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Voisins en accélération, concurrents en montée de gamme : le modèle tunisien à réinventer !

La croissance tunisienne peine à changer de rythme. Face à des voisins qui accélèrent et à des concurrents qui montent en gamme, l’enjeu n’est plus seulement d’investir, mais de créer davantage de valeur.

Pourquoi la Tunisie reste-t-elle enfermée dans une croissance autour de 2 % alors que plusieurs économies de la région avancent à un rythme plus soutenu ? Pour l’économiste Anis Wahabi, la réponse se trouve moins dans l’absence de secteurs porteurs que dans un modèle économique qui doit désormais évoluer. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, il met en avant une question simple, mais déterminante : que produit réellement un dinar d’investissement en Tunisie ? Autrement dit, au-delà du montant investi, c’est la capacité de l’économie à transformer cet investissement en production, en valeur ajoutée et en nouvelles activités qui doit être interrogée.

Ne plus miser uniquement sur le coût

La Tunisie dispose encore d’atouts importants. Mais dans plusieurs activités, son avantage repose principalement sur le coût de production. Le textile et le câblage en sont des illustrations. Or, cette position devient plus difficile à défendre à mesure que d’autres pays proposent à leur tour des coûts compétitifs tout en développant des activités à plus forte valeur ajoutée.

Pour M. Wahabi, le véritable enjeu est donc de sortir progressivement de cette logique. La Tunisie ne peut pas se contenter de produire pour d’autres. Elle doit davantage transformer, concevoir, développer et valoriser ses produits et ses services. Cette montée en gamme peut concerner aussi bien l’industrie que les services. Dans le tourisme, par exemple, l’objectif ne devrait pas être uniquement d’augmenter le nombre de visiteurs. L’économiste invite plutôt à regarder la valeur générée par chaque touriste. Un même service peut ainsi être vendu à des niveaux de prix très différents selon la qualité, le positionnement et la valeur qui lui est associée.

Le raisonnement vaut également pour l’huile d’olive ou l’artisanat. Exporter un produit brut ne procure pas la même valeur que le transformer, le conditionner et construire autour de lui une véritable offre commerciale. Derrière ces exemples se trouve une même exigence : faire davantage avec ce que la Tunisie produit déjà.

Cette transformation passe, selon Anis Wahabi, par le développement des activités à forte valeur ajoutée, notamment celles qui mobilisent davantage de recherche et de développement. La question posée aux investisseurs est alors différente : plutôt que de rechercher uniquement un coût de production compétitif, la Tunisie doit pouvoir accueillir des projets apportant davantage de technologie, de compétences et de valeur.

Cela suppose aussi de mieux connecter l’université à l’industrie. Les entreprises ont besoin de compétences capables d’accompagner cette transformation, tandis que la recherche doit pouvoir trouver davantage de débouchés dans le tissu productif.

Le changement de modèle ne relève donc pas d’un simple repositionnement sectoriel. Il touche aussi à la capacité du pays à faire émerger un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation.

Les voisins ont déjà engagé le mouvement

C’est ici que la comparaison régionale prend tout son sens. Le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et la Jordanie ont, à des degrés différents, travaillé sur l’attraction de l’investissement et la construction d’écosystèmes autour de projets industriels et de services.

L’économiste cite notamment l’expérience égyptienne, qui a misé sur l’attraction d’investissements et la réalisation de projets structurants. L’idée dépasse la seule implantation d’une entreprise : il s’agit de créer autour d’elle les conditions nécessaires à son développement. Zones industrielles, zones logistiques, infrastructures portuaires et aéroportuaires : ces équipements participent à la construction d’un écosystème capable d’accompagner les investisseurs et de donner davantage de cohérence aux projets. La Tunisie dispose, elle aussi, de structures publiques dédiées à l’investissement. Mais pour Anis Wahabi, la question reste celle de la capacité à faire émerger suffisamment de projets structurants et à reproduire cette logique d’écosystème.

De l’investissement à la transformation

Au fond, le problème de la croissance tunisienne ne se résume pas à une question de volume. Il s’agit de savoir où investir, dans quelles activités et pour quelle valeur créée. Tant que l’économie restera fortement dépendante d’activités où la compétitivité repose principalement sur les coûts, sa capacité à changer d’échelle restera limitée. À l’inverse, la montée en gamme, la recherche, l’innovation, la transformation des produits et le développement de services à plus forte valeur ajoutée peuvent ouvrir de nouveaux relais. C’est là que se situe, selon l’analyse d’Anis Wahabi, le véritable défi tunisien : ne plus chercher seulement à attirer l’investissement, mais attirer et développer l’investissement qui transforme l’économie.

Face à des voisins qui accélèrent et à des concurrents qui ne se contentent plus de produire moins cher, le statu quo devient de moins en moins tenable. Pour retrouver un rythme de croissance plus élevé, la Tunisie devra surtout réussir à produire davantage de valeur à partir de ses propres atouts.

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Code du travail : comment l’adapter aux évolutions du monde du travail ?

La réforme du Code du travail s’impose pour être à l’ère du temps. Pour faire face à la précarité de l’emploi, à la multiplication des contrats temporaires et à la généralisation de la sous-traitance, autant de pratiques qui fragilisent la sécurité et les droits des travailleurs.

Au cœur de ce Code du travail, l’objectif est clair : renforcer la stabilité de l’emploi en érigeant le contrat à durée indéterminée (CDI) en norme, tout en limitant strictement le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) à des cas exceptionnels, notamment le travail saisonnier ou temporaire. À l’heure où le monde du travail se transforme, l’UGTT se pose une question cruciale : comment adapter le Code du travail à l’ère du temps? 

Entre l’UGTT et l’UTICA, chacun voit les choses à sa manière. Nous avons contacté le sociologue Hédi Dahman. Selon lui, la dernière révision significative, qui a porté sur le chapitre de la sous-traitance et sur celui des contrats de travail, date maintenant de près de vingt ans. Elle a introduit de nouvelles dispositions dans le texte, mais le Code, dans son ensemble, est devenu désarticulé : on y a ajouté des pièces à différentes époques, si bien qu’il n’est plus cohérent. Les 269 articles du Code ne forment plus un ensemble harmonieux.

D’où la question: pourquoi une révision s’impose? A cette interrogation, il a répondu que le Code en question  ne couvre pas les nouvelles formes de travail. Dans l’étude que l’UGTT a publié en décembre sur le travail freelance, l’économie de plateforme et le travail sur plateforme, « nous avons constaté qu’aucun texte, ni droit du travail, ni législation sociale, ne les encadre. Le Code du travail n’a aucune disposition spécifique permettant d’y intégrer ces travailleurs, qui représentent un grand nombre de l’économie parallèle », poursuit-il. 

Hédi Dahman a expliqué qu’il y a deux raisons principales à cette révision. La première est l’importance de se conformer aux conventions internationales ratifiées par la Tunisie, qu’elles soient bilatérales ou multilatérales. La deuxième raison souligne la nécessité de répondre aux besoins du travail moderne.

Il est à noter que, depuis une dizaine d’années, et surtout depuis la pandémie de Covid, certaines formes de travail ont disparu tandis que de nouvelles ont émergé, et d’autres continueront d’apparaître. Le Code doit donc être adapté à cette nouvelle morphologie du travail.

L’enjeu de l’harmonisation est crucial : la révision du Code constitue une étape incontournable, car c’est à partir de lui que l’on peut réviser les conventions collectives sectorielles. En l’absence de dispositions dans le Code, il est impossible d’opérer des changements ailleurs. Cela ne représente pas seulement un blocage du travail, mais également un frein au dialogue social. Bien que de nouvelles formes de travail soient apparues, elles se trouvent dépourvues de cadre contractuel, de sécurité sociale et de protection.

A titre d’exemple, Hédi Dahman revient sur les conseils de prud’hommes (« conseils de prud’hommes » Ils traitent les litiges individuels du travail. Normalement, leur composition est tripartite : un magistrat, un représentant du patronat et un représentant des salariés (ou un avocat).

Aujourd’hui, ces conseils sont paralysés : les représentants des salariés ne siègent plus, notamment à cause de l’indemnité dérisoire qu’ils perçoivent (environ 5,400 dinars), et parce que la répartition régionale (par exemple pour quelqu’un de Tataouine) et sectorielle (par fédérations) rend la désignation difficile. Il manque aussi de la formation : on ne peut pas envoyer un représentant qui ignore la législation et le cadre juridique défendre un salarié face à l’employeur, qui, lui, vient avec son avocat.

Lire aussi: IACE – Code du travail : 43,9 % des Tunisiens hors-jeu

En outre, il est important de revenir sur la décision du gouvernement d’agir de manière unilatérale concernant des sujets tels que le contrat de travail et la sous-traitance, sans passer par la négociation sociale. À cet égard, l’UGTT a rédigé une lecture critique qui a été transmise au bureau exécutif, puis au gouvernement, mais elle n’a pas été consultée avant la publication du texte.

Parmi les réserves exprimées par Hédi Dahman, on trouve le texte juridique qui a supprimé la possibilité de contrats à durée déterminée (CDD), transformant certains CDD en contrats à durée indéterminée (CDI). Cela pose un problème particulier dans le secteur du tourisme, notamment à Djerba, Médenine et Hammamet, où un employeur peut licencier un salarié après seulement deux mois pour  » licenciement abusif « et l’indemniser, avant de recruter une nouvelle personne. Il subsiste donc une faille dans la loi. Selon les statistiques, environ 15 000 travailleurs seraient concernés.

Effets sociaux du Code du travail 

Le sociologue reconnaît certains aspects positifs (conditions de travail dignes, stabilité professionnelle pour ceux en emploi durable), mais il rappelle que cette lecture est celle du juriste ; lui, en tant que sociologue, s’intéresse aux impacts sociaux et professionnels. Il ajoute que, comme pour tout texte, les parties exploitent les failles juridiques à leur avantage avec leurs avocats, ce qui est normal, mais produit un impact négatif après l’application. Il craint aussi que cela freine l’employabilité.

Alors que pour l’Utica, la direction a fait savoir que son organisation intervient surtout sur la promotion de la négociation collective, le Code n’étant que le cadre général de la loi : l’essentiel de son action porte sur les conventions collectives plutôt que sur le Code lui-même.  Autrement dit, si l’État préparait un projet de loi destiné à être soumis à l’Assemblée des représentants du peuple pour réviser le Code, l’organisation pourrait alors proposer des idées d’amendement.

En somme, l’enjeu est d’offrir un cadre de travail plus équitable, conforme aux normes internationales, et un emploi stable et décent : un levier essentiel pour la cohésion sociale et le développement économique du pays.

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Le conflit au Moyen-Orient brouille les futurs quotas pétroliers de l’OPEP+

L’OPEP+ reporte à la mi-novembre l’évaluation des capacités maximales de production de ses membres, initialement attendue fin septembre. Le conflit au Moyen-Orient a perturbé plusieurs projets d’expansion et complique désormais la détermination des quotas de production pour 2027.

L’OPEP+ a décidé, le 2 octobre, de reporter l’évaluation des capacités de production de ses membres, un exercice déterminant pour la fixation des quotas pétroliers de 2027. Cette évaluation doit établir, pour chaque producteur, une estimation indépendante de sa capacité maximale de production durable. Elle constitue une référence importante dans les négociations sur les niveaux de production qui seront applicables à partir de l’année prochaine.

Le report intervient alors que la guerre au Moyen-Orient a perturbé plusieurs projets destinés à accroître les capacités pétrolières de certains pays membres. Ces retards rendent plus incertaines les projections sur les volumes que les producteurs seront effectivement capables de mettre sur le marché.

Selon les sources citées par Reuters, tous les membres n’ont pas encore transmis les données nécessaires à l’évaluation. Le conflit complique ainsi un exercice déjà sensible, puisque le niveau de capacité retenu peut directement influencer la marge de production attribuée à chaque pays.

Le cabinet américain DeGolyer and MacNaughton, chargé de l’évaluation pour la plupart des membres, à l’exception notamment de la Russie, de l’Iran et du Venezuela soumis aux sanctions américaines, devrait remettre son rapport à l’OPEP à la mi-novembre…

Des négociations sensibles pour 2027

La révision des capacités intervient dans un contexte de tensions entre plusieurs producteurs au sujet de leurs niveaux de référence. L’Irak souhaite notamment obtenir un quota plus élevé, tandis que les Émirats arabes unis ont quitté l’OPEP+ en mai après avoir défendu une meilleure prise en compte de leur capacité de production.

En parallèle, l’OPEP+ continue d’ajuster progressivement ses objectifs de production. Lors de sa dernière réunion, les sept principaux producteurs participant à la gestion mensuelle des quotas avaient décidé d’une nouvelle hausse de 188 000 barils par jour à partir d’août. Mais la production effective reste affectée par les perturbations liées au conflit. Fin septembre, les producteurs concernés devaient encore composer avec des difficultés d’exportation et des capacités réduites dans plusieurs pays du Golfe.

Le marché reste sous pression

Le report de l’évaluation intervient alors que les marchés pétroliers restent particulièrement sensibles à l’évolution du conflit et aux perspectives d’approvisionnement. La libération coordonnée de 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers annoncée vendredi soir par le G7 constitue parallèlement une mesure destinée à accroître temporairement l’offre disponible et à atténuer les tensions sur les prix.

Pour l’OPEP+, l’enjeu des prochaines semaines sera donc de disposer d’une photographie suffisamment fiable des capacités de chaque producteur avant d’engager les discussions sur les quotas de 2027. Le calendrier définitif dépendra notamment de l’évolution du conflit et de la disponibilité des données nécessaires à l’évaluation.

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Décret-loi sur la conciliation pénale : Ce qui change avec l’amendement du 30 septembre 2026

Le décret-loi n°2 du 30 septembre 2026 amende et complète le décret-loi n°13 du 20 mars 2022 relatif à la réconciliation pénale et à l’affectation de ses ressources. Publié au Journal officiel de la République tunisienne, le texte encadre la réconciliation pour les hommes d’affaires et les fonctionnaires dépositaires de fonds publics, en modifiant les règles de la réconciliation provisoire et l’affectation des recettes.

Ce dispositif s’inscrit dans un cadre législatif comprenant le décret-loi n°13 de 2022, la loi n°3 de 2024 et le décret-loi n°2 de 2026. Il s’applique aux infractions économiques et financières, y compris pour des faits antérieurs à 2022. La Commission nationale de réconciliation pénale dispose d’une marge d’appréciation pour l’examen des dossiers.

L’amendement de l’article 25 prévoit un versement initial d’au moins 50 % des sommes dues, avec la possibilité pour la Commission d’accorder un taux inférieur sur la base d’éléments justifiés. Le délai de règlement du solde est fixé à deux ans, contre trois mois en 2022 et six mois en 2024.

La réconciliation provisoire suspend les poursuites ou l’exécution des peines pendant la durée des engagements. En cas de non-respect, les procédures judiciaires reprennent et les sommes garanties restent acquises à l’État. Selon l’article 30, l’affectation des fonds recouvrés à des projets nationaux ou de développement relève des décisions du Conseil de sécurité nationale.

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63 MDT dans l’automobile, l’aéronautique et l’emballage

Deux nouveaux dossiers, représentant 63 millions de dinars (MDT) d’investissements, ont été approuvés, pour 9,5 millions de dinars de primes.

Réunie vendredi 2 octobre 2026 au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la Commission consultative du Programme de mise à niveau de l’industrie était présidée par Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministère.

La réunion s’est tenue en présence de représentants de l’UTICA, des ministères des Finances, de l’Économie, du Commerce, de l’Emploi, ainsi que ceux des Affaires sociales et de la Santé. Des représentants du secteur bancaire ont également participé aux travaux, aux côtés de Bouthaïna Boukamcha, directrice générale du Bureau de mise à niveau de l’industrie, et de plusieurs cadres supérieurs du ministère.

Les deux dossiers approuvés concernent deux entreprises industrielles opérant dans la fabrication de composants automobiles et aéronautiques ainsi que dans l’emballage métallique. Les investissements prévus atteignent au total 63 millions de dinars, avec des primes de mise à niveau de 9,5 millions de dinars.

23 dossiers de mise à niveau approuvés

La commission a également validé les travaux de la commission restreinte du Programme de mise à niveau, réunie le 30 septembre 2026. Cette dernière a approuvé 23 dossiers de mise à niveau, représentant un volume d’investissement de 82,3 millions de dinars, assorti de 11,6 millions de dinars de primes. À cela s’ajoutent 57 dossiers portant sur des investissements technologiques prioritaires, pour une enveloppe globale de 3,17 millions de dinars, dont 1,26 million de dinars de primes.

Ces nouvelles approbations traduisent la poursuite des dispositifs publics destinés à accompagner la modernisation technologique et la mise à niveau des entreprises industrielles tunisiennes.

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Slah Zouari : « La Tunisie, partenaire stratégique des énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe »

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a participé jeudi 1er octobre 2026 à Alger au deuxième sommet ministériel du projet de corridor sud de l’hydrogène « SouthH2 », réunissant la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.

À cette occasion, Slah Zouari a souligné que la transition énergétique constitue une opportunité stratégique pour renforcer le partenariat entre l’Afrique du Nord et l’Europe, notamment à travers l’investissement conjoint et le développement de nouvelles chaînes de valeur.

La Tunisie mise notamment sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et ses dérivés. Selon le ministre, sa position géographique et ses infrastructures énergétiques en font un partenaire stratégique pour le développement d’un réseau régional de transport des énergies propres entre les deux rives de la Méditerranée.

Tunis souhaite désormais passer du dialogue à des projets concrets, en privilégiant les initiatives économiquement viables et finançables, tout en tenant compte de leur impact environnemental. La coopération dans la recherche, l’innovation et le transfert de technologies figure également parmi les priorités.

À l’issue de la réunion, la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé la Déclaration ministérielle d’Alger relative au corridor SouthH2. Celle-ci prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au projet, avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette nouvelle étape vise à renforcer la coopération énergétique euro-méditerranéenne et à poser les bases de futurs échanges d’énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Desert Voyages | Le Sahara tunisien comme lieu méditation

Dans le Sahara tunisien, le yoga quitte les salles de sport pour s’inscrire dans une nouvelle forme de tourisme expérientiel, privilégiant les petits groupes, le silence, la marche et l’immersion dans le désert.

Dérouler son tapis sur le sable encore frais de l’aube, caler sa respiration sur le pas lent d’une caravane, s’arrêter lorsque le soleil impose sa loi et reprendre sa route au crépuscule, alors que les dunes changent de couleur. Desert Voyages associe pratique du yoga, marche, méditation et vie nomade sous les étoiles.

Il s’agit d’une offre de niche qui s’inscrit dans la volonté plus large de la Tunisie de proposer une alternative au traditionnel séjour balnéaire. Le gouvernement a lui-même fait de la diversification vers le tourisme écologique, saharien, sportif et culturel une priorité, tandis que la stratégie nationale vise des modèles plus durables, capables de répartir les retombées économiques jusque dans les régions de l’intérieur.

C’est dans cette optique que s’inscrit la proposition de Desert Voyages : du 23 au 29 novembre 2026, l’agence organise un séjour de six jours dans le Sahara tunisien consacré au yoga, encadré par l’enseignant Thibault Paquin. Baptisée de manière évocatrice «Entre sable et étoiles», cette expérience débute et s’achève à Djerba ; elle comprend un transfert en 4×4 vers un campement dans le désert, de courtes marches accompagnées de dromadaires et des nuitées sous tente ou, pour ceux qui le souhaitent, à la belle étoile, sous le ciel saharien.

Au coucher du soleil, le rythme du voyage ralentit encore davantage.

Yoga sur les dunes

Le programme ne présente pas le yoga comme une parenthèse déconnectée du voyage, mais cherche au contraire à l’adapter aux rythmes naturels du désert. Des séances facultatives de Hatha ou de Vinyasa sont prévues à l’aube sur les dunes, incluant la Salutation au Soleil et un travail sur la respiration.

Aux heures les plus chaudes, lorsque la chaleur incite à faire une pause, place au repos, à la lecture et au Yoga Nidra, une pratique méditative qui s’effectue en position allongée.

Au coucher du soleil, le rythme ralentit encore davantage avec le Yin Yoga, tandis que la soirée peut s’achever par des mouvements inspirés de la Salutation à la Lune et des moments de méditation autour du feu.

Il ne s’agit pas seulement de la beauté du paysage ; la littérature scientifique attribue à la pratique régulière du yoga des effets potentiellement bénéfiques sur la gestion du stress, le sommeil, l’équilibre et, plus généralement, le bien-être psychophysique.

Le yoga adapte le voyage aux rythmes naturels du désert.

Réduire le stress

Le National Center for Complementary and Integrative Health (États-Unis) souligne toutefois que ces effets varient selon le type de yoga pratiqué et la qualité des études disponibles. Une récente synthèse d’essais randomisés a mis en évidence une réduction du stress perçu, tout en qualifiant de faible la qualité d’une partie des preuves scientifiques. À cela s’ajoute le facteur environnemental.

Plusieurs études associent également l’exposition à la nature à de meilleurs indicateurs de bien-être et à une réduction du stress, bien qu’il soit difficile de dissocier l’effet du paysage de ceux de l’activité physique, de la rupture avec la routine quotidienne et de la dimension sociale du voyage.

La «marche afghane»

Dans le désert, cependant, la théorie laisse place à l’expérience vécue. Desert Voyages propose également de s’essayer à la «marche afghane», fondée sur la synchronisation de la respiration et des pas. Plus qu’une simple astuce pour limiter la fatigue, c’est une manière de transformer la randonnée en un exercice d’attention au corps et au rythme, tandis que les bagages et une partie de la logistique sont pris en charge par la caravane.

La journée saharienne est aussi rythmée par la cuisine et la culture locales : pain cuit dans le sable, huile d’olive, dattes, miel et bsissa au petit-déjeuner ; thé à la menthe, plats tunisiens et couscous autour du feu le soir. Il s’agit d’un élément clé d’un modèle touristique qui, pour être véritablement durable, doit impliquer les guides, chameliers, cuisiniers et communautés locales, tout en limitant l’impact sur des écosystèmes extrêmement fragiles.

Le voyage de novembre s’inscrit dans une offre plus large de séjours thématiques proposés par l’agence ; outre le yoga, celle-ci inclut le Qi Gong, la méditation, l’astronomie, la calligraphie, la peinture, la cuisine, la danse et d’autres disciplines. Le fil conducteur consiste à utiliser le Sahara non seulement comme un décor à photographier, mais comme une partie intégrante de l’expérience. Et c’est peut-être là toute la force du yoga dans le désert : sur les dunes, il n’y a ni murs, ni miroirs, ni musique de fond. Pour retrouver l’équilibre, il ne reste que le corps. Et, bien sûr, le sable, qui rend difficile même la posture de l’arbre.

Traduit de l’italien.

Source : Ansa.

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Le G7 va libérer 100 millions de barils de pétrole 

Les pays du G7 et leurs partenaires vont mettre sur le marché 100 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés, notamment de gazole, au cours des quatre prochains mois. La décision intervient après plusieurs semaines de pression américaine pour accroître les stocks disponibles et contenir la hausse des prix des carburants.

Le G7 a décidé, vendredi 2 octobre, de libérer jusqu’à 100 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers provenant de leurs réserves d’urgence afin d’atténuer les tensions sur les marchés énergétiques. L’opération sera coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et va débuter immédiatement pour s’étaler sur quatre mois. Une part importante de ces volumes sera constituée de gazole, dont les prix ont fortement progressé ces dernières semaines.

Cette décision intervient dans un contexte de forte volatilité des marchés pétroliers, alimentée notamment par la guerre au Moyen-Orient et les risques pesant sur l’approvisionnement énergétique mondial. Les prix élevés du gazole exercent une pression particulière sur les transports, l’industrie et les coûts logistiques. Le dispositif vise également à éviter une nouvelle détérioration de l’équilibre entre l’offre et la demande de produits raffinés.

Washington renonce à l’interdiction des exportations

Rappelons que l’administration américaine a exercé ces dernières semaines la pression sur les pays européens pour qu’ils puisent dans leurs réserves stratégiques de gazole, sinon Washington menaçait d’interdire les exportations américaines de diesel.

Le président américain Donald Trump a finalement déclaré que les États-Unis n’imposeraient pas d’interdiction sur les exportations de gazole, alors même qu’une telle mesure avait été évoquée à plusieurs reprises au cours des semaines précédentes.

Le compromis conclu au sein du G7 comprend également un engagement des membres à ne pas instaurer de restrictions aux exportations de produits énergétiques entre eux. Cette disposition vise à préserver les flux commerciaux au moment où les marchés restent particulièrement sensibles aux perturbations de l’offre.

La libération de 100 millions de barils représente un apport significatif aux marchés, mais son impact dépendra du rythme des mises à disposition et de l’évolution de la consommation mondiale. Les pays du G7 prévoient donc une intervention particulièrement rapide sur le gazole, avant une libération progressive des autres produits pétroliers.

L’objectif affiché est de réduire les tensions sur les prix tout en évitant que les perturbations géopolitiques ne se traduisent par de nouvelles difficultés d’approvisionnement. La mesure constitue ainsi une nouvelle intervention coordonnée des grands pays consommateurs depuis le déclenchement des tensions énergétiques liées au conflit au Moyen-Orient.

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États-Unis | L’état-major privé de la guerre «superintelligente»

La décision du secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth de confier la conception de la guerre de demain à des figures civiles du capitalisme algorithmique marque un tournant historique dans la gestion de la violence d’État.  

Mahjoub Lotfi Belhedi *

À travers le Projet Meridian et la création d’un Commandement de la guerre autonome (Autowarcom), l’administration américaine ne cherche plus simplement à moderniser ses armées : elle acte le passage de la simple intelligence artificielle à ce que Donald Trump, qui affectionne les superlatifs, formalise désormais par décret sous l’appellation de «superintelligence».

Ce glissement sémantique et politique valide une course aux armements où la supériorité militaire absolue exige une force de calcul supérieure, affranchie des limites cognitives humaines.

Un duopole technologique au service de la guerre

Dans cette reconfiguration, les rôles sont soigneusement distribués pour capitaliser sur l’expérience directe des conflits contemporains.

Elon Musk, fort de l’infrastructure globale de Starlink et des capacités génératives de xAI, est mandaté pour identifier et structurer les technologies de rupture indispensables aux futurs conflits. Son implication s’enracine dans la réalité des guerres actuelles, où la constellation Starlink est devenue la colonne vertébrale indispensable des communications militaires et du ciblage en temps réel sur les fronts les plus critiques, à l’instar de l’Ukraine où il a déjà fait ses preuves. 

À ses côtés, Palmer Luckey, fondateur d’Anduril Industries, apporte l’expertise opérationnelle d’une start-up militaire nativement conçue pour la guerre automatisée. Loin de la théorie, les systèmes d’Anduril sont déjà activement déployés sur les théâtres d’opérations modernes : ses drones intercepteurs autonomes, ses missiles à longue portée comme le Barracuda-500M, ainsi que sa participation au programme Titan – un système mobile de renseignement par IA qui fusionne les données de multiples capteurs pour accélérer l’identification des cibles – redéfinissent déjà la vitesse d’exécution des frappes.

Un conflit d’intérêts systémique

Ensemble, les deux technologues transforment le Pentagone en incubateur, où la planification stratégique de la nation s’aligne directement sur les intérêts de firmes privées.

Cette hybridation institutionnalise un conflit d’intérêts systémique, transformant ces deux entrepreneurs en juges et parties de la défense nationale. En laissant des industriels rédiger eux-mêmes la doctrine de la superintelligence militaire, l’État abdique sa fonction de régulateur neutre pour devenir le client captif d’un duopole technologique. 

Dès lors, la dynamique des conflits mondiaux n’obéira plus seulement aux équilibres diplomatiques traditionnels, elle sera dictée par le rythme d’optimisation des algorithmes de combat et par l’obligation, pour ces multinationales, de valider la puissance de leur modèle sur des théâtres d’opérations en constante extension. 

Confrontée à cette course effrénée où la décision ultime est transférée à des entités computationnelles qui dépassent notre entendement, une question fondamentale demeure : en abdiquant notre propre discernement face à cette superintelligence pour l’armer et la rendre souveraine, n’avons-nous pas initié un mécanisme d’escalade irréversible où l’humanité, devenue obsolète sur le champ de bataille, ne sera plus que le spectateur impuissant et la victime collatérale de sa propre destitution ?

* Stratège en réflexion IA.

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Prêts sur l’honneur : l’affluence dépasse largement les bénéficiaires potentiels

La plateforme dédiée aux prêts sur l’honneur a enregistré plusieurs centaines de milliers de tentatives d’inscription dès son premier jour, selon l’analyste financier Moez Hadidane. Un afflux qui a surpris les 17 banques concernées par l’octroi de ces financements.

Selon les estimations avancées par l’analyste, le dispositif pourrait bénéficier à 14 300 particuliers et 2 860 entreprises de taille moyenne. L’écart entre le nombre de demandeurs et celui des bénéficiaires potentiels souligne ainsi l’importance de la demande enregistrée dès l’ouverture de la plateforme.

Cette forte affluence a également fait apparaître des difficultés liées aux pièces justificatives. Certaines banques ont demandé des documents supplémentaires aux candidats qui ne les avaient pas fournis lors de leur inscription.

Moez Hadidane estime qu’une liste harmonisée des documents nécessaires aurait dû être définie en amont par la Banque centrale de Tunisie, puis publiée par les banques avant l’ouverture des inscriptions. Il propose aussi de permettre aux demandeurs de compléter leur dossier au moment de l’octroi du prêt.

L’analyste relève par ailleurs des différences dans les exigences des établissements bancaires. Certaines banques demandent notamment une attestation d’affiliation à la CNSS, tandis que d’autres réclament un document relatif aux engagements financiers du demandeur auprès du secteur bancaire. Selon lui, cette dernière information étant déjà disponible dans le système bancaire, sa présentation physique pourrait être évitée.

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Bons du Trésor : l’encours franchit 38 milliards de dinars

À fin septembre 2026, l’encours des Bons du Trésor a dépassé pour la première fois le seuil des 38 milliards de dinars, confirmant la progression du financement de l’État sur le marché intérieur. Selon les indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT), il s’établit désormais à 38,23 milliards de dinars, contre 31,64 milliards un an auparavant. En douze mois, l’encours a ainsi augmenté de 6,59 milliards de dinars, soit une progression de 20,83 %. À ce rythme, dans un an, tout porte à penser que les Bons du Trésor dépasseront les 40 milliards de dinars.

Cette hausse repose entièrement sur les Bons du Trésor Assimilables (BTA), leur encours étant passé de 28,59 milliards de dinars à fin septembre 2025 à 36,54 milliards un an plus tard, soit une hausse de 7,95 milliards de dinars (+27,79 %). À l’inverse, les Bons du Trésor à court terme (BTC) ont fortement reculé, passant de 3,05 à 1,69 milliard de dinars, soit une baisse de 44,49 %.

Cette évolution a profondément modifié la structure de l’encours. Les BTA représentent désormais 95,58 % des Bons du Trésor, contre 90,37 % un an auparavant. Dans le même temps, la part des BTC est tombée de 9,63 % à seulement 4,42 %.

La structure du financement s’oriente donc nettement vers les maturités à moyen et long terme, tandis que le poids des titres à court terme diminue de moitié. Cette recomposition peut contribuer à limiter la pression liée aux échéances rapprochées et à mieux étaler les remboursements dans le temps.

Elle ne signifie toutefois pas une diminution de l’endettement sous forme de Bons du Trésor. Au contraire, malgré le recul marqué des BTC, l’encours global a progressé de près de 6,6 milliards de dinars en un an. Les chiffres de fin septembre traduisent donc un double mouvement : un accroissement du volume total des titres en circulation et une nette préférence pour les maturités plus longues.

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ONUDI-Japon : Echanges autour du développement industriel en Tunisie

Le Japon, premier contributeur gouvernemental au financement volontaire de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) en 2025, entretient avec l’Organisation un partenariat couvrant notamment le transfert de technologies et de compétences, le renforcement des capacités industrielles ainsi que l’appui aux entreprises et aux chaînes de valeur.

Dans ce contexte, une rencontre s’est tenue entre S.E. M. SAITO Jun, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en Tunisie, et M. Lassaad Ben Hassine, Représentant de l’ONUDI en Tunisie, accompagné de ses collègues Mme Giusy Musaro et M. Idriss Guerziz. Les échanges ont porté sur les activités de l’ONUDI en Tunisie et les priorités en matière de développement industriel durable et inclusif.

La rencontre a permis de présenter le portefeuille de coopération technique de l’ONUDI en Tunisie ainsi que les principales orientations du futur Programme de Partenariat Pays (PCP) Tunisie 2026-2030, notamment en matière de compétitivité des PME, d’innovation et de transformation numérique, de transition énergétique et de décarbonation, d’économie circulaire et de développement des compétences.

Ces priorités sont alignées sur le Plan de développement de la Tunisie 2026-2030 et s’inscrivent dans les orientations du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

Communiqué

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Devises : 24 milliards de dinars, un coussin de 93 jours

Les avoirs nets en devises de la Tunisie se sont établis à 23,843 milliards de dinars, soit l’équivalent de 93 jours d’importation, à la date du 30 septembre 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

La BCT indique également que les transactions portant sur les billets et monnaies métalliques ont atteint 29,692 millions de dinars au cours de la même journée.

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Déclarations fiscales : 4 dates clés en octobre 2026

La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, a publié son agenda fiscal pour le mois d’octobre 2026, qui fixe quatre principales échéances pour l’accomplissement des obligations fiscales et le paiement des impôts et taxes.

Voici les 4 dates clés à retenir :

16 octobre 2026 : dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes physiques.

16 octobre 2026 : échéance également fixée pour le dépôt de la déclaration trimestrielle par les personnes soumises au régime forfaitaire ainsi que celles relevant du régime réel.

20 octobre 2026 : dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales adhérant au système de déclaration et de paiement des impôts à distance.

28 octobre 2026 : échéance pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales non adhérentes au système de déclaration et de paiement des impôts à distance.

Ces échéances s’inscrivent dans le cadre des obligations fiscales périodiques auxquelles sont soumis les contribuables. Le ministère des Finances met par ailleurs à leur disposition des services permettant d’effectuer à distance les opérations de déclaration et de calcul des impôts via les plateformes électroniques dédiées.

L’administration générale des impôts précise que les dates indiquées correspondent au dernier jour du délai légal prévu pour le dépôt des déclarations fiscales et non à l’unique date possible pour accomplir ces formalités.

Elle recommande ainsi aux contribuables concernés de déposer leurs déclarations dans les jours précédant les échéances maximales, afin d’éviter l’affluence aux recettes des finances et de limiter la pression sur les systèmes informatiques durant les dernières heures.

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Recrutement des docteurs : le Parlement promet des auditions

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, s’est engagé à transmettre le dossier des docteurs sans emploi à la commission parlementaire compétente, afin qu’il fasse l’objet des auditions nécessaires.

Lors d’une rencontre tenue vendredi 2 octobre au palais du Bardo avec Imen Baccouch, membre du conseil local d’Ezzahra, et Hatem Ben Jemaa, chargé du dossier des docteurs au chômage, Brahim Bouderbala a assuré que le pouvoir législatif était disposé à déployer les efforts nécessaires pour favoriser l’emploi de ces compétences, dans le cadre de ses prérogatives.

Le représentant des docteurs au chômage a toutefois souligné que ce dossier n’avait pas encore trouvé de solution définitive. Il a notamment pointé les limites du recours aux concours de recrutement, qui ne répondraient pas pleinement aux besoins de cette catégorie, compte tenu du nombre limité de postes ouverts dans certaines spécialités. Les deux interlocuteurs ont ainsi appelé le Parlement à œuvrer à la mise en place d’une approche globale en matière d’emploi, permettant de mieux intégrer ces compétences et de leur offrir de véritables perspectives professionnelles. L’objectif est notamment de valoriser leur expertise dans les domaines de l’enseignement et de la recherche scientifique.

Bouderbala insiste sur la valorisation des compétences

Brahim Bouderbala a indiqué comprendre les préoccupations exprimées et souligné la nécessité de préserver les compétences et les élites tunisiennes et de leur accorder l’attention requise.

Il a également mis en avant la valeur du diplôme de doctorat, considéré comme le plus haut grade universitaire dans l’enseignement supérieur, appelant ainsi à mieux valoriser les compétences qu’il représente.

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Budget 2027 : le Conseil des régions transmet son projet au ministère des Finances

Le Bureau du Conseil national des régions et des districts a approuvé, jeudi, le projet de budget de l’institution pour 2027 et décidé de le transmettre au ministère des Finances. Il a également appelé l’ensemble des commissions à reprendre leurs travaux, en prévision de l’examen du projet de loi de finances pour 2027.

Réuni sous la présidence d’Imed Derbali, le Bureau a consacré ses travaux aux préparatifs de la nouvelle session parlementaire 2026-2027. Plusieurs axes inscrits au programme de formation de cette session ont également été examinés, selon un communiqué publié vendredi par le Conseil.

Les commissions appelées à reprendre leurs travaux

À l’issue de la réunion, le Bureau a décidé de transmettre à la Commission des services et du développement social une proposition relative à un projet de plan stratégique de restructuration du transport terrestre.

Les questions écrites déposées par les membres du Conseil seront, quant à elles, transmises aux ministères concernés.

À l’ouverture de la réunion, le président du Conseil, Imed Derbali, a souligné l’importance de la période actuelle, compte tenu, selon lui, des enjeux auxquels sont confrontées les institutions de l’État et des responsabilités qui leur incombent.

Il a appelé les membres du Conseil à poursuivre leur travail avec « responsabilité », en plaçant l’intérêt national au cœur de leur action. L’écoute des citoyens, la prise en compte de leurs préoccupations et la défense de leurs droits doivent, a-t-il insisté, rester au centre de l’action du Conseil.

L’intérêt national au cœur du discours

Imed Derbali a également souligné que « la victoire de la Tunisie » constitue une responsabilité collective. Il a appelé à préserver l’unité de l’État et de ses institutions, à défendre la souveraineté et les intérêts supérieurs du pays et à préserver sa stabilité.

Le Conseil national des régions et des districts entend ainsi poursuivre sa mission de représentation et de contrôle, en restant attentif aux préoccupations des citoyens et en contribuant, selon son président, à l’édification d’un État « juste et fort ».

Pour la prochaine étape, Imed Derbali a appelé à davantage de cohésion et à une mobilisation accrue autour des priorités nationales, alors que le Conseil se prépare à reprendre pleinement ses travaux et à participer à l’examen des échéances législatives à venir.

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Portrait. Camélia Barbachi, la mode en héritage

Après un début de carrière dans le marketing, Camélia Barbachi a choisi de revenir à sa passion première en lançant CHEZ NOUS. Sa marque réinvente le vestiaire tunisien dans un langage contemporain, inclusif et responsable. Distribuée à New York comme…

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Renforcer les liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie

La 3e édition des Innovation Talks, cycle de rencontres initié par l’ambassade d’Italie à Tunis et par Terna Innovation Zone a porté sur le renforcement des liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie afin de développer de nouvelles solutions dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la surveillance industrielle et de l’intelligence artificielle.

La rencontre s’est tenue au sein de Terna Innovation Zone Tunisia (dans le «Spazio Italia») et a donné lieu à un échange entre Nicandro Buono, cofondateur de la start-up italienne eMomentum, et Dhaker Hadded, cofondateur de l’entreprise tunisienne Orbit Engineering Solutions, sous la modération de Wassim Ben Larbi.

Le débat a porté principalement sur les applications de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies à la surveillance des installations industrielles, à la maintenance et à l’optimisation de la consommation d’énergie.

«Renforcer les synergies entre les écosystèmes d’innovation italien et tunisien peut jouer un rôle clé dans la recherche de solutions innovantes pour relever les défis de l’efficacité énergétique et de l’optimisation des processus industriels», a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant qu’il s’agit du premier «Innovation Talk» organisé directement au sein de la Terna Innovation Zone.

Ce pôle de Tunis, inauguré par Terna en janvier 2025, constitue la première «Innovation Zone» du groupe italien en Afrique ; il a été conçu pour soutenir les startups, la formation et le développement des compétences dans le cadre de la transition énergétique et numérique de la Tunisie. Le projet vise également à nouer des collaborations entre entreprises innovantes, universités, centres de recherche et acteurs industriels des deux pays. Cette initiative s’inscrit dans le partenariat énergétique plus large entre l’Italie et la Tunisie ainsi que dans le cadre d’Elmed — le projet d’interconnexion électrique sous-marine de 600 MW entre les deux pays, développé conjointement par Terna et la société tunisienne Steg comme première liaison électrique directe entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

C’est précisément la présence du projet Elmed qui a motivé le choix de Tunis comme zone stratégique pour les activités d’innovation du groupe italien. Cette nouvelle édition des «Innovation Talks» confirme ainsi l’intérêt croissant de la coopération économique italo-tunisienne pour les technologies numériques, les «cleantech» et l’efficacité énergétique, en associant aux grands projets d’infrastructure des initiatives axées sur le développement de startups et de compétences technologiques locales.

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Autoroutes : la BID injecte 335,5 M€ pour désenclaver le nord-ouest tunisien

La Banque islamique de développement (BID) a donné son feu vert à un prêt de 335,49 millions d’euros destiné à la Tunisie. Ce financement permettra de prolonger le réseau autoroutier jusqu’aux gouvernorats du Kef et de Jendouba, dans le nord-ouest du pays.

Approuvée lors de la 368ᵉ réunion de son Conseil d’administration, tenue les 29 et 30 septembre à Djeddah, en Arabie saoudite, cette enveloppe doit mettre fin à l’isolement relatif de la région. Elle vise donc à améliorer la mobilité, renforcer la sécurité routière et moderniser les liaisons de transport. Et ce, tout en soutenant la cohésion sociale et l’intégration économique régionale.

Il s’agit de l’autoroute Kef–Tunis dont les études techniques du tronçon ont été bouclées au premier semestre 2026. Ensuite, il y a l’A2 Tunis–Jelma, un projet faisant partie du programme national d’extension du réseau autoroutier.

938 millions de dollars pour six pays

Le prêt accordé à la Tunisie s’inscrit dans un plan d’investissements plus vaste, d’un montant de 938 millions de dollars, mobilisé par la BID en faveur de six États membres. Parmi eux figurent le Nigeria, qui reçoit 60,67 millions de dollars pour le développement agricole dans l’État de Katsina, ainsi que l’Ouzbékistan, le Pakistan, la Syrie et la République kirghize, pour des projets touchant à l’énergie, à la santé, à l’eau et aux transports.

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Ennakl Automobiles : le chiffre d’affaires atteint 368,37 MDT, en hausse de 4,6 %

Le groupe Ennakl Automobiles a dégagé un résultat net part du groupe de 29,97 MDT au premier semestre 2026, contre 37,14 MDT un an plus tôt. Son chiffre d’affaires consolidé a progressé de 4,62 %, à 368,37 MDT.

Le résultat par action ressort à 0,999 dinar, contre 1,238 dinar au premier semestre 2025. Le recul s’explique d’abord par la marge brute, qui est passée de 72,26 MDT à 63,72 MDT (-11,8 %). Le coût des ventes a augmenté de 8,9 %, à 304,65 MDT, soit plus vite que l’activité.

Pour les véhicules neufs, le coût des unités vendues a progressé de 7,3 %, à 248,14 MDT, alors que les ventes de ces véhicules ont crû de 2,5 %, à 296,43 MDT.

Les ventes de pièces de rechange, d’accessoires et de lubrifiants ont gagné 15,5 %, à 65,36 MDT, et leur coût 18,9 %, à 50,34 MDT.

Les locations de véhicules ont rapporté 3,45 MDT (+17,4 %); tandis que les ventes de véhicules d’occasion sont revenues de 1,69 MDT à 1,17 MDT.

Les chiffres de 2025 ont été retraités : le groupe a reclassé dans le coût des ventes plusieurs charges des véhicules loués par sa filiale STLV, auparavant comptabilisées en charges administratives ou en frais de commercialisation.

Retour sur les chiffres

Le résultat opérationnel s’établit à 30,93 MDT, en baisse de 25,9 % par rapport aux 41,76 MDT du premier semestre 2025. Les frais de commercialisation et de distribution atteignent 15,61 MDT (14,85 MDT un an plus tôt) et les charges administratives 18,94 MDT (17,74 MDT).

Le résultat financier net progresse à 10,28 MDT, contre 9,27 MDT, avec 11,04 MDT de dividendes reçus (10,08 MDT en 2025). Les intérêts sur escompte d’effets ont atteint 2,02 MDT, contre 0,69 MDT. Le résultat avant impôt ressort à 41,22 MDT, contre 51,03 MDT, et la charge d’impôt à 11,24 MDT, contre 13,89 MDT.

Le total du bilan s’élève à 834,25 MDT, contre 630,30 MDT au 31 décembre 2025. Les créances clients ont augmenté de 37,5 %, à 190,88 MDT, dont 51,36 MDT d’effets escomptés non échus, contre 18,73 MDT à fin 2025. Les stocks atteignent 195,76 MDT (192,98 MDT), dont 86,94 MDT de véhicules neufs en cours de dédouanement, contre 59,36 MDT. Les dettes fournisseurs s’élèvent à 206,46 MDT, contre 196,79 MDT.

Emprunts et dettes financières

Les emprunts et dettes financières courants sont passés de 20,14 MDT à 65,55 MDT. Ils comprennent 51,36 MDT d’effets escomptés non échus, 13,11 MDT de billets à ordre et 1,09 MDT d’emprunt auprès d’Amen Bank. Le ratio d’endettement, qui rapporte la dette nette au capital total, est de 36 %, contre 34 % fin 2025. Les autres passifs courants ont atteint 58,17 MDT, contre 9,03 MDT, notamment avec les 27 MDT de dividendes à payer et une avance de 14 MDT en compte courant accordée par PGI Holding. Le groupe PGI constitue le bloc d’actionnaires majoritaire de la société.

Les flux de trésorerie liés à l’exploitation sont négatifs de 5,66 MDT, contre un solde négatif de 2,79 MDT au premier semestre 2025. Les acquisitions d’immobilisations ont atteint 8,70 MDT, contre 6,87 MDT, et les flux d’investissement totalisent 7,11 MDT de décaissements. Les activités de financement ont dégagé 34,47 MDT, notamment grâce à 31,84 MDT de crédits de gestion à court terme, 19,38 MDT d’encaissements sur emprunts et billets à ordre et les 14 MDT de PGI. Elles intègrent aussi 3 MDT de dividendes versés et un décaissement de 21,48 MDT, qui correspond au montant des fonds bancaires bloqués pour des opérations d’importation sur fonds propres, désormais inscrits en actifs financiers à court terme. La trésorerie s’élève à 54,44 MDT fin juin, contre 32,74 MDT fin décembre.

Faits du semestre

Parmi les autres faits du semestre, la filiale STLV, spécialisée dans la location de véhicules sous la marque Hertz, a décidé une augmentation de capital de 7 MDT, entièrement réservée à la société mère. Au 30 juin, 5 MDT avaient été libérés et 2 MDT souscrits mais non encore appelés.

La circulaire n° 2026-04 de la Banque centrale de Tunisie relative aux conditions de financement de l’importation de produits non prioritaires est entrée en vigueur, sans que le document en chiffre l’effet. Le 24 juin 2026, l’assemblée générale ordinaire a approuvé l’émission d’un emprunt obligataire sans appel public à l’épargne, pour un montant maximal de 100 MDT.

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