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Budget 2026 : 2,4 milliards pour les carburants contre 2,5 milliards pour le développement en six mois

Les chiffres de l’exécution du Budget de l’État à fin juin 2026 mettent en évidence un contraste saisissant : 2,427 milliards de dinars ont déjà été consacrés aux subventions des carburants, presque autant que les 2,533 milliards de dépenses de développement enregistrées durant les six premiers mois de l’année. Dans le même temps, les dépenses de rémunération ont dépassé 12 milliards de dinars.

Les carburants pèsent lourd dans les subventions

Selon le document du ministère des Finances consacré à l’exécution budgétaire à fin juin, les dépenses de subvention ont atteint 3,486 milliards de dinars au premier semestre, en hausse de 12% par rapport à la même période de 2025, rapporte l’Agence TAP.

Les carburants représentent à eux seuls 2,427 milliards de dinars, soit un taux d’exécution de 48,6% des crédits prévus dans la loi de finances 2026. Cette enveloppe dépasse de 762 millions de dinars les dépenses de développement exécutées durant la même période.

Le ministère explique cette progression principalement par l’évolution des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les hypothèses retenues pour le Budget 2026 reposaient notamment sur un prix moyen du Brent de 63,3 dollars le baril.

Au total, les dépenses budgétaires payées ont atteint 24,917 milliards de dinars à fin juin, en hausse de 8,9% sur un an, pour un taux d’exécution global de 39,2%.

Plus de 12 milliards pour les rémunérations

La principale masse de dépenses reste toutefois celle consacrée aux rémunérations. 12,184 milliards de dinars ont été dépensés au premier semestre, soit 48,2% des crédits prévus pour l’ensemble de l’année et une progression de 4,9% sur un an.

Le ministère des Finances attribue notamment cette hausse à la mise en œuvre de la première tranche des augmentations salariales dans le secteur public au titre des années 2026, 2027 et 2028. Les prévisions de rémunération intègrent également le recrutement de 51.878 agents.

Les dépenses d’intervention ont, de leur côté, atteint 6,574 milliards de dinars, en progression de 14,8%. Plus de la moitié de cette enveloppe correspond à des dépenses de subvention.

Les programmes sociaux ont bénéficié de 2,221 milliards de dinars, soit une hausse de 24,1% par rapport à fin juin 2025. Leur taux d’exécution atteint 47,6% des crédits inscrits dans la loi de finances.

L’investissement public avance plus lentement

À l’inverse, les dépenses de développement ne dépassent que 2,533 milliards de dinars après six mois, soit un taux d’exécution de 21,2% des prévisions annuelles.

Le ministère des Finances explique ce rythme notamment par la nature des dépenses de développement, dont une part importante des décaissements intervient traditionnellement au second semestre.

Le gouvernement affirme poursuivre les efforts pour accélérer les projets publics bloqués ou en retard, en s’attaquant notamment aux difficultés foncières, techniques et financières.

À mi-parcours, les chiffres dessinent ainsi une structure budgétaire marquée par le poids des dépenses courantes : les rémunérations et les subventions progressent nettement plus vite dans l’exécution que les dépenses de développement. Un écart qui constituera l’un des enjeux du débat sur les finances publiques et les orientations du Budget 2027.

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Budget 2026 : le soutien aux carburants dépasse l’investissement

Les dépenses consacrées au soutien aux carburants ont dépassé les dépenses d’investissement de 762 millions de dinars au cours du premier semestre 2026. Selon les résultats d’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, les dépenses de soutien aux carburants ont atteint 2,427 milliards de dinars, contre 1,665 milliard de dinars pour les dépenses d’investissement.

D’après le document sur l’exécution du budget à fin juin 2026 et les principales hypothèses et orientations du projet de budget de l’État pour 2027, élaboré par le ministère des Finances, les dépenses de soutien ont globalement progressé de 12 % au cours des six premiers mois de l’année, pour atteindre 3,486 milliards de dinars.

Le taux d’exécution des dépenses de soutien s’est ainsi établi à 35,7 % des prévisions inscrites dans la loi de finances.

Le soutien aux carburants atteint déjà 48,6 % des prévisions

À lui seul, le soutien aux carburants a représenté 2,427 milliards de dinars, soit un taux d’exécution de 48,6 % des crédits prévus pour l’ensemble de l’année.

Cette évolution s’explique principalement par la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux au cours du premier semestre 2026, dans le contexte de la crise iranienne. Le prix moyen du baril aurait ainsi atteint environ 92,6 dollars à fin juin 2026.

Cette situation contraste avec les hypothèses retenues lors de l’élaboration du budget de l’État pour 2026, qui reposait notamment sur un scénario de reprise progressive de la croissance, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des services et du tourisme.

Les prévisions budgétaires avaient également été établies sur la base d’une croissance de 3,3 % en termes réels pour 2026 et d’un prix moyen du baril de Brent fixé à 63,3 dollars, ainsi que sur l’hypothèse d’une relative stabilité du dinar tunisien face aux principales devises.

24,9 milliards de dinars de dépenses budgétaires

Dans l’ensemble, l’exécution du budget à fin juin 2026 affiche un taux d’avancement de 39,2 %. Les dépenses budgétaires effectivement payées ont atteint environ 24,917 milliards de dinars, enregistrant une hausse de 8,9 % par rapport au niveau enregistré à fin juin 2025.

Les données du ministère des Finances mettent ainsi en évidence le poids croissant des dépenses de soutien, notamment celles liées aux carburants, dans l’exécution budgétaire au premier semestre 2026, dans un contexte marqué par une forte remontée des cours internationaux du pétrole.

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