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Budget 2027 : Impôts, recrutements, subventions… les grandes orientations dévoilées

Le projet de Budget de l’État pour 2027 s’inscrit dans une orientation visant à renforcer l’autonomie financière de la Tunisie, tout en maintenant le rôle social de l’État. Selon le rapport du ministère des Finances sur l’exécution du Budget au premier semestre 2026 et les grandes orientations du projet de Budget 2027, l’objectif est notamment de poursuivre la maîtrise du déficit, d’augmenter la part des ressources propres et de limiter progressivement le recours à l’emprunt, notamment extérieur.

Le gouvernement prévoit ainsi d’améliorer le rendement du système fiscal en élargissant l’assiette de l’impôt et en poursuivant l’intégration de l’économie informelle. Le ministère mise également sur la digitalisation de l’administration fiscale et douanière, ainsi que sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et de l’analyse des données pour renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

Le projet prévoit par ailleurs de renforcer les recettes non fiscales. Cela passerait notamment par une meilleure valorisation du patrimoine de l’État, l’amélioration de la performance des entreprises et établissements publics et une exploitation accrue des ressources nationales. Le rapport cite notamment la reprise du rythme de production et d’exportation du phosphate.

Dépenses : maintien des subventions et nouveaux recrutements annoncés

Autre orientation annoncée : revoir l’utilisation des avantages fiscaux. Les incitations devraient être davantage ciblées en fonction de leur impact économique, social et environnemental, avec une priorité aux secteurs à forte valeur ajoutée et aux activités considérées comme stratégiques pour la transition écologique.

Le ministère entend également renforcer le rôle des sociétés communautaires dans le développement local, à travers leur accompagnement et leur accès au financement.

Sur le volet des dépenses, le projet de Budget 2027 prévoit de maintenir une forte dimension sociale. Les ressources publiques devraient être davantage orientées vers les programmes et projets ayant un impact économique et social direct, avec la poursuite du soutien aux catégories vulnérables et à revenus limités ainsi que la préservation du pouvoir d’achat de la classe moyenne.

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Le système de compensation devrait également être maintenu pour les carburants, les produits de base et le transport. Le rapport prévoit toutefois de poursuivre la rationalisation des dépenses de compensation afin de réduire les gaspillages et d’améliorer le ciblage et l’efficacité des dépenses sociales.

Le document annonce par ailleurs la poursuite des recrutements dans la fonction publique, avec une priorité accordée aux diplômés de l’enseignement supérieur. L’objectif affiché est à la fois de soutenir l’emploi et de renforcer les ressources humaines spécialisées de l’administration, tout en poursuivant la lutte contre les différentes formes d’emploi précaire.

La santé, l’éducation, le transport et la modernisation de l’administration figurent également parmi les secteurs auxquels le gouvernement entend accorder une attention particulière, avec une accélération annoncée de la digitalisation des services publics.

Soutien au logement social

Le logement social devrait également bénéficier d’un soutien à travers le développement de programmes destinés aux catégories à revenus faibles et moyens.

En matière de sécurité alimentaire, les orientations portent sur le soutien à la production agricole, l’amélioration des chaînes de production, de stockage et de distribution ainsi que la sécurisation de l’approvisionnement en produits de base.

Le volet énergétique constitue également une priorité annoncée. Le gouvernement prévoit d’accélérer la transition énergétique, d’augmenter les investissements dans les énergies renouvelables et d’améliorer l’efficacité énergétique afin de réduire progressivement la dépendance aux énergies fossiles.

Enfin, le Budget 2027 devrait intégrer la poursuite des investissements prévus dans le cadre du Plan de développement 2026-2030. Les infrastructures, le transport, l’eau, les énergies renouvelables, la transformation numérique, la santé, l’éducation et l’aménagement des zones industrielles sont cités parmi les domaines concernés.

L’ensemble de ces orientations traduit ainsi une double priorité : renforcer progressivement les capacités de financement propres de l’État tout en maintenant les principaux dispositifs sociaux et en accélérant les investissements publics. Le véritable enjeu du Budget 2027 sera donc de concilier la réduction des déséquilibres des finances publiques avec le financement des dépenses sociales, des recrutements et des projets de développement annoncés.

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Budget 2026 : Dhafer Sghiri déplore un manque de détails sur les dépenses de l’État

Le député et vice-président de la commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple, Dhafer Sghiri, a appelé à davantage de transparence et de profondeur dans l’examen des finances publiques, estimant que les documents transmis au Parlement ne permettent pas toujours de comprendre précisément l’utilisation des ressources de l’État. Intervenant mardi 6 octobre 2026...

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Budget 2027 : La Tunisie pourrait respirer après trois années difficiles, selon cet expert

La Tunisie pourrait aborder l’année 2027 avec un peu plus d’oxygène sur le plan financier. La baisse attendue du service de la dette publique, estimée à environ 20 milliards de dinars, pourrait alléger la pression sur les finances de l’État et offrir davantage de possibilités pour financer les priorités économiques et sociales. C’est l’analyse avancée par l’expert financier Bassem Naifer, dans un entretien accordé à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), dimanche 4 octobre.

Selon l’analyste, la prochaine loi de finances devrait marquer une amélioration par rapport aux trois années précédentes, notamment grâce à un recul des échéances de remboursement de la dette. Cette évolution pourrait permettre à l’État de disposer d’une capacité d’action plus importante, après plusieurs exercices marqués par des besoins de financement élevés.

Les chiffres du ministère des Finances permettent de mesurer l’ampleur de cet enjeu. Le service de la dette publique, qui comprend le remboursement du principal et le paiement des intérêts, s’est élevé à 20,75 milliards de dinars en 2023, avant de grimper à 24,81 milliards en 2024 et de s’établir à 24,44 milliards en 2025. Pour 2026, la loi de finances prévoit une enveloppe de 23,05 milliards de dinars.

Une dette moins lourde, mais des finances publiques toujours fragiles

Si les prévisions de Bassem Naifer se concrétisent, le service de la dette pourrait ainsi revenir en 2027 à un niveau proche de celui de 2023. Un allègement qui reste toutefois relatif, puisque la charge demeure considérable au regard des ressources budgétaires disponibles.

Cette amélioration attendue intervient dans un contexte où la structure de la dette tunisienne a profondément évolué. D’après les données du ministère des Finances, l’encours de la dette publique devrait atteindre 156,7 milliards de dinars en 2026, soit 83,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 141,7 milliards en 2025. La dette intérieure représente désormais 64 % de l’encours total prévu pour 2026, contre 47,2 % en 2023.

La pression ne provient toutefois pas uniquement de la dette. Les dépenses de fonctionnement, notamment les salaires et les subventions, continuent de mobiliser une part importante du budget. À cela s’ajoutent les incertitudes liées aux marchés internationaux de l’énergie et des matières premières.

Bassem Naifer estime ainsi que les dépenses consacrées aux subventions pourraient dépasser les montants initialement inscrits dans le budget 2026. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la guerre russo-ukrainienne ont contribué à renchérir les hydrocarbures, alourdissant la facture énergétique de la Tunisie. La hausse des prix du pétrole et du gaz pourrait donc limiter les bénéfices attendus de la baisse du service de la dette.

L’analyste recommande notamment de retenir, pour les hypothèses budgétaires de 2027, un prix du baril de Brent supérieur à celui pris en compte dans les prévisions de 2026. Il anticipe également le maintien d’un niveau élevé des dépenses de soutien, en raison des orientations sociales de l’État et des prix encore importants de certaines matières premières, notamment les céréales.

Un budget 2027 entre ambitions de développement et contraintes de financement

Au-delà de l’allègement attendu de la dette, le budget 2027 ouvrira un nouveau cycle de programmation triennale couvrant la période 2027-2029. Il constituera également la deuxième année de mise en œuvre du plan de développement quinquennal 2026-2030. L’objectif affiché est de traduire les programmes et les projets de ce plan en allocations budgétaires concrètes.

Les orientations gouvernementales présentées lors du conseil ministériel consacré au projet de loi de finances en août dernier mettent notamment l’accent sur la valorisation des ressources nationales, le développement des secteurs à forte valeur ajoutée, l’investissement et le renforcement de la sécurité alimentaire, énergétique, hydrique et pharmaceutique. Le gouvernement entend également améliorer la résilience de l’économie face aux crises internationales.

Sur le plan des équilibres macroéconomiques, Bassem Naifer anticipe un déficit budgétaire inférieur à 6 % du PIB en 2027, contre 6,4 % attendus pour l’ensemble de 2026, selon les prévisions de Fitch qu’il cite. Il prévoit également une relative stabilité du dinar et estime que le financement du déficit continuera de reposer principalement sur les ressources intérieures, dans un contexte où l’accès aux emprunts extérieurs demeure difficile.

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L’expert s’attend par ailleurs à une amélioration de l’investissement public, portée par la concrétisation des projets inscrits dans le plan de développement. Il reste néanmoins prudent quant à l’ampleur des financements disponibles. Sur le volet fiscal, il ne prévoit pas de nouvelles mesures majeures ni de nouveaux impôts dans le prochain projet de loi de finances, tout en envisageant des incitations ciblées en faveur des secteurs jugés porteurs.

La marge de manœuvre annoncée pour 2027 ne signifie donc pas un retour à l’aisance budgétaire. Elle dépendra notamment de l’évolution des prix de l’énergie, de la capacité de l’État à mobiliser ses ressources et de la concrétisation des projets de développement. La diminution de la charge de la dette pourrait offrir une occasion de réorienter les dépenses publiques, mais le véritable enjeu sera de transformer cet allègement attendu en investissements et en retombées économiques tangibles

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Le Conseil national des régions et des districts se prépare à l’examen du PLF 2027

Le Conseil national des régions et des districts se met en ordre de marche pour l’examen du projet de Loi de finances (PLF) 2027. Son bureau a appelé l’ensemble des commissions à reprendre leurs activités afin de préparer l’examen du texte, à l’occasion de la nouvelle session parlementaire. La décision a été prise lors d’une...

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France-Projet de budget : 54 milliards d’euros d’économies pour 2027

Sébastien Lecornu a présenté, jeudi 1er octobre, son projet de budget pour 2027 avec un objectif de redressement des comptes publics. L’effort total atteindra 54 milliards d’euros…

Ce projet de budget pour 2027 est fondé sur un important effort de redressement des finances publiques alors que la dette et sa charge continuent de peser sur les comptes de l’État. Le projet de loi de finances prévoit 43 milliards d’euros de mesures de redressement nouvelles en 2027. En tenant compte des mesures décidées en 2026 et des dispositifs antérieurs qui continueront à produire leurs effets, l’effort total atteindra 54 milliards d’euros. L’objectif affiché par  Sébastien Lecornu, le Premier ministre, est de ramener le déficit public de 5,4 % du PIB en 2026 à 5 % en 2027. Cette amélioration doit notamment permettre à la France de respecter la trajectoire budgétaire fixée dans le cadre européen.

L’effort budgétaire repose principalement sur la maîtrise des dépenses, mais également sur plusieurs mesures destinées à accroître les recettes. Le gouvernement prévoit notamment de limiter certaines dépenses de retraite et de santé. La revalorisation des pensions pour les retraités percevant plus de 1 260 euros par mois serait ainsi limitée, avec une économie estimée à 4,1 milliards d’euros…

Le projet prévoit également une réduction de certains avantages fiscaux et de plusieurs niches, ainsi que de nouvelles recettes portant notamment sur certaines concessions autoroutières et les produits alimentaires fortement transformés. La fiscalité sur les employeurs fait également partie des dispositifs sollicités.

Une dette toujours en hausse

Malgré cet effort, la dette publique française devrait continuer à progresser. Selon les prévisions inscrites dans le projet de budget, elle passerait de 119,3 % du PIB en 2026 à 121,7 % en 2027. Elle atteindrait ainsi un nouveau sommet en proportion de l’activité économique. La charge de la dette constitue précisément l’un des principaux facteurs de pression sur les finances publiques. Elle devrait augmenter de 9,6 milliards d’euros en 2027 dans le budget de l’État. Le coût total des intérêts devrait atteindre environ 91 milliards d’euros l’an prochain selon les projections gouvernementales.

Cette hausse réduit mécaniquement les marges de manœuvre budgétaires alors que les dépenses de santé, de retraite et de défense continuent également de progresser.

Le gouvernement prévoit donc une réduction du déficit, mais celui-ci resterait nettement supérieur au seuil de 3 % du PIB fixé par les règles budgétaires européennes. Le projet de budget table sur un déficit de 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % en 2026. Le gouvernement estime que l’effort structurel prévu, évalué à 1,2 point de PIB, permettra de compenser notamment l’augmentation de la charge de la dette et la progression tendancielle de certaines dépenses publiques.

Le projet de budget constitue désormais le point de départ d’un processus parlementaire qui pourrait modifier sensiblement les mesures annoncées par le gouvernement.

L’exécutif doit composer avec une Assemblée nationale fragmentée et avec une forte contestation sociale. Des mobilisations touchent déjà les services publics et les établissements scolaires… Le gouvernement présente néanmoins les économies comme nécessaires pour ralentir l’accumulation de dette et préserver la capacité de financement de l’État.

Pour 2027, l’équation budgétaire française repose donc sur un équilibre difficile : réduire le déficit de 0,4 point de PIB tout en absorbant une nouvelle hausse de la dette, de ses intérêts et des dépenses liées au vieillissement et aux priorités publiques.

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