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Meurtre à Nabeul | L’ami de la victime interpellé à la Cité Ettahrir

L’enquête pour meurtre ouverte à Nabeul a permis l’arrestation à la Cité Ettahrir (à Tunis) du suspect, qui n’est autre que l’ami de la victime.

Les agents de la brigade de la police judiciaire du Bardo sont parvenus à mettre la main sur le suspect principal recherché pour meurtre, indique Mosaïque FM, citant une source proche du dossier.

Les investigations ont révélé que les deux hommes, qui se connaissaient, avaient planifié une traversée irrégulière vers les côtes européennes depuis Nabeul, en compagnie de cinq autres personnes.

Mais une dispute liée aux préparatifs de la traversée irrégulière a éclaté entre les deux amis, virant au drame et coûtant la vie à la victime.

Le suspect a quant à lui pris la fuite avant d’être localisé dans la maison où il se cachait à la Cité Ettahrir, puis arrêté par la police judiciaire du Bardo.

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Les foulées vertes | Courir tous ensemble pour le don d’organes

Le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes (CNPTO) s’apprête à célébrer la Journée mondiale et nationale de sensibilisation au don d’organes.

Cet événement sportif et citoyen organisé sous l’égide du Ministère de la Santé se tiendra le dimanche 18 octobre 2026 et la mobilisation s’annonce inédite à travers le pays, selon un communiqué de la Direction régionale de la santé de Tunis.

L’événement « Les Foulées Vertes » sera marqué par un grand rassemblement sur la Corniche de La Marsa pour le Grand Tunis (regroupant les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, Ben Arous et La Manouba), qui sera mené en simultané dans les 20 autres gouvernorats de la Tunisie.

Sous le slogan fort « Courir tous ensemble pour le don d’organes », ce sont ainsi 24 gouvernorats qui vibreront à l’unisson pour porter un message d’espoir : sensibiliser, donner et sauver des vies.

Le CNPTO invite le grand public, les sportifs et l’ensemble des citoyens à se joindre massivement à cet élan de générosité pour promouvoir et ancrer la culture du don d’organes en Tunisie.

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Météo | Tunisie : Orages, pluies et vents forts attendus sur plusieurs régions

Les conditions annoncées par l’Institut national de la météorologie (INM) seront particulièrement instables cette nuit sur l’ensemble de la Tunisie.

​L’INM alerte sur des pluies temporairement orageuses qui toucheront la majorité des régions et qui seront parfois abondantes sur le nord et localement sur le Centre, où elles seront accompagnées de chutes de grêle sur les hauteurs.

Les vents souffleront fort, particulièrement près des côtes et provoquant des phénomènes locaux de sable dans le sud du pays pouvant brutalement dépasser les 80 km/h sous les cellules orageuses.

​Pour les températures, elles seront comprises cette nuit entre 15 et 20 °C au nord et le centre, et entre 21 et 26 °C dans les régions du sud.

Y. N.

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Siliana : une campagne de sensibilisation aux dangers de la drogue auprès des jeunes en formation professionnelle

Les services du Commissariat régional de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées à Siliana ont organisé, jeudi, le programme « Une heure de prévention » au profit des jeunes du Centre de formation et d’apprentissage professionnel.

Cette action est réalisée en collaboration avec les services de la direction régionale de l’Office national de la Famille et de la Population (ONFP), le Commissariat régional aux Affaires culturelles et la direction régionale des Affaires religieuses, dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative nationale participative de prévention des risques liés aux drogues.

La cheffe du service des Affaires de la femme et de la famille au Commissariat régional de la Femme, Hanen Mastour, a indiqué, à l’Agence TAP, que cette campagne vise principalement à prévenir les risques liés aux drogues, à promouvoir les comportements positifs et à sensibiliser davantage les jeunes aux dangers des drogues et des comportements à risque.

Elle a ajouté que la campagne vise également à développer les capacités des jeunes en matière de prévention et de prise de décisions appropriées, ainsi qu’à renforcer leur sécurité numérique.

La manifestation comprend plusieurs ateliers consacrés à l’éducation sanitaire, au développement des compétences de vie, à l’écoute et à l’orientation psychologique ainsi qu’au renforcement de la sécurité numérique.

La responsable a, par ailleurs, indiqué que des manifestations simultanées ont été organisées dans le cadre du programme « Une heure de prévention » au sein d’établissements éducatifs dans plusieurs délégations et zones rurales.

 

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Pèlerinage : Tunis et Riyad examinent les moyens d’améliorer les services aux pèlerins tunisiens

Le ministre  des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali, et son homologue saoudien chargé du Hajj et de la Omra, Tawfiq ben Fawzan Al-Rabiah, ont examiné les moyens d’améliorer les services proposés aux pèlerins tunisiens, lors d’une réunion tenue mercredi au siège du ministère à Tunis.

Selon un communiqué  publié jeudi, les deux responsables ont discuté de plusieurs mesures visant à faciliter le déroulement du pèlerinage et à mieux répondre aux attentes des fidèles.

Ahmed Bouhali a présenté plusieurs demandes à la partie saoudienne, dont certaines ont reçu une réponse immédiate, tandis que d’autres feront l’objet d’un examen ultérieur.

Le ministre a présenté les différentes étapes accomplies dans le cadre des préparatifs de la saison actuelle du Hajj, soulignant le respect des conditions, des exigences et des délais fixés par le pays hôte.

Il a également salué la coopération entre les différentes composantes du bureau tunisien des pèlerins et les institutions nationales impliquées dans l’organisation de ce rite religieux.

De son côté, Tawfiq ben Fawzan Al-Rabiah a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation tunisienne du pèlerinage et aux efforts déployés pour sensibiliser les futurs pèlerins.

Il a notamment salué le recours à des méthodes pédagogiques modernes pour faciliter la compréhension des rites.

Le responsable saoudien a également évoqué les objectifs de la Vision saoudienne 2030, qui prévoit notamment de permettre à des millions de musulmans d’accomplir le Hajj et la Omra dans de meilleures conditions, grâce au développement des infrastructures et des services numériques.

Au cours de sa visite de travail en Tunisie, entamée mardi 6 octobre, le ministre saoudien s’est également rendu à la médina de Tunis, où il a visité des sites religieux et historiques, notamment la mosquée Zitouna.

Il a par ailleurs visité le palais Dar Lasram et le village de Sidi Bou Saïd, exprimant son admiration pour le patrimoine historique et la diversité culturelle du pays.

Le ministre saoudien a quitté la Tunisie jeudi matin.

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15-30 ans : une génération tunisienne en salle d’attente, le départ se prépare et la facture s’annonce lourde

Chômage des jeunes à 35,4 %, diplômes sans emploi, départ envisagé par 71 % des 18-29 ans. Pour le sociologue Mamdouh Ezzeddine, la jeunesse tunisienne attend et la facture s’annonce lourde.

C’est dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le sociologue livre son analyse sur la situation des 15-30 ans en Tunisie. Selon lui, cette tranche d’âge représentant la jeunesse tunisienne, censée être celle de la formation, de l’entrée dans le travail et de la construction d’un projet personnel, ressemble pour une grande partie des jeunes à une salle d’attente : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’un logement, d’un mariage, voire du moment de partir.

Le sociologue refuse d’y voir une simple difficulté conjoncturelle. La question qui se pose, estime-t-il, est celle du devenir d’une génération lorsque l’école et le travail, voies traditionnelles d’accès à l’autonomie, ne tiennent plus la promesse d’avenir qui était la leur.

Des chiffres qui dessinent l’ampleur du problème

Les données les plus récentes donnent la mesure de cette inquiétude. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteignait 35,4 % chez les 15-24 ans, soit plus du double du taux observé pour l’ensemble de la population active, établi à 14,9 %. Il grimpait à 37,1 % chez les jeunes femmes. Les diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas épargnés : leur taux de chômage s’élève à 26,6 %, avec un écart considérable entre les femmes (35,6 %) et les hommes (14,2 %).

Pour Mamdouh Ezzeddine, ces chiffres traduisent une réalité qui dépasse le marché de l’emploi, puisque c’est l’entrée dans la vie adulte qui devient de plus en plus incertaine.

De la crise économique à la précarité

Le sociologue rappelle d’abord que le chômage des jeunes n’est pas un simple déficit de revenu. Survenant au début du parcours adulte, il retarde l’accès à l’autonomie, prolonge la dépendance à l’égard de la famille, repousse le mariage comme l’installation dans un logement indépendant et limite la capacité à se projeter sur le long terme. Cette précarité prend souvent racine dès l’école. Si la Tunisie a accompli des progrès considérables en matière de scolarisation, l’accès à l’école, souligne-t-il, ne garantit pas la réussite du parcours. D’après l’UNICEF, entre 63 000 et 100 000 enfants quittent chaque année le système éducatif à différents niveaux, et près de 30 000 d’entre eux ne trouvent aucune alternative de formation ou d’éducation. Ce décrochage constitue, selon le sociologue, l’une des premières portes d’entrée dans la vulnérabilité, car il réduit les chances d’accéder à un emploi stable et expose davantage à l’économie informelle, à la dépendance familiale ou à l’exclusion durable.

Mais la difficulté touche aussi ceux qui restent sur les bancs et décrochent un diplôme. L’éducation continue d’être présentée comme le principal levier de mobilité sociale, alors que le marché du travail ne crée pas assez d’opportunités à la hauteur des qualifications acquises. Le jeune est alors conduit à se demander à quoi sert l’effort scolaire si le diplôme ne garantit ni l’emploi ni l’autonomie. Lorsque ce doute devient collectif, précise l’expert, c’est la confiance dans l’ascenseur social qui se fragilise.

La famille joue dans ce contexte un rôle de protection déterminant, mais celui-ci a ses limites. Quand un jeune adulte reste plusieurs années dépendant de ses parents, le soutien familial peut devenir source de tensions, car l’argent, la liberté, les choix professionnels, le mariage, la migration et l’avenir deviennent des sujets de négociation permanente.

C’est à ce stade que la vulnérabilité économique commence, estime Mamdouh Ezzeddine, à produire du déséquilibre social. Le jeune n’est plus seulement privé d’emploi : il se trouve empêché d’acquérir les ressources matérielles et symboliques de son autonomie. Le sociologue parle à ce propos de « panne biographique », c’est-à-dire d’une situation où l’individu subit non seulement une interruption de sa trajectoire professionnelle, mais aussi le retard de plusieurs étapes fondamentales de son parcours de vie. L’attente cesse alors d’être un passage pour devenir un état durable.

Une salle d’attente aux places inégales

Il met toutefois en garde contre la tentation de parler d’une jeunesse homogène. La crise est fortement différenciée selon le sexe, le territoire, le milieu social et le niveau d’éducation. Les données de l’Institut national de la statistique montrent que la pauvreté frappe davantage les zones non communales et les régions de l’intérieur : en 2021, elle atteignait 37 % dans le Centre-Ouest, contre 12,7 % dans les zones communales. Les écarts se retrouvent à l’école, puisqu’en 2024 le taux de fréquentation scolaire et universitaire des 3-24 ans s’établissait à 81,1 % en milieu urbain, contre 72,1 % en milieu rural.

Les jeunes femmes illustrent une autre contradiction. Très présentes dans l’enseignement supérieur, elles peinent davantage que leurs homologues masculins à convertir leurs qualifications en emploi et en indépendance économique, ce que confirme un chômage féminin nettement supérieur.

Le sociologue évoque ainsi plusieurs jeunesses tunisiennes : celle qui quitte l’école trop tôt, celle qui obtient un diplôme sans trouver d’emploi, celle qui vit dans une région où les opportunités sont rares, celle dont le capital familial permet de prolonger l’attente et celle qui n’a même pas cette possibilité. La crise est commune, mais les moyens d’y faire face sont profondément inégaux.

Le départ se prépare : l’avenir se projette à l’étranger

Cette transformation des trajectoires trouve, selon lui, son expression la plus nette dans le désir de migration. D’après le Baromètre arabe, 46 % des Tunisiens déclaraient envisager de partir en 2023-2024, une proportion qui atteignait 71 % chez les 18-29 ans.

Mamdouh Ezzeddine juge réducteur d’expliquer ce choix par la seule quête d’un meilleur salaire. Pour une partie de la jeunesse, partir, c’est chercher une vie où le travail permet l’autonomie, où les institutions paraissent plus prévisibles et où l’avenir peut être planifié. On ne parle donc plus seulement de « fuite des cerveaux », mais d’une véritable migration des attentes, une partie du futur imaginé par les jeunes se situant désormais ailleurs. Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il ne concerne pas uniquement les jeunes peu qualifiés. Une proportion importante de diplômés envisage également le départ, et le pays risque de perdre ainsi, au-delà des compétences, une part de son potentiel d’innovation et de transformation.

Sur le plan social, le sociologue appelle à la rigueur. Il serait scientifiquement abusif, avertit-il, d’établir un lien mécanique entre chômage ou pauvreté, d’une part, et délinquance, addictions ou suicide, d’autre part. Ces phénomènes résultant de facteurs économiques, familiaux, psychologiques, culturels et institutionnels étroitement imbriqués.

Il existe en revanche, observe-t-il, une relation plus générale entre vulnérabilité, perte de reconnaissance, isolement et fragilisation des perspectives d’avenir. Certaines études consacrées aux adolescents tunisiens font ainsi apparaître une consommation de substances psychoactives associée à d’autres fragilités, comme l’absentéisme scolaire, la consommation d’alcool et de tabac ou la rupture avec les cadres familiaux et scolaires. Il applique la même prudence au suicide : ni la pauvreté ni le chômage ne le « causent » mécaniquement, mais l’accumulation de l’échec, de la dépendance, de l’humiliation et du sentiment d’un avenir fermé peut constituer un terrain de vulnérabilité. La véritable question sociologique, résume-t-il, est de savoir ce qui se passe lorsque l’individu ne perçoit plus de correspondance entre ses efforts et les résultats qu’il peut raisonnablement espérer.

Du « comment réussir ? » au « comment survivre ? »

C’est là, selon lui, que se situe le cœur de la crise. Longtemps, la société tunisienne a proposé à ses jeunes un récit relativement clair : étudier, obtenir un diplôme, travailler, devenir autonome, fonder une famille et améliorer sa condition. Ce récit n’a jamais fonctionné à la perfection, mais il formait un horizon collectif dont l’efficacité symbolique semble aujourd’hui s’affaiblir.

Quand le diplôme ne garantit plus l’emploi, que l’emploi ne garantit plus l’autonomie et que celle-ci devient difficile d’accès, la confiance dans les institutions et dans les parcours traditionnels s’érode. Le jeune s’interroge alors sur l’intérêt de longues études, sur l’acceptation d’un emploi précaire, sur l’utilité d’attendre des années avant de construire sa vie, voire sur la nécessité de rester dans un pays dont l’avenir semble plus accessible ailleurs. La question centrale glisse ainsi de « comment réussir ma vie ? » vers « comment parvenir à vivre ? » Ce qui marque, pour Mamdouh Ezzeddine, le passage d’une société de la projection à une société de la survie.

Une facture économique et démographique qui s’annonce lourde

Ce basculement a un prix, que le sociologue juge bien supérieur au montant des allocations ou des programmes dédiés aux jeunes. Il faut compter d’abord l’investissement éducatif qui ne se convertit pas en activité productive, puis le chômage prolongé, synonyme d’années de travail potentiel perdues. S’y ajoutent les coûts du décrochage scolaire, de l’économie informelle, de l’exode des compétences, des problèmes sociaux et de la pression financière qui pèse sur les familles.

Il existe enfin un coût démographique. Lorsque l’entrée dans la vie adulte est retardée, le mariage et la constitution d’une famille le sont aussi, si bien que la difficulté économique finit par modifier les comportements démographiques eux-mêmes. La jeunesse devient dès lors, selon lui, un enjeu de développement national, car un pays ne peut durablement financer l’éducation de ses jeunes sans parvenir à la transformer en autonomie, en emploi et en production.

Sortir de la salle d’attente : reconstruire le passage vers la vie adulte

Pour le sociologue, la réponse ne saurait se limiter à la création de quelques milliers d’emplois ou à la multiplication de programmes temporaires. Il plaide d’abord pour une refonte du lien entre l’école et le travail, en repensant comme un système unique l’orientation, la formation professionnelle, les stages et l’acquisition de compétences réellement adaptées aux besoins de l’économie.

Le décrochage scolaire doit en outre être traité comme un problème national d’inclusion sociale, car quitter l’école ne devrait jamais signifier quitter du même coup l’éducation, la formation et toute perspective d’insertion. Le chômage des diplômés relève quant à lui d’un défaut structurel d’articulation entre l’université et l’économie : il ne s’agit pas de demander aux jeunes de réduire leurs aspirations, mais de bâtir une économie capable de mieux employer leurs qualifications.

Mamdouh Ezzeddine insiste également sur la dimension territoriale, une politique uniforme ne pouvant répondre aux mêmes difficultés dans le Grand Tunis, le Centre-Ouest, le Sud ou les zones rurales. Il appelle enfin à réintroduire la santé mentale dans les politiques publiques de jeunesse, à renforcer la prévention et à créer des espaces où les jeunes puissent exprimer leurs difficultés avant qu’elles ne se muent en ruptures. Toutes ces mesures resteront toutefois insuffisantes, prévient-il, si elles ne s’accompagnent pas d’une reconstruction de la confiance.

Le véritable enjeu : l’avenir

En conclusion, le sociologue estime que la jeunesse tunisienne ne fait pas face à une simple crise de l’emploi, mais à une crise des transitions : de l’école vers le travail, de la dépendance vers l’autonomie, de l’autonomie vers la famille et du présent vers l’avenir. Quand ces passages s’éternisent, l’attente finit par devenir une condition sociale.

Le processus, explique-t-il, est progressif : la crise économique engendre la vulnérabilité, celle-ci installe le déséquilibre et la dépendance, puis un chômage qui suspend le parcours de vie et, au bout du compte, une crise du sens. Il ne frappe pas tous les jeunes de la même manière, mais il touche assez largement la société pour devenir une question collective.

Le risque pour la Tunisie, avertit Mamdouh Ezzeddine, n’est donc pas seulement de compter davantage de chômeurs, de diplômés sans emploi ou de candidats à l’exil. Il est plus profond : qu’une génération cesse peu à peu de croire que son avenir peut se construire dans son propre pays.

Investir dans la jeunesse, conclut-il, ne revient pas à dépenser davantage pour elle, mais à rebâtir les conditions qui permettent de passer de la dépendance à l’autonomie, de l’attente à l’action et de l’incertitude à la capacité de se projeter. Car lorsque les jeunes ne parviennent plus à construire leur avenir, c’est la société tout entière qui cesse de construire le sien.

La question n’est donc plus seulement de savoir que faire pour la jeunesse, mais bien de déterminer quelle société les Tunisiens veulent bâtir pour que leurs jeunes aient de nouveau envie d’y construire leur vie.

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Vient de paraître | Les politiques de sécurité routière dans le monde arabe  

Les Éditions L’Harmattan à Paris publient le 15 octobre 2026, dans la collection ‘Diplomatie et Stratégie’, une étude intitulée ‘‘La sécurité routière dans le monde arabe – Politiques et pratiques’’, de Mohssen Ben Aïssa, ancien directeur de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) de  Tunisie. L’ouvrage est  préfacé par Emmanuel Caulier.

Plus de 26 000 personnes perdent la vie chaque année sur les routes du monde arabe. Les jeunes adultes (notamment entre 16 et 36 ans) forment une part importante des personnes touchées par les accidents mortels. Certains pays du Golfe et de la péninsule arabique affichent des taux très élevés (par exemple en Arabie saoudite, avec plusieurs milliers de décès par an et une forte pression sur les services hospitaliers), et ce malgré des réseaux autoroutiers et des infrastructures modernes.

Union arabe de la sécurité routière et diverses associations locales (comme en Tunisie) multiplient les partenariats avec des entreprises et des mouvements de jeunesse pour renforcer la formation, la prévention sur les trajets professionnels et la sensibilisation. Cependant, et alors que de nombreuses régions du monde ont réussi à réduire sensiblement leur mortalité routière, plusieurs pays arabes peinent encore à inverser la tendance, malgré des stratégies adoptées, des lois votées et des financements mobilisés.

L’auteur s’interroge sur les raisons de cet écart persistant entre les intentions affichées et la réalité du terrain. Son analyse s’articule autour de trois axes : une rétrospective des politiques arabes de sécurité routière depuis 1972, une étude approfondie de l’expérience tunisienne, et une feuille de route pour une nouvelle gouvernance routière arabe, fondée sur la transformation numérique.

Spécialiste des politiques de sécurité routière, Mohssen Ben Aïssa a participé à de nombreux programmes de coopération arabes et contribué à l’élaboration de la Stratégie arabe de sécurité routière. Il conjugue dans ce livre son expérience de praticien et de chercheur.

I. B.

‘‘La sécurité routière dans le monde arabe – Politiques et pratiques’’, L’Harmattan, collection Diplomatie et Stratégie, 342 pages, 35 €. EAN : 9782336644660.

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Rome | Deux suspects du meurtre du Tunisien Bayram Dhaouadi arrêtés

L’ancien député Majdi Karbai, résidant en Italie, a annoncé ce matin, vendredi 9 octobre 2026, dans une publication sur Facebook, que la police italienne a arrêté les deux suspects impliqués dans le meurtre du jeune Tunisien Bayram Dhaouadi. Ce dernier, ancien joueur de l’Espérance sportive de Tunis âgé de 18 ans, avait été retrouvé mort en début de semaine à Rome.

Le premier suspect est un Tunisien âgé de 19 ans, tandis que la seconde suspecte est une Italienne de 24 ans. Selon les informations qui circulent, la police a également retrouvé l’arme du crime à l’intérieur du véhicule que les deux suspects utilisaient.

Les investigations se poursuivent pour élucider les circonstances du crime et déterminer les responsabilités, étant entendu que les deux personnes interpellées demeurent des suspects jusqu’au prononcé d’un jugement définitif.

I. B.  

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La pêche, c’est un métier pour les femmes aussi !

Les femmes jouent un rôle essentiel mais souvent invisible tout au long de la chaîne de valeur du secteur de la pêche, tant en Tunisie qu’à l’échelle internationale. Elles jouent un rôle important dans les nombreuses tâches liées à la pêche Outre les activités nécessaires de la production et de la récolte, elles sont largement impliquées dans tous les travaux qui se déroulent à terre comme la réparation des filets de pêche, le tri, le séchage, la transformation, la vente, la dégustation, la gestion administrative et comptable, etc.  Mais elles restent plus particulièrement impliquées dans les activités spécifiquement côtières et les pêcheries artisanales de taille modeste. 

Etre pêcheur n’est pas facile, et Alia le sait très bien. Il faut se lever tôt le matin, avoir les bons outils, être en tenue adéquate et affronter les vagues. Mais pour Alia, c’est un travail gratifiant. La pêche lui permet de nourrir sa famille et de contribuer à l’économie de son île.Même si la pêche était, pendant longtemps, perçue comme un métier d’homme. C’est  un métier qui peut être exercé par tous, sans distinction de genre ! C’est pourquoi l’’événement    » l « Woman together in fisheries »  organisé  du 5 au 7 octobre 2026 à Tunis en présence  de 80 femmes issues de plus de 10 pays méditerranéens  a appelé  à renforcer le rôle des femmes, leur  leadership et leur autonomisation économique dans le secteur de la pêche et de l’économie bleue ,partager les savoir-faire traditionnels, les expériences et les solutions pour des communautés côtières plus résilientes et structurer un réseau méditerranéen solide entre les femmes.  Organisé par le WWF Afrique du Nord en partenariat avec l’Initiative marine méditerranéenne du WWF (WWF Mediterranean Marine Initiative), cet événement de trois jours a constitué un espace de dialogue, d’échange d’expériences, d’apprentissage mutuel et de réflexion collective sur le rôle et le leadership des femmes dans le secteur de la pêche et au sein des communautés côtières méditerranéennes.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

La première journée, intitulée « Où en sommes-nous aujourd’hui ? », a été consacrée à un état des lieux de la situation des femmes dans le secteur de la pêche en Tunisie et en Afrique du Nord, mettant en lumière leurs multiples contributions qui vont bien au-delà des activités directement liées à la pêche. Les discussions ont porté sur le rôle des femmes dans la préservation des savoirs et pratiques traditionnels liés à une pêche durable, les activités post-capture, la transformation et la commercialisation des produits de la mer, le développement de coopératives et d’initiatives féminines, la contribution à la gestion des ressources, ainsi que la diversification des moyens de subsistance et l’adaptation au changement climatique. La première journée a également permis d’examiner les principaux défis auxquels les femmes sont toujours confrontées dans le secteur de la pêche maritime, notamment en matière d’accès au financement, aux marchés, aux services, aux compétences et aux opportunités économiques, ainsi que concernant la représentation, la participation et l’influence limitées des femmes au sein des mécanismes de gouvernance du secteur. Les discussions ont souligné l’importance de renforcer l’autonomisation économique des femmes, de soutenir leur participation effective aux processus décisionnels et de mieux reconnaître leur expertise, leurs savoirs et leurs contributions à la durabilité des ressources marines et à la résilience des communautés côtières. Les participantes se sont rendues  à Ghar El Melh pour une visite du port de pêche et des échanges avec des femmes impliquées dans les activités post-capture ainsi qu’avec des membres des coopératives locales. Elles ont identifié notamment les changements prioritaires, les actions concrètes à engager, les acteurs à mobiliser et les premières étapes nécessaires. Les discussions ont porté également sur les possibilités économiques pour les femmes, l’accès aux ressources, leur participation à la gouvernance et la manière dont les savoirs traditionnels peuvent contribuer à l’innovation et à la résilience des communautés côtières.

Le « World Café » (Café du monde) intitulé « Où en sommes-nous aujourd’hui ? »  a offert un espace interactif réunissant les participantes autour de quatre axes majeurs : l’économie bleue, l’autonomisation économique, l’influence et la gouvernance, ainsi que le patrimoine et l’avenir. Cette approche participative a permis aux participantes d’échanger leurs expériences et leurs points de vue sur divers sujets : les domaines où les femmes contribuent à la création de valeur au sein de l’économie bleue ; les obstacles limitant leur capacité à développer des moyens de subsistance plus durables ; les moyens de renforcer leur présence et leur influence dans la prise de décision ; et enfin, les savoirs, compétences et pratiques traditionnelles qu’il convient de préserver et de transmettre aux générations futures.À travers les différentes sessions et discussions, il est apparu essentiel de placer les expériences et les savoirs locaux des femmes au cœur de la réflexion sur l’avenir du secteur de la pêche maritime et des communautés côtières, et de transformer ces expertises en priorités communes, en solutions concrètes et en nouvelles voies de coopération.

L’implication des femmes dans la lutte contre la pollution marine

 Véritable fléau pour l’écosystème marin, la pollution est déplorée par les pêcheuses. Elles sont toutes conscients de l’importance de la préservation de l’environnement pour la pérennité de leurs activités et sont convaincues que la pêche doit être effectuée dans le respect de l’environnement pour assurer une production durable et de qualité..C’est pourquoi la troisième et dernière journée, le 7 octobre, a été consacrée à la pollution plastique, à l’économie circulaire et aux moyens de subsistance des femmes dans les communautés côtières. Les participantes ont pu découvrir différentes approches liées à l’innovation et aux technologies de lutte contre les déchets marins, ainsi que des exemples de transformation des déchets en produits, revenus et nouvelles opportunités économiques.Les échanges ont permis également d’identifier les conditions nécessaires pour développer les solutions locales d’économie circulaire et de mettre en lumière le rôle que les femmes peuvent jouer dans la transformation des communautés côtières.Ainsi,l ‘initiative « Women Together in Fisheries 2026 » souligne que l’autonomisation des femmes, ainsi que le renforcement de leur leadership et de leur participation à la prise de décision, constituent des piliers fondamentaux pour bâtir un secteur de la pêche plus durable, équitable et résilient, et pour garantir un avenir meilleur aux communautés côtières de la région méditerranéenne.

                          Kamel Bouaouina

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Justice | Du nouveau dans l’affaire du viol de Mellassine

La justice a pris plusieurs décisions, ce jeudi 8 octobre 2026, dans le cadre de l’affaire du viol d’une adolescente à Mellassine à Tunis.

Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis 2 a ordonné ainsi émis 10 mandats de dépôt à l’encontre de suspects poursuivis dans cette affaire, dont 7 majeurs qui ont été immédiatement transférés à la prison civile de Mornaguia, deux mineurs placés dans un centre de rééducation pour mineurs délinquants, ainsi que la propriétaire du domicile, au sein duquel se sont déroulés les faits dramatiques, qui a été incarcérée à la prison pour femmes de la Manouba.

Par ailleurs, l’intermédiaire qui a mis en relation la propriétaire des lieux avec deux des principaux suspects, a quant à lui été remis en liberté à l’issue de son audience.

Cette vague de mandats de dépôt fait suite à l’audition formelle de la jeune victime par le magistrat instructeur, aojute la même source en précisant que les investigations entrent désormais dans une phase d’interrogatoires croisés : le juge d’instruction entendra successivement l’ensemble des mis en cause du 12 au 21 octobre afin de faire toute la lumière sur le déroulement exact des événements et le degré d’implication de chaque prévenu.

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Tunis | La 5e édition de la Foire du livre tunisien s’annonce à la Cité de la Culture

La Cité de la Culture Chadli Klibi accueille la 5ᵉ édition de la Foire nationale du livre tunisien du 23 octobre au 1er novembre 2026 sous le slogan inspirant « Avec la lecture… ta vie sera ensoleillée ».

Cet événement culturel majeur réunit 66 maisons d’édition tunisiennes venues présenter leurs plus récentes parutions et échanger avec le public.

Durant dix jours consacrés à la littérature et au savoir, les lecteurs sont invités à découvrir une programmation riche au cœur de la capitale.

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Affaire des manifestants du 19 septembre | Verdicts prononcés

​La chambre correctionnelle a rendu son verdict dans l’affaire des manifestants arrêtés après la marche de solidarité avec la Flotille Al-Soumoud du 19 septembre dernier.

Dans un post publié ce jeudi 8 octobre 2026 sur sa page Facebook, l’avocate Leila Haddad a précisé que les jeunes activistes Hadhami Hammami et Maryem Halfaoui ont été condamnées à une peine de six mois de prison avec sursis et Marwen Bedhiafi, à sept mois avec sursis.

​Malgré un jugement qualifié d’« inique » par Me Haddad, cette décision permet aux trois prévenus de retrouver la liberté et de regagner leurs foyers dès ce soir.

L’avocate a par ailleurs exprimé l’espoir de voir les autres jeunes détenus libérés lors des prochaines audiences sachant que l’audience de Kais Bouzouita a été reportée au 12 octobre pour les plaidoiries de la défense, avec un rejet de la demande de sa remise en liberté.

Y. N.

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Alerte météo | Pluies orageuses dès cette nuit : Les zones concernées

L’Institut national de la météorologie alerte sur un changement important marqué par de fortes pluies orageuses et une baisse sensible des températures dès la nuit de ce jeudi 8 octobre 2026.


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Des précipitations temporairement orageuses et localement abondantes toucheront d’abord les zones côtières du Nord et l’extrême Nord-Ouest de la Tunisie.

Ces intempéries s’étendront progressivement au cours de la journée du vendredi 9 octobre à l’ensemble du Nord, du Centre et localement au Sud du pays.

​Les prévisions font état de cumuls de pluie particulièrement importants dans les gouvernorats de Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzid, Kairouan ainsi que dans la région du Sahel.

Les quantités d’eau oscillent généralement entre 30 et 50 mm, pouvant atteindre localement jusqu’à 70 mm. Ces précipitations s’accompagneront de chutes de grêle par endroits et de fortes rafales de vent lors de l’apparition des nuages orageux.

​Parallèlement, une baisse marquée du mercure est attendue, en particulier sur le Nord de la Tunisie avec des maximales qui ne dépasseront pas les 20 à 24 °C en général, s’abaissant à 18 °C sur les hauteurs.

Y. N.

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Géologie et géophysique : trois chercheurs tunisiens dans le Top 40 mondial

Trois chercheurs tunisiens figurent aux premiers rangs nationaux dans le classement Top1000 Scholar 2026, pour la période de référence 2021-2025, dans la catégorie des « études géologiques et géophysiques dans le monde », qui recense 1000 chercheurs à l’échelle internationale.

Le professeur Younes Hamed, de la Faculté des sciences de Gafsa, arrive en tête du classement en Tunisie et au niveau mondial. Le professeur Hakim Gabtni, du Centre de Recherches et des Technologies des Eaux (CERTE) occupe la deuxième place en Tunisie et la 38e au niveau mondial. Le professeur Mohamed Soussi, de la Faculté des sciences de Tunis, se classe, pour sa part, troisième en Tunisie et 39e au niveau mondial.

La présence de trois chercheurs tunisiens parmi les 40 premiers au monde reflète la contribution des compétences tunisiennes au développement de la recherche en géologie et en géophysique, notamment dans le domaine des ressources en eaux souterraines. Cette distinction met également en lumière les contributions du CERTE et des établissements universitaires tunisiens au développement de la recherche scientifique et au renforcement de son rayonnement à l’échelle internationale.

Le Top1000 Scholar 2026, publié par Scholarly Index, est un classement international consacré à l’évaluation de l’influence de la recherche scientifique. L’édition 2026 s’appuie sur 2,31 millions de profils de chercheurs, répartis dans 20 grandes disciplines, 305 sous-domaines et 4516 thématiques de recherche. Le classement permet de mesurer à la fois l’impact scientifique cumulé sur l’ensemble de la carrière et l’influence récente des chercheurs sur la période 2021-2025.

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Jeudi : le ministère de la Famille lance une « Heure de prévention » à l’échelle nationale

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées organise jeudi, dans l’ensemble des régions du pays, une manifestation baptisée « Heure de prévention », dans le cadre de l’approche nationale participative visant à prévenir les comportements à risque.

Cette initiative, organisée en coordination avec les délégations régionales chargées de la Femme et de la Famille ainsi qu’avec les ministères, structures publiques et associations concernés, vise à offrir aux familles et aux élèves un espace d’écoute, d’accompagnement, de conseil et de sensibilisation.

Selon un communiqué du ministère, l’objectif est de renforcer la prévention collective face aux phénomènes et comportements à risque, à travers une approche fondée sur la sensibilisation et l’implication des différents acteurs concernés.

La manifestation se tiendra simultanément dans plusieurs établissements et espaces publics à travers les 24 gouvernorats.

Dans le Grand Tunis, des activités sont prévues notamment à l’école primaire 2 Mars à El Khadra (Tunis), à l’école primaire Ariana Sidi Jebali (Ariana), à l’école primaire Imam Sahnoun à la Nouvelle Médina (Ben Arous) et au Centre sectoriel de formation en travaux publics de Sidi Ali Hattab à Mornaguia (Manouba).

Des activités similaires sont également programmées dans les gouvernorats de Bizerte, Jendouba, Béja, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine, Gabès, Gafsa, Kébili, Tozeur, Médenine et Tataouine.

La manifestation associera les familles, les élèves et les différents intervenants dans les domaines de la sensibilisation, de l’information et de la prévention, afin de promouvoir une culture commune de prévention des comportements à risque.

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Recrutement public :  le lourd héritage des passe-droits

Pendant des années, des milliers de diplômés tunisiens ont attendu leur chance, multiplié les concours, déposé des dossiers et espéré intégrer la fonction publique. Pour une partie d’entre eux, cette attente s’est transformée en chômage de longue durée, avec le sentiment que les années d’études et les qualifications acquises ne suffisaient pas toujours pour accéder à un poste. La question revient aujourd’hui au premier plan avec la préparation de la mise en œuvre de la loi n°18 de 2025, consacrée au recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur restés longtemps sans emploi. Le dossier a été abordé au plus haut niveau de l’État.

Lors d’une réunion tenue le 5 octobre au palais de Carthage avec la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est penché sur l’avancement des mécanismes devant permettre l’application du nouveau dispositif. Au-delà de la question du recrutement des diplômés concernés, cette réunion remet surtout en lumière un problème beaucoup plus ancien : l’égalité d’accès à l’emploi public et les dysfonctionnements qui ont pu, au fil des années, fausser les règles du jeu.

Des années d’attente et un profond sentiment d’injustice

Le chômage des diplômés constitue depuis longtemps l’un des paradoxes du marché de l’emploi. L’université devait représenter un moyen d’améliorer les perspectives professionnelles et sociales. Pourtant, pour de nombreux jeunes, l’obtention d’un diplôme a été suivie d’une longue période d’inactivité ou d’emplois sans rapport avec leur formation. Plus les années passent, plus le retour vers le marché du travail devient difficile. Un diplômé qui reste cinq, dix ans ou davantage sans emploi voit progressivement son diplôme perdre de sa valeur sur le marché. Il se retrouve également en concurrence avec des générations plus jeunes qui viennent d’achever leurs études. Le chômage de longue durée finit ainsi par créer sa propre mécanique d’exclusion.

À cette difficulté économique s’ajoute une frustration particulière lorsque les personnes concernées estiment que les recrutements n’ont pas toujours reposé sur des critères transparents. La Présidence a notamment évoqué des irrégularités liées aux qualifications présentées lors de certaines embauches ainsi que des situations dans lesquelles les compétences universitaires normalement requises n’auraient pas été respectées. La question dépasse donc le simple nombre de postes disponibles. Elle touche directement à la confiance dans les institutions et dans les procédures de sélection. Lorsqu’un diplômé estime que ses chances ne dépendent plus de sa formation, de ses compétences ou de critères clairement établis, c’est la notion même de mérite qui se trouve fragilisée.

Quand les réseaux prennent le dessus sur les compétences

Le problème devient encore plus sensible lorsque les relations personnelles, les appartenances ou les réseaux d’influence interviennent dans l’accès à l’emploi. Dans un contexte marqué par la rareté des postes publics et par un chômage élevé, chaque recrutement effectué en dehors de règles équitables peut signifier qu’un autre candidat, pourtant qualifié, reste sur le bord du chemin. C’est précisément cette dimension que le Chef de l’État a mise en avant en considérant que certains chômeurs de longue durée ont subi les conséquences de pratiques qui les ont écartés de possibilités auxquelles ils auraient normalement pu prétendre.

Ces dérives ont également un coût pour l’administration. Recruter une personne qui ne possède pas les qualifications nécessaires ne constitue pas seulement une injustice envers les autres candidats. Cela peut aussi affecter la qualité du service public. Une administration efficace suppose que les postes soient occupés en fonction des compétences nécessaires et des besoins réels des structures concernées. S’y ajoute la question des finances publiques. Les recrutements injustifiés, les avantages accordés sans fondement ou la création de situations privilégiées pèsent finalement sur le budget de l’État. Dans un pays confronté à des marges financières limitées, la masse salariale publique ne peut être considérée indépendamment de l’efficacité des recrutements.

Réparer les injustices sans créer de nouvelles inégalités

La loi n°18 de 2025 entend apporter une réponse à une catégorie particulièrement vulnérable : les diplômés qui sont restés durablement sans emploi. Son application représente donc une étape très attendue par des personnes qui considèrent avoir payé pendant des années le prix des déséquilibres du marché du travail et, parfois, de procédures de recrutement contestables. Mais le défi sera désormais de garantir que le mécanisme exceptionnel lui-même repose sur des critères précis, vérifiables et transparents. Corriger les injustices du passé ne peut fonctionner que si les nouvelles procédures évitent de reproduire les mêmes travers. Il faudra notamment concilier la situation sociale des chômeurs de longue durée avec les besoins effectifs des administrations et des établissements publics. Le recrutement ne peut constituer une réponse durable que lorsque les profils correspondent aux postes à pourvoir et que l’intégration professionnelle permet réellement de renforcer les services publics.

Cette réforme pose finalement une question qui dépasse largement le sort des seuls diplômés concernés : comment restaurer la confiance dans le recrutement public ? Pour les nouvelles générations qui sortent aujourd’hui de l’université, la réponse sera déterminante. Elles doivent pouvoir être convaincues que leurs études, leurs compétences et leurs efforts restent les principaux critères permettant d’accéder à un emploi. L’enjeu n’est donc pas seulement de donner aujourd’hui une chance à ceux qui attendent depuis des années. Il est aussi de mettre fin à une culture du passe-droit qui, lorsqu’elle s’installe, produit une double perte : elle prive des citoyens qualifiés de leurs perspectives professionnelles et prive l’État des compétences dont il a besoin.

Leila SELMI

 

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Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson

Partie le 27 septembre 2026 de Menzel Bouzaiane, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, en direction du palais présidentiel de Carthage, la marche des diplômés chômeurs réclament l’application de la loi n° 18 du 22 décembre 2025 relative au recrutement exceptionnel dans fonction et les entreprises publiques, des diplômés de l’enseignement supérieur restés longtemps sans emploi, s’est terminée en queue de poisson sans que les marcheurs n’aient pu obtenir satisfaction.

Latif Belhedi

La mobilisation, qui comptait initialement 23 personnes, a progressivement rallié de nouveaux participants en cours de route. Selon le comité de coordination, le nombre de participants a dépassé les 120 personnes, incluant des chômeurs venus d’autres gouvernorats ainsi que des membres de leurs familles ayant choisi de les accompagner.

«Nous voulons l’application de la loi, pas une rencontre avec le président», a déclaré à la presse Nesma Mahfoudhi, l’une des coordinatrices de la marche, résumant ainsi la position des participants.

Un emploi offert sur un plateau d’argent

La revendication porte sur l’ouverture de la plateforme numérique prévue par la réglementation, la définition d’un calendrier de recrutement et le lancement de la première tranche avant la fin de 2026, le recrutement devant se faire sur une période maximale de trois ans et selon des critères prenant notamment en compte l’âge — avec une priorité accordée aux personnes de plus de 40 ans —, l’année d’obtention du diplôme, la situation sociale et le principe d’un seul bénéficiaire par famille.

A leur arrivée aux portes de Tunis, après une marche de quelque 300  kilomètres à pieds, marquée par une grande fatigue et des problèmes de santé – plusieurs participants ayant dû recevoir des soins lors des différentes étapes -, les marcheurs ont été empêchés d’avancer davantage et sommés de rentrer au bled les mains vides. L’une des marcheuses, qui s’est montrée intraitable dans la défense de ce qu’elle considère comme un droit, a été arrêtée.

«Votre appel a été entendu par le président de la république», leur a-t-on dit, et des mesures seront prises bientôt pour accélérer l’application de la loi n° 18/2025, qui engage le gouvernement à recruter les diplômés chômeurs par tranches. Mais comme ils se sont lassés des promesses non tenues et qu’ils traînent leur détresse depuis plusieurs années, certains depuis 15 ans et plus, les diplômés chômeurs de Menzel Bouzaiane, l’un des berceaux de la révolution de 2011, rechignent à donner foi à la nouvelle promesse. Et le malaise reste entier. Le malentendu aussi. Car toute cette affaire est né d’un malentendu qu’il va être difficile de lever.

En effet, les membres de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), qui sont derrière la «Marche de la dignité», pensent, sans doute à tort, qu’un diplôme ouvre automatiquement la voie à un recrutement dans la fonction publique qui, de ce point de vue, devient un droit inaliénable. Or, on le sait, cela est totalement faux. Un diplôme, quel qu’il soit, est à peine une ligne dans un CV, un indicateur de mérite parmi d’autres. Un emploi ne s’offre pas, il se mérite, par la motivation, le talent, l’expérience et la confiance que l’on inspire à l’employeur.

Un diplômé ne doit donc pas dormir sur ses lauriers et attendre un hypothétique emploi dans la fonction publique qui risque de ne jamais venir : son diplôme ne vaut rien s’il n’est pas complété par des formations, des acquis, des savoir-faire… C’est ce que les responsables auraient dû expliquer à ces jeunes diplômé(e)s dont certain(e)s sont presque quinquagénaires. Et non succomber à un populisme de mauvais aloi, dicté par des calculs électoralistes, en leur faisant miroiter la perspective d’un emploi offert sur un plateau d’argent.

Une loi populiste qui n’aurait pas dû être promulguée

Disons les choses clairement et sans détour : la fameuse loi n° 18/2025, qui a été défendue par tous les partis politiques et les organisations de la société civile, y compris l’UGTT, la centrale ouvrière, et portée par le président Kaïs Saïed, n’aurait jamais dû être promulguée parce qu’elle est inapplicable dans un pays faisant face à une grave crise financière et dont le déficit budgétaire continue de se creuser sur fond d’endettement, intérieur et extérieur, d’inflation structurelle et de croissance économique atone peinant à atteindre 1,5 ou 2 %.

Cette loi est d’autant plus inapplicable, également, que la fonction publique en Tunisie emploie plus de 700 000 salariés – là où des pays d’une même grandeur démographique se contenteraient de 200 000 ou 300 000. Près du tiers de ces salariés sont payés d’ailleurs pour ne rien faire, des employés fantômes percevant des salaires fictifs et protestant régulièrement pour exiger des augmentations salariales. Beaucoup d’entre eux ont du reste un second emploi, réel celui-là, dans la contrebande et le marché parallèle qui nuit à l’économie nationale et grève les recettes de l’État par l’évasion fiscale.

Au lieu de faire de vagues promesses et de prendre des engagements solennels qu’il n’est pas en mesure de respecter, l’État  aurait dû jouer, plus efficacement et avec plus de détermination, le rôle qui est censé être le sien dans la gestion des affaires publiques :  mettre en place les conditions requises pour impulser l’investissement, la croissance, la création de richesses et d’emplois, seul moyen pour réduire le déficit budgétaire, l’endettement et le chômage structurel qui touche, bon an mal an, autour de 15% de la population active.

A notre connaissance, l’humanité n’a pas inventé d’autres moyens pour sortir du sous-développement, de la pauvreté et de la dépendance de l’aide étrangère qui sont aujourd’hui le lot des Tunisiens soixante-dix ans après leur indépendance. Et c’est dommage…  

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Sousse | Arrestation d’un fugitif visé par 30 avis de recherche

La brigade de la police judiciaire de Sousse Sud a réussi à interpeller un dangereux fugitif, originaire de Tunis, faisant l’objet de 30 mandats de recherche.

Âgé de 46 ans, ce dernier est recherché par diverses unités sécuritaires et autorités judiciaires pour des affaires, allant du trafic de stupéfiants aux vols qualifiés, en passant par des actes de violence aggravée.

Localisé au quartier de la Cité El Riadh à Sousse, il a été arrêté et placé en garde à vue, avant d’être présenté devant les instances judiciaires compétentes pour répondre des nombreuses charges qui pèsent contre lui.

Y. N.

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ATAMCS-IFT | Une journée dédiée au dépistage et à la prévention du cancer du sein

L’Institut français de Tunisie ouvre ses portes pour une journée consacrée au dépistage et à la prévention du cancer du sein, en partenariat avec l’Association tunisienne d’assistance aux malades du cancer du sein (ATAMCS).

Une journée pour s’informer, poser ses questions, écouter, échanger et surtout ne pas remettre à demain ce qui peut contribuer à préserver sa santé.

Au programme : dépistage gratuit, échanges, ateliers et témoignages des bénévoles de l’ATAMCS, précisent les organisateurs, en commentant : «Parce que la prévention n’est pas une simple date dans le calendrier. C’est un rendez-vous avec soi-même ».

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La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud, lauréate du prix «France 2026 L’Oréal-Unesco»

L’Ambassadeur de Tunisie, M. Dhia KHALED, a participé, le 7 octobre 2026, à la cérémonie de remise du prestigieux Prix « France 2026 L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science », décerné en partenariat avec l’Académie des sciences.

Ce Prix récompense, chaque année, 35 chercheuses de différents pays, ayant un profil fort prometteur, pour l’excellence de leurs travaux et leur contribution remarquable à la recherche scientifique. Les lauréates ont été sélectionnées par une cinquantaine d’académiciennes et d’académiciens.

La cérémonie a été marquée par la remise d’un prix à la chercheuse tunisienne Mme Dhekra Mahmoud, ancienne diplômée de l’ENIT et actuellement post-doctorante, au laboratoire CISPA, leader mondial de la cybersecurité, où elle mène un projet de recherche sur la sécurité informatique.

L’Ambassade de Tunisie en France félicite chaleureusement Mme Dhekra Mahmoud pour la qualité de son travail de recherche et pour son parcours distingué, qui illustre l’attachement des femmes scientifiques tunisiennes à persévérer sur la voie du savoir et de l’excellence.

L’Ambassade félicite également, et à travers elle l’ensemble de la communauté scientifique et universitaire tunisienne en France pour son engagement dans la promotion de la recherche scientifique et de la coopération tuniso-française.

Communiqué

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