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SGH Medical Pharma inaugure sa première usine à l’étranger en Tunisie

Le groupe français SGH Medical Pharma a inauguré, le 1er octobre 2026, une unité industrielle à Mégrine. D’une superficie de 3 000 m², le site marque la première implantation industrielle du groupe hors de France et s’accompagne de la création d’une centaine d’emplois, selon la Direction générale du Trésor français.

L’usine dispose notamment de salles blanches, des espaces où l’environnement de production est contrôlé afin de répondre aux exigences de fabrication des produits médicaux. Le projet avait été annoncé en avril 2024, lorsque l’entreprise avait fait part de son intention de développer en Tunisie des activités d’assemblage, de conditionnement et d’emballage.

Les premières prévisions de recrutement portaient sur 60 personnes. À l’occasion de l’inauguration, le nombre d’emplois annoncé a atteint une centaine, témoignant de l’ampleur prise par le projet depuis son lancement.

Basé en France, SGH Medical Pharma conçoit et fabrique des composants destinés au diagnostic, aux dispositifs médicaux et au conditionnement pharmaceutique. Son activité repose notamment sur la transformation de matières plastiques en pièces de précision, dans un environnement soumis à des exigences strictes de qualité.

Le choix de la Tunisie répond également à une logique de proximité avec les marchés d’Afrique du Nord, du continent africain et du Moyen-Orient. L’implantation de Mégrine permet au groupe de disposer d’une présence industrielle dans la région et de réaliser directement certaines opérations auparavant confiées à des prestataires locaux.

L’inauguration s’est déroulée en présence d’Olivier Derouard, dirigeant de SGH Medical Pharma, de représentants de ses actionnaires Mérieux Equity Partners et Gimv, ainsi que d’Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie.

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Huile d’olive : Pieralisi vise l’Afrique depuis la Tunisie

Le géant italien des machines d’extraction d’huile d’olive, présent en Tunisie depuis 19 ans, prépare un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » basé à Tunis.

Cependant, le projet n’est pas encore acté. Mais son CEO, Aldino Zeppeli, l’a présenté cette semaine à l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et au directeur de l’agence ICE en Tunisie, Bernard Prevete. Il s’inscrit dans une nouvelle phase de développement du groupe, soutenue par une récente injection de capital.

Sur le plan opérationnel, le futur centre se consacrera, dans un premier temps,  à l’innovation, à la formation et au transfert de compétences. Puis, dans un deuxième, il travaillera à l’adaptation des technologies du groupe aux besoins des marchés africains. Et enfin, il interviendra sur l’application à l’oléiculture, à l’agroalimentaire et au traitement des eaux usées et des boues.

En termes de chiffres, il faut savoir que Pieralisi a été fondé en 1888, et compte aujourd’hui quelque 500 collaborateurs. L’entreprise a également plus de 41 500 équipements installés dans le monde. En 2023, son chiffre d’affaires s’élevait à 100 M€. Ses sites de production sont situés en Italie, Espagne, Grèce, Allemagne, Pays-Bas, États-Unis, Brésil et Tunisie.

Sa filiale Pieralisi Maghreb, basée à la Charguia I à Tunis, assure déjà les ventes, la fourniture d’équipements et le service après-vente pour la Tunisie et plusieurs marchés d’Afrique du Nord.

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Investissement: un conglomérat omanais s’intéresse au marché tunisien

La Tunisie pourrait bientôt compter un nouvel investisseur venu du Golfe. Le groupe omanais Suhail Bahwan, connu sous le nom de SB Holding, s’intéresse aux opportunités offertes par le marché tunisien et envisage d’y développer ses activités. Le groupe voit également dans le pays un point d’appui pour élargir sa présence en Afrique du Nord, d’après un communiqué de la Fipa.

Cette piste a été évoquée mercredi 7 octobre, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation de SB Holding conduite par Salem Saad Bahwan, vice-président du conseil d’administration du groupe.

Source: Fipa.

Au fil des échanges, la délégation omanaise a présenté les activités du groupe ainsi que ses projets développés à l’étranger. SB Holding, fondé en 1965, intervient notamment dans l’énergie, les infrastructures, la santé, la logistique, les produits chimiques, les engrais et les énergies renouvelables. Des secteurs qui figurent parmi les domaines dans lesquels le groupe cherche à développer ses investissements. Il est également présent, avec plus de 30 sociétés et plus de 7 000 employés, dans plusieurs marchés du Golfe, d’Afrique du Nord et d’Asie du Sud. 

Pour le pays, l’idée est désormais de convertir cet intérêt en projets. Samir Abdelhafidh a présenté à la délégation les atouts du pays et les conditions offertes aux investisseurs étrangers. Le ministre a, dans le même temps, assuré que son département et les structures concernées étaient prêts à accompagner le groupe dans ses démarches et à faciliter la mise en œuvre de ses éventuels projets.

À ce stade, aucun investissement précis ni montant n’ont été annoncés. La rencontre reflète néanmoins un premier échange autour de nouvelles possibilités de coopération, avec en ligne de mire les secteurs industriels et énergétiques.

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Société régionale de transport du Sahel: une situation financière lourdement fragilisée

La Société régionale de transport du Sahel (STS), l’une des 14 compagnies régionales placées sous la tutelle du ministère du Transport, a publié ses états financiers pour l’exercice 2021. La STS a enregistré une perte nette de -11,322 MDT, soit plus du double des -5,999 MDT affichés l’année d’avant. Cette dégradation de la performance s’inscrit dans un contexte marqué par les répercussions de la pandémie de Covid-19, notamment les confinements et les interdictions de circulation interurbaine.

La subvention publique a joué un rôle amortisseur important, totalisant 50,596 MDT. Le chiffre d’affaires généré par l’activité s’est élevé à 25,362 MDT, en hausse de 12,3% grâce à la hausse des tarifs des tickets décidée en juin 2021 et à la reprise graduelle de l’activité par rapport à 2020. Les produits d’exploitation ont fléchi de 4,1% pour s’établir à 78,347 MDT. Les charges d’exploitation de la société ont atteint 87,631 MDT, dont 48,829 MDT de charges de personnel.

Les capitaux propres sont profondément négatifs, à -59,807 MDT fin décembre 2021. Cette situation critique place l’entreprise sous le coup des dispositions légales de l’article 338 du Code des sociétés commerciales, nécessitant une décision de l’Assemblée générale extraordinaire pour statuer sur la poursuite ou non de l’activité. Les dettes envers les fournisseurs et les comptes rattachés s’élèvent à près de 33,789 MDT, auxquels s’ajoutent des passifs courants de l’ordre de 58,700 MDT comprenant notamment plus de 15,272 MDT d’arriérés dus à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Sur les cinq années qui ont suivi ces chiffres, nous n’avons pas d’informations. C’est certainement la subvention de l’État qui maintient la société de transport en activité. L’amélioration de la flotte est en cours, ce qui devrait booster les revenus. Toutefois, une recapitalisation s’impose pour que la STS puisse jouer son rôle dans l’une des régions les plus industrialisées du pays.

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BTK Leasing émet un emprunt obligataire de 50 MDT

BTK Leasing compte émettre un emprunt obligataire, par appel public à l’épargne, BTK Leasing 2026-2.

Le conseil d’administration dispose d’une autorisation accordée par la dernière Assemblée générale ordinaire des actionnaires, tenue le 6 avril 2026, lui permettant d’émettre un montant total de 200 MDT d’emprunts obligataires, et ce, jusqu’à fin 2027.

La nouvelle opération porte sur 50 MDT. Deux catégories sont proposées aux actionnaires, ayant une valeur nominale de 100 TND:

– Catégorie A: une durée de 5 ans, un taux d’intérêt brut fixe à 8,65% l’an et un amortissement in fine. Cette catégorie cible la collecte de 30 MDT.

– Catégorie B: une durée de 5 ans, un taux d’intérêt brut fixe à 8,40% l’an et un amortissement constant. Cette catégorie cible la collecte de 20 MDT.

Les souscriptions à cet emprunt démarreront le 22 octobre 2026 et seront clôturées, au plus tard, le 30 novembre 2026.

L’ouverture des souscriptions à cet emprunt reste, cependant, tributaire de la publication par l’agence de notation Fitch Ratings sur son site de la notation définitive de l’emprunt. L’agence a attribué, en date du 9 septembre 2026, une notation provisoire à long terme «BB (EXP)(tun)» audit emprunt.

La BTK vise à financer son activité qui s’est inscrite sur une tendance haussière ces dernières années.

Le placement est une bonne opportunité qui s’offre aux investisseurs qui ont une aversion pour les risques. Il est émis par une institution financière ayant une signature fiable et qui est soutenue par une banque, la BTK.

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Cap sur le vert : trois industriels décrochent le sésame ISO 14001

Trois entreprises industrielles tunisiennes viennent d’obtenir la certification ISO 14001, une référence internationale pour structurer et améliorer le management environnemental des entreprises. Il s’agit d’Africa Global Logistics (AGL), l’EPI D’OR et Aliments Composés du Nord (ACN), selon l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Cette certification permet d’identifier et maîtriser les impacts environnementaux liés aux activités de l’entreprise, de mettre en place des objectifs et des actions d’amélioration continue et de suivre les performances environnementales et d’intégrer ces enjeux dans la gestion de l’entreprise. Elle a été obtenue avec l’accompagnement du projet Croissance Qualitative pour l’Emploi (CQE), qui soutient les entreprises industrielles tunisiennes dans l’adoption de pratiques plus durables et l’amélioration de leur compétitivité.

Mandaté par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le CQE est mis en œuvre en Tunisie en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie.

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Le CMF saisit la justice

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient d’annoncer, dans un communiqué publié ce 7 octobre 2026, avoir saisi le ministère public après la diffusion sur les réseaux sociaux des états financiers de la société cotée Universal Auto Distributors Holding (UADH), avant leur publication officielle.

Selon le régulateur, les documents ont été diffusés sur une page de réseau social baptisée “InfoBourse TN”, alors que le processus de contrôle préalable des états financiers par le CMF n’était pas encore achevé. Ils n’avaient pas non plus été publiés dans le bulletin officiel du Conseil ni mis à la disposition du public par les voies réglementaires prévues.

Interrogée par le CMF sur les circonstances de cette diffusion, UADH a indiqué avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires avant la tenue de son Assemblée générale ordinaire, conformément aux dispositions légales applicables. La société a toutefois précisé ne pas connaître l’identité de la personne ayant diffusé les documents sur les réseaux sociaux avant leur publication officielle.

Face à cette situation, le CMF a saisi le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Le régulateur évoque dans le même communiqué une éventuelle infraction pénale pouvant relever de l’article 81 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier. La justice devra ainsi permettre d’établir les circonstances des faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et de donner les suites prévues par la législation.

A dire vrai, le CMF rappelle également les règles qui encadrent la circulation de l’information financière. Les informations doivent rester confidentielles tant qu’elles n’ont pas fait l’objet d’une publication par les canaux officiels. Le régulateur souligne que le respect de ce circuit vise notamment à garantir aux investisseurs et au public un accès à l’information dans des conditions de sincérité, d’égalité d’accès, de transparence et d’intégrité du marché.

Le CMF précise enfin que la mise à disposition des documents financiers aux actionnaires dans le cadre de la préparation d’une assemblée générale ne doit pas entraîner leur diffusion ou leur circulation en dehors des canaux et procédures officiels.

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Aéronautique: Pursuit Aerospace agrandit son site de Tunis de 40%

Un troisième bâtiment, 40% de superficie supplémentaire et plus de 1 000 emplois à terme. Pursuit Aerospace accélère le développement de son implantation tunisienne, spécialisée dans la fonderie de précision pour l’industrie aéronautique. Lancé le 3 septembre, le projet doit être achevé au second semestre 2027.

Le site de Tunis dépassera alors 140 000 pieds carrés, soit près de 13 000 m². L’extension doit surtout augmenter les capacités de production en fonderie et permettre au groupe d’ajouter plusieurs opérations directement sur place. 

Source: US Embassy.

Pursuit Aerospace fabrique à Tunis des composants complexes en alliages de nickel et de cobalt selon le procédé de fonderie à cire perdue, ou investment casting. Ces pièces sont destinées notamment aux motoristes aéronautiques, un marché où les exigences de précision et de qualité sont particulièrement élevées.

Pour accompagner l’augmentation des volumes, le nouveau bâtiment accueillera davantage de fours et de capacités sur les lignes de fabrication des carapaces céramiques. Le groupe pourra ainsi répondre aux besoins de ses clients actuels et prendre en charge de nouvelles productions.

L’extension va également modifier le périmètre des opérations réalisées en Tunisie. Pursuit Aerospace prévoit d’y intégrer l’usinage des pièces après la fonderie ainsi que certains traitements spéciaux. Une partie supplémentaire du processus de fabrication sera donc effectuée sur le site de Tunis.

Ben Adams, président et directeur commercial de Pursuit Aerospace, indique que ces investissements doivent permettre d’augmenter les capacités de fonderie du site et d’y développer de nouvelles compétences techniques.

Cette expansion intervient alors que le groupe poursuit également son développement dans la fonderie à l’international. En août 2026, Pursuit Aerospace a finalisé l’acquisition de Creasey Castings Limited au Royaume-Uni, spécialisée dans la fonderie de précision de pièces en magnésium et en aluminium. Cette opération porte à six le nombre d’acquisitions réalisées par le groupe depuis 2023.

 

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En Tunisie, la ZLECAf franchit le cap des 400 transactions

Après Lomé, Tunis. Les rendez-vous consacrés à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) se multiplient et changent progressivement de nature. Il ne s’agit plus seulement de présenter les ambitions du marché unique africain, mais de mettre les entreprises face aux conditions concrètes de son utilisation. Après Biashara Afrika, organisé à Lomé en mai dernier, le “Programme d’appui aux petites et moyennes entreprises, Cohorte Afrique du Nord” réunit cette semaine à Tunis des PME, des exportateurs et des structures d’appui de plusieurs pays de la région.

Organisée du 6 au 9 octobre par le Secrétariat général de la ZLECAf, la rencontre constitue un espace de travail autour d’une question très opérationnelle: comment permettre à une PME de passer de l’intérêt pour le marché africain à une véritable opération commerciale? Les échanges portent notamment sur les règles de l’accord, les instruments disponibles, le financement du commerce, les paiements numériques, la logistique et les services d’accompagnement à l’export. Des rencontres entre entreprises sont également prévues.

Pour un exportateur tunisien, la question est loin d’être secondaire. L’ouverture d’un marché ne signifie pas automatiquement qu’une entreprise peut y vendre dans de bonnes conditions. Elle doit encore savoir à quelles préférences tarifaires elle peut prétendre, comment justifier l’origine de son produit, quelles formalités accomplir et vers quels interlocuteurs se tourner. C’est sur cette partie, souvent moins visible que les annonces autour de la ZLECAf, que se joue une partie de l’accès effectif aux marchés africains.

Source: AfCFTA

La Tunisie dispose désormais d’un premier retour d’expérience. Rappelons que le pays a délivré son premier certificat d’origine dans le cadre de la ZLECAf en mai 2023. Depuis, plus de 400 opérations d’exportation et d’importation ont été réalisées dans le cadre de l’accord, selon le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid. Et ce, d’après l’agence TAP. Ce chiffre permet surtout de mesurer le chemin déjà parcouru par les entreprises, mais aussi celui qui reste à faire. “Pour le secteur privé, l’enjeu n’est plus de savoir si le dispositif existe. Il est de déterminer comment l’intégrer dans une stratégie commerciale, quels marchés cibler et comment rendre l’offre tunisienne suffisamment compétitive pour y trouver sa place. En plus, les règles d’origine occupent ici une place centrale. Elles déterminent notamment si un produit peut bénéficier des avantages commerciaux prévus par l’accord. Pour une entreprise qui travaille avec plusieurs fournisseurs ou qui incorpore des matières premières importées, leur maîtrise peut donc avoir une incidence directe sur la possibilité de profiter des préférences accordées dans le cadre de la ZLECAf”.

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles le ministère du Commerce cherche à faire davantage remonter les besoins des entreprises. Les représentants du secteur privé sont associés aux travaux de la Commission nationale de suivi des négociations et de mise en œuvre de l’accord et consultés sur différents dossiers, dont les règles d’origine. Selon la même source, le ministère dit également suivre les entreprises ayant déjà effectué des opérations dans le cadre de la ZLECAf afin d’identifier les blocages rencontrés sur le terrain.

Cette remontée d’expérience peut être particulièrement utile aux PME. Une grande entreprise dispose généralement de ressources dédiées au juridique, au commerce international ou à la logistique. Pour une petite structure, une procédure mal comprise, un coût supplémentaire ou un manque d’information sur un marché peut suffire à retarder une opération, voire à décourager son lancement.

Le sujet dépasse d’ailleurs la seule question tarifaire. Pour se développer en Afrique, une entreprise doit aussi identifier des partenaires locaux, comprendre les circuits de distribution, sécuriser ses paiements et organiser sa logistique. Les rencontres B2B et les programmes d’accompagnement prennent alors une importance particulière. Ils permettent de réduire une partie du coût de prospection et surtout de passer plus rapidement de la recherche d’un marché à l’identification d’un client ou d’un partenaire.

D’ailleurs, d’autres rendez-vous sont annoncés dans les prochains mois, notamment la 4e édition des Rencontres d’affaires tuniso-africaines, prévue les 9 et 10 décembre 2026, ainsi que la première édition d’Africa First Expo, du 5 au 7 novembre, sous le thème “Consommez africain”, selon le ministre du Commerce.

Pour les entreprises tunisiennes, cette succession de rencontres peut avoir une utilité à condition de ne pas rester au stade du networking. L’intérêt est aussi d’en tirer des informations exploitables: quels marchés présentent une demande pour le produit proposé, quelles conditions d’entrée s’appliquent, quels distributeurs rechercher et quelles adaptations commerciales ou réglementaires sont nécessaires.

 

 

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ATL: qui peut représenter les actionnaires minoritaires au conseil d’administration?

L’Arab Tunisian Lease (ATL) ouvre la course à son prochain administrateur représentant les actionnaires minoritaires. Le mandat, prévu pour les 3 ans à venir, couvrira les exercices 2027, 2028 et 2029. L’appel à candidatures fixe un cadre assez strict, à la fois sur le profil recherché et sur les liens que le candidat doit éviter avec la société et son environnement.

Le siège est réservé à un représentant des actionnaires minoritaires. Sont concernés les actionnaires individuels détenant au maximum 0,5% du capital de l’ATL et les investisseurs institutionnels dont la participation individuelle ne dépasse pas 5%. La désignation s’inscrit dans le cadre des règles tunisiennes relatives à la gouvernance des établissements financiers et des sociétés cotées.

Le profil recherché n’est donc pas celui d’un simple actionnaire. Le candidat doit être une personne physique, disposer de ses droits civils et civiques et détenir personnellement une participation dans le capital de l’ATL dans la limite de 0,5%. Il doit également être en règle sur les plans fiscal et social et pouvoir consacrer le temps nécessaire à son mandat.

L’expérience professionnelle constitue un autre filtre important. Le candidat doit avoir au minimum un diplôme universitaire de niveau maîtrise ou équivalent, ou un diplôme de grande école dans des domaines tels que la finance, la comptabilité, la gestion, l’économie, le droit des affaires, la gestion des risques ou les systèmes d’information. Dix années d’expérience professionnelle dans le domaine financier sont également exigées.

L’indépendance constitue toutefois l’un des principaux critères. Le futur administrateur ne doit pas avoir été dirigeant ou salarié de l’ATL ou d’une société de son groupe au cours des cinq années précédant sa candidature. Il ne doit pas non plus avoir de liens familiaux avec les dirigeants ou salariés du groupe, ni exercer des fonctions de prestataire, conseiller, banquier, fournisseur ou client significatif de la société.

Le cumul avec certaines fonctions est également exclu. Le candidat ne peut notamment pas être administrateur ou salarié d’une autre banque, d’un établissement financier ou d’une société cotée opérant dans le même secteur. Les anciens membres de l’équipe chargée du commissariat aux comptes de l’ATL sont, eux aussi, écartés pendant six ans.

Le dispositif va jusqu’à vérifier la situation judiciaire et financière des candidats. Les personnes frappées d’une interdiction de gérer, condamnées pour certaines infractions financières ou déclarées en faillite ne peuvent pas se présenter. Même chose pour les personnes figurant dans les fichiers de la Banque centrale relatifs aux créances contentieuses ou aux chèques impayés.

Côté dossier, l’ATL demande notamment une candidature motivée, une fiche de candidature signée, un CV normalisé, une déclaration sur l’honneur, une pièce d’identité, un extrait du casier judiciaire de moins de trois mois, les diplômes, les justificatifs des dix années d’expérience et une attestation confirmant la détention d’actions ATL.

Le temps presse pour les candidats. Les dossiers doivent parvenir à l’ATL au plus tard le vendredi 16 octobre 2026 à 17h00. Ils peuvent être envoyés par courrier recommandé avec accusé de réception, par Rapid-Poste ou déposés directement contre décharge au bureau d’ordre de la société, au Centre Urbain Nord à Tunis.

Après la clôture, les candidatures seront examinées par un comité interne. Les profils retenus seront ensuite soumis au conseil d’administration avant leur transmission au Conseil du marché financier et à la Banque centrale de Tunisie pour avis et non-objection. L’ATL devra ensuite convoquer une assemblée élective réservée aux actionnaires minoritaires.

Le vote se fera selon des règles précises. Lors de la première convocation, un tiers des actions détenues par les minoritaires doit être représenté. À défaut, une seconde assemblée pourra se tenir sans condition de quorum. Si aucun candidat n’obtient la majorité au premier tour, les trois candidats arrivés en tête participeront à un second tour. Le candidat qui recueillera le plus de voix sera alors élu. Par la suite, le mandat du candidat élu devra encore être ratifié par les actionnaires réunis en Assemblée générale ordinaire lors de l’examen des états financiers de l’exercice 2026.

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Land’Or distribuera un dividende exceptionnel

Les actionnaires de Land’Or bénéficieront d’une distribution exceptionnelle après la décision prise par l’Assemblée générale ordinaire réunie le 30 septembre 2026.

La société agroalimentaire prévoit ainsi le versement de 0,100 dinar par action, correspondant à 10% de la valeur nominale du titre. Cette distribution sera financée par prélèvement sur le compte “Prime d’émission” et sera intégralement soumise à la retenue à la source.

Le dividende sera détaché le 12 octobre 2026. Son règlement aux actionnaires est prévu deux jours plus tard, soit le 14 octobre 2026.

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Les Ciments de Bizerte: seul le plan de restructuration pourra redresser la situation

Les états financiers intermédiaires de la société Les Ciments de Bizerte (SCB) ont mis en lumière une situation financière et industrielle toujours délicate. L’atonie industrielle de l’entreprise se poursuit, causée par l’arrêt de la production de clinker enclenché depuis le 15 octobre 2023. Cette interruption prolongée trouve sa source dans la rupture d’approvisionnement en matières consommables essentielles, à l’instar du coke de pétrole et des briques réfractaires, en raison d’une carence chronique de liquidités. Pour tenter de sauver l’essentiel, de maintenir sa part de marché locale et d’honorer a minima ses engagements, la société a dû recourir à l’achat externe de 59 882 tonnes de clinker au cours du semestre. Des acquisitions qui s’avèrent toutefois largement insuffisantes pour combler le déficit opérationnel. En témoigne le coût de la sous-activité, évalué à 11,144 MTND pour la production vendue.

Les revenus de la période s’établissent à 14,802 MTND, en recul par rapport aux 18,601 MTND engrangés au premier semestre 2025. La marge brute, bien qu’en amélioration relative, demeure en territoire négatif à -0,847 MTND (contre -2,625 MTND au 30 juin 2025). Cette amélioration a été absorbée par les charges d’exploitation et le poids des dotations aux amortissements et provisions. Au terme du premier semestre 2026, la société enregistre un résultat net déficitaire de -21,982 MTND, qui s’alourdit à -23,743 MTND après prise en compte des indemnités de départ à la retraite et de certaines charges financières.

La structure financière de la SCB demeure extrêmement fragile. Les capitaux propres avant affectation sont de 74,838 MTND. Cependant, le passif courant, qui a atteint la somme colossale de 232,486 MTND, pèse lourdement sur la solvabilité à court terme de l’entreprise. Cet encours intègre des concours bancaires, des emprunts échus et impayés, ainsi que d’importants effets à payer pour le financement des stocks. Face à cette situation, les commissaires aux comptes ont émis une réserve explicite, soulignant une incertitude significative liée à la continuité de l’exploitation.

L’espoir d’un redressement réside désormais dans la mise en œuvre effective du plan de restructuration élaboré par un cabinet externe et récemment validé par un conseil ministériel restreint. Ce plan stratégique s’articule autour d’un programme d’investissement structuré en trois phases: le redémarrage à court terme de la ligne de production de clinker, la modernisation progressive des équipements industriels, ainsi qu’une optimisation énergétique et environnementale. En parallèle, la société est engagée dans des négociations avancées avec ses principaux partenaires bancaires pour consolider ses dettes et structurer un nouveau pool bancaire. La réussite de ces étapes conditionnera la survie de cette institution centenaire et sa capacité à retrouver un équilibre durable.

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SIAME: un premier semestre équilibré

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) a clôturé le premier semestre de l’exercice 2026 avec des indicateurs financiers stables.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 20,011 MTND au 30 juin 2026, en baisse de 11,6% en glissement annuel. Cette diminution s’explique principalement par un recul des ventes à l’export, qui se sont élevées à 4,484 MTND au premier semestre 2026, contre 8,157 MTND un an auparavant. Cela est imputable à l’arrêt provisoire des expéditions vers l’Irak, principal marché d’exportation de la société, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis a perturbé les flux commerciaux dans la région, entraînant un blocage des exportations de la société vers ce pays.

La même tendance est observée par les ventes réalisées auprès de la STEG, de 4,487 MTND seulement contre 6,577 MTND au 30 juin 2025. Ce repli s’explique principalement par le décalage du calendrier d’exécution des nouveaux marchés, dont les livraisons sont programmées au cours du second semestre. En revanche, le marché local s’est montré plus dynamique, progressant de 39,6% en rythme annuel, à 11,039 MTND.

Pour contrer la contraction de ses revenus, la société a su optimiser ses charges. Les achats consommés sont en recul à 12,308 MTND, et les charges de personnel ont pu être réduites de 5,5%, à 2,906 MTND.

Les charges financières nettes se sont allégées, passant de 1,137 MTND fin juin 2025 à 0,692 MTND cette année, grâce notamment à la diminution des intérêts sur financements. Le résultat net s’est établi à 1,890 MTND, contre 1,720 MTND à la même date en 2025.

Les perspectives de croissance de la société sont prometteuses. La SIAME est un titre à conserver pour ceux qui veulent avoir de l’industrie dans leurs portefeuilles.

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Le CMF publie un nouveau guide pour éviter les pièges de l’investissement en ligne

Les offres d’investissement se multiplient sur Internet, mais toutes ne se valent pas. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’investisseur, qui se tient du 5 au 11 octobre 2026, le Conseil du marché financier (CMF) met l’accent sur un risque qui accompagne désormais l’investissement en ligne: les fraudes et les manipulations.

Le régulateur tunisien publie à cette occasion un guide pratique intitulé “Prévenir les fraudes sur Internet et investir avec vigilance”. Le document s’adresse au public et aux investisseurs et revient sur les principaux réflexes à adopter avant de répondre à une offre d’investissement, de transmettre des informations personnelles ou financières ou encore d’effectuer un transfert de fonds.

L’objectif est assez simple: apprendre à ne pas se laisser convaincre trop vite par une proposition diffusée en ligne. Le CMF recommande notamment de vérifier les informations liées à l’offre et d’identifier les techniques de fraude ou de manipulation susceptibles d’être utilisées sur Internet.

La vigilance doit notamment porter sur les informations communiquées au moment de la sollicitation. Une offre d’investissement ne devrait pas être considérée comme fiable sur la seule base de son discours commercial ou des informations diffusées en ligne. La vérification constitue un premier réflexe avant toute décision financière.

Cette démarche prend également une nouvelle forme avec la création, par le CMF, d’une rubrique «Mises en garde» sur son site Internet. Elle rassemble les alertes publiées par le régulateur au sujet de pratiques, d’offres ou d’acteurs susceptibles de présenter un risque pour les investisseurs et le public.

Pour les personnes sollicitées en ligne, cette rubrique peut ainsi devenir un point de vérification avant de donner suite à une proposition. Le CMF prévoit de l’actualiser afin de permettre au public de consulter plus facilement les différentes mises en garde émises par l’autorité.

Derrière ces nouvelles initiatives, le régulateur cherche surtout à renforcer les réflexes des investisseurs dans un environnement où l’accès à l’information financière est devenu beaucoup plus rapide. Cette facilité d’accès ne signifie pas pour autant que l’information est toujours fiable. Entre les offres diffusées sur les plateformes numériques, les sollicitations directes et les propositions d’investissement présentées comme des opportunités à saisir, le risque est aussi de décider avant d’avoir vérifié.

La Semaine mondiale de l’investisseur 2026 intervient précisément sur ce terrain. Organisée du 5 au 11 octobre sous l’égide de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO), cette campagne internationale célèbre cette année sa dixième édition. Elle réunit des autorités de régulation et différents acteurs autour d’un même objectif: renforcer l’éducation financière et la protection des investisseurs.

La participation du CMF s’inscrit dans cette démarche. Au-delà de la sensibilisation aux risques liés aux placements, l’enjeu est de favoriser des décisions fondées sur une information vérifiée.

Le message du régulateur tient finalement en quelques réflexes:

  • vérifier avant d’investir,

  • ne pas communiquer ses données personnelles ou financières sans précaution et

  • s’assurer de la fiabilité d’une offre avant tout transfert de fonds.

  • Dans un marché financier de plus en plus connecté, la prudence commence donc aussi derrière un écran.

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PLF 2027: un nouveau statut fiscal et un mécanisme de compensation pour les PME

La Fédération Tunisienne des Artisans et Petites et Moyennes Entreprises (FTAPME) propose, dans le cadre du projet de loi de finances 2027, la création d’un statut d’entreprise fiscalement disciplinée, d’après les propos relayés par l’agence TAP. L’idée est de mieux distinguer les TPE, PME et artisans qui respectent leurs obligations fiscales, sociales et légales, en leur ouvrant l’accès à plusieurs dispositifs de soutien.

La proposition intervient aussi sur un sujet qui pèse directement sur la trésorerie des petites entreprises: les délais de paiement du secteur public. La même source precise que la FTAPME souhaite permettre à une entreprise qui doit de l’argent au fisc, mais qui attend elle-même le règlement d’une créance exigible auprès de l’État, d’établir une compensation entre les deux montants.

Plus précisement, une PME pourrait faire valoir ses créances sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises publiques afin qu’elles soient déduites de ses dettes fiscales ou sociales. En fait, le montant réellement dû serait alors calculé sur le solde restant après compensation. Selon ladite source, l’entreprise ne pourrait pas être considérée en défaut fiscal, ni subir de pénalités ou perdre certains avantages, à hauteur des sommes que l’administration ou un organisme public lui doit. D’ailleurs, la mesure serait encadrée par des justificatifs tels que les marchés publics, bons de commande, attestations de livraison, factures acceptées, décisions administratives ou jugements. La Fédération propose à ce titre une plateforme numérique nationale dédiée à ces opérations, avec un délai maximal de 30 jours accordé à l’administration pour se prononcer sur une demande. En plus d’une une “Attestation de situation fiscale nette”. Ce document permettrait de faire apparaître les dettes fiscales de l’entreprise, ses créances publiques reconnues, les montants compensés et le solde restant. L’objectif?  Est d’éviter qu’un retard de paiement de l’État empêche une entreprise de participer à un marché public ou d’accéder à un dispositif d’aide. Au fait, la proposition introduit aussi un principe de réciprocité. Lorsque l’État dépasse les délais légaux de règlement, l’entreprise pourrait réclamer des indemnités de retard. La relation entre l’administration et l’entreprise ne serait donc plus envisagée uniquement sous l’angle de l’obligation fiscale, mais aussi à partir des engagements financiers de chacune des parties.

Dans la même optique,  les entreprises bénéficiant du statut d’entreprise fiscalement disciplinée pourraient accéder à plusieurs avantages. La FTAPME propose notamment des incitations financières et fiscales liées aux emplois effectivement créés et déclarés, ainsi qu’une prise en charge partielle des cotisations patronales de sécurité sociale pour les nouveaux recrutements. Une priorité serait également accordée à ces entreprises dans certains programmes publics consacrés à l’investissement, à la formation, au redressement, aux exportations ainsi qu’aux mécanismes publics de garantie et de financement.

Pour accompagner ce dispositif, la fédération propose enfin de consacrer une enveloppe initiale équivalant à 1% des ressources fiscales éligibles, sans compromettre l’équilibre budgétaire de l’État.

 

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Tunisie Clearing cherche un administrateur indépendant expert en audit et risques

Tunisie Clearing veut désigner un administrateur indépendant spécialisé en audit, contrôle interne et gestion des risques. Il aura notamment pour mission de présider le Comité d’audit et des risques.

Les candidatures doivent être reçues au plus tard le 19 octobre 2026. Le mandat couvrira le reste de l’année 2026 et pourra être renouvelé pour une durée de trois ans. Le candidat retenu sera d’abord coopté par le Conseil d’administration, puis sa désignation sera soumise à la ratification de la prochaine Assemblée générale.

Tunisie Clearing recherche un professionnel ayant une expérience dans l’audit financier, le contrôle interne ou la gestion des risques, de préférence dans une banque, une institution financière ou une infrastructure de marché. Une expérience dans un conseil d’administration ou un comité spécialisé est également recherchée.

Le candidat doit être indépendant de Tunisie Clearing et ne pas avoir de liens professionnels, financiers ou contractuels pouvant créer un conflit d’intérêts. Il devra également remplir les conditions prévues par la réglementation en vigueur.

Le dossier doit notamment comprendre un CV détaillé, les justificatifs de diplômes et d’expérience, le formulaire de candidature, une déclaration d’indépendance, une pièce d’identité et un Bulletin n°3 datant de moins de trois mois.

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Soretrak: bénéficiaire, mais dépendante des subventions publiques

La Société régionale du transport de Kairouan (Soretrak) a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. La société a dégagé des produits d’exploitation de 35,850 MTND, en hausse de 11,4% par rapport à 2024. Le modèle économique de l’entreprise repose lourdement sur l’aide de l’État. Les subventions d’exploitation se sont élevées à 23,452 MTND, représentant 65,4% des produits totaux d’exploitation. Les revenus propres de transport (lignes régulières, scolaires, urbaines et abonnements) se sont établis à 11,414 MTND.

Les charges d’exploitation ont atteint 29,334 MTND, dominées par les charges de personnel qui pèsent 15,993 MTND. Grâce au soutien étatique, la société affiche un résultat d’exploitation de 6,514 MTND et un bénéfice net de 4,173 MTND.

L’actif total de la Soretrak est de 38,077 MTND. La société a investi dans le renouvellement de sa flotte, avec l’achat de 24 bus neufs auprès de Golden Dragon. Pour financer ses investissements et ses opérations, et outre le soutien de l’État, la société s’endette auprès du secteur bancaire. Le total des dettes financières est de l’ordre de 9,574 MTND.

La Soretrak, vitale pour la région de Kairouan, ne peut pas fonctionner sans l’assistance financière de l’État. Son management doit se concentrer sur la résolution de problèmes persistants, comme l’absence de rapprochement de l’inventaire physique des immobilisations avec les données comptables. Certains terrains inscrits à l’actif du bilan ne sont toujours pas immatriculés. Il y a également un manque de cadre réglementaire rigoureux et de traçabilité dans l’attribution et le calcul des heures supplémentaires, qui pèsent lourdement sur la masse salariale (plus de 1,768 MTND). Comme la majorité des entreprises publiques, la gouvernance est le principal défi.

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Ennakl Automobiles: des profits solides et une assise financière renforcée

Ennakl Automobiles, leader de la distribution automobile en Tunisie, a publié ses états financiers intermédiaires au 30 juin 2026, établis selon les normes IFRS. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 312,742 MTND, en progression de 2,5% en glissement annuel. Cette croissance s’appuie principalement sur la bonne tenue des ventes de véhicules neufs, qui s’élèvent à 296,884 MTND, ainsi que sur l’activité des pièces de rechange, accessoires et lubrifiants (12,724 MTND).

La marge brute s’est établie à 49,174 MTND, impactée par une hausse des coûts des ventes de 7,7%, à 263,567 MTND. Le résultat opérationnel ressort quant à lui à 20,331 MTND. Le résultat financier est de 25,546 MTND contre 19,448 MTND un an plus tôt. Les produits financiers ont profité d’importants dividendes reçus et à recevoir de la part des filiales et participations, notamment de la part d’Amen Bank (9,974 MTND) et de la filiale Car Gros (14,999 MTND). Le résultat net semestriel ressort à 37,063 MTND, en baisse annuelle de 9,2%.

Au niveau du bilan, le fait le plus marquant est la forte progression des capitaux propres, qui totalisent 437,050 MTND. Cette progression est essentiellement attribuable à la variation des autres éléments du résultat global (AERG), qui affichent un solde de 211,558 MTND. Cette plus-value latente est le résultat de la réévaluation à la juste valeur des actifs financiers détenus par Ennakl, notamment ses participations cotées dans Amen Bank et l’Arab Tunisian Lease, dont les cours boursiers ont connu une appréciation notable. La gestion du risque de capital de l’entreprise demeure prudente. Le ratio d’endettement se maintient à un niveau sain de 38%.

Avec des stocks de 164,267 MTND de véhicules neufs disponibles fin juin 2026, Ennakl devrait passer un bon second semestre. La mobilisation de ressources financières par la voie d’émission d’un emprunt obligataire permettra de contourner les restrictions d’importation imposées par la BCT.

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Batteries Assad avance vers une introduction à la Bourse d’Alger

Batteries Assad Algérie veut ouvrir son capital sur le marché financier algérien. La filiale du groupe tunisien Assad a soumis une demande d’introduction à la Bourse d’Alger, examinée lundi 28 septembre par le guichet unique du marché financier, au siège de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB).

La réunion a porté sur les conditions à remplir et les différentes étapes à suivre avant une éventuelle admission. Le dossier n’est donc pas encore arrivé au terme de la procédure. La COSOB doit notamment examiner le respect des exigences réglementaires applicables à l’opération. Derrière cette demande, il y a aussi un projet de développement industriel. Assad avait annoncé en juillet son intention d’ouvrir le capital de sa filiale algérienne. Deux options avaient alors été évoquées, l’arrivée d’un partenaire stratégique et une introduction en Bourse. Le groupe avait fixé à 1 milliard de dinars algériens le montant recherché, pour une participation comprise entre 25 % et 30 % du capital.

Batteries Assad Algérie fabrique et distribue des batteries pour les véhicules. L’entreprise dispose d’une usine à Bouira et fait partie des implantations industrielles du groupe tunisien en Algérie. Créée en 2005, elle produit notamment des batteries plomb-acide destinées aux véhicules légers, lourds et utilitaires.

Le groupe tunisien prévoit par ailleurs de renforcer les capacités de cette filiale. Son site industriel présente un projet visant à tripler la capacité de production à l’horizon 2027, avec des investissements consacrés notamment à la modernisation de l’usine et à l’automatisation des lignes.

Une entrée en Bourse donnerait à Batteries Assad Algérie une autre source de financement pour accompagner ce développement. Elle permettrait également d’associer de nouveaux investisseurs au capital de la société. Pour le groupe Assad, l’opération offrirait en parallèle une nouvelle voie pour financer sa présence industrielle en Algérie.

Le dossier est désormais entre les mains des acteurs du marché financier algérien. Le guichet unique réunit notamment la COSOB, la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV) et Algérie Clearing. Il accompagne les entreprises dans leur parcours d’introduction et assure la coordination entre les différents intervenants. 

Fondé en 1938, Assad est présent en Algérie depuis plusieurs années et est coté à la Bourse de Tunis depuis 2005. Avec cette opération, le groupe pourrait donc faire entrer sa filiale algérienne sur un deuxième marché financier. Pour l’heure, l’introduction reste conditionnée à l’aboutissement de la procédure engagée auprès des autorités algériennes.

 

 

 

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