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Aramco tire la sonnette d’alarme : le spectre de la pénurie pétrolière menace la stabilité mondiale

Les réserves mondiales de pétrole – ou « coussin de sécurité »  qui protège les nations des perturbations d’approvisionnement -, sont « inquiétantes de faiblesse », exposant les marchés à des risques qui s’aggraveront si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert, s’inquiète le directeur de la compagnie pétrolière nationale saoudienne, Aramco.

Le dirigeant du plus grand exportateur mondial de pétrole brut s’est exprimé quelques jours seulement après l’annonce par le G7 de son intention de libérer jusqu’à 100 millions de barils de réserves de pétrole et de diesel afin d’atténuer la hausse des coûts des carburants.

« Tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas pleinement ouvert et que la confiance ne sera pas rétablie, la dure réalité est que la pression sur les deux côtés du marché va s’intensifier », a déclaré Amin Nasser, directeur général de Saudi Aramco, au Forum sur l’intelligence énergétique à Londres lundi 5 octobre. « Alors que la pression sur le pétrole brut est forte, les prix des carburants raffinés ont augmenté encore plus fortement. »

La consommation de pétrole brut continue d’augmenter et les pays auront besoin d’approvisionnements encore plus importants pendant au moins les deux prochaines années, le temps de reconstituer leurs réserves, a déclaré M. Nasser. Cela pourrait représenter une demande supplémentaire d’au moins 2 millions de barils par jour, voire davantage si les gouvernements décident d’accroître leurs réserves de pétrole, a-t-il ajouté.

Au moment où la guerre entre les États-Unis et l’Iran a éclaté, les réserves mondiales de pétrole s’élevaient à environ 10 milliards de barils, a déclaré M. Nasser. Ce montant a été réduit à moins de 6 milliards, dont environ 10 % sont réellement disponibles en raison de diverses limitations techniques, a-t-il ajouté. Selon Amin Nasser, la libération d’une partie des réserves mondiales restantes permettra aux économies de gagner du temps, mais ne corrigera pas les déséquilibres entre l’offre et la demande. Les pays producteurs du Golfe s’efforcent d’accroître leur production et leurs exportations et sont parvenus à ramener les flux de pétrole brut à des niveaux proches de ceux d’avant-guerre.

L’Arabie saoudite et des pays voisins comme les Émirats arabes unis et le Koweït utilisent leurs propres pétroliers pour transporter du pétrole brut à travers le détroit d’Ormuz, qui est bloqué, au moins partiellement, depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran fin février, déclenchant une guerre régionale.

L’augmentation des flux n’a guère soulagé les marchés pétroliers, toujours confrontés aux risques d’insécurité d’approvisionnement dans le golfe Persique et la mer Rouge. Le Brent s’est négocié autour de 100 dollars le baril le mois dernier, malgré l’accroissement du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Ces navires ont été contraints de prendre des risques d’attaques, tandis que l’Arabie saoudite a été la cible de nombreuses attaques au cours du mois écoulé.

Cependant, selon M. Nasser, la totalité des capacités de production d’Aramco reste intacte. Cela a permis à l’entreprise de continuer d’honorer ses contrats d’approvisionnement avec ses clients en Europe et en Asie. Elle a utilisé différentes routes d’exportation, réparti ses approvisionnements entre ses différents types de pétrole brut et déployé ses propres pétroliers pour servir ses clients, a-t-il précisé. Au cours du mois écoulé, Aramco a augmenté ses expéditions de pétrole brut depuis son principal terminal d’exportation de Ras Tanura, dans le golfe Persique. L’entreprise a réagi rapidement à l’arrêt temporaire du principal oléoduc du pays suite à une attaque le mois dernier et a depuis rétabli les flux à environ 80 % de leur capacité.

Aramco étudie des itinéraires alternatifs pour exporter son pétrole brut afin de ne pas dépendre excessivement d’une seule voie d’acheminement vers les acheteurs internationaux, a déclaré M. Nasser, sans donner plus de précisions. L’entreprise examine des projets visant à doubler, voire tripler, la capacité de ses installations de stockage, a-t-il ajouté.

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Voitures électriques : jusqu’à 5 millions de barils de pétrole évités par jour en 2030

La progression des véhicules électriques commence à modifier les équilibres du marché pétrolier mondial. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), leur essor pourrait éviter jusqu’à 5 millions de barils de pétrole par jour à l’horizon 2030.

Le véhicule électrique n’est plus seulement une question de mobilité ou de transition énergétique. Il devient progressivement un facteur qui pèse sur la demande mondiale de pétrole. C’est l’un des enseignements du Global EV Outlook 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le rapport indique que les véhicules électriques ont déjà permis d’éviter environ 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Avec la poursuite des politiques actuelles, ce volume pourrait atteindre près de 5 millions de barils par jour en 2030.

Plus de 20 millions de voitures électriques vendues

Cette évolution repose sur une progression rapide des ventes. En 2025, plus de 20 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde, représentant environ un quart des ventes de voitures neuves.

La Chine reste le principal moteur de cette transformation. Les véhicules électriques y ont représenté près de 55 % des ventes de voitures en 2025. En Europe, leur part a atteint 28 %, contre un peu moins de 10 % aux États-Unis, relève l’AIE.

Pour 2026, la dynamique devrait se poursuivre. La hausse des prix des carburants renforce par ailleurs l’intérêt économique des véhicules électriques, dont les coûts d’utilisation sont généralement inférieurs à ceux des véhicules thermiques.

Un impact direct sur la demande de pétrole

L’enjeu est majeur pour le marché pétrolier. Le transport routier représente une part importante de la consommation mondiale de pétrole. Chaque véhicule thermique remplacé par un modèle électrique réduit donc la consommation de carburants pétroliers.

Cette évolution intervient dans un marché déjà soumis à de fortes tensions. Dans son Oil Market Report – September 2026, l’AIE prévoit une baisse de 2,5 millions de barils par jour de la demande mondiale de pétrole en 2026. L’offre mondiale devrait, pour sa part, reculer de 5,7 millions de barils par jour.

La montée en puissance des véhicules électriques ajoute ainsi un facteur structurel à un marché déjà bouleversé par les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement.

La Chine en première ligne

La Chine joue un rôle central dans cette transformation. D’après l’AIE, les véhicules électriques y ont déjà permis d’éviter environ 1 million de barils de pétrole par jour en 2025. Ce chiffre pourrait atteindre 2,7 millions de barils par jour en 2030.

L’impact ne se limite donc plus aux émissions de carbone. L’électrification du parc automobile réduit également la dépendance aux importations de pétrole et peut renforcer la sécurité énergétique des économies fortement dépendantes des hydrocarbures.

Le passage de 1,7 million à près de 5 millions de barils de pétrole évités quotidiennement en quelques années marque un changement d’échelle.

Cela ne signifie pas la disparition du pétrole dans les transports. Mais l’électrification devient désormais suffisamment importante pour peser sur les équilibres du marché mondial.

Pour les pays importateurs d’énergie, l’enjeu est double : réduire leur facture pétrolière et limiter leur exposition aux fluctuations des cours et aux crises géopolitiques. Le développement de la voiture électrique s’impose ainsi progressivement comme un enjeu industriel, énergétique et géopolitique.

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Pétrole : l’OPEP+ gèle sa production pour novembre

L’OPEP+ a décidé dimanche 4 octobre de maintenir inchangés ses objectifs de production pour novembre. La décision intervient alors que les exportations des producteurs du Golfe restent perturbées par la guerre contre l’Iran…

L’OPEP+ a décidé de maintenir inchangés ses objectifs de production de pétrole pour le mois de novembre, conformément aux attentes du marché. La décision a été prise lors d’une réunion en visioconférence des sept principaux membres du groupe : l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman. Cette décision prolonge le statu quo adopté pour octobre et confirme la prudence du cartel élargi face aux perturbations persistantes de l’offre pétrolière au Moyen-Orient.

Le maintien des objectifs ne signifie toutefois pas que les volumes effectivement produits et exportés correspondent aux niveaux théoriques fixés par l’OPEP+. Les producteurs du Golfe continuent de fonctionner en dessous de leurs objectifs, en raison des perturbations provoquées par la guerre contre l’Iran.

Selon les données de l’OPEP citées par Reuters, les sept membres concernés ont produit 25 millions de barils par jour en août, soit 630 000 barils par jour de plus qu’en juillet, mais encore environ 5 millions de barils par jour de moins qu’avant le début de la guerre, en février. Les exportations des producteurs du Golfe ont récemment fluctué entre 60 % et 80 % de leurs niveaux habituels.

Cette situation limite la portée pratique des décisions de quotas. Comme le souligne UBS, les niveaux de production restent inférieurs aux plafonds officiels, maintenant ainsi une certaine tension sur le marché pétrolier.

Les quotas de 2027 restent en suspens

L’autre enjeu majeur concerne la révision des capacités de production des membres de l’OPEP+. Cette évaluation doit servir de référence pour déterminer les niveaux de production de 2027 et la répartition des futurs quotas. Initialement prévue pour fin septembre, cette étude a été repoussée à la mi-novembre, notamment en raison des perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient et de l’incertitude entourant les capacités futures de plusieurs producteurs…

L’OPEP+ a progressivement relevé ses objectifs de production durant une grande partie de 2026, après plusieurs années de réduction de l’offre. Mais une grande partie de ces augmentations est restée « sur le papier », les perturbations liées à la guerre ayant empêché plusieurs producteurs d’atteindre leurs nouveaux objectifs.

Le groupe conserve par ailleurs environ 2 millions de barils par jour de réductions de production concernant la plupart de ses membres jusqu’à la fin de 2026. Les éventuelles modifications de cette politique devraient désormais dépendre des résultats de l’évaluation des capacités et des négociations sur les quotas de 2027.

Le Brent reste au-dessus de 100 dollars

La décision de l’OPEP+ intervient alors que le marché pétrolier reste tendu. Malgré le récent recul des cours, le Brent se maintient au-dessus de 100 dollars le baril, contre environ 73 dollars avant le déclenchement de la guerre contre l’Iran fin février.

La prochaine réunion des sept principaux membres de l’OPEP+ est prévue le 1er novembre. D’ici là, l’évolution des flux à travers le détroit d’Ormuz, la situation militaire et les conclusions de l’évaluation des capacités devraient rester déterminantes pour les perspectives de l’offre mondiale.

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Le conflit au Moyen-Orient brouille les futurs quotas pétroliers de l’OPEP+

L’OPEP+ reporte à la mi-novembre l’évaluation des capacités maximales de production de ses membres, initialement attendue fin septembre. Le conflit au Moyen-Orient a perturbé plusieurs projets d’expansion et complique désormais la détermination des quotas de production pour 2027.

L’OPEP+ a décidé, le 2 octobre, de reporter l’évaluation des capacités de production de ses membres, un exercice déterminant pour la fixation des quotas pétroliers de 2027. Cette évaluation doit établir, pour chaque producteur, une estimation indépendante de sa capacité maximale de production durable. Elle constitue une référence importante dans les négociations sur les niveaux de production qui seront applicables à partir de l’année prochaine.

Le report intervient alors que la guerre au Moyen-Orient a perturbé plusieurs projets destinés à accroître les capacités pétrolières de certains pays membres. Ces retards rendent plus incertaines les projections sur les volumes que les producteurs seront effectivement capables de mettre sur le marché.

Selon les sources citées par Reuters, tous les membres n’ont pas encore transmis les données nécessaires à l’évaluation. Le conflit complique ainsi un exercice déjà sensible, puisque le niveau de capacité retenu peut directement influencer la marge de production attribuée à chaque pays.

Le cabinet américain DeGolyer and MacNaughton, chargé de l’évaluation pour la plupart des membres, à l’exception notamment de la Russie, de l’Iran et du Venezuela soumis aux sanctions américaines, devrait remettre son rapport à l’OPEP à la mi-novembre…

Des négociations sensibles pour 2027

La révision des capacités intervient dans un contexte de tensions entre plusieurs producteurs au sujet de leurs niveaux de référence. L’Irak souhaite notamment obtenir un quota plus élevé, tandis que les Émirats arabes unis ont quitté l’OPEP+ en mai après avoir défendu une meilleure prise en compte de leur capacité de production.

En parallèle, l’OPEP+ continue d’ajuster progressivement ses objectifs de production. Lors de sa dernière réunion, les sept principaux producteurs participant à la gestion mensuelle des quotas avaient décidé d’une nouvelle hausse de 188 000 barils par jour à partir d’août. Mais la production effective reste affectée par les perturbations liées au conflit. Fin septembre, les producteurs concernés devaient encore composer avec des difficultés d’exportation et des capacités réduites dans plusieurs pays du Golfe.

Le marché reste sous pression

Le report de l’évaluation intervient alors que les marchés pétroliers restent particulièrement sensibles à l’évolution du conflit et aux perspectives d’approvisionnement. La libération coordonnée de 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers annoncée vendredi soir par le G7 constitue parallèlement une mesure destinée à accroître temporairement l’offre disponible et à atténuer les tensions sur les prix.

Pour l’OPEP+, l’enjeu des prochaines semaines sera donc de disposer d’une photographie suffisamment fiable des capacités de chaque producteur avant d’engager les discussions sur les quotas de 2027. Le calendrier définitif dépendra notamment de l’évolution du conflit et de la disponibilité des données nécessaires à l’évaluation.

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Pétrole : Le G7 va libérer 100 millions de barils pour freiner les prix

Face aux tensions persistantes sur les marchés de l’énergie, les pays du G7 vont mettre sur le marché jusqu’à 100 millions de barils issus des réserves stratégiques. L’opération, coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), débutera immédiatement et s’étalera sur quatre mois, avec une mise à disposition importante de diesel dès les 20 premiers jours.

Une injection massive de pétrole sur quatre mois

Réunis vendredi 2 octobre en visioconférence, les dirigeants du G7 ont convenu d’une mise sur le marché coordonnée de 100 millions de barils par l’intermédiaire de l’AIE. Le dispositif doit commencer immédiatement et se poursuivre pendant quatre mois.

Le communiqué du G7 précise qu’une quantité « importante » de diesel sera libérée au cours des 20 premiers jours par les membres et partenaires du groupe. L’objectif affiché est de renforcer rapidement l’offre disponible et de limiter les tensions sur les marchés énergétiques.

Le volume annoncé ne correspond toutefois pas nécessairement à 100 millions de barils supplémentaires par rapport aux engagements précédents. Le G7 indique qu’il s’agit de mettre en œuvre ses engagements en tenant compte des volumes déjà libérés dans le cadre de l’action décidée en mars 2026. L’AIE avait indiqué vendredi qu’environ 325 millions de barils sur les 400 millions alors promis avaient déjà été mis sur le marché.

Le diesel placé en première ligne

Le choix de concentrer une partie importante des premières libérations sur le diesel répond à une tension particulière sur les produits raffinés. L’AIE souligne que, malgré une reprise des exportations de brut du Moyen-Orient, les flux de produits raffinés restent fortement contraints, notamment pour le diesel.

Le G7 ne compte d’ailleurs pas uniquement sur les stocks stratégiques. Les pays membres vont coordonner les calendriers de maintenance de leurs raffineries afin d’éviter des arrêts simultanés et chercher à augmenter temporairement les taux d’utilisation lorsque cela est possible. Ils souhaitent également travailler avec les pays disposant de capacités importantes de raffinage afin d’accroître l’offre de produits raffinés, en particulier de diesel.

Un signal adressé aux marchés

Pour les dirigeants du G7, l’enjeu est autant l’approvisionnement immédiat que le signal envoyé aux marchés. La mise sur le marché de ces réserves vise à atténuer les tensions sur les prix de l’énergie et à protéger les ménages et les entreprises contre de nouveaux chocs.

Le G7 a également réaffirmé son engagement à ne pas imposer de restrictions aux exportations d’énergie et de produits énergétiques entre ses membres, tout en appelant les autres producteurs à éviter des mesures susceptibles d’aggraver les tensions.

La décision intervient alors que les marchés pétroliers restent fortement perturbés par la situation au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz. Le G7 demande parallèlement le rétablissement de la liberté de navigation dans cette zone stratégique pour les flux énergétiques mondiaux.

La baisse effective des prix dépendra toutefois de la rapidité des libérations, de leur composition et de l’évolution simultanée de l’offre mondiale. Le G7 a demandé à l’AIE de suivre l’impact des mesures et de présenter un premier rapport dans un délai de 20 jours.

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Le G7 va libérer 100 millions de barils de pétrole 

Les pays du G7 et leurs partenaires vont mettre sur le marché 100 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés, notamment de gazole, au cours des quatre prochains mois. La décision intervient après plusieurs semaines de pression américaine pour accroître les stocks disponibles et contenir la hausse des prix des carburants.

Le G7 a décidé, vendredi 2 octobre, de libérer jusqu’à 100 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers provenant de leurs réserves d’urgence afin d’atténuer les tensions sur les marchés énergétiques. L’opération sera coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et va débuter immédiatement pour s’étaler sur quatre mois. Une part importante de ces volumes sera constituée de gazole, dont les prix ont fortement progressé ces dernières semaines.

Cette décision intervient dans un contexte de forte volatilité des marchés pétroliers, alimentée notamment par la guerre au Moyen-Orient et les risques pesant sur l’approvisionnement énergétique mondial. Les prix élevés du gazole exercent une pression particulière sur les transports, l’industrie et les coûts logistiques. Le dispositif vise également à éviter une nouvelle détérioration de l’équilibre entre l’offre et la demande de produits raffinés.

Washington renonce à l’interdiction des exportations

Rappelons que l’administration américaine a exercé ces dernières semaines la pression sur les pays européens pour qu’ils puisent dans leurs réserves stratégiques de gazole, sinon Washington menaçait d’interdire les exportations américaines de diesel.

Le président américain Donald Trump a finalement déclaré que les États-Unis n’imposeraient pas d’interdiction sur les exportations de gazole, alors même qu’une telle mesure avait été évoquée à plusieurs reprises au cours des semaines précédentes.

Le compromis conclu au sein du G7 comprend également un engagement des membres à ne pas instaurer de restrictions aux exportations de produits énergétiques entre eux. Cette disposition vise à préserver les flux commerciaux au moment où les marchés restent particulièrement sensibles aux perturbations de l’offre.

La libération de 100 millions de barils représente un apport significatif aux marchés, mais son impact dépendra du rythme des mises à disposition et de l’évolution de la consommation mondiale. Les pays du G7 prévoient donc une intervention particulièrement rapide sur le gazole, avant une libération progressive des autres produits pétroliers.

L’objectif affiché est de réduire les tensions sur les prix tout en évitant que les perturbations géopolitiques ne se traduisent par de nouvelles difficultés d’approvisionnement. La mesure constitue ainsi une nouvelle intervention coordonnée des grands pays consommateurs depuis le déclenchement des tensions énergétiques liées au conflit au Moyen-Orient.

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Recul des bourses européennes face aux tensions énergétiques

Les bourses européennes ont débuté le quatrième trimestre dans le rouge, pénalisées par les craintes d’inflation liées à l’énergie et d’enlisement des discussions au Moyen-Orient.

Les marchés actions européens ont entamé le mois d’octobre et le dernier trimestre de l’année sur une note négative. Les investisseurs restent préoccupés par la persistance des tensions énergétiques et par leurs conséquences sur l’inflation. Alors que les négociations visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran restent dans l’impasse. Au niveau des indices des principales bourses européennes, le STOXX 600, indice paneuropéen, le DAX allemand et le CAC 40 français perdaient chacun environ 0,6 % dans les premiers échanges de jeudi 1er octobre. Tandis que le FTSE 100 londonien reculait de 1,1 %.

Le principal facteur de pression reste l’évolution des prix de l’énergie. L’absence d’avancée décisive dans les discussions entre Washington et Téhéran entretient les incertitudes sur les approvisionnements en hydrocarbures et limite l’appétit pour le risque.

Les premières données de septembre ont montré une accélération des prix à la consommation dans plusieurs grandes économies de la zone euro, notamment en France, en Italie, en Allemagne et en Espagne, sous l’effet notamment de l’essence, du diesel et du gaz.

Cette remontée des prix complique la tâche de la Banque centrale européenne, confrontée au risque de voir le choc énergétique se prolonger et alimenter les anticipations d’inflation.

Les marchés obligataires ajoutent à la pression

Par ailleurs, la remontée des rendements obligataires constitue un deuxième facteur de fragilisation des marchés actions. Les investisseurs ont massivement réévalué leurs anticipations de taux dans un contexte marqué par la hausse des coûts énergétiques et les inquiétudes inflationnistes.

Ainsi, le rendement du Treasury américain à dix ans a atteint 5,3168 %, son plus haut niveau depuis plusieurs décennies. Tandis que les obligations européennes ont également subi une forte remontée des rendements.

Cette évolution renchérit le coût du financement pour les entreprises et réduit, toutes choses égales par ailleurs, l’attrait relatif des actions. Les secteurs sensibles aux taux, notamment l’immobilier et les services aux collectivités, restent particulièrement exposés.

Les investisseurs ont intégré également  les dernières données américaines sur l’inflation. L’indice des dépenses de consommation personnelle (PCE) pour août s’est révélé inférieur aux anticipations, offrant un léger soulagement sur le front des prix et des taux américains.

Paradoxalement, le pétrole a montré des signes de détente jeudi après avoir enregistré une forte progression en septembre. La reprise de certaines exportations du Golfe et l’augmentation inattendue des stocks américains ont contribué à réduire les craintes immédiates concernant l’offre. Le Brent avait néanmoins terminé septembre sur une hausse d’environ 14 %, sa plus forte progression mensuelle depuis juillet. T andis que le WTI avait gagné environ 5 %.

Les investisseurs restent prudents

À l’ouverture du quatrième trimestre, les opérateurs restent donc confrontés à plusieurs incertitudes simultanées : évolution des prix de l’énergie, trajectoire de l’inflation, niveau des taux d’intérêt et issue des discussions au Moyen-Orient.

Les prochaines statistiques européennes, notamment celles relatives au chômage dans la zone euro, ainsi que les prochains résultats d’entreprises devraient contribuer à préciser la trajectoire à venir des marchés.

Après avoir enregistré en septembre sa première baisse mensuelle en six mois, le STOXX 600 aborde ainsi le dernier trimestre de l’année dans un environnement marqué par une remontée des coûts de financement et une nouvelle sensibilité des marchés aux prix de l’énergie.

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Younes Abouyoub : « Espérer la détente, mais se prémunir contre la tempête qui se prépare. »

Frappes répétées, blocus pétrolier, tensions à Ormuz… La confrontation entre Washington et Téhéran s’installe dans la durée, à un mois des élections de mi-mandat américaines. Désarmement ou asphyxie économique ? Guerre d’usure ou risque de surextension face à la Chine…

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