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200 MW de centrales à moteurs à gaz : La STEG relance un marché réparti sur quatre régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) remet sur la table un important programme de renforcement de la capacité de production électrique. Un nouvel appel d’offres publié le 4 octobre 2026 porte sur la réalisation clé en main de centrales à moteurs à gaz multi-sites, pour une puissance cumulée de 200 MW. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 6 novembre 2026 à 9 heures pour déposer leurs offres.

Selon les informations disponibles dans l’avis d’appel d’offres, la procédure est divisée en quatre lots correspondant à quatre grandes zones géographiques : le Nord-Ouest, le Nord-Est, le Sud-Ouest et le Sud-Est. Les cautions provisoires exigées s’élèvent respectivement à 2,4 millions de dinars pour le premier lot, 1,8 million pour le deuxième et 900 000 dinars pour chacun des deux lots du Sud. L’appel d’offres est lancé selon une procédure ouverte et le financement est indiqué comme étant assuré sur fonds propres de la STEG.

Cette nouvelle consultation est particulièrement intéressante parce qu’elle fait écho à une première procédure engagée par la STEG en 2025 autour d’un programme de 200 MW de centrales à moteurs à gaz. L’appel à manifestations d’intérêt référencé 2025 E 4052 concernait déjà la réalisation clé en main de centrales à moteurs à gaz mono-combustible pour une puissance cumulée de 200 MW. La procédure avait été reportée à plusieurs reprises avant une échéance fixée au 26 février 2026.

Un renforcement qui intervient alors que le gaz domine encore le système électrique tunisien

Le nouvel appel d’offres marque donc une nouvelle étape dans ce dossier de renforcement du parc de production. Sa particularité est désormais l’approche multi-sites et la répartition territoriale du projet. Le détail actuellement accessible permet d’identifier les quatre zones et les garanties demandées, mais ne permet pas encore d’attribuer publiquement une puissance précise à chacun des lots. De même, aucun montant global estimatif du marché n’est indiqué dans les informations disponibles.

Le choix des moteurs à gaz intervient dans un contexte énergétique particulièrement contraint. À fin juillet 2026, le gaz naturel représentait encore 90,8 % de la production nationale d’électricité, selon les données publiées en septembre. Dans le même temps, la production nationale de gaz naturel avait reculé de 14 % sur les sept premiers mois de l’année, à environ 0,84 million de tonnes équivalent pétrole, tandis que le taux d’indépendance énergétique de la Tunisie était passé de 46 % en 2025 à 42 %.

Le paradoxe est donc évident : la Tunisie cherche à renforcer rapidement ses capacités électriques alors que ses ressources nationales en hydrocarbures diminuent et que sa dépendance au gaz pour produire de l’électricité demeure très élevée. La STEG elle-même souligne la forte dépendance de la production électrique tunisienne au gaz naturel.

Les moteurs à gaz présentent toutefois une caractéristique recherchée dans un réseau qui accueille davantage de solaire et d’éolien : leur flexibilité. Contrairement à des capacités thermiques conçues principalement pour fonctionner en continu, les centrales à moteurs peuvent être utilisées pour adapter rapidement la production aux variations de la demande ou aux fluctuations de la production renouvelable. Les industriels du secteur présentent ainsi les centrales à moteurs comme des moyens de production capables de jouer un rôle de soutien et d’équilibrage du réseau.

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Cette question devient d’autant plus importante que la Tunisie accélère parallèlement son programme renouvelable. Le gouvernement affiche un objectif de 35 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, tandis que les capacités solaires privées ont déjà fortement progressé en 2026 : leur production est passée de 39 GWh sur les sept premiers mois de 2025 à 359 GWh sur la même période de 2026, notamment avec l’entrée en exploitation des centrales de Kairouan, Sidi Bouzid et Tozeur.

Une double trajectoire

Le calendrier des appels d’offres de la STEG illustre d’ailleurs cette double trajectoire. Quelques jours avant le marché des centrales à moteurs à gaz, la société a publié un appel d’offres international portant sur la réalisation clé en main de systèmes de stockage d’énergie par batteries multi-sites, d’une part, tandis qu’elle poursuit parallèlement des opérations liées à ses infrastructures thermiques.

Le marché des 200 MW apparaît ainsi moins comme un remplacement des renouvelables que comme une nouvelle brique destinée à sécuriser le système électrique pendant leur montée en puissance. Reste une question centrale pour la Tunisie : dans quelle mesure ces nouvelles capacités thermiques pourront-elles être utilisées de manière flexible pour accompagner l’essor du solaire et de l’éolien, alors même que l’approvisionnement en gaz constitue déjà l’une des principales vulnérabilités du système énergétique national ?

À ce stade, la STEG n’a pas rendu public, dans les informations accessibles relatives à ce nouvel appel d’offres, le détail de la puissance affectée à chaque région, le nombre exact de centrales à construire, ni l’enveloppe financière globale. Ces éléments seront déterminants pour mesurer l’ampleur réelle du programme et identifier les industriels susceptibles de se positionner sur ce marché.

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Renforcer les liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie

La 3e édition des Innovation Talks, cycle de rencontres initié par l’ambassade d’Italie à Tunis et par Terna Innovation Zone a porté sur le renforcement des liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie afin de développer de nouvelles solutions dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la surveillance industrielle et de l’intelligence artificielle.

La rencontre s’est tenue au sein de Terna Innovation Zone Tunisia (dans le «Spazio Italia») et a donné lieu à un échange entre Nicandro Buono, cofondateur de la start-up italienne eMomentum, et Dhaker Hadded, cofondateur de l’entreprise tunisienne Orbit Engineering Solutions, sous la modération de Wassim Ben Larbi.

Le débat a porté principalement sur les applications de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies à la surveillance des installations industrielles, à la maintenance et à l’optimisation de la consommation d’énergie.

«Renforcer les synergies entre les écosystèmes d’innovation italien et tunisien peut jouer un rôle clé dans la recherche de solutions innovantes pour relever les défis de l’efficacité énergétique et de l’optimisation des processus industriels», a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant qu’il s’agit du premier «Innovation Talk» organisé directement au sein de la Terna Innovation Zone.

Ce pôle de Tunis, inauguré par Terna en janvier 2025, constitue la première «Innovation Zone» du groupe italien en Afrique ; il a été conçu pour soutenir les startups, la formation et le développement des compétences dans le cadre de la transition énergétique et numérique de la Tunisie. Le projet vise également à nouer des collaborations entre entreprises innovantes, universités, centres de recherche et acteurs industriels des deux pays. Cette initiative s’inscrit dans le partenariat énergétique plus large entre l’Italie et la Tunisie ainsi que dans le cadre d’Elmed — le projet d’interconnexion électrique sous-marine de 600 MW entre les deux pays, développé conjointement par Terna et la société tunisienne Steg comme première liaison électrique directe entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

C’est précisément la présence du projet Elmed qui a motivé le choix de Tunis comme zone stratégique pour les activités d’innovation du groupe italien. Cette nouvelle édition des «Innovation Talks» confirme ainsi l’intérêt croissant de la coopération économique italo-tunisienne pour les technologies numériques, les «cleantech» et l’efficacité énergétique, en associant aux grands projets d’infrastructure des initiatives axées sur le développement de startups et de compétences technologiques locales.

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STEG : La menace de grève monte sur fond de tensions sociales et d’accidents du travail

Les agents de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) brandissent la menace d’une grève après une nouvelle assemblée générale consacrée aux conditions de travail, à la sécurité professionnelle, aux acquis sociaux et aux salaires. Aucun mouvement n’a encore été fixé, mais la tension sociale se durcit au sein de l’entreprise publique.

La sécurité des agents au centre des revendications

Réunis jeudi 1er octobre au siège de la STEG, sous l’égide de l’Union régionale du travail de Tunis, les agents et représentants syndicaux ont exprimé leur mécontentement face à la situation sociale au sein de l’entreprise.

La question de la santé et de la sécurité au travail a occupé une place centrale dans les discussions. Les représentants syndicaux ont notamment dénoncé les retards dans l’approvisionnement en équipements et vêtements de protection destinés aux agents intervenant sur le réseau électrique.

Ils ont également alerté sur la multiplication récente des accidents du travail mortels dans le secteur et demandé une intervention urgente pour renforcer les dispositifs de protection.

Cette revendication intervient quelques semaines après le décès d’Adel Amraoui, chef d’équipe à la STEG de Mateur, mort le 5 septembre lors d’une intervention. La Fédération générale de l’électricité et du gaz avait alors appelé à une mobilisation nationale et demandé une révision du dispositif de sécurité. Selon les informations syndicales rapportées à l’époque, l’agent avait été victime d’une électrocution ; la STEG n’avait pas détaillé les circonstances de l’accident dans son communiqué.

Les acquis sociaux et les salaires également en jeu

Les revendications dépassent toutefois la seule question de la sécurité. Les participants à l’assemblée générale ont également contesté ce qu’ils considèrent comme un recul concernant certains acquis liés au fonds social.

Ils ont par ailleurs dénoncé une « application sélective » et des « mesures d’exclusion » concernant certains cadres de l’entreprise, en contestant notamment des dispositions de la circulaire d’orientation n°26-079, datée du 30 septembre 2026.

Autre dossier mis en avant : la révision de la grille salariale. Les représentants des agents réclament une révision globale des salaires, invoquant notamment l’érosion du pouvoir d’achat et la charge de travail supportée par les personnels.

Vers une mobilisation sans date de grève

À l’issue de la réunion, les participants ont évoqué des mouvements de protestation pouvant aller jusqu’à la grève si aucun dialogue n’est engagé et si des réponses concrètes ne sont pas apportées à leurs revendications.

Cette nouvelle mobilisation prolonge un climat de tension déjà apparu en septembre autour des conditions de travail et de la sécurité des agents. La question est désormais de savoir si le dialogue social permettra de désamorcer le conflit avant qu’une nouvelle étape de mobilisation ne soit décidée.

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Électricité : Le gouvernement anticipe déjà le risque de nouvelles coupures en 2027

La Tunisie entend tirer les leçons des tensions enregistrées sur le réseau électrique durant l’été 2026. Le ministre de l’Équipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie par intérim, Salah Zouari, a indiqué que l’État avait arrêté une stratégie en prévision de l’été 2027, avec pour objectif d’éviter la répétition des coupures d’électricité observées durant la saison estivale.

Dans une déclaration à Mosaïque FM, le ministre a expliqué que la demande d’électricité avait fortement progressé durant l’été écoulé, dans un contexte marqué par des températures exceptionnellement élevées. Face à cette évolution, les autorités travaillent à accélérer la réalisation de plusieurs projets de production d’électricité et d’énergies renouvelables afin qu’ils puissent entrer en exploitation dans les meilleurs délais.

Une capacité supplémentaire attendue dès l’été 2027

Cette pression sur le système électrique s’est traduite par une hausse importante de la demande. Selon les données officielles présentées en août par le gouvernement, la pointe de consommation nationale a atteint un record de 6.400 mégawatts en juillet 2026, contre 5.175 MW en 2025. Le gouvernement avait alors souligné que la demande d’électricité progressait désormais de l’ordre de 4 à 5% par an.

Parmi les projets destinés à renforcer rapidement l’offre figure l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri. La Commission des grands projets a décidé en août d’accélérer les procédures pour ce projet stratégique, qui prévoit notamment l’installation d’une troisième turbine à gaz d’une capacité comprise entre 250 et 400 MW, pour un investissement global d’environ 600 millions de dinars.

L’entrée en exploitation de cette nouvelle capacité est prévue pour l’été 2027, précisément afin de répondre à l’augmentation de la demande nationale et de renforcer l’équilibre entre la production et la consommation durant les périodes de pointe. Le gouvernement présente également ce projet comme un moyen de réduire le recours aux délestages pendant les épisodes de forte consommation.

Lire aussi : Été 2027 : Les ingénieurs tunisiens veulent éviter le scénario de 2026

Le renforcement de la production thermique ne constitue toutefois qu’un volet de la stratégie. Les autorités accélèrent parallèlement le développement des énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque. À fin juin 2026, la capacité photovoltaïque installée atteignait près de 630 MW, dont environ 500 MW provenant des installations résidentielles et 130 MW des secteurs industriel, tertiaire et agricole. La production électrique issue des énergies renouvelables représentait alors environ 9,2% de la production nationale.

Les renouvelables au cœur de la réponse à la hausse de la demande

Plusieurs nouvelles capacités sont également en cours de développement. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a notamment lancé en 2026 un appel d’offres pour une centrale photovoltaïque de 300 MW à Bazma, dans le gouvernorat de Kébili, intégrant un système de stockage par batteries de 150 MW/540 MWh.

La montée en puissance du solaire commence déjà à modifier progressivement le profil de la production électrique tunisienne. Au cours des sept premiers mois de 2026, la production des projets solaires indépendants a atteint 359 GWh, contre seulement 39 GWh durant la même période de 2025. Cette progression s’explique notamment par l’entrée en exploitation de la centrale de Kairouan, d’une puissance de 100 MW, ainsi que de deux centrales de 50 MW chacune à Sidi Bouzid et Tozeur.

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Vers un développement de la coopération tuniso-américaine dans l’énergie et les mines

La Tunisie entend renforcer sa coopération avec l’organisme américain Development Finance Corporation (DFC), notamment en ce qui concerne les investissements dans les secteurs stratégiques de l’énergie, des hydrocarbures, des énergies renouvelables et des activités minières.

C’est ce qui est ressorti de la rencontre entre le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, et une délégation de la Development Finance Corporation (DFC), composée de la directrice des projets de développement, Susan Waage, et de l’adjointe au conseiller juridique général, Kate Lahnstein.

La DFC est l’institution financière de développement et le bras d’investissement international du gouvernement des États-Unis. Son rôle principal est de mobiliser des capitaux privés pour financer des projets dans les pays en développement et les économies émergentes, tout en soutenant les priorités de la politique étrangère et de la sécurité nationale américaine.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, les entretiens ont porté sur les moyens de renforcer le partenariat économique avec l’organisme américain ainsi que sur les opportunités d’investissement dans les secteurs jugés stratégiques.

Les parties ont souligné l’importance des partenariats internationaux et sont convenues de poursuivre les consultations et la coordination afin de favoriser la réalisation de nouveaux projets et de créer des conditions propices au développement de la coopération économique et des investissements.

Ont également pris part à la réunion le président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT), Omar Bouzouada, le directeur général de l’Office des mines, Mohamed Ben Salem, ainsi que des représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).

I. B.

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STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste

Die ausstehenden Forderungen der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) gegenüber öffentlichen Einrichtungen belaufen sich auf fast 3,5 Milliarden Dinar. Ein Betrag, der die Finanzen des Mehr

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BlackoutTN: Eine Web-App von Bürgern, um Kommunikationslücken der Steg zu schließen

Angesichts der zunehmenden Stromausfälle und der wachsenden Kritik an der Außen-Kommunikation der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) hat eine Gruppe junger Entwickler eine partizipative App Mehr

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