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Škoda Slavia : la berline certifiée 5 étoiles Global NCAP arrive en Tunisie

Škoda Tunisie, qui relève d’Ennakl Automobiles, a lancé officiellement la berline Slavia sur le marché tunisien. Certifiée 5 étoiles aux tests de sécurité et de collision Global NCAP, elle est proposée à partir de 66 980 dinars.

La Škoda Slavia, berline déjà produite à l’international, est désormais disponible en Tunisie. Sa sécurité maximale est certifiée par 5 étoiles aux tests de sécurité et de collision Global NCAP. Lazhar Bahrouni, directeur de la marque Škoda en Tunisie, a présenté ce modèle comme axé sur la robustesse, le confort et les qualités de motorisation.

Sur le marché tunisien, la Slavia est commercialisée avec un moteur 1.0 TSI, déjà éprouvé au sein du groupe Volkswagen. Elle bénéficie des dernières technologies en matière de connectivité et de divertissement numérique et interactif. Ses technologies embarquées comprennent la recharge sans fil, un système d’infodivertissement et la connectivité App Connect ou MirrorLink.

Lazhar Bahrouni s’est exprimé à l’ouverture de la cérémonie de lancement, organisée au showroom de La Goulette par Škoda Tunisie, qui relève d’Ennakl Automobiles. Il a indiqué que la Slavia figure parmi les modèles ayant connu un important succès à l’international depuis le début de sa production en 2021. Il s’est montré optimiste quant aux perspectives du modèle en Tunisie, en mettant en avant ses atouts en matière de sécurité et d’équipements.

Le véhicule est décliné en trois finitions, pour quatre niveaux de prix. La version Active, à boîte manuelle, est proposée à partir de 66 980 dinars tunisiens. La finition Ambition est affichée à partir de 73 980 dinars avec la boîte manuelle et à 76 980 dinars avec la boîte automatique. La version Style, la plus équipée et dotée de toutes les options, est proposée à partir de 86 980 dinars tunisiens. Cette cérémonie marque l’ouverture officielle des ventes. La commercialisation effective débutera dans un délai d’une à deux semaines après le lancement, avec de premières quantités disponibles. Les livraisons se feront par arrivages successifs, des volumes plus importants étant attendus en novembre et décembre. Au cours du même événement, la marque a dévoilé en avant-première le futur modèle Škoda Kushaq. Son arrivée sur le marché tunisien est estimée entre la fin de l’année 2026 et le début de l’année 2027.

 

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Land’Or : des dividendes exceptionnels de 0,100 DT par action, détachés le 12 octobre

Les actionnaires de Land’Or toucheront 0,100 DT par action, soit 10% du nominal, prélevés sur la prime d’émission. Le paiement est fixé au 14 octobre 2026.

Land’Or a annoncé à ses actionnaires la distribution de dividendes exceptionnels, décidée par son Assemblée générale ordinaire du 30 septembre 2026. Le montant retenu s’élève à 0,100 DT par action, ce qui représente 10% du nominal. Cette somme sera prélevée sur le compte « Prime d’émission » et sera soumise en totalité à la retenue à la source. Le calendrier de l’opération est désormais arrêté. Le détachement interviendra le 12 octobre 2026, et la mise en paiement le 14 octobre 2026.

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Croissance de 4 % visée : l’ARP ouvre l’examen du budget 2027

Industrie en recul, dinar affaibli, facilités de la Banque centrale à 11 milliards de dinars : la Commission des finances et du budget de l’ARP a ouvert, mercredi, ses travaux sur le projet de budget de l’État 2027 et sur l’exécution du budget jusqu’à fin juin 2026.

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a commencé, mercredi, l’étude de deux documents : les grandes orientations du projet de budget de l’État pour l’exercice 2027 et le niveau d’exécution du budget de l’État jusqu’à fin juin 2026. Le président de la commission, Maher Ketari, a rappelé que la préparation du budget 2027 se déroule parallèlement à celle du Plan de développement quinquennal 2026-2030. Ce plan table sur un taux de croissance de 4%.

Selon lui, atteindre cet objectif suppose de donner une impulsion à l’industrie, qu’il décrit comme « la colonne vertébrale de l’économie ». Il a relevé que la part de ce secteur dans le produit intérieur brut (PIB) est passée de 26% au début des années 2000 à 15% aujourd’hui. Maher Ketari a également insisté sur la nécessité de travailler au rétablissement de la valeur du dinar, dont le taux de change face aux autres devises a enregistré une baisse depuis 2011.

S’agissant du document sur l’exécution du budget 2026 au cours du premier semestre, le président de la commission a indiqué que les membres ont demandé des précisions supplémentaires. Elles concernent en particulier les facilités accordées par la Banque centrale au Trésor public, qui ont atteint 11 milliards de dinars, ainsi que l’affectation de ces fonds.

La commission souhaite aussi disposer de plus d’informations sur les garanties apportées par l’État aux entreprises publiques lorsqu’elles contractent des prêts, et sur l’incidence de ces garanties sur les finances publiques. Les répercussions de la hausse des prix du pétrole sur le budget figurent également parmi les points sur lesquels elle attend des éclaircissements. Dans ce cadre, Maher Ketari a estimé que l’absence de hausse prévue des prix de l’essence contribuera à préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

Le président de la commission a enfin précisé que la ministre des Finances a été invitée à prendre part aux réunions consacrées à l’examen de ces deux documents et à y présenter ses remarques. Cette étape précédera l’ouverture du débat sur le projet de loi de finances.

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Artisanat tunisien : 85 MDT d’exportations à fin août 2026

Le marché américain et une ouverture internationale inédite boostent les exportations de l’artisanat tunisien, qui progressent de 3 % à fin août 2026 pour atteindre 85 millions de dinars. La directrice générale de l’ONAT, Leïla Msallati, a fait cette annonce en marge de l’ouverture du salon ArtiCrea au Kram.

À la fin du mois d’août 2026, le secteur de l’artisanat génère 85 millions de dinars à l’exportation, soit 2 % de la valeur totale des exportations tunisiennes. Cette progression de 3 % par rapport à la même période en 2025 confirme la compétitivité croissante du label tunisien sur les marchés extérieurs. Une stratégie de rayonnement international, renforcée lors de la 3ᵉ édition du salon professionnel ArtiCrea, porte cette dynamique. Pour la première fois, l’événement accueille des délégations du Canada, de Malte et de Suède, ainsi que des acheteurs internationaux. La Chambre de commerce tuniso-américaine rehausse cette ouverture en rejoignant les 12 institutions partenaires afin d’appuyer la pénétration du marché américain, première destination des exportations artisanales du pays.

Le salon met en avant des créations hybrides mêlant savoir-faire traditionnel et design moderne. Des artisans locaux présentent notamment des collections inédites de poterie de Sejnane, conçues dans le cadre d’un programme de coopération de six mois avec des partenaires canadiens, maltais et suédois. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, a inauguré l’événement au Palais des Expositions du Kram, où 228 entreprises artisanales exposent leurs produits jusqu’au 11 octobre. La manifestation illustre le renouveau du secteur grâce à une forte représentation des femmes, qui dirigent 60 % des entreprises et des diplômés du supérieur qui en gèrent 40 %.

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Agriculture et pêche : 17 MDT d’investissements sur les rails dans trois gouvernorats

17 millions de dinars (MDT) : tel est le volume des projets agricoles et de pêche qui viendront prendre forme à Béja, Bizerte et Médenine. Et ce, après le feu vert donné lundi par le Comité national d’octroi des avantages de l’APIA.

C’est lundi 5 octobre que le Comité national d’octroi des avantages, rattaché à l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), a donné son aval à un ensemble de projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Leur coût global atteint 17 MDT.

L’APIA précise, dans un communiqué, que ces approbations sont intervenues au terme de la sixième réunion tenue par l’instance en 2026. Les projets concernés seront menés dans les gouvernorats de Béja, de Bizerte et de Médenine.

Dans le même temps, le comité s’est penché sur les prêts fonciers. Des crédits ont été accordés à de jeunes agriculteurs de Kasserine pour leur permettre d’acheter des terres agricoles s’étendant sur 49,9 hectares. Le financement prévu pour cette acquisition représente 715,9 mille dinars.

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Wajdi Riahi Trio : trois albums, un seul set, une salle archi-comble

 Vingt minutes après 20 heures, le Théâtre des régions était plein. Au piano, à la contrebasse et à la batterie, trois musiciens ont déroulé trois albums en un seul set.  

Le Wajdi Riahi Trio s’est produit le 5 octobre 2026 au Théâtre des régions de la Cité de la culture, dans le cadre des JMC, devant une salle archi-comble. Le concert a commencé une vingtaine de minutes après 20 heures.

Wajdi Riahi (piano), Basile Rahola (contrebasse) et Pierre Hurty (batterie) ont présenté une sélection de leurs trois albums acclamés : Mhamdeya, Essia et l’album live Zabonprés Sessions. Ce set traversait tout leur parcours, avec des compositions riches, nourries de plusieurs traditions et revisitées au fil des tournées. Le trio le décrit comme plein de fraîcheur, de profondeur et de générosité, pour une musique toujours en mouvement.

Pianiste et compositeur né à Tunis, Wajdi Riahi a commencé le piano très jeune avant de s’installer à Bruxelles. Il y a façonné un style mêlant jazz, musiques méditerranéennes et traditions classiques et populaires. Son jeu est sensible et rythmiquement intense, entre profondeur mélodique et liberté d’improvisation. Avec ses deux partenaires, il forme un groupe porté par l’écoute mutuelle, une amitié profonde et une alchimie scénique rare.

Né le 20 septembre 1995 et membre du Jazz Club de Tunis, il y a obtenu en 2011 un diplôme de musique arabe. En 2015, il a rejoint le Hard Bop Project et donné son premier concert de jazz avec des membres du club. En 2016, il a participé à l’Itinéraire Jazz, série de concerts organisée par l’association, et à un stage de piano jazz, d’improvisation et de composition à l’AKDT, à Libramont (Belgique). En 2017, il a joué dans Darimba, projet du bassiste tunisien Wassim Ben Rhouma, puis créé North Africa, qui lui a valu trois prix : le Tanit de bronze, le prix de la meilleure composition et le prix Ahmed Litaiem du meilleur soliste. Il a aussi suivi la Master Class du pianiste américain Barry Harris, en Italie.

Il étudie aujourd’hui au Conservatoire royal de Bruxelles auprès du pianiste Éric Legnini. Outre son trio, il joue comme sideman dans The Rythme Hunters de Stéphane Galland, Now Project de Fabrice Alleman, Aleph Quintet et New Lands d’Armando Luongo. Il a également participé, à Bruxelles, à la célébration des trente ans d’Aka Moon, au Festival des Libertés.

Du diplôme de musique arabe à la Master Class de Barry Harris, des stages de jazz au Conservatoire royal, ces formations successives ont préparé Wajdi Riahi à exceller. Son talent se lit dans les trois prix de North Africa et dans la place qu’il tient aujourd’hui sur la scène bruxelloise.

 

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Aram Belhadj juge difficile que la BCT maintienne son taux directeur à 7 %

Le taux d’inflation annuel s’est établi à 5,6 % en septembre 2026 en Tunisie, d’après l’Institut national de la statistique (INS). Pour l’économiste Aram Belhadj, le passage au-dessus de 6 % au début de 2027 constitue désormais le scénario central. C’est ce qu’il explique dans un post publié sur sa page officielle Facebook.

Après 5,1 % en juillet puis 5,4 % en août, l’inflation en glissement annuel a atteint 5,6 % en septembre 2026 en Tunisie, selon les données de l’INS. C’est la troisième progression consécutive. L’économiste Aram Belhadj, qui commente ces chiffres dans une publication Facebook, relève que le rythme mensuel s’accélère lui-même.

Selon lui, dépasser 6 % dès le début de 2027 ne relève plus de l’hypothèse marginale. Il en fait le scénario central, alors que se rapproche l’échéance de la loi de finances 2027, que les grandes orientations annoncées sont maintenues et que les tensions persistent dans la région.

M. Belhadj attribue d’abord la hausse à des facteurs d’origine alimentaire et énergétique. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, reste à 4,9 % pour le deuxième mois de suite. D’après son analyse, le choc gagne l’ensemble du panier alimentaire, mais ne s’est pas encore transformé en inflation généralisée portée par la demande.

L’aspect qu’il juge le plus préoccupant sur le plan structurel tient à l’écart entre les produits alimentaires à prix libres, en hausse de 9,4 %, et ceux à prix encadrés, en progression de 0,2 %. Cet écart s’accentue d’un mois à l’autre. Il en découle, selon l’économiste, un coût de soutien caché qui s’accumule sans apparaître dans les comptes.

Dans ce contexte, l’analyste estime difficile que la Banque centrale de Tunisie (BCT) conserve son taux directeur à 7 % sans le modifier. Il avertit en outre que « un hiver chaud » attend le pays, aussi intense que l’été 2026 qui vient de s’achever.

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Congés de maternité et de paternité en Tunisie : ce que change la loi n° 44 de 2024

Jusqu’à quatre mois de congé après la naissance dans certains cas, sept jours pour le père : la loi n° 44 de 2024 régit les congés liés à l’arrivée d’un enfant. En octobre 2026, la durée du congé de maternité fait de nouveau débat.

Trois mois de congé après l’accouchement, sept jours rémunérés pour le père : tel est le socle fixé par la loi n° 44 de 2024, texte de référence en Tunisie. Près de deux ans après son entrée en vigueur, il suscite un regain d’intérêt autour des droits des femmes actives pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum. Le texte vise à mieux protéger la mère et l’enfant, à lui offrir une période de repos pour se rétablir et s’occuper de son nouveau-né, et à renforcer l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. La loi couvre les agents de la fonction publique et du secteur public affiliés à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale, ainsi que les salariés et non-salariés du privé affiliés et déclarés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale. Elle élargit ainsi la protection juridique liée à la maternité et à la paternité.

Trois mois après la naissance, quatre dans certains cas

Le congé de maternité dure trois mois à compter de l’accouchement. Les agents du public conservent l’intégralité de leur traitement, les salariées du privé reçoivent une allocation. Cette durée passe obligatoirement à quatre mois en cas de naissance de jumeaux ou plus, de nouveau-né prématuré, ou présentant un handicap ou des malformations congénitales nécessitant des soins et des interventions médicales. Un rapport médical doit alors être produit dans les trois premiers mois suivant l’accouchement. En cas de décès du nouveau-né, le congé est d’un mois.

La loi instaure aussi un congé prénatal pouvant atteindre 15 jours durant le dernier mois de grossesse, sur certificat médical indiquant la date présumée de l’accouchement, avec la même distinction entre traitement intégral dans le public et allocation dans le privé.

Un congé postnatal de un à quatre mois est ensuite prévu, selon les conditions et procédures fixées par le texte. Les agents du public perçoivent la moitié de leur traitement, les salariées du privé une allocation. Le congé de maternité peut en outre être cumulé avec le congé annuel.

Licenciement interdit, congé de paternité à sept jours

Il est interdit de sanctionner ou de licencier une femme à cause de sa grossesse, de son accouchement ou de l’allaitement, durant les périodes couvertes par la loi. Le texte vise ainsi à éviter que la maternité devienne un motif d’atteinte à la stabilité professionnelle, notamment pour les salariées du privé.

Le congé de paternité passe à sept jours rémunérés, contre un jour auparavant dans le privé et deux jours dans le public. Il est de dix jours en cas de naissance de jumeaux ou plus, ou lorsque l’enfant est prématuré ou présente un handicap ou des malformations congénitales nécessitant des soins et des interventions médicales.

Octobre 2026 : la durée du congé relance le débat

Le sujet est revenu au premier plan en octobre 2026. Certaines salariées estiment que trois mois restent insuffisants pour s’occuper d’un nourrisson avant de reprendre le travail. Des organisations de défense des droits et des syndicats soulignent, de leur côté, que la loi constitue une avancée qualitative sans précédent par rapport aux législations antérieures. La loi n° 44 de 2024 demeure le cadre législatif en vigueur et figure parmi les textes publiés sur le site officiel du ministère des Affaires sociales.

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Atelier du Meuble Intérieurs : bénéfice net de 1,50 MDT au premier semestre 2026

Le résultat net de la société Atelier du Meuble Intérieurs atteint 1,50 million de dinars (MDTT) au 30 juin 2026, contre 1,32 MDT un an plus tôt.

Les revenus de la société s’établissent à 13,14 MDTT contre 12,07 MDTT au premier semestre 2025, soit une progression de 8,87 %. Le résultat d’exploitation ressort à 1,95 MDTT (soit +10,16 %), et le résultat des activités ordinaires avant impôt à 1,99 MDTT (contre 1,73 MDT). Le résultat par action est de 0,246 dinar, contre 0,238 dinar, pour 6 085 083 actions contre 5 561 635 un an plus tôt. Ces chiffres figurent dans les états financiers intermédiaires publiés par la société Atelier du Meuble Intérieurs.

L’excédent brut d’exploitation passe de 2,29 MDTT à 2,67 MDTT et la marge sur coût matières de 4,96 MDTT à 5,41 MDTT. Les achats consommés atteignent 7,65 MDT (6,85 MDT). Les charges de personnel augmentent de 18,32 %, à 1,81 MDT contre 1,53 MDT. Les dotations aux amortissements et aux provisions montent à 718,5 milliers de dinars (KD), contre 513,7 KD, et incluent 58,6 KD de provisions pour dépréciation des stocks, absentes au premier semestre 2025. Les autres charges d’exploitation reculent à 931,0 KD, contre 1,14 MDT. L’impôt sur les sociétés s’élève à 468,5 KD (385,9 KD) et la contribution sociale de solidarité à 23,4 KD (19,3 KD).

Dans le détail des revenus, les ventes de marchandises taxables totalisent 11,27 MDT (10,89 MDT). Les ventes en suspension de taxes grimpent à 1,74 MDT, contre 707,0 KD. Les ventes à l’exportation reculent à 138,1 KD, contre 472,8 KD. Les produits des placements atteignent 100,6 KD, dont 99,95 KD de produits des participations. Aucun produit de ce type n’était comptabilisé au premier semestre 2025.

Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 15,38 MDT, contre 15,81 MDT au 31 décembre 2025.

L’assemblée générale ordinaire du 25 juin 2026 a approuvé l’affectation du résultat de l’exercice 2025, de 2,56 MDT, avec une distribution de 1,92 MDT. Au 30 juin 2026, les dividendes à payer aux actionnaires figurent pour 1,92 MDT parmi les autres passifs courants, et le tableau des flux de trésorerie du semestre ne comporte aucun décaissement à ce titre.

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Prix Nobel de médecine : la lumière au service de l’étude du cerveau

Le prix Nobel de médecine revient à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel, pour leurs travaux sur l’optogénétique.

Les trois chercheurs sont distingués « pour leurs découvertes concernant les canaux ioniques photosensibles et l’optogénétique ». Cette méthode permet de montrer comment les cellules nerveuses façonnent les souvenirs, les émotions et les comportements dans le cerveau. Karl Deisseroth est de nationalité américaine, alors que Peter Hegemann et Georg Nagel sont de nationalité allemande.

Outil précieux pour étudier les mécanismes des maladies neurologiques, l’optogénétique offre « des possibilités de cartographie du cerveau dont nous ne pouvions auparavant que rêver », a déclaré Per Svenningsson, président du comité Nobel de physiologie ou médecine.

Tout commence avec Peter Hegemann, le premier à chercher à comprendre comment une algue unicellulaire, Chlamydomonas, parvient à nager vers une source lumineuse. Au début des années 2000, Georg Nagel découvre une protéine singulière, la channelrhodopsine. Sous la lumière bleue, elle ouvre un canal qui laisse entrer des ions et génère une impulsion électrique. Les deux chercheurs constatent ensuite que n’importe quelle cellule dans laquelle on introduit cette protéine devient sensible à la lumière.

Deisseroth : de la cellule nerveuse de rat au cerveau de souris vivantes

Karl Deisseroth, psychiatre et neurologue américain, introduit alors le gène de la channelrhodopsine dans des cellules nerveuses de rats. En les éclairant avec de la lumière bleue, il parvient à déclencher un signal nerveux. Cette découverte majeure fait l’objet d’une publication en 2005. Deux ans plus tard, il réussit à faire fonctionner ce dispositif de commande lumineuse des cellules nerveuses dans le cerveau de souris vivantes.

Le mystère du fonctionnement du cerveau se dissipe ainsi petit à petit. Au 20e siècle, les chercheurs avaient tenté de comprendre quelles zones du cerveau influençaient quelles fonctions, mais les méthodes employées ne permettaient pas d’établir de liens de causalité. Beaucoup de questions et d’inconnues demeuraient. L’optogénétique fait considérablement avancer les choses et permettra de mieux comprendre comment certains types de cellules contribuent à des comportements tels que l’apprentissage, la peur, l’addiction ou encore le mouvement. La médecine clinique devrait en profiter, avec des possibilités d’application pour le traitement des troubles neurologiques et sensoriels, comme la maladie de Parkinson et l’épilepsie.

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Algérie – Émirats : Tebboune maintient la rupture et dénonce une volonté de domination

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune assume la rupture des relations avec Abou Dhabi : les choses, dit-il, ont dépassé les limites.

Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie restait attachée à sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Il souligne que cette décision est intervenue après que les choses eurent dépassé les limites. Le chef de l’État a accusé le gouvernement émirati de chercher à prendre le contrôle de l’Algérie. « La société pétrolière émiratie, c’est nous qui l’avons fondée, et aujourd’hui Abou Dhabi cherche à exercer la tyrannie pour nous dominer » a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous accueillons ceux qui travaillent dans le respect des lois, mais celui qui tente d’exercer la tyrannie se trompe. »

Insistant sur l’importance de la souveraineté nationale, il a indiqué que l’Algérie était une « terre pure pour laquelle des millions de martyrs se sont sacrifiés. Et je n’ai pas le droit de la vendre à qui que ce soit ». Cette décision avait été annoncée le 10 septembre dernier. L’Algérie avait alors accordé à l’ambassadeur émirati un délai de 48 heures pour quitter le pays et décidé de fermer son espace aérien aux avions émiratis, à l’exception des vols commerciaux, jusqu’à la fin de 2026. Elle avait présenté cette décision comme le résultat de l’épuisement de tous les moyens de préserver les relations, accusant Abou Dhabi d’une série d’« actes provocateurs et hostiles ».

Abordant un autre sujet, Abdelmadjid Tebboune a évoqué les droits du peuple sahraoui, affirmant que nul ne peut le contraindre à y renoncer. Selon lui, le Conseil de sécurité des Nations unies appelle à trouver une solution satisfaisant le Front Polisario et le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie étant des pays observateurs dans ce dossier. Il a précisé que l’Algérie donnait son avis lorsqu’elle était consultée par les amis américains; mais que la décision finale revenait aux Sahraouis, qui négocient avec le Maroc au sujet de leurs droits.

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Djerba : l’ambassade américaine appelle ses ressortissants à la vigilance

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a émis dimanche 4 octobre 2026 une alerte de sécurité invitant ses ressortissants à éviter l’île de Djerba le 7 octobre 2026 ou aux alentours de cette date.

La recommandation figure dans une alerte publiée dimanche 4 octobre 2026 par la représentation diplomatique américaine. Celle-ci invoque une hausse des menaces liées aux tensions régionales, ainsi que l’approche de l’anniversaire du 7 octobre 2023. Les autorités américaines ne précisent pas la nature des menaces évoquées et ne font état d’aucun incident particulier à Djerba. Elles justifient néanmoins leur consigne par l’augmentation des risques dans ce contexte, marqué à la fois par les tensions régionales et par la date anniversaire.

L’ambassade s’adresse aussi aux citoyens américains présents sur le reste du territoire tunisien. Elle leur demande de redoubler de vigilance et de rester attentifs à leur environnement, et leur conseille d’éviter les rassemblements ainsi que les lieux caractérisés par une forte présence policière. Ils sont par ailleurs invités à suivre l’évolution de la situation dans les médias locaux, à limiter leur exposition et à adopter un profil discret.

Djerba est une destination touristique majeure en Tunisie, qui accueille régulièrement un nombre important de visiteurs étrangers. L’île abrite la communauté juive de Djerba ainsi que la synagogue de la Ghriba, cible d’une attaque meurtrière en mai 2023. À ce stade, l’ambassade recommande à ses ressortissants de prendre des précautions particulières autour du 7 octobre, sans annoncer de mesures générales concernant l’ensemble du territoire tunisien.

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Face aux bailleurs de fonds : quel profil pour négocier au nom de l’État tunisien ?

Diplomates spécialisés et actifs sur le terrain, négociateurs au profil hybride : le politologue Riadh Sidaoui et l’ enseignant-chercheur en droit public et en sciences politiquesKhaled Dabbabi définissent, dans des déclarations à L’Économiste Maghrébin, les exigences de la diplomatie tunisienne.

Le politologue tunisien Riadh Sidaoui affirme que la diplomatie tunisienne traverse une période particulièrement délicate, confrontée à des missions complexes tant sur le plan économique que politique face aux profondes mutations de la scène internationale. De son côté, Khaled Dabbabi, enseignant-chercheur en droit public et en sciences politiques, déclare que négocier au nom de l’État tunisien exige un profil hybride, à la croisée de la technocratie de haut niveau et de la diplomatie d’État.

Selon Riadh Sidaoui, la complexité accrue des négociations et des dossiers stratégiques cruciaux impose désormais une restructuration des compétences diplomatiques. Pour faire face au redéploiement des équilibres géopolitiques mondiaux, notamment en Afrique, la Tunisie doit pouvoir compter sur des négociateurs hautement qualifiés et particulièrement actifs sur le terrain. Khaled Dabbabi explique que la conjoncture actuelle est marquée par l’urgence financière, le besoin de réformes structurelles et une forte sensibilité sociale. Il ne s’agit pas, souligne-t-il, de simples tractations comptables, mais d’accords qui engagent la souveraineté et la stabilité du pays.

Rompre avec la routine, miser sur l’expertise

Riadh Sidaoui insiste sur la nécessité de rompre avec les méthodes traditionnelles et la routine bureaucratique. Le politologue souligne que les diplomates tunisiens ne doivent plus se cantonner à un rôle passif ni se contenter d’exécuter des protocoles de routine depuis leurs bureaux climatisés. L’action diplomatique moderne exige au contraire, dit-il, une forte initiative privée, de l’imagination et de la créativité pour aller chercher les opportunités et établir un contact direct. Il ajoute que cette proactivité est d’autant plus capitale pour la gestion des dossiers économiques, qui requièrent une maîtrise parfaite et approfondie des enjeux.

Pour Khaled Dabbabi, le premier critère est une double expertise, macroéconomique et institutionnelle. Le négociateur ne peut pas se contenter d’être un bon diplomate : il doit parler d’égal à égal le langage technique des bailleurs de fonds, qu’il s’agisse du FMI, de la Banque mondiale ou des créanciers bilatéraux. Cela suppose la maîtrise des finances publiques, avec une compréhension pointue de la dette souveraine, de la politique monétaire, de la balance des paiements et de la restructuration économique. Il précise que cela implique aussi une connaissance de l’architecture financière internationale, c’est-à-dire savoir comment les institutions de Bretton Woods modélisent leurs exigences, ainsi que des précédents juridiques et économiques d’autres pays ayant traversé des crises similaires.

Sur le choix des cadres, Riadh Sidaoui défend l’application rigoureuse du principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » au sein du corps diplomatique. Il met en avant l’importance fondamentale de la spécialisation régionale et culturelle. Un diplomate affecté dans un pays doit, selon lui, maîtriser la langue, l’histoire, la culture et les coutumes locales afin de s’immerger aisément et de défendre efficacement les intérêts de l’État. Pour illustrer la pertinence de cette approche fondée sur l’expertise et la spécialisation, il évoque l’exemple de Mongi Hamdi.

Riadh Sidaoui rappelle par ailleurs que les grandes puissances internationales, à l’instar de la Chine, des États-Unis ou de la Russie, appliquent systématiquement ces critères de spécialisation pour leurs représentants dans le monde arabe. Leurs diplomates sont formés pour connaître parfaitement la langue et la culture arabes, ce qui leur permet d’intégrer facilement les réseaux locaux et de traiter les dossiers avec efficacité. Face à un environnement mondial en pleine recomposition, la Tunisie doit, selon lui, adopter cette même rigueur méthodologique pour faire valoir ses dossiers vitaux.

Front intérieur, levier géopolitique et intégrité

Khaled Dabbabi range en deuxième position l’intelligence de la réalité sociale et politique interne. Un accord international n’a de valeur que s’il est applicable sur le terrain, observe-t-il. Pour lui, le grand risque pour la Tunisie est de signer des réformes, comme la levée des subventions ou la restructuration des entreprises publiques, qui déclencheraient des crises sociales. Le négociateur doit donc rester connecté au « front intérieur » et comprendre les lignes rouges des partenaires sociaux, notamment l’UGTT et l’UTICA, ainsi que celles de la population. Une capacité de vulgarisation et de pédagogie lui est également nécessaire pour justifier les concessions indispensables auprès de l’opinion publique tunisienne, tout en traduisant les contraintes sociales du pays en arguments recevables par les créanciers.

Le troisième critère avancé par l’universitaire relève de l’acuité géopolitique et stratégique. La Tunisie n’est pas qu’un dossier financier, rappelle-t-il, mais un point stratégique en Méditerranée. Un excellent négociateur sait donc utiliser les enjeux sécuritaires, migratoires et de stabilité régionale pour rappeler aux partenaires européens, comme l’Italie ou l’Union européenne, et aux partenaires régionaux, comme l’Algérie ou les pays du Golfe, que l’effondrement économique de la Tunisie coûterait à la région bien plus cher que son sauvetage. Il lui faut aussi savoir naviguer entre les alliés traditionnels, c’est-à-dire l’Occident, et les nouveaux partenaires potentiels sans créer d’incidents diplomatiques, afin d’optimiser le pouvoir de négociation du pays.

Khaled Dabbabi met enfin en avant des qualités humaines et psychologiques spécifiques, car la pression inhérente à la situation de la Tunisie requiert un sang-froid exceptionnel. La première est le pragmatisme militant, qui consiste à mettre de côté l’idéologie politique pure pour se concentrer sur le « possible », en défendant farouchement la souveraineté nationale tout en acceptant les concessions mathématiquement inévitables. À cela s’ajoutent la résilience et la patience, les cycles de négociations en cours étant longs et souvent ponctués de blocages diplomatiques ou de revirements politiques : le négociateur doit absorber la frustration sans rompre le dialogue.

Dernière qualité citée par l’enseignant-chercheur : l’intégrité absolue. Dans un climat de crise et de méfiance politique, la crédibilité personnelle du négociateur, sa réputation d’incorruptibilité et son dévouement exclusif à l’État constituent son premier capital de confiance, tant face aux étrangers qu’aux Tunisiens.

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Décret-loi sur la conciliation pénale : Ce qui change avec l’amendement du 30 septembre 2026

Le décret-loi n°2 du 30 septembre 2026 amende et complète le décret-loi n°13 du 20 mars 2022 relatif à la réconciliation pénale et à l’affectation de ses ressources. Publié au Journal officiel de la République tunisienne, le texte encadre la réconciliation pour les hommes d’affaires et les fonctionnaires dépositaires de fonds publics, en modifiant les règles de la réconciliation provisoire et l’affectation des recettes.

Ce dispositif s’inscrit dans un cadre législatif comprenant le décret-loi n°13 de 2022, la loi n°3 de 2024 et le décret-loi n°2 de 2026. Il s’applique aux infractions économiques et financières, y compris pour des faits antérieurs à 2022. La Commission nationale de réconciliation pénale dispose d’une marge d’appréciation pour l’examen des dossiers.

L’amendement de l’article 25 prévoit un versement initial d’au moins 50 % des sommes dues, avec la possibilité pour la Commission d’accorder un taux inférieur sur la base d’éléments justifiés. Le délai de règlement du solde est fixé à deux ans, contre trois mois en 2022 et six mois en 2024.

La réconciliation provisoire suspend les poursuites ou l’exécution des peines pendant la durée des engagements. En cas de non-respect, les procédures judiciaires reprennent et les sommes garanties restent acquises à l’État. Selon l’article 30, l’affectation des fonds recouvrés à des projets nationaux ou de développement relève des décisions du Conseil de sécurité nationale.

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Empreinte carbone : BH Bank chiffre ses émissions

Dans son rapport de durabilité 2025, la BH Bank dévoile des émissions limitées aux scopes 1 et 2, dont 84 % liées à l’électricité achetée. Elle reconnaît une démarche ESG encore en cours de structuration.

Réalisé avec ProVerdy, start-up tunisienne labellisée, selon la méthodologie du GHG Protocol, le bilan couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2025 et porte sur le siège social, les bâtiments centraux et le réseau d’agences de la BH Bank. Il établit les émissions totales à 3 056 tonnes de CO2 : 490 pour le scope 1 (émissions directes) et 2 566 pour le scope 2 (électricité), soit 84 % du total selon le graphique des principaux contributeurs.

Au sein du scope 1, les émissions fugitives des climatiseurs atteignent 303 tonnes, devant les voitures de fonction (115,53 tonnes) et les groupes électrogènes et chaudières (71,25 tonnes). Ce premier exercice sert d’année de référence pour mesurer et piloter les émissions. La banque a engagé le chantier du scope 3 pour étendre progressivement le périmètre à l’ensemble de sa chaîne de valeur.

Ce bilan s’inscrit dans le plan d’actions 2025-2027. Le président du conseil d’administration, Taoufik Mnasri, cite deux projets structurants dont la finalisation progresse : la certification ESG et le premier bilan carbone. Le directeur général par intérim, Lotfi Ben Hammouda, confirme que la démarche reste en phase de structuration et de consolidation. Il souligne que les prochains exercices seront consacrés à la qualité du reporting, à l’analyse approfondie des risques ESG et à l’intégration graduelle des enjeux climatiques dans les processus internes.

Le plan 2025-2027 prévoit, côté financement, un système de gestion environnementale et sociale (SGES), la formation des équipes à la finance durable et de nouveaux produits verts et financements durables (programme ADAPT, convention de l’économie verte, bleue et circulaire, assistance technique de la BEI). Il prévoit aussi le lancement d’une cellule d’écoute pour les risques psychosociaux.

Les enjeux ESG dans les financements de la BH Bank

En finance responsable, la banque amorce la structuration de son approche et mène des projets pour renforcer l’intégration des enjeux ESG dans ses processus de financement et d’investissement. Elle recense 76 crédits majels en 2025. Ce dispositif de crédits sans intérêts pour la construction de majels, instauré par l’article 28 de la Loi de finances 2023 et piloté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, vise à encourager la collecte et le stockage des eaux pluviales. Leur montant a reculé de 8,5 % par rapport à 2024. Ce que le rapport attribue à un ajustement du rythme de déploiement.

Dans le logement, le crédit FOPROLOS, destiné aux ménages à revenus modestes, atteint 528 dossiers pour 60,25 MD, en hausse de 4,5 % en nombre et de 13,7 % en valeur par rapport à 2024. Le programme Masken Awel, consacré aux futurs propriétaires, enregistre 84 dossiers pour 2,4 MDT, en baisse de 3,4 % en nombre et de 4 % en montant entre 2024 et 2025. Ce que le rapport explique notamment par l’application de la loi 2024-41 (code de commerce, article 412).

L’encours du Plan d’épargne logement passe de 787 MDT au 31 décembre 2024 à 777 MDT au 31 décembre 2025. Une évolution attribuée au nivellement des soldes des comptes dormants (article 43 de la loi de finances 2025); et ce, malgré l’ouverture de 4 641 nouveaux comptes.

RSE et ESG

Côté gouvernance, le conseil d’administration supervise la stratégie et les orientations RSE/ESG. Il est composé de neuf membres dont une femme (11,11 %) et deux administrateurs indépendants (22,22 %), et a tenu huit réunions. Un comité RSE/ESG présidé par le directeur général définit ces orientations, suit le plan d’action et coordonne les initiatives, la coordination opérationnelle revenant à la direction Communication et RSE. Il s’est réuni quatre fois en 2025, avec un taux d’assiduité de 77,8 %, et compte 55 % d’hommes et 45 % de femmes. La matrice de matérialité 2024-2027 retient 17 enjeux, dont huit critiques, et la banque a identifié 13 des 17 objectifs de développement durable des Nations unies comme prioritaires. Elle a maintenu ses certifications AML 30000, ISO 9001:2015 (opérations bancaires à l’international) et MSI 20000. Le taux de KYC valide ressort à 71,28 % en 2025, contre 69,5 % en 2024.

Sur le plan social, BH Bank compte 1 853 collaborateurs, dont 53 % de femmes, et a recruté 232 personnes en 2025, toutes accueillies par un parcours d’intégration structuré. Selon les indicateurs, 100 % des contrats sont des CDI et 100 % de l’effectif est couvert par un accord de négociation collective. Le taux d’absentéisme est de 3,91 %, le taux de rotation de 12,4 % et le taux d’accidents du travail de 0,3 %, sans aucune maladie professionnelle en 2025.

Côté formation, 68 % des collaborateurs suivent un cursus conformité et LAB-FT. Le rapport comptabilise 168 heures de formations intégrant des thématiques ESG et de finance durable, et un taux de couverture de 42 % pour les formations obligatoires réglementaires. Une formation de deux jours (12 heures) aux fondamentaux du développement durable a réuni 18 managers, soit 216 heures au total. Et 60 collaborateurs ont suivi une formation aux premiers secours et à la prévention des risques. Le Fonds d’Aide Sociale a accordé 167 dossiers de crédit pour 4,9 MDT.

Sur les ressources, le rapport fait état d’une baisse de 28 % de la consommation d’eau et de 3 % de celle d’électricité par rapport à 2024, sans préciser le périmètre exact de ces baisses. La consommation totale d’eau du siège, des agences et des bâtiments centraux s’établit à 55 526 m³ en 2025. Un tri sélectif, centré sur les déchets papier, est déployé d’abord sur certains sites, avant une extension à l’ensemble des locaux.

Enfin, le rapport recense 154 agences, 202 DAB et 2 222 TPE, et chiffre à plus de 750 mille dinars les contributions financières au soutien à l’enfance. Une journée d’éducation financière a aussi été organisée en 2025 pour des étudiants, notamment avec l’École supérieure des Ingénieurs de Medjez El Bab, dans le cadre d’une tournée dans les différentes régions.

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Ennakl Automobiles : le chiffre d’affaires atteint 368,37 MDT, en hausse de 4,6 %

Le groupe Ennakl Automobiles a dégagé un résultat net part du groupe de 29,97 MDT au premier semestre 2026, contre 37,14 MDT un an plus tôt. Son chiffre d’affaires consolidé a progressé de 4,62 %, à 368,37 MDT.

Le résultat par action ressort à 0,999 dinar, contre 1,238 dinar au premier semestre 2025. Le recul s’explique d’abord par la marge brute, qui est passée de 72,26 MDT à 63,72 MDT (-11,8 %). Le coût des ventes a augmenté de 8,9 %, à 304,65 MDT, soit plus vite que l’activité.

Pour les véhicules neufs, le coût des unités vendues a progressé de 7,3 %, à 248,14 MDT, alors que les ventes de ces véhicules ont crû de 2,5 %, à 296,43 MDT.

Les ventes de pièces de rechange, d’accessoires et de lubrifiants ont gagné 15,5 %, à 65,36 MDT, et leur coût 18,9 %, à 50,34 MDT.

Les locations de véhicules ont rapporté 3,45 MDT (+17,4 %); tandis que les ventes de véhicules d’occasion sont revenues de 1,69 MDT à 1,17 MDT.

Les chiffres de 2025 ont été retraités : le groupe a reclassé dans le coût des ventes plusieurs charges des véhicules loués par sa filiale STLV, auparavant comptabilisées en charges administratives ou en frais de commercialisation.

Retour sur les chiffres

Le résultat opérationnel s’établit à 30,93 MDT, en baisse de 25,9 % par rapport aux 41,76 MDT du premier semestre 2025. Les frais de commercialisation et de distribution atteignent 15,61 MDT (14,85 MDT un an plus tôt) et les charges administratives 18,94 MDT (17,74 MDT).

Le résultat financier net progresse à 10,28 MDT, contre 9,27 MDT, avec 11,04 MDT de dividendes reçus (10,08 MDT en 2025). Les intérêts sur escompte d’effets ont atteint 2,02 MDT, contre 0,69 MDT. Le résultat avant impôt ressort à 41,22 MDT, contre 51,03 MDT, et la charge d’impôt à 11,24 MDT, contre 13,89 MDT.

Le total du bilan s’élève à 834,25 MDT, contre 630,30 MDT au 31 décembre 2025. Les créances clients ont augmenté de 37,5 %, à 190,88 MDT, dont 51,36 MDT d’effets escomptés non échus, contre 18,73 MDT à fin 2025. Les stocks atteignent 195,76 MDT (192,98 MDT), dont 86,94 MDT de véhicules neufs en cours de dédouanement, contre 59,36 MDT. Les dettes fournisseurs s’élèvent à 206,46 MDT, contre 196,79 MDT.

Emprunts et dettes financières

Les emprunts et dettes financières courants sont passés de 20,14 MDT à 65,55 MDT. Ils comprennent 51,36 MDT d’effets escomptés non échus, 13,11 MDT de billets à ordre et 1,09 MDT d’emprunt auprès d’Amen Bank. Le ratio d’endettement, qui rapporte la dette nette au capital total, est de 36 %, contre 34 % fin 2025. Les autres passifs courants ont atteint 58,17 MDT, contre 9,03 MDT, notamment avec les 27 MDT de dividendes à payer et une avance de 14 MDT en compte courant accordée par PGI Holding. Le groupe PGI constitue le bloc d’actionnaires majoritaire de la société.

Les flux de trésorerie liés à l’exploitation sont négatifs de 5,66 MDT, contre un solde négatif de 2,79 MDT au premier semestre 2025. Les acquisitions d’immobilisations ont atteint 8,70 MDT, contre 6,87 MDT, et les flux d’investissement totalisent 7,11 MDT de décaissements. Les activités de financement ont dégagé 34,47 MDT, notamment grâce à 31,84 MDT de crédits de gestion à court terme, 19,38 MDT d’encaissements sur emprunts et billets à ordre et les 14 MDT de PGI. Elles intègrent aussi 3 MDT de dividendes versés et un décaissement de 21,48 MDT, qui correspond au montant des fonds bancaires bloqués pour des opérations d’importation sur fonds propres, désormais inscrits en actifs financiers à court terme. La trésorerie s’élève à 54,44 MDT fin juin, contre 32,74 MDT fin décembre.

Faits du semestre

Parmi les autres faits du semestre, la filiale STLV, spécialisée dans la location de véhicules sous la marque Hertz, a décidé une augmentation de capital de 7 MDT, entièrement réservée à la société mère. Au 30 juin, 5 MDT avaient été libérés et 2 MDT souscrits mais non encore appelés.

La circulaire n° 2026-04 de la Banque centrale de Tunisie relative aux conditions de financement de l’importation de produits non prioritaires est entrée en vigueur, sans que le document en chiffre l’effet. Le 24 juin 2026, l’assemblée générale ordinaire a approuvé l’émission d’un emprunt obligataire sans appel public à l’épargne, pour un montant maximal de 100 MDT.

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Sotuver : revenus en hausse de 29,6 % au premier semestre, résultat net de 7,9 MDT

La Société tunisienne de verreries (Sotuver) a porté ses revenus à 66,2 MDT au premier semestre 2026, contre 51,1 MDT un an plus tôt. Son résultat net atteint 7,9 MDT, dont 7,7 MDT proviennent d’éléments extraordinaires liés à l’incendie de janvier.

Au premier semestre 2025, le résultat net s’élevait à 2,2 MDT. Le résultat par action ressort à 0,201 dinar, contre 0,055 dinar. Ces chiffres figurent dans les états financiers intermédiaires individuels arrêtés au 30 juin 2026. Les éléments extraordinaires combinent 11,8 MDT de gains et 4 MDT de pertes. Les gains correspondent aux indemnités d’assurance relatives aux dommages matériels et à la perte d’exploitation, comptabilisées sur la base des estimations de l’assureur. Les pertes représentent la valeur comptable nette des immobilisations endommagées, passée intégralement en charges. Hors éléments extraordinaires, le résultat des activités ordinaires après impôt ressort à 164 060 dinars, contre 2,2 MDT au premier semestre 2025.

Le résultat d’exploitation recule de 17,2 %, à 8,8 MDT contre 10,6 MDT. Les produits d’exploitation progressent à 75,3 MDT, contre 55,9 MDT, et incluent 9 MDT d’autres produits d’exploitation, contre 4,8 MDT. Les charges d’exploitation atteignent 66,5 MDT, contre 45,3 MDT. La variation des stocks de produits finis pèse pour 10,3 MDT en négatif, alors qu’elle était positive de 6,5 MDT un an plus tôt. Les charges de personnel passent de 7,2 MDT à 10,8 MDT.

La progression des revenus vient du marché local, dont le chiffre d’affaires s’établit à 26,5 MDT, contre 11,1 MDT. Les ventes à l’export sont quasi stables, à 39,8 MDT contre 40 MDT. Les charges financières nettes reculent à 7,4 MDT, contre 9,1 MDT. Le résultat des activités ordinaires avant impôt s’établit à 2,7 MDT, contre 3 MDT. L’impôt sur les bénéfices grimpe à 2,5 MDT, contre 0,9 MDT.

L’incendie a endommagé les lignes de production 12, 13 et 14. Les lignes 12 et 13 ont redémarré au premier semestre, et la remise en service de la ligne 14 est prévue au second semestre. Les travaux de remise en état et de remplacement des équipements ont donné lieu à des investissements importants. Les décaissements pour acquisitions d’immobilisations atteignent 13,9 MDT, contre 9,2 MDT au premier semestre 2025. La société estime par ailleurs recevoir de son assureur Lloyd une indemnité de 8,3 MDT au titre des dégâts matériels.
Au cours du semestre, BA Glass a acquis 16 205 315 actions de Sotuver, soit 41,28 % du capital. Des représentants de ce groupe ont depuis rejoint le conseil d’administration. L’assemblée générale ordinaire du 7 juillet 2026 a par ailleurs approuvé l’affectation du résultat de l’exercice 2025.

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Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties

Accès des PME aux services juridiques et administratifs : l’IA pourrait le faciliter; mais son déploiement exige des garanties indispensables. C’est ce qu’indiquent les participants à un forum, ce 1er octobre.  

L’intégration de l’intelligence artificielle pourrait constituer un levier de justice économique, en ouvrant plus largement aux entreprises, et tout particulièrement aux PME, les services juridiques et administratifs. Tel est le constat qui ressort du forum « L’IA au service de la justice économique », se déroulant ce jeudi, à Tunis. Son déploiement ne peut toutefois s’envisager sans les garanties indispensables à un usage responsable de ces technologies.

L’événement a été organisé conjointement par l’Institut de La Haye pour l’Innovation du Droit (HiiL) et le Registre National des Entreprises (RNE). Représentants des secteurs public et privé, experts en intelligence artificielle et en transformation numérique, ainsi que représentants de startups y ont pris part.

Les débats : services aux entreprises et protection des données

Les discussions ont porté essentiellement sur le rôle de la technologie dans l’amélioration des services destinés aux entreprises. La simplification des procédures d’enregistrement et d’accompagnement a été abordée. Tout comme l’examen de l’exploitation des données et de l’IA pour accélérer les traitements et rehausser la qualité des prestations.

Les échanges ont été également vifs sur la protection des données personnelles, la cybersécurité, la transparence, l’éthique et la préservation du rôle central de la décision humaine.

Une stratégie nationale axée sur l’éthique et la souveraineté

À l’ouverture du forum, Slim Ben Jrad, directeur général de la gouvernance et anticorruption à la Présidence du gouvernement, a souligné l’importance croissante du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation des structures administratives et la stimulation de la justice économique.

« La transition technologique, bien qu’essentielle pour l’avenir de l’économie, doit s’accompagner d’une stratégie nationale inclusive axée sur l’éthique et la souveraineté », estime le responsable.

Les risques potentiels liés à ces innovations, tels que les biais algorithmiques et les menaces pour la vie privée, exigent par ailleurs, précise Slim Ben Jrad, une régulation et des cadres de gouvernance adaptés. Sa conclusion : « L’intelligence artificielle demeure un outil d’assistance au service de l’humain et ne saurait en aucun cas remplacer la responsabilité décisionnelle. »

Le barreau appelle à anticiper la transition

Pour le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Boubaker Bethabet, l’intelligence artificielle, bientôt désignée comme l’intelligence supérieure, s’impose comme une réalité incontournable et omniprésente. Face à cette transition, le secteur de la justice et la profession d’avocat doivent impérativement se préparer afin de préserver leurs valeurs fondamentales.

Le bâtonnier a mis également l’accent sur la nécessité de financements publics adéquats et de réflexions profondes pour orienter ces transformations. Son intervention s’est achevée par un plaidoyer en faveur d’une vulgarisation des technologies; et ce, afin de garantir des prises de décision éclairées à tous les niveaux de l’État.

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Du Made in Morocco au Made for Germany : l’ambition du textile marocain

Le Programme suisse de promotion des importations (SIPPO) prépare, pour l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), une étude consacrée au marché allemand. Elle doit notamment identifier les acheteurs, distributeurs, marques et donneurs d’ordre susceptibles d’offrir de nouveaux débouchés aux entreprises marocaines.

Une nouvelle étude doit permettre à l’industrie marocaine du textile et de l’habillement de mieux cibler le marché allemand. Le Programme suisse de promotion des importations prépare, pour le compte de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement, une mission consacrée à l’identification de nouvelles opportunités commerciales en Allemagne.

Annoncée le 11 septembre, cette mission s’étalera sur 45 jours et devra être menée d’ici la fin de l’année 2026. L’objectif affiché est de fournir à l’AMITH une connaissance actualisée du marché allemand et de ses principaux acteurs. L’étude couvrira notamment les acheteurs, les marques, les distributeurs et les donneurs d’ordre présents en Allemagne. Elle examinera leurs attentes concernant les produits, les volumes, les exigences de qualité et les critères de durabilité. Le dispositif sera complété par un répertoire des interlocuteurs recensés ainsi que par un calendrier des principaux salons et rendez-vous professionnels du secteur.

Cette démarche s’inscrit dans une série de contacts déjà engagés entre les acteurs marocains et leurs homologues allemands. En juin 2025, l’AMITH avait rencontré le groupe Hugo Boss à Metzingen. Un mois plus tard, l’association avait organisé à Düsseldorf une mission de rencontres commerciales avec plusieurs donneurs d’ordre de l’industrie textile allemande. En octobre 2025, une délégation du Dialogue Textil-Bekleidung (DTB), réseau allemand du textile-habillement, s’était également rendue au Maroc avec l’appui du SIPPO. Les données de Trade Map illustrent l’importance du marché allemand. En 2025, l’Union européenne a importé environ 245 milliards $ de vêtements et de produits textiles. Sur ce total, l’Allemagne représentait 53 milliards $, soit environ 22 % des importations européennes. Elle devançait la France, à 32 milliards $, l’Espagne, à 26 milliards $, et l’Italie, à 23 milliards $. Après avoir atteint 53 milliards $ en 2022, les achats allemands étaient descendus à 46 milliards $ en 2023 et en 2024. Ils sont ensuite remontés à 53 milliards $ en 2025.

Retour sur les chiffres

Dans le même temps, les importations allemandes de produits textiles et d’habillement en provenance du Maroc ont progressé. Elles sont passées de 583 millions $ en 2022 à 764 millions $ en 2025. À l’échelle de l’Union européenne, les exportations marocaines ont représenté environ 2,2 % des importations de produits textiles et d’habillement en 2025, pour une valeur de 5,3 milliards $ sur un marché de 245 milliards $.

L’Allemagne s’approvisionne également auprès de plusieurs grands fournisseurs asiatiques et régionaux. En 2025, la Chine y a exporté environ 13 milliards $ de produits textiles et d’habillement, contre 9,1 milliards $ pour le Bangladesh. La Turquie a enregistré 4,8 milliards $, suivie du Vietnam avec 2,8 milliards $, du Pakistan avec 2,5 milliards $, de l’Inde avec 2,4 milliards $ et du Cambodge avec 2,1 milliards $.

Au Maroc, la filière textile-cuir occupe par ailleurs une place importante dans l’industrie. Elle constitue le deuxième pourvoyeur d’emplois industriels après l’industrie automobile et le troisième contributeur aux exportations industrielles, derrière les industries automobile et chimique.

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