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Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel

Le passeport numérique des produits se déploie progressivement dans l’Union européenne, avec une première échéance majeure pour certaines batteries dès février 2027. Pour les industriels tunisiens de l’automobile, du textile et de l’électronique, l’enjeu est d’anticiper les obligations propres à chaque filière et de fiabiliser les données exigées par les chaînes de valeur européennes.

La transition écologique européenne ne se joue plus seulement dans les matériaux utilisés ou dans les émissions générées par les produits. Elle passe aussi par les informations que les fabricants doivent pouvoir fournir sur leur origine, leur composition, leur durabilité et leur fin de vie. Pour les entreprises tunisiennes qui travaillent avec des clients européens, cette évolution annonce un chantier industriel et numérique : organiser la traçabilité des produits et rendre les données accessibles selon des formats standardisés.

Des obligations progressives, pas une norme unique

C’est l’un des enjeux de la journée d’information consacrée au passeport numérique des produits, organisée le 7 octobre 2026 au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), avec notamment la Tunisian Automotive Association (TAA), le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), le Cluster Mecatronic Tunisie et ELENTICA, avec le soutien de la GIZ.

Le cadre européen repose notamment sur le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), adopté en 2024. Le passeport numérique doit permettre de consulter des informations fiables sur un produit au moyen d’un identifiant et d’un support de données, comme un code lisible par machine. Son contenu et les acteurs concernés seront précisés en fonction des catégories de produits.

Le calendrier est déjà plus concret pour certaines batteries. À compter du 18 février 2027, un passeport numérique sera obligatoire pour les batteries de véhicules électriques, certaines batteries industrielles de plus de 2 kWh et celles destinées aux moyens de transport légers. Les données concernées porteront notamment sur l’identification, les caractéristiques et les informations nécessaires à l’évaluation de la durabilité et du cycle de vie.

Pour le textile, les actes européens spécifiques sont attendus en 2027. Le programme européen prévoit également des travaux sectoriels pour les pneus et l’aluminium en 2027, le mobilier en 2028 et les produits liés aux technologies de l’information et de la communication en 2029.

Les sous-traitants devront mieux maîtriser leurs données

Pour les industriels tunisiens, l’enjeu dépasse la création d’un QR code. Il faudra identifier les informations disponibles, vérifier leur fiabilité, organiser leur mise à jour et déterminer quelles données doivent être transmises aux clients ou aux autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

Dans l’automobile et l’électronique, cela peut concerner les composants, les matières utilisées, les informations de conformité et, selon les textes applicables, les caractéristiques environnementales. Dans le textile, la composition des fibres et la traçabilité des matières pourraient prendre une importance accrue au fil de l’adoption des règles sectorielles. Les données effectivement requises dépendront toutefois de chaque catégorie de produits et de sa réglementation.

Le passeport numérique ne signifie pas que chaque sous-traitant tunisien sera automatiquement responsable de créer celui du produit final. Les obligations juridiques s’appliquent aux opérateurs désignés par les textes européens ; les fournisseurs devront néanmoins être en mesure de communiquer les informations demandées par leurs donneurs d’ordre.

Anticiper pour préserver l’accès aux marchés

Cette évolution appelle un travail de préparation : cartographier les produits exportés, identifier les règles qui leur seront applicables, examiner les systèmes informatiques et clarifier les échanges de données avec les clients européens. Elle peut aussi nécessiter de nouvelles procédures de documentation et une coordination plus étroite entre production, qualité, achats et systèmes d’information.

L’échéance des batteries en février 2027 constitue le premier repère majeur pour les entreprises concernées. Pour les autres filières, le calendrier dépendra des textes sectoriels à venir. L’objectif n’est donc pas de déclarer toutes les exportations tunisiennes déjà soumises au passeport numérique, mais d’éviter que les entreprises découvrent trop tard les exigences correspondant à leurs produits.

Pour la Tunisie, dont plusieurs filières industrielles sont intégrées aux chaînes de valeur européennes, la traçabilité devient ainsi un enjeu de préparation commerciale autant que de transition écologique. La capacité à fournir des données exactes, structurées et vérifiables pourrait compter de plus en plus dans la relation avec les donneurs d’ordre.

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Tourisme en Tunisie : 7,1 millions d’entrées, mais les hôtels perdent des nuitées

La fréquentation aux frontières reste élevée, mais l’activité hôtelière tunisienne s’essouffle. De janvier à août 2026, les entrées de non-résidents ont légèrement reculé, tandis que les nuitées ont baissé de 2,4% et le taux d’occupation est tombé à 42,7%. Un décalage qui prolonge la question des 177 hôtels fermés : comment transformer les flux touristiques en activité durable pour les établissements ?

Les chiffres racontent deux réalités différentes du tourisme tunisien. Selon les données du ministère du Tourisme et de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la Tunisie a enregistré 7 124 754 entrées de non-résidents au cours des huit premiers mois de 2026, soit une baisse de 0,5% sur un an. Dans le même temps, les hôtels ont totalisé 18,58 millions de nuitées, en recul de 2,4%.

Le taux d’occupation relatif est passé de 44,7% à 42,7%, alors même que la capacité moyenne mise en exploitation a progressé de 2,3%, pour atteindre 179 097 lits. Autrement dit, l’offre disponible a augmenté tandis que son utilisation s’est contractée.

Les entrées aux frontières ne garantissent pas les nuitées

Cette divergence tient d’abord à la différence entre les indicateurs. Les entrées aux frontières comptabilisent les non-résidents qui arrivent en Tunisie, sans signifier qu’ils séjournent dans un hôtel. Les nuitées mesurent, elles, l’activité effective des établissements d’hébergement concernés.

La composition des flux constitue une piste importante. Les marchés maghrébins représentent 50,1% des entrées de non-résidents sur la période, mais leur fréquentation recule de 4,2%. Les arrivées de Libye diminuent notamment de 11,4%, tandis que celles d’Algérie progressent légèrement de 0,8%. À l’inverse, les entrées européennes augmentent de 3,1%.

Des disparités régionales qui accentuent le problème

Les résultats varient fortement selon les destinations. À Sousse, les arrivées hôtelières progressent de 4%, mais les nuitées diminuent de 4%. À Nabeul-Hammamet, les arrivées augmentent de 2,9%, alors que les nuitées reculent de 6%. À Tunis-Côtes de Carthage, leur baisse atteint 11,2%.

À l’inverse, Mahdia enregistre une hausse de 13,8% des nuitées, à 1,14 million, et un taux d’occupation de 61,5%. Ces écarts montrent que la dynamique touristique ne profite pas uniformément aux régions.

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Budget 2026 : Les transferts sociaux atteignent 2,22 milliards de dinars en six mois

Les dépenses de l’État consacrées aux transferts destinés aux programmes sociaux ont atteint 2,221 milliards de dinars au premier semestre 2026, en hausse de 24,1% sur un an. À fin juin, leur taux d’exécution s’élevait à 47,6% des crédits inscrits dans la loi de finances.

Les transferts sociaux poursuivent leur progression dans les dépenses publiques tunisiennes. Selon les données du ministère des Finances relatives à l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, les sommes consacrées à ces programmes ont augmenté de 431 millions de dinars par rapport à la même période de 2025.

Cette évolution intervient dans un contexte de pressions sur les finances publiques, alors que l’État doit concilier le financement des dispositifs sociaux, la maîtrise des dépenses et les besoins d’investissement.

Plus de 47% des crédits annuels consommés

Avec 2,221 milliards de dinars dépensés en six mois, les transferts sociaux représentent 47,6% des crédits prévus pour l’ensemble de l’année 2026. Ce taux d’exécution est proche de la moitié de l’enveloppe annuelle, au terme du premier semestre.

Ces dépenses couvrent plusieurs dispositifs, notamment les programmes de solidarité nationale, les aides destinées aux ménages à revenu limité, le logement social, les bourses universitaires et les aides scolaires et universitaires. Elles comprennent également des interventions en faveur des collectivités locales.

Le ministère des Finances présente ces mécanismes comme des instruments de redistribution des revenus, de lutte contre la pauvreté et de soutien aux catégories vulnérables.

Le défi de l’équilibre budgétaire

Dans ses orientations relatives au projet de budget 2027, le ministère souligne la nécessité de concilier la stabilité financière, le soutien à la croissance et le maintien du rôle social de l’État.

Cette orientation s’accompagne d’objectifs de rationalisation des dépenses publiques, d’amélioration du rendement des crédits et de mobilisation de ressources supplémentaires, notamment à travers le renforcement du recouvrement fiscal et la lutte contre l’évasion fiscale.

L’enjeu pour le budget 2027 sera donc de maintenir les interventions sociales tout en assurant le financement des services essentiels et des projets de développement, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques internationales.

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Vacances d’hiver : Les professionnels du tourisme réclament des congés jusqu’au 1er janvier

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien demande de prolonger les vacances scolaires d’hiver jusqu’au 1er janvier 2027. Elle propose également d’alterner les congés entre les cinq régions éducatives pour mieux répartir la fréquentation touristique et soutenir les destinations de l’intérieur du pays.

Les vacances scolaires d’hiver devraient-elles être adaptées aux enjeux du tourisme intérieur ? C’est la demande formulée par la Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (Fi2T), qui estime que le calendrier retenu pour l’année scolaire 2026-2027 risque de limiter les séjours des familles pendant les fêtes de fin d’année.

Étaler les vacances pour mieux répartir la demande

Fixées du 14 au 27 décembre 2026, les vacances s’achèveront avant le Nouvel An. Dans un communiqué relayé vendredi 9 octobre par l’agence TAP, la Fédération fait part de ses préoccupations quant aux conséquences de cette programmation sur la fréquentation touristique et la rentabilité des opérateurs du secteur.

Elle recommande de prolonger les congés jusqu’au 1er janvier 2027. Cette extension permettrait aux familles tunisiennes de profiter davantage des offres proposées pendant les fêtes et donnerait aux professionnels plus de latitude pour organiser leurs programmes et leurs séjours.

Cinq régions éducatives pour mieux répartir les départs

La Fédération avance une seconde proposition : instaurer une alternance des vacances scolaires entre les cinq régions éducatives du pays.

L’objectif serait d’étaler les départs au lieu de concentrer la demande sur une seule période. Cette organisation pourrait notamment profiter aux régions intérieures à vocation touristique, à l’instar du Sud tunisien, en favorisant une fréquentation répartie sur plusieurs semaines.

Selon la Fi2T, une telle mesure contribuerait également à réduire la pression sur les établissements touristiques, à mieux utiliser les capacités d’hébergement disponibles et à limiter les hausses de prix liées aux périodes de forte demande.

La Fédération défend ainsi une meilleure coordination entre le calendrier scolaire et les objectifs de développement du tourisme intérieur, qu’elle considère comme un levier de développement régional et un facteur d’accès aux loisirs pour les familles tunisiennes.

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Automobile : Le groupe espagnol ARSAM veut élargir son activité à Sousse, au service des équipementiers tunisiens

Le groupe espagnol Suministros ARSAM annonce une extension prochaine de son investissement en Tunisie pour accompagner la croissance de ses activités locales. Implantée à Sousse depuis 2024, sa filiale fournit des solutions d’organisation et d’optimisation de la production, notamment aux entreprises du câblage automobile.

Le secteur tunisien des composants automobiles attire une nouvelle fois l’attention d’un groupe industriel étranger. Suministros ARSAM S.A., entreprise espagnole spécialisée dans les fournitures industrielles et l’ingénierie, prévoit de renforcer ses investissements en Tunisie. L’annonce a été faite par son directeur général, Jaime Samon, lors d’une rencontre tenue le 8 octobre 2026 avec Jalel Tebib, directeur général de FIPA-Tunisia et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA).

Selon un communiqué de FIPA-Tunisia, les échanges ont porté sur les activités d’ARSAM Tunisie dans le secteur des composants automobiles et sur les perspectives d’extension de la filiale. Les deux parties ont convenu de collaborer afin de concrétiser le projet dans les meilleurs délais.

Un fournisseur de solutions industrielles pour le câblage automobile

L’intérêt de cette annonce tient notamment à la nature des activités exercées par ARSAM Tunisie. Contrairement aux fabricants de composants directement intégrés aux véhicules, l’entreprise intervient dans l’environnement industriel de ses clients.

Basée à Sousse, la filiale est spécialisée dans les solutions de Lean Manufacturing, une approche visant à améliorer l’efficacité des processus de production, ainsi que dans les structures tubulaires modulaires destinées notamment aux grandes entreprises locales du câblage automobile.

Ces équipements permettent d’organiser les postes de travail et les espaces de production en fonction des besoins des industriels. Le développement de cette activité accompagne ainsi les besoins opérationnels des entreprises manufacturières.

Fondée en 1954, la société espagnole Suministros ARSAM intervient dans la distribution de fournitures industrielles, le conseil technique et l’ingénierie liés à la maintenance, à la réparation et aux opérations industrielles. Le groupe indique accompagner plus de 4000 entreprises en Europe et au Maghreb. Outre la Tunisie, il est également présent au Portugal et au Maroc.

Les incitations à l’investissement au cœur des discussions

Lors de la rencontre du 8 octobre, Jalel Tebib a souligné l’importance des composants automobiles dans le tissu industriel tunisien et les possibilités offertes aux entreprises étrangères. Il a également présenté les incitations prévues par la législation tunisienne sur l’investissement dont ARSAM pourrait bénéficier.

Ces échanges interviennent dans un contexte où la filière automobile constitue un axe de développement industriel pour la Tunisie. Toutefois, l’annonce d’ARSAM doit encore être précisée pour en apprécier la portée économique : nature des nouvelles installations ou capacités envisagées, montant mobilisé et éventuelles créations d’emplois.

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Les VE d’occasion gagnent des parts de marché en Europe

Les véhicules électriques d’occasion gagnent constamment des parts de marché sur les principaux marchés européens (Espagne, Autriche, France, Allemagne, Suisse et Royaume-Uni) et deviennent un segment important du marché de l’occasion. Leur popularité devrait continuer de croître dans les années à venir.

Les données publiées par JD Power montrent qu’en Espagne, en août dernier, les modèles électriques âgés de deux à quatre ans se sont vendus en moyenne en 66,1 jours, contre 28,9 jours à la même période l’année précédente. Au Royaume-Uni, ce délai était de 27,9 jours et en Allemagne, de 43,7 jours.

Le problème majeur pour cette catégorie de véhicules réside dans la valeur résiduelle. En Allemagne, un véhicule électrique de trois ans affichant 60 000 kilomètres au compteur conserve 38,3 % de sa valeur, contre 34,2 % au Royaume-Uni. Contrairement à la croissance du marché des véhicules électriques d’occasion, les perspectives pour les véhicules thermiques d’occasion sont moins optimistes. Sur les marchés suivis par JD Power, le délai de vente d’une voiture diesel a augmenté, principalement en août.

Un élément clé de cette situation réside dans le prix élevé et constant des carburants, qui incite les consommateurs à se tourner vers la mobilité électrique. Par ailleurs, on trouve sur le marché européen d’excellentes voitures électriques d’occasion, offrant une grande autonomie, un équipement complet et des technologies de pointe.

Bien sûr, le marché des voitures électriques d’occasion en Espagne reste encore modeste, avec environ 23 400 immatriculations au cours des huit premiers mois de 2026. En incluant les hybrides rechargeables, la part de marché des véhicules électriques d’occasion atteint 4,8 %. La situation est similaire dans plusieurs pays européens.

L’analyse du marché révèle que les véhicules électriques d’occasion récents se vendent relativement vite. Ce qui est certain, c’est qu’avec le temps et l’expiration des contrats de leasing en Europe, des opportunités d’acquérir des voitures électriques à des prix très abordables se présenteront.

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Tunisie : Orages, grêle et rafales de plus de 80 km/h attendus ce soir

Des pluies temporairement orageuses sont attendues vendredi soir dans la plupart des régions tunisiennes. Les précipitations pourraient être intenses dans le Nord et localement dans le Centre, avec un risque de grêle et des rafales de vent dépassant 80 km/h sous les orages.

Des pluies parfois intenses

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les précipitations concerneront la plupart des régions du pays dans la soirée du vendredi 9 octobre. Elles pourraient être particulièrement intenses dans le Nord et localement dans le Centre, tandis que des chutes de grêle restent possibles par endroits.

Des vents forts et une mer très agitée

Le vent soufflera du secteur nord. Il se renforcera près des côtes orientales et dans le Sud, où des phénomènes de sable sont également attendus. Dans les autres régions, il sera initialement faible à modéré, avant de se renforcer lors du passage des orages. Des rafales pourraient alors dépasser 80 km/h.

La mer sera très agitée. Durant la nuit, les températures varieront généralement entre 15 et 20°C dans le Nord et le Centre, contre 21 à 26°C dans le Sud.

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Marokko – Amnesty-Bericht beschuldigt Geheimdienst DGST gezielter Überwachung von Aktivisten und Journalisten

SmartphoneEine neue Untersuchung von Amnesty International wirft den marokkanischen Sicherheitsbehörden den systematischen Einsatz von Spionagesoftware und physischer Überwachung vor. Die Ergebnisse stützen sich auf Aussagen eines ehemaligen Geheimdienstmitarbeiters sowie auf digitalforensische Daten. Berlin – Die Menschenrechtsorganisation Amnesty International AI hat in einem neuen Bericht schwere Vorwürfe gegen die marokkanischen Sicherheitsbehörden erhoben. Demnach nutze die Inlandsgeheimdienst-Direktion […]

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Tunisie : Les livreurs menacent de faire grève les 28 et 29 octobre

Les agents de livraison à Tunis menacent de suspendre leur activité pendant deux jours, les 28 et 29 octobre 2026, pour faire entendre leurs revendications professionnelles. Dans une notification de grève, l’Union régionale du travail de Tunis dénonce des revendications restées sans réponse et ce qu’elle qualifie de refus de dialogue de la part de l’administration.

Ce mouvement annoncé intervient dans un contexte de tensions autour des conditions de travail dans le secteur de la livraison, devenu un maillon important de la distribution des marchandises, du commerce en ligne et des services. Si les revendications précises des agents concernés n’ont pas été détaillées dans l’annonce disponible, leur mobilisation remet sur la table la question des droits professionnels et des conditions d’exercice de ce métier.

Derrière la menace de grève, des difficultés qui traversent le secteur

La situation des agents de livraison ne peut être dissociée des mutations du secteur en Tunisie. Le développement du commerce électronique et des services de livraison rapide a renforcé le rôle de ces travailleurs, qui assurent le lien entre les commerçants, les entreprises et les clients. Pourtant, les conditions d’exercice du métier varient considérablement selon les entreprises, les contrats et les formes d’organisation du travail.

Les difficultés sont particulièrement visibles dans la livraison via les plateformes numériques. Les dépenses liées au carburant, à l’entretien des véhicules et à la connexion mobile, les risques d’accidents et l’irrégularité des revenus figurent parmi les problèmes soulevés par les livreurs. En juillet 2026, des livreurs d’applications avaient notamment réclamé une meilleure rémunération et des garanties minimales de revenus, illustrant les tensions autour de la rentabilité de leur activité.

Il convient toutefois de distinguer ces travailleurs indépendants des agents employés par des entreprises de livraison : leurs statuts et leurs revendications ne sont pas nécessairement identiques. Dans le cas du mouvement annoncé à Tunis, le contenu détaillé des demandes professionnelles reste à préciser.

Le statut des livreurs et leur protection sociale au cœur du débat

La question dépasse les seules revendications salariales. Elle concerne également la stabilité de l’emploi, la couverture sociale, l’assurance contre les accidents du travail et la clarification des responsabilités entre les travailleurs, les entreprises et les plateformes numériques.

Le débat a pris une nouvelle dimension en 2026. En juillet, l’UGTT avait demandé à être associée aux travaux de révision du Code du travail concernant notamment les travailleurs des plateformes numériques. En septembre, le ministère des Affaires sociales a annoncé le lancement d’une plateforme numérique destinée à renforcer le contrôle de l’Inspection du travail, y compris pour les travailleurs des plateformes de livraison.

Lire aussi : Tunisie : La révolte des livreurs

Ces initiatives témoignent de la nécessité de mieux encadrer une activité en pleine évolution. Mais l’amélioration des mécanismes de contrôle ne règle pas, à elle seule, les différends professionnels au sein des entreprises.

Le préavis annoncé pour les 28 et 29 octobre constituera donc un nouveau test pour le dialogue social dans le secteur. L’issue dépendra notamment de la nature exacte des revendications, de la réponse de l’administration et de l’ouverture éventuelle de négociations avant la date prévue. Si le mouvement est maintenu, ses répercussions dépendront du nombre d’agents concernés et des activités de livraison touchées.

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Après la France, la Belgique s’embrase : Les manifestations gagnent Bruxelles

La contestation sociale prend de l’ampleur en Europe. Après plusieurs jours de mobilisation des lycéens en France, la Belgique connaît à son tour une vague de protestations, sur fond de coupes budgétaires, de hausse du coût de la vie et de colère contre les réformes de l’enseignement. Vendredi 9 octobre 2026, Bruxelles est également le théâtre d’une manifestation nationale qui perturbe les transports et donne lieu à des affrontements avec la police.

Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées dans la capitale belge à l’appel des syndicats, pour dénoncer les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement fédéral. Les organisateurs ont évoqué jusqu’à 50 000 participants, tandis que la police en a dénombré environ 30 000.

Des milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles

La manifestation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large contre les restrictions budgétaires et la hausse du coût de la vie. Les transports publics, les écoles et le trafic aérien figurent parmi les secteurs affectés par la grève nationale.

Des affrontements ont également éclaté à proximité de la gare centrale de Bruxelles. Des individus masqués ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces de l’ordre et incendié plusieurs objets, notamment des vélos et des trottinettes. La police a répondu par des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges.

Les autorités ont toutefois précisé que les personnes impliquées dans ces violences n’étaient pas liées à la manifestation syndicale principale.

Après les lycéens français, la colère gagne aussi la Belgique francophone

Le plan contesté prévoit notamment une réduction des dépenses de 500 millions d’euros d’ici 2029. L’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur et la hausse du nombre d’heures de travail des enseignants figurent parmi les mesures qui suscitent l’opposition des élèves et des personnels éducatifs.

À Liège, plusieurs journées de manifestations ont été marquées par des dégradations et des interventions policières. Plus de 100 personnes avaient été interpellées lors des rassemblements des 6 et 7 octobre, selon les informations rapportées par Al Jazeera à partir de dépêches d’agences internationales.

La mobilisation belge ne se limite pas à la journée d’action syndicale. Depuis le 1er octobre, des lycéens de la Fédération Wallonie-Bruxelles protestent contre les réformes de l’enseignement et les économies prévues dans le secteur éducatif.

Lire aussi : Protestations dans les lycées : Trump accuse l’islam de vouloir « s’emparer » de la France

Si les images de ces mobilisations rappellent celles observées en France, les revendications belges possèdent leurs propres ressorts. Les lycéens dénoncent notamment les conséquences des restrictions budgétaires sur leur avenir et leurs conditions d’apprentissage.

Les deux mouvements illustrent ainsi les tensions que provoquent les politiques d’économies dans plusieurs pays européens, alors que les gouvernements cherchent à maîtriser leurs dépenses publiques. La proximité des mobilisations ne suffit cependant pas à établir qu’elles relèvent d’un mouvement européen coordonné.

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Octobre à la BCE : les faucons et les colombes s’affrontent

Le débat au sein de la Banque centrale européenne (BCE) devrait être intense avant la réunion de fin octobre, au cours de laquelle les responsables de la banque seront appelés à se prononcer sur l’orientation des taux d’intérêt.

« Nous avons relevé les taux d’intérêt lors de la dernière réunion », a déclaré Ante Zigman, membre du Conseil des gouverneurs de la banque et gouverneur de la Banque centrale de Croatie, jeudi 8 octobre depuis Poreč, en Croatie. « Il est naturel que nous ayons des discussions très approfondies sur la marche à suivre et les décisions que nous prendrons lors de la prochaine réunion », a-t-il ajouté, relève Bloomberg.

Pour sa part, le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE et gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a déclaré que le choc géopolitique de la crise au Moyen-Orient frappe toutes les économies, même celles dont les finances publiques sont plus solides. Il a évoqué également l’impact de l’inflation sur les rendements obligataires mondiaux. Mais il a évité de faire directement référence aux problèmes auxquels son propre pays est confronté, note l’agence.  « Nous constatons une forte corrélation entre le prix du pétrole, les taux d’intérêt à long terme aux États-Unis et les taux d’intérêt en Europe », a-t-il dit lors d’un discours à Istanbul. « Cette hausse des taux d’intérêt affecte tous les pays, quelle que soit leur situation budgétaire. En réalité, les pays dont les finances publiques sont très solides sont tout autant touchés que ceux dont les finances publiques sont plus fragiles ».

Le gouverneur de la Banque de France a fait ces déclarations à un moment où la France est au centre de l’attention des investisseurs, en raison des difficultés qu’elle rencontre pour approuver son budget et limiter son déficit colossal.

Rappelons que la BCE a relevé ses taux d’intérêt en juin et en septembre. Cependant, le marché anticipe un maintien des coûts d’emprunt inchangés lors de sa réunion du 29 octobre, avant un nouveau relèvement des taux lors de sa réunion de décembre, indique encore Bloomberg.

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Le prix Nobel de la paix 2026 attribué à la juriste Navi Pillay, défenseure incisive du droit international face aux crimes de guerre

Le comité Nobel norvégien a décerné, vendredi 9 octobre, le prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay. À 85 ans, cette figure majeure du droit international est récompensée pour « ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international ».

Président du comité Nobel, Jørgen Watne Frydnes a salué le « courage » et l’« intégrité » exceptionnels d’une magistrate au rôle crucial dans la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides. Le comité a rappelé l’urgence d’un tel choix à une époque de tensions mondiales majeures, soulignant que « les institutions du droit international sont sous attaque » et que les juges incarnent « la ligne rouge qui sépare l’ordre du chaos ».

La portée de son travail sur les territoires palestiniens et Gaza

Parmi les éléments décisifs ayant pesé dans l’attribution de cette distinction figure l’engagement intransigeant de Navi Pillay à la tête de la commission d’enquête indépendante de l’ONU. Dans son rapport sur le conflit dans la bande de Gaza et les territoires palestiniens occupés, la commission dirigée par Navi Pillay a qualifié les actions des autorités israéliennes de génocide, accusant explicitement de hauts dirigeants israéliens d’incitation au génocide.

Sa posture ferme et ses prises de position critiques face à la politique d’Israël lui ont valu de vives contestations, mais c’est précisément ce travail d’investigation documenté et inflexible, perçu par ses partisans comme l’expression de la vérité juridique et du courage judiciaire, que la lauréate a elle-même qualifié de facteur déterminant : « La dernière chose que j’ai accomplie est la remise du rapport sur Gaza […]. L’une des principales réactions à ce rapport a été de me rendre hommage pour mon courage. Pourquoi faudrait-il du courage pour dire la vérité ? ».

Les Gazaouis en particulier et tous les Palestiniens ne manqueront pas d’apprécier cette distinction.

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Commerce : Bruxelles met la pression sur Pékin pour rééquilibrer les échanges

L’Union européenne intensifie ses démarches auprès de la Chine pour tenter de rééquilibrer une relation commerciale de plus en plus asymétrique. En déplacement à Pékin, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, a rencontré le 8 octobre son homologue chinois, Wang Wentao. Et ce, dans le cadre de négociations qui doivent permettre d’obtenir des avancées concrètes avant le sommet européen des 15 et 16 octobre.

L’enjeu est considérable : selon les données européennes citées par Reuters et l’AFP, le déficit commercial de l’Union avec la Chine dépasse un milliard d’euros par jour. Bruxelles considère que cette situation fragilise plusieurs secteurs industriels européens et menace l’emploi. Alors que les importations chinoises progressent dans des domaines stratégiques.

À l’ouverture des discussions, M. Šefčovič a réaffirmé sa volonté de rééquilibrer ce qu’il qualifie de déficit « insoutenable ». Le responsable européen souhaite notamment améliorer l’accès des entreprises européennes au marché chinois, accroître les exportations de l’Union vers la Chine et sécuriser les approvisionnements en matières premières critiques.

La Commission européenne estime que la seule ouverture du marché chinois ne suffira pas. Elle souhaite également que Pékin accepte de limiter volontairement certaines exportations vers l’Europe, en particulier dans les secteurs où les importations progressent rapidement et accentuent la pression sur les producteurs européens.

Les automobiles figurent parmi les principaux points de friction. A cet égard, les chiffres rapportés par Reuters relèvent que les importations européennes de véhicules hybrides rechargeables en provenance de Chine ont augmenté de 86 % sur un an jusqu’en septembre; tandis que leurs prix ont reculé de 20 %. Les importations de véhicules électriques à batterie ont, de leur côté, progressé de 40 %. Ces évolutions interviennent malgré les droits de douane européens appliqués aux véhicules électriques fabriqués en Chine.

Les terres rares, un levier stratégique pour Pékin

Au-delà des automobiles, les négociations concernent les machines, les textiles, les métaux de base et les produits chimiques. En effet, les responsables européens s’inquiètent de la progression des importations dans plusieurs de ces catégories et des difficultés rencontrées par les entreprises européennes pour accéder au marché chinois.

La question des terres rares et d’autres minerais critiques constitue un autre dossier sensible. Ces matières premières sont indispensables à de nombreuses activités industrielles, notamment l’électronique, l’automobile, les équipements énergétiques et certains secteurs de la défense. Les restrictions chinoises à l’exportation introduites l’année précédente ont renforcé les inquiétudes européennes sur la sécurité des approvisionnements.

L’Union européenne réclame donc davantage de prévisibilité dans les procédures d’autorisation d’exportation. Mais sa marge de manœuvre reste limitée : une détérioration des relations pourrait inciter Pékin à durcir davantage ses conditions d’approvisionnement ou à compliquer l’accès des entreprises européennes à son marché.

La Chine rejette les mesures jugées protectionnistes

La Chine conteste la lecture européenne du déséquilibre commercial. Les autorités chinoises défendent une approche fondée sur le dialogue et la coopération et dénoncent les mesures qu’elles considèrent comme des tentatives de protectionnisme.

La Banque populaire de Chine a également rejeté les accusations selon lesquelles le pays maintiendrait artificiellement sa monnaie à un niveau faible afin de favoriser ses exportations. Pour les autorités chinoises, les difficultés de compétitivité de l’industrie européenne ne peuvent être imputées uniquement à la politique de change de Pékin.

Le rapport de force est délicat pour les deux parties. D’un côté, l’Union européenne entend protéger sa base industrielle et réduire ses dépendances stratégiques; mais elle reste tributaire de fournisseurs chinois pour plusieurs matières premières essentielles. De l’autre, la Chine dépend largement de ses exportations pour soutenir son économie intérieure, dont la demande demeure fragile.

Un compromis sectoriel plutôt qu’un accord global ?

Les discussions de Pékin doivent permettre de déterminer si les deux parties peuvent s’entendre sur des mesures ciblées. Les analystes restent prudents quant à la possibilité d’un accord général à brève échéance. Un compromis limité à certains secteurs pourrait néanmoins constituer une première étape.

La pression politique monte également en Europe. La France et l’Allemagne ont appelé à la mise en place d’un instrument permettant à l’UE de répondre rapidement à d’éventuelles mesures économiques coercitives. Pour Bruxelles, l’objectif immédiat est d’obtenir des engagements suffisamment précis pour ouvrir une nouvelle phase de négociation. Pour Pékin, il s’agit de préserver l’accès au marché européen sans accepter de restrictions susceptibles de remettre en cause son modèle exportateur.

À l’issue de ces échanges, la capacité des deux puissances à trouver des compromis sur les automobiles, les matières premières et l’accès aux marchés donnera une première indication sur le risque d’escalade commerciale. Faute d’avancées, l’Union européenne pourrait être tentée de renforcer ses instruments de défense commerciale, au risque de provoquer des mesures de rétorsion chinoises.

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15 ans de prison pour l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni dans une affaire de prêts bancaires

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni à 15 ans de prison. Plusieurs cadres d’une banque publique ont également écopé de peines de 11 ans de prison, assorties de lourdes amendes financières pour l’ensemble des accusés.

Les faits de cette affaire portent sur des soupçons de corruption financière et de manquements à la réglementation bancaire. Selon les éléments rapportés, l’homme d’affaires aurait obtenu des crédits auprès d’une banque publique sans fournir les garanties légalement requises. Ces opérations auraient causé d’importants préjudices financiers à l’établissement bancaire concerné.

Des prêts bancaires sans garanties légales suffisantes

Les condamnations ont été prononcées tard dans la nuit, selon les informations communiquées au sujet de cette affaire. Les cadres bancaires poursuivis ont été condamnés à des peines de prison de 11 ans, tandis que Hatem Chaâbouni a écopé de la peine la plus lourde, soit 15 ans de prison.

Cette affaire avait déjà connu un épisode judiciaire marquant avec la libération de Hatem Chaâbouni contre le versement d’une garantie financière de 60 millions de dinars.

Cette mesure antérieure n’empêche pas le prononcé des nouvelles condamnations. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas les modalités exactes de cette garantie, son éventuelle restitution ni les détails des voies de recours ouvertes aux condamnés.

Une précédente libération contre une garantie de 60 millions de dinars

L’affaire s’inscrit dans le cadre des poursuites relatives aux soupçons de corruption financière impliquant des opérateurs économiques et des responsables d’établissements publics. Les éléments communiqués ne permettent pas, à ce stade, de préciser si les jugements sont définitifs.

Lire aussi : Corruption à la CPG : Jusqu’à 12 ans de prison pour plus de 20 accusés

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Du terroir à la table : le Maroc veut séduire le marché du Golfe

À Abu Dhabi, le Global Food Week a mis en avant plus de 100 produits du terroir marocain. Vingt-cinq groupements de producteurs ont participé à cette vitrine internationale. L’enjeu : valoriser la gastronomie du Royaume et ouvrir de nouveaux débouchés…

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Nobel de la paix : Navi Pillay, une vie au service de la justice internationale

Le Nobel de la paix 2026 a été attribué à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay, en reconnaissance de son engagement en faveur de la paix et du droit international. De la lutte contre l’apartheid aux tribunaux internationaux, son parcours illustre plusieurs décennies de combat contre l’impunité et les violations des droits humains.

Une juriste face à l’apartheid

Née en 1941 à Durban, dans une famille sud-africaine d’origine tamoule indienne, Navi Pillay a commencé sa carrière juridique dans un pays soumis à l’apartheid. En 1967, elle est devenue la première femme à ouvrir un cabinet d’avocats dans la province du Natal. Elle a notamment défendu des opposants au régime et contribué à faire reconnaître les droits de détenus politiques.

Son parcours l’a ensuite conduite au sein de la justice internationale, où elle a participé à des avancées majeures dans la reconnaissance et la poursuite des crimes les plus graves.

Du Rwanda aux Nations unies

En 1995, Navi Pillay a rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda, dont elle a assuré la présidence de 1999 à 2003. Elle a joué un rôle important dans une jurisprudence historique : celle qui a reconnu que le viol et les violences sexuelles pouvaient constituer des actes de génocide.

Elle a ensuite été juge à la Cour pénale internationale, avant de devenir Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, fonction qu’elle a exercée de 2008 à 2014. À ce poste, elle a défendu la protection universelle des droits fondamentaux et la responsabilité des États face aux violations.

Gaza, un dossier au cœur des tensions internationales

Plus récemment, Navi Pillay a présidé la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé. En 2025, cette commission a conclu qu’un génocide avait été commis à Gaza par Israël, une conclusion vivement rejetée par les autorités israéliennes.

Le comité Nobel a inscrit la distinction de 2026 dans le cadre de son engagement en faveur du droit international et de la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide. Le prix intervient alors que les institutions judiciaires internationales sont confrontées à de fortes pressions politiques.

Un Nobel en faveur du droit international

En distinguant Navi Pillay, le comité norvégien met en avant le rôle de la justice dans la prévention des conflits et la lutte contre l’impunité. Son parcours relie la défense des opposants à l’apartheid, les avancées du droit pénal international et la promotion des droits humains au sein des Nations unies.

La cérémonie de remise du Nobel de la paix est prévue le 10 décembre à Oslo. La distinction place une nouvelle fois au centre du débat international la question de l’application du droit face aux États et aux responsables politiques.

Lire aussi :

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Dette publique : La Tunisie a déjà payé plus de 10 milliards de dinars en six mois

La Tunisie a consacré 10,469 milliards de dinars au service de la dette publique au cours du premier semestre 2026, soit 45,4% des montants prévus pour l’ensemble de l’année. Selon les données du ministère des Finances, publiées dans le document sur l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, ces remboursements comprennent 6,737 milliards de dinars de principal et 3,733 milliards de dinars d’intérêts.

Sur le montant total remboursé, 4,151 milliards de dinars concernent le principal de la dette intérieure et 2,586 milliards celui de la dette extérieure. Les intérêts représentent, à eux seuls, près de 3,733 milliards de dinars, illustrant le poids du financement de la dette dans les dépenses publiques.

Des recettes fiscales en hausse, mais inférieures au rythme théorique

Les recettes totales encaissées par le budget de l’État ont atteint 24,195 milliards de dinars à fin juin 2026, soit un taux de réalisation de 46% des prévisions annuelles. Les recettes fiscales se sont établies à 23,188 milliards de dinars, en progression de 2,4% par rapport au premier semestre 2025, soit une augmentation de 551 millions de dinars.

Le taux de réalisation des recettes fiscales s’est élevé à 48,5% des prévisions annuelles, contre un taux théorique de 50% à mi-parcours de l’exercice. Les recettes fiscales représentent ainsi environ 96% des ressources propres de l’État.

Dans le détail, les impôts directs ont rapporté 9,836 milliards de dinars. Les impôts indirects ont atteint 13,352 milliards de dinars, contre 12,382 milliards un an auparavant, enregistrant une hausse de 7,8%. Ils représentent 57,6% de l’ensemble des recettes fiscales.

En revanche, les recettes non fiscales et les dons ont totalisé 1,007 milliard de dinars, soit seulement 21% des prévisions annuelles. Les revenus issus des participations ont contribué à hauteur de 43,7% aux recettes non fiscales.

Un excédent primaire en recul et des dépenses dominées par les salaires

Le document du ministère des Finances fait état d’un solde primaire positif de 2,873 milliards de dinars à fin juin 2026, hors dons et confiscations, contre 5,075 milliards de dinars durant la même période de 2025. Cet indicateur, qui correspond au solde budgétaire avant paiement des intérêts de la dette, a donc diminué de plus de 2,2 milliards de dinars en un an.

Par ailleurs, le déficit budgétaire hors dons et confiscations s’est établi à 859,6 millions de dinars. Ces deux indicateurs mesurent des éléments différents de l’exécution budgétaire et ne doivent pas être confondus.

Du côté des dépenses, les charges salariales ont absorbé la part la plus importante du budget à fin juin, avec 49% des dépenses totales. Les dépenses d’intervention arrivent en deuxième position, avec 26 %, suivies des charges de financement, correspondant aux intérêts de la dette, à hauteur de 15%.

Les dépenses d’investissement et les opérations financières représentent ensemble 7% des dépenses, tandis que les dépenses de gestion comptent pour les 3% restants.

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Trump exclut toute attaque américaine contre l’Iran avant les élections de mi-mandat

Le président américain, Donald Trump, a affirmé que les États-Unis n’attaqueraient pas l’Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, invoquant des discussions « productives » avec Téhéran en vue de mettre fin à la guerre…

« Nous n’attaquerons pas l’Iran à quelque moment que ce soit avant les élections de mi-mandat », a déclaré jeudi 8 octobre Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social. Sachant que Washington avait laissé entrevoir la possibilité de nouvelles frappes, des préparatifs militaires américains dans la région étaient même en cours.

A cet égard, Washington et Téhéran ont échangé plusieurs propositions destinées à mettre fin aux hostilités et à rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz. Les discussions restent cependant difficiles, notamment en raison des désaccords persistants sur les conditions de réouverture de cette voie maritime et sur le programme nucléaire iranien.

Ainsi, Trump avait rejeté une proposition iranienne antérieure concernant le détroit d’Ormuz. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a indiqué jeudi que Téhéran avait reçu une réponse américaine à son propre plan et préparait une nouvelle réaction. Les échanges passent notamment par des intermédiaires.

Dans ce contexte, le dossier nucléaire demeure un obstacle central. L’Iran refuse d’abandonner l’enrichissement de l’uranium ou de remettre ses stocks.  Tandis que Washington exige des concessions substantielles en la manière. Les États-Unis et leurs alliés accusent depuis longtemps Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire. Ce que les autorités iraniennes contestent.

Le pétrole reste au centre des enjeux

Pour les marchés, la déclaration de Trump réduit temporairement le risque d’une nouvelle escalade immédiate, mais ne dissipe pas les incertitudes liées aux approvisionnements énergétiques. La sécurité du détroit d’Ormuz reste déterminante pour le transport du brut et des produits pétroliers.

Les cours ont récemment été soutenus par la combinaison des tensions au Moyen-Orient et des perturbations de production liées à la tempête tropicale Isaias dans le golfe du Mexique. Jeudi, le Brent a clôturé à 104,28 dollars le baril. Tandis que le WTI américain s’établissait à 91,49 dollars, malgré un repli partiel après l’annonce de Trump.

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Rima Hassan porte plainte après une vidéo de menace de mort

Rima Hassan annonce avoir déposé plainte après la diffusion sur Instagram d’une vidéo dans laquelle un internaute la menace avec une arme à feu. En bref Rima Hassan annonce avoir déposé plainte après la diffusion d’une vidéo sur Instagram. Dans…

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Fraude douanière : La Douane tunisienne déploie l’intelligence artificielle dès novembre

La douane tunisienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. L’intégration de l’intelligence artificielle dans son système de gestion des risques et de ciblage des déclarations douanières devrait entrer en exploitation à la fin du mois de novembre 2026, avec pour objectif de mieux détecter les opérations suspectes et de renforcer la lutte contre la fraude.

L’annonce a été faite vendredi 9 octobre par le colonel Kais Ben Zayed, responsable du bureau de l’opérateur économique agréé à la Direction générale des douanes sur les ondes de la Radio nationale. Selon lui, ce dispositif doit permettre d’améliorer la sélection des déclarations présentant un risque élevé d’infraction, tout en facilitant les procédures pour les opérateurs économiques respectueux de la réglementation.

Plus d’un million de déclarations douanières à analyser

L’enjeu est de taille pour une administration qui doit traiter d’importants volumes de données. En 2025, la douane tunisienne a étudié plus de 1,5 million de déclarations douanières, a indiqué Ben Zayed. L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique doivent permettre d’analyser ces volumes de données afin de mieux identifier les dossiers nécessitant des contrôles approfondis.

Le principe consiste à orienter les moyens de contrôle vers les opérations présentant les risques les plus élevés, plutôt que de mobiliser les mêmes ressources sur l’ensemble des déclarations. Une telle approche pourrait contribuer à améliorer l’efficacité des contrôles et à limiter les possibilités de fraude commerciale et douanière.

Lire aussi : La Douane tunisienne mise sur l’IA pour renforcer le contrôle et accélérer le dédouanement

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation de l’administration douanière. Le responsable a souligné que le projet repose sur les compétences tunisiennes au sein de la douane, dans le cadre des efforts visant à intégrer de nouveaux outils technologiques aux méthodes de travail existantes.

La numérisation des services se poursuit

L’intégration de l’intelligence artificielle intervient alors que la Direction générale des douanes poursuit la dématérialisation de ses procédures. Selon Kais Ben Zayed, neuf à dix services ont déjà été numérisés, permettant aux citoyens et aux opérateurs économiques de bénéficier de démarches facilitées, notamment à distance.

Le recours à l’IA ne signifie toutefois pas que les décisions de contrôle seront entièrement automatisées. Ces technologies doivent rester des outils d’aide à la décision, tandis que l’intervention et l’expertise des agents demeurent essentielles pour apprécier les situations et décider des suites à donner aux dossiers.

La mise en exploitation annoncée pour fin novembre constituera ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de la douane tunisienne. Son efficacité dépendra notamment de la capacité du système à repérer les risques pertinents, de la qualité des données exploitées et de son intégration dans le travail quotidien des agents.

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