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Guerre de désinformation contre l’Iran : le ridicule n’a pas de limites

Si la vraie guerre contre l’Iran a commencé le 28 février de cette année, celle de la désinformation a commencé il y a 47 ans, juste après le renversement du Chah. Cela dit, la guerre de désinformation initiée par les médias et les politiciens d’Occident et d’Israël connait une intensification rageuse depuis six mois.

A mesure que l’Iran résiste aux agresseurs israélo-américains, le désir aveugle de montrer les Iraniens sous un mauvais jour ou d’impliquer leur pays dans des incidents réels ou fabriqués augmente. Les propagandistes israélo-américains recourant de plus en plus aux récits les plus fantaisistes, sans se soucier du ridicule. Pour illustrer ce propos, on citera ici deux exemples aussi fantaisistes l’un que l’autre.

Le premier concerne les péripéties qui ont suivi la tentative de sauvetage du pilote d’avion abattu par les Iraniens le 3 avril 2026 telles que racontées par l’intéressé lui-même dans un entretien télévisé. En effet, le pilote du F-15 abattu qui porte le surnom de ‘’Bravo’’ a été interviewé par CBS News dans l’émission ‘’60 minutes’’.

C’est un fait établi que le F-15 a été abattu dans une région montagneuse de l’Iran et que l’armée américaine a organisé une opération de sauvetage du pilote qui lui a coûté la perte de cinq appareils, dont deux avions de transport C-130, deux hélicoptères et un avion d’attaque A-10.

Voici le déroulement des événements tels que racontés par le pilote. Il a affirmé que son parachute ne s’était pas ouvert lors de son éjection de l’avion de chasse et qu’il avait dû subir une chute libre à une vitesse comprise entre 110 à 175 km/h sans aucun freinage.

La chute lui a brisé le dos, un bras et une épaule. Sa cheville a été également gravement blessée, selon ses dires. Le pilote a ensuite gravi une crête montagneuse de 7 000 pieds (environ 2 100 mètres) avec un corps en piteux état, sans nourriture ni eau. Deux jours plus tard, il fut secouru et, six mois plus tard, il apparut en pleine forme sur CBS. Aucune cicatrice, aucune déficience physique visible.

Cette prouesse surhumaine, hors du commun, miraculeuse même du soldat américain ‘’Bravo’’ dans le ciel iranien, a été rééditée le 30 septembre dans le ciel de l’Arabie saoudite par le plombier israélien Yaniv Hayun sur un vol de la compagnie émiratie ‘’FlyDubai’’ à destination de Tel-Aviv.

Dans ce second exemple tout aussi extraordinaire, on nous raconte qu’un pilote de nationalité omanaise a attaqué au couteau le commandant de bord. Cette agression a provoqué une chute brutale de 17 000 pieds (environ 5 000 mètres) en moins de 60 secondes du Boeing 737, qui volait alors à une altitude de croisière de 10 kilomètres. Pour descendre aussi vite, l’avion était donc en chute libre.

Alors que l’avion piquait du nez à une vitesse effroyable, un plombier israélien eut le temps de faire irruption dans le cockpit, maitriser l’agresseur du commandant de bord et redresser l’avion, sauvant ainsi d’une mort certaine 170 de ses concitoyens. Le plombier réussit à stabiliser l’avion, avant de céder les commandes de l’appareil à deux pilotes qui, miraculeusement, se trouvaient parmi les passagers…

Plus miraculeux encore, pendant la chute libre de l’avion, la cabine est restée parfaitement en ordre : aucun débris ni objet n’était éparpillé sur le sol dans les vidéos mises en ligne par les passagers israéliens qui ont filmé la scène après l’incident. Un gobelet d’eau est resté bien droit sur une tablette déployée. Aucun masque à oxygène n’a été déployé…

Après huit heures passées en Arabie saoudite, l’avion miraculé atterrit à Tel-Aviv. Le plombier a été reçu en héros par Netanyahu sur le tarmac. Il l’a reçu dans ses bras dans une accolade si chaleureuse que l’ami George Galloway l’a qualifiée sarcastiquement de « Mère de toutes les accolades »…

Nous avons eu droit à la cerise sur le gâteau de cette histoire abracadabrante lors de l’entretien que Netanyahu a eu avec le plombier qui portait encore son T-Shirt et ses chaussettes tachées du sang du commandant de bord. A la question légitime de savoir comment il a pu redresser un avion en chute libre, bien qu’il ne soit qu’un simple plombier, il répond à Netanyahu : « J’ai appris à piloter un avion de ligne en regardant l’émission ‘’Air Disasters’’ à la télévision. »

Face à une situation qui tournait au comique burlesque, la mine qu’affichait Netanyahu était celle de quelqu’un qui avait du mal à retenir un éclat de rire hilare. Il réussit néanmoins à se retenir, tout en couvrant d’éloges le « héros » qui lui racontait des foutaises…

Dans ces deux exemples ridiculement fantaisistes, le pays visé est évidemment l’Iran. Dans le premier, les propagandistes voulaient montrer l’incompétence et l’impéritie des Iraniens d’une part, et, d’autre part, la force surnaturelle d’un soldat américain qui, avec un dos brisé, un bras cassé et une cheville tordue a su et pu déjouer pendant deux jours les chercheurs iraniens, avant d’être sauvé par ce que Donald Trump a appelé alors « la plus grande et la plus extraordinaire opération de sauvetage de l’histoire. »

Dans le second exemple, le message vise aussi l’Iran, accusé évidemment par Netanyahu d’être derrière les péripéties du vol ‘’FlyDubai’’ du 30 septembre. Mais « le terrorisme iranien » a été déjoué par un autre surhomme, israélien cette fois, le plombier Yaniv Hayun.

Dans les deux, c’est l’arroseur qui se trouve arrosé. Ce sont les propagandistes américains et israéliens qui se sont couvert de ridicule et c’est le monde entier qui rit aux éclats.

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SFBT : 100 talents, une promesse d’avenir

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a clôturé sa campagne PFE 2026 à l’occasion d’une cérémonie réunissant les étudiants, les collaborateurs ayant assuré leur encadrement au sein du Groupe ainsi que les représentants des universités partenaires.

Cette édition a permis à 100 étudiants d’intégrer différentes structures du Groupe SFBT dans le cadre de leur projet de fin d’études, leur offrant une immersion concrète dans l’entreprise, ses métiers et son environnement professionnel.

Au-delà de cette expérience, la campagne PFE s’inscrit dans une démarche fondée sur la transmission des savoirs et le partage d’expérience. Les étudiants ont ainsi pu bénéficier de l’expertise et des conseils de professionnels du Groupe, en complément de leur parcours académique.

Cette initiative contribue à renforcer les passerelles entre le monde académique et l’entreprise, en permettant aux jeunes talents de confronter leurs acquis aux réalités professionnelles, de développer leurs compétences et de mieux appréhender leur futur environnement de travail.

 

La cérémonie de clôture a également été l’occasion de saluer l’engagement de l’ensemble des parties prenantes ayant contribué à cette dynamique : étudiants, équipes d’encadrement du Groupe SFBT et représentants des universités partenaires.

À travers la campagne PFE 2026, la SFBT réaffirme son engagement en tant qu’entreprise citoyenne, en faveur de la jeunesse, de la transmission et du développement des compétences.

Investir dans les talents d’aujourd’hui, favoriser la transmission et rapprocher l’entreprise du monde académique : autant de façons de contribuer à construire les compétences et les réussites de demain.

D’après communiqué.

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Ahmed Néjib Chebbi entame une grève de la faim contre les restrictions d’accès à l’information en prison

L’opposant et détenu politique Ahmed Néjib Chebbi a entamé, jeudi 1er octobre 2026, une grève de la faim ouverte pour protester contre les restrictions imposées aux prisonniers en matière d’accès à l’information et aux médias. Dans un communiqué publié jeudi, sa famille affirme que les détenus sont privés d’un accès à des sources d’information diversifiées...

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Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?

La publication, le 30 septembre 2026, d’un nouveau texte modifiant l’article 24 du décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication apporte une évolution importante au dispositif applicable à certaines publications et communications numériques. Le nouveau texte remplace les dispositions précédentes de l’article 24 et en modifie notamment le régime des sanctions.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sans entrer dans l’interprétation juridique du texte, il est possible d’en relever un élément particulièrement visible : pour les faits visés par les deux premiers paragraphes de l’article 24, la première infraction est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 à 20 000 dinars, alors que l’ancienne rédaction prévoyait notamment une peine d’emprisonnement. En cas de récidive, le nouveau texte prévoit six mois d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende. Les sanctions sont également doublées lorsque la personne visée est un agent public ou une personne assimilée.

Au-delà de ces modifications, cette évolution invite à regarder une question plus large : comment construire un environnement numérique fondé à la fois sur la liberté d’usage, la responsabilité, la sécurité et la confiance ?

En quelques années, les réseaux et systèmes d’information sont devenus bien davantage que des outils de communication. Ils sont désormais au cœur des échanges économiques, des services administratifs, des relations professionnelles, de l’information, du commerce électronique et des interactions sociales.

Une information publiée en ligne peut être consultée instantanément par un nombre considérable de personnes. Une donnée personnelle peut circuler bien au-delà de son contexte initial. Une erreur peut être reproduite automatiquement. Un contenu peut être modifié, amplifié ou réutilisé sans que son auteur initial en maîtrise les conséquences.

Dans cet environnement, la confiance devient une composante essentielle de l’économie numérique. Elle concerne la fiabilité des informations, la protection des données, la sécurité des systèmes, l’identification des utilisateurs, mais aussi la capacité de chacun à apprécier la qualité d’un contenu avant de le transmettre.

De la diffusion de l’information à la responsabilité numérique

Le nouveau texte continue de viser notamment la production, la diffusion, la transmission ou la préparation intentionnelle de fausses informations, données ou rumeurs ainsi que certains documents fabriqués, falsifiés ou faussement attribués, dans les conditions définies par l’article 24. Il vise également certaines utilisations de données personnelles ou de faits inexacts lorsqu’elles poursuivent notamment des objectifs portant atteinte aux droits d’autrui ou à la réputation d’une personne.

Ces dispositions montrent une réalité qui dépasse la seule question des sanctions : la transformation numérique accroît la responsabilité liée à la production et à la circulation de l’information.

Cette responsabilité devient encore plus importante avec la généralisation des outils d’intelligence artificielle (IA).

La création d’un texte, d’une image ou d’un contenu audiovisuel peut aujourd’hui être largement automatisée. Cette évolution apporte des possibilités considérables pour l’éducation, les entreprises, l’administration et la création de contenu. Elle soulève également une question très concrète : comment vérifier une information lorsque sa production devient de plus en plus rapide et facilement reproductible ?

La réponse ne relève pas uniquement des textes. Elle passe aussi par les compétences numériques.

La culture numérique ne devrait plus être limitée à la maîtrise des outils. Savoir utiliser une plateforme, publier un contenu ou interagir avec une application constitue désormais seulement une première étape. Il devient tout aussi important de savoir identifier une source, vérifier une information, distinguer un fait d’une interprétation, reconnaître un contenu manipulé et mesurer les conséquences potentielles de sa diffusion.

Cette compétence concerne les citoyens, mais également les entreprises et les administrations. Dans une organisation, une information erronée peut affecter une décision commerciale, un processus opérationnel ou une relation avec un client. Une donnée mal interprétée peut produire une décision inadaptée. Un contenu généré automatiquement peut être repris sans vérification et entrer dans un processus professionnel.

La transformation numérique impose donc progressivement une nouvelle forme de discipline : la vérification de l’information avant son utilisation ou sa diffusion.

L’IA ajoute une nouvelle dimension

L’IA accélère encore cette transformation. Elle peut produire rapidement des contenus, résumer des documents, analyser des données ou assister un collaborateur dans son travail. Mais l’utilisation de ces outils ne supprime pas la nécessité d’une validation humaine lorsque l’information produite doit servir à une décision ou être communiquée à des tiers.

Dans les entreprises, cela implique de définir des règles simples : quelles données peuvent être utilisées avec un outil d’IA ? Qui vérifie le résultat ? Qui valide une information avant sa diffusion ? Comment conserver une trace lorsqu’une production automatisée intervient dans un processus important ?

Ces questions relèvent de la gouvernance numérique. Elles sont particulièrement importantes dans les secteurs où les données sont sensibles et où les décisions peuvent avoir des conséquences économiques significatives.

La même logique existe déjà dans la cybersécurité. La sécurité d’un système ne repose pas uniquement sur la sanction d’un incident après sa survenue. Elle repose également sur la prévention, l’authentification, la gestion des accès, la traçabilité, la surveillance, la sensibilisation des utilisateurs et la capacité à réagir rapidement.

La confiance numérique fonctionne selon une logique comparable. Elle suppose des infrastructures sécurisées, des règles compréhensibles, des pratiques responsables et des utilisateurs suffisamment formés pour identifier les risques.

La question n’est donc pas seulement de savoir comment sanctionner une utilisation problématique du numérique. Elle est aussi de savoir comment réduire les risques en amont.

Vers une culture de la responsabilité numérique

Cette évolution invite ainsi à élargir la réflexion. Le développement du numérique tunisien ne dépendra pas uniquement de la qualité des infrastructures ou de la disponibilité des technologies. Il dépendra également de la qualité des usages.

Une infrastructure numérique performante peut être sous-utilisée si les utilisateurs ne disposent pas des compétences nécessaires. Une donnée abondante peut perdre sa valeur si sa qualité n’est pas maîtrisée. Une technologie d’intelligence artificielle peut produire des gains importants si elle est correctement intégrée aux processus, mais également créer de nouveaux risques si son utilisation n’est pas encadrée.

La confiance devient alors un facteur de performance. Pour les entreprises, elle conditionne l’adoption des services numériques et le développement de nouvelles activités. Pour les administrations, elle influence l’utilisation des services en ligne. Pour les citoyens, elle participe à l’acceptation des nouveaux usages.

La confiance numérique n’est donc pas seulement une question de sécurité. Elle devient progressivement une composante de la transformation économique.

La nouvelle rédaction de l’article 24 apporte une modification précise au cadre applicable à certaines infractions commises au moyen des réseaux et systèmes d’information et de communication. Son application dans le temps et ses conséquences dans les situations concrètes relèvent, naturellement, de l’appréciation des instances compétentes. Mais au-delà de ce texte particulier, une question plus générale mérite d’être posée : quelle culture numérique voulons-nous construire ? Une culture dans laquelle chacun peut communiquer, entreprendre et innover, tout en comprenant que les outils numériques impliquent également des responsabilités. Une culture dans laquelle la donnée est considérée comme un actif qui doit être protégé et correctement utilisé. Une culture dans laquelle l’IA est intégrée comme un outil d’augmentation des capacités humaines, sans faire disparaître la nécessité de vérifier, de comprendre et de décider. Une culture enfin dans laquelle la confiance devient un objectif de gouvernance au même titre que la sécurité, la performance et l’innovation.

Le numérique tunisien entre ainsi dans une nouvelle phase. Après la question de l’accès et des infrastructures vient celle de la qualité des usages. La prochaine étape de la transformation numérique ne consistera peut-être pas seulement à connecter davantage. Elle consistera à créer les conditions permettant de faire davantage confiance aux technologies, aux données et aux usages qui en découlent.

C’est à cette condition que la transformation numérique pourra pleinement devenir un facteur de productivité, d’innovation et de développement.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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L’Open Innovation ne se décrète pas: elle se construit entre pairs

Pendant longtemps, la R&D interne a suffi. Les entreprises investissaient dans leurs propres laboratoires et centres de recherche, développaient leurs technologies en interne et les mettaient sur le marché selon leur propre calendrier. Ce modèle n’a pas disparu. Mais il ne suffit plus. 

Les technologies évoluent désormais plus vite qu’une organisation ne peut les suivre seule. Les expertises nécessaires sont de plus en plus spécialisées, tandis qu’une grande partie des nouveaux savoirs se crée en dehors des murs de l’entreprise, au sein de startups et de scaleups, de structures d’innovation spécialisées, agiles et connectées aux écosystèmes mondiaux. Collaborer avec ces acteurs n’est donc plus une option. C’est devenu une condition pour rester compétitif.

La plupart des grandes entreprises l’ont compris. Selon notre dernière étude Open Innovation Outlook, plus de quatre entreprises sur dix parmi les leaders de l’innovation corporate prévoyaient d’augmenter leurs budgets consacrés à l’Open Innovation en 2026. Mais investir davantage ne garantit pas, à lui seul, de meilleurs résultats.

Passer de l’intention à la pratique

Le problème tient rarement à la volonté. Il tient davantage à la méthode. Dans notre travail avec des entreprises en Europe, aux États-Unis et en Asie, les mêmes questions reviennent régulièrement. Par où commencer? Comment identifier les bonnes startups? Comment mener un pilote jusqu’à son adoption réelle, plutôt que de le voir finir dans un tiroir? Comment impliquer les collaborateurs au-delà de la seule équipe innovation? Comment passer d’une succession d’expérimentations isolées à une véritable stratégie?

Il n’existe pas de réponse unique à ces questions. Mais une chose est devenue claire au fil de notre expérience: elles sont plus faciles à résoudre lorsqu’elles sont abordées collectivement, avec des pairs confrontés aux mêmes défis.

Un club, pas une formation

C’est précisément l’idée qui est à l’origine de l’Open Innovation Club, un format que Mind the Bridge déploie déjà dans différents écosystèmes, notamment à Tech Barcelona. Le principe est simple: réunir un groupe restreint d’entreprises pour approfondir les pratiques d’Open Innovation, partager leurs expériences et créer des relations durables entre pairs. Nous avons choisi le mot «club» à dessein. Il ne s’agit pas d’une formation classique où un expert parle et où les participants écoutent. C’est un espace d’échange animé, dans lequel les entreprises peuvent parler ouvertement de ce qui a fonctionné, de ce qui n’a pas fonctionné et, surtout, des raisons de ces succès ou de ces échecs.

C’est souvent là que se trouve la valeur la plus importante: dans les conversations entre professionnels qui ont expérimenté, parfois échoué, puis recommencé.

Un parcours en trois sessions

L’Open Innovation Club arrive aujourd’hui en Tunisie avec le soutien de Terna Innovation Zone Tunis, et s’adresse aux entreprises tunisiennes qui souhaitent structurer ou renforcer leur démarche d’innovation ouverte. Le programme se déroule en trois sessions en présentiel. Chacune suit la même logique: un court cadrage du sujet, un échange ouvert de questions-réponses, puis une table ronde au cours de laquelle les participants peuvent confronter leurs propres expériences et pratiques.

Le parcours est progressif et s’articule autour de quatre grands thèmes:

● Les fondamentaux: comprendre ce qu’est l’Open Innovation, pourquoi elle est devenue stratégique et quels bénéfices une entreprise peut en attendre à court terme.

● Les collaborateurs: favoriser une culture intrapreneuriale et donner aux équipes les moyens de faire émerger et développer leurs idées.

● Les startups: réduire le fossé culturel entre grandes entreprises et jeunes pousses, mais aussi apprendre à devenir un early adopter de leurs technologies, en les testant puis, lorsque cela fonctionne, en devenant leur client.

● Le long terme: explorer les options qui s’offrent aux entreprises souhaitant aller plus loin, des investissements stratégiques aux joint-ventures et aux intégrations ciblées.

Pourquoi la Tunisie?

La Tunisie dispose de plusieurs ingrédients essentiels à l’Open Innovation: des talents qualifiés, un écosystème de startups en développement et des entreprises qui disposent de la taille, de l’expertise sectorielle et de la connaissance du marché nécessaires pour transformer les bonnes idées en impact concret. Ce qui manque parfois, c’est la connexion entre ces différents mondes. Et surtout, une méthode partagée pour faire fonctionner cette collaboration dans la durée. C’est précisément ce que veut contribuer à construire l’Open Innovation Club. L’ambition est avant tout pratique: permettre aux participants de repartir avec un langage commun, des outils concrets, une vision plus claire de la manière dont l’Open Innovation peut s’intégrer à leur propre organisation, mais aussi avec un réseau de pairs avec lesquels poursuivre la conversation.

L’innovation ouverte ne se résume pas à trouver la bonne startup. Elle consiste à créer les conditions pour que la collaboration fonctionne.

Par Alberto Onetti, Chairman, Mind the Bridge

 

 

A propos d’Alberto Onetti

Alberto Onetti est Chairman de Mind the Bridge et professeur à l’Université de l’Insubrie. Entrepreneur en série, il a fondé trois startups au cours de sa carrière, dont Funambol, l’une des cinq scaleups italiennes ayant levé le plus de capitaux. Il est reconnu comme l’un des principaux experts internationaux en open innovation et possède une solide expérience dans la conception et la gestion de projets d’innovation ouverte-venture client, venture building, intrapreneuriat, corporate venture capital auprès de grandes entreprises multinationales. Il intervient également en tant que conseiller et formateur sur ces sujets. Onetti publie régulièrement des contributions dans plusieurs médias internationaux spécialisés.

 

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Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer

Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin.

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), avec l’Union européenne et la GIZ Tunisie, lancent le Label I4.0 et TIMA, pour Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment. Le lancement est prévu le 30 septembre à Tunis.

TIMA doit servir de point de départ. L’outil permet d’évaluer la maturité numérique d’une entreprise, d’identifier ses besoins et de mieux définir les prochaines étapes. Il sera disponible dans cinq Centres de compétences à Sousse, Sfax, Bizerte, Sidi Thabet et Monastir.

L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas au diagnostic. À travers le HUB Industrie 4.0, les entreprises peuvent ensuite identifier les pistes d’amélioration et tester des solutions sur des projets pilotes, avant de viser le Label I4.0. L’idée est de permettre aux industriels d’avancer étape par étape plutôt que de multiplier les investissements technologiques sans feuille de route claire.

Pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques, cette évolution crée aussi de nouveaux besoins à adresser. Automatisation, équipements connectés et intelligence artificielle figurent parmi les domaines déjà concernés par les initiatives développées depuis 2018 avec l’appui de l’Allemagne et de l’Union européenne.

Le sujet dépasse donc la seule digitalisation des usines. À mesure que les industriels cherchent à moderniser leurs activités, les entreprises capables de proposer des solutions adaptées peuvent trouver de nouveaux débouchés. Le diagnostic devient alors un premier lien entre un besoin industriel et une solution technologique.

 

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APPEL À CANDIDATURES

Bienvenue مرحبا Welcome L'institut National du Patrimoine ( INP ) est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière
المعهد الوطني للتراث مؤسسة عمومية ذات صبغة إدارية تتمتع بالشخصية المدنية وبالاستقلال المالي
The National Heritage Institute (INP) is a public administrative institution with legal personality and financial autonomy

APPEL À CANDIDATURES Programme de formation : « Renforcement des capacités en archéologie préventive » organisé dans le cadre de la coopération entre l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) Constituer et Déposer son Dossier Les candidats intéressés doivent transmettre leur dossier comprenant : (suite…)

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Amadeus Tunisie : les agences de voyage au cœur de la transformation digitale

En Tunisie, Amadeus se positionne en acteur central de la mutation du voyage, dévoilant lors d’un événement à Tunis sa stratégie axée sur les technologies numériques pour accompagner l’écosystème local dans l’ère digitale.

La transformation digitale n’est plus une simple tendance, mais une réalité profonde qui bouleverse l’industrie du voyage. Au cœur de cette métamorphose, Amadeus se positionne comme un acteur stratégique, non seulement en tant que fournisseur de technologie, mais également en tant que partenaire essentiel de l’écosystème.

Un événement majeur a été organisé le 9 décembre à Tunis pour débattre autour du thème «L’écosystème du voyage au cœur de la transformation digitale». Il s’est tenu en présence des premiers responsables d’Amadeus IT Group dont Jamel Chandoul (vice-président – Travel Sellers META & EMEA Partner Markets) et Fakher Ben Saïd, chargé de la direction générale d’Amadeus Tunisie, ainsi que des partenaires locaux comme le président de la FTAV, Ahmed Bettaieb.

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Cet événement a permis de décortiquer la stratégie ambitieuse d’Amadeus. L’objectif était de révéler comment l’entreprise et ses partenaires se préparent à un avenir dominé par la personnalisation, l’IA et l’expérience « sans friction » pour le voyageur. Fakher Ben Saïd a clairement exposé la stratégie de l’entreprise, qui s’articule autour de trois pôles principaux : produits, formation et offre commerciale.

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Fakher Ben Said, chargé de la direction générale d’Amadeus Tunisie

L’innovation au centre des priorités

L’innovation produit est au centre des priorités d’Amadeus. L’objectif est l’accélération du standard NDC-X (New Distribution Capability), devenu « crucial, car il permet de Splitter l’offre (siège, bagage, lounge, etc.), transformant les compagnies en Retailers (détaillants) », comme l’a souligné Jamel Chandoul.

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Jamel Chandoul, vice-président d’Amadeus IT Group.

En parallèle, Amadeus promeut activement les solutions robotiques (Amadeus Robotics) permettant l’automatisation 24/7 de tâches comme l’Auto-Ticketing, et l’offre en ligne via Amadeus Web  Services et Quick Connect.

Myriam Soukouna, Products & Solutions Manager – Amadeus IT Group, a, de son côté, synthétisé les trois axes de digitalisation : l’expérience client, la digitalisation des processus et la connectivité. Elle a notamment présenté Amadeus Hey, une plateforme intelligente tout-en-un qui interagit avec les voyageurs en proposant des services personnalisés basés sur le contexte du voyage.

Créer un réservoir de compétences certifiées Amadeus

La formation est un pilier majeur pour garantir l’adoption et la maîtrise de ces nouvelles technologies. La stratégie d’Amadeus prévoit « l’intégration du module Amadeus dans le cursus universitaire et la création d’un centre de compétence End-to-End dans le but de développer un réservoir national de compétences certifiées Amadeus et créer de l’emploi qualifié. »

Les agences de voyages ont pris part en nombre à la conférence.

Nouveauté commerciale

Sur le plan commercial, un changement majeur a été annoncé. Il s’agit du passage à une tarification par package, en abandonnant la facturation par transaction. De plus, la ristourne sera révisée et calculée par palier basé sur les objectifs atteints, et non plus sur le nombre de « Bookings ». Ce modèle vise à encourager une performance globale plutôt que le simple volume de transactions.

L’IA entre opportunité et menace

La pandémie de la Covid-19 a été un puissant accélérateur, forçant la transformation du secteur et des comportements. « La Covid-19 a accéléré la transformation du secteur et des comportements des voyageurs », a confirmé Jamel Chandoul.

Le voyageur d’aujourd’hui exige une expérience « sans friction », autrement dit sans barrières stressantes, notamment à l’aéroport, ainsi que la personnalisation et la transparence des offres.

L’intelligence artificielle, nouvelle révolution et « un investissement majeur d’Amadeus. »

Les intervenants ont été unanimes à admettre que l’IA constitue « une opportunité qui force les acteurs à s’adapter et permettra de gérer la fragmentation croissante du marché. Elle augmentera également la performance des équipes », comme l’a constaté Khaled Drira, directeur général d’Active Travel lors d’un échange d’expériences inter-agences.

Fabrice Pelissier, Director Innovation and Knowledge Management Chez Amadeus IT Group, a souligné pour sa part que l’IA « accélère le cycle d’innovation en permettant la création rapide de prototypes fonctionnels.»

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Fabrice Pelissier

L’IA est aussi « une menace pour les agences si elles ne s’adaptent pas, car des agents d’automatisation peuvent faire des réservations hors circuit », a cependant averti Haythem El Mir, spécialiste en cybersécurité. Khaled Drira a reconnu que le secteur « est confronté à une menace réelle car l’IA peut potentiellement remplacer l’expertise et le conseil traditionnels. »

L’écosystème en quête de partenariats et de confiance

La transformation ne peut en fait se faire en vase clos. Elle requiert une collaboration étroite entre tous les acteurs. Ahmed Bettaieb, président de la FTAV, a souligné l’objectif d’établir « un vrai partenariat apportant une valeur ajoutée au secteur du voyage ». Il a d’ailleurs confirmé que « les techniciens de la FTAV sont pleinement engagés dans cette démarche ».

Marwen Razgallah, directeur général de Spring Travel Services, a estimé pour sa part que « l’absence d’un écosystème de soutien (réglementation, banques) force les agences à se débrouiller seules » pour finaliser la digitalisation du parcours client en Tunisie.

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Marwen Razgallah (à dr.) et Khaled Drira, agents de voyages venus partager leur expérience de la digitalisation de leurs activités.

Confiance numérique et cybersécurité

Avec la digitalisation, l’enjeu clé est d’instaurer une confiance numérique totale, remplaçant la confiance basée sur le contact humain.

Les agences doivent impérativement « démontrer leur engagement pour la protection des données personnelles et la conformité réglementaire. » L’IA est d’ailleurs une arme à double tranchant en cybersécurité, « utilisée à la fois pour la détection de fraudes (défense) et pour lancer des cyberattaques (offensive) », a prévenu Haythem El Mir.

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Haythem El Mir

Le voyage responsable

Une autre tendance émergente a été parmi les sujets débattus lors de l’événement. Il s’agit du voyage « responsable ». Fabrice Pelissier a insisté sur l’importance de cette notion, qui se manifeste par « l’affichage de l’empreinte carbone et le développement de voyages éthiques. »

La stratégie d’Amadeus, combinant innovation technologique, développement des compétences et révision de l’offre commerciale, vise à équiper un écosystème en pleine mutation.

Le succès de cette transformation digitale repose sur l’adaptabilité des agences de voyage et de tout l’écosystème en s’appuyant sur une collaboration renforcée entre le secteur privé et public.

Lire aussi à propos d’Amadeus Tunisie:

Amadeus Tunisie annonce le déploiement de nouveaux contenus NDC-X

Amadeus Tunisie poursuit la transformation de son activité de billetterie aérienne

Pour son 25e anniversaire, Amadeus Tunisie récompense ses partenaires agences de voyage

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