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Station de dessalement de Sousse : Après des années d’attente, l’eau arrive enfin dans le réseau

La station de dessalement d’eau de mer de Sidi Abdelhamid, à Sousse, est entrée en exploitation effective le 28 septembre 2026. Après plusieurs années de travaux et une longue phase d’essais techniques, les premières quantités d’eau dessalée ont commencé à être injectées dans le réseau de distribution destiné à alimenter Sousse, Monastir et Mahdia.

Une mise en service après une longue phase d’essais

L’entrée en exploitation intervient après l’achèvement des différents essais techniques et d’ingénierie de la station. Ceux-ci ont notamment porté sur la production d’eau dessalée, le fonctionnement des différentes composantes de l’installation et la conformité de l’eau produite aux exigences de qualité et de sécurité sanitaire.

La dernière étape consistait notamment à vérifier la disponibilité des infrastructures et des conduites de pompage nécessaires à l’intégration de l’eau produite dans le réseau national de distribution.

Cette étape était particulièrement attendue. En août dernier, le chef du projet, Moncef Ammara, indiquait encore que la station n’était pas entrée en exploitation effective et qu’aucune quantité d’eau n’avait alors été injectée dans le réseau. Il précisait que les dernières opérations de tests étaient toujours en cours.

50.000 m³ par jour pour le Sahel

La station dispose d’une capacité de production annoncée de 50.000 m³ d’eau par jour, avec une possibilité d’extension à 100.000 m³ par jour. Elle doit contribuer à renforcer l’approvisionnement en eau potable dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, grâce à l’interconnexion du réseau de distribution.

Cette capacité doit notamment permettre de renforcer les ressources disponibles durant les périodes de forte demande. En août, le responsable du projet indiquait que la station devait apporter une capacité supplémentaire représentant environ 25% de l’approvisionnement durant les périodes de pointe.

Le raccordement du réseau de Monastir à la station avait par ailleurs fait l’objet d’un chantier spécifique, dont l’achèvement était prévu pour juin 2026.

Un projet de 130 millions de dinars

Le projet représente un investissement d’environ 130 millions de dinars. Lancé en 2018, il a connu plusieurs difficultés et un calendrier prolongé avant l’achèvement de ses différentes composantes.

En août, les quatre lots du projet étaient annoncés comme achevés, tandis que les essais techniques se poursuivaient avant le passage à l’exploitation. La technologie retenue repose notamment sur le procédé d’osmose inverse.

L’entrée en exploitation de Sidi Abdelhamid marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie tunisienne de mobilisation des ressources en eau non conventionnelles. Pour le Sahel, où les tensions sur l’approvisionnement se sont accentuées durant les périodes de forte consommation, l’enjeu est désormais de transformer cette nouvelle capacité de production en amélioration concrète et durable de la distribution.

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Zaghouan : 1,8 MD injectés pour la modernisation du quartier Aïn Batria

Les crédits alloués pour la rénovation du quartier « Aïn Batria » relevant de la délégation de Zriba dans le gouvernorat de Zaghouan s’élèvent à 1,8 million de dinars alors que le taux d’avancement des travaux a atteint 75%.

Ce projet s’inscrit dans la troisième tranche du programme de développement intégré. Il comprend l’aménagement et l’asphaltage des routes du quartier, l’installation d’un réseau d’assainissement, la réalisation de puits, ainsi que l’installation de points d’éclairage public.

Le gouverneur de Zaghouan, Karim Brengi, a suivi l’état d’avancement des travaux, pressant les parties concernées de poursuivre la cadence de mise en oeuvre du projet afin assurer une exploitation optimale des crédits et atteindre des objectifs fixés, notamment, l’amélioration des infrastructures et des services offerts aux résidents du quartier.

Lors de sa visite, le gouverneur de Zaghouan a été accompagné du directeur régional de l’équipement et de l’habitat, du coordinateur du programme de développement intégré, d’un conseiller municipal et des représentants des structures régionales.

 

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Des mouches au milieu des maisons : Menzel Bouzelfa dit non

La contestation prend de l’ampleur à Manzel Bouzelfa, dans le gouvernorat de Nabeul. Des habitants ont organisé une manifestation sur la route de Takelsa pour réclamer l’arrêt des activités d’une unité industrielle spécialisée dans l’élevage d’insectes et de mouches noires. Au cœur de leur mobilisation : les risques environnementaux et sanitaires qu’ils associent à ce projet, implanté à proximité de zones résidentielles, agricoles et d’établissements publics.

La mobilisation s’est cristallisée autour des conditions d’implantation et du fonctionnement de cette unité, dont l’activité repose notamment sur l’utilisation de déchets ménagers pour alimenter les larves. Selon Jamil Hachri, chef du département de la sécurité hydrique au Centre tunisien des études de sécurité globale, cette proximité avec les habitations, un établissement scolaire et un hôpital soulève des inquiétudes quant aux nuisances susceptibles d’être générées par le traitement de ces déchets.

Les riverains redoutent notamment les mauvaises odeurs et les émissions de gaz liées à la décomposition des matières organiques. Ils craignent également des conséquences sur leur environnement immédiat, dans un contexte marqué par les pressions croissantes sur les ressources naturelles et les effets du changement climatique.

Entre inquiétudes environnementales et interrogations sur les autorisations

La question du volume de déchets traités quotidiennement constitue l’un des principaux points de crispation. Le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Nabeul, Imed Bay, évoque entre 30 et 40 tonnes de déchets par jour. Un volume qui alimente les craintes des habitants et des agriculteurs quant aux éventuelles répercussions de l’activité sur les sols, les ressources hydriques et les exploitations agricoles de la région.

L’implantation de l’unité sur une terre agricole irriguée suscite également des interrogations. Les représentants des agriculteurs dénoncent l’absence, selon eux, de changement préalable de la vocation juridique du terrain. Ils s’interrogent par ailleurs sur les conditions dans lesquelles les autorisations administratives ont été accordées, affirmant que les habitants n’ont pas été suffisamment informés du projet et de ses éventuelles conséquences.

Au-delà des nuisances immédiates, les inquiétudes portent sur la qualité de la nappe phréatique et sur l’image agricole de Manzel Bouzelfa, une région connue pour son activité agricole. Les habitants demandent aux autorités compétentes de clarifier les conditions d’exploitation de l’unité et de rendre accessibles les études d’impact environnemental et social auxquelles ils font référence.

Les habitants menacent de saisir la justice

Face à ce qu’ils considèrent comme un risque pour leur cadre de vie, les protestataires appellent à une intervention urgente des autorités. Ils annoncent leur intention de recourir à la justice et n’excluent pas d’intensifier leur mobilisation afin d’empêcher la mise en exploitation de l’unité.

Le différend soulève, au-delà du cas de Manzel Bouzelfa, la question de la concertation avec les populations locales lors de l’installation de projets industriels susceptibles d’avoir des incidences environnementales. Il pose également celle de l’équilibre entre les activités de valorisation des déchets organiques et les garanties sanitaires et environnementales exigées pour leur exploitation.

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Les risques évoqués par les habitants et les représentants agricoles demeurent des inquiétudes qui nécessitent d’être confrontées aux données techniques et aux conclusions des études d’impact. La nature exacte des autorisations délivrées, les dispositifs de traitement des déchets et les mesures de contrôle environnemental appliquées à l’unité restent notamment à éclaircir.

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Béja : La technologie japonaise de Fukuoka pour réduire les émissions des déchets

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a inauguré vendredi à Béja un projet pilote utilisant la technologie japonaise de Fukuoka pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets ménagers. Le dispositif repose sur un système d’aération permettant d’accélérer la décomposition des déchets organiques et de limiter les émissions de méthane.

La Tunisie expérimente à Béja une nouvelle approche pour réduire l’impact climatique des déchets ménagers. Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, s’est rendu vendredi 2 octobre 2026 dans le gouvernorat de Béja, où il a inauguré un projet pilote destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des déchets déposés dans l’unité de traitement des déchets de la région.

La visite s’est déroulée en présence du gouverneur de Béja, Ahmed Ben Kharrat, de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, ainsi que de députés et de représentants des autorités locales et régionales.

Une technologie japonaise adaptée aux déchets existants

Le projet repose sur la technologie de Fukuoka, mise en œuvre au niveau d’une cellule aménagée pour traiter les déchets actuellement déposés.

Son principe repose sur l’installation d’un système d’aération à l’intérieur de la cellule, permettant une circulation continue de l’air sans consommation supplémentaire d’énergie. Cette aération doit favoriser la décomposition des matières organiques et, par conséquent, réduire la production et les émissions de méthane.

Le ministère de l’Environnement présente cette expérience comme un projet pilote appelé à contribuer aux objectifs climatiques de la Tunisie. Le méthane constitue en effet l’un des principaux gaz à effet de serre associés au secteur des déchets.

Selon le ministère, une tonne de méthane équivaut à environ 28 tonnes équivalent CO₂ en termes d’impact climatique.

Une première étape avant d’autres projets

Le choix de la technologie japonaise s’inscrit dans une démarche visant à tester des solutions permettant de réduire les émissions générées par les déchets déjà déposés, tout en limitant les besoins énergétiques du dispositif.

Le projet de Béja intervient parallèlement à d’autres initiatives annoncées par le ministère dans le domaine de la gestion et du traitement des déchets. La technologie et les résultats obtenus dans le cadre de cette expérience pourront notamment servir à identifier les solutions susceptibles d’être adaptées à d’autres sites.

Assainissement et protection de la Medjerda

La visite ministérielle ne s’est pas limitée au projet de Béja. Une séance de travail consacrée aux projets d’assainissement dans le gouvernorat a notamment porté sur l’achèvement de la station d’assainissement d’Oued Zarga, la réalisation de 21 kilomètres de conduites et le raccordement de 1.200 logements au réseau public.

Le programme prévoit également le raccordement de 500 logements dans trois quartiers populaires, ainsi que l’intervention dans quatre autres quartiers en 2027. Le renouvellement des équipements des stations d’assainissement de Teboursouk, Testour et Nefza, ainsi que la création de stations à Ksar? et Zahret Mediene, figurent également parmi les projets évoqués par le ministère.

À Medjez El Bab, le ministre et le gouverneur ont par ailleurs suivi la mise en œuvre du plan d’action régional de lutte contre la pollution du bassin versant de la Medjerda. Celui-ci prévoit notamment l’identification des sources de pollution, le renforcement des contrôles sur le terrain, la protection des ressources en eau et l’amélioration du traitement des rejets.

Le ministère indique qu’en 2025, 37 projets importants ont été approuvés dans le gouvernorat de Béja, auxquels s’ajoutent 19 projets soumis à des cahiers des charges. Des équipes pluridisciplinaires relevant des ministères de l’Environnement, de l’Intérieur, de la Santé et de l’Agriculture doivent poursuivre les contrôles des usines et des activités afin de contribuer à la protection de la Medjerda contre la pollution.

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Industrie automobile : Une nouvelle usine de câbles ouvre à Béja et vise 7.500 emplois

Une nouvelle unité industrielle dédiée à la fabrication de câbles a été inaugurée ce jeudi 1er octobre 2026 à Béja, en présence notamment de l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers. Le projet prévoit une capacité d’emploi pouvant atteindre environ 7.500 postes sur quatre ans, selon Fathi Sahlawi, directeur général des industries métalliques au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Cette inauguration intervient dans le cadre du partenariat entre les secteurs public et privé engagé par la Tunisie. Selon Sahlawi, le projet contribue ainsi à l’objectif fixé par le pacte de partenariat visant la création de 60.000 emplois sur la période 2022-2026. Le secteur des composants automobiles constitue notamment l’un des axes de cette stratégie : un précédent document de l’Assemblée des représentants du peuple faisait état d’un objectif de porter les exportations tunisiennes de composants automobiles de 7,5 à 14 milliards de dinars à l’horizon 2027, parallèlement à la création de 60.000 emplois.

Une nouvelle zone industrielle intelligente de 300 hectares

Le responsable du ministère a également annoncé l’avancement des études relatives à la création d’une zone industrielle intelligente d’une superficie totale de 300 hectares, répartie sur quatre sites en Tunisie. Le projet s’inscrit lui aussi dans le cadre du pacte de partenariat public-privé signé en 2022.

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Cette orientation rejoint les objectifs du projet de Plan de développement 2026-2030, qui prévoit notamment d’accélérer la création de zones industrielles et de s’orienter vers des zones « intelligentes et intégrées », tout en renforçant les infrastructures technologiques, la recherche et développement et l’intégration du tissu industriel dans les chaînes de valeur.

La Tunisie veut attirer davantage de constructeurs automobiles

Selon Fathi Sahlawi, le pacte de partenariat vise également à doubler les exportations tunisiennes à l’horizon 2027. Le gouvernement mise dans ce cadre sur l’amélioration des infrastructures industrielles et technologiques afin de renforcer l’attractivité du pays auprès des constructeurs automobiles et de leurs équipementiers.

Cette stratégie intervient alors que les autorités tunisiennes placent l’investissement industriel, les activités à forte valeur ajoutée et l’amélioration de la compétitivité exportatrice parmi les priorités du prochain cycle de développement. Le gouvernement a également annoncé vouloir attirer davantage d’investissements étrangers dans les activités jugées porteuses et diversifier les marchés d’origine des capitaux.

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