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Hammamet – Forum International des DSI : l’IA au cœur de la transformation des entreprises

La 12ᵉ édition du Forum International des DSI (Directeurs des Systèmes d’Information) se tiendra du 5 au 7 novembre 2026 à Hammamet, autour du thème « AI Driven: From Concept to Value ». L’événement réunira des DSI, experts, entreprises technologiques, startups ainsi que plusieurs délégations internationales.

Cette édition s’intéressera à l’un des principaux enjeux auxquels sont confrontées aujourd’hui les entreprises et les organisations, et plus globalement à toute la société : comment transformer le potentiel de l’intelligence artificielle en valeur concrète et mesurable. L’objectif est entre autres de passer des expérimentations et projets pilotes à une intégration réelle de l’IA dans les processus de décision, les opérations et le développement de nouveaux produits et services.

À travers des conférences, panels, tables rondes et workshops, les participants débattront également des profondes transformations induites par l’IA sur les métiers et les compétences, mais aussi sur les organisations, la cybersécurité et les infrastructures technologiques.

Le Forum sera par ailleurs marqué par le lancement du premier AI Hackathon, un challenge de 48 heures consacré à une problématique concrète, ainsi que par la création du « Village Startup », un espace dédié à la présentation de projets et d’initiatives entrepreneuriales innovantes.

Au-delà des débats et des démonstrations technologiques, cette rencontre constituera une plateforme privilégiée de networking, de partage d’expériences et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

Enfin, le Bénin sera le pays à l’honneur de cette 12ᵉ édition, qui entend ainsi renforcer les échanges et la coopération autour des enjeux liés à la transformation numérique et à l’intelligence artificielle.

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La diffusion de données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé est illicite

Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques a souligné que les données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé sont des données sensibles nécessitant une protection renforcée. Leur traitement n’est autorisé que dans les cas prévus par la loi, et leur diffusion sur les réseaux sociaux constitue un traitement illicite exposant leurs auteurs à des poursuites juridiques et à une responsabilité éthique.

Dans un communiqué publié samedi 3 octobre 2026, dans la foulée de la polémique suscitée par la publication sur les réseaux sociaux de données personnelles relatives à Yakine, l’adolescente victime d’un viol collectif, et à ses présumés violeurs, le Forum a exprimé sa vive inquiétude face à la fréquence de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de données personnelles et sensibles concernant des individus. Ces pratiques incluent notamment la publication de photos d’enfants, la fuite de documents judiciaires, l’utilisation d’images et de vidéos de mineurs victimes d’agressions sexuelles, ainsi que la divulgation des noms et des photos de suspects dans diverses affaires alors même que les enquêtes sont encore en cours.

Le Forum a appelé les autorités publiques, y compris les délégués à la protection de l’enfance, à intervenir d’urgence pour faire cesser la diffusion d’images et de données concernant des mineurs, à ouvrir une enquête sérieuse sur les sources de fuite des documents judiciaires et à en sanctionner les responsables. Il a également préconisé d’assurer la protection ainsi que le soutien psychologique, social et juridique des victimes et de leurs familles, de coordonner avec les plateformes numériques le retrait rapide et transparent des contenus illicites, et de lancer des campagnes de sensibilisation sur la responsabilité juridique et éthique liée à la publication d’informations sensibles.

Les enfants, victimes ou suspects, bénéficient d’une protection particulière

Les enfants — qu’ils soient victimes ou suspects — bénéficient d’une protection particulière en vertu de la loi sur les données à caractère personnel, du Code de protection de l’enfant, du Code pénal et de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ; cette protection repose sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la confidentialité des procédures le concernant, a indiqué le Forum, en soulignant que la publication de photos de victimes mineures constitue une seconde atteinte à leur égard et que leur utilisation pour les incriminer ou les blâmer reflète une culture inacceptable faisant peser la responsabilité du crime sur la victime ; il a également rappelé que l’enfant suspect continue de bénéficier des garanties de la justice des mineurs et qu’il ne saurait faire l’objet de diffamation ou voir son identité révélée, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Tout en rappelant l’importance de réactiver l’Instance nationale de protection des données personnelle (INPDP) — qui était présidée par feu Chawki Gaddes et actuellement gelée bien que la loi la régissant soit toujours en vigueur — et a appelé à lui garantir l’indépendance ainsi que les ressources nécessaires à l’accomplissement de sa mission, le Forum a également exhorté les citoyens et les utilisatrices et utilisateurs des réseaux sociaux à s’abstenir de republier toute image, tout nom ou tout document concernant un mineur, une victime ou un suspect, à ne pas participer à des campagnes de stigmatisation et à signaler les contenus illicites.

Enfin, il a souligné que la protection des données personnelles constitue un droit constitutionnel, consacré par la loi organique n° 63 de 2004, dont jouit tout citoyen et toute citoyenne — qu’ils soient victimes, suspects ou visés par des enquêtes judiciaires — et que ce droit ne saurait être remis en cause par les épreuves subies par la personne ou par les faits qui lui sont imputés.

I. B.

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Lancement d’un projet national pour soutenir la transition durable des entreprises tunisiennes

Un projet national intitulé « Smart Sustainable Infrastructures » (Infrastructures intelligentes et durables), a été lancé vendredi à Startup Village à Tunis avec pour objectif d’accompagner les entreprises et les acteurs économiques en Tunisie dans leur transition vers la durabilité, à travers l’instauration d’une coopération entre les entreprises, les start-ups, les chercheurs, les universités, les experts et les porteurs de projets pour développer des solutions répondant aux problématiques réelles de l’économie tunisienne.

Ce projet, qui s’étalant sur une période de sept mois jusqu’au mois d’avril 2027, s’inscrit dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 » et cible l’accompagnement de 500 jeunes et porteurs de projets, l’implication de 100 experts et chercheurs, la communication avec 50 entreprises, l’accompagnement de 15 projets, ainsi que l’organisation de visites dans 12 villes et la publication de 10 articles scientifiques sur les questions de durabilité.

La cheffe du projet, Fatma Attia, a fait savoir dans une déclaration à l’Agence TAP que l’initiative constitue une articulation entre les chercheurs, les porteurs de projets et les entreprises, permettant de transformer les problématiques posées sur le terrain en solutions applicables et en lien avec l’économie tunisienne.

Le projet allait au delà de l’aspect de sensibilisation pour s’approcher des différentes régions et secteurs économiques et cerner la spécificité des défis auxquels ils font face, a-t-elle précisé, soulignant que les problématiques liées au secteur du textile, par exemple, différencient de celles rencontrées par le secteur des composants automobiles ou autres secteurs.

A cet effet, une caravane de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sillonnera12 villes, à savoir Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja, dans le but d’être à l’écoute des acteurs locaux, de déterminer les problématiques liées à la durabilité dans chaque région et d’œuvrer à trouver des solutions adaptées à leurs spécificités économiques.

Selon la même source, le travail de terrain dans les villes susmentionnées aidera à identifier les problématiques durant toute la période du projet.

Le projet s’articule autour de quatre axes consistant à sensibiliser aux questions de durabilité, à mesurer le niveau des pratiques, des besoins et des défis auprès des entreprises, à stimuler l’innovation pour développer des solutions adaptées à la réalité tunisienne, ainsi qu’à développer les capacités et compétences nécessaires pour accompagner les mutations à venir.

Le projet repose également sur cinq domaines principaux : l’employabilité, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat, dans une tentative de lier les exigences de la transition vers la durabilité aux besoins de l’économie, des entreprises et des nouvelles compétences requises sur le marché du travail.

Le laboratoire de l’innovation « l’UGC Innovation Lab » est l’un des composants principaux du projet, qui va rassembler les entreprises, les start-ups, les experts, les chercheurs et les étudiants pour œuvrer ensemble à identifier les problématiques, formuler les solutions et tester les prototypes avant de procéder à leur application.

Un comité scientifique comprenant des chercheurs et des experts se chargera d’encadrer cette méthodologie et d’en suivre les phases de mise en œuvre.

Au volet de la recherche scientifique, le projet comprend l’instauration d’un espace de recherche participative en collaboration avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (CERES), tout en ciblant la publication de 10 articles scientifiques, outre l’analyse des données qui seront collectées au cours des différentes phases du projet.

Le travail englobe également la réalisation d’un état des lieux sur le niveau de maturité de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès de plus de 100 entreprises tunisiennes, outre l’élaboration d’un guide national des bonnes pratiques dans le domaine de la responsabilité sociétale et de la durabilité, sachant que ces résultats seront présentés lors du forum de clôture en avril 2027.

Trois principales échéances sont prévues dans ce projet, dont la première consiste en son lancement officiel le 2 octobre 2026 dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 », la seconde, en l’organisation du « Hackathon 2.0″ les 30 et 31 janvier 2027, tandis que le parcours s’achèvera par l’organisation du forum  de clôture intitulé  « Innovation for Smart Sustainable Infrastructures » ou l’Innovation pour infrastructures intelligentes et durables », les 20 et 21 avril 2027.

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties

Accès des PME aux services juridiques et administratifs : l’IA pourrait le faciliter; mais son déploiement exige des garanties indispensables. C’est ce qu’indiquent les participants à un forum, ce 1er octobre.  

L’intégration de l’intelligence artificielle pourrait constituer un levier de justice économique, en ouvrant plus largement aux entreprises, et tout particulièrement aux PME, les services juridiques et administratifs. Tel est le constat qui ressort du forum « L’IA au service de la justice économique », se déroulant ce jeudi, à Tunis. Son déploiement ne peut toutefois s’envisager sans les garanties indispensables à un usage responsable de ces technologies.

L’événement a été organisé conjointement par l’Institut de La Haye pour l’Innovation du Droit (HiiL) et le Registre National des Entreprises (RNE). Représentants des secteurs public et privé, experts en intelligence artificielle et en transformation numérique, ainsi que représentants de startups y ont pris part.

Les débats : services aux entreprises et protection des données

Les discussions ont porté essentiellement sur le rôle de la technologie dans l’amélioration des services destinés aux entreprises. La simplification des procédures d’enregistrement et d’accompagnement a été abordée. Tout comme l’examen de l’exploitation des données et de l’IA pour accélérer les traitements et rehausser la qualité des prestations.

Les échanges ont été également vifs sur la protection des données personnelles, la cybersécurité, la transparence, l’éthique et la préservation du rôle central de la décision humaine.

Une stratégie nationale axée sur l’éthique et la souveraineté

À l’ouverture du forum, Slim Ben Jrad, directeur général de la gouvernance et anticorruption à la Présidence du gouvernement, a souligné l’importance croissante du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation des structures administratives et la stimulation de la justice économique.

« La transition technologique, bien qu’essentielle pour l’avenir de l’économie, doit s’accompagner d’une stratégie nationale inclusive axée sur l’éthique et la souveraineté », estime le responsable.

Les risques potentiels liés à ces innovations, tels que les biais algorithmiques et les menaces pour la vie privée, exigent par ailleurs, précise Slim Ben Jrad, une régulation et des cadres de gouvernance adaptés. Sa conclusion : « L’intelligence artificielle demeure un outil d’assistance au service de l’humain et ne saurait en aucun cas remplacer la responsabilité décisionnelle. »

Le barreau appelle à anticiper la transition

Pour le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Boubaker Bethabet, l’intelligence artificielle, bientôt désignée comme l’intelligence supérieure, s’impose comme une réalité incontournable et omniprésente. Face à cette transition, le secteur de la justice et la profession d’avocat doivent impérativement se préparer afin de préserver leurs valeurs fondamentales.

Le bâtonnier a mis également l’accent sur la nécessité de financements publics adéquats et de réflexions profondes pour orienter ces transformations. Son intervention s’est achevée par un plaidoyer en faveur d’une vulgarisation des technologies; et ce, afin de garantir des prises de décision éclairées à tous les niveaux de l’État.

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Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?

La publication, le 30 septembre 2026, d’un nouveau texte modifiant l’article 24 du décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication apporte une évolution importante au dispositif applicable à certaines publications et communications numériques. Le nouveau texte remplace les dispositions précédentes de l’article 24 et en modifie notamment le régime des sanctions.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sans entrer dans l’interprétation juridique du texte, il est possible d’en relever un élément particulièrement visible : pour les faits visés par les deux premiers paragraphes de l’article 24, la première infraction est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 à 20 000 dinars, alors que l’ancienne rédaction prévoyait notamment une peine d’emprisonnement. En cas de récidive, le nouveau texte prévoit six mois d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende. Les sanctions sont également doublées lorsque la personne visée est un agent public ou une personne assimilée.

Au-delà de ces modifications, cette évolution invite à regarder une question plus large : comment construire un environnement numérique fondé à la fois sur la liberté d’usage, la responsabilité, la sécurité et la confiance ?

En quelques années, les réseaux et systèmes d’information sont devenus bien davantage que des outils de communication. Ils sont désormais au cœur des échanges économiques, des services administratifs, des relations professionnelles, de l’information, du commerce électronique et des interactions sociales.

Une information publiée en ligne peut être consultée instantanément par un nombre considérable de personnes. Une donnée personnelle peut circuler bien au-delà de son contexte initial. Une erreur peut être reproduite automatiquement. Un contenu peut être modifié, amplifié ou réutilisé sans que son auteur initial en maîtrise les conséquences.

Dans cet environnement, la confiance devient une composante essentielle de l’économie numérique. Elle concerne la fiabilité des informations, la protection des données, la sécurité des systèmes, l’identification des utilisateurs, mais aussi la capacité de chacun à apprécier la qualité d’un contenu avant de le transmettre.

De la diffusion de l’information à la responsabilité numérique

Le nouveau texte continue de viser notamment la production, la diffusion, la transmission ou la préparation intentionnelle de fausses informations, données ou rumeurs ainsi que certains documents fabriqués, falsifiés ou faussement attribués, dans les conditions définies par l’article 24. Il vise également certaines utilisations de données personnelles ou de faits inexacts lorsqu’elles poursuivent notamment des objectifs portant atteinte aux droits d’autrui ou à la réputation d’une personne.

Ces dispositions montrent une réalité qui dépasse la seule question des sanctions : la transformation numérique accroît la responsabilité liée à la production et à la circulation de l’information.

Cette responsabilité devient encore plus importante avec la généralisation des outils d’intelligence artificielle (IA).

La création d’un texte, d’une image ou d’un contenu audiovisuel peut aujourd’hui être largement automatisée. Cette évolution apporte des possibilités considérables pour l’éducation, les entreprises, l’administration et la création de contenu. Elle soulève également une question très concrète : comment vérifier une information lorsque sa production devient de plus en plus rapide et facilement reproductible ?

La réponse ne relève pas uniquement des textes. Elle passe aussi par les compétences numériques.

La culture numérique ne devrait plus être limitée à la maîtrise des outils. Savoir utiliser une plateforme, publier un contenu ou interagir avec une application constitue désormais seulement une première étape. Il devient tout aussi important de savoir identifier une source, vérifier une information, distinguer un fait d’une interprétation, reconnaître un contenu manipulé et mesurer les conséquences potentielles de sa diffusion.

Cette compétence concerne les citoyens, mais également les entreprises et les administrations. Dans une organisation, une information erronée peut affecter une décision commerciale, un processus opérationnel ou une relation avec un client. Une donnée mal interprétée peut produire une décision inadaptée. Un contenu généré automatiquement peut être repris sans vérification et entrer dans un processus professionnel.

La transformation numérique impose donc progressivement une nouvelle forme de discipline : la vérification de l’information avant son utilisation ou sa diffusion.

L’IA ajoute une nouvelle dimension

L’IA accélère encore cette transformation. Elle peut produire rapidement des contenus, résumer des documents, analyser des données ou assister un collaborateur dans son travail. Mais l’utilisation de ces outils ne supprime pas la nécessité d’une validation humaine lorsque l’information produite doit servir à une décision ou être communiquée à des tiers.

Dans les entreprises, cela implique de définir des règles simples : quelles données peuvent être utilisées avec un outil d’IA ? Qui vérifie le résultat ? Qui valide une information avant sa diffusion ? Comment conserver une trace lorsqu’une production automatisée intervient dans un processus important ?

Ces questions relèvent de la gouvernance numérique. Elles sont particulièrement importantes dans les secteurs où les données sont sensibles et où les décisions peuvent avoir des conséquences économiques significatives.

La même logique existe déjà dans la cybersécurité. La sécurité d’un système ne repose pas uniquement sur la sanction d’un incident après sa survenue. Elle repose également sur la prévention, l’authentification, la gestion des accès, la traçabilité, la surveillance, la sensibilisation des utilisateurs et la capacité à réagir rapidement.

La confiance numérique fonctionne selon une logique comparable. Elle suppose des infrastructures sécurisées, des règles compréhensibles, des pratiques responsables et des utilisateurs suffisamment formés pour identifier les risques.

La question n’est donc pas seulement de savoir comment sanctionner une utilisation problématique du numérique. Elle est aussi de savoir comment réduire les risques en amont.

Vers une culture de la responsabilité numérique

Cette évolution invite ainsi à élargir la réflexion. Le développement du numérique tunisien ne dépendra pas uniquement de la qualité des infrastructures ou de la disponibilité des technologies. Il dépendra également de la qualité des usages.

Une infrastructure numérique performante peut être sous-utilisée si les utilisateurs ne disposent pas des compétences nécessaires. Une donnée abondante peut perdre sa valeur si sa qualité n’est pas maîtrisée. Une technologie d’intelligence artificielle peut produire des gains importants si elle est correctement intégrée aux processus, mais également créer de nouveaux risques si son utilisation n’est pas encadrée.

La confiance devient alors un facteur de performance. Pour les entreprises, elle conditionne l’adoption des services numériques et le développement de nouvelles activités. Pour les administrations, elle influence l’utilisation des services en ligne. Pour les citoyens, elle participe à l’acceptation des nouveaux usages.

La confiance numérique n’est donc pas seulement une question de sécurité. Elle devient progressivement une composante de la transformation économique.

La nouvelle rédaction de l’article 24 apporte une modification précise au cadre applicable à certaines infractions commises au moyen des réseaux et systèmes d’information et de communication. Son application dans le temps et ses conséquences dans les situations concrètes relèvent, naturellement, de l’appréciation des instances compétentes. Mais au-delà de ce texte particulier, une question plus générale mérite d’être posée : quelle culture numérique voulons-nous construire ? Une culture dans laquelle chacun peut communiquer, entreprendre et innover, tout en comprenant que les outils numériques impliquent également des responsabilités. Une culture dans laquelle la donnée est considérée comme un actif qui doit être protégé et correctement utilisé. Une culture dans laquelle l’IA est intégrée comme un outil d’augmentation des capacités humaines, sans faire disparaître la nécessité de vérifier, de comprendre et de décider. Une culture enfin dans laquelle la confiance devient un objectif de gouvernance au même titre que la sécurité, la performance et l’innovation.

Le numérique tunisien entre ainsi dans une nouvelle phase. Après la question de l’accès et des infrastructures vient celle de la qualité des usages. La prochaine étape de la transformation numérique ne consistera peut-être pas seulement à connecter davantage. Elle consistera à créer les conditions permettant de faire davantage confiance aux technologies, aux données et aux usages qui en découlent.

C’est à cette condition que la transformation numérique pourra pleinement devenir un facteur de productivité, d’innovation et de développement.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes

La campagne électorale des élections législatives israéliennes qui doivent se tenir le 27 octobre prochain bat son plein, un scrutin décisif qui s’apparente plus à un référendum pour ou contre le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et qui doit sceller son avenir politique et judiciaire. Tous les coups sont permis, notamment le recours massif à l’IA d’autant plus que le recours à cette nouvelle technologie demeure l’angle mort de la législation de la plupart des pays et les protagonistes politiques profitent du fait que la réglementation soit encore limitée pour en user et abuser.

Imed Bahri

«La première rencontre en dix ans entre un Premier ministre israélien et le président palestinien a offert une scène historique, les sourires semblaient sincères mais la rencontre n’a pas eu lieu. Pour l’heure, Gadi Eizenkot n’est que le favori des élections israéliennes et non Premier ministre et il n’a pas encore rencontré en personne Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien vieillissant», c’est par ces mots que débute l’enquête de The Economist. 

Les images de ce sommet fictif ont été produites par le Parti sioniste religieux, le parti d’extrême-droite dirigé par Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et allié du Premier ministre. L’objectif était de convaincre les électeurs qu’Eizenkot, l’ancien général intransigeant qui espère déloger Netanyahu lors des prochaines législatives, est en réalité un dangereux gauchiste prêt à faire des compromis avec les ennemis d’Israël.

En dépit de sa nature truquée, la vidéo est entrée dans l’histoire. Le 26 juillet, Israël est devenu le premier pays à diffuser une publicité électorale enfreignant une loi exigeant un étiquetage clair de tous les supports de campagne produits à l’aide d’intelligence artificielle (IA). La Commission électorale centrale a ordonné au Parti sioniste religieux de la retirer.

Depuis, les mentions indiquant l’utilisation de l’IA sont devenues monnaie courante sur presque tous les écrans.

Toutefois, Karine Nahon, spécialiste israélienne de l’information qui écrit sur la désinformation et les menaces qui pèsent sur la démocratie, affirme : «Le contenu visuel -en l’occurrence les vidéos truquées- n’est pas le principal problème. Il est facile à repérer. Ce qui est bien plus dangereux, c’est la manière dont l’IA est utilisée en coulisses pour déformer l’information, surveiller les électeurs et les manipuler».

Les candidats de tous bords utilisent des techniques de persuasion et de manipulation sophistiquées, optimisées par l’IA.

Israël s’enorgueillit généralement de la manière dont les autres pays adoptent les innovations issues de ses industries d’armement et technologiques. Le même phénomène pourrait-il se produire avec les technologies utilisées dans les campagnes électorales ?

Les partis investissent dans les technologies électorales

La coalition de Netanyahu, qui comprend des partis nationalistes d’extrême droite et des partis religieux, est à la traîne dans les sondages mais le Premier ministre possède un atout majeur : ses partenaires sont unis autour de lui. 

«Netanyahu et ses alliés investissent depuis des années dans les technologies électorales», affirme une source travaillant dans le secteur technologique qui ajoute : «Ils disposent de bases de données très sophistiquées et les partis de son bloc partagent entre eux des informations sur les électeurs».

Ces trois dernières années, le gouvernement israélien a massivement investi dans la guerre psychologique en ligne, utilisant des outils d’IA pour tenter d’influencer les audiences au Moyen-Orient et l’opinion publique en Occident. Certains de ces outils sont désormais utilisés en Israël même.

Le parti d’Eizenkot, Yashar, n’a qu’un an, et l’opposition dans son ensemble reste divisée. Néanmoins, ceux qui aspirent à déloger Netanyahu bénéficient du soutien d’un réseau de groupes de protestation antigouvernementaux profondément ancrés dans la communauté technologique israélienne.

«La plupart des acteurs du secteur technologique soutiennent l’opposition et estiment qu’elle se bat pour son avenir en Israël. Ils riposteront avec la même vigueur», déclare également cet expert du secteur.

Des essaims de bots se faisant passer pour des électeurs humains

Des entreprises technologiques israéliennes ont développé des essaims de bots qui se font passer pour des électeurs humains. Ces bots peuvent orienter les discussions en ligne vers des sujets et des opinions servant les intérêts de ceux qui les contrôlent.

Des bots peuvent également être engagés pour voter dans des sondages en ligne.

Bien que ces sondages ne soient pas statistiquement fiables et ne bénéficient pas de la même crédibilité que les sondages d’opinion traditionnels, ils sont capables de générer des titres susceptibles d’influencer les électeurs indécis.

Encore plus sophistiqués, des avatars virtuels générés par l’IA possèdent de véritables numéros de téléphone et même des cartes de crédit.

Ces avatars peuvent exprimer des opinions complexes et infiltrer des groupes, notamment sur WhatsApp, où les utilisateurs ne s’attendaient auparavant pas à rencontrer des entités artificielles se faisant passer pour de vraies personnes.

Des chatbots sont également utilisés pour engager des discussions politiques avec les électeurs et recueillir une grande quantité d’informations sur leurs préférences.

Les partis politiques utilisent ces informations puis les recoupent avec des données provenant de bases de données qu’ils achètent auprès d’entreprises commerciales qui suivent les achats en ligne et l’historique de recherche des internautes afin d’établir des profils détaillés d’électeurs potentiels.

«L’aspect le plus insidieux des campagnes électorales est l’automatisation de la persuasion», déclare Tehila Schwartz Altschuler, experte en droit et technologies à l’Institut israélien de la démocratie à Jérusalem.

«L’intelligence artificielle collecte la moindre information disponible sur les électeurs, y compris leurs préférences audiovisuelles et musicales. Elle les géolocalise également pour déterminer où ils se trouveront le jour du scrutin», ajoute Schwartz.

Les messages générés par l’IA sont ensuite personnalisés pour chaque électeur, que ce soit sous forme de publicités en ligne, de SMS ou d’appels automatisés de plus en plus réalistes, censés provenir d’un chef de parti ou d’un candidat.

Un journaliste de The Economist raconte avoir récemment reçu un de ces appels et n’avoir réalisé qu’après quelques phrases que son interlocuteur n’était pas un humain mais un agent virtuel.

Les politiciens s’attendent à ce que de nombreux Israéliens, notamment les jeunes, se tournent vers les chatbots pour savoir pour qui voter.

Nir Rosen, directeur de l’ONG FakeReporter, qui lutte contre la désinformation, déclare : «Nous constatons que de faux réseaux créent un large éventail de ressources numériques conçues pour manipuler les algorithmes des chatbots et les moteurs de recherche basés sur l’IA. Une partie de ce contenu inclut de fausses interviews de politiciens mais il mêle également de véritables informations, saturant ainsi les sources d’information sur lesquelles les électeurs s’appuient».

C’est pourquoi les partis politiques s’empressent de publier du contenu sur les plateformes largement utilisées par les chatbots pour collecter des informations.

Un militant politique déclare : «Avant, nous publions tous nos anciens documents sur Reddit car ChatGPT l’utilise».

La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue

The Economist précise que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, semble seulement disposé à tenter d’empêcher toute ingérence étrangère bien que ses prérogatives lui permettent d’aller au-delà. La Direction nationale de la cybersécurité, rattachée au cabinet du Premier ministre, ne semble pas non plus disposée à intervenir.

Ainsi, seuls la police, avec ses ressources limitées, et la Commission électorale centrale, avec ses pouvoirs restreints, restent pour surveiller ces nouvelles frontières poreuses.

La Commission électorale peut rendre des décisions et infliger des amendes mais son principal atout actuellement réside dans ses relations avec les géants d’Internet. Ces entreprises se conforment généralement aux demandes de la Commission de suppression des contenus suspects.

Nombre des plus grandes entreprises technologiques mondiales possèdent des centres de recherche en Israël. Elles savent que les partis politiques et les militants d’autres pays analyseront cette élection afin d’en tirer des enseignements applicables ailleurs.

Selon des représentants du gouvernement et des défenseurs de la vie privée, les entreprises technologiques ont, jusqu’à présent, réagi rapidement aux problèmes signalés. Cependant, agir ainsi le jour même du scrutin et rapidement pour empêcher la désinformation ou la manipulation qui influence le vote s’avérera bien plus complexe. Une part importante des informations collectées illégalement sert à mobiliser les électeurs et à les inciter à voter le jour de l’élection qui est un jour férié.

Savoir quels électeurs sont susceptibles de soutenir un parti et ce qu’ils feront pendant leur jour férié confère un avantage considérable aux partis politiques.

Savoir aussi qui est susceptible de voter pour un parti adverse peut également s’avérer utile. Par exemple, des publicités pour des commerces ou des lieux de divertissement situés loin de leur bureau de vote pourraient leur être envoyées ou de fausses informations concernant des troubles dans leur quartier pourraient être diffusées. L’objectif de ces opérations est faire en sorte qu’ils n’aillent pas voter.

La Cour suprême et le président de la Commission électorale centrale ont statué que les observateurs des partis présents dans les bureaux de vote n’auraient pas le droit de communiquer à leurs dirigeants les noms des électeurs ayant déjà voté. Cette pratique, autorisée lors des élections précédentes, constituait un outil essentiel pour le suivi des électeurs le jour du scrutin et pour inciter les sympathisants à se rendre aux urnes.

Cependant, réglementer ces activités s’avère extrêmement complexe. «La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue et nous exerçons notre pouvoir discrétionnaire», déclare Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale. «Je ne pense pas que nous soyons encore en mesure d’intervenir dans le domaine de l’intelligence artificielle», ajoute-t-il.

Compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue, ces derniers pourraient bientôt être contraints de revoir leur position et d’intervenir.

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Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

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Accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour le mineur de 17 ans au volant ?

L’accident survenu lundi à Mhamdia, qui a fait deux morts et plusieurs blessés, relance la question des sanctions applicables lorsqu’un mineur conduit sans permis. Un responsable de la sécurité routière a rappelé, aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, les principales dispositions du Code de la route, tout en précisant que les mineurs relèvent d’un régime judiciaire particulier.

Des sanctions renforcées en cas d’accident

Selon le responsable de la branche Centre-Ouest de la sécurité routière, le Code de la route prévoit différentes sanctions en fonction de la gravité des conséquences de l’accident et des circonstances dans lesquelles il s’est produit.

La conduite sans permis constitue notamment une infraction passible d’une peine pouvant atteindre six mois de prison et d’une amende comprise entre 200 et 500 dinars, ou de l’une de ces deux sanctions. Cette disposition figure à l’article 87 du Code de la route.

Lorsque la conduite entraîne des blessures involontaires et que l’accident est lié à certaines infractions prévues par le Code de la route, la peine peut être portée à deux ans de prison et 2000 dinars d’amende. Elle peut atteindre trois ans et 3000 dinars dans certaines circonstances aggravantes, notamment lorsque le conducteur conduisait sans permis ou sous l’influence de l’alcool.

En cas de décès involontaire, les sanctions sont également aggravées. Elles peuvent atteindre trois ans de prison et 3000 dinars d’amende dans certaines situations, puis cinq ans et 5000 dinars lorsque sont notamment réunies certaines circonstances aggravantes, comme l’absence de permis ou la conduite sous l’influence de l’alcool.

Enfin, l’article 91 prévoit une peine pouvant atteindre dix ans lorsque le conducteur responsable d’un décès ou de blessures involontaires prend volontairement la fuite afin d’échapper à sa responsabilité pénale ou civile.

Un mineur de 17 ans relève d’un régime particulier

Ces dispositions doivent toutefois être replacées dans le cadre juridique applicable aux mineurs.

Le Code de la protection de l’enfant considère comme enfant toute personne âgée de moins de 18 ans. Entre 13 et 18 ans, l’intéressé ne relève pas des juridictions pénales ordinaires : il est justiciable du juge des enfants ou du tribunal pour enfants.

Pour les mineurs âgés de plus de 15 ans, une sanction pénale peut exceptionnellement être prononcée lorsque le dossier relatif aux faits et celui concernant la personnalité de l’enfant le justifient. Le Code prévoit alors que cette sanction soit exécutée dans un établissement adapté et spécialisé. À défaut, l’article 99 prévoit un pavillon de prison réservé aux enfants.

Pas de peine automatique

Les montants et durées évoqués pour les accidents de la route constituent donc les sanctions prévues par le Code de la route dans les situations concernées. Ils ne signifient pas qu’un mineur de 17 ans impliqué dans un accident sera automatiquement condamné à la peine maximale correspondante.

Dans le cas de l’accident de Mhamdia, la qualification juridique exacte des faits, les circonstances de l’accident, les éventuelles infractions commises et le régime spécifique de la justice des enfants devront être pris en compte par les autorités judiciaires compétentes.

La question de la responsabilité civile des parents peut également se poser séparément, tandis qu’une éventuelle responsabilité pénale personnelle des adultes concernés dépendrait des faits et qualifications retenus par la justice.

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La créativité humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle

En sa qualité de membre du Bureau de la 20e session du Comité de la Convention de 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Tunisie participe, du 29 septembre au 1er octobre 2026, à la réunion de consultation consacrée à la révision des Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de cette Convention dans le nouvel environnement numérique.

Dans son intervention, l’Ambassadeur Délégué permanent de Tunisie auprès de l’Unesco, M. Dhia Khaled, a souligné l’importance de préserver la créativité humaine face aux mutations profondes liées à l’essor de l’intelligence artificielle.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’utilisation de l’IA, ainsi que sur la priorité qui doit être accordée à la préservation de la diversité culturelle et linguistique dans l’environnement numérique.

Il a, également, souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de garantir aux pays en développement un accès plus équitable aux nouvelles technologies et infrastructures numériques à travers, notamment, le renforcement des capacités, la formation et le transfert des expertises et du savoir-faire.

Communiqué

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Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria

Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l’une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva, décédée le 17 mai 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d’une icône.

Djamal Guettala

Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.

Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.

Une femme face aux épreuves

Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.

Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. «Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts», écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.

Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. «Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole», note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu’elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.

Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. «On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient… Elle, pourtant, continuait à vivre», témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : «Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»

Jusqu’au bout, une question demeure essentielle pour elle : «Quand pourrai-je chanter ? » Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.

L’héritage d’une voix éternelle

Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.

Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves : « Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»

Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : «J’aurais préféré que l’on célébrât davantage les vivants.»

Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : «Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»

Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.

‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.

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Tarek Mami, une voix tunisienne de France Maghreb 2 s’est éteinte

Le journaliste tunisien Tarek Mami est décédé dimanche 27 septembre 2026, à l’âge de 71 ans. Fondateur et président de France Maghreb 2, il avait consacré plusieurs décennies au journalisme et à la radio, devenant une figure connue du paysage médiatique franco-maghrébin.

Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans le milieu radiophonique et auprès de ceux qui avaient suivi son parcours entre la France et le Maghreb.

L’aventure de France Maghreb 2 avait commencé en 1987. Tarek Mami en avait fait au fil des années un espace d’information, de débat et de proximité destiné notamment aux publics maghrébins établis en France.

Journaliste et juriste de formation, il s’était également investi dans la défense des radios indépendantes. De 2009 à 2018, il avait notamment assuré le secrétariat national du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti).

Son activité journalistique l’avait conduit à recevoir au micro de France Maghreb 2 de nombreuses personnalités politiques françaises et maghrébines. Ses interviews témoignaient de la place occupée par la station dans les échanges entre les deux rives de la Méditerranée.

Une voix attachée à la Tunisie

Tarek Mami avait conservé un lien étroit avec la Tunisie et avec les préoccupations des Tunisiens établis à l’étranger. La question de la communauté tunisienne en France, les relations entre les deux pays et l’actualité maghrébine occupaient régulièrement une place dans son travail.

Son attachement à son pays natal trouvera une dernière expression dans ses obsèques. Selon l’avis de décès communiqué par sa famille, un recueillement aura lieu mardi 29 septembre 2026 à l’hôpital Jean Jaurès, à Paris, avant la prière funéraire à la mosquée de Chevilly-Larue après la prière du Dohr.

Le défunt sera ensuite rapatrié sur l’île de Djerba, en Tunisie, où il sera inhumé.

Cette dernière étape donne une dimension particulière à la disparition de celui qui avait passé une grande partie de sa vie professionnelle en France tout en maintenant un lien avec la Tunisie.

Une page de la radio franco-maghrébine

Le parcours de Tarek Mami appartient à une époque où la radio représentait pour les populations maghrébines de France un moyen essentiel d’information, de dialogue et de maintien du lien avec les pays d’origine.

Depuis, les réseaux sociaux et les plateformes numériques ont profondément transformé les usages médiatiques. Les radios pionnières de cette période ont néanmoins laissé une empreinte durable auprès de leurs auditeurs.

Avec Tarek Mami disparaît l’un de ceux qui ont contribué à faire vivre cet espace médiatique entre la France et le Maghreb.

À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à l’équipe de France Maghreb 2, Kapitalis adresse ses sincères condoléances.

Que Dieu accueille le défunt dans Sa miséricorde et apporte réconfort à sa famille.

Guettala Djamal

Articles de Tarak Mami parus dans Kapitalis :

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Santé & Deepfake | Pr Nissaf Ben Alaya victime d’un montage par IA

Victime d’un deepfake généré par intelligence artificielle, le Pr Nissaf Ben Alaya a publié un démenti catégorique concernant une vidéo frauduleuse circulant sur les réseaux sociaux.

Pr Ben Alaya dénonce l’usurpation de son image et de sa voix pour promouvoir un prétendu traitement contre le cancer de la prostate, tout en mettant en garde le public contre les dangers majeurs de ces dérives technologiques pour la santé :

« Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux, utilisant mon image ainsi qu’une voix qui m’est attribuée, afin de promouvoir prétendument un médicament présenté comme un traitement contre le cancer de la prostate.

Je tiens à démentir formellement et sans aucune ambiguïté être à l’origine de cette vidéo ou de ce message.

La vidéo semble utiliser des images anciennes me concernant, notamment issues de la période de la pandémie de COVID-19, auxquelles une voix ou des propos ont été artificiellement associés. Il s’agit d’un procédé qui relève manifestement des nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle et qui peut conduire à une usurpation particulièrement trompeuse de l’identité d’une personne.

Je n’ai jamais fait et je ne ferai jamais de publicité pour un médicament ou pour un quelconque produit de santé. Je n’ai donné aucune autorisation pour utiliser mon image, ma voix ou mes anciennes interventions dans le cadre de la promotion d’un produit commercial.

Je souhaite surtout attirer l’attention sur la gravité de cette dérive de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces technologies peuvent être extrêmement utiles lorsqu’elles sont utilisées de manière responsable, mais leur utilisation pour fabriquer de fausses déclarations attribuées à un professionnel de santé est particulièrement préoccupante. Elle peut tromper le public, porter atteinte à la réputation des personnes concernées et, surtout, présenter un risque réel pour la santé lorsque des produits ou prétendus traitements médicaux sont ainsi promus.

J’appelle donc chacun à la plus grande vigilance : ne vous fiez pas à cette vidéo, ne considérez pas les propos qui y sont tenus comme venant de moi et ne partagez pas ce contenu comme s’il était authentique.

Je demande également aux plateformes et aux organismes compétents de prendre les mesures nécessaires afin que ce type de contenu frauduleux soit identifié et retiré.

L’intelligence artificielle ne doit pas devenir un outil permettant de faire dire à une personne ce qu’elle n’a jamais dit, particulièrement lorsqu’il s’agit de la santé et de la vie des citoyens.

Je réaffirme donc clairement : cette vidéo ne vient pas de moi, je n’ai jamais recommandé ce produit et je n’ai jamais autorisé l’utilisation de mon image ou de ma voix à des fins publicitaires.»

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Un accident à Mhamdia coûte la vie à deux femmes et fait trois blessés

​Un grave accident de la circulation s’est produit ce lundi matin à proximité d’un établissement scolaire à Mhamdia dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le conducteur d’un camion a perdu le contrôle de son véhicule avant de percuter plusieurs piétons, tuant sur le coup deux femmes, indique le directeur régional de la Protection civile dans une déclaration à l’agence Tap.

Les trois blessés, dont deux élèves et le chauffeurs du camion, ont a été transportés en urgence au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous.

Y. N.

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Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA?

Comment les assureurs pourront-ils maximiser le retour sur leurs investissements dans l’IA? C’est à cette question que le cabinet de conseil technologique Accenture a essayé d’apporter une réponse. Son enquête a été menée auprès de 263 cadres supérieurs du secteur de l’assurance exerçant une responsabilité directe sur l’IA, les données, la technologie et la transformation des entreprises.

Il en ressort que moins d’un assureur sur quatre (23%) est parvenu à intégrer le déploiement de l’IA à l’échelle de toute la compagnie. Les capacités en matière d’IA demeurent concentrées au sein de petits groupes avec une montée en compétences limitée dans les domaines de la souscription, des sinistres et de l’actuariat.

Mais même avec l’approche fragmentée actuelle, l’IA procure déjà de meilleurs résultats aux assureurs, en particulier en matière de croissance du chiffre d’affaires. L’étude montre que 81% des assureurs interrogés constatent une amélioration d’au moins 5% de leurs primes brutes acquises grâce à une meilleure tarification, la personnalisation et la vente croisée, qui sont les avantages accordés par cette nouvelle technologie.

Si l’IA génère déjà de réels gains de chiffre d’affaires, la plupart des compagnies laissent encore du potentiel de côté. Elles doivent passer de projets pilotes isolés à une intelligence globale à l’échelle de l’entreprise. L’IA n’est pas à traiter comme un simple programme technologique, mais comme un moteur de croissance, doté de liens clairs entre la stratégie et l’exécution pour créer un impact mesurable.

Accenture formule ensuite cinq recommandations que les entreprises peuvent suivre pour améliorer leur mise en œuvre de l’IA.

La première est d’aligner le déploiement de l’IA sur la stratégie commerciale pour garantir qu’il soutient directement les objectifs de l’ensemble de la compagnie.

La deuxième est de développer les compétences en IA au sein des équipes pour associer expertise technique et métier.

La troisième est de faire évoluer l’écosystème des talents pour intégrer des flux de travail pilotés par l’humain et basés sur des interactions entre agents conversationnels. Pour les assureurs, les agents d’IA dotés d’initiative représentent un changement significatif, les transformant de prestataires de services réactifs en entreprises proactives.

La quatrième est d’adopter une stratégie de données à deux vitesses pour moderniser les systèmes existants, tout en soutenant les technologies d’IA. Des succès rapides par sprints courts libèrent de la croissance et procurent des gains d’efficacité immédiats, tandis que la construction de capacités sur le long terme créé une valeur pérenne.

La dernière est de formaliser une culture de la conformité proactive pour transformer la conception éthique en avantage concurrentiel. Les assureurs qui formalisent tôt leur gouvernance, via une documentation transparente des modèles, une supervision humaine, une traçabilité et une conception éthique, peuvent faire de la confiance un facteur distinctif face à la concurrence.

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La fabrique d’un «héros» israélien

Dans le contexte du génocide à Gaza, la grâce présidentielle accordée par le président israélien au soldat Elor Azaria, qui avait exécuté sommairement par une balle dans la tête un résistant palestinienne blessé et gisant inconscient, peut sonner comme un blanc-seing à de futures exactions, au moment où les colons israéliens continuent d’arracher les terres des Palestiniens par la terreur des armes en Cisjordanie.

Mohamed Larbi Bouguerra *

 Abdel Fattah al-Sharif est un jeune résistant palestinien de 21 ans, originaire de Hébron, en Cisjordanie occupée. Il a poignardé grièvement un soldat israélien le 24 mars 2016 avant d’être blessé par les six balles des tirs des autres militaires du check point de Tel Rumeida, près de Hébron.

Gisant à terre et perdant beaucoup de sang, Abdel Fattah a reçu une balle à bout portant à la tête qui l’a achevé, tirée par le secouriste, Elor Azaria, sergent dans l’armée d’occupation disant à haute voix : «Terroriste, tu dois mourir.» Azaria est un soldat franco-israélien (d’origine marocaine) arrivé sur les lieux six minutes après les tirs. Cet exécution barbare – alors que le jeune résistant ne présentait plus le moindre danger – fera d’Azaria un «héros» national au pays des sionistes et des messianiques.

Dans cette équipée audacieuse, Abdelfatah était accompagné par un autre jeune résistant palestinien, Ramzi Aziz Qasrawi, qui a été immédiatement assassiné par les Israéliens.

Une vidéo d’Azaria tirant sur Chérif a été publiée par B’Tselem – l’ONG israélienne des droits de l’homme dans les territoires occupés – et est devenue virale sur les réseaux sociaux israéliens, suscitant des controverses enflammées.

Sans cette vidéo capitale, l’armée n’aurait probablement pas pris ses distances de son sergent d’origine marocaine et nul n’aurait entendu parler de cette inhumaine mise à mort infligée à un Palestinien ni des turpitudes de l’armée d’occupation.

L’autopsie pratiquée conjointement par un médecin israélien et un pathologiste palestinien prouvera que les blessures d’Abdel Fattah n’étaient pas mortelles et que la balle en pleine tête d’Azaria, elle, l’a tué.

Comment expliquer cette exécution insupportable puisque la victime était inconsciente ?

Une explication possible : Azaria est un mizrahi, juif oriental occupant un poste très subalterne dans l’armée israélienne où les juifs ashkénazes occupent les plus hautes positions tout en déléguant aux Orientaux les prisons, le maintien de l’ordre, les intrusions de nuit, les check points…

Azaria par ce crime voulait peut-être «paraître plus royaliste que le roi», pour monter en grade et se rapprocher des maîtres et du commandement car c’est ainsi que fonctionne l’armée sioniste voire toute la société israélienne.

Une ville où se pavanent les colons

Al-Khalil, Hébron en hébreu, cette ville historique où vivent 240 000 Palestiniens dont la vie a été complètement bouleversée et le tissu social déchiré par l’arrivée de 6000 colons israéliens violents. Les Palestiniens ont dû quitter le centre-ville si typique avec ses cafés, ses pâtisseries et ses restaurants traditionnels réputés, fermer leurs commerces, subir les check-points et les blindés de l’armée d’occupation. La cité abrite la fameuse mosquée Ibrahimi (où se trouve le Caveau des Patriarches). Ce caveau a été le théâtre d’un affreux massacre perpétré au petit matin du 25 février 1994 par l’Israélo-américain Baruch Goldstein, du parti extrémiste, anti- arabe Kach dont le fondateur, le rabbin Meir Kahane, a été assassiné à New York et son parti interdit en Israel. Le Dr Goldstein a abattu 29 Palestiniens et blessé 125 autres fidèles en prière du Sobh, avant d’être maîtrisé et tué à coups d’extincteurs.

L’actuel ministre de la Sûreté, Itamar Ben Gvir, est un fervent adepte tant de Kahane que de Goldstein dont il commémore régulièrement l’anniversaire du décès. Le parti de Kahane avait pourtant été interdit en Israël en 1994.

C’est dans cette atmosphère d’injustice, de domination et d’apartheid qu’a vécu Abdel Fattah al-Sharif. Ce jeune n’en pouvait plus et a décidé de passer à l’acte en compagnie d’un autre adolescent palestinien. Armé d’un simple couteau, ils se sont attaqués à l’escouade israélienne d’un check point de Tel Rumeida.

L’armée d’occupation, ignorant la douleur de la famille, retiendra deux mois la dépouille du martyr Abdel Fatah dont l’enterrement n’aura lieu que le 28 mai 2016 à Hébron, à côté de son compagnon Ramzi.

Le tueur élevé au rang de héros

L’époque vivait une période d’intenses échauffourées entre l’armée d’occupation et la population palestinienne résistant à l’occupation et chauffée à blanc par les assassinats ciblés, le Mur de séparation, l’emprisonnement et les contraintes paralysant les déplacements.

Et c’est ainsi qu’Elor Azaria a gagné la sympathie populaire en Israël – notamment à la droite de l’échiquier politique – où l’on apprend dès le jardin d’enfants que le Palestinien est l’ennemi à exterminer : la femme de l’actuel ministre des Finances et de l’Administration de la Cisjordanie, le messianique extrémiste Bezalel Smotrich, n’a-t-elle pas refusé de partager sa chambre à la maternité avec une parturiente palestinienne car «son bébé tuera mon fils à l’âge adulte ?»

Cette popularité atteignit la stratosphère quand l’armée décida de traduire Azaria devant le tribunal militaire pour homicide. En 2017, le Premier ministre Netanyahou commença par condamner le tueur suite au rejet par la Cour d’appel de sa condamnation ; puis, se ravisant, demanda qu’on lui pardonne suivant finalement les moutons de Panurge.

Si le procureur militaire requit 3 à 5 ans de prison pour homicide contre Azaria, son avocat plaida que le tir de son client visait à neutraliser une bombe qu’aurait portée Abdel Fatah – bombe qui n’existe que dans la tête du défenseur et que nul n’a vue. Le défenseur se garda cependant d’évoquer le couteau de la victime.

Azaria avait menti en déclarant que le jeune Palestinien à terre avait tenté de s’en saisir. La vidéo prouve le mensonge des dires du secouriste : le couteau n’était pas à la portée de la victime.

En tout cas, la sentence du tribunal fut particulièrement douce et injurieuse pour les Palestiniens : 18 mois de prison dont Azaria accomplit seulement neuf mois bénéficiant d’une libération conditionnelle. Ce qui indigna les Palestiniens qui remarquèrent que, pour des crimes bien moins graves, les sentences étaient bien plus lourdes. Il n’en demeure pas moins vrai que «cette condamnation constituait un cas rare où un tribunal militaire avait statué contre un soldat pour un acte meurtrier commis sur le terrain.» (L’Humanité, 19 septembre 2026).

Quoiqu’il en soit, Azaria mit à profit cette popularité tombée du ciel de nombreuses façons. C’est ainsi qu’il publia un livre «révélant tout» dont on se gaussa dans les milieux littéraires. Azaria fit une collecte de fonds de cet ouvrage. On paie si on veut un livre dédicacé, on paie plus pour faire figurer son nom dans le livre imprimé, on a un gros discount si on achète dix ou quinze exemplaires, etc… Le clou de la campagne étant un tour du lieu de l’assassinat sous la conduite du père d’Azaria, Charlie, un ancien enquêteur de police, pour la somme de 800 Shekels soit 232 euros quand même. (Lire Alon Idan, Haaretz, 5 avril 2019)

Un pardon présidentiel très politique

Elor Azaria n’a pas arrêté de s’agiter pour occuper le terrain et effacer la condamnation qui grève son casier judiciaire depuis dix ans.

Le président Reuven Rivlin, considéré de gauche (dans le sens israélien du terme), lui a refusé la grâce.

Par contre, Isaac Herzog, l’actuel président de l’Etat sioniste, a décidé, arguant de la proximité du Nouvel An juif, de lui accorder la grâce le 19 septembre alors que même le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, s’était opposé à cet effacement du casier judiciaire d’Azaria.

«La décision de gracier M. Azaria a été prise au milieu d’un tollé international croissant contre l’occupation israélienne de la Cisjordanie. Le gouvernement de M. Netanyahu a renforcé son emprise sur le territoire, en étendant les colonies israéliennes et en resserrant les restrictions militaires israéliennes sur les Palestiniens. La grâce a également alimenté les spéculations quant à savoir si M. Herzog — qui s’est récemment exprimé contre la ‘‘brutalisation’’ qui s’infiltre dans la société israélienne — pourrait envisager la grâce encore plus contestée politiquement de M. Netanyahou sur les accusations de corruption auxquelles il fait face.» (Lire Alain Yuhas et Aaron Boxerman, The New York Ttimes, 19 septembre 2026)

Dans le contexte du génocide à Gaza, cette grâce peut sonner comme un blanc-seing à de futures exactions. Surtout avec la peine de mort par pendaison pour les seuls Palestiniens, instituée par la loi votée en juillet dernier par la Knesset à l’initiative de Ben Gvir qui a sablé le champagne à cette occasion !

Face à ce pardon, comment oublier que les Palestiniens sont des «animaux humains» pour l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, condamné avec Netanyahou, par la CPI ?

Que fera Azaria de ce pardon ?

Rejoindre probablement l’armée et monnayer encore son crime pour se rapprocher des puissants, lui, le petit juif d’origine marocaine dont les parents ont été arrosés de DDT à leur arrivée en Terre Promise comme tous les juifs arrivant du monde arabe, apprend Sophie Bessis.

En fin de compte, Elor Azaria n’est qu’un abominable tueur. Et sûrement pas un «héros».

«Quand un peuple a besoin de héros, cela signifie pour lui qu’il est dans la violence de la conquête, de la guerre et des révolutions… Malheureux le peuple qui a besoin de héros !», écrit Bertold Brecht et Jean Giono d’ajouter : «Après des siècles d’héroïsme, nous attendons toujours la splendeur de la paix.»

La paix ? Israël ne connaît pas. A Gaza, il a assassiné 73 000 Palestiniens dont au moins 21 000 enfants et fait plus de 183 000 blessés depuis le 7 octobre 2023.

Ce qui n’a guère gêné Netanyahou – en disciple de Goebbels – de déclarer du haut de la tribune des Nations Unies jeudi 24 septembre qu’Israël a empêché un «génocide», lui, le condamné précisément pour ce crime par la Cour pénale internationale.

* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS, France.

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Décès de Hamid Berrada | La presse maghrébine perd l’un de ses piliers

Le journaliste marocain Hamid Berrada, ancien grand reporter à Jeune Afrique connu pour ses interviews d’éminentes personnalités maghrébine et arabes, est décédé dans la nuit de vendredi 25 à samedi 26 septembre 2026, à l’âge de 87 ans.

Né en 1939 à Tanger, Hamid Berrada, diplômé en philosophie, en droit et en sociologie politique, s’était fait connaître lors de son passage dans l’hebdomadaire Jeune Afrique, fondé et dirigé par le Tunisien Béchir Ben Yahmed. Il était rédacteur en chef de l’hebdomadaire parisien de 1974 à 1985 et y a collaboré régulièrement, jusqu’à la fin des années 1990, avant d’être nommé directeur Maghreb/Moyen-Orient de la chaîne francophone TV5.

Berrada a été aussi le présentateur et animateur, entre 2007 et 2018, de l’émission ‘‘Mais Encore ?’’ sur la chaîne de télévision marocaine 2M. Il était connu pour la qualité de ses analyses des affaires maghrébines et des interviews des grands acteurs politiques. Les Tunisiens d’un certain âge se souviennent encore de l’entretien qu’il avait réalisé avec Rached Ghannouchi, du temps où il était exilé à Londres.

«Hamid Berrada avait une façon particulière d’écrire ses ‘‘papiers’’, pas de machine à écrire, ni ordinateur ou PC, mais un crayon noir et une gomme, un carnet en poche… Il me rappelait un seigneur du journalisme ayant marqué ma jeunesse et mes débuts dans la presse : Albert Londres !», se souvient l’un des anciens collègues et amis Hassan Aaloui. Qui ajoute : «Hamid était un esprit curieux, honnête jusqu’au bout des ongles, très ouvert et pas un seul ni le moindre préjugé ne guidaient sa démarche… Très exigeant avec lui-même, l’honnêteté hissée comme un mât, il veillait aux détails et vérifiait deux, trois fois ou plus ses textes rédigés ou ‘‘gribouillés’’ au crayon noir.»

«Pour l’avoir côtoyé de près à Jeune Afrique dans les années 1990 et beaucoup appris à ses côtés, notamment sur son pays, le Maroc, où il m’a ouvert beaucoup de portes, je garde des souvenirs émus de nos échanges», se souvient, de son côté, Ridha Kéfi, fondateur et directeur de Kapitalis. Qui ajoute : «Il avait toujours le bon mot pour détendre une atmosphère guindée. Il savait aussi mettre de l’esprit là où les partis-pris politiques prennent le pas sur les idées et les principes. Certains de ses échanges à fleurets mouchetés avec feu Béchir Ben Yahmed, lors des réunions de rédaction matinales, étaient restés dans les mémoires. Les deux journalistes s’appréciaient beaucoup, mais le respect mutuel n’interdisait pas, chez l’un comme chez l’autre, une certaine franchise qui traduisait leur hauteur d’esprit».

«Le départ de Barrada du 57 bis rue d’Auteuil a été ressenti comme un arrachement, et d’abord par le défunt lui-même qui a maintenu des liens amicaux avec plusieurs de ses anciens collègues», conclut Ridha Kéfi.   

I. B.

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Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger

La dépouille du journaliste, écrivain et ancien directeur du quotidien Le Matin Mohamed Benchicou a finalement été rapatriée en Algérie et inhumée samedi 26 septembre 2026 au cimetière de Garidi, à Alger. Son retour au pays avait été précédé d’un épisode d’incertitude qui avait suscité l’émotion dans les milieux de la presse.

L’inhumation s’est déroulée en présence de sa famille, de proches, de journalistes et de nombreux confrères venus lui rendre un dernier hommage.

Quelques heures auparavant, le retour de sa dépouille à Alger paraissait encore incertain.

Dans un communiqué, la famille avait annoncé que les autorités algériennes refusaient, dans un premier temps, le rapatriement de la dépouille pour son enterrement prévu à Alger. «Même après sa mort, il continue d’être harcelé», dénonçait la famille, estimant que personne ne pouvait priver un ressortissant algérien d’être enterré dans son pays.

La situation s’est finalement débloquée. «Dernière nouvelle : selon les autorités, mon père sera finalement inhumé au cimetière de Garidi», annonçait ensuite la famille, faisant part de son soulagement.

La dépouille a ainsi pu rejoindre Alger où un hommage lui a été rendu à la Maison de la presse Tahar-Djaout, lieu particulièrement symbolique pour plusieurs générations de journalistes algériens, avant son transfert vers le cimetière.

Selon Le Matin d’Algérie, environ 150 personnes ont assisté à l’inhumation, mais aucun représentant officiel n’a été signalé parmi les présents.

Des années de débats, de combats et d’amitié

Dans un hommage publié après l’inhumation, le journaliste Maâmar Farah a fait revivre une partie de cette histoire commune : «Nous étions voisins», écrit-il en évoquant les années où Benchicou travaillait au journal Le Matin et lui aujournal Le Soir. Il rappelle notamment la solidarité de Le Soir lorsque Le Matin avait été confronté à des difficultés, jusqu’à lui ouvrir une page de son édition pour permettre au journal de continuer à s’adresser à ses lecteurs.

Maâmar Farah revient également sur les années du quotidien El Moudjahid, les combats syndicaux et journalistiques menés avec Benchicou, ainsi que sur cette période où une partie de la rédaction avait tenté de desserrer l’emprise de la censure.

Son témoignage dépasse ainsi le seul parcours de Benchicou. Il restitue une époque de la presse algérienne où les journalistes, encore jeunes, avaient la conviction que le journal pouvait contribuer à changer les choses : «Nous savions surtout que le journaliste ne possède peut-être rien d’autre que sa plume et sa conscience», écrit Maâmar Farah.

Mohamed Benchicou avait marqué la presse algérienne par son indépendance de ton et ses prises de position critiques. Ancien directeur du Matin, il avait également publié plusieurs ouvrages consacrés à l’Algérie et à sa vie politique.

Son parcours avait été marqué par son emprisonnement au début des années 2000, après la publication de son livre ‘‘Bouteflika : une imposture algérienne’’. Cette période demeure l’un des épisodes les plus connus de son parcours de journaliste et d’écrivain.

Sa disparition a suscité des réactions nombreuses en Algérie et à l’étranger. Des médias algériens, maghrébins et internationaux ont consacré des articles à son décès et à son parcours. Mais son histoire ne se résume pas à ses confrontations avec le pouvoir. Elle appartient aussi à une génération de journalistes qui ont accompagné les transformations profondes de la presse algérienne, au prix parfois de leur liberté, de leur carrière ou de leur sécurité.

Dans son hommage, Maâmar Farah évoque enfin le retour de Benchicou sur cette terre qu’il avait tant aimée.

«L’Algérie, cette terre que tu as tant aimée, t’a repris sans bruit», écrit-il.

À Garidi, le journaliste a ainsi été accompagné par ceux qui avaient partagé avec lui des années de journalisme, de débats, de combats et d’amitié.

Djamal Guettala

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Trafic de cocaïne et d’héroïne | Fin de cavale pour un réseau opérant à Tunis

Un réseau criminel spécialisé dans le trafic de drogues et opérant dans le quartier d’El Ouardia a été démantelé par la brigade de la police judiciaire de Sidi Béchir à Tunis.

Sur la base d’informations et d’investigations une descente policière a été menée, en coordination avec le Parquet et a permis d’arrêter les suspects, sachant que les membres dudit réseau on compte des ressortissants étrangers, affirme Mosaïque FM, en citant une source proche du dossier.

L’opération a également permis la saisie de la drogue, notamment de ka cocaïne et de l’héroïne, ainsi que des sommes d’argent générées par ce trafic illicite.

Alors que l’enquête se poursuit, l’ensemble des prévenus a été placé en détention.

Y. N.

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Le groupe marocain Intelcia étend son empreinte en Tunisie

Intelcia poursuit le développement de ses activités en Tunisie. Le groupe international spécialisé dans l’externalisation a inauguré, le 24 septembre 2026, l’extension de son site de Tunis Lac 2, à l’occasion d’une conférence-débat à laquelle a pris part le directeur général de FIPA-Tunisia.

Pour FIPA-Tunisia, cette extension illustre l’intérêt des investisseurs internationaux pour le marché tunisien des services externalisés et des technologies de l’information. Le groupe, d’origine marocaine, est présent en Tunisie depuis 2023. Il compte aujourd’hui environ 400 collaborateurs dans le pays, selon les données publiées par Intelcia.

Le BPO, pour Business Process Outsourcing, couvre l’externalisation de certaines activités d’une entreprise, notamment la relation client, l’assistance ou encore différents processus administratifs et commerciaux. L’ITO, pour Information Technology Outsourcing, concerne davantage les services informatiques, tels que le développement, les infrastructures, le cloud ou la cybersécurité.

Dans ce secteur, FIPA-Tunisia met en avant le vivier de compétences disponibles en Tunisie. Le pays forme plus de 10 000 diplômés dans les TIC chaque année et compte 19 écoles d’ingénieurs. Les diplômés des filières STEM représentent, selon l’agence, 38 % de l’ensemble des diplômés.

L’agence cite également la compétitivité des coûts, avec un écart pouvant atteindre 60 à 70 % par rapport à l’Europe occidentale. À cet avantage s’ajoutent trois technoparks TIC, 19 cyberparcs, dix pôles de compétitivité et plus de 155 parcs industriels.

La connectivité constitue un autre argument avancé par FIPA, avec une capacité de bande passante annoncée à 1,5 Tbps et plusieurs câbles sous-marins reliant la Tunisie aux réseaux internationaux. Le pays dispose par ailleurs d’un écosystème de plus de 600 startups actives notamment dans l’intelligence artificielle, l’IoT, la blockchain et le Big Data. FIPA fait état de plus de 250 millions de dollars de financements cumulés pour ces startups en 2025.

Rappelons qu ‘en avril 2026, Intelcia a annoncé la finalisation du rachat des 65 % du capital détenus par Altice. Le groupe est donc redevenu 100 % détenu par son management. Il revendique alors 40 000 collaborateurs dans 19 pays. 

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