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Travailleurs étrangers : les titres de séjour en difficulté

Dans le médico-social, des travailleurs étrangers rencontrent des difficultés pour renouveler leurs titres de séjour, alors que les besoins de recrutement et d’accompagnement vont fortement augmenter.   Difficile de suspendre des salariés dans l’attente de nouveaux papiers, car cela revient…

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Cameroun : une étude alerte sur la présence de métaux lourds dans la filière avicole

Une étude menée par des chercheurs camerounais a détecté ces métaux lourds: plomb, nickel, arsenic, cadmium, chrome et mercure, dans des échantillons de poulets et d’œufs provenant d’élevages du centre, du littoral et de l’Ouest du pays. Les chercheurs appellent à renforcer la surveillance de la chaîne de production…

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Yaoundé I et de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (IMPM) met en évidence la présence de six métaux lourds dans des produits issus d’élevages avicoles camerounais. Selon un rapport de RFI publié lundi 5 octobre, les analyses ont identifié du plomb, du nickel, de l’arsenic, du cadmium, du chrome et du mercure dans des prélèvements réalisés dans trois régions : le centre, le littoral et l’ouest, qui comptent parmi les principaux bassins de production avicole du Cameroun.

L’étude a porté sur 48 poulets et 180 œufs provenant de 12 élevages, soit quatre exploitations dans chacune des trois régions. Les analyses chimiques ont ensuite été réalisées sur 18 échantillons composites : six de muscles, six de foies et six d’œufs.

Les résultats attirent principalement l’attention sur le mercure détecté dans les foies de poulets. Les concentrations mesurées se situent entre 798,3 et 845,5 microgrammes par kilogramme. Alors qu’elles sont beaucoup plus faibles dans les muscles, entre 1,4 et 2,3 µg/kg, et dans les œufs, entre 3,3 et 3,6 µg/kg. Le chrome a également été retrouvé dans les différents échantillons, avec des concentrations de 53,7 à 60,4 µg/kg dans les muscles et de 13,7 à 15 µg/kg dans les foies.

Pour le cadmium, les concentrations relevées atteignent 27,3 à 29,6 µg/kg dans les muscles, 2,6 à 3,9 µg/kg dans les foies et 9,2 à 9,9 µg/kg dans les œufs.

Des résultats à interpréter avec prudence

La présence de ces contaminants ne signifie toutefois pas que l’ensemble de la production avicole camerounaise est concerné, ni que la consommation des produits analysés entraîne nécessairement un risque sanitaire. La taille de l’échantillon est en effet limitée et les prélèvements ne couvrent que 12 exploitations dans trois régions. Les résultats permettent donc d’établir la présence de métaux lourds dans les échantillons étudiés, mais pas d’en mesurer la prévalence à l’échelle nationale. Certaines limites méthodologiques relevées dans l’analyse de l’étude appellent également des vérifications complémentaires, notamment concernant le calcul de l’exposition et l’interprétation de certaines valeurs. La distinction entre les différentes formes chimiques du chrome constitue notamment un élément important pour l’évaluation toxicologique.

Les chercheurs évoquent notamment l’utilisation d’aliments et d’intrants importés comme une possible source de contamination. Cette hypothèse reste toutefois à documenter par des analyses supplémentaires permettant d’identifier précisément l’origine des métaux retrouvés dans les animaux et les œufs.

Des contrôles portant sur les provendes, l’eau, les matières premières utilisées dans l’alimentation animale et l’environnement des élevages permettraient de mieux déterminer les voies de contamination.

Un enjeu pour la filière avicole

L’étude intervient dans un secteur devenu important pour l’approvisionnement alimentaire du Cameroun. La qualité sanitaire des produits et des intrants constitue donc un enjeu à la fois sanitaire, économique et agricole. Les autorités camerounaises disposent déjà d’un dispositif de contrôle des denrées alimentaires. Le ministère de la Santé rappelle notamment que la production, la distribution et la vente de produits alimentaires sont soumises à une Autorisation de mise en consommation, dans le cadre de la législation sur la sécurité sanitaire des aliments.

L’OMS souligne de son côté que le plomb, l’arsenic, le mercure et le cadmium présents dans les aliments peuvent constituer des risques sanitaires et que la contamination peut provenir notamment de la pollution des sols et de l’eau ou de certaines étapes de la production alimentaire.

Pour la filière camerounaise, l’enjeu consiste désormais à déterminer si les résultats observés correspondent à des contaminations ponctuelles ou à un phénomène plus large. Cela nécessiterait des campagnes d’analyses plus étendues et régulières, couvrant davantage d’élevages et l’ensemble de la chaîne de production.

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L’Institut Hédi Raïs et Qatar Charity s’associent pour 100 chirurgies de la cataracte

Une convention de coopération a été signée, lundi, à Tunis, entre l’Institut Hédi Rais d’Ophtalmologie et l’association Qatar Charity, bureau de Tunis, en vertu de laquelle, un programme de santé sera mis en oeuvre afin de réaliser cent interventions chirurgicales pour l’ablation de la cataracte au profit de patients titulaires de cartes de soins blanches et jaunes.
Ces interventions s’inscrivent dans le cadre du soutien aux efforts de prise en charge médicale des patients et de l’élargissement de l’accès aux soins spécialisés.
Ainsi, l’association Qatar Charity prendra en charge la fourniture des lentilles nécessaires aux interventions, tandis que l’institut Hédi Rais se chargera de la réalisation des opértations chirugicales qui ont effectivement débuté samedi, a indiqué la directrice générale de l’Institut, Rim Fekih.
En effet, a-t-elle dit, une quarentaine d’interventions ont été jusque-là réalisées, préçisant que les opérations restantes seront effectuées au cours de cette semaine.
Fekih a, d’autre part, fait savoir que la liste des bénéficiaires a été élaborée sur la base des dossiers médicaux des patients et de leur adéquation avec le programme, ajoutant que l’Institut réalise chaque année environ 3 500 opérations de la cataracte, ce qui témoigne de l’importance de la demande pour ce type d’intervention chirurgicale, ainsi que de son rôle dans la restauration de la capacité visuelle et l’amélioration de la qualité de vie des patients.
Pour elle, cette initiative vient soutenir les efforts de prise en charge des patients, notamment ceux qui rencontrent des difficultés à accéder aux soins chirurgicaux.
De son côté, l’ambassadeur de l’État du Qatar en Tunisie, Zayed bin Saeed Rashid Al-Khayarin a salué le niveau atteint par les compétences tunisiennes dans le domaine médical, faisant observer que sa visite et sa prise de connaissance de la situation du secteur de la santé en Tunisie lui avaient permis de constater les progrès réalisés dans ce domaine.
Il a, dans ce contexte, souligné l’importance de poursuivre la coopération entre les deux parties, au service des patients et en soutien aux efforts visant à améliorer les services de santé.
Pour sa part, le directeur du département des opérations de développement de Qatar Charity, Ibrahim Abderrahmane Al-Jenahi, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes de santé mis en œuvre par l’association dans plusieurs pays.
Ces programmes comprennent diverses interventions médicales, notamment des opérations de cathétérisme cardiaque, des chirurgies à cœur ouvert ainsi que d’autres interventions destinées aux patients.
Cette initiative devrait se poursuivre dans le gouvernorat de Jendouba où une deuxième convention sera signée demain, mardi, entre l’association Qatar Charity et l’hôpital universitaire de Jendouba. L’accord prévoit la réalisation de 100 interventions similaires.
Le nombre total d’opérations programmées dans le cadre des deux initiatives s’élèvera ainsi à 200, au profit des patients.
S’exprimant, lors de la cérémonie de signature, la directrice Qatar Charity, bureau de Tunis, Karima Bousselmi, a indiqué que les activités de l’association en Tunisie ne se limitent pas au domaine de la santé, mais s’étendent à d’autres secteurs à dimension sociale et de développement.
Elle a, dans ce sens, indiqué que deux écoles dans le gouvernorat de Jendouba, dont la construction a été prise en charge par l’association, seront prochainement inaugurées, tandis que les travaux de construction d’une autre école débuteront dans le gouvernorat de Gafsa.
D’après elle, l’association entamera également la mise en œuvre d’un projet dans le gouvernorat de Zaghouan, portant sur le raccordement à un réseau d’eau et le creusement de puits.

 

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Cancer du sein : près de 4 500 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en Tunisie

La Tunisie enregistre environ 4 500 nouveaux cas de cancer du sein chaque année. Ce chiffre devrait passer à environ 6 000 d’ici 2030, selon les déclarations du président de l’Association tunisienne d’assistance aux malades du cancer du sein ATAMCS, le docteur Khaled Rahhal, à l’agence TAP, lors de sa participation à la « Marche rose », organisée ce dimanche par l’association en partenariat avec l’Institut français de Tunis, au parc Nahli, afin de sensibiliser le public à l’importance de la prévention et du dépistage précoce du cancer du sein.

Au cours de cet événement, il a indiqué que le dépistage précoce constitue un facteur essentiel pour augmenter les chances de guérison et éviter la progression de la maladie, soulignant que la détection de la maladie à un stade très précoce peut porter le taux de guérison à 100 % et éviter à la patiente une chimiothérapie dans la plupart des cas.

Rahhal a expliqué la hausse du nombre de femmes touchées par cette maladie par L’évolution et Le vieillissement démographique que connait la Tunisie, ce qui pourrait contribuer à une augmentation du nombre de cas au cours des prochaines années.

Il a souligné que le cancer du sein ne se limite pas aux personnes âgées, précisant que le taux d’incidence chez les femmes de moins de 35 ans en Tunisie se situe, selon ses estimations, entre 10 et 11 %, contre environ 2 à 4 % dans certains pays occidentaux.

Il a insisté « sur la nécessité de consacrer du temps au dépistage, au moins une fois par an, car un diagnostic précoce permet d’intervenir avant que l’évolution de la tumeur pour atteindre des stades plus graves ».

Les répercussions du cancer du sein ne se limitent pas à l’aspect sanitaire, puisque le coût des médicaments destinés à son traitement en Tunisie dépasse les 200 millions de dinars par an, selon Rahhal, qui a précisé que ce coût est susceptible d’augmenter avec l’apparition De nouveaux médicaments très coûteux lors de leur mise sur le marché.

De son côté, la secrétaire générale de l’ATAMCS, Malak Bouderbala, a indiqué que les campagnes de dépistage et les caravanes sanitaires organisées par l’association contribuent à détecter les cas à un stade précoce, précisant que sur 100 femmes soumises à un dépistage lors des campagnes menées par l’association, 15 cas de la maladie en moyenne sont détectés à un stade précoce.

Elle a précisé que l’association intensifie ses activités au cours du mois d’octobre, dans le cadre de l’« Octobre rose », en organisant des journées de sensibilisation et des campagnes de dépistage précoce, parallèlement aux caravanes sanitaires qui sillonnent les différentes régions de la République tout au long de l’année.

Nayla Khazri, membre de l’Association tunisienne de soutien aux malades du cancer, a déclaré à la TAP que cette manifestation visait également à encourager la pratique sportive et l’adoption d’un mode de vie sain. Elle a appelé les femmes à se soumettre régulièrement à des dépistages, à réduire les facteurs de risque, notamment l’obésité, ainsi qu’à adopter une alimentation équilibrée et à pratiquer une activité physique.

Au cours de cette manifestation, organisée dans le cadre des activités d’« Octobre rose » en présence de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et avec la participation de médecins, de représentants de la société civile , une marche de plusieurs kilomètres, suivie d’ateliers et d’activités de sensibilisation à la santé dans le parc, consacrés au cancer du sein et à ses moyens de prévention.

 

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Bagnolet : de l’eau non potable au collège Georges-Politzer

L’eau du collège Georges-Politzer, en Seine-Saint-Denis, a été jugée non potable depuis le mois de février, sans que rien n’ait été mis en œuvre jusqu’à présent.   En bref Un premier signalement concernant l’eau du collège a été fait le…

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Plus de 500.000 patients étrangers viennent se faire soigner en Tunisie chaque année

Plus de 500.000 personnes viennent chaque année en Tunisie pour y subir des interventions médicales, selon des estimations citées par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani. Ce chiffre place le tourisme médical au cœur des activités susceptibles de générer des revenus et des emplois pour l’économie tunisienne.

Intervenant en marge de la signature du Pacte national pour la santé, le ministre a souligné que la santé ne doit pas être considérée uniquement comme un secteur social, mais également comme une activité à rendement économique. À ses yeux, le tourisme médical constitue l’un des principaux leviers de cette dynamique, aux côtés de l’industrie pharmaceutique et de la santé numérique.

Les plus de 500.000 patients évoqués par Mustapha Ferjani correspondent aux personnes se rendant en Tunisie pour bénéficier d’interventions médicales. À ce flux s’ajoutent, selon le ministre, plus de deux millions de visiteurs par an liés plus largement aux activités de santé et de bien-être.

Plus d’un demi-million de patients, un marché qui dépasse le secteur médical

La Tunisie dispose pour cela de plusieurs atouts, notamment un important vivier de médecins et de chirurgiens spécialisés, mais aussi une offre dans le domaine du thermalisme, des eaux minérales et de la thalassothérapie.

L’activité ne se limite donc pas aux cliniques et aux hôpitaux. Chaque patient étranger pris en charge génère potentiellement des dépenses dans plusieurs secteurs : hébergement, transport, restauration, services médicaux, médicaments, analyses, accompagnement et autres prestations liées au séjour. Le tourisme médical constitue ainsi une chaîne de valeur qui dépasse largement l’acte de soin.

Lire aussi : Santé numérique : Sept accords internationaux signés, la « Déclaration de Tunis » dévoilée

Pour le gouvernement, cette activité représente également un potentiel en matière de création d’emplois et de développement des investissements dans les infrastructures et les services de santé.

Exportations de produits pharmaceutiques tunisiens

La Tunisie cherche ainsi à consolider une position déjà établie sur le marché régional de la santé, tout en développant de nouveaux relais de croissance. Le ministre a notamment mis en avant les exportations de produits pharmaceutiques tunisiens vers plus de 25 pays et le développement de la santé numérique.

Le chiffre de plus de 500.000 patients étrangers par an donne toutefois une indication particulièrement importante sur le poids que pourrait représenter le tourisme médical dans l’économie tunisienne. L’enjeu pour le secteur est désormais de mieux structurer cette activité et de transformer ce flux de patients en davantage de recettes, d’investissements et d’emplois pour l’économie nationale.

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La Commission de la santé de l’ARP définit son programme de travail : le statut général du secteur de la santé, principale priorité

La Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a tenu, le 1er octobre 2026, une séance de travail consacrée à l’examen de son programme de travail pour la prochaine période.

Selon un communiqué de l’ARP, les membres de la Commission ont souligné la nécessité de poursuivre et d’achever l’examen des différents dossiers dans les meilleurs délais, conformément aux priorités qui seront définies conjointement.

«Parmi les priorités de la Commission figure la proposition de loi portant statut général du secteur de la santé, qui devrait bénéficier à plus de 70.000 cadres et agents du secteur de la santé», a affirmé Raouf Fekiri, rapporteur de la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées.

Dans une déclaration au journal «Le Temps», le député a souligné que l’examen de cette proposition constituera l’une des principales priorités de la commission au cours de la prochaine période.

Quant aux autres priorités de la commission, le député a souligné que, lors de la séance de travail tenue le 1er octobre 2026 à l’ARP, la commission a arrêté un programme de travail pour la prochaine échéance et défini les priorités sur lesquelles elle entend concentrer ses efforts.

«L’objectif est de parvenir, d’ici à la fin de l’année, à l’élaboration d’au moins une proposition de loi qui pourrait être soumise à l’examen de la séance plénière», a révélé le député.

Modalités d’adoption de la langue des signes et protection de l’enfance

Concernant les propositions de loi actuellement examinées par la Commission, le rapporteur de cette dernière a indiqué que plusieurs textes ont déjà fait l’objet d’un travail approfondi, notamment à travers l’organisation de plusieurs auditions et consultations avec les différentes parties concernées.

Il a précisé que la proposition de loi n° 71-2024 relative à la réglementation des domaines d’adoption de la langue des signes pour les personnes ayant un handicap auditif figure parmi les textes sur lesquels la Commission a réalisé une partie substantielle de ses travaux.

«Ce texte a été transmis au Bureau de l’ARP afin de fixer une date pour l’organisation d’une journée parlementaire, avant sa soumission à une séance plénière», a indiqué le député.

Raouf Fekiri a également rappelé que la Commission avait déjà organisé plusieurs auditions dans le cadre de l’examen de cette proposition de loi. «Elle compte désormais poursuivre, en coordination avec la partie initiatrice de la proposition de loi, l’examen des articles nécessitant d’éventuelles modifications ainsi que des amendements à apporter. À l’issue de ce travail, la proposition sera soumise au Bureau de l’ARP, conformément aux procédures en vigueur», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le député a évoqué une autre proposition de loi élaborée à la lumière des discussions et des préoccupations soulevées au cours de la période récente.

«Celle-ci porte notamment sur les violences exercées à l’encontre des enfants dans les jardins d’enfants et les crèches, ainsi que sur les problématiques liées au fonctionnement des structures d’accueil de la petite enfance non réglementées», a-t-il expliqué.

Le député a précisé que cette proposition de loi, adoptée par la Commission, a déjà fait l’objet de plusieurs réunions et séances de travail au cours de la période précédente. «La Commission prévoit de reprendre ses travaux et de poursuivre les échanges avec la partie initiatrice de la proposition afin d’examiner les amendements et les modifications nécessaires au texte», a-t-il souligné.

Nouha MAINSI

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OMS : l’espérance de vie mondiale retrouve presque son niveau pré-Covid

L’espérance de vie moyenne à la naissance dans le monde a atteint 73,3 ans en 2023, presque au niveau de 2019, avant la pandémie de Covid-19. Mais l’espérance de vie en bonne santé se redresse plus lentement, tandis que les maladies non transmissibles représentent désormais 74 % des décès mondiaux.

L’espérance de vie mondiale a presque retrouvé son niveau d’avant la pandémie de Covid-19, selon les nouvelles estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiées le 2 octobre. Elle s’est établie à 73,3 ans en 2023, contre 73,4 ans en 2019, après avoir fortement reculé pendant la crise sanitaire.

Le rebond marque une récupération importante après le choc provoqué par la pandémie. Mais tous les indicateurs ne sont pas revenus à leur niveau de 2019. L’espérance de vie en bonne santé atteignait 62,8 ans en 2023, soit encore 0,4 année de moins qu’avant la pandémie.

La pandémie avait provoqué une baisse exceptionnelle de l’espérance de vie mondiale. Après plusieurs décennies de progression, l’indicateur avait reculé de près de deux années entre 2019 et 2021.

Les données de l’OMS montrent désormais que cette rupture a été largement absorbée. Le retour à 73,3 ans en 2023 rapproche l’indicateur de son niveau prépandémique, même si la situation demeure différente selon les pays et les régions.

Pour l’OMS, le principal enjeu n’est toutefois plus seulement de vivre plus longtemps, mais de pouvoir conserver une bonne santé durant ces années supplémentaires.

Les maladies chroniques prennent le dessus

Les nouvelles estimations mettent également en évidence une transformation profonde des causes de mortalité. Les maladies non transmissibles représentaient 74 % des décès dans le monde en 2023, contre 58 % en 2000. Huit des dix principales causes de décès étaient alors liées à des maladies non transmissibles. Les maladies cardiovasculaires demeurent en tête. La seule cardiopathie ischémique a provoqué environ 9,5 millions de décès en 2023 et entraîné la perte de quelque 210 millions d’années de vie en bonne santé, selon les estimations de l’OMS.

Le diabète, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et les maladies neurodégénératives occupent également une place croissante dans le bilan sanitaire mondial. La maladie d’Alzheimer et les autres formes de démence illustrent particulièrement cette évolution. Elles sont passées de la 19e cause de décès en 2000 à la 5e en 2023, tandis que le nombre de décès qui leur sont associés a triplé sur la période.

Les troubles de santé mentale constituent également une préoccupation croissante. Entre 2019 et 2023, le taux mondial d’années de vie en bonne santé perdues, ajusté selon l’âge, a augmenté d’environ 20 % pour les troubles dépressifs et de près de 45 % pour les troubles anxieux.

Une transition qui touche aussi les pays pauvres

La transformation du profil sanitaire ne concerne plus uniquement les pays à revenu élevé. En 2023, les maladies transmissibles ont représenté pour la première fois moins de la moitié des décès dans les pays à faible revenu, signe d’une progression de la transition épidémiologique mondiale.

Cette évolution impose de nouvelles priorités aux systèmes de santé : prévention des maladies chroniques, prise en charge du vieillissement, santé mentale et maintien de l’autonomie deviennent progressivement aussi importants que la lutte contre les maladies infectieuses.

L’OMS souligne ainsi que le retour de l’espérance de vie aux niveaux d’avant Covid constitue un progrès majeur, mais que le défi suivant consiste à transformer ces années supplémentaires en années vécues en bonne santé.

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Facturation électronique : les médecins réitèrent leurs réserves

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) de Tunisie a réaffirmé ses réserves quant à l’application de la facturation électronique au secteur médical dans sa forme actuelle.

Dans un communiqué publié vendredi, le CNOM souligne que l’exercice de la profession médicale est régi par un cadre juridique et déontologique spécifique qui exclut toute assimilation à une activité commerciale et impose une protection absolue du secret professionnel ainsi que des données personnelles et médicales des patients.

Le Conseil indique que la note commune n°02 de l’année 2026 qui explique les dispositions de l’article 53 de la loi n°17 du 12 décembre 2025 portant loi de finances pour l’année 2026, relatives à l’extension du champ d’application de la facturation électronique cite les professions non commerciales sans les nommer expressément.

Le CNOM annonce avoir pris contact avec les autorités exécutives et législatives et avoir participé aux travaux portant sur la révision du cadre législatif. Ces démarches ont abouti à la présentation d’une proposition de modification du texte de loi, dont le Conseil attend encore la finalisation, selon le communiqué.

« L’activité médicale est exercée dans un secteur réglementé, soumis à plusieurs mécanismes de contrôle et au croisement des données. La facturation électronique ne peut être appliquée à la profession médicale sans tenir compte de ses spécificités, notamment la note d’honoraires, le secret professionnel et la protection des données personnelles et médicales des patients », lit-on de même source.

Le CNOM estime, par ailleurs, que la modernisation du système fiscal doit être progressive, claire et conforme à la législation en vigueur, sans porter atteinte aux spécificités de la profession médicale, au secret professionnel ni aux droits des patients.

 

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Cancer du sein : une journée pour promouvoir la prévention et le dépistage précoce

Une journée portes ouvertes consacrée à la prévention et au dépistage du cancer du sein a été organisée vendredi au siège de la direction régionale de la santé de Tunis, dans le cadre des efforts visant à promouvoir la prévention et l’importance du diagnostic précoce.

Selon un communiqué de la direction régionale de la santé, cette initiative a notamment donné lieu à plusieurs ateliers de sensibilisation et d’éducation sanitaire portant sur le dépistage précoce du cancer du sein, à travers l’examen clinique et l’apprentissage de l’autopalpation.

Les participants ont également été sensibilisés à l’importance d’une alimentation équilibrée et d’un mode de vie sain, ainsi qu’aux bénéfices de l’allaitement maternel, de l’arrêt du tabac et de la pratique régulière d’une activité physique.

La manifestation a également permis de renforcer les échanges entre les différents intervenants du secteur de la santé et de promouvoir une culture de la prévention et du dépistage régulier, afin de favoriser un diagnostic et une prise en charge précoces.

Des directrices d’hôpitaux, des professeurs agrégés en gynécologie-obstétrique, des médecins de santé publique, des sages-femmes ainsi que des spécialistes en chirurgie oncologique et en radiologie ont participé à cette journée.

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E-santé en Tunisie : connecter les hôpitaux pour rapprocher les expertises

À l’occasion de la conférence internationale TeleHealth Connect Tunisia 2026, découvrez comment le projet « E-santé », porté par le ministère de la Santé avec l’appui de l’AFD (Agence française de développement), contribue à transformer l’accès aux soins en Tunisie.
Grâce à ce projet, les hôpitaux universitaires sont désormais équipés de solutions de télétransmission et de stockage sécurisé d’imagerie médicale, tandis que le déploiement de ces solutions se poursuit progressivement dans les hôpitaux régionaux.
Cette coopération concrète permet de faciliter le partage des données médicales et l’accès à l’expertise à distance, contribuant ainsi à réduire les inégalités territoriales de santé, à accélérer les diagnostics et à améliorer la prise en charge des patients à travers la Tunisie.

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Cancer du sein : la « Marche rose » prévue dimanche au Parc Ennahli

La manifestation « Marche rose » pour la sensibilisation à l’importance du dépistage précoce du cancer du sein, se tiendra dimanche 4 octobre 2026 au parc Ennahli dans le gouvernorat de l’Ariana dans le cadre des efforts de mobilisation et de sensibilisation aux dangers de cette maladie et aux moyens de prévention.

Cette manifestation sportive et de sensibilisation sera organisée sous le slogan « Nous marchons pour elles… Nous marchons pour nous… Nous marchons pour demain », en partenariat avec l’institut français de Tunisie et l’Association tunisienne d’aide aux patientes atteintes du cancer du sein, selon un communiqué de l’institut.

L’institut français de Tunisie a précisé que cette marche se tiendra sur quelques kilomètres dans l’espace du parc Ennahli, dans le but de donner un élan collectif à la sensibilisation et de rappeler que le dépistage précoce constitue une étape cruciale pour renforcer les chances de guérison et appuyer les mécanismes de prévention contre le cancer.

L’Institut a encouragé le public à participer à cette manifestation et à échanger avec les participants, en consécration des valeurs de  solidarité, de manière à ce que chaque pas dans cette marche soit porteur d’un message d’espoir et de soutien aux patientes atteintes du cancer du sein, selon la même source.

Il est à noter que la Tunisie célèbre cette année le mois d’octobre rose en vue de souligner l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et d’enraciner la culture de prévention et du dépistage précoce de la maladie, afin de réduire ses complications.

 

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Telehealth Connect 2026 : Hemissi plaide pour une santé numérique accessible à tous

Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a affirmé l’engagement de son département à contribuer activement à la réforme du système de santé et à la transformation numérique du secteur, en cohérence avec les orientations nationales en matière de santé à l’horizon 2030 et l’agenda numérique de la Tunisie.
Intervenant, jeudi à Tunis, à la conférence internationale sur la santé numérique « Telehealth Connect 2026 », il a appelé à faire du progrès technologique un outil concret pour améliorer les services de santé et renforcer l’équité d’accès.
Le succès de la transformation numérique, a-t-il souligné, ne se mesure pas au nombre de plateformes et d’applications créées, mais à sa capacité à alléger les charges des citoyens, à réduire les délais d’attente, à améliorer la prise en charge des patients et à garantir l’égalité d’accès aux soins dans toutes les régions.
Cette transformation digitale, a-t-il ajouté, doit aussi améliorer le diagnostic, le suivi thérapeutique et la prévention.
Le ministre a indiqué que son département collabore avec celui de la Santé sur nombre d’axes, dont la mise en sur pied d’un système national interconnecté de données de santé permettant de développer le dossier de santé numérique du citoyen et l’échange de données entre établissements.
Il a dans ce contexte plaidé pour des normes communes, une infrastructure numérique renforcée et la garantie de la sécurité et de la confidentialité des données, dans le respect des droits des citoyens.
Hemissi a en outre insisté sur l’accélération du projet « Hôpital numérique », qui renforcera l’interconnexion des établissements de santé, la téléconsultation, la téléimagerie médicale et l’accès aux spécialités.
Sa réussite requiert la complémentarité des équipements, de l’infrastructure, des ressources humaines et de la formation continue, a-t-il dit, appelant à exploiter les données de santé afin d’améliorer les indicateurs sanitaires et de soutenir le dispositif national de veille.
Il a également plaidé pour un usage consciencieux de l’intelligence artificielle, respectueux de la vie privée, des législations nationales en vigueur et de la transparence.
Pour le ministre, la transformation numérique ne peut nullement atteindre ses objectifs sans une inclusion numérique et une réduction des disparités régionales.
Il a à ce propos appelé à étendre les réseaux de télécommunications, à connecter les établissements de santé et à développer les compétences numériques des citoyens, prônant une coordination renforcée entre les ministères et structures concernés, avec des mécanismes communs d’exécution et de suivi, ainsi que la coopération avec les partenaires internationaux.
Hemissi a, dans ce contexte, invité les institutions publiques et privées, les entreprises technologiques, les centres de recherche et les investisseurs à s’engager dans cette démarche, soulignant que la Tunisie dispose de compétences médicales, technologiques et scientifiques ainsi que d’une position stratégique et d’une volonté politique claire lui permettent de jouer un rôle pionnier dans le domaine de la santé numérique.
L’avenir de la santé n’est pas façonné par la seule technologie, mais par une vision claire, la coopération entre institutions et l’investissement dans les compétences et l’humain, a-t-il conclu, appelant à placer le citoyen au centre de cette transformation.

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Un Pacte national pour accélérer la digitalisation de la santé en Tunisie

La Tunisie a signé un Pacte national pour la santé visant à accélérer la transformation numérique du secteur et à renforcer la couverture sanitaire universelle. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a insisté sur la nécessité de passer rapidement à la mise en œuvre des accords conclus lors de la première édition TeleHealth Connect 2026. 

À l’occasion de la cérémonie de signature du Pacte national pour la santé, Ferjani a souligné que la numérisation du secteur permet de réduire les difficultés liées aux déplacements des patients, notamment les coûts financiers et les contraintes physiques. Cette transformation s’inscrit dans l’objectif de parvenir à une couverture sanitaire universelle. Il a appelé à passer de la signature des accords à la mise en œuvre concrète des initiatives annoncées, notamment dans le domaine de la santé mentale. Et cette édition a ouvert de nouvelles perspectives de coopération avec plusieurs pays, organisations internationales et start-up tunisiennes.

Toujours selon le ministre, la Tunisie dispose des atouts nécessaires pour devenir un pays de référence dans le domaine de la santé numérique, notamment grâce au développement des hôpitaux numériques et à l’utilisation de l’intelligence artificielle. Mustapha Ferjani a insisté sur la nécessité de faire des données numériques un instrument de souveraineté, de renforcer la protection des données personnelles et de garantir l’autonomie de la Tunisie dans ce domaine.

Il a par ailleurs annoncé la tenue, en décembre prochain au Japon, d’une réunion consacrée à l’élaboration, avec les partenaires tunisiens, d’une feuille de route pour la couverture sanitaire universelle. Cette feuille de route devra préciser les priorités, le calendrier de mise en œuvre et les modalités d’évaluation de l’impact des initiatives engagées.

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Le ministre des Technologies et de la communication, Sofiene Hemissi, abonde dans le même sens et affirme que la transformation numérique devait contribuer à développer le système de santé, à élargir l’accès aux services médicaux et à réduire les disparités régionales.

Dans ce cadre, il a présenté quatre priorités: le développement du système national intégré d’information sanitaire et un dossier médical numérique partagé, l’accélération du développement de la télémédecine et du projet d’hôpital numérique. Il en va de même de l’utilisation de l’intelligence artificielle et les données pour améliorer la santé publique, notamment la veille épidémiologique et la planification. Et enfin la garantie de  l’inclusion numérique et réduire les inégalités entre les régions et les catégories sociales. Cependant, le ministre a insisté sur la nécessité de protéger les données de santé, de renforcer la cybersécurité et de préserver le contrôle humain dans l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Il a également appelé à une meilleure coordination entre les ministères et les institutions concernées, ainsi qu’à un renforcement des partenariats avec l’Organisation mondiale de la santé, l’Union internationale des télécommunications (ITU), les entreprises technologiques, les centres de recherche et les start-up tunisiennes.

Selon lui, la réussite de la santé numérique ne doit pas être mesurée en termes de nombre de plateformes lancées, mais par son impact concret sur la vie des citoyens : réduction des délais d’attente, amélioration de l’accès aux soins spécialisés, meilleure disponibilité des médicaments et amélioration du parcours des patients.

Le satisfécit de Keiko Inoue…

Présente lors de cet événement, Keiko Inoue, directrice régionale des pratiques dans les domaines de l’éducation et des compétences, du genre, de la santé et des politiques sociales pour la région du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan et du Pakistan auprès de la Banque mondiale, s’est félicitée de participer à la cérémonie de signature du Pacte national pour la santé en Tunisie. Elle a salué les réalisations tunisiennes dans le domaine de la santé numérique, soulignant que la Tunisie était le seul des seize pactes nationaux pour la santé en cours de signature à accorder une place aussi importante à la transformation numérique.

Elle a rappelé le soutien apporté au gouvernement tunisien pendant la pandémie de Covid-19, notamment dans le domaine de la préparation et du renforcement du système national de santé. Elle a estimé que la Tunisie était désormais prête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son système de santé et a réaffirmé la volonté de la Banque mondiale de continuer à soutenir le pays sur la voie de la couverture sanitaire universelle et de la santé numérique.

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Moi, président(e)… Ghada Hatem : « Je taxerais les très grosses transmissions de patrimoine »

Fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, la gynécologue obstétricienne Ghada Hatem placerait la prévention au cœur de ses priorités si elle était présidente. Elle investirait dans la jeunesse, lutterait contre les inégalités et ferait de l’accès aux soins…

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Santé & Deepfake | Pr Nissaf Ben Alaya victime d’un montage par IA

Victime d’un deepfake généré par intelligence artificielle, le Pr Nissaf Ben Alaya a publié un démenti catégorique concernant une vidéo frauduleuse circulant sur les réseaux sociaux.

Pr Ben Alaya dénonce l’usurpation de son image et de sa voix pour promouvoir un prétendu traitement contre le cancer de la prostate, tout en mettant en garde le public contre les dangers majeurs de ces dérives technologiques pour la santé :

« Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux, utilisant mon image ainsi qu’une voix qui m’est attribuée, afin de promouvoir prétendument un médicament présenté comme un traitement contre le cancer de la prostate.

Je tiens à démentir formellement et sans aucune ambiguïté être à l’origine de cette vidéo ou de ce message.

La vidéo semble utiliser des images anciennes me concernant, notamment issues de la période de la pandémie de COVID-19, auxquelles une voix ou des propos ont été artificiellement associés. Il s’agit d’un procédé qui relève manifestement des nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle et qui peut conduire à une usurpation particulièrement trompeuse de l’identité d’une personne.

Je n’ai jamais fait et je ne ferai jamais de publicité pour un médicament ou pour un quelconque produit de santé. Je n’ai donné aucune autorisation pour utiliser mon image, ma voix ou mes anciennes interventions dans le cadre de la promotion d’un produit commercial.

Je souhaite surtout attirer l’attention sur la gravité de cette dérive de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces technologies peuvent être extrêmement utiles lorsqu’elles sont utilisées de manière responsable, mais leur utilisation pour fabriquer de fausses déclarations attribuées à un professionnel de santé est particulièrement préoccupante. Elle peut tromper le public, porter atteinte à la réputation des personnes concernées et, surtout, présenter un risque réel pour la santé lorsque des produits ou prétendus traitements médicaux sont ainsi promus.

J’appelle donc chacun à la plus grande vigilance : ne vous fiez pas à cette vidéo, ne considérez pas les propos qui y sont tenus comme venant de moi et ne partagez pas ce contenu comme s’il était authentique.

Je demande également aux plateformes et aux organismes compétents de prendre les mesures nécessaires afin que ce type de contenu frauduleux soit identifié et retiré.

L’intelligence artificielle ne doit pas devenir un outil permettant de faire dire à une personne ce qu’elle n’a jamais dit, particulièrement lorsqu’il s’agit de la santé et de la vie des citoyens.

Je réaffirme donc clairement : cette vidéo ne vient pas de moi, je n’ai jamais recommandé ce produit et je n’ai jamais autorisé l’utilisation de mon image ou de ma voix à des fins publicitaires.»

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TeleHealth Connect 2026: la Tunisie accueille le directeur général de l’OMS

La santé est en train de changer de terrain. Consultation à distance, intelligence artificielle, données médicales et outils de diagnostic connectés s’installent progressivement dans les systèmes de soins, avec une promesse forte, celle de rapprocher le patient du médecin et de rendre les parcours de soins plus fluides. Mais derrière cette transformation se posent déjà d’autres questions, moins technologiques et beaucoup plus structurantes, sur la gouvernance, la sécurité des données et l’accès aux nouvelles solutions.

C’est dans ce contexte que la Tunisie accueillera, du 29 septembre au 1er octobre 2026, le congrès international TeleHealth Connect Tunisia 2026, à l’hôtel Radisson Blu (ex Laico) à Tunis. Placée sous le haut patronage du président de la République, Kaïs Saïed, la rencontre réunira des responsables de la santé, des délégations arabes, africaines et internationales, ainsi que des experts autour des grandes mutations du secteur.

Le rendez-vous intervient alors que l’intelligence artificielle progresse plus vite que les cadres censés l’encadrer. Un constat particulièrement visible en Europe. Dans une analyse publiée en juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé indique que seuls 8 % des pays de sa Région disposent d’une stratégie spécifique à l’intelligence artificielle en santé, alors que près des deux tiers utilisent déjà l’IA dans le diagnostic. L’OMS relève également que moins de la moitié des pays ont évalué l’adéquation de leurs cadres juridiques à ces nouveaux usages.

Le sujet ne relève donc plus de la prospective. L’IA entre déjà dans les pratiques médicales, tandis que les systèmes de santé doivent encore définir les règles qui permettront de l’utiliser de manière sûre et responsable. C’est précisément l’un des enjeux qui traversera les discussions de TeleHealth Connect 2026.

La télémédecine figurera parmi les principaux thèmes du congrès. Plusieurs initiatives sont déjà engagées dans ce domaine, avec l’objectif de faciliter l’accès aux soins, notamment pour les patients éloignés des établissements et des spécialités médicales. Cette évolution ouvre de nouvelles possibilités pour le suivi et la prise en charge à distance, tout en posant des questions sur les infrastructures, la formation des professionnels et l’accès des patients aux outils numériques.

Les données de l’UIT illustrent l’ampleur du défi. En Afrique, seulement 38 % de la population utilisait Internet en 2024, contre 68 % à l’échelle mondiale. L’écart entre les villes et les zones rurales reste particulièrement important, avec un taux d’utilisation de 57 % en milieu urbain contre 23 % en milieu rural. Dans ces conditions, la transformation numérique de la santé ne peut pas être pensée uniquement sous l’angle des technologies disponibles. Elle dépend aussi de la capacité à garantir une connexion, des équipements et des usages accessibles au plus grand nombre.

L’OMS souligne elle aussi les limites de cette transition. Dans son analyse régionale consacrée à la santé numérique et à la télémédecine, elle relève que 30 à 70 % des professionnels de santé interrogés dans différentes études déclarent ne pas disposer des compétences numériques nécessaires pour utiliser efficacement les technologies numériques. Elle constate également que les dispositifs de télémédecine restent encore insuffisamment évalués dans plusieurs pays.

Cette réalité donne une autre dimension au débat sur l’innovation. La question n’est plus seulement de savoir ce que la technologie permet de faire, mais dans quelles conditions elle peut réellement améliorer les soins.

La cybersécurité sera ainsi au cœur des discussions. À mesure que les données médicales circulent entre patients, professionnels, établissements et plateformes, leur protection devient un enjeu stratégique. Le développement de l’IA ajoute une couche supplémentaire à cette équation, avec des interrogations sur la qualité des données, les biais, la confidentialité et la responsabilité des décisions prises avec l’appui d’algorithmes.

L’OMS a d’ailleurs consacré en juin 2026 un document spécifique aux opportunités et aux risques de l’IA dans l’élaboration des politiques de santé. L’organisation met notamment en garde contre les biais liés aux données, les vulnérabilités en matière de cybersécurité et le risque que les outils numériques donnent davantage de poids aux informations facilement quantifiables au détriment de l’expérience des patients et des réalités locales.

C’est donc un débat de gouvernance autant qu’un débat technologique qui se dessine à Tunis. La santé numérique peut accélérer l’accès aux soins et améliorer certains parcours, mais elle oblige aussi les décideurs à revoir les règles, les compétences et les infrastructures qui accompagnent cette évolution.

Les bénéfices potentiels sont néanmoins considérables. Selon l’UIT, qui s’appuie sur des travaux conjoints avec l’OMS, le recours à des solutions numériques telles que la télémédecine, la messagerie mobile et les chatbots pour prévenir et prendre en charge certaines maladies non transmissibles pourrait permettre d’éviter plus de deux millions de décès et quelque sept millions d’événements aigus ou hospitalisations au cours des dix prochaines années, avec un gain économique estimé à 199 milliards de dollars.

Encore faut-il que cette promesse ne creuse pas les écarts existants. C’est là que la question de l’équité prend tout son sens. Une innovation médicale n’aura qu’un impact limité si elle reste inaccessible aux populations les plus éloignées du numérique ou aux territoires qui disposent des infrastructures les plus faibles.

L’ouverture de TeleHealth Connect Tunisia 2026 est prévue le 29 septembre à 9h, avec une allocution du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani. Dans son message, il a présenté la santé numérique comme un moyen de “make digital health a bridge that brings care closer to every person” et appelé à la construction de partenariats pratiques et durables.

Les travaux se poursuivront le 30 septembre autour des différentes sessions thématiques. Le congrès réunira notamment des représentants du monde arabe et du continent africain, dans un contexte où les expériences de transformation numérique des systèmes de santé restent très diverses.

Le dernier jour devrait donner au rendez-vous une portée internationale supplémentaire. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est annoncé à Tunis pour la clôture du congrès, ce qui constituerait, selon les organisateurs, une première en Tunisie. Sa présence doit également coïncider avec la signature d’un accord international présenté comme majeur. Son contenu et les engagements qui en découleront n’ont pas encore été précisés dans les informations communiquées.

Au fond, TeleHealth Connect 2026 pose une question qui dépasse la seule technologie. À mesure que l’intelligence artificielle et la télémédecine entrent dans le quotidien des systèmes de soins, le véritable enjeu sera de savoir comment transformer cette puissance numérique en progrès médical accessible, sécurisé et réellement utile au patient.

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Moi, président(e)… Fatma Bouvet de la Maisonneuve : « J’abolirais les frontières car l’histoire nous apprend que toute frontière est faite pour être franchie »

Psychiatre, écrivaine et présidente de l’Institut d’Études et d’Actions Citoyennes, Fatma Bouvet de la Maisonneuve porte un regard sans concession sur les fractures de la société française. Après avoir sillonné la France en 2025 pour présenter son dernier ouvrage, cette…

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Route migratoire atlantique : 1 046 personnes migrantes sauvées en une semaine

Moins médiatisée que les parcours migratoires méditerranéens, la route migratoire atlantique d’Afrique de l’Ouest reste très empruntée et particulièrement dangereuse.   Fin août, en une semaine, 1 046 personnes migrantes qui tentaient de rallier les îles Canaries ont été secourues.…

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