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Le dollar canadien chute après des pertes d’emplois surprises

Le dollar canadien s’est affaibli après une baisse inattendue et marquée de l’emploi, qui a renforcé les inquiétudes concernant l’économie du pays et réduit les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada ce mois-ci.

Le dollar américain s’échangeait à environ 1,4280 dollar canadien, en hausse de 0,37%, selon le dernier instantané de marché ‘Invest’ disponible vendredi 9 octobre. L’économie du Canada a perdu 68 300 emplois en septembre, selon Statistique Canada, dépassant largement les prévisions des économistes qui tablaient sur un gain de 9 200 postes. Ce recul fait suite à une perte de 41 700 emplois en août… Le taux de chômage est passé de 6,4 à 6,5%.

Ce rapport a compliqué les perspectives de politique monétaire de la Banque du Canada à l’approche de sa réunion du 28 octobre. Un marché du travail en détérioration pourrait dissuader les décideurs d’augmenter les taux d’intérêt, même si les risques persistants d’inflation et la hausse des prix de l’énergie demeurent des préoccupations. Les investisseurs chercheront à déterminer si ce recul de l’emploi signale une dégradation plus large de la dynamique économique.

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Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias

Les compagnies énergétiques américaines s’orientent vers une suspension généralisée de la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, alors que l’ouragan Isaias se dirige vers les côtes de Floride.

Plus précisément, les producteurs ont cessé vendredi 9 octobre de pomper environ 1,5 million de barils de pétrole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz naturel par jour, contre. Selon le Bureau américain de la sécurité et de l’application des réglementations environnementales/Administration des minéraux marins, ces quantités représentent près de 72 % de la production pétrolière et 59 % de la production de gaz naturel dans le golfe du Mexique.

Dans le même temps, les autorités ont évacué le personnel de 129 plateformes de production — un nombre correspondant à 35 % du total des 371 installations habitées de la région — ainsi que de huit foreuses flottantes à position fixe.

Le secteur offshore fédéral du golfe du Mexique produit environ 2 millions de barils de pétrole (environ 15 % de la production nationale totale des États-Unis) et une moyenne de 2,1 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Isaias, le premier ouragan de la saison 2026 dans l’Atlantique, s’est intensifié en catégorie 3 et se déplace vers le nord-nord-est. Le Centre national des ouragans (NHC) prévoit que le phénomène devrait s’affaiblir une fois qu’il aura touché terre.

L’ouragan pourrait affecter la production pétrolière du golfe du Mexique à hauteur d’environ 7,2 millions de barils, selon le cabinet de conseil Earth Science Associates. Ce dernier a revu à la baisse ses prévisions initiales, qui tablaient sur 9 millions de barils, suite au déplacement de la trajectoire de la tempête plus à l’est.

D’après le modèle des sciences de la Terre, les entreprises les plus exposées à ce phénomène sont BP, Chevron, ENI, Murphy Oil et Shell. Shell a annoncé jeudi soir avoir terminé l’évacuation des installations d’Appomattox, Mars, Ursa, Olympus et Vito, tout en maintenant la production à l’arrêt sur les quatre dernières. De son côté, Chevron a évacué la majeure partie de son personnel du golfe du Mexique, conservant quatre plateformes opérationnelles et suspendant l’activité sur les cinq autres.

« Sur nos installations terrestres, nous continuons à mettre en œuvre les protocoles établis de préparation aux tempêtes et nous surveillons de près la trajectoire prévue de l’ouragan », a déclaré Chevron dans un communiqué vendredi.

Par ailleurs, le cabinet d’analyse Energy Aspects estime que des raffineries d’une capacité totale d’environ 500 000 barils par jour se trouvent sur la trajectoire des intempéries, notamment les installations de Pascagoula, dans le Mississippi.

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Trump annonce un accord avec Poutine pour importer du diesel russe

Donald Trump annonce un accord avec Vladimir Poutine portant sur plus de 4,8 millions de tonnes de diesel russe, avec des premières livraisons annoncées immédiatement. Cette décision marque un changement notable dans la politique américaine à l’égard de Moscou.

Donald Trump a annoncé, vendredi 9 octobre 2026, un accord avec le président russe Vladimir Poutine destiné à accroître les approvisionnements en diesel des marchés américain et international. Selon le président américain, la Russie doit fournir plus de 300 000 tonnes dans l’immédiat, puis 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires dans la période suivante.

À ces volumes s’ajouteraient trois millions de tonnes, dont la livraison dépendrait notamment de l’état des raffineries russes. Le total annoncé dépasse ainsi 4,8 millions de tonnes, sans que le calendrier précis de l’ensemble des expéditions ni leurs modalités commerciales aient été entièrement détaillés. Trump a présenté cet accord comme un moyen de faire baisser rapidement les prix du diesel aux États-Unis et sur les marchés internationaux. Il intervient à quelques semaines des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, alors que la hausse des carburants alimente les inquiétudes des ménages, des agriculteurs et des transporteurs.

Un assouplissement des sanctions américaines

L’annonce s’accompagne d’une décision du département américain du Trésor autorisant temporairement certaines opérations portant sur du diesel d’origine russe. La dérogation permet notamment la vente, la livraison et l’importation de cargaisons concernées, dans les conditions définies par la licence américaine, jusqu’en avril 2027. Cette mesure contraste avec la politique de restriction des achats d’énergie russe menée par Washington depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Elle intervient également après le renforcement récent du dispositif américain de sanctions visant Moscou et ses revenus énergétiques.

L’administration Trump justifie cette inflexion par la nécessité d’accroître rapidement l’offre disponible. La guerre contre l’Iran et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont réduit les approvisionnements en produits raffinés et contribué à la hausse des prix. Le diesel est particulièrement sensible à ces tensions en raison de son rôle dans le transport routier, l’agriculture et une grande partie de l’activité industrielle.

Un effet sur les prix qui reste incertain

Les analystes se montrent toutefois prudents sur les conséquences de l’accord. L’arrivée de nouvelles cargaisons russes pourrait détendre certaines tensions régionales, mais elle ne garantit pas une augmentation équivalente de l’offre mondiale disponible. Une partie des volumes exportés par la Russie pourrait simplement être redirigée vers les États-Unis au détriment d’autres acheteurs, lesquels devraient alors trouver des fournisseurs de remplacement. Dans ce scénario, l’effet net sur les prix internationaux serait limité.

La situation est d’autant plus complexe que les perturbations au Moyen-Orient affectent les capacités d’approvisionnement en produits raffinés. Même si les livraisons russes reprennent, le rétablissement des flux ne suffira pas nécessairement à compenser les volumes manquants ni à ramener rapidement les prix à leurs niveaux antérieurs au conflit. L’incertitude porte également sur la capacité de la Russie à honorer les quantités annoncées. Les attaques ukrainiennes contre des infrastructures pétrolières russes ont affecté le fonctionnement de certaines raffineries et contribué aux restrictions imposées par Moscou sur les exportations de diesel. Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a indiqué que les restrictions à l’exportation seraient levées plus tôt que prévu, tout en affirmant que les besoins du marché intérieur seraient couverts.

Kiev dénonce un soutien économique à Moscou

L’accord a provoqué une réaction vivement critique du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci estime que la reprise des ventes de produits pétroliers russes risque de procurer de nouvelles ressources financières à Moscou alors que la guerre en Ukraine se poursuit. Cette annonce intervient au moment où des responsables ukrainiens, américains et européens participent à des discussions sur les perspectives d’un règlement du conflit. Elle risque de compliquer les relations entre Washington et Kiev, déjà marquées par des divergences sur les objectifs militaires et les conditions d’un éventuel cessez-le-feu.

Pour l’administration américaine, la priorité affichée est de soulager le marché des carburants et de réduire les coûts supportés par les consommateurs et les entreprises. Pour l’Ukraine et plusieurs critiques de l’accord aux États-Unis, l’assouplissement des restrictions énergétiques pourrait toutefois affaiblir la pression économique exercée sur la Russie.

Un marché toujours sous tension

L’accord Trump-Poutine illustre les arbitrages auxquels sont confrontés les pays importateurs lorsque la sécurité des approvisionnements entre en conflit avec leurs objectifs diplomatiques et leurs régimes de sanctions. Son efficacité dépendra de la rapidité des livraisons, de la capacité des raffineries russes à fournir les volumes promis et de l’évolution des perturbations au Moyen-Orient. À court terme, les cargaisons supplémentaires pourraient offrir un répit à certains acheteurs. Elles ne constituent cependant pas, à elles seules, une garantie de baisse durable des prix du diesel.

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Les VE d’occasion gagnent des parts de marché en Europe

Les véhicules électriques d’occasion gagnent constamment des parts de marché sur les principaux marchés européens (Espagne, Autriche, France, Allemagne, Suisse et Royaume-Uni) et deviennent un segment important du marché de l’occasion. Leur popularité devrait continuer de croître dans les années à venir.

Les données publiées par JD Power montrent qu’en Espagne, en août dernier, les modèles électriques âgés de deux à quatre ans se sont vendus en moyenne en 66,1 jours, contre 28,9 jours à la même période l’année précédente. Au Royaume-Uni, ce délai était de 27,9 jours et en Allemagne, de 43,7 jours.

Le problème majeur pour cette catégorie de véhicules réside dans la valeur résiduelle. En Allemagne, un véhicule électrique de trois ans affichant 60 000 kilomètres au compteur conserve 38,3 % de sa valeur, contre 34,2 % au Royaume-Uni. Contrairement à la croissance du marché des véhicules électriques d’occasion, les perspectives pour les véhicules thermiques d’occasion sont moins optimistes. Sur les marchés suivis par JD Power, le délai de vente d’une voiture diesel a augmenté, principalement en août.

Un élément clé de cette situation réside dans le prix élevé et constant des carburants, qui incite les consommateurs à se tourner vers la mobilité électrique. Par ailleurs, on trouve sur le marché européen d’excellentes voitures électriques d’occasion, offrant une grande autonomie, un équipement complet et des technologies de pointe.

Bien sûr, le marché des voitures électriques d’occasion en Espagne reste encore modeste, avec environ 23 400 immatriculations au cours des huit premiers mois de 2026. En incluant les hybrides rechargeables, la part de marché des véhicules électriques d’occasion atteint 4,8 %. La situation est similaire dans plusieurs pays européens.

L’analyse du marché révèle que les véhicules électriques d’occasion récents se vendent relativement vite. Ce qui est certain, c’est qu’avec le temps et l’expiration des contrats de leasing en Europe, des opportunités d’acquérir des voitures électriques à des prix très abordables se présenteront.

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Octobre à la BCE : les faucons et les colombes s’affrontent

Le débat au sein de la Banque centrale européenne (BCE) devrait être intense avant la réunion de fin octobre, au cours de laquelle les responsables de la banque seront appelés à se prononcer sur l’orientation des taux d’intérêt.

« Nous avons relevé les taux d’intérêt lors de la dernière réunion », a déclaré Ante Zigman, membre du Conseil des gouverneurs de la banque et gouverneur de la Banque centrale de Croatie, jeudi 8 octobre depuis Poreč, en Croatie. « Il est naturel que nous ayons des discussions très approfondies sur la marche à suivre et les décisions que nous prendrons lors de la prochaine réunion », a-t-il ajouté, relève Bloomberg.

Pour sa part, le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE et gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a déclaré que le choc géopolitique de la crise au Moyen-Orient frappe toutes les économies, même celles dont les finances publiques sont plus solides. Il a évoqué également l’impact de l’inflation sur les rendements obligataires mondiaux. Mais il a évité de faire directement référence aux problèmes auxquels son propre pays est confronté, note l’agence.  « Nous constatons une forte corrélation entre le prix du pétrole, les taux d’intérêt à long terme aux États-Unis et les taux d’intérêt en Europe », a-t-il dit lors d’un discours à Istanbul. « Cette hausse des taux d’intérêt affecte tous les pays, quelle que soit leur situation budgétaire. En réalité, les pays dont les finances publiques sont très solides sont tout autant touchés que ceux dont les finances publiques sont plus fragiles ».

Le gouverneur de la Banque de France a fait ces déclarations à un moment où la France est au centre de l’attention des investisseurs, en raison des difficultés qu’elle rencontre pour approuver son budget et limiter son déficit colossal.

Rappelons que la BCE a relevé ses taux d’intérêt en juin et en septembre. Cependant, le marché anticipe un maintien des coûts d’emprunt inchangés lors de sa réunion du 29 octobre, avant un nouveau relèvement des taux lors de sa réunion de décembre, indique encore Bloomberg.

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Le prix Nobel de la paix 2026 attribué à la juriste Navi Pillay, défenseure incisive du droit international face aux crimes de guerre

Le comité Nobel norvégien a décerné, vendredi 9 octobre, le prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay. À 85 ans, cette figure majeure du droit international est récompensée pour « ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international ».

Président du comité Nobel, Jørgen Watne Frydnes a salué le « courage » et l’« intégrité » exceptionnels d’une magistrate au rôle crucial dans la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides. Le comité a rappelé l’urgence d’un tel choix à une époque de tensions mondiales majeures, soulignant que « les institutions du droit international sont sous attaque » et que les juges incarnent « la ligne rouge qui sépare l’ordre du chaos ».

La portée de son travail sur les territoires palestiniens et Gaza

Parmi les éléments décisifs ayant pesé dans l’attribution de cette distinction figure l’engagement intransigeant de Navi Pillay à la tête de la commission d’enquête indépendante de l’ONU. Dans son rapport sur le conflit dans la bande de Gaza et les territoires palestiniens occupés, la commission dirigée par Navi Pillay a qualifié les actions des autorités israéliennes de génocide, accusant explicitement de hauts dirigeants israéliens d’incitation au génocide.

Sa posture ferme et ses prises de position critiques face à la politique d’Israël lui ont valu de vives contestations, mais c’est précisément ce travail d’investigation documenté et inflexible, perçu par ses partisans comme l’expression de la vérité juridique et du courage judiciaire, que la lauréate a elle-même qualifié de facteur déterminant : « La dernière chose que j’ai accomplie est la remise du rapport sur Gaza […]. L’une des principales réactions à ce rapport a été de me rendre hommage pour mon courage. Pourquoi faudrait-il du courage pour dire la vérité ? ».

Les Gazaouis en particulier et tous les Palestiniens ne manqueront pas d’apprécier cette distinction.

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Commerce : Bruxelles met la pression sur Pékin pour rééquilibrer les échanges

L’Union européenne intensifie ses démarches auprès de la Chine pour tenter de rééquilibrer une relation commerciale de plus en plus asymétrique. En déplacement à Pékin, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, a rencontré le 8 octobre son homologue chinois, Wang Wentao. Et ce, dans le cadre de négociations qui doivent permettre d’obtenir des avancées concrètes avant le sommet européen des 15 et 16 octobre.

L’enjeu est considérable : selon les données européennes citées par Reuters et l’AFP, le déficit commercial de l’Union avec la Chine dépasse un milliard d’euros par jour. Bruxelles considère que cette situation fragilise plusieurs secteurs industriels européens et menace l’emploi. Alors que les importations chinoises progressent dans des domaines stratégiques.

À l’ouverture des discussions, M. Šefčovič a réaffirmé sa volonté de rééquilibrer ce qu’il qualifie de déficit « insoutenable ». Le responsable européen souhaite notamment améliorer l’accès des entreprises européennes au marché chinois, accroître les exportations de l’Union vers la Chine et sécuriser les approvisionnements en matières premières critiques.

La Commission européenne estime que la seule ouverture du marché chinois ne suffira pas. Elle souhaite également que Pékin accepte de limiter volontairement certaines exportations vers l’Europe, en particulier dans les secteurs où les importations progressent rapidement et accentuent la pression sur les producteurs européens.

Les automobiles figurent parmi les principaux points de friction. A cet égard, les chiffres rapportés par Reuters relèvent que les importations européennes de véhicules hybrides rechargeables en provenance de Chine ont augmenté de 86 % sur un an jusqu’en septembre; tandis que leurs prix ont reculé de 20 %. Les importations de véhicules électriques à batterie ont, de leur côté, progressé de 40 %. Ces évolutions interviennent malgré les droits de douane européens appliqués aux véhicules électriques fabriqués en Chine.

Les terres rares, un levier stratégique pour Pékin

Au-delà des automobiles, les négociations concernent les machines, les textiles, les métaux de base et les produits chimiques. En effet, les responsables européens s’inquiètent de la progression des importations dans plusieurs de ces catégories et des difficultés rencontrées par les entreprises européennes pour accéder au marché chinois.

La question des terres rares et d’autres minerais critiques constitue un autre dossier sensible. Ces matières premières sont indispensables à de nombreuses activités industrielles, notamment l’électronique, l’automobile, les équipements énergétiques et certains secteurs de la défense. Les restrictions chinoises à l’exportation introduites l’année précédente ont renforcé les inquiétudes européennes sur la sécurité des approvisionnements.

L’Union européenne réclame donc davantage de prévisibilité dans les procédures d’autorisation d’exportation. Mais sa marge de manœuvre reste limitée : une détérioration des relations pourrait inciter Pékin à durcir davantage ses conditions d’approvisionnement ou à compliquer l’accès des entreprises européennes à son marché.

La Chine rejette les mesures jugées protectionnistes

La Chine conteste la lecture européenne du déséquilibre commercial. Les autorités chinoises défendent une approche fondée sur le dialogue et la coopération et dénoncent les mesures qu’elles considèrent comme des tentatives de protectionnisme.

La Banque populaire de Chine a également rejeté les accusations selon lesquelles le pays maintiendrait artificiellement sa monnaie à un niveau faible afin de favoriser ses exportations. Pour les autorités chinoises, les difficultés de compétitivité de l’industrie européenne ne peuvent être imputées uniquement à la politique de change de Pékin.

Le rapport de force est délicat pour les deux parties. D’un côté, l’Union européenne entend protéger sa base industrielle et réduire ses dépendances stratégiques; mais elle reste tributaire de fournisseurs chinois pour plusieurs matières premières essentielles. De l’autre, la Chine dépend largement de ses exportations pour soutenir son économie intérieure, dont la demande demeure fragile.

Un compromis sectoriel plutôt qu’un accord global ?

Les discussions de Pékin doivent permettre de déterminer si les deux parties peuvent s’entendre sur des mesures ciblées. Les analystes restent prudents quant à la possibilité d’un accord général à brève échéance. Un compromis limité à certains secteurs pourrait néanmoins constituer une première étape.

La pression politique monte également en Europe. La France et l’Allemagne ont appelé à la mise en place d’un instrument permettant à l’UE de répondre rapidement à d’éventuelles mesures économiques coercitives. Pour Bruxelles, l’objectif immédiat est d’obtenir des engagements suffisamment précis pour ouvrir une nouvelle phase de négociation. Pour Pékin, il s’agit de préserver l’accès au marché européen sans accepter de restrictions susceptibles de remettre en cause son modèle exportateur.

À l’issue de ces échanges, la capacité des deux puissances à trouver des compromis sur les automobiles, les matières premières et l’accès aux marchés donnera une première indication sur le risque d’escalade commerciale. Faute d’avancées, l’Union européenne pourrait être tentée de renforcer ses instruments de défense commerciale, au risque de provoquer des mesures de rétorsion chinoises.

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Trump exclut toute attaque américaine contre l’Iran avant les élections de mi-mandat

Le président américain, Donald Trump, a affirmé que les États-Unis n’attaqueraient pas l’Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, invoquant des discussions « productives » avec Téhéran en vue de mettre fin à la guerre…

« Nous n’attaquerons pas l’Iran à quelque moment que ce soit avant les élections de mi-mandat », a déclaré jeudi 8 octobre Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social. Sachant que Washington avait laissé entrevoir la possibilité de nouvelles frappes, des préparatifs militaires américains dans la région étaient même en cours.

A cet égard, Washington et Téhéran ont échangé plusieurs propositions destinées à mettre fin aux hostilités et à rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz. Les discussions restent cependant difficiles, notamment en raison des désaccords persistants sur les conditions de réouverture de cette voie maritime et sur le programme nucléaire iranien.

Ainsi, Trump avait rejeté une proposition iranienne antérieure concernant le détroit d’Ormuz. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a indiqué jeudi que Téhéran avait reçu une réponse américaine à son propre plan et préparait une nouvelle réaction. Les échanges passent notamment par des intermédiaires.

Dans ce contexte, le dossier nucléaire demeure un obstacle central. L’Iran refuse d’abandonner l’enrichissement de l’uranium ou de remettre ses stocks.  Tandis que Washington exige des concessions substantielles en la manière. Les États-Unis et leurs alliés accusent depuis longtemps Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire. Ce que les autorités iraniennes contestent.

Le pétrole reste au centre des enjeux

Pour les marchés, la déclaration de Trump réduit temporairement le risque d’une nouvelle escalade immédiate, mais ne dissipe pas les incertitudes liées aux approvisionnements énergétiques. La sécurité du détroit d’Ormuz reste déterminante pour le transport du brut et des produits pétroliers.

Les cours ont récemment été soutenus par la combinaison des tensions au Moyen-Orient et des perturbations de production liées à la tempête tropicale Isaias dans le golfe du Mexique. Jeudi, le Brent a clôturé à 104,28 dollars le baril. Tandis que le WTI américain s’établissait à 91,49 dollars, malgré un repli partiel après l’annonce de Trump.

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Les taux à 30 ans des obligations américaines au plus haut depuis 24 ans

Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a atteint mercredi 7 octobre un nouveau sommet en 24 ans. Et ce, alors que la vague de ventes sur les marchés obligataires mondiaux reprend.

Le rendement des obligations à 30 ans a atteint mercredi 5,7041 %. Sur le plan international, les rendements ont poursuivi leur tendance haussière, malgré la relative désescalade enregistrée lors de la séance précédente. Les craintes liées à l’inflation et à la situation budgétaire exerçant une pression sur les obligations. Tandis que les prix du pétrole ont enregistré une nouvelle hausse.

Les investisseurs attendent avec intérêt l’adjudication des obligations du Trésor à 30 ans ce jeudi. Ce qui constituera le prochain test de la demande pour les titres du Trésor américain.

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747 milliards $ : le pari énergétique XXL de Séoul d’ici 2035

Le gouvernement sud-coréen a dévoilé un plan ambitieux de 1 000 billions de wons (environ 747 milliards de dollars) pour la transition énergétique et la décarbonation d’ici 2035. Séoul vise à stimuler les sources d’énergie renouvelables, à transformer l’industrie lourde et à créer de nouveaux moteurs de croissance économique.

Le plan K-GX (Korea-Green Transformation) proposé par Séoul comprend, entre autres, 200 billions de wons de dépenses publiques. Il y a aussi plus de 790 billions de wons de financement pour des actions liées au climat. Ainsi que 220 billions de wons d’investissements du secteur privé. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances sud-coréen, Lee Hyoung-il, lors de la présentation hier du plan gouvernemental.

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La Fed prévoit une nouvelle hausse des taux d’ici la fin de 2026

Lors de la réunion de septembre, les responsables de la Réserve fédérale (Fed) se sont accordés sur la nécessité de relever les taux d’intérêt, mais divergeaient sur les raisons.

Ces divergences de vues au sein de la Banque centrale américaine se sont reflétées dans le compte rendu de la réunion de septembre, publié mercredi 7 octobre. Au cours de celle-ci, la Fed a voté à l’unanimité pour relever son taux directeur de 25 points de base. Le débat a porté sur la question de savoir si la hausse des taux était principalement une mesure de précaution ou si elle représentait un tournant vers une politique monétaire plus restrictive visant à freiner l’investissement et les dépenses afin de ralentir l’économie.

« De nombreux participants ont souligné qu’une trajectoire plus élevée pour le taux d’intérêt de la Fed serait prudente pour des raisons de gestion des risques, offrant une protection contre une inflation qui resterait durablement supérieure à la cible en raison d’une demande plus forte que prévu ou de nouveaux chocs d’offre défavorables », indiquent les minutes de la réunion, publiées hier.  D’autres, en revanche, ont considéré la « hausse des taux d’intérêt » comme une étape importante pour prévenir l’impact plus large des récents chocs énergétiques et autres chocs de prix. « La plupart des participants estiment qu’une nouvelle augmentation serait probablement appropriée d’ici la fin de l’année ». C’est enfin ce que précise le compte rendu de la Fed.

Les investisseurs, qui anticipent des hausses de taux successives après la réunion de septembre, ont revu leurs prévisions à la baisse et s’attendent désormais à ce que la Fed maintienne son taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4,00 % lors de sa réunion de fin octobre, juste avant les élections américaines de mi-mandat. Ils anticipent également une hausse des taux lors de la réunion des 8 et 9 décembre.

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Kamel Dafri : « Pour la musique, le monde est déjà ici »

Le Prix des Musiques d’ICI fête ses dix ans. Pour Kamel Dafri, directeur de Villes des Musiques du Monde, cette décennie révèle la place croissante des diasporas dans le paysage musical français. Il défend une idée centrale : sortir de…

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