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Classement FIFA : La dégringolade se poursuit pour la Tunisie

La chute de la Tunisie au classement FIFA se poursuit. Les Aigles de Carthage ont perdu quatre places dans la nouvelle édition publiée ce mercredi 7 octobre 2026, passant de la 57e à la 61e position mondiale. La sélection reste 11e en Afrique, mais voit l’écart se creuser avec les principales nations du continent.

Cette nouvelle baisse prolonge surtout une tendance beaucoup plus lourde. En juillet dernier, la Tunisie avait déjà subi la plus forte chute de l’édition post-Coupe du monde, avec douze places perdues pour tomber au 57e rang. La FIFA rappelle que cette chute constituait alors le plus important recul en nombre de places de toute l’édition.

Depuis le début de 2026, la trajectoire est donc particulièrement défavorable : la Tunisie occupait encore la 44e place mondiale en avril, avant de reculer à la 57e place en juillet puis à la 61e aujourd’hui. En comparaison, elle avait terminé 2025 au 41e rang mondial.

Une chute qui dépasse le simple effet du classement

Cette dégradation s’explique notamment par une année 2026 particulièrement compliquée sur le plan sportif. Avant même la Coupe du monde, la Tunisie avait perdu ses deux matches amicaux de préparation contre l’Autriche et la Belgique, dont une lourde défaite 5-0 face aux Belges.

La Coupe du monde a ensuite accentué la tendance. Les Aigles de Carthage ont perdu leurs trois rencontres de la phase de groupes : 5-1 contre la Suède, 4-0 contre le Japon puis 3-1 face aux Pays-Bas. La Tunisie a ainsi terminé dernière de son groupe sans le moindre point, avec deux buts marqués et douze encaissés.

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Le problème est donc moins le recul de quatre places enregistré ce mercredi que l’accumulation des mauvais signaux depuis plusieurs mois. La chute post-Mondial avait déjà ramené la sélection de la 44e à la 57e place. Le nouveau recul confirme que la contre-performance de la Coupe du monde n’a pas été absorbée par les résultats suivants.

Sur le plan africain, la situation est encore plus révélatrice de la perte de terrain. Le Maroc domine désormais le continent avec une 7e place mondiale, devant le Sénégal (18e), l’Égypte (25e), l’Algérie (28e), la Côte d’Ivoire (29e), le Nigeria (30e), la RD Congo (40e), le Cameroun (42e), le Mali (47e) et l’Afrique du Sud (48e).

La Tunisie arrive seulement en 11e position. Elle se retrouve ainsi derrière plusieurs sélections qui ont considérablement progressé ces dernières années, alors que le Maroc s’est installé dans l’élite mondiale après son parcours au Mondial 2026.

Trajectoires opposées des deux sélections nord-africaines

La comparaison avec le Maroc est particulièrement frappante : les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale de la Coupe du monde et occupent désormais le 7e rang mondial, tandis que la Tunisie a quitté la compétition dès la phase de groupes. La FIFA avait déjà souligné en juillet les trajectoires opposées des deux sélections nord-africaines.

À l’échelle mondiale, l’Espagne conserve la première place, devant l’Argentine, la France et l’Angleterre. Le Portugal fait son entrée dans le top 5, tandis que le Brésil recule au 6e rang et le Maroc au 7e.

Pour la Tunisie, le classement FIFA constitue donc désormais un indicateur particulièrement parlant d’une perte de compétitivité internationale. Le 61e rang actuel est certes encore loin du plus mauvais classement de son histoire, mais il traduit une tendance nette : après avoir occupé la 28e place mondiale en 2023 et terminé 2025 au 41e rang, la sélection s’éloigne progressivement du groupe des meilleures nations africaines.

La prochaine mise à jour du classement FIFA est prévue le 18 novembre. Elle permettra de voir si la sélection parvient à enrayer cette dynamique ou si le recul se poursuit.

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A 17 ans, le gardien tunisien Slim Bouasker sélectionné par The Guardian parmi les grands espoirs mondiaux

Le jeune gardien tunisien Slim Bouasker figure dans la sélection 2026 de « Next Generation », publiée par The Guardian. À seulement 17 ans, le portier de l’AS Rome fait ainsi partie des 60 jeunes talents nés en 2009 retenus par le quotidien britannique parmi les espoirs du football mondial.

Une reconnaissance internationale à 17 ans

Publiée le 6 octobre, la nouvelle édition de Next Generation réunit 60 des jeunes joueurs que The Guardian considère parmi les plus prometteurs du football mondial. La sélection concerne cette année les joueurs nés en 2009 et couvre différents clubs et championnats à travers le monde.

Slim Bouasker y représente la Tunisie aux côtés de jeunes talents issus notamment de clubs européens et sud-américains. Le quotidien britannique suit depuis plusieurs années cette initiative, qui consiste à identifier de jeunes joueurs appelés à évoluer au plus haut niveau et à suivre ensuite leur progression.

La présence du gardien tunisien est d’autant plus notable qu’il évolue déjà dans l’un des grands clubs du championnat italien.

Sous contrat avec l’AS Rome jusqu’en 2028

Né le 24 juin 2009, Slim Bouasker a rejoint l’AS Rome à l’été 2025. Il y a signé un contrat professionnel courant jusqu’en juin 2028. Le jeune portier évolue actuellement avec l’équipe U20 du club italien.

Son arrivée à Rome avait été précédée d’un intérêt de plusieurs clubs européens. Son profil avait notamment attiré l’attention de l’Inter Milan et de Valence avant la signature de son contrat avec le club de la capitale italienne.

A 17 ans, Bouasker poursuit donc sa formation dans un environnement particulièrement exigeant, tout en étant déjà identifié à l’échelle internationale comme l’un des jeunes gardiens à suivre.

Une trajectoire également suivie par la Tunisie

Le portier possède par ailleurs une expérience internationale avec les sélections tunisiennes de jeunes. Il figure notamment parmi les joueurs de la sélection tunisienne U20.

Sa présence dans la liste de The Guardian constitue ainsi une nouvelle étape dans une trajectoire qui l’a conduit, en quelques années, d’un jeune gardien tunisien suivi en Europe à un joueur intégré au projet de formation de l’AS Rome.

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Décès brutal à Rome de Bayram Dhaouadi, ancien joueur de l’Espérance

L’Espérance de Tunis a annoncé, hier soir, mardi 6 octobre 2026, le décès de son ancien joueur Bayram Dhaouadi, âgé de 18 ans, sans donner plus de précision sur les circonstances de son décès à un si jeune âge. Aujourd’hui, on en sait un peu plus après les clarifications apportées par l’ancien député Majdi Karbai qui réside en Italie dans un poste Facebook publié ce matin, mercredi 7 octobre.

Bayram Dhaouadi, né en 2008, a perdu la vie à Rome, la capitale italienne : il a été retrouvé mort avec des blessures suspectes, vraisemblablement causées par une arme blanche, a-t-il indiqué.

Le décès de Bayram a constitué un choc immense pour sa famille, pour son entourage sportif et pour tous ceux qui l’ont connu ; il a également suscité une profonde tristesse et une grande douleur au sein de la communauté tunisienne, tant en Italie qu’en Tunisie.

À cet égard, Majdi Karbai a tenu à apporter une précision importante : «La vidéo qui circule actuellement sur les réseaux sociaux — montrant l’agression d’un jeune homme dans une ruelle en Italie au moyen d’une ‘‘seringue’’, selon les termes du commentateur — ne concerne pas Bayram Dhaouadi ; il n’existe aucun lien entre cette vidéo et les circonstances de son décès», a-t-il expliqué, tout en exhortant les internautes à ne pas diffuser des informations sans source fiable ni vérification officielle ou à leur donner, car «la diffusion d’images, de vidéos ou d’informations erronées dans de telles circonstances risque d’accroître la souffrance de la famille et d’induire l’opinion publique en erreur», a-t-il ajouté, en promettant de chercher des informations plus précises sur les circonstances du décès de Bayram Dhaouadi auprès des personnes qui suivent l’affaire de près.

«En ces circonstances difficiles, la meilleure attitude à adopter est de respecter la dignité du défunt et les sentiments de sa famille, d’attendre des informations fiables de la part des autorités compétentes et de ne pas transformer les réseaux sociaux en une source d’informations non vérifiées», conclut-il

I. B.

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Haltérophilie : 18 Tunisiens engagés aux Championnats d’Afrique à Mostaganem

La Tunisie participe avec 18 athlètes aux Championnats d’Afrique d’haltérophilie, organisés du 5 au 13 octobre à Mostaganem, en Algérie. La délégation tunisienne prend également part au championnat arabe de la discipline.

Le rendez-vous africain et arabe de l’haltérophilie réunit actuellement les meilleurs jeunes spécialistes du continent à Mostaganem. La Tunisie y est représentée par 18 athlètes, dont dix filles et huit garçons, selon la sélection annoncée à la veille de leur départ pour l’Algérie.

Chez les filles, la sélection tunisienne comprend Khaoula Mejri, Yasmine Radhouani, Takwa Touati, Chaima Tlili, Israa Bejaoui, Eya Ghali, Hibetallah Jemili, Ghofrane Ghrissa, Zeineb Naoui et Hibetallah Tebini.

Chez les garçons, la Tunisie aligne Idriss Ouerthi, Farouk Ben Hmida, Yahya Laayeb, Ayoub Salem, Hussein Dridi, Ahmed Salem, Mohamed Khalil Jaouadi et Youssef Kraimi.

Les organisateurs annoncent une participation particulièrement importante, avec environ 354 athlètes issus de 31 pays engagés dans ce double rendez-vous africain et arabe.

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Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni

Une sentence historique contre le club de football de Manchester City -propriété de Cheikh Mansour Ben Zayed Al-Nahyan, frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed- a mis les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats sous une forte pression alors que des investissements de l’État du Golfe se chiffrant en milliards de livres sterling sont désormais menacés. Au cœur de cette tempête se trouve le puissant Khaldoon Al Mubarak, l’homme de confiance de la famille Al-Nahyan qui est à la fois président de Manchester City et président du fonds Mubadala, principal investisseur émirati au Royaume-Uni. Les enjeux sont énormes.

Imed Bahri

Bloomberg indique qu’au cours des cinq dernières années, les Émirats ont injecté plus de 30 milliards de livres sterling (39,7 milliards de dollars) dans des secteurs britanniques clés, notamment la défense, les sciences de la vie et la technologie. Si les deux pays tiennent à préserver leur partenariat financier —un sommet sur l’investissement étant d’ailleurs prévu ce mois-ci—, le sentiment de frustration s’est accru de part et d’autre en raison des retombées de l’affaire Manchester City.  

Le club britannique (communément appelé Man City) a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation formulés par la Premier League à son encontre, à l’issue d’une enquête de quatre ans.

Des infractions de 1,2 milliard de dollars

Selon les conclusions d’une commission indépendante publiées mardi, le club a artificiellement gonflé ses résultats financiers de plus de 900 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars). Les sanctions envisagées incluent un retrait de points, de lourdes amendes financières voire l’exclusion du club de la Premier League.

Ce verdict porte un coup dur à une stratégie de soft power (puissance douce) déployée sur 18 ans, pilotée au plus haut niveau par le propriétaire de Manchester City, le cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan, frère du président émirati. Sous la présidence de Khaldoon Al Mubarak, homme de confiance de Mansour ben Zayed, les propriétaires émiratis ont réussi à remporter huit titres de Premier League et à transformer Manchester City en une puissance footballistique mondiale.

Selon des sources proches du dossier, des responsables émiratis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction pourrait affecter la volonté des Émirats de s’engager dans des investissements britanniques importants à l’avenir. Ces mêmes sources, ayant requis l’anonymat en raison du caractère confidentiel des informations, ont ajouté que les responsables émiratis estiment que les mesures prises par la Premier League ont un impact sur les relations bilatérales entre les deux pays.

En revanche, des responsables du gouvernement britannique sont également frustrés par l’attitude de leurs homologues émiratis face à ce scandale, selon d’autres personnes informées de la situation.

Ces responsables estiment que certaines parties au sein de l’État du Golfe devaient nécessairement être au courant de l’ampleur des infractions commises par Manchester City, alors même qu’elles affirmaient qu’il n’y avait aucune irrégularité, selon les sources ayant requis l’anonymat pour évoquer des délibérations secrètes.

Divisions au sein du gouvernement britannique

Le scandale a également provoqué des divisions au sein même du gouvernement britannique. Les déclarations d’Andy Burnham, actuel Premier ministre et ancien maire de Manchester, remerciant les propriétaires de Manchester City pour leurs investissements ont suscité la colère de certains membres de son gouvernement qui souhaitent que la procédure reste indépendante de toute ingérence gouvernementale.

Un porte-parole du gouvernement britannique a refusé de commenter, tandis que le ministère émirati des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire formulée par Bloomberg.

Cette frustration mutuelle survient à un moment charnière pour les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Le partenariat d’investissement actuel est au cœur des discussions en amont du sommet d’Abou Dabi prévu à Londres plus tard ce mois-ci alors que les responsables britanniques cherchent à obtenir davantage d’engagements d’investissement.

En vertu de l’accord initial d’une durée de cinq ans, le fonds souverain émirati Mubadala s’était engagé à investir 10 milliards de livres sterling (13,3 milliards de dollars) dans plusieurs secteurs de l’économie britannique toutefois, le montant total des investissements a atteint près de 30 milliards de livres sterling.

Cela ne représente qu’une infime partie des engagements d’investissement mondiaux d’Abou Dabi. En effet, l’émirat, qui abrite des fonds souverains gérant des actifs d’une valeur supérieure à 2 000 milliards de dollars, prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis et s’est également engagé à investir 46 milliards de dollars en Allemagne.

La commission a constaté que la majeure partie de la somme de 949,9 millions de livres sterling, enregistrée par Manchester City au titre d’accords de sponsoring avec des entités d’Abou Dabi entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, provenait du groupe Abu Dhabi United (ADUG), propriété de Mansour ben Zayed et actionnaire majoritaire de la société City Football Club qui possède Manchester City.

La coopération en matière de défense occupe une place centrale dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et les Émirats, une nécessité accrue par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par l’instabilité plus large au Moyen-Orient.

Le Royaume-Uni a apporté un soutien militaire aux Émirats après que les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont poussé Téhéran à riposter contre les alliés de Washington dans le Golfe. Bien que les deux parties conviennent que les discussions sur la défense sont bien plus importantes que le football, le verdict sévère contre Man City a introduit une tension politique dans les négociations.

Il subsiste également des points de friction plus anciens, notamment le rôle présumé des Émirats dans la guerre civile soudanaise et la tentative de rachat du journal britannique The Telegraph par les Émirats qui a finalement échoué.

Les responsables tentent désormais d’apaiser les tensions suscitées par cette affaire.

Dans une interview accordée la semaine dernière à un média britannique, Burnham a remercié le City Football Group, propriétaire de Manchester City, pour ses investissements dans la ville de Manchester.

Burnham a déclaré : «Je serais très inquiet si nous les perdions. Ils ont été un partenaire formidable dans la construction du Manchester moderne».

Cette relation revêt une importance particulière pour Burnham ainsi que pour d’autres personnalités politiques britanniques de premier plan. Peu après son entrée en fonction en tant que Premier ministre en juillet, Burnham s’est entretenu avec le chef de l’État des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed.

La ville de Manchester a constitué l’un des points de contact entre eux, Burnham ayant été maire de la ville avant d’accéder à la tête du gouvernement.

Les investissements massifs des Émirats dans des projets de réaménagement urbain dans l’est de Manchester ont contribué à renforcer le poids politique de Burnham durant son mandat de maire.

Des responsables du gouvernement britannique ont indiqué, en privé, que les enquêtes menées par la Premier League échappent au contrôle du gouvernement, étant donné que la réglementation du sport et les questions judiciaires ne relèvent pas du pouvoir exécutif.

Manchester City a réagi au verdict : «Le club conteste les accusations portées par la Premier League et dispose d’un ensemble complet de preuves irréfutables étayant toutes ses positions».

Avis de tempête sur le football anglais  

Manchester City a été l’un des instruments les plus efficaces des Émirats pour projeter leur soft power. Depuis son rachat par cheikh Mansour, le club est sorti de l’ombre de son rival local, Manchester United, surpassant ce dernier —historiquement plus titré— pour devenir un prétendant permanent aux titres de champion.

Le club a également attiré une série de stars du football de premier plan, notamment Sergio Agüero, Kevin De Bruyne et l’actuel attaquant Erling Haaland.

La Premier League n’a pas encore précisé les sanctions envisagées mais une condamnation menace de provoquer d’importantes perturbations au sein du championnat et dans le football anglais en général.

Par ailleurs, le palmarès de Manchester City sur la période visée par l’enquête pourrait ouvrir la voie à des demandes d’indemnisation de la part de clubs rivaux voire de supporters.

Bien qu’aucune autorité de poursuite pénale ne semble actuellement envisager d’engager des poursuites au pénal, la falsification de comptes constitue une infraction en Angleterre et au Pays de Galles, passible d’une peine d’emprisonnement. Parallèlement, les auditeurs du club pourraient faire l’objet d’une enquête de la part du Financial Reporting Council*. Aucune des autorités de régulation concernées n’a répondu aux demandes de commentaire formulées par Bloomberg.

Le Royaume-Uni a toujours mis en avant ses relations d’investissement avec les Émirats. Un peu plus d’une semaine avant le verdict concernant Manchester City, Burnham a publié une vidéo à l’intention de son million d’abonnés sur TikTok, on l’y voyait au volant d’une voiture de sport McLaren, déclarant avec fierté : «Voici le son de la Grande-Bretagne qui renoue avec la fabrication».

Ces propos de Burnham coïncidaient avec l’annonce par McLaren Automotive d’un projet d’investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, s’inscrivant dans le cadre d’un engagement plus large de l’actionnaire de la société l’Imad Holding, un fonds souverain lié au gouvernement d’Abou Dabi.

Toutefois, les récentes déclarations du Premier ministre soutenant les propriétaires de Manchester City ont suscité le mécontentement de législateurs locaux.

On craint que ces propos ne compromettent la législation visant à garantir l’indépendance opérationnelle de l’autorité de régulation indépendante du football (Independent Football Regulator), chargée de statuer sur l’affaire impliquant Manchester City, selon Bloomberg.

Downing Street a par la suite publié un communiqué affirmant que Manchester City n’était pas «au-dessus des règles». Avis de tempête sur le football anglais…

* Financial Reporting Council (FRC) est l’organisme indépendant de régulation du Royaume-Uni chargé de superviser la gouvernance d’entreprise, l’information financière, l’audit et la profession actuarielle.

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Espérance de Tunis | Pablo Franco Martín dirige sa première séance d’entraînement

L’Espérance sportive de Tunis a officialisé l’arrivée de Pablo Franco Martín au poste d’entraîneur principal et qui a dirigé sa première séance d’entraînement au Parc B.

Pablo Franco Martín débarque dans la capitale fort d’un bilan remarquable après un passage très réussi au Maroc. Lors de la saison écoulée, il a guidé le Maghreb de Fès vers le sacre en Botola Pro, offrant au club un titre de champion historique attendu depuis 41 ans.

Pas de temps à perdre pour Pablo Franco Martín. Arrivé à Tunis ce samedi 3 octobre 2026, le technicien espagnol n’a pas tardé à prendre ses marques.

Dans la foulée de sa signature, le successeur de Laurențiu Reghecampf a directement chaussé les crampons pour conduire sa première séance d’entraînement avec l’effectif espérantiste, affichant d’emblée sa volonté d’imprimer son rythme et son style de jeu.

Y. N.

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Tunisie-Ouganda : le naufrage continue, Chaâbani déjà confronté à l’urgence

Un nouveau sélectionneur, quelques changements dans le groupe, des intentions intéressantes en première période… mais au bout du compte, toujours cette incapacité à gagner. Pour sa première sortie officielle à la tête des Aigles de Carthage, Mouine Chaâbani n’a pu…

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Tunisie. Football : Chaâbani face au premier test, entre reconstruction et retour aux anciens

Deux mois après le traumatisme du Mondial 2026, la Tunisie s’apprête à tourner la page avec Mouïne Chaâbani, suite à son brillant parcours à la tête du club marocain RS Berkane. Le nouveau sélectionneur a dévoilé sa première liste, à…

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Coupe Davis : le Maroc accède aux play-offs du Groupe mondial I

La sélection marocaine de tennis a validé, dimanche 20 septembre à Rabat, son billet pour les barrages du Groupe mondial I de la Coupe Davis, prévus en février 2027, après avoir remporté les trois premières confrontations face à son homologue…

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Eliminatoires CAN 2027 : Ouahbi dévoile la liste du Maroc

Le sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, a dévoilé, jeudi 17 septembre au Complexe Mohammed VI de football, la liste des joueurs convoqués pour les matchs du Gabon et du Lesotho, comptant respectivement pour les 1re et 2e journées des éliminatoires pour…

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Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme

Fraichement élus, les deux nouveaux bureaux des fédérations professionnelles du Tourisme, Fi2T et FTAV, ont été reçus par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.

Enjeux et constats avec la Fi2T

Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.

Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.

De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.

Plan d’action et priorités

À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :

  • Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.

  • Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.

  • Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.

  • Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.

  • Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.

    Rencontre avec la FTAV

    Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

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    Positionnement de la destination et qualité des services

    Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

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    Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

    Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.

    Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

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    Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

    Dossiers prioritaires et axes de travail

    La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :

    • Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.

    • Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.

    • Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.

    • Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.

    • Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.

    • Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.

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Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

Face au Parlement hier, le ministre du Transport, Rachid Amri a imputé l’état du groupe Tunisair a un passif sur lequel son département est en train de travailler pour y remédier.

La situation de Tunisair continue de cristalliser les inquiétudes à la lumière des dernières déclarations du ministre du Transport. Devant les députés, le 20 avril 2026, le ton s’est voulu lucide sur l’ampleur des difficultés mais à la fois (un peu trop) optimiste sur le redressement en cours.

Le constat initial fait par le ministre a toutefois été jugé surprenant : celui-ci a soutenu avoir trouvé une compagnie dans une « situation lamentable », réduite à opérer avec seulement six à sept avions en état de service. Une configuration minimale pour une compagnie nationale, symptomatique selon le ministre d’années de gestion dégradée. Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les milieux avisés qui y ont vu un dédouanement de sa part, imputant implicitement la responsabilité de la situation à l’ancien dirigeant de la compagnie.

À cela s’ajoute un endettement jugé critique, évalué à près de 2 600 millions de dinars selon le chiffre avancé à l’ARP, niveau d’endettement qui a durablement pesé sur la capacité d’investissement et de fonctionnement de l’entreprise.

Etats financiers et retards de publication

Sur le plan financier, un effort de mise à jour est en cours promet Rachid Amri. Les états financiers des exercices 2021 et 2022 ont été validés, tandis que ceux de 2023, 2024 et 2025 devraient l’être dans le courant de l’année 2026. Une étape indispensable pour restaurer la crédibilité de la compagnie, aujourd’hui jugée non bancable. « Elle ne peut pas contracter de prêt dans sa situation actuelle, mais elle va le redevenir », a-t-il assuré, évoquant un objectif de retour progressif à la confiance des partenaires financiers.

Au cœur de cette stratégie, un plan de sauvetage qualifié d’« urgent » est déployé à court terme. L’objectif : remettre rapidement en exploitation un maximum d’appareils afin de générer des revenus, tout en finançant les réparations nécessaires, notamment celles des moteurs, particulièrement coûteuses.

Flotte en cours de développement

La flotte constitue ainsi un indicateur clé de ce redressement. Actuellement, Tunisair dispose de 12 avions opérationnels, auxquels s’ajoutent deux appareils en réparation, attendus en service d’ici la fin du mois. Dès juin, la flotte devrait atteindre 16 avions grâce à l’intégration de deux appareils supplémentaires, un Airbus A320 et un Airbus A330, pour lesquels les moteurs ont été acquis et les contrats finalisés.

À horizon fin 2026, la compagnie ambitionne d’exploiter 18 avions, dont trois en location de type « dry lease », avec option d’achat selon le ministre, quoique cette affirmation soit discutable étant donné que les appareils sous ce régime sont restitués à la fin du bail.

Selon les projections présentées, un seuil de 21 appareils serait nécessaire pour atteindre l’équilibre financier, illustrant le lien direct entre capacité opérationnelle et viabilité économique.

Filiales en déficit

Le ministre a également évoqué la situation des six filiales du groupe, bizarrement toutes décrites comme fortement endettées (les résultats montrent  au contraire qu’Amadeus qu’il a citée est la seule bénéficiaire), mais engagées dans des processus d’assainissement. Un chantier parallèle, essentiel pour restaurer la cohérence et la performance globale du groupe.

Sur le plan opérationnel, des progrès ont été revendiqués concernant l’état des avions, longtemps critiqué. Le ministre a indiqué qu’un indicateur interne de sécurité et de conformité (qu’il a désigné par le terme facteur), qui atteignait auparavant des niveaux préoccupants (jusqu’à 3,5), est désormais repassé sous la barre de 1. Une amélioration qui aurait permis de lever certaines immobilisations et de renforcer les standards de sûreté et de sécurité.

Enfin, la situation de Tunisair Express a été qualifiée de « plus préoccupante encore ». Malgré des tarifs de billets jugés élevés, la filiale demeure déficitaire et dépendante de subventions. Des mesures sont toutefois prévues, avec l’exploitation d’au moins deux avions de capacité moyenne d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de renforcer son modèle économique.

Entre diagnostic sévère hérité du passé et projections volontaristes, le discours officiel dessine une trajectoire de redressement rapide, mais encore conditionnée à la capacité de la compagnie à exécuter son plan dans un contexte financier contraint.

Le sauvetage de Tunisair s’annonce ainsi comme un test majeur de résilience pour cette entreprise dont la main-mise de l’Etat demeure encore très prononcée malgré la décision de modifier son mode de gouvernance depuis 2024 qui n’a, dans les faits, jamais été appliqué malgré la nomination d’un président de conseil.

©Destination Tunisie

 

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Transport aérien intérieur : la Fédération tunisienne de l’hôtellerie tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué publié ce 27 décembre, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a exprimé sa profonde préoccupation face aux perturbations récurrentes affectant les vols domestiques, notamment ceux desservant Djerba et Tozeur.

La situation du transport aérien intérieur en Tunisie suscite une vive inquiétude au sein des professionnels du tourisme. Retards excessifs, parfois supérieurs à dix heures, annulations de dernière minute : pour la Fédération, ces dysfonctionnements ne peuvent plus être considérés comme de simples incidents ponctuels. Ils traduisent, selon elle, une crise structurelle du transport aérien intérieur, aux répercussions directes sur l’économie nationale et sur l’image de la destination tunisienne à l’échelle internationale.

La FTH rappelle que le transport aérien intérieur constitue un service stratégique et souverain, essentiel à la cohésion territoriale et au bon fonctionnement de l’activité économique et touristique. Son affaiblissement a entraîné, selon l’organisation professionnelle, un véritable isolement de certaines régions. Djerba et Tozeur se retrouvent ainsi, de facto, soumises à une forme de blocus non déclaré, affectant les citoyens dans leur vie quotidienne, tant sur le plan sanitaire que familial et professionnel.

Désorganisation des programmes contractuels

Le secteur touristique figure parmi les premières victimes de cette situation. La Fédération dénonce un coup dur porté aux efforts de promotion du tourisme saharien et du tourisme insulaire, ainsi qu’une désorganisation des programmes contractuels conclus avec les agences de voyages, compromettant la crédibilité de la destination tunisienne auprès des partenaires étrangers.

À cela s’ajoute l’absence d’alternatives viables. Le transport terrestre, souligne la FTH, ne peut raisonnablement se substituer au transport aérien, compte tenu des longues distances et du manque d’infrastructures et d’équipements adaptés.

La Fédération déplore par ailleurs la faiblesse chronique des liaisons aériennes, internes comme internationales, dont souffrent les aéroports de Djerba, Tozeur et d’autres régions de l’intérieur du pays tout au long de l’année. Une situation qui accentue les déséquilibres régionaux et met en péril la pérennité des entreprises touristiques et économiques locales.

Face à ce qu’elle qualifie de situation alarmante, portant atteinte au droit constitutionnel des citoyens à la mobilité et nuisant à la réputation de la Tunisie, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie appelle les autorités de tutelle à une intervention immédiate et urgente. Elle exhorte également le gouvernement à prendre des décisions courageuses et structurantes pour réformer en profondeur le secteur du transport aérien et mettre fin à une crise qui ne cesse de s’aggraver.

La FTH avertit enfin que la poursuite de l’inaction face à ces dysfonctionnements menace directement la compétitivité de l’économie nationale et la durabilité du secteur touristique tunisien.

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