❌

Lese-Ansicht

Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ?

La récolte des olives en Tunisie devrait enregistrer un recul de 30 à 40 % au cours de la campagne 2026-2027 par rapport à la saison précédente, selon les estimations avancées samedi 10 octobre par Abdallah Sahraoui, membre du Syndicat tunisien des oléiculteurs. Cette baisse pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix de l’huile d’olive, dans un contexte où les cours restent liés à l’évolution du marché international. En parallèle, l’apparition de la maladie de la tuberculose de l’olivier dans des oliveraies du Sahel et de Sfax suscite des inquiétudes pour la filière.

Les premières estimations disponibles confirment une campagne moins abondante dans plusieurs régions. À Sidi Bouzid, l’une des principales zones oléicoles du pays, la récolte est estimée à environ 350 000 tonnes pour la saison 2026-2027, contre quelque 500 000 tonnes lors de la campagne précédente, selon les données rapportées par l’agence TAP le 30 septembre. Cela représente une baisse de 30 % dans ce gouvernorat.

Des récoltes régionales en recul, avec des disparités

À Manouba, les prévisions font état d’une production de 14 000 tonnes d’olives à huile, contre plus de 20 750 tonnes la saison précédente, soit un recul d’environ 32 %, selon les informations publiées par la Radio nationale le 9 octobre.

Abdallah Sahraoui a également évoqué des estimations préliminaires d’environ 30 000 tonnes pour le gouvernorat de Sousse. Ces chiffres régionaux restent à distinguer d’une estimation nationale consolidée : les données citées ne permettent pas, à elles seules, de chiffrer précisément le volume total attendu pour l’ensemble de la Tunisie.

Lire aussi : Huile d’olive : Les principales organisations agricoles espagnoles s’unissent contre les importations tunisiennes

La diminution de la récolte pourrait se répercuter sur les prix de l’huile d’olive. Selon Sahraoui, leur évolution dépendra notamment des cours internationaux. Une production tunisienne moins abondante ne signifie toutefois pas automatiquement une hausse déterminée des prix : celle-ci dépendra également de l’offre des autres pays producteurs, de la demande et des conditions de commercialisation.

À la baisse attendue de la récolte s’ajoute un risque phytosanitaire. Abdallah Sahraoui a alerté sur la présence de la tuberculose de l’olivier dans plusieurs oliveraies des gouvernorats de Mahdia et de Sfax, appelant le ministère de l’Agriculture à intervenir pour éviter la propagation de la maladie.

La tuberculose de l’olivier, un risque supplémentaire pour la filière

Cette affection bactérienne se manifeste notamment par l’apparition de nodules ou de protubérances ligneuses sur les branches et les rameaux. La bactérie peut pénétrer dans les tissus de l’arbre par des blessures, notamment celles provoquées lors de la taille, ce qui rend les pratiques d’entretien et les mesures sanitaires particulièrement importantes.

Le responsable syndical appelle ainsi à une mobilisation des différents intervenants afin de protéger les oliveraies et de limiter les risques pour la production. L’enjeu dépasse la seule campagne en cours : l’oléiculture constitue une composante importante de l’agriculture tunisienne, de l’activité des huileries et des exportations nationales.

Entre les prévisions de récolte en baisse et les alertes sanitaires, le suivi de la campagne 2026-2027 sera déterminant pour apprécier les volumes effectivement récoltés et leurs conséquences sur le marché de l’huile d’olive.

L’article Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad : Plusieurs blessés et évacuation des passagers

L’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite, a été de nouveau touché par une attaque samedi 10 octobre 2026, faisant plusieurs blessés et entraînant l’évacuation d’une partie de ses installations, selon des informations rapportées par Reuters et l’Associated Press. Un missile aurait frappé le complexe abritant les terminaux 3 et 4, dédiés aux vols intérieurs.

Des témoins ont signalé une explosion à l’intérieur de l’aéroport et la présence de personnes blessées au sol. Plusieurs ambulances ont été dépêchées sur place pour prendre en charge les victimes. Selon Reuters, les autorités saoudiennes n’avaient pas immédiatement communiqué de bilan officiel ni apporté de précisions sur les circonstances de cette nouvelle attaque.

Deux jours après une précédente série de frappes

Cette attaque intervient deux jours après une précédente série de frappes contre l’aéroport et un appareil de la compagnie nationale Saudia, qui avaient coûté la vie à trois ressortissants saoudiens et fait plusieurs blessés, selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne.

Les perturbations du trafic aérien se sont également accentuées. Des vols à destination de Riyad ont été annulés ou déroutés, tandis que plusieurs compagnies aériennes ont suspendu certaines liaisons avec la capitale saoudienne. L’aéroport a appelé les voyageurs à vérifier le statut de leurs vols auprès des compagnies avant de se rendre sur place.

Lire aussi : Arabie saoudite : Trois morts dans les attaques houthies contre deux aéroports, Riyad de nouveau visé

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte d’escalade militaire dans la région, marqué par des frappes répétées contre des infrastructures saoudiennes. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, avaient revendiqué certaines attaques précédentes, mais aucune responsabilité dans celle de samedi n’était établie dans les premières informations disponibles.

L’article Nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad : Plusieurs blessés et évacuation des passagers est apparu en premier sur webdo.

  •  

Entrée sud de Tunis : Nouvelle phase de travaux à Jebel Jelloud dès le 13 octobre

La circulation sera partiellement réorganisée à Jebel Jelloud à partir du mardi 13 octobre 2026, en raison de travaux sur la chaussée dans le cadre du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis. Les restrictions concerneront les automobilistes se dirigeant vers le centre de la capitale comme ceux qui en sortent en direction de Sousse, pendant une semaine.

Dans un communiqué publié samedi 10 octobre, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé le démarrage des travaux de réalisation de la couche de roulement au niveau de Jebel Jelloud, dans le cadre du deuxième lot du projet. La circulation sera partiellement ramenée à deux voies dans chaque sens sur une distance d’environ un kilomètre.

Le ministère appelle les usagers à respecter la signalisation temporaire installée aux abords du chantier et à réduire leur vitesse pendant toute la durée des travaux.

Un projet pour fluidifier l’accès sud de la capitale

L’extension de l’entrée sud de Tunis constitue un projet d’infrastructure routière destiné à améliorer les conditions de circulation sur l’un des principaux axes d’accès à la capitale. Cette liaison supporte un trafic important entre Tunis, sa périphérie sud et les régions desservies par l’axe en direction de Sousse.

Le projet vise notamment à renforcer la capacité de cet axe, à réduire les difficultés de circulation et à améliorer les déplacements des automobilistes. Son avancement repose sur plusieurs phases de travaux, dont celle actuellement engagée à Jebel Jelloud.

Lire aussi : Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

La réalisation de la couche de roulement correspond à une étape de l’aménagement de la chaussée. Elle consiste à mettre en place la couche supérieure sur laquelle circulent les véhicules, afin d’assurer les conditions de circulation prévues par le projet.

Une circulation à surveiller pendant une semaine

La restriction annoncée prendra effet le mardi 13 octobre et se poursuivra pendant une semaine. Les automobilistes empruntant l’entrée sud de Tunis devront donc tenir compte de cette réorganisation temporaire, notamment aux heures de pointe.

Le maintien de deux voies dans chaque sens permettra de conserver une circulation sur l’axe pendant l’intervention, sans supprimer les risques de ralentissements à proximité du chantier.

Le ministère recommande aux conducteurs de suivre les indications mises en place sur la route et d’adapter leur vitesse aux conditions de circulation. Les usagers concernés sont invités à prévoir une marge de temps supplémentaire pour leurs déplacements pendant cette période.

L’article Entrée sud de Tunis : Nouvelle phase de travaux à Jebel Jelloud dès le 13 octobre est apparu en premier sur webdo.

  •  

Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ?

L’Institut national du patrimoine (INP) mène des recherches archéologiques dans les bassins de l’oued Zeroud, à Kairouan, et de l’oued Tessa, au Kef, en collaboration avec l’Université britannique de Cambridge. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire des communautés humaines en Tunisie entre le troisième millénaire et le début du premier millénaire avant J.-C., une période encore peu documentée.

Ces recherches visent à déterminer comment les premières communautés agricoles se sont installées, ont exploité les ressources naturelles et se sont adaptées à leur environnement. Les scientifiques cherchent également à établir une chronologie plus précise des vestiges archéologiques, alors que cette période reste marquée par la rareté des sites présentant des couches archéologiques bien conservées et par le nombre limité de datations au carbone 14.

Comprendre comment vivaient les premières sociétés agricoles

L’étude repose sur une comparaison entre deux environnements différents. Le bassin de l’oued Zeroud se situe dans une zone steppique semi-aride, tandis que le bassin moyen de la Medjerda appartient à une région tellienne semi-humide. Cette approche doit permettre d’identifier les similitudes et les différences dans les modes d’habitat, l’exploitation du territoire et l’utilisation des ressources naturelles.

La première phase des travaux concerne notamment le cours inférieur de l’oued Zeroud ainsi que l’oued Kheneg El Afras, entre les régions de Zouarine et du Sers. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à plusieurs vestiges archéologiques, dont des monuments funéraires précédemment attribués à la période numide, sans qu’une datation absolue ait permis de confirmer cette classification.

Lire aussi : Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

L’enjeu est donc de vérifier si ces vestiges appartiennent effectivement à la période qui leur a été attribuée ou s’ils doivent être replacés dans une autre séquence chronologique. Une datation plus fiable permettrait de mieux comprendre l’évolution des pratiques funéraires et des modes d’occupation du territoire dans la Tunisie ancienne.

Pourquoi ces fouilles peuvent-elles revoir la chronologie historique ?

Pour mener ces investigations, les équipes combinent plusieurs techniques : prospections archéologiques systématiques, relevés topographiques par GPS différentiel (DGPS), documentation photographique en trois dimensions à l’aide de drones, études géomorphologiques, analyses de restes végétaux anciens et datations au carbone 14.

Au-delà de l’identification des vestiges, ces travaux pourraient ainsi contribuer à préciser les étapes de peuplement et les transformations des sociétés anciennes en Tunisie, notamment avant la période numide. Ils doivent également enrichir les connaissances sur les relations entre les communautés humaines, les conditions environnementales et les ressources disponibles.

L’article Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Le dollar canadien chute après des pertes d’emplois surprises

Le dollar canadien s’est affaibli après une baisse inattendue et marquée de l’emploi, qui a renforcé les inquiétudes concernant l’économie du pays et réduit les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada ce mois-ci.

Le dollar américain s’échangeait à environ 1,4280 dollar canadien, en hausse de 0,37%, selon le dernier instantané de marché ‘Invest’ disponible vendredi 9 octobre. L’économie du Canada a perdu 68 300 emplois en septembre, selon Statistique Canada, dépassant largement les prévisions des économistes qui tablaient sur un gain de 9 200 postes. Ce recul fait suite à une perte de 41 700 emplois en août… Le taux de chômage est passé de 6,4 à 6,5%.

Ce rapport a compliqué les perspectives de politique monétaire de la Banque du Canada à l’approche de sa réunion du 28 octobre. Un marché du travail en détérioration pourrait dissuader les décideurs d’augmenter les taux d’intérêt, même si les risques persistants d’inflation et la hausse des prix de l’énergie demeurent des préoccupations. Les investisseurs chercheront à déterminer si ce recul de l’emploi signale une dégradation plus large de la dynamique économique.

L’article Le dollar canadien chute après des pertes d’emplois surprises est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Logement : 217 appartements prévus à Fouchana dans le cadre de la location-accession

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) a été chargée de réaliser un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, dans le cadre du programme de location-accession. L’opération s’inscrit dans le plan de développement 2026-2030, qui prévoit la construction d’environ 5000 logements pour un coût estimé à 750 millions de dinars.

Un projet réalisé selon la formule « clé en main »

Une décision gouvernementale signée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), confie la réalisation du projet à la SNIT dans le cadre d’un marché public selon la formule « clé en main ».

Un appel d’offres publié début octobre fait état de la conception et de la réalisation de 217 appartements à Fouchana, dans le secteur d’El Mghira, sous l’intitulé « Cité Al Ichrak ».

Près de 5 000 logements programmés d’ici 2030

Lancé par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat dans le cadre du plan de développement 2026-2030, le programme de location-accession vise à faciliter l’accès à la propriété pour les ménages à revenus limités ou moyens.

Le mécanisme repose sur le paiement de mensualités locatives à l’issue desquelles le logement devient la propriété du bénéficiaire. Les projets doivent être réalisés par des promoteurs immobiliers publics, notamment la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS).

Selon les données du ministère, environ 5000 logements doivent être construits entre 2026 et 2030, pour un investissement prévisionnel de près de 750 millions de dinars.

Le ministère prévoit également une plateforme numérique destinée à recueillir les candidatures et à organiser l’attribution des logements selon des procédures transparentes. Aucun calendrier précis d’ouverture des inscriptions pour le projet de Fouchana n’a toutefois été annoncé.

Lire aussi :

L’article Logement : 217 appartements prévus à Fouchana dans le cadre de la location-accession est apparu en premier sur webdo.

  •  

Croisières en Tunisie : La Goulette vise 355.000 touristes en 2026

Le port de La Goulette a accueilli environ 243.000 croisiéristes à fin septembre 2026, contre 200.000 durant la même période de l’année précédente, soit une progression de 21,5%. L’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) prévoit désormais près de 355.000 touristes sur l’ensemble de l’année, contre 270.000 en 2025.

Selon les données publiées vendredi 9 octobre par l’OMMP, cette prévision annuelle représente une hausse attendue de 31,5% sur un an. Elle traduit la progression du trafic de croisière enregistré au principal port tunisien accueillant cette catégorie de visiteurs.

Plus de 10.000 arrivées en une journée

Le jeudi 8 octobre, le port de La Goulette a accueilli plus de 10.000 touristes de différentes nationalités à bord de deux navires de croisière en provenance de Barcelone, en Espagne.

Une partie des visiteurs s’est rendue dans les sites archéologiques et les zones touristiques de la capitale, ainsi que dans les commerces spécialisés dans l’artisanat.

Un objectif annuel en hausse

Avec environ 243.000 touristes accueillis au cours des neuf premiers mois, le port a déjà enregistré près de 90% du total atteint sur l’ensemble de 2025. Pour atteindre l’objectif de 355.000 visiteurs, il lui reste à accueillir environ 112000 croisiéristes au dernier trimestre.

Cette projection reste une prévision de l’OMMP. Elle confirme néanmoins la progression du trafic de croisière à La Goulette, dont les retombées concernent notamment les excursions touristiques, les sites culturels et les commerces de la capitale.

Lire aussi :

L’article Croisières en Tunisie : La Goulette vise 355.000 touristes en 2026 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Énergie : 300 MW de solaire et d’éolien attendus avant l’été 2027

La Tunisie prévoit de renforcer ses capacités de production électrique et d’accélérer ses projets renouvelables pour sécuriser l’approvisionnement face aux pics de consommation. Présenté lors d’un Conseil ministériel restreint tenu vendredi 9 octobre, le plan d’action de la STEG prévoit notamment 250 mégawatts (MW) supplémentaires grâce à l’amélioration des centrales existantes et l’intégration d’environ 300 MW d’énergies renouvelables avant l’été 2027.

Des capacités supplémentaires pour sécuriser l’approvisionnement

Le programme prévoit plusieurs interventions sur le parc électrique existant. L’installation de systèmes de refroidissement de l’air à l’entrée des turbines doit améliorer les performances des unités en service et dégager environ 250 MW de capacité supplémentaire.

La STEG prévoit également la mise en service d’une troisième turbine à gaz de 300 MW à Borj El Amri, l’installation de moteurs à gaz totalisant 200 MW et le rétablissement de la pleine capacité des centrales de Kchabta et de Mateur, estimée à environ 190 MW.

Ces opérations combinent amélioration des installations existantes et nouveaux équipements. Leur réalisation doit contribuer à répondre à la demande, particulièrement élevée durant les périodes de pointe.

Le solaire et l’éolien au programme

Le plan prévoit le raccordement d’environ 300 MW issus de projets renouvelables avant l’été 2027, auxquels s’ajouteront près de 40 MW dans le cadre du cinquième cycle du régime des autorisations.

Parmi les projets annoncés figurent l’extension du parc éolien de Sidi Daoud, avec 30 MW supplémentaires, une centrale photovoltaïque de 50 MW à Béni M’hira, équipée d’un stockage de 20 mégawattheures (MWh), et une centrale solaire de 200 MW à Tataouine, associée à un stockage de 100 MWh.

Un système central de stockage par batteries, d’une puissance de 300 MW et d’une capacité de 600 MWh, figure également dans le programme. Ces équipements doivent contribuer à mieux gérer l’équilibre entre production et consommation.

Réduire la pression aux heures de pointe

Le gouvernement prévoit aussi de réduire la demande électrique de 300 MW durant les périodes de forte consommation et d’améliorer le dispositif de délestage. La modernisation du réseau et le déploiement de compteurs intelligents font également partie des orientations annoncées.

Présidant la réunion, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé à accélérer l’exécution des projets et à en assurer un suivi sur le terrain.

L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans l’objectif national de porter à 35% la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2030. Les capacités annoncées restent toutefois des objectifs de réalisation : leur contribution effective dépendra du calendrier de mise en œuvre et de leur raccordement au réseau.

Lire aussi :

L’article Énergie : 300 MW de solaire et d’éolien attendus avant l’été 2027 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias

Les compagnies énergétiques américaines s’orientent vers une suspension généralisée de la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, alors que l’ouragan Isaias se dirige vers les côtes de Floride.

Plus précisément, les producteurs ont cessé vendredi 9 octobre de pomper environ 1,5 million de barils de pétrole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz naturel par jour, contre. Selon le Bureau américain de la sécurité et de l’application des réglementations environnementales/Administration des minéraux marins, ces quantités représentent près de 72 % de la production pétrolière et 59 % de la production de gaz naturel dans le golfe du Mexique.

Dans le même temps, les autorités ont évacué le personnel de 129 plateformes de production — un nombre correspondant à 35 % du total des 371 installations habitées de la région — ainsi que de huit foreuses flottantes à position fixe.

Le secteur offshore fédéral du golfe du Mexique produit environ 2 millions de barils de pétrole (environ 15 % de la production nationale totale des États-Unis) et une moyenne de 2,1 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Isaias, le premier ouragan de la saison 2026 dans l’Atlantique, s’est intensifié en catégorie 3 et se déplace vers le nord-nord-est. Le Centre national des ouragans (NHC) prévoit que le phénomène devrait s’affaiblir une fois qu’il aura touché terre.

L’ouragan pourrait affecter la production pétrolière du golfe du Mexique à hauteur d’environ 7,2 millions de barils, selon le cabinet de conseil Earth Science Associates. Ce dernier a revu à la baisse ses prévisions initiales, qui tablaient sur 9 millions de barils, suite au déplacement de la trajectoire de la tempête plus à l’est.

D’après le modèle des sciences de la Terre, les entreprises les plus exposées à ce phénomène sont BP, Chevron, ENI, Murphy Oil et Shell. Shell a annoncé jeudi soir avoir terminé l’évacuation des installations d’Appomattox, Mars, Ursa, Olympus et Vito, tout en maintenant la production à l’arrêt sur les quatre dernières. De son côté, Chevron a évacué la majeure partie de son personnel du golfe du Mexique, conservant quatre plateformes opérationnelles et suspendant l’activité sur les cinq autres.

« Sur nos installations terrestres, nous continuons à mettre en œuvre les protocoles établis de préparation aux tempêtes et nous surveillons de près la trajectoire prévue de l’ouragan », a déclaré Chevron dans un communiqué vendredi.

Par ailleurs, le cabinet d’analyse Energy Aspects estime que des raffineries d’une capacité totale d’environ 500 000 barils par jour se trouvent sur la trajectoire des intempéries, notamment les installations de Pascagoula, dans le Mississippi.

L’article Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : Le ministère des Finances défend la résilience du pays

La Tunisie a maintenu une croissance positive malgré les crises successives, tout en préservant ses principaux équilibres macroéconomiques, selon le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouheïr Attallah. Cette appréciation, formulée lors du 4ᵉ Forum financier arabe organisé à Tunis, intervient alors que l’inflation est repartie à la hausse en septembre 2026.

S’exprimant vendredi 9 octobre, au nom de la ministre des Finances, Michket Salama Khaldi, Zouheïr Attallah a mis en avant la capacité des institutions publiques à faire face aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux perturbations de l’économie mondiale. Il a également souligné les efforts engagés pour maintenir des indicateurs macroéconomiques qu’il estime à des niveaux acceptables.

Une croissance positive, une inflation en hausse

Les données disponibles apportent des éléments de contexte à ce discours. Au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) tunisien a progressé de 2,3% sur un an. Cette croissance positive constitue un indicateur favorable, sans suffire à elle seule à mesurer la solidité de l’ensemble de l’économie.

L’évolution des prix appelle, en revanche, à nuancer le tableau présenté. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation a atteint 5,6% en septembre 2026, contre 5,4% en août. Cette accélération intervient alors que les prix continuent de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Sur le front des finances publiques, les prévisions de la loi de finances 2026 retiennent un déficit budgétaire équivalant à 6% du PIB et une dette publique représentant 83,4% du PIB. Ces chiffres sont des objectifs prévisionnels annuels et ne constituent pas un bilan définitif de l’exercice en cours.

Des réformes axées sur la gestion publique

Au-delà du diagnostic économique, le responsable a insisté sur les réformes engagées à court et à moyen termes par le ministère des Finances. Elles portent notamment sur le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence des politiques publiques et la consolidation des principes de responsabilité dans la gestion des deniers publics.

Il a également plaidé pour une révision des priorités de dépenses afin de favoriser les secteurs présentant un rendement élevé et d’améliorer l’affectation des ressources disponibles.

Organisé les 6 et 7 octobre à Tunis sous le thème « Résilience et durabilité financières », le forum a réuni des responsables et des représentants de plusieurs institutions arabes. La rencontre, organisée avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département des finances centrales de Sharjah, visait à favoriser les échanges d’expertise, notamment dans le domaine des technologies financières numériques.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Le ministère des Finances défend la résilience du pays est apparu en premier sur webdo.

  •  

PLF 2027 : Le CNRD veut accélérer l’examen des équilibres budgétaires

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) prévoit de tenir des séances quotidiennes pour approfondir l’examen du projet de loi de finances 2027. Réunie vendredi, elle a notamment abordé les hypothèses de croissance, les prix de l’énergie, le taux de change et les besoins de financement de l’État.

Selon un communiqué rapporté par l’a’agence TAP le 10 octobre, les travaux porteront également sur le rapport du ministère des Finances relatif à l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026. L’objectif est d’examiner les orientations du prochain budget et de préparer des propositions et des amendements tenant compte des priorités nationales et des ressources disponibles.

Croissance, déficit et dette au cœur des discussions

Les membres de la commission ont discuté des hypothèses économiques susceptibles d’influencer les équilibres financiers de l’État, notamment la croissance, les prix du pétrole et de l’énergie ainsi que l’évolution du taux de change.

Les débats ont également porté sur les besoins de financement, le déficit budgétaire et l’endettement public. Les membres ont soulevé la question de la capacité de l’État à honorer ses engagements tout en mobilisant les ressources nécessaires à l’investissement.

Aucun nouvel objectif chiffré de croissance, de déficit ou d’endettement n’a toutefois été annoncé dans le compte rendu de cette réunion. Les échanges s’inscrivent dans la phase d’examen du projet de loi de finances, avant la formulation éventuelle de propositions d’amendement.

Les dépenses publiques et le patrimoine de l’État examinés

La commission a également insisté sur l’évaluation de l’exécution des budgets précédents et le suivi de l’avancement des projets publics. Ces travaux doivent permettre d’identifier les difficultés qui entravent leur réalisation et d’améliorer l’utilisation des deniers publics.

La rationalisation des dépenses et une meilleure exploitation des ressources ont aussi été évoquées. Les membres ont notamment souligné le potentiel de valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et soutenir l’investissement public.

La commission entend enfin renforcer la coordination avec les autres commissions et associer les différentes parties prenantes à l’élaboration de propositions jugées réalistes, dans l’objectif d’améliorer la gestion des finances publiques et de favoriser un développement régional équitable.

Lire aussi :

L’article PLF 2027 : Le CNRD veut accélérer l’examen des équilibres budgétaires est apparu en premier sur webdo.

  •  

Météo en Tunisie : Pluies au Nord et températures en baisse

Le temps sera marqué ce samedi 10 octobre 2026 par des pluies éparses, localement orageuses, sur les régions côtières du Nord et une légère baisse des températures, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Le ciel sera parfois très nuageux au Nord et passagèrement nuageux dans le reste du pays. Le vent soufflera de secteur ouest sur le Nord et le Centre, et de secteur est sur le Sud. Il sera fort près des côtes nord et modéré à relativement fort ailleurs.

La mer sera très agitée à houleuse au Nord et agitée sur les autres côtes.

Les températures maximales varieront entre 19 et 24 °C au Nord et dans les régions ouest du Centre, entre 25 et 29 °C dans le reste du pays, et atteindront 31 °C dans l’extrême Sud.

L’article Météo en Tunisie : Pluies au Nord et températures en baisse est apparu en premier sur webdo.

  •  

Trump annonce un accord avec Poutine pour importer du diesel russe

Donald Trump annonce un accord avec Vladimir Poutine portant sur plus de 4,8 millions de tonnes de diesel russe, avec des premières livraisons annoncées immédiatement. Cette décision marque un changement notable dans la politique américaine à l’égard de Moscou.

Donald Trump a annoncé, vendredi 9 octobre 2026, un accord avec le président russe Vladimir Poutine destiné à accroître les approvisionnements en diesel des marchés américain et international. Selon le président américain, la Russie doit fournir plus de 300 000 tonnes dans l’immédiat, puis 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires dans la période suivante.

À ces volumes s’ajouteraient trois millions de tonnes, dont la livraison dépendrait notamment de l’état des raffineries russes. Le total annoncé dépasse ainsi 4,8 millions de tonnes, sans que le calendrier précis de l’ensemble des expéditions ni leurs modalités commerciales aient été entièrement détaillés. Trump a présenté cet accord comme un moyen de faire baisser rapidement les prix du diesel aux États-Unis et sur les marchés internationaux. Il intervient à quelques semaines des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, alors que la hausse des carburants alimente les inquiétudes des ménages, des agriculteurs et des transporteurs.

Un assouplissement des sanctions américaines

L’annonce s’accompagne d’une décision du département américain du Trésor autorisant temporairement certaines opérations portant sur du diesel d’origine russe. La dérogation permet notamment la vente, la livraison et l’importation de cargaisons concernées, dans les conditions définies par la licence américaine, jusqu’en avril 2027. Cette mesure contraste avec la politique de restriction des achats d’énergie russe menée par Washington depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Elle intervient également après le renforcement récent du dispositif américain de sanctions visant Moscou et ses revenus énergétiques.

L’administration Trump justifie cette inflexion par la nécessité d’accroître rapidement l’offre disponible. La guerre contre l’Iran et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont réduit les approvisionnements en produits raffinés et contribué à la hausse des prix. Le diesel est particulièrement sensible à ces tensions en raison de son rôle dans le transport routier, l’agriculture et une grande partie de l’activité industrielle.

Un effet sur les prix qui reste incertain

Les analystes se montrent toutefois prudents sur les conséquences de l’accord. L’arrivée de nouvelles cargaisons russes pourrait détendre certaines tensions régionales, mais elle ne garantit pas une augmentation équivalente de l’offre mondiale disponible. Une partie des volumes exportés par la Russie pourrait simplement être redirigée vers les États-Unis au détriment d’autres acheteurs, lesquels devraient alors trouver des fournisseurs de remplacement. Dans ce scénario, l’effet net sur les prix internationaux serait limité.

La situation est d’autant plus complexe que les perturbations au Moyen-Orient affectent les capacités d’approvisionnement en produits raffinés. Même si les livraisons russes reprennent, le rétablissement des flux ne suffira pas nécessairement à compenser les volumes manquants ni à ramener rapidement les prix à leurs niveaux antérieurs au conflit. L’incertitude porte également sur la capacité de la Russie à honorer les quantités annoncées. Les attaques ukrainiennes contre des infrastructures pétrolières russes ont affecté le fonctionnement de certaines raffineries et contribué aux restrictions imposées par Moscou sur les exportations de diesel. Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a indiqué que les restrictions à l’exportation seraient levées plus tôt que prévu, tout en affirmant que les besoins du marché intérieur seraient couverts.

Kiev dénonce un soutien économique à Moscou

L’accord a provoqué une réaction vivement critique du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci estime que la reprise des ventes de produits pétroliers russes risque de procurer de nouvelles ressources financières à Moscou alors que la guerre en Ukraine se poursuit. Cette annonce intervient au moment où des responsables ukrainiens, américains et européens participent à des discussions sur les perspectives d’un règlement du conflit. Elle risque de compliquer les relations entre Washington et Kiev, déjà marquées par des divergences sur les objectifs militaires et les conditions d’un éventuel cessez-le-feu.

Pour l’administration américaine, la priorité affichée est de soulager le marché des carburants et de réduire les coûts supportés par les consommateurs et les entreprises. Pour l’Ukraine et plusieurs critiques de l’accord aux États-Unis, l’assouplissement des restrictions énergétiques pourrait toutefois affaiblir la pression économique exercée sur la Russie.

Un marché toujours sous tension

L’accord Trump-Poutine illustre les arbitrages auxquels sont confrontés les pays importateurs lorsque la sécurité des approvisionnements entre en conflit avec leurs objectifs diplomatiques et leurs régimes de sanctions. Son efficacité dépendra de la rapidité des livraisons, de la capacité des raffineries russes à fournir les volumes promis et de l’évolution des perturbations au Moyen-Orient. À court terme, les cargaisons supplémentaires pourraient offrir un répit à certains acheteurs. Elles ne constituent cependant pas, à elles seules, une garantie de baisse durable des prix du diesel.

L’article Trump annonce un accord avec Poutine pour importer du diesel russe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel

Le passeport numérique des produits se déploie progressivement dans l’Union européenne, avec une première échéance majeure pour certaines batteries dès février 2027. Pour les industriels tunisiens de l’automobile, du textile et de l’électronique, l’enjeu est d’anticiper les obligations propres à chaque filière et de fiabiliser les données exigées par les chaînes de valeur européennes.

La transition écologique européenne ne se joue plus seulement dans les matériaux utilisés ou dans les émissions générées par les produits. Elle passe aussi par les informations que les fabricants doivent pouvoir fournir sur leur origine, leur composition, leur durabilité et leur fin de vie. Pour les entreprises tunisiennes qui travaillent avec des clients européens, cette évolution annonce un chantier industriel et numérique : organiser la traçabilité des produits et rendre les données accessibles selon des formats standardisés.

Des obligations progressives, pas une norme unique

C’est l’un des enjeux de la journée d’information consacrée au passeport numérique des produits, organisée le 7 octobre 2026 au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), avec notamment la Tunisian Automotive Association (TAA), le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), le Cluster Mecatronic Tunisie et ELENTICA, avec le soutien de la GIZ.

Le cadre européen repose notamment sur le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), adopté en 2024. Le passeport numérique doit permettre de consulter des informations fiables sur un produit au moyen d’un identifiant et d’un support de données, comme un code lisible par machine. Son contenu et les acteurs concernés seront précisés en fonction des catégories de produits.

Le calendrier est déjà plus concret pour certaines batteries. À compter du 18 février 2027, un passeport numérique sera obligatoire pour les batteries de véhicules électriques, certaines batteries industrielles de plus de 2 kWh et celles destinées aux moyens de transport légers. Les données concernées porteront notamment sur l’identification, les caractéristiques et les informations nécessaires à l’évaluation de la durabilité et du cycle de vie.

Pour le textile, les actes européens spécifiques sont attendus en 2027. Le programme européen prévoit également des travaux sectoriels pour les pneus et l’aluminium en 2027, le mobilier en 2028 et les produits liés aux technologies de l’information et de la communication en 2029.

Les sous-traitants devront mieux maîtriser leurs données

Pour les industriels tunisiens, l’enjeu dépasse la création d’un QR code. Il faudra identifier les informations disponibles, vérifier leur fiabilité, organiser leur mise à jour et déterminer quelles données doivent être transmises aux clients ou aux autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

Dans l’automobile et l’électronique, cela peut concerner les composants, les matières utilisées, les informations de conformité et, selon les textes applicables, les caractéristiques environnementales. Dans le textile, la composition des fibres et la traçabilité des matières pourraient prendre une importance accrue au fil de l’adoption des règles sectorielles. Les données effectivement requises dépendront toutefois de chaque catégorie de produits et de sa réglementation.

Le passeport numérique ne signifie pas que chaque sous-traitant tunisien sera automatiquement responsable de créer celui du produit final. Les obligations juridiques s’appliquent aux opérateurs désignés par les textes européens ; les fournisseurs devront néanmoins être en mesure de communiquer les informations demandées par leurs donneurs d’ordre.

Anticiper pour préserver l’accès aux marchés

Cette évolution appelle un travail de préparation : cartographier les produits exportés, identifier les règles qui leur seront applicables, examiner les systèmes informatiques et clarifier les échanges de données avec les clients européens. Elle peut aussi nécessiter de nouvelles procédures de documentation et une coordination plus étroite entre production, qualité, achats et systèmes d’information.

L’échéance des batteries en février 2027 constitue le premier repère majeur pour les entreprises concernées. Pour les autres filières, le calendrier dépendra des textes sectoriels à venir. L’objectif n’est donc pas de déclarer toutes les exportations tunisiennes déjà soumises au passeport numérique, mais d’éviter que les entreprises découvrent trop tard les exigences correspondant à leurs produits.

Pour la Tunisie, dont plusieurs filières industrielles sont intégrées aux chaînes de valeur européennes, la traçabilité devient ainsi un enjeu de préparation commerciale autant que de transition écologique. La capacité à fournir des données exactes, structurées et vérifiables pourrait compter de plus en plus dans la relation avec les donneurs d’ordre.

Lire aussi :

L’article Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tourisme en Tunisie : 7,1 millions d’entrées, mais les hôtels perdent des nuitées

La fréquentation aux frontières reste élevée, mais l’activité hôtelière tunisienne s’essouffle. De janvier à août 2026, les entrées de non-résidents ont légèrement reculé, tandis que les nuitées ont baissé de 2,4% et le taux d’occupation est tombé à 42,7%. Un décalage qui prolonge la question des 177 hôtels fermés : comment transformer les flux touristiques en activité durable pour les établissements ?

Les chiffres racontent deux réalités différentes du tourisme tunisien. Selon les données du ministère du Tourisme et de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la Tunisie a enregistré 7 124 754 entrées de non-résidents au cours des huit premiers mois de 2026, soit une baisse de 0,5% sur un an. Dans le même temps, les hôtels ont totalisé 18,58 millions de nuitées, en recul de 2,4%.

Le taux d’occupation relatif est passé de 44,7% à 42,7%, alors même que la capacité moyenne mise en exploitation a progressé de 2,3%, pour atteindre 179 097 lits. Autrement dit, l’offre disponible a augmenté tandis que son utilisation s’est contractée.

Les entrées aux frontières ne garantissent pas les nuitées

Cette divergence tient d’abord à la différence entre les indicateurs. Les entrées aux frontières comptabilisent les non-résidents qui arrivent en Tunisie, sans signifier qu’ils séjournent dans un hôtel. Les nuitées mesurent, elles, l’activité effective des établissements d’hébergement concernés.

La composition des flux constitue une piste importante. Les marchés maghrébins représentent 50,1% des entrées de non-résidents sur la période, mais leur fréquentation recule de 4,2%. Les arrivées de Libye diminuent notamment de 11,4%, tandis que celles d’Algérie progressent légèrement de 0,8%. À l’inverse, les entrées européennes augmentent de 3,1%.

Des disparités régionales qui accentuent le problème

Les résultats varient fortement selon les destinations. À Sousse, les arrivées hôtelières progressent de 4%, mais les nuitées diminuent de 4%. À Nabeul-Hammamet, les arrivées augmentent de 2,9%, alors que les nuitées reculent de 6%. À Tunis-Côtes de Carthage, leur baisse atteint 11,2%.

À l’inverse, Mahdia enregistre une hausse de 13,8% des nuitées, à 1,14 million, et un taux d’occupation de 61,5%. Ces écarts montrent que la dynamique touristique ne profite pas uniformément aux régions.

Lire aussi :

L’article Tourisme en Tunisie : 7,1 millions d’entrées, mais les hôtels perdent des nuitées est apparu en premier sur webdo.

  •  

Budget 2026 : Les transferts sociaux atteignent 2,22 milliards de dinars en six mois

Les dépenses de l’État consacrées aux transferts destinés aux programmes sociaux ont atteint 2,221 milliards de dinars au premier semestre 2026, en hausse de 24,1% sur un an. À fin juin, leur taux d’exécution s’élevait à 47,6% des crédits inscrits dans la loi de finances.

Les transferts sociaux poursuivent leur progression dans les dépenses publiques tunisiennes. Selon les données du ministère des Finances relatives à l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, les sommes consacrées à ces programmes ont augmenté de 431 millions de dinars par rapport à la même période de 2025.

Cette évolution intervient dans un contexte de pressions sur les finances publiques, alors que l’État doit concilier le financement des dispositifs sociaux, la maîtrise des dépenses et les besoins d’investissement.

Plus de 47% des crédits annuels consommés

Avec 2,221 milliards de dinars dépensés en six mois, les transferts sociaux représentent 47,6% des crédits prévus pour l’ensemble de l’année 2026. Ce taux d’exécution est proche de la moitié de l’enveloppe annuelle, au terme du premier semestre.

Ces dépenses couvrent plusieurs dispositifs, notamment les programmes de solidarité nationale, les aides destinées aux ménages à revenu limité, le logement social, les bourses universitaires et les aides scolaires et universitaires. Elles comprennent également des interventions en faveur des collectivités locales.

Le ministère des Finances présente ces mécanismes comme des instruments de redistribution des revenus, de lutte contre la pauvreté et de soutien aux catégories vulnérables.

Le défi de l’équilibre budgétaire

Dans ses orientations relatives au projet de budget 2027, le ministère souligne la nécessité de concilier la stabilité financière, le soutien à la croissance et le maintien du rôle social de l’État.

Cette orientation s’accompagne d’objectifs de rationalisation des dépenses publiques, d’amélioration du rendement des crédits et de mobilisation de ressources supplémentaires, notamment à travers le renforcement du recouvrement fiscal et la lutte contre l’évasion fiscale.

L’enjeu pour le budget 2027 sera donc de maintenir les interventions sociales tout en assurant le financement des services essentiels et des projets de développement, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques internationales.

Lire aussi :

L’article Budget 2026 : Les transferts sociaux atteignent 2,22 milliards de dinars en six mois est apparu en premier sur webdo.

  •  

Vacances d’hiver : Les professionnels du tourisme réclament des congés jusqu’au 1er janvier

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien demande de prolonger les vacances scolaires d’hiver jusqu’au 1er janvier 2027. Elle propose également d’alterner les congés entre les cinq régions éducatives pour mieux répartir la fréquentation touristique et soutenir les destinations de l’intérieur du pays.

Les vacances scolaires d’hiver devraient-elles être adaptées aux enjeux du tourisme intérieur ? C’est la demande formulée par la Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T), qui estime que le calendrier retenu pour l’année scolaire 2026-2027 risque de limiter les séjours des familles pendant les fêtes de fin d’année.

Étaler les vacances pour mieux répartir la demande

Fixées du 14 au 27 décembre 2026, les vacances s’achèveront avant le Nouvel An. Dans un communiqué relayé vendredi 9 octobre par l’agence TAP, la Fédération fait part de ses préoccupations quant aux conséquences de cette programmation sur la fréquentation touristique et la rentabilité des opérateurs du secteur.

Elle recommande de prolonger les congés jusqu’au 1er janvier 2027. Cette extension permettrait aux familles tunisiennes de profiter davantage des offres proposées pendant les fêtes et donnerait aux professionnels plus de latitude pour organiser leurs programmes et leurs séjours.

Cinq régions éducatives pour mieux répartir les départs

La Fédération avance une seconde proposition : instaurer une alternance des vacances scolaires entre les cinq régions éducatives du pays.

L’objectif serait d’étaler les départs au lieu de concentrer la demande sur une seule période. Cette organisation pourrait notamment profiter aux régions intérieures à vocation touristique, à l’instar du Sud tunisien, en favorisant une fréquentation répartie sur plusieurs semaines.

Selon la Fi2T, une telle mesure contribuerait également à réduire la pression sur les établissements touristiques, à mieux utiliser les capacités d’hébergement disponibles et à limiter les hausses de prix liées aux périodes de forte demande.

La Fédération défend ainsi une meilleure coordination entre le calendrier scolaire et les objectifs de développement du tourisme intérieur, qu’elle considère comme un levier de développement régional et un facteur d’accès aux loisirs pour les familles tunisiennes.

Lire aussi :

L’article Vacances d’hiver : Les professionnels du tourisme réclament des congés jusqu’au 1er janvier est apparu en premier sur webdo.

  •  

Automobile : Le groupe espagnol ARSAM veut élargir son activité à Sousse, au service des équipementiers tunisiens

Le groupe espagnol Suministros ARSAM annonce une extension prochaine de son investissement en Tunisie pour accompagner la croissance de ses activités locales. Implantée à Sousse depuis 2024, sa filiale fournit des solutions d’organisation et d’optimisation de la production, notamment aux entreprises du câblage automobile.

Le secteur tunisien des composants automobiles attire une nouvelle fois l’attention d’un groupe industriel étranger. Suministros ARSAM S.A., entreprise espagnole spécialisée dans les fournitures industrielles et l’ingénierie, prévoit de renforcer ses investissements en Tunisie. L’annonce a été faite par son directeur général, Jaime Samon, lors d’une rencontre tenue le 8 octobre 2026 avec Jalel Tebib, directeur général de FIPA-Tunisia et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA).

Selon un communiqué de FIPA-Tunisia, les échanges ont porté sur les activités d’ARSAM Tunisie dans le secteur des composants automobiles et sur les perspectives d’extension de la filiale. Les deux parties ont convenu de collaborer afin de concrétiser le projet dans les meilleurs délais.

Un fournisseur de solutions industrielles pour le câblage automobile

L’intérêt de cette annonce tient notamment à la nature des activités exercées par ARSAM Tunisie. Contrairement aux fabricants de composants directement intégrés aux véhicules, l’entreprise intervient dans l’environnement industriel de ses clients.

Basée à Sousse, la filiale est spécialisée dans les solutions de Lean Manufacturing, une approche visant à améliorer l’efficacité des processus de production, ainsi que dans les structures tubulaires modulaires destinées notamment aux grandes entreprises locales du câblage automobile.

Ces équipements permettent d’organiser les postes de travail et les espaces de production en fonction des besoins des industriels. Le développement de cette activité accompagne ainsi les besoins opérationnels des entreprises manufacturières.

Fondée en 1954, la société espagnole Suministros ARSAM intervient dans la distribution de fournitures industrielles, le conseil technique et l’ingénierie liés à la maintenance, à la réparation et aux opérations industrielles. Le groupe indique accompagner plus de 4000 entreprises en Europe et au Maghreb. Outre la Tunisie, il est également présent au Portugal et au Maroc.

Les incitations à l’investissement au cœur des discussions

Lors de la rencontre du 8 octobre, Jalel Tebib a souligné l’importance des composants automobiles dans le tissu industriel tunisien et les possibilités offertes aux entreprises étrangères. Il a également présenté les incitations prévues par la législation tunisienne sur l’investissement dont ARSAM pourrait bénéficier.

Ces échanges interviennent dans un contexte où la filière automobile constitue un axe de développement industriel pour la Tunisie. Toutefois, l’annonce d’ARSAM doit encore être précisée pour en apprécier la portée économique : nature des nouvelles installations ou capacités envisagées, montant mobilisé et éventuelles créations d’emplois.

Lire aussi :

L’article Automobile : Le groupe espagnol ARSAM veut élargir son activité à Sousse, au service des équipementiers tunisiens est apparu en premier sur webdo.

  •  

Les VE d’occasion gagnent des parts de marché en Europe

Les véhicules électriques d’occasion gagnent constamment des parts de marché sur les principaux marchés européens (Espagne, Autriche, France, Allemagne, Suisse et Royaume-Uni) et deviennent un segment important du marché de l’occasion. Leur popularité devrait continuer de croître dans les années à venir.

Les données publiées par JD Power montrent qu’en Espagne, en août dernier, les modèles électriques âgés de deux à quatre ans se sont vendus en moyenne en 66,1 jours, contre 28,9 jours à la même période l’année précédente. Au Royaume-Uni, ce délai était de 27,9 jours et en Allemagne, de 43,7 jours.

Le problème majeur pour cette catégorie de véhicules réside dans la valeur résiduelle. En Allemagne, un véhicule électrique de trois ans affichant 60 000 kilomètres au compteur conserve 38,3 % de sa valeur, contre 34,2 % au Royaume-Uni. Contrairement à la croissance du marché des véhicules électriques d’occasion, les perspectives pour les véhicules thermiques d’occasion sont moins optimistes. Sur les marchés suivis par JD Power, le délai de vente d’une voiture diesel a augmenté, principalement en août.

Un élément clé de cette situation réside dans le prix élevé et constant des carburants, qui incite les consommateurs à se tourner vers la mobilité électrique. Par ailleurs, on trouve sur le marché européen d’excellentes voitures électriques d’occasion, offrant une grande autonomie, un équipement complet et des technologies de pointe.

Bien sûr, le marché des voitures électriques d’occasion en Espagne reste encore modeste, avec environ 23 400 immatriculations au cours des huit premiers mois de 2026. En incluant les hybrides rechargeables, la part de marché des véhicules électriques d’occasion atteint 4,8 %. La situation est similaire dans plusieurs pays européens.

L’analyse du marché révèle que les véhicules électriques d’occasion récents se vendent relativement vite. Ce qui est certain, c’est qu’avec le temps et l’expiration des contrats de leasing en Europe, des opportunités d’acquérir des voitures électriques à des prix très abordables se présenteront.

L’article Les VE d’occasion gagnent des parts de marché en Europe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : Orages, grêle et rafales de plus de 80 km/h attendus ce soir

Des pluies temporairement orageuses sont attendues vendredi soir dans la plupart des régions tunisiennes. Les précipitations pourraient être intenses dans le Nord et localement dans le Centre, avec un risque de grêle et des rafales de vent dépassant 80 km/h sous les orages.

Des pluies parfois intenses

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les précipitations concerneront la plupart des régions du pays dans la soirée du vendredi 9 octobre. Elles pourraient être particulièrement intenses dans le Nord et localement dans le Centre, tandis que des chutes de grêle restent possibles par endroits.

Des vents forts et une mer très agitée

Le vent soufflera du secteur nord. Il se renforcera près des côtes orientales et dans le Sud, où des phénomènes de sable sont également attendus. Dans les autres régions, il sera initialement faible à modéré, avant de se renforcer lors du passage des orages. Des rafales pourraient alors dépasser 80 km/h.

La mer sera très agitée. Durant la nuit, les températures varieront généralement entre 15 et 20°C dans le Nord et le Centre, contre 21 à 26°C dans le Sud.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Orages, grêle et rafales de plus de 80 km/h attendus ce soir est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌