, les manœuvres étrangères et l’attaque terroriste auraient été coordonnées dans la réalité. Le roman construit un scénario politique ; il ne livre pas une démonstration judiciaire.

L’analyse s’étend ensuite aux rapports de force algériens. Mohamed Mediène, dit Toufik, et le DRS occupent une place importante dans la représentation d’un pouvoir traversé par les rivalités. Benchicou suggère que l’attaque pourrait s’inscrire dans une recomposition des équilibres sécuritaires et politiques. Cette lecture doit être attribuée à l’auteur : aucune conclusion judiciaire ne permet d’établir que Toufik ou des acteurs étrangers auraient organisé ou facilité l’attaque.

L’arrière-plan est celui de l’Algérie de 2013-2014, au moment où se prépare le quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Benchicou rapproche intérêts pétroliers, puissances étrangères et continuité du régime dans une formule accusatrice : «la connivence entre des capitales occidentales, la pègre pétrolière internationale et l’autocratie archaïque locale qui ambitionnait de se reconduire pour un quatrième mandat».

Cette formule résume sa charge politique. Elle exprime une interprétation romanesque des rapports entre argent, pouvoir et intérêts étrangers, non une conclusion établie sur les responsabilités dans le drame de Tiguentourine.

Le livre a été accueilli favorablement, mais sa portée politique semble être restée au second plan. Or, au-delà de l’intrigue, son intérêt réside aussi dans les questions qu’il soulève sur la vulnérabilité des infrastructures stratégiques et sur les rapports entre souveraineté nationale et intérêts économiques.

Un livre qui résiste au temps

Depuis la parution de ‘‘La Mission’’, le paysage politique algérien a changé. Bouteflika a obtenu son quatrième mandat, avant de quitter le pouvoir. Mohamed Mediène a été écarté de la tête du DRS, ensuite réorganisé puis dissous. Ces événements éclairent le contexte dans lequel Benchicou écrivait ; ils ne confirment pas rétrospectivement ses hypothèses sur Tiguentourine.

La portée du livre tient ailleurs : dans sa volonté de dépasser le récit immédiat d’un attentat pour interroger les intérêts et les rapports de force qui entourent les lieux stratégiques. On peut discuter ses hypothèses, contester ses rapprochements et rappeler les limites de sa démonstration. On ne peut ignorer la question qui traverse son récit : derrière les événements, quels intérêts se croisent et quelles vérités restent à établir ?

Mohamed Benchicou est mort le 24 septembre 2026. Avec ‘‘La Mission’’, il laisse un texte qui témoigne de sa manière d’interroger le pouvoir et de mettre en cause les récits trop vite refermés. Relire ce livre ne revient pas à transformer ses hypothèses en certitudes, mais à reprendre les questions qu’il a posées. Cette mission n’est pas terminée.

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Culture : « Au cœur des chœurs », une rencontre musicale entre la Tunisie et Monaco

Le Théâtre de l’Opéra de Tunis accueillera, le dimanche 25 octobre, un concert réunissant le Chœur Tunisien Salammbô, le ténor Hassen Doss et Les Petits Chanteurs de Monaco. Produit par la Fondation Hasdrubal pour la Culture et les Arts Mohamed Amouri, sous la direction artistique de Laurent Jost, cet événement entend faire dialoguer les cultures et les répertoires musicaux.

Une rencontre placée sous le signe de la diversité

Le Théâtre de l’Opéra de Tunis accueillera, le dimanche 25 octobre 2026 à 18h, dans sa Grande Salle, le concert « Au cœur des chœurs », consacré à la rencontre des voix et des cultures. Cette soirée réunira des artistes tunisiens et monégasques autour d’une programmation conçue pour mettre en valeur la diversité des traditions musicales et ce qui les rapproche.

Produit par la Fondation Hasdrubal pour la Culture et les Arts Mohamed Amouri, sous la direction artistique de Laurent Jost, directeur musical de la Fondation, et en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis, le concert réunira le Chœur Tunisien Salammbô, dirigé par Aïda Niati, le ténor tunisien Hassen Doss, accompagné au piano par Emmanuelle Houerbi, ainsi que Les Petits Chanteurs de Monaco, sous la direction de Pierre Debat.

La programmation fera dialoguer différentes esthétiques, des répertoires choraux aux grandes pages vocales, en passant par les traditions musicales européennes, tunisiennes et orientales. Les œuvres proposées mettront ainsi en perspective la pluralité des langues, des cultures, des générations et des parcours.

Pour Laurent Jost, la musique possède une capacité particulière à rapprocher les êtres, à dépasser les frontières et à instaurer un dialogue entre les cultures. Une démarche qui constitue le fil conducteur de cette soirée, où la diversité ne vise pas à effacer les différences, mais à les faire dialoguer.

Les Petits Chanteurs de Monaco pour la première fois à l’Opéra de Tunis

Parmi les formations invitées, Les Petits Chanteurs de Monaco participeront pour la première fois de leur histoire à une rencontre artistique au Théâtre de l’Opéra de Tunis.

Placée sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, cette formation contribue depuis de nombreuses années au rayonnement artistique de la Principauté sur les scènes internationales.

Dirigés par Pierre Debat, maître de chapelle de la Cathédrale et du Palais Princier de Monaco, et directeur des Petits Chanteurs de Monaco, les jeunes choristes monégasques prendront part à une résidence artistique en Tunisie avant de se produire sur la scène tunisienne.

Leur participation permettra de faire dialoguer les traditions chorales monégasques et européennes avec les expressions musicales tunisiennes et orientales.

Le Chœur Salammbô et Hassen Doss, représentants de la scène tunisienne

Le Chœur Tunisien Salammbô prendra également une part importante à cette rencontre internationale. Placé sous la direction d’Aïda Niati, cheffe de chœurs et pédagogue au sein des Instituts Supérieurs de Musique de Sousse et de Tunis, il contribuera à inscrire pleinement le concert dans le paysage musical tunisien.

La rencontre entre les jeunes choristes tunisiens et monégasques constituera l’un des axes de cette programmation, fondée sur le dialogue entre les formations et les sensibilités artistiques.

Le ténor tunisien Hassen Doss apportera, pour sa part, son expérience de la scène lyrique et sa sensibilité artistique. Il sera accompagné au piano par Emmanuelle Houerbi. Leur prestation viendra compléter le travail des chœurs, en associant les voix individuelles à l’expression collective des formations vocales.

La musique comme langage de paix et de partage

À travers la diversité des œuvres et des interprètes, « Au cœur des chœurs » entend faire de la musique un espace de rencontre et de partage. La pluralité des répertoires répondra à celle des artistes, dans une programmation où les différentes traditions musicales sont appelées à se compléter.

Comme le souligne Laurent Jost, la diversité des langues et des cultures trouvera son prolongement dans la rencontre des voix, autour d’une même aspiration : faire de la musique un langage universel de paix et de partage.

Informations pratiques

  • Concert : « Au cœur des chœurs »
  • Date : dimanche 25 octobre 2026
  • Horaire : 18h
  • Lieu : Théâtre de l’Opéra de Tunis, Grande Salle
  • Production : Fondation Hasdrubal pour la Culture et les Arts Mohamed Amouri
  • Direction artistique : Laurent Jost
  • Partenaire : Théâtre de l’Opéra de Tunis
  • Réservations : Billetterie en ligne sur Teskerti

Fidèle aux valeurs de la Fondation Hasdrubal pour la Culture et les Arts Mohamed Amouri et de ses partenaires institutionnels, le concert sera accessible gratuitement à l’ensemble de la communauté étudiante.

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Tunisie : « Exil » de Mehdi Hmili remporte le Grand Prix Tamouda à Tétouan

Le film tunisien « Exil » (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili, a remporté samedi 10 octobre le Grand Prix Tamouda du 31ᵉ Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc. Le long-métrage a également obtenu le prix de la critique Mustapha Mesnaoui, selon le palmarès rapporté par la MAP.

Cette double distinction a été annoncée lors de la cérémonie de clôture du festival, organisé du 3 au 10 octobre. D’après la dépêche de la MAP, le jury a distingué un récit consacré aux tensions entre les travailleurs et les pratiques de leurs employeurs.

Un accident dans une usine tunisienne

Porté notamment par Ghanem Zrelli et Maram Ben Aziza, « Exil » suit Mohamed, un ouvrier d’une usine sidérurgique tunisienne. Une explosion tue son ami et le blesse, laissant un fragment métallique dans son corps.

Convaincu que l’accident dissimule une autre vérité, Mohamed entreprend de comprendre ce qui s’est passé. Son enquête le confronte aux rapports de pouvoir dans l’usine, tandis que sa blessure et son désir de vengeance bouleversent son existence.

Le film mêle ainsi thriller et drame social, avec pour toile de fond les conditions de travail, la corruption et la fragilité des solidarités ouvrières.

Un parcours international depuis Locarno

Coproduit par la Tunisie, le Luxembourg, la France, le Qatar et l’Arabie saoudite, « Exil » avait été présenté en première mondiale au Festival de Locarno en 2025, dans la section hors compétition, comme le confirme la sélection officielle du festival suisse.

Absent de la cérémonie de Tétouan, Mehdi Hmili a adressé une intervention enregistrée. Selon Reuters, le cinéaste y a exprimé sa joie et souligné la proximité entre l’histoire de son film et les réalités vécues dans le monde arabe.

Le Grand Prix Tamouda ajoute désormais une récompense au parcours international de cette production tunisienne.

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Le poème du dimanche | ‘‘ L’honneur des poètes ’’

Les éditions Minuit, engagées pleinement dans la résistance au nazisme et à l’occupation de la France, pendant la seconde guerre mondiale, se placent du côté de la littérature, voix de liberté et de lutte pour la dignité humaine.

Elles publient une anthologie de poètes en Europe qui ont refusé la soumission à l’ennemi ou la complicité avec lui. «Le volume a été achevé d’imprimer sous l’oppression à Paris, le 1er mai 1944», dit le texte.

Préfacé par Louis Aragon, l’ouvrage contient des écrits en prison, de déportés, des poèmes d’Europe, de Grèce, de Pologne, de Hollande, de Belgique, de Norvège, d’Italie, de Bulgarie, de Yougoslavie, etc. et, bien sûr, de France, où des pseudonymes, des surnoms ont été utilisés.

De nombreux poètes écrivaient et publiaient dans la clandestinité. Parmi eux, Robert Desnos, Louis Aragon, Michel Leiris, Paul Eluard, André Frénaud, Jean Tardieu, Pierre Seghers, Jean Cassou, etc.

Des poèmes ont paru anonymes, aussi. Au moment où un mauvais vent, brun et menaçant souffle sur l’Europe, il nous a semblé bon de le rappeler.

Tahar Bekri

‘‘Avis’’ – Jean de Haut (Paul Eluard

La nuit qui précéda sa mort

Fut la plus courte de sa vie

L’idée qu’il existait encore

Lui brûlait le sang aux poignets

Le poids de son corps l’écoeurait

Sa force le faisait gémir

C’est tout au fond de cette horreur

Qu’il a commencé à sourire

Il n’y avait pas UN camarade

Mais des millions et des millions

Pour le venger il le savait

Et le jour se leva pour lui

1942

Mon pays – Anne (Edith Thomas)

Mon pays, doux pays gris

dont les bois et les prairies

s’enfoncent à l’horizon

mon pays dans la prison

de l’Europe ensevelie :

de l’Europe qui périt

au long des jours et des nuits,

sous le sourd martèlement

des bottes qui pesamment

s’en vont jusqu’à l’infini

mon pays quand donc la vie

reviendra dans les sarments ?

Quand cessera le tourment

de l’Europe ensevelie ?

L’honneur des poètes, Europe, Ed. Minuit, 1944 .

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Le Japan Festival 2026 s’installe à la Cité de la Culture de Tunis

À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Tunisie, la culture nipponne sera à l’honneur dans la capitale.

L’ambassade du Japon en Tunisie organise un événement exceptionnel, le Japan Festival 2026, qui se tiendra sur trois jours consécutifs à la Cité de la Culture de Tunis : du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre pour une mmersion au cœur des traditions et des arts japonais

Les amoureux de la culture asiatique sont invités à voyager au Pays du Soleil-Levant à travers une programmation riche, variée et interactive, avec notamment des ateliers d’initiation à la calligraphie japonaise, démonstrations fascinantes de l’art floral (Ikebana) et cérémonies du thé traditionnelles et de nombreux spectacles vivants et animations, qui se succéderont sur scène tout au long du festival pour émerveiller petits et grands.

L’entrée est gratuite et ouverte à tous, précis l’ambassade du Japon, en ajoutant que les horaires détaillés et les différentes étapes du programme seront dévoilés progressivement sur les canaux officiels de l’événement placé sous le signe du partage et de l’amitié tuniso-japonaise.

Y. N.

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Michael Jackson version symphonique | L’évènement musical à ne pas manquer à la Cité de la Culture

Trente ans après le concert historique du King of Pop à Tunis, l’Orchestre symphonique tunisien, sous la direction de Shady Garfi, ressuscite la magie de Michael Jackson le jeudi 29 octobre 2026 à l’Opéra de Tunis.

Un spectacle symphonique inédit mêlant musique, chant et danse pour faire revivre les plus grands tubes de la légende pop sera ainsi donné au Théâtre de l’Opéra de Tunis de la Cité de la Culture Chedly Klibi, le jeudi 29 octobre 2026.

A l’initiative et sous la direction de son chef, Shady Garfi, l’Orchestre symphonique tunisien est en train de vous préparer quelque chose d’ENORME : Un concert Tribute to Mickael Jackson !

Oui ! vous avez bien lu, bien entendu ! 30 après son passage pareil à celui d’une étoile filante, on fait ressusciter la légende du King of pop et cette magie qui traverse les frontières et les générations !!

Trente ans déjà ! Le 7 octobre 1996, Michael Jackson faisait vibrer Tunis lors de son inoubliable concert au stade olympique d’El Menzah. Un événement historique, des milliers de fans en folie et des souvenirs qui, trois décennies plus tard, n’ont pas pris une ride. Le King of Pop a beau nous avoir quittés, sa musique, elle, n’a jamais cessé de danser !

En évocation de cet anniversaire symbolique, l’Orchestre symphonique tunisien vous donne rendez-vous avec un spectacle unique : Tribute to Michael Jackson , une célébration toute en rythme et en émotions, baignée du goût doux-amer de la nostalgie, conçue par le dynamique chef Shady Garfi et produite par le Théâtre de l’Opéra de Tunis – Pôle Musique et Opéra.

Au programme : les plus grands tubes du King of Pop revisités par les sonorités puissantes d’un orchestre symphonique, avec chant et danse pour faire monter la température et amplifier le plaisir! De Billie Jean à Thriller, de Beat It à Smooth Criminal, préparez-vous à retrouver ces mélodies mythiques gravées dans la mémoire des générations et font l’effet d’un courant électrique qui fait automatiquement bouger, danser les corps, touts âges confondus.

Et pour que la soirée soit au top, de jeunes et nouvelles voix tunisiennes seront de la partie pour interpréter les lyrics. Vous aurez donc le plaisir de découvrir Daly Mj, Rabaa Ammar, Farah Zribi

Une intention que Michael Jackson aurait sans doute adorée ! Faire dialoguer la magie de la musique symphonique avec son irrésistible énergie, dans un spectacle où les cordes rencontrent le groove, où les grandes envolées orchestrales côtoient les rythmes légendaires et où la danse promet de faire revivre l’esprit du King.

Que vous ayez vécu le concert de 1996 ou que vous ayez découvert Michael Jackson sur YouTube, dans les playlists de vos parents ou grâce à TikTok, une chose est sûre : son univers appartient au monde entier, faisant fi de toutes les frontières. Les fans de la première heure retrouveront leurs classiques, tandis que les plus jeunes pourront découvrir, en live et en grand format, pourquoi Michael reste cette légende absolue de la pop.

Trente ans après El Menzah, l’histoire continue. Cette fois, pas besoin de remonter le temps: il suffit de se laisser emporter par la musique, de suivre le rythme et, qui sait, de tenter quelques pas de Moonwalk en sortant !
Alors, venez vite, venez vite, on vous invite, on vous attend !

Communiqué

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Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ?

L’Institut national du patrimoine (INP) mène des recherches archéologiques dans les bassins de l’oued Zeroud, à Kairouan, et de l’oued Tessa, au Kef, en collaboration avec l’Université britannique de Cambridge. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire des communautés humaines en Tunisie entre le troisième millénaire et le début du premier millénaire avant J.-C., une période encore peu documentée.

Ces recherches visent à déterminer comment les premières communautés agricoles se sont installées, ont exploité les ressources naturelles et se sont adaptées à leur environnement. Les scientifiques cherchent également à établir une chronologie plus précise des vestiges archéologiques, alors que cette période reste marquée par la rareté des sites présentant des couches archéologiques bien conservées et par le nombre limité de datations au carbone 14.

Comprendre comment vivaient les premières sociétés agricoles

L’étude repose sur une comparaison entre deux environnements différents. Le bassin de l’oued Zeroud se situe dans une zone steppique semi-aride, tandis que le bassin moyen de la Medjerda appartient à une région tellienne semi-humide. Cette approche doit permettre d’identifier les similitudes et les différences dans les modes d’habitat, l’exploitation du territoire et l’utilisation des ressources naturelles.

La première phase des travaux concerne notamment le cours inférieur de l’oued Zeroud ainsi que l’oued Kheneg El Afras, entre les régions de Zouarine et du Sers. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à plusieurs vestiges archéologiques, dont des monuments funéraires précédemment attribués à la période numide, sans qu’une datation absolue ait permis de confirmer cette classification.

Lire aussi : Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

L’enjeu est donc de vérifier si ces vestiges appartiennent effectivement à la période qui leur a été attribuée ou s’ils doivent être replacés dans une autre séquence chronologique. Une datation plus fiable permettrait de mieux comprendre l’évolution des pratiques funéraires et des modes d’occupation du territoire dans la Tunisie ancienne.

Pourquoi ces fouilles peuvent-elles revoir la chronologie historique ?

Pour mener ces investigations, les équipes combinent plusieurs techniques : prospections archéologiques systématiques, relevés topographiques par GPS différentiel (DGPS), documentation photographique en trois dimensions à l’aide de drones, études géomorphologiques, analyses de restes végétaux anciens et datations au carbone 14.

Au-delà de l’identification des vestiges, ces travaux pourraient ainsi contribuer à préciser les étapes de peuplement et les transformations des sociétés anciennes en Tunisie, notamment avant la période numide. Ils doivent également enrichir les connaissances sur les relations entre les communautés humaines, les conditions environnementales et les ressources disponibles.

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Djerba: Pierre Gassin clôt sa tétralogie photographique avec « RÉSILIENCE(S) »

L’Alliance Française de Djerba accueille, du 14 octobre au 29 novembre, 30 tirages en noir et blanc du photographe installé à Kerkennah. Une seconde étape, ouverte à deux peintres de l’île, suivra en décembre.

Le photographe Pierre Gassin présente à l’Alliance Française de Djerba, du 14 octobre au 29 novembre 2026, RÉSILIENCE(S), une série de 30 photographies en noir et blanc. Le vernissage aura lieu mercredi 14 octobre, de 18h à 20h. L’exposition, qui porte le sous-titre « Quelques gouttes de bonheur pour un océan de vie », est le quatrième et dernier volet d’Archéologie du présent, tétralogie que l’artiste mène depuis plusieurs années sur le Sud tunisien.

Le vivant plutôt que les ruines

Les images de Pierre Gassin montrent des enfants qui plongent, un cheval qu’on baigne en fin de journée, des voiles latines qui se croisent. Le photographe, qui vit à Kerkennah, les a prises à hauteur d’eau, à travers des scènes de vie quotidienne, populaires et partagées. Le propos : vivre coûte que coûte, choisir ses valeurs pour avancer avec sérénité, renouer avec un art de vivre ancestral.

Ce volet referme un cycle dont chaque étape avait son thème. Embarquement Sfax explorait la mémoire de la pierre et de l’eau, Cercinae la lumière et les voiles latines, Berbérités les fondations du monde berbère. Avec RÉSILIENCE(S), Pierre Gassin change d’approche, selon le communiqué de l’exposition : il laisse les ruines pour s’intéresser à la mémoire du vivant.

Un second acte avec deux peintres kerkenniens

L’exposition se prolonge du 2 décembre 2026 au 10 janvier 2027 avec Correspondances Insulaires. Pierre Gassin y présente une sélection resserrée de ses photographies et invite deux artistes de Kerkennah, Souheila Arous et Salah Ben Amor, à répondre à son travail par la peinture. Les organisateurs annoncent un dossier plus complet sur cette seconde étape.

Un parcours entre Paris et la Tunisie

Pierre Gassin a enseigné à l’université Paris VIII et dirigé pendant 22 ans IRIS, centre de formation professionnelle et galerie d’art à Paris. Il s’installe ensuite en Tunisie, où il passe huit ans à Sfax. Il y crée le Palais de la Photographie, dans le cadre de « Sfax, capitale de la culture arabe », et dirige des expositions collectives avec de jeunes photographes, dont Demain (2016) et Vestiges & Traces, présentée à la cathédrale de Sfax avec six artistes en résidence. Il réalise par ailleurs 90 % des photographies du magazine 1001 Tunisie.

Ses expositions personnelles se sont tenues à Sfax, Carthage, La Manouba et Ramla, ainsi qu’aux Rencontres internationales de Ghar el Melh en 2025. L’Alliance Française de Djerba avait déjà accueilli Berbérités à l’automne 2025. Photographe conventionné par l’AMVPPC, il préside l’association Centre Photographique du Maghreb et a ouvert la Galerie Gassin à Kerkennah en novembre 2023.

Il a également signé les photographies de Felouques, recueil de poèmes d’Ahlem Ghayaza (Éditions 55 et Orients Éditions, avec le concours de l’Institut Français de Tunisie), et de Dar & Borj, ouvrage de 300 pages piloté par Aida Zahaf (Med Ali Édition). Tunisiennes et Saveurs des Terroirs et Infiniment Khroumirie sont en cours de réédition. Ses sites pierregassin.com et pierokif.com viennent d’être lancés.

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Institut Cervantes : Morisques Andalous et patrie perdue

Le cycle des conférences reprend à l’institut Cervantes de Tunis. Ainsi, l’institut accueille ce mercredi 14 octobre à 18h30 une conférence du professeur Houssem Eddine Chechia, historien et spécialiste des Morisques et des diasporas sépharades en Méditerranée.

Intitulée « Les ambassadeurs de la patrie perdue », cette conférence s’intéresse à la diplomatie de la « survie » telle que vécue par les Morisques Andalous.

Le conférencier se penchera sur la manière dont les Morisques ont défendu leur cause avant leur exil à partir de 1609 et permettra à l’auditoire de découvrir les soubassements d’une période historique qui relie l’Espagne et la Tunisie du dix-septième siècle.

L’intervention du professeur Chachia sera présentée en langue espagnole. Des synthèses en arabe et en français seront mises à la disposition du public.

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Stress hydrique : l’expert Hussein Rhili plaide pour une refonte du modèle de production agricole

Face à une pression de plus en plus importante sur les ressources en eau, la Tunisie se trouve confrontée à la nécessité de revoir ses orientations agricoles. Entre raréfaction des précipitations, diminution des réserves hydriques et besoins croissants en irrigation, le modèle de production actuel soulève des interrogations quant à sa viabilité à long terme. Pour Hussein Rhili, chercheur spécialisé dans le développement et la gestion des ressources en eau, une réorganisation de la carte agricole nationale devient indispensable afin de préserver les ressources disponibles et de mieux anticiper les conséquences du changement climatique. Dans une déclaration accordée à un journal en ligne, l’expert a notamment attiré l’attention sur le poids considérable de l’agriculture dans la consommation nationale d’eau. Selon les chiffres qu’il a avancés, ce secteur absorbe à lui seul 77% des volumes d’eau mobilisés annuellement dans le pays. Une proportion particulièrement importante, d’autant que les superficies agricoles bénéficiant de l’irrigation ne représentent que 8% de l’ensemble des terres consacrées à l’activité agricole.

Cette situation illustre l’importance des besoins hydriques liés aux cultures irriguées et pose, plus largement, la question de l’adéquation entre les ressources naturelles disponibles et les orientations de la production agricole. Toutefois, Hussein Rhili précise que cette prédominance de l’agriculture dans l’utilisation de l’eau ne constitue pas une particularité tunisienne. À l’échelle internationale, les activités agricoles représentent généralement entre 70 et 80% des prélèvements hydriques. La véritable difficulté réside donc moins dans cette proportion que dans la capacité de chaque pays à adapter ses pratiques agricoles à ses propres contraintes climatiques et géographiques.

Une agriculture confrontée aux limites des ressources disponibles

En Tunisie, cette problématique prend une dimension particulière en raison de la vulnérabilité du pays face aux épisodes de sécheresse et à l’irrégularité des précipitations. La diminution des apports pluviométriques, conjuguée aux fluctuations des réserves des barrages, réduit les marges de manœuvre dans la gestion de l’eau et accentue la concurrence entre les différents usages. L’approvisionnement en eau potable, les besoins industriels et les activités agricoles reposent sur des ressources limitées, dont la disponibilité varie considérablement selon les régions et les saisons. Dans ces conditions, maintenir certaines orientations agricoles sans tenir compte de leur consommation hydrique pourrait accentuer les déséquilibres existants.

C’est précisément sur ce point que le chercheur insiste, en appelant à une transformation profonde de l’organisation de la production agricole. Il ne s’agit plus uniquement d’améliorer les techniques d’irrigation ou de rationaliser ponctuellement les quantités utilisées, mais de s’interroger sur la pertinence des cultures pratiquées, leur répartition géographique et leur compatibilité avec les ressources hydriques disponibles. Une telle réflexion suppose notamment de mieux prendre en considération les caractéristiques climatiques de chaque région, les besoins en eau des différentes productions ainsi que leur contribution à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire. L’enjeu consiste à parvenir à un équilibre entre les impératifs de production, les revenus des agriculteurs et la préservation d’une ressource naturelle devenue particulièrement précieuse.

Les exportations agricoles au cœur du débat sur l’eau

Parmi les questions soulevées par Hussein Rhili figure également celle des productions agricoles destinées aux marchés étrangers. Si les exportations constituent une source de revenus et contribuent à l’activité économique, elles impliquent aussi une consommation de ressources naturelles qui mérite d’être intégrée dans l’évaluation de leur rentabilité. Le chercheur rappelle ainsi que la commercialisation de produits agricoles à l’étranger représente indirectement un transfert des quantités d’eau nécessaires à leur production. Cette notion, connue sous le nom d’«eau virtuelle», permet de mesurer l’empreinte hydrique des produits alimentaires, depuis leur culture jusqu’à leur commercialisation. Pour illustrer ce phénomène, Hussein Rhili prend l’exemple des agrumes, en estimant qu’une orange exportée correspond à une mobilisation de huit litres d’eau. Cette estimation, avancée par l’expert, met en évidence une dimension souvent peu visible des échanges agricoles : derrière chaque produit commercialisé se trouvent des ressources hydriques utilisées au cours de sa production.

Dans un pays caractérisé par un stress hydrique structurel, cette réalité invite à examiner plus attentivement les choix de spécialisation agricole, notamment lorsque certaines cultures nécessitent des apports en eau importants. Il ne s’agit pas nécessairement de remettre en cause l’ensemble des exportations agricoles, mais plutôt d’évaluer leur intérêt économique au regard de leur coût environnemental et hydrique. La valeur ajoutée des productions, leur capacité à générer des emplois et des recettes, ainsi que leur consommation d’eau constituent autant de paramètres susceptibles d’orienter les décisions futures. Cette approche pourrait également conduire à privilégier, dans certaines régions, des cultures mieux adaptées aux conditions climatiques locales, tout en accompagnant les exploitants dans une éventuelle transition vers des systèmes de production moins exigeants en eau.

Moderniser les réseaux d’irrigation et préparer les cinq prochaines années

Au-delà de la nature des cultures, la question des infrastructures hydrauliques représente un autre défi majeur. Hussein Rhili souligne notamment les pertes enregistrées dans les réseaux destinés à l’irrigation, dont une partie souffre du vieillissement des installations. Les défaillances des conduites, les fuites et les insuffisances d’entretien peuvent entraîner un gaspillage de volumes d’eau pourtant indispensables à la production agricole. Dans un contexte de pénurie, ces pertes constituent une difficulté supplémentaire pour les exploitants comme pour les gestionnaires des ressources hydriques. La réhabilitation des infrastructures apparaît dès lors comme un levier essentiel pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau. Elle pourrait s’accompagner d’une modernisation des équipements, d’un meilleur suivi des volumes distribués et d’une généralisation progressive des techniques d’irrigation économes lorsque les conditions techniques et financières le permettent.

Cependant, l’amélioration des réseaux ne saurait, à elle seule, répondre à l’ensemble des défis auxquels l’agriculture tunisienne est confrontée. Une réflexion plus globale sur les orientations productives, les disponibilités régionales en eau et les conséquences du réchauffement climatique demeure nécessaire. Pour Hussein Rhili, les cinq prochaines années devraient ainsi constituer une période déterminante pour engager cette réorganisation. L’objectif serait de construire un modèle agricole davantage adapté aux contraintes hydriques du pays, capable de préserver les ressources tout en maintenant une activité économique essentielle pour de nombreuses régions.

Une telle évolution nécessiterait une coordination entre les politiques agricoles, hydrauliques et environnementales, mais également un accompagnement des agriculteurs, qui demeurent les premiers concernés par les changements envisagés. A terme, la question dépasse largement celle de la seule gestion de l’irrigation. Elle touche directement à la sécurité alimentaire, à la pérennité des exploitations, à l’équilibre économique des territoires ruraux et à la capacité de la Tunisie à faire face aux transformations climatiques. Dans un environnement où chaque ressource hydrique disponible revêt une importance croissante, l’avenir de l’agriculture tunisienne pourrait ainsi dépendre autant des quantités produites que de la manière dont l’eau est utilisée pour les obtenir.

Leila SELMI

 

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Démarrage du 3e concours de scénarios «Ecrire pour l’écran»

Diletta D’Ascia et Nidhal Chatta annoncent le démarrage, le 15 octobre 2026, de la troisième édition du concours international de scénarios de courts métrages «Écrire pour l’écran», qu’ils organisent en collaboration avec Cinémasters – Académie de l’acteur et du cinéma. Les auteurs de toutes nationalités sont invités à explorer le thème de «L’héritage — patrimoine et mémoire en Méditerranée». Et la date limite de dépôt des candidatures est fixé au 10 avril 2027 à minuit.

Gratuit et ouvert à toutes et à tous, sans limite d’âge, le concours s’adresse aussi bien aux auteurs émergents qu’aux scénaristes plus expérimentés. Il entend promouvoir l’écriture cinématographique, encourager de nouvelles voix et favoriser le dialogue entre les cultures à travers des récits destinés au grand écran.

L’héritage ne se limite pas aux monuments et aux traces visibles du passé. Il comprend également les traditions, les langues, les savoir-faire, les récits familiaux, les souvenirs et les identités qui se transmettent d’une génération à l’autre. Il interroge ce que nous recevons, ce que nous choisissons de préserver et ce que nous transmettons à notre tour.

Au cœur de cette réflexion, la Méditerranée apparaît comme un espace de rencontres, d’échanges, de migrations et de métissages, où les histoires individuelles et collectives se croisent depuis des siècles.

Fiction ou documentaire, approche intime, historique, sociale ou contemporaine : les auteurs sont libres d’aborder le thème selon leur propre sensibilité et leur regard sur le monde.

Les candidats peuvent soumettre un scénario original et inédit de court métrage, de fiction ou documentaire, rédigé dans la langue de leur choix.

Les projets doivent compter entre 3 et 20 pages, hors page de titre, et être envoyés au format PDF.

Le dossier comprend le scénario, une note d’intention d’une page maximum et une fiche auteur.

Chaque participant peut présenter un seul projet et la participation est gratuite.

Les œuvres doivent être écrites par les participants eux-mêmes. L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour générer tout ou partie du texte est interdite

La précédente édition, consacrée au thème «L’Océan dans tous ses états», a réuni des auteurs de Tunisie, d’Europe, de Madagascar, du Bénin, de Côte d’Ivoire et d’Haïti, confirmant la vocation internationale du concours.

Cette expérience a permis de développer des collaborations avec différents acteurs institutionnels et culturels, en Tunisie et en Italie.

Pour cette troisième édition, les organisateurs souhaitent poursuivre cette dynamique d’échanges et de transmission, en faisant du scénario un espace de rencontre entre les générations, les cultures et les imaginaires. Informations pratiques

L’annonce des résultats et la remise des prix sont fixées au début mai 2027.

Le règlement complet peut être demandé à l’adresse suivante : concoursecrirepourlecran@gmail.com

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Du terroir à la table : le Maroc veut séduire le marché du Golfe

À Abu Dhabi, le Global Food Week a mis en avant plus de 100 produits du terroir marocain. Vingt-cinq groupements de producteurs ont participé à cette vitrine internationale. L’enjeu : valoriser la gastronomie du Royaume et ouvrir de nouveaux débouchés…

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