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Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7%

Le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 7 octobre 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 7 octobre 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, tant à l’échelle internationale que nationale, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.

À l’échelle internationale, les prix de l’énergie ont enregistré une hausse sensible au cours de la période récente et évoluent désormais à des niveaux nettement supérieurs à ceux retenus dans les précédentes prévisions établies en juin dernier. Les incertitudes entourant le rétablissement des conditions d’approvisionnement sur les marchés énergétiques demeurent élevées et continuent d’exercer des pressions haussières sur les coûts de production et de distribution. La diffusion de ces tensions aux prix à la consommation se poursuit à l’échelle mondiale, retardant le processus de convergence de l’inflation vers les objectifs des banques centrales.

Dans ce contexte, la plupart des banques centrales dans les économies avancées ont resserré leurs politiques monétaires afin de contenir le regain des pressions inflationnistes et de favoriser un retour durable de l’inflation vers leurs cibles.

Sur le plan national, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre de 2026, revenant à 2,3% en glissement annuel, après 2,6% au trimestre précédent. Cette évolution traduit notamment le net ralentissement de l’activité industrielle.

Du côté du secteur extérieur, la forte hausse des prix internationaux de l’énergie a pesé davantage sur les équilibres externes. La facture des importations énergétiques s’est alourdie pour atteindre 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards un an auparavant. Cette évolution a contribué à la détérioration de la balance commerciale et au creusement du déficit courant, qui s’est établi à 4.694 MDT, soit 2,5% du PIB, au cours des huit premiers mois de 2026, contre 2.724 MDT, soit 1,6% du PIB, durant la même période de 2025.

Les avoirs nets en devises se sont, pour leur part, établis à 23,7 milliards de dinars, correspondant à 92 jours d’importations, au 6 octobre 2026, contre 24,3 milliards de dinars et 104 jours d’importations un an auparavant. Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat des réserves de change, notamment à travers une meilleure maîtrise du déficit énergétique et de ses incidences sur les paiements extérieurs.

Pour sa part, l’inflation a poursuivi sa remontée graduelle, pour atteindre 5,6% en septembre 2026, après 5,4% en août. Cette accélération est principalement imputable au renforcement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont le glissement annuel s’est élevé à 13,0%, contre 11,7% le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des prix à la consommation hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est maintenue à 5,1% pour le troisième mois consécutif.

En matière de perspectives, le Conseil relève la persistance des facteurs de tensions inflationnistes d’origine tant externe qu’interne. Le maintien prolongé des prix internationaux de l’énergie à des niveaux élevés serait de nature à réduire sensiblement les marges de manœuvre de l’économie et à accentuer les vulnérabilités macroéconomiques et financières. La trajectoire de l’inflation à court et moyen termes dépendrait notamment de la dynamique de la demande de consommation, dans un contexte de rétablissement encore progressif des capacités de production, ainsi que de la capacité à maîtriser les déséquilibres budgétaires et leurs répercussions sur les équilibres macroéconomiques.

Le Conseil considère, à cet égard, que les risques entourant la trajectoire future de l’inflation demeurent orientés à la hausse. Il continuera d’assurer un suivi étroit de l’évolution des prix, de la demande, de la liquidité bancaire et des équilibres extérieurs et se tient prêt à prendre les mesures qu’il jugera nécessaires afin de contenir les pressions sur la formation des prix, et favoriser le retour durable de l’inflation à des niveaux soutenables. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.

BCT

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Inflation à 5,6 %, 622 400 chômeurs : Imed Oulad Jibril conteste le « discours de résilience »

Le député Imed Oulad Jibril conteste le discours sur la maîtrise de l’inflation et du déficit public tenu par le directeur de cabinet de la ministre des Finances. Il estime que cette lecture de la situation économique occulte plusieurs indicateurs qui témoignent des difficultés persistantes et de leur impact sur les citoyens.

Dans une publication sur sa page Facebook, le député revient notamment sur le taux d’inflation, qui a atteint 5,6 % en septembre 2026. « Cela signifie que les prix continuent d’augmenter, après les hausses enregistrées au cours des dernières années », souligne-t-il.

En outre, Imed Oulad Jibril souligne que le ralentissement de l’inflation ne doit pas être confondu avec une baisse des prix. Il précise également qu’il ne signifie pas un rétablissement automatique du pouvoir d’achat perdu par les ménages.

Plus de 622 000 chômeurs

Le député met également l’accent sur la situation du marché du travail. Il évoque 622 400 personnes au chômage, tandis que le taux de chômage des jeunes atteint 35,4 %.

La situation des diplômés de l’enseignement supérieur constitue, selon lui, un autre point de préoccupation. Leur taux de chômage serait passé de 24,2 % à 26,6 % en l’espace de trois mois.

« Des années d’études et les sacrifices consentis par les familles se heurtent à des perspectives d’emploi limitées », écrit-il.

Autre indicateur cité par le député : le nombre d’emplois occupés aurait diminué de 58 200 personnes par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, le taux de participation au marché du travail serait passé de 45,9 % à 44,7 %.

Pour Imed Oulad Jibril, la seule baisse du taux de chômage ne suffit donc pas à conclure à une amélioration de l’emploi. Il appelle donc à prendre en compte l’évolution du nombre d’actifs et du nombre de personnes effectivement en emploi.

Dette et financement : des fragilités persistantes

Le député s’appuie également sur les analyses de la Banque mondiale concernant l’économie tunisienne, qu’il décrit comme engagée dans une trajectoire de croissance lente et exposée à la hausse des prix des importations ainsi qu’aux déséquilibres des finances publiques.

Il souligne également la persistance de l’endettement public et le recours croissant au financement intérieur. Des éléments qui, selon lui, doivent être intégrés à toute évaluation de la situation économique du pays.

Concernant la maîtrise du déficit budgétaire, Imed Oulad Jibril estime qu’elle doit être appréciée à partir de plusieurs éléments : le déficit concerné, la période de référence, son mode de financement, mais aussi le coût de l’emprunt et ses conséquences sur le financement des entreprises, l’investissement et le développement.

« Le citoyen attend un emploi et un revenu suffisant »

Pour le député, l’évaluation de la situation économique ne peut se limiter aux grands équilibres financiers. Il appelle à établir un bilan reliant les finances publiques à l’emploi, aux revenus et à l’évolution des prix.

« Les indicateurs qui n’ont pas été mentionnés dans le discours sont précisément ceux dont le citoyen ressent les effets au quotidien », estime-t-il.

Selon lui, la poursuite de la hausse des prix, l’augmentation du chômage des diplômés et la baisse du nombre de personnes en emploi doivent être prises en compte dans l’analyse de la situation économique.

« Le citoyen attend un emploi, un revenu suffisant et une entreprise capable de produire. Il est en droit de connaître les mesures prévues et les échéances pour changer cette réalité », affirme le député.

Il conclut en interrogeant directement le discours officiel sur la résilience de l’économie : « De quelle résistance parlez-vous, qui supporte le coût de cette situation et jusqu’à quand ? »

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Ridha Chkoundali : « La crise de l’offre, vraie cause de l’inflation »

Le taux d’inflation des dépenses de consommation des ménages s’est établi à 5,6 % en glissement annuel en septembre 2026, soit 0,8 point de plus qu’en août. Pour l’expert en économie, Ridha Chkoundali, ce chiffre marque la fin de la baisse progressive de l’inflation observée entre 2023 et 2025, après le pic de fin 2022.

Cette reprise intervient alors que la Banque centrale de Tunisie (BCT) maintient son taux directeur inchangé. Selon l’analyse de Ridha Chkoundali, cela traduit l’impasse de la politique monétaire. La BCT considère l’inflation comme le résultat d’une surconsommation, mais elle ignore la crise structurelle de l’offre que connaît l’économie tunisienne depuis des années. Dans ces conditions, ni le gel ni le relèvement des taux ne permettent de freiner la hausse des prix, notamment celle des produits de première nécessité.

Une inflation tirée par l’alimentation et l’éducation

Les produits alimentaires restent le principal moteur des tensions, avec une hausse de 8,4 % sur un an. Les produits non réglementés enregistrent les augmentations les plus fortes : volaille  16,5 % ; fruits et légumes frais : +15,4 % ; viande rouge : +14,6 % pour le mouton et +13 % pour le bœuf ; légumes frais : entre 9,7 % et 12,9 %.

Les dépenses d’éducation progressent elles aussi nettement : 6,4 % pour le préscolaire et le primaire; 6,0 % pour le secondaire, auxquels s’ajoutent les services d’hébergement (+14,7 %). Ridha Chkoundali souligne que cette flambée ne reflète pas une amélioration du niveau de vie. Elle traduit plutôt la fuite contrainte des familles vers un secteur privé coûteux, face à la dégradation de la qualité de l’enseignement public.

Selon l’expert en économie, l’inflation est d’abord une crise d’offre aiguë, nourrie par un climat des affaires peu propice à l’investissement et freiné par la bureaucratie. Les coupures d’électricité répétées et les perturbations énergétiques ont aggravé la situation. Elles ont interrompu des cycles de production, abîmé des produits agricoles frais et rompu les chaînes du froid et de stockage. Le coût unitaire de production a ainsi augmenté et cette charge est répercutée mécaniquement sur le consommateur.

Le seul facteur de demande à l’œuvre vient, d’après lui, non du niveau de vie des ménages mais de l’endettement de l’État auprès de la Banque centrale pour financer le déficit budgétaire. Ces fonds n’ont pas été orientés vers l’investissement productif ou le développement. Ils ont servi à des dépenses de consommation et au fonctionnement de l’administration, créant une masse monétaire sans contrepartie en biens.

L’inflation cumulée sur la période 2015-2026 atteint 98 %. Concrètement, relève Ridha Chkoundali, le dinar a perdu environ la moitié de son pouvoir d’achat en onze ans. Ce qui explique l’érosion du pouvoir d’achat des Tunisiens.

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Inflation : pour Ridha Chkoundali, freiner la consommation ne réglera pas la crise de l’offre

Le professeur universitaire en économie Ridha Chkoundali est revenu, lundi 5 octobre 2026, dans un post publié sur Facebook, sur la remontée de l’inflation en Tunisie. Pour l’économiste, le regain des tensions sur les prix met surtout en évidence un problème de diagnostic : l’inflation tunisienne ne serait pas principalement alimentée par une consommation excessive...

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Zone euro : l’inflation de gros s’envole à 8,2 % en août

L’inflation de gros en Europe a fortement augmenté en août, sous la pression de fortes hausses de prix dans le secteur de l’énergie.

D’après les données d’Eurostat publiées lundi 5 octobre, l’indice des prix à la production industrielle de la zone euro a accéléré en août, passant de 5,8 % en mois à 8,2 % en rythme annuel. Sur le même rythme que le mois précédent (juillet-août), les prix à la production ont progressé de 1,9 %, après une hausse de 1,6 % le mois précédent.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, les prix à la production ont augmenté en août à un taux annuel de 8 %, soit une hausse mensuelle de 1,4 %. Comme prévu, la principale source de pressions inflationnistes dans les différentes composantes de l’indice était l’énergie, les prix du pétrole et du gaz naturel restant fortement élevés dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

En particulier, dans la zone euro, sur une base annuelle, les prix à la production dans l’industrie sont en :

  • augmentation de 21 % pour l’énergie;
  • augmentation de 6,8 % pour les biens intermédiaires;
  • hausse de 2,6 % pour les biens d’équipement;
  • augmentation de 3,4 % pour les biens de consommation durable;
  • baisse de 0,8 % pour les biens de consommation non durables.

Toutefois, si l’on exclut l’énergie, les prix dans l’ensemble du secteur ont augmenté à un rythme nettement plus lent de 3,4 %. Les plus fortes hausses annuelles des prix à la production industrielle ont été enregistrées en Irlande (+17,1 %), en Bulgarie (+16,8 %) et en Lituanie (+14,6 %). En revanche, la seule baisse annuelle a été enregistrée au Luxembourg, où les prix ont chuté de 7,9 %.

Dans la comparaison mensuelle, les prix à la production dans la zone euro sont en :

  • augmentation de 5,6 % pour l’énergie;
  • augmentation de 0,4 % pour les biens intermédiaires;
  • hausse de 0,2 % pour les biens d’équipement;
  • augmentation de 0,4 % pour les biens de consommation durables;
  • augmentation de 0,1 % pour les biens de consommation non durables.

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Aram Belhadj juge difficile que la BCT maintienne son taux directeur à 7 %

Le taux d’inflation annuel s’est établi à 5,6 % en septembre 2026 en Tunisie, d’après l’Institut national de la statistique (INS). Pour l’économiste Aram Belhadj, le passage au-dessus de 6 % au début de 2027 constitue désormais le scénario central. C’est ce qu’il explique dans un post publié sur sa page officielle Facebook.

Après 5,1 % en juillet puis 5,4 % en août, l’inflation en glissement annuel a atteint 5,6 % en septembre 2026 en Tunisie, selon les données de l’INS. C’est la troisième progression consécutive. L’économiste Aram Belhadj, qui commente ces chiffres dans une publication Facebook, relève que le rythme mensuel s’accélère lui-même.

Selon lui, dépasser 6 % dès le début de 2027 ne relève plus de l’hypothèse marginale. Il en fait le scénario central, alors que se rapproche l’échéance de la loi de finances 2027, que les grandes orientations annoncées sont maintenues et que les tensions persistent dans la région.

M. Belhadj attribue d’abord la hausse à des facteurs d’origine alimentaire et énergétique. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, reste à 4,9 % pour le deuxième mois de suite. D’après son analyse, le choc gagne l’ensemble du panier alimentaire, mais ne s’est pas encore transformé en inflation généralisée portée par la demande.

L’aspect qu’il juge le plus préoccupant sur le plan structurel tient à l’écart entre les produits alimentaires à prix libres, en hausse de 9,4 %, et ceux à prix encadrés, en progression de 0,2 %. Cet écart s’accentue d’un mois à l’autre. Il en découle, selon l’économiste, un coût de soutien caché qui s’accumule sans apparaître dans les comptes.

Dans ce contexte, l’analyste estime difficile que la Banque centrale de Tunisie (BCT) conserve son taux directeur à 7 % sans le modifier. Il avertit en outre que « un hiver chaud » attend le pays, aussi intense que l’été 2026 qui vient de s’achever.

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L’inflation grimpe à 5,6% : volailles, fruits, viandes et légumes tirent les prix vers le haut

Le taux d’inflation en Tunisie a poursuivi sa remontée en septembre 2026 pour atteindre 5,6%, contre 5,4% en août. Cette accélération est notamment portée par les prix de l’alimentation et des boissons, dont la hausse sur un an passe de 7,5% à 8,4%, mais aussi par l’habillement et les chaussures et l’enseignement. Les prix à...

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Inflation : la hausse des prix s’accélère à 5,6 % en septembre

L’inflation en Tunisie a atteint 5,6 % en septembre 2026, contre 5,2 % en août, portée notamment par l’accélération des prix de l’alimentation, de l’habillement et de l’enseignement, selon les données de l’INS.

La hausse des prix poursuit ainsi son accélération. En septembre 2026, le taux d’inflation s’est établi à 5,6 %, sous l’effet notamment de la progression plus rapide des prix de l’alimentation et des boissons, dont le rythme est passé de 7,5 % en août à 8,4 % en septembre.

Les prix de l’habillement et des chaussures ont également accéléré, atteignant 9,2 % sur un an, contre 9 % un mois auparavant. Même tendance pour le groupe « Enseignement », dont les prix ont progressé de 5,5 %, contre 5,4 % en août.

L’alimentation reste sous pression

Sur un an, les prix des produits alimentaires et des boissons ont augmenté de 8,4 %. Plusieurs produits de consommation courante affichent des hausses particulièrement marquées.

Les prix des volailles ont bondi de 16,5 %, suivis par ceux des fruits frais (+16,3 %), de la viande ovine (+14,6 %), de la viande bovine (+13 %), des légumes frais (+12,9 %) et des poissons frais (+10,4 %).

À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont reculé de 4,1 % sur un an.

Les produits manufacturés et les services en hausse

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,8 % sur un an, principalement sous l’effet de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2 %) et des produits d’entretien courant du foyer (+5,1 %).

Du côté des services, l’augmentation atteint 4,2 %. Les services d’hébergement enregistrent notamment une progression de 14,7 % sur un an.

L’inflation sous-jacente reste stable

Hors produits alimentaires et énergie, le taux d’inflation sous-jacente est demeuré stable à 4,9 % en septembre.

Les prix des produits libres, c’est-à-dire non encadrés, ont augmenté de 6,8 % sur un an, tandis que ceux des produits encadrés n’ont progressé que de 1,2 %.

Dans le détail, les produits alimentaires libres ont enregistré une hausse de 9,4 %, contre seulement 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

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Le couple alimentation – enseignement alimente la hausse des prix

Les chiffres de l’inflation des neuf premiers mois de 2026 viennent de tomber. Sans surprise, elle a connu un rebond pour s’établir à 5,6 % en glissement annuel, après avoir atteint 5,4 % en septembre.

 

Le moteur de cette dynamique est l’accélération de la hausse des prix des produits alimentaires et de la fourniture scolaire. Les produits alimentaires et les boissons ont affiché une progression de 8,4 % sur un an, un rythme soutenu par la flambée des prix de certains produits frais de première nécessité, à l’instar des volailles (16,5 %), des gousses et fruits frais (16,3 %), de la viande ovine (14,6 %), de la viande bovine (13,0 %) ainsi que des légumes frais (12,9 %). En revanche, un recul est observé sur les prix des huiles alimentaires, avec un repli de 4,1 % sur la même période.

 

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que, sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

 

Par rapport à août 2026, l’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,8 %. Cette évolution mensuelle est fortement marquée par le coût de la rentrée des classes, le groupe de l’enseignement enregistrant un bond de 3,9 % en raison notamment de la hausse des tarifs de l’enseignement privé (primaire et secondaire), des cours de soutien et des fournitures scolaires. De même, le groupe des produits d’habillement et chaussures a poursuivi sa progression pour atteindre 9,2 % sur un an.

Enfin, l’analyse par régime de prix montre que les produits non encadrés (« libres ») continuent de porter l’essentiel de la pression inflationniste avec une hausse de 6,8 %. Tandis que les produits soumis à un encadrement strict affichent une évolution beaucoup plus modérée de 1,2 %. Le taux d’inflation sous-jacente (hors énergie et produits alimentaires) s’est quant à lui stabilisé à 4,9 %.

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et, surtout, réformes structurelles pour stimuler durablement l’offre productive.

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Tunisie : L’inflation remonte à 5,6%, l’alimentation accélère à 8,4%

L’inflation poursuit son accélération en Tunisie. Après 5,4% en août, le taux d’inflation a atteint 5,6% en septembre 2026, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) publiées lundi 5 octobre. Cette nouvelle hausse est notamment portée par l’accélération des prix de l’alimentation, dont le rythme annuel atteint désormais 8,4%.

L’alimentation creuse l’écart

Le principal point de tension reste celui des produits alimentaires et des boissons. Leur prix a progressé de 8,4% sur un an en septembre, contre 7,5% en août.

Plusieurs produits affichent des hausses très supérieures à l’inflation globale. Les prix des volailles ont augmenté de 16,5%, ceux des fruits frais de 16,3% et ceux de la viande ovine de 14,6%. La viande bovine progresse de 13%, les légumes frais de 12,9% et les poissons frais de 10,4%.

À l’inverse, les huiles alimentaires enregistrent une baisse de 4,1% sur un an.

Cette évolution intervient alors que les produits alimentaires libres, c’est-à-dire non soumis à un encadrement des prix, affichent une hausse de 9,4%, contre seulement 0,2% pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Une hausse de 0,8% en un seul mois

La pression sur les prix ne se limite pas à l’évolution annuelle. Entre août et septembre 2026, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,8%.

L’alimentation et les boissons ont enregistré une hausse mensuelle de 2,1%, principalement sous l’effet des légumes frais (+6,9%), des œufs (+6,1%), de la volaille (+5,7%) et des fruits frais (+2,4%).

La rentrée scolaire a également pesé sur l’indice. Les prix du groupe « Enseignement » ont augmenté de 3,9% sur un mois, avec notamment une hausse de 5,3% pour les services de l’enseignement pré-élémentaire et primaire privé, de 4,7% pour l’enseignement secondaire privé et de 3,3% pour les cours de soutien scolaire.

L’inflation sous-jacente reste à 4,9%

Hors produits alimentaires et énergie, l’inflation sous-jacente demeure stable à 4,9% en septembre.

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,8% sur un an, notamment sous l’effet de l’habillement et des chaussures (+9,2%). Les services affichent pour leur part une hausse de 4,2%, principalement en raison de l’augmentation des prix des services d’hébergement, qui atteint 14,7%.

Les produits libres dans leur ensemble enregistrent une progression de 6,8%, contre 1,2% pour les produits encadrés.

Dans la contribution à l’inflation globale, les produits manufacturés et les services représentent respectivement 1,8 et 1,4 point.

Mais c’est surtout la composante libre qui pèse : les produits non alimentaires libres contribuent à hauteur de 3 points, tandis que les produits alimentaires libres représentent 2,4 points.

Avec une inflation globale désormais à 5,6% et une progression des prix alimentaires de 8,4%, les chiffres de septembre montrent ainsi que la pression sur les prix reste particulièrement concentrée sur les dépenses courantes des ménages.

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Allemagne : l’inflation s’est accélérée à 3,3 % en septembre

L’inflation en Allemagne s’est accélérée en septembre un peu plus que prévu, en raison du choc sur les prix de l’énergie provoqué par la guerre avec l’Iran…

Plus précisément, l’inflation en Allemagne a atteint 3,3 % en rythme annuel, selon les données préliminaires publiées mercredi 30 septembre par l’Office fédéral des statistiques. Le prix de l’énergie a atteint 14,9 % en septembre, contre 10,5 % en août.

Quant à l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, elle est restée inchangée pour le troisième mois consécutif, à 2,4 %.

Les données allemandes interviennent avant la publication, vendredi 2 octobre, des chiffres de l’inflation en zone euro. Selon les économistes, l’inflation dans la zone euro devrait avoir atteint 3,6 % en septembre, contre 3,2 % le mois précédent.

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Tunisie. Inflation : le 5,4 % officiel masque-t-il une réalité bien plus lourde ?

Le taux d’inflation en Tunisie est remonté à 5,4 % en août 2026, contre 5,1 % un mois auparavant. Un chiffre qui, selon de nombreux experts, ne traduit qu’imparfaitement la réalité vécue par les ménages tunisiens. Parmi les économistes qui…

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