❌

Lese-Ansicht

Agression sexuelle à El Mellassine | Une 2ᵉ suspecte arrêtée

Une femme de 22 ans a été arrêtée hier, dans le cadre de l’affaire de la séquestration et du viol de l’adolescente à El Mellassine (à Tunis).

C’est ce qu’affirme une source informée citée par Mosaïque FM, en ajoutant que la suspecte a été placée en garde à vue sur ordre du Ministère public, portant à plusieurs le nombre de suspects retenus dans cette affaire de violences et d’agression sexuelle sur mineure.

Pour rappel, la police avait préalablement procédé à l’arrestation d’une mineure âgée de 14 ans et d’un infirmier, parmi les suspects liés de près ou de loin à cette affaire.

Par ailleurs, des avis de recherche ont été émis à l’encontre d’autres suspects en fuite et l’enquête se poursuit.

Y. N.

L’article Agression sexuelle à El Mellassine | Une 2ᵉ suspecte arrêtée est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunisie | Sahbi Atig en grève de la faim depuis mardi dernier

Privé d’un parloir spécial, le dirigeant du parti islamiste Ennahdha, Sahbi Atig, a entamé une grève de la faim depuis mardi dernier, annonce son épouse Zeineb Mraihi.

Dans une vidéo publiée ce vendredi 2 octobre 2026 après une visite à la prison, Zeineb Mraihi a précisé que son époux a décidé de maintenir la grève de la faim jusqu’à ce qu’il puisse obtenir un parloir spécial (visite directe et sans barrières).

Il a par ailleurs affirmé que si son état de santé venait à se dégrader, il refuserait de se rendre à l’hôpital, tout en soulignant que son seul souhait est d’obtenir son droit, a ajouté son épouse, sans cacher son inquiétude quant à l’état de santé de son mari.

Elle a de ce fait rappelé que Sahbi Atig, âgé de 67 ans, avait observé en juillet 2023 une grève de la faim qui avait duré 54 jours pour protester contre ce qu’il considère comme une détention injuste et injustifiée, et que cela avait impacté sa santé, désormais fragilisée, a-t-elle souligné.

Mme Atig rappelle par ailleurs que son mari a fait l’objet de jugements le condamnant à une peine totale de 23 ans : « Il lui reste 20 ans de prison… On a appris à prendre notre mal en patience et tout ce qu’on demande, c’est qu’il les passe au moins dans la dignité et qu’il jouisse de ses droits. ».

Y. N.

L’article Tunisie | Sahbi Atig en grève de la faim depuis mardi dernier est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

ONUDI-Japon : Echanges autour du développement industriel en Tunisie

Le Japon, premier contributeur gouvernemental au financement volontaire de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) en 2025, entretient avec l’Organisation un partenariat couvrant notamment le transfert de technologies et de compétences, le renforcement des capacités industrielles ainsi que l’appui aux entreprises et aux chaînes de valeur.

Dans ce contexte, une rencontre s’est tenue entre S.E. M. SAITO Jun, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en Tunisie, et M. Lassaad Ben Hassine, Représentant de l’ONUDI en Tunisie, accompagné de ses collègues Mme Giusy Musaro et M. Idriss Guerziz. Les échanges ont porté sur les activités de l’ONUDI en Tunisie et les priorités en matière de développement industriel durable et inclusif.

La rencontre a permis de présenter le portefeuille de coopération technique de l’ONUDI en Tunisie ainsi que les principales orientations du futur Programme de Partenariat Pays (PCP) Tunisie 2026-2030, notamment en matière de compétitivité des PME, d’innovation et de transformation numérique, de transition énergétique et de décarbonation, d’économie circulaire et de développement des compétences.

Ces priorités sont alignées sur le Plan de développement de la Tunisie 2026-2030 et s’inscrivent dans les orientations du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

Communiqué

L’article ONUDI-Japon : Echanges autour du développement industriel en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Festival du film des femmes et des jeunes de Djerba | Mohamed Ali Ben Jemaa président d’honneur

​Le comité directeur du Festival international du film des femmes et des jeunes de Djerba annonce le choix de l’artiste tunisien Mohamed Ali Ben Jemaa en tant que président d’honneur de la 12e édition du festival, qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2026 sur l’île de Djerba.

​Ce choix intervient en hommage à son parcours artistique distingué, à ses contributions à la scène cinématographique et dramatique tunisienne, ainsi qu’à sa présence remarquable sur la scène artistique nationale.

La direction du festival salue l’acceptation par l’artiste Mohamed Ali Ben Jemaa de cette fonction honorifique, estimant que sa présence constitue une contribution artistique et symbolique majeure à cette édition, qui vise à soutenir la création cinématographique, à renforcer la présence du cinéma tunisien et à mettre en valeur le rôle des femmes et des jeunes dans le 7e art.

Le festival poursuit également son ouverture sur les expériences cinématographiques arabes et internationales, en favorisant les échanges artistiques et en créant des espaces de dialogue et de rencontre entre les artistes et cinéastes de Tunisie et du monde entier.

L’article Festival du film des femmes et des jeunes de Djerba | Mohamed Ali Ben Jemaa président d’honneur est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunisie | Cellules orageuses et pluies locales annoncées pour cette nuit

​Le temps sera marqué, cette nuit, par des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois intenses et de chutes locales de grêle sur les régions de l’iuest.

Sur le reste du pays, le ciel sera traversé par des nuages passagers, alors que les vents souffleront relativement forts près des côtes et dans le sud, et seront faibles à modérés sur le reste du pays.

Des rafales de vent plus soutenues sont toutefois attendues sous les orages, ajoute l’Institut national de la météorologie (INM).

La même source ajoute que les températures nocturnes seront comprises entre 21 °C et 26 °C, et se situeront autour de 18 °C sur les hauteurs ouest.

Y. N.

L’article Tunisie | Cellules orageuses et pluies locales annoncées pour cette nuit est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Cybersécurité : quel coût pour l’aide américaine à la Tunisie ?

Alors que le pouvoir tunisien revendique depuis plusieurs années une ligne souverainiste et une volonté de réduire les dépendances extérieures, la coopération sécuritaire avec Washington continue de s’intensifier. En matière de cybersécurité, cette coopération vient de franchir un nouveau cap…

L’article Cybersécurité : quel coût pour l’aide américaine à la Tunisie ? est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Portrait. Camélia Barbachi, la mode en héritage

Après un début de carrière dans le marketing, Camélia Barbachi a choisi de revenir à sa passion première en lançant CHEZ NOUS. Sa marque réinvente le vestiaire tunisien dans un langage contemporain, inclusif et responsable. Distribuée à New York comme…

L’article Portrait. Camélia Barbachi, la mode en héritage est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Kromberg & Schubert mise une nouvelle fois sur Béja avec une usine à 300 MD

Kromberg & Schubert passe à la vitesse supérieure. Le groupe allemand, créé en 1902, vient une nouvelle fois de choisir Béja. Selon les données rapportées par l’Agence TAP, le groupe vient d’inaugurer “Béja 2”, une nouvelle usine spécialisée dans les câbles et systèmes de câblage automobile. Installé dans la zone industrielle de Béja, le site doit encore monter en puissance au cours des prochaines années.

Ce choix n’est pas anodin. En Tunisie, la filière des fils, câbles isolés et faisceaux de câbles est largement tournée vers l’export. Elle compte 106 entreprises employant au moins 10 personnes, dont 99 totalement exportatrices, pour un total de 74 820 emplois, selon les dernières données de l’APII publiées en septembre 2026.

D’ailleurs, la nouvelle usine s’étend sur 60 000 m². Sa construction et son équipement représentent un investissement de 270 millions de dinars. Le montant total devrait atteindre près de 300 millions de dinars une fois le projet achevé, selon Wissam Badri, directeur général de Kromberg & Schubert à Béja, relayé par l’Agence TAP.

Le site emploie déjà 2 600 personnes. L’effectif doit passer à 3 500 en 2027, puis à 6 000 en 2028. À l’horizon 2029, le projet devrait permettre la création d’environ 7 500 emplois supplémentaires. Avec les deux usines installées à Béja, le groupe devrait ainsi atteindre près de 14 700 emplois dans la région en 2029. Le chiffre d’affaires cumulé des deux sites devrait, à la même échéance, avoisiner 1,5 milliard de dinars. En effet, la même source précise que Béja 2 tend à accompagner l’augmentation des besoins de ses clients dans l’industrie automobile. La direction présente le site comme sa plus grande unité de production en Tunisie et l’une des plus importantes du groupe à l’échelle internationale.

Le groupe allemand est spécialisé dans les systèmes de câblage utilisés dans les véhicules. Son activité couvre notamment les faisceaux destinés au moteur, à l’habitacle, aux portes et aux batteries. Il fournit des constructeurs automobiles et des équipementiers internationaux. La fabrication de systèmes de câblage reste au cœur de son activité. Kromberg & Schubert indique également développer des solutions dans les câbles, les fils et les composants en plastique. Le groupe dispose de sites de production et de centres technologiques dans plusieurs régions du monde. La Tunisie occupe déjà une place dans ce dispositif. Le groupe y dispose de plusieurs implantations, dont ses activités industrielles à Béja et un centre technologique à Ariana. Ces sites s’intègrent dans un réseau de production qui couvre plusieurs pays. A dire vrai, cette présence change toutefois d’échelle. Le projet combine une nouvelle capacité de production et une forte création d’emplois. Il doit aussi permettre au groupe de répondre à de nouveaux besoins du marché automobile tout en renforçant son activité depuis la Tunisie.

En général, la performance de cette industrie dépasse aujourd’hui le marché local. Elle s’est surtout affirmée à l’international, portée par un capital humain qualifié, une proximité logistique avec l’Europe et des coûts qui restent compétitifs. La Tunisie développe également des activités dans l’ingénierie, les logiciels, les systèmes embarqués et la R&D, avec l’objectif de prendre davantage de place dans les nouvelles chaînes de valeur de l’automobile. Le secteur compte désormais plus de 280 entreprises actives dans la construction automobile et les composants et emploie plus de 120 000 personnes. En 2025, ses exportations ont atteint environ 3,9 milliards d’euros. L’Allemagne arrive en tête des destinations avec 37 % des exportations, devant la France avec 21 %, la Roumanie avec 12 % et l’Italie avec 11 %.

Cette dynamique trouve écho dans le numéro 332 de Managers, qui a récemment consacré un dossier à l’industrie électronique et à ses enjeux de compétitivité. Pour ne pas perdre le fil, rappelons que Managers en est aujourd’hui à son numéro 333, disponible en kiosque.Au fil des pages, le dossier explore les grands enjeux ESG, de la notation extrafinancière à la gouvernance, en passant par la gestion de l’eau…

L’article Kromberg & Schubert mise une nouvelle fois sur Béja avec une usine à 300 MD est apparu en premier sur Managers.

  •  

Tunisie. Décret 54 : Carthage desserre l’étau, sans vraiment lâcher prise

Le chef de l’Etat, Kaïs Saïed, a décidé de modifier l’article 24 du décret-loi 54, supprimant la peine de prison pour la diffusion de « fausses informations », sauf en cas de récidive. Une décision qui peut apparaître comme un…

L’article Tunisie. Décret 54 : Carthage desserre l’étau, sans vraiment lâcher prise est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tunisie. Biens confisqués du clan Ben Ali : le procès-fleuve qui remet Riadh Ben Fadhl au cœur de l’affaire

Plus de quinze ans après la révolution, l’un des principaux dossiers judiciaires liés aux biens confisqués de l’ancien régime s’est ouvert ce 30 septembre à Tunis. Une trentaine de personnes comparaissent dans une affaire portant sur des soupçons de corruption…

L’article Tunisie. Biens confisqués du clan Ben Ali : le procès-fleuve qui remet Riadh Ben Fadhl au cœur de l’affaire est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Bâtir une marque industrielle

La Tunisie a des atouts pour devenir un hub électronique régional. Aymen Troudi, plant general manager de TIS Circuits, dessine les conditions nécessaires pour transformer ce potentiel en une marque industrielle crédible et attractive pour les investisseurs.

Dans la compétition pour les investissements industriels, le coût d’implantation ou la proximité géographique ne suffisent plus à faire la différence. Les groupes internationaux recherchent des écosystèmes capables de combiner compétences, infrastructures, fournisseurs, énergie, certifications et capacité d’accompagnement dans la durée. La Tunisie possède déjà plusieurs de ces briques. Son défi consiste désormais à les assembler pour construire une proposition de valeur lisible et différenciante. C’est tout l’enjeu du «Tunis Electronics Hub», une ambition portée par les acteurs du secteur autour d’Elentica. Créé en 2017, le cluster rassemble une partie importante de l’écosystème électronique tunisien et cherche aujourd’hui à structurer une dynamique commune. Pour Aymen Troudi, le concept de «Tunis Electronics Hub» est une ambition à la fois «pertinente» et «réaliste», mais sa concrétisation suppose une vision claire, des actions coordonnées et des investissements capables de renforcer l’ensemble de l’écosystème. La priorité est donc moins de proclamer l’existence d’un hub que d’en construire les attributs: développer les compétences, attirer des investissements à plus forte valeur ajoutée, renforcer les capacités industrielles et améliorer les conditions offertes aux investisseurs.

Construire une marque pays autour de l’électronique

L’enjeu dépasse la seule promotion d’une filière. Il s’agit aussi de faire évoluer la perception internationale de la Tunisie. Le pays ne peut plus se présenter uniquement comme une plateforme de production compétitive et proche de l’Europe. Pour gagner en attractivité, il doit démontrer sa capacité à accueillir des activités électroniques plus complexes, à accompagner leur développement et à monter davantage dans les chaînes de valeur technologiques. Construire une marque Tunisie dans l’électronique suppose ainsi de passer d’une addition d’avantages individuels à une promesse collective: celle d’un écosystème compétent, fiable et capable de créer davantage de valeur. C’est à cette condition que le «Tunis Electronics Hub» pourra devenir autre chose qu’un slogan: un véritable argument de compétitivité industrielle.

Le capital humain, premier pilier d’une marque pays crédible

Pour Aymen Troudi, l’un des principaux avantages du site tunisien réside dans ses compétences. Il insiste sur la qualité des profils disponibles et cite le cas d’investisseurs ayant constaté la difficulté de retrouver, dans certains pays concurrents, le même vivier de compétences dans l’électronique. Ce constat devrait faire évoluer la manière dont la Tunisie présente son offre industrielle. En communiquant principalement sur le coût de sa main-d’œuvre, le pays risque de réduire son positionnement à celui d’une plateforme de sous-traitance. Or, pour Troudi, l’opportunité réside aussi dans la capacité à attirer des projets à forte valeur ajoutée et à développer de nouvelles compétences technologiques. Mais le capital humain ne suffit pas. Pour devenir une véritable destination industrielle, la Tunisie doit proposer un écosystème complet associant formation, ingénierie, sous-traitance, logistique, certifications et disponibilité énergétique. À ces compétences s’ajoute un autre avantage: la proximité avec l’Europe. Dans un contexte de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et de volonté de réduire certaines dépendances vis-à-vis de l’Asie, Troudi considère la Tunisie comme étant bien positionnée pour bénéficier des dynamiques de reshoring et de rapprochement des capacités de production. La comparaison avec la Chine ne doit donc pas se limiter au coût de la main-d’œuvre. Troudi évoque un écart relativement limité sur certains profils opérationnels, qui peut être compensé par les avantages logistiques. Là où certains approvisionnements asiatiques peuvent nécessiter plusieurs semaines, la proximité avec les marchés européens permet de réduire fortement les délais. Le changement de récit devient alors essentiel: la Tunisie ne doit pas chercher à être la destination la moins chère, mais celle qui combine compétences, proximité, réactivité et capacité à exécuter des projets industriels complexes.

De l’attractivité à l’expérience investisseur

Une marque industrielle n’est crédible que si la promesse affichée se retrouve sur le terrain. Or, plusieurs fragilités continuent de limiter l’efficacité de l’écosystème. Troudi cite notamment la logistique, les certifications qui restent encore inégalement diffusées dans la filière et surtout la disponibilité énergétique. Pour un industriel, ces dimensions ne sont pas accessoires: elles déterminent directement la capacité d’un site à produire, livrer et se développer. Des compétences reconnues et une situation géographique avantageuse perdent en effet une partie de leur valeur si l’investisseur rencontre ensuite des difficultés pour acheminer ses équipements, répondre à certaines exigences de certification ou sécuriser ses besoins énergétiques. Troudi évoque d’ailleurs le cas d’investisseurs ayant hésité entre la Tunisie et le Maroc. Pour les convaincre, estime-t-il, la promotion ne suffit pas. Il faut être capable de les accueillir, de leur présenter concrètement l’écosystème et de transformer l’intérêt initial en décision d’investissement. Cette logique concerne également le ciblage des IDE. Pour notre interlocuteur, l’intérêt d’un investissement ne se mesure pas uniquement au capital injecté. Il réside aussi dans sa capacité à apporter de nouvelles technologies, à développer les compétences locales et à renforcer le tissu industriel existant. L’exemple de TIS Circuits, filiale du groupe ALL Circuits spécialisée dans la sous-traitance de cartes électroniques, l’illustre. L’entreprise envisage la construction d’une nouvelle usine 5.0, avec un investissement annoncé d’environ 15 millions d’euros. Le projet intervient au sein d’un groupe dont le capital compte des investisseurs chinois, notamment DBG Technology. Pour Troudi, cette présence constitue aussi une opportunité. Il souligne la puissance de l’écosystème industriel chinois, sa capacité d’investissement et les gains de compétitivité obtenus notamment sur les équipements. L’enjeu pour la Tunisie n’est donc pas d’opposer capitaux européens et chinois, mais de savoir tirer parti des différents réseaux industriels internationaux pour accélérer la montée en gamme de son propre écosystème.

Diaspora et spécialisation: élargir les relais de la marque Tunisie

La construction d’une marque industrielle peut également s’appuyer sur la diaspora tunisienne. Pour Troudi, les compétences établies à l’étranger constituent une ressource encore insuffisamment mobilisée. La première étape consiste à mieux les informer de ce qui existe en Tunisie, à valoriser leurs parcours et à créer des espaces d’échange réguliers. Au-delà des compétences, ces profils disposent de réseaux professionnels et d’une connaissance directe des marchés internationaux. Ils peuvent ainsi devenir des relais de la Tunisie auprès des entreprises et des investisseurs avec lesquels ils travaillent. Mais une marque industrielle forte suppose également une spécialisation technologique plus identifiable. La filière électronique cherche ainsi à élargir son positionnement vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Les semi-conducteurs figurent parmi les pistes évoquées. Des compétences existent, notamment dans la conception et certaines activités de prototypage, mais le passage vers une production plus large supposerait de développer davantage les capacités industrielles. Le datacenter relève de la même logique de montée en gamme. Là encore, Troudi appelle à la prudence: le projet demeure une ambition et sa réalisation dépendra notamment de la capacité énergétique disponible. Ces exemples montrent que la construction d’une marque électronique tunisienne ne peut se limiter à la production existante. Elle suppose de faire émerger progressivement de nouvelles briques technologiques capables de différencier le pays.

Passer de l’ambition à l’exécution

Le Pacte pour la compétitivité à l’horizon 2030 doit fournir un cadre à cette transformation. Selon Troudi, il comprend 32 engagements, dont six portés par les acteurs privés de l’écosystème, avec un objectif de plus de 30 000 emplois à l’horizon 2030. Sa signature constitue une étape importante. Mais le véritable test sera désormais celui de l’exécution. Pour notre interlocuteur, la Tunisie doit mettre en place une gouvernance capable de tracer une trajectoire et de suivre sa mise en œuvre dans la durée. La dynamique engagée autour du Pacte doit se traduire par des actions visibles, aussi bien pour les industriels déjà implantés que pour les investisseurs qui observent le pays depuis l’étranger. Cette présence doit également s’étendre aux marchés internationaux. Troudi plaide pour une diplomatie économique plus active et une présence renforcée des industriels tunisiens dans les salons spécialisés afin de mieux promouvoir les compétences et les capacités de la filière. Au fond, la construction d’une marque tunisienne dans l’électronique repose sur quatre piliers: des compétences reconnues, des infrastructures fiables, des investissements à forte valeur ajoutée et une spécialisation technologique lisible. La Tunisie dispose déjà d’une partie de ces atouts. Son défi est désormais de les transformer en une proposition de valeur cohérente que l’investisseur peut immédiatement comprendre et surtout constater une fois sur le terrain. C’est à cette condition que le «Tunis Electronics Hub» pourra dépasser le stade de l’ambition, car une marque industrielle se construit moins par ce qu’un pays dit de lui-même que par les compétences qu’il développe, les technologies qu’il accueille, les investissements qu’il retient et l’expérience qu’il offre à ceux qui choisissent de s’y implanter.

L’article Bâtir une marque industrielle est apparu en premier sur Managers.

  •  

Quand le Maghreb entre dans le scénario du cinéma français

Longtemps cantonnés aux marges des récits, les héritages maghrébins ont progressivement gagné le centre du cinéma français. Du 30 octobre 2026 au 21 mars 2027, le Palais de la Porte Dorée retrace plus de six décennies de films, de carrières…

L’article Quand le Maghreb entre dans le scénario du cinéma français est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Affaire Yakine. L’émotion gagne Tunis : enquête pour viol sur mineur et débat sur la peine de mort

Une adolescente victime présumée d’un viol collectif dans le quartier populaire de Mellassine, se trouve toujours hospitalisée depuis lundi soir dans un état jugé préoccupant. Alors que deux suspects sont recherchés et deux autres personnes arrêtées, l’affaire a provoqué une…

L’article Affaire Yakine. L’émotion gagne Tunis : enquête pour viol sur mineur et débat sur la peine de mort est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

A la tribune de l’ONU, la Tunisie plaide pour un nouvel ordre multilatéral

À New York, Mohamed Ali Nafti a porté samedi une nouvelle fois la voix d’une Tunisie très offensive sur la Palestine, les migrations, le climat et l’intelligence artificielle. Mais c’est surtout son plaidoyer pour une réforme profonde de l’ONU qui…

L’article A la tribune de l’ONU, la Tunisie plaide pour un nouvel ordre multilatéral est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tunisie-Ouganda : le naufrage continue, Chaâbani déjà confronté à l’urgence

Un nouveau sélectionneur, quelques changements dans le groupe, des intentions intéressantes en première période… mais au bout du compte, toujours cette incapacité à gagner. Pour sa première sortie officielle à la tête des Aigles de Carthage, Mouine Chaâbani n’a pu…

L’article Tunisie-Ouganda : le naufrage continue, Chaâbani déjà confronté à l’urgence est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Macron-Chahed à New York : une poignée de main qui ravive les soupçons d’ingérence en Tunisie

Les images sont celles d’une chaleureuse poignée de main et quelques secondes d’échange cordial, diffusées sur France 24 puis relayée par les réseaux sociaux. La rencontre fortuite entre Emmanuel Macron et Youssef Chahed, dans les couloirs du Harvard Club en…

L’article Macron-Chahed à New York : une poignée de main qui ravive les soupçons d’ingérence en Tunisie est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

De Casablanca à Rabat, une nouvelle génération s’empare de la danse

Du 7 au 14 octobre, les Rencontres chorégraphiques de Casablanca reviennent pour une 12e édition qui s’étend jusqu’à Rabat. Une vingtaine de spectacles venus de 15 pays investiront six lieux dans les deux villes, avec une place centrale accordée aux…

L’article De Casablanca à Rabat, une nouvelle génération s’empare de la danse est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tunisie. Pourquoi la Banque mondiale prédit-elle un ralentissement de la croissance ?

Après le rebond enregistré en 2025, l’économie tunisienne semble déjà entrer dans une nouvelle phase de ralentissement, selon l’institution financière de Washington. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré à la Tunisie, publié le 22 septembre, la Banque mondiale…

L’article Tunisie. Pourquoi la Banque mondiale prédit-elle un ralentissement de la croissance ? est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tunisie. Football : Chaâbani face au premier test, entre reconstruction et retour aux anciens

Deux mois après le traumatisme du Mondial 2026, la Tunisie s’apprête à tourner la page avec Mouïne Chaâbani, suite à son brillant parcours à la tête du club marocain RS Berkane. Le nouveau sélectionneur a dévoilé sa première liste, à…

L’article Tunisie. Football : Chaâbani face au premier test, entre reconstruction et retour aux anciens est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tribune | Tunisie. Gouverner sans municipalités

L’absence depuis trois ans des municipalités continue de bouleverser la manière de vivre des Tunisiens dans leurs cités. Il ne semble pas que l’élection des conseils municipaux soit une urgence dans l’agenda politique du pouvoir.   En bref Les conseils…

L’article Tribune | Tunisie. Gouverner sans municipalités est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  
❌