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Tunisie – Italie : l’énergie, l’innovation et l’investissement au cœur d’un partenariat renouvelé

Entre la Tunisie et l’Italie, la coopération économique entre dans une nouvelle phase. Portée par plus de 1 000 entreprises italiennes implantées en Tunisie, elle s’articule désormais autour de trois priorités : les infrastructures énergétiques, la recherche et l’innovation, ainsi que l’investissement.

Rencontré lors de l’événement du Salon international de transition énergétique. L’ambassadeur d’Italie en Tunisie Alessandro Prunas est revenu sur le projet de gazoduc TransMed au projet d’interconnexion électrique Elmed, où il rappelle que les deux pays ambitionnent de passer d’une relation énergétique unidirectionnelle à un partenariat fondé sur les échanges, les énergies renouvelables et la création de valeur.

Il nous précise à cet effet : « Cette coopération repose principalement sur trois axes. »

Le premier axe concerne les infrastructures. Le projet avance très bien et présente un caractère particulièrement innovant, car il rompt avec une logique traditionnellement unidirectionnelle. A savoir, le gazoduc TransMed  qui constitue une infrastructure essentielle pour nos deux économies. Il transporte le gaz algérien vers l’Italie en passant par la Tunisie. En contrepartie de ce transit, la Tunisie reçoit 5,25 % des volumes de gaz acheminés. Cette infrastructure contribue donc à la souveraineté énergétique du pays. « Avec le projet d’interconnexion électrique Elmed, nous passons à une logique bidirectionnelle. Le câble pourra répondre aux besoins de la Tunisie lorsqu’elle aura besoin d’importer davantage d’électricité. À terme, il pourra également permettre à l’Italie d’accéder à l’énergie renouvelable produite en Tunisie, lorsque le pays sera devenu un producteur d’énergie renouvelable autosuffisant », poursuit-il.

La recherche et l’innovation

Le deuxième axe concerne la recherche et l’innovation. « Plusieurs initiatives ont été mises en place dans ce domaine. Je citerai notamment la Tunisia Innovation Zone, un accélérateur de start-up qui joue un rôle de plus en plus actif dans l’écosystème. D’autres initiatives, commeBig Tech, contribuent également à cette dynamique dont l’événement aura lieu les 13 et 14 octobre 2026 » ajoute-t-il.

L’objectif est de mettre en réseau les centres d’innovation, les accélérateurs et les start-up italiennes et tunisiennes afin de contribuer à la transition énergétique. L’innovation est en effet essentielle pour accompagner la montée en puissance de ce secteur.

L’investissement

Le troisième axe est celui de l’investissement. Le projet Elmed pourra favoriser les investissements italiens en Tunisie, notamment dans des secteurs nourris par l’innovation.

Et notre interlocuteur de conclure : « De nombreuses entreprises italiennes souhaitent investir dans la transition énergétique tunisienne. Il s’agit de passer d’un système unidirectionnel à un système bidirectionnel, dans lequel nos deux pays ne seraient plus seulement des consommateurs d’énergie, mais également des producteurs et des acteurs énergétiques majeurs pour les deux rives de la Méditerranée. Nous pouvons atteindre cet objectif en travaillant ensemble. C’est tout l’intérêt de cette coopération, qui est particulièrement étroite et prometteuse. »

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Renforcer les liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie

La 3e édition des Innovation Talks, cycle de rencontres initié par l’ambassade d’Italie à Tunis et par Terna Innovation Zone a porté sur le renforcement des liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie afin de développer de nouvelles solutions dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la surveillance industrielle et de l’intelligence artificielle.

La rencontre s’est tenue au sein de Terna Innovation Zone Tunisia (dans le «Spazio Italia») et a donné lieu à un échange entre Nicandro Buono, cofondateur de la start-up italienne eMomentum, et Dhaker Hadded, cofondateur de l’entreprise tunisienne Orbit Engineering Solutions, sous la modération de Wassim Ben Larbi.

Le débat a porté principalement sur les applications de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies à la surveillance des installations industrielles, à la maintenance et à l’optimisation de la consommation d’énergie.

«Renforcer les synergies entre les écosystèmes d’innovation italien et tunisien peut jouer un rôle clé dans la recherche de solutions innovantes pour relever les défis de l’efficacité énergétique et de l’optimisation des processus industriels», a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant qu’il s’agit du premier «Innovation Talk» organisé directement au sein de la Terna Innovation Zone.

Ce pôle de Tunis, inauguré par Terna en janvier 2025, constitue la première «Innovation Zone» du groupe italien en Afrique ; il a été conçu pour soutenir les startups, la formation et le développement des compétences dans le cadre de la transition énergétique et numérique de la Tunisie. Le projet vise également à nouer des collaborations entre entreprises innovantes, universités, centres de recherche et acteurs industriels des deux pays. Cette initiative s’inscrit dans le partenariat énergétique plus large entre l’Italie et la Tunisie ainsi que dans le cadre d’Elmed — le projet d’interconnexion électrique sous-marine de 600 MW entre les deux pays, développé conjointement par Terna et la société tunisienne Steg comme première liaison électrique directe entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

C’est précisément la présence du projet Elmed qui a motivé le choix de Tunis comme zone stratégique pour les activités d’innovation du groupe italien. Cette nouvelle édition des «Innovation Talks» confirme ainsi l’intérêt croissant de la coopération économique italo-tunisienne pour les technologies numériques, les «cleantech» et l’efficacité énergétique, en associant aux grands projets d’infrastructure des initiatives axées sur le développement de startups et de compétences technologiques locales.

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Frontières maritimes : Rome, Athènes et Tunis contestent les revendications libyennes à l’ONU

Une nouvelle bataille autour des frontières maritimes se dessine en Méditerranée centrale. Une analyse publiée le 1er octobre par le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore replace la Tunisie aux côtés de l’Italie et de la Grèce dans une convergence de contestations face à certaines revendications maritimes de la Libye, sur fond d’intérêts énergétiques et de tensions impliquant également la Turquie.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle protestation tunisienne. La position de Tunis a été officiellement transmise aux Nations unies en avril dernier. Mais la récente mise à jour italienne de ses lignes de base maritimes, déposée à l’ONU le 24 septembre, remet ces différents contentieux au premier plan.

Tunis conteste une partie de la carte libyenne

Le dossier tunisien trouve son origine dans les nouvelles délimitations défendues par Tripoli.

Le 27 mai 2025, la Libye a transmis aux Nations unies une déclaration accompagnée d’une carte concernant les limites extérieures de son plateau continental. Tunis a répondu officiellement le 19 avril 2026.

La Tunisie conteste notamment la délimitation libyenne entre les points 30 et 32 et s’appuie sur l’arrêt rendu en 1982 par la Cour internationale de Justice dans l’affaire du plateau continental entre les deux pays, ainsi que sur l’accord bilatéral conclu en 1988.

Pour Tunis, le point 30, tel que défini unilatéralement par Tripoli, ne correspond pas à l’extrémité de la ligne de délimitation : la Cour a elle-même rappelé que le prolongement vers le nord-est dépendra d’une délimitation à convenir avec des États tiers.

Une première protestation tunisienne avait déjà été adressée à l’ONU en janvier 2025 au sujet de la zone contiguë de 12 milles déclarée par la Libye.

L’Italie remet le dossier sous les projecteurs

L’élément récent vient principalement de Rome.

Le 24 septembre, l’Italie a déposé auprès des Nations unies de nouvelles coordonnées de ses lignes de base maritimes, remplaçant celles enregistrées en 1996. Cette opération découle d’une modification de la législation italienne et constitue, selon Rome, une mise à jour technique.

Elle intervient toutefois alors que l’Italie est elle-même en désaccord avec Tripoli sur certaines revendications concernant le plateau continental.

Rome avait adressé en mai une objection à la Libye, estimant que certains segments de la démarcation revendiquée par Tripoli affectaient ses droits et intérêts.

C’est dans ce contexte qu’Il Sole 24 Ore évoque une “alliance” entre l’Italie, la Tunisie et la Grèce face aux revendications libyennes. Les documents officiels disponibles établissent en tout cas une convergence de leurs contestations, chacune portant toutefois sur un segment maritime distinct, sans faire apparaître d’alliance formelle entre les trois pays.

Grèce et Turquie dans l’équation

La Grèce conteste de son côté certaines revendications libyennes au sud de la Crète.

Le différend est directement lié au mémorandum maritime signé en 2019 entre Ankara et Tripoli, rejeté par Athènes, qui considère notamment qu’il ne respecte pas les droits maritimes générés par les îles grecques.

L’enjeu s’est accru avec l’exploration gazière au sud et au sud-ouest de la Crète, où plusieurs zones suscitent des revendications concurrentes.

La Turquie soutient pour sa part le cadre maritime conclu avec la Libye, faisant de ce dossier un élément supplémentaire du rapport de forces en Méditerranée.

Gaz, pétrole et câbles sous-marins

Derrière cette bataille de cartes se trouvent des intérêts économiques et stratégiques considérables.

La délimitation du plateau continental détermine notamment les droits d’exploration et d’exploitation des ressources du sous-sol marin. Les tracés peuvent également peser sur le développement des gazoducs, des interconnexions énergétiques et des câbles sous-marins.

Pour la Tunisie, le dossier présente une particularité : malgré le différend sur certaines limites maritimes, Tunis et Tripoli poursuivent leur coopération énergétique.

Les deux pays cherchent notamment à attirer des investisseurs pour l’exploration d’un bloc offshore d’environ 3.000 km² dans le bassin Gabès-Tripoli et le développement de la découverte de Zarat.

La Tunisie se retrouve ainsi dans une équation délicate : défendre les limites maritimes qu’elle considère établies par le droit international tout en préservant une coopération économique et énergétique stratégique avec son voisin libyen.

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Ghar El Melh | Vingt migrants irréguliers empêchés de rejoindre l’Europe

Des unités de la Garde maritime ont déjoué, mardi 29 septembre 2026, une tentative de migration irrégulière au large de Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte, en interceptant 20 personnes à bord d’une embarcation faisant route vers l’Europe.

Selon Diwan FM, l’embarcation a été repérée et encerclée à plusieurs milles des côtes alors que ses occupants tentaient de franchir illégalement la frontière maritime tunisienne.

Les 20 personnes ont été interceptées et transférées vers une structure de sécurité pour la poursuite de l’enquête et l’engagement des procédures judiciaires, en coordination avec le parquet compétent.

La nationalité des personnes interceptées et leur destination n’ont pas été spécifiées, mais le «pays européen» dont on a parlé pourrait bien être l’Italie, dont les côtes sont les plus proches de celles de la Tunisie.

I. B.

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À Marrakech, la photographie marocaine regarde le monde

Du 7 au 10 octobre, les Rencontres de la Photographie de Marrakech célèbrent deux siècles d’images. Mais leur 6e édition regarde surtout vers le présent : des échanges entre Maroc et Chine au travail critique sur l’Orient, jusqu’aux photographes de…

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La Tunisie veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie

La transition énergétique n’est plus seulement une question environnementale, mais une composante de la sécurité et de la souveraineté économiques de la Tunisie, appelée à réduire sa dépendance aux importations d’énergie ainsi que son exposition aux turbulences des marchés internationaux. C’est le message délivré par le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, un forum qui réunit, les 24 et 25 septembre 2026, à la Cité de la Culture, à Tunis, plus de 200 experts et acteurs issus de pays africains, européens et méditerranéens.

Selon Chouchane, la conjoncture internationale actuelle — marquée par l’instabilité géopolitique, la volatilité des marchés, les risques pesant sur la sécurité des approvisionnements et des engagements climatiques de plus en plus contraignants — impose à la Tunisie d’accélérer l’élaboration d’un nouveau modèle énergétique.

Cette stratégie repose sur deux axes principaux : le développement des énergies renouvelables, afin de diversifier l’approvisionnement et de réduire les coûts, et l’efficacité énergétique, pour maîtriser la consommation, renforcer la compétitivité des entreprises et diminuer la dépendance extérieure.

Le gouvernement mise également sur l’autoproduction d’électricité et sur la modernisation du réseau national, une étape nécessaire pour intégrer des parts croissantes d’énergie solaire et éolienne.

Dans ce contexte, Chouchane a rappelé les différents projets d’énergies renouvelables lancés dans le pays ainsi que les travaux en cours pour réviser le Code des hydrocarbures, avec pour objectif affiché de rendre le cadre réglementaire plus propice aux investissements et de réduire les risques pour les opérateurs privés.

La Tunisie ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de son mix électrique d’ici 2030, et à 50 % d’ici 2035, contre seulement 6 à 7% aujourd’hui.

Cet enjeu est particulièrement sensible pour un pays dont le déficit énergétique dépasse 60% et qui reste fortement dépendant des importations de pétrole et de gaz.

Dans ce contexte aussi, le projet Elmed — une interconnexion électrique sous-marine reliant la Tunisie à l’Italie — joue un rôle central.

Chouchane a présenté ce projet comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie et les échanges entre les deux rives de la Méditerranée, en complément de la coopération énergétique traditionnelle avec l’Algérie.

Cette liaison, d’une capacité de 600 mégawatts et longue d’environ 220 kilomètres entre la Sicile et le cap Bon tunisien, constituera la première connexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. La Banque mondiale, qui a approuvé en 2023 un financement de 268,4 millions de dollars pour le projet, en prévoit la mise en service d’ici 2028.

Elmed est conçu comme une liaison bidirectionnelle, destinée à la fois à soutenir la stabilité du réseau tunisien et à créer, grâce à l’augmentation des capacités en énergies renouvelables, un canal d’échange d’électricité entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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La Goulette rend hommage à Claudia Cardinale à la belle étoile

Un an après la disparition de Claudia Cardinale, l’actrice italienne native de Tunisie, surnommée «la plus belle Italienne de Tunis», l’ambassade d’Italie et l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec Cinématdour (un projet de cinéma itinérant), organisent, le dimanche 27 septembre 2026, une projection gratuite en plein air du film ‘‘L’Île du pardon’’ du réalisateur tunisien Ridha Béhi.

Le choix de La Goulette confère à cet hommage une dimension qui dépasse le simple cadre cinématographique.

Née à Tunis en 1938 au sein d’une famille italienne d’origine sicilienne, Claudia Cardinale a grandi dans cette ville portuaire et dans sa «Petite Sicile», un quartier où, durant des décennies, ont coexisté Tunisiens, Italiens, Maltais, Français et communautés de confessions diverses.

En mai 2022, lors de l’un de ses derniers séjours en Tunisie, une rue et une grande fresque murale — devant laquelle aura lieu la projection de dimanche — lui avaient été dédiées à La Goulette même.

«Je me sens encore un peu tunisienne», avait déclaré l’actrice lors de cette visite, évoquant la Tunisie de sa famille comme une terre de «partage, de joie et d’échange». Elle avait également souligné l’importance de préserver le passé commun aux deux rives de la Méditerranée, rappelant que la Tunisie avait été une terre d’accueil pour des générations d’Italiens.

Ce lien rend d’autant plus significatif le choix du film ‘‘L’Île du pardon’’. Sorti en 2022 et figurant parmi les derniers films interprétés par Claudia Cardinale, ce long métrage de Ridha Béhi se déroule dans la Tunisie des années 1950 et raconte, à travers l’histoire d’une famille italienne chrétienne, la coexistence entre différentes communautés, cultures et religions.

Tourné à Djerba, ce long métrage, dans lequel Claudia Cardinale incarne magistralement Agostina, a été présenté en compétition internationale au Festival international du film du Caire. La projection à La Goulette revêt ainsi la forme d’un retour aux sources : une actrice devenue une icône du cinéma italien et international est mise à l’honneur dans le quartier tunisien où s’est forgée son identité méditerranéenne, à travers un film tunisien abordant précisément les thèmes de la mémoire, du vivre-ensemble et de la rencontre des cultures.

La collaboration avec Cinémadtour renforce cette dimension. Le cinéma quitte la salle pour retrouver l’espace urbain, face au visage de Cardinale peint sur un immeuble de l’ancienne «Petite Sicile», dans un lieu qui demeure l’un des symboles les plus visibles de l’entrelacement historique et culturel entre l’Italie et la Tunisie.

Outre Cinémadtour, l’initiative compte parmi ses partenaires le Bari International Film & TV Festival ainsi que l’association tunisienne Ciné-Sud Patrimoine.

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