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ONUDI-Japon : Echanges autour du développement industriel en Tunisie

Le Japon, premier contributeur gouvernemental au financement volontaire de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) en 2025, entretient avec l’Organisation un partenariat couvrant notamment le transfert de technologies et de compétences, le renforcement des capacités industrielles ainsi que l’appui aux entreprises et aux chaînes de valeur.

Dans ce contexte, une rencontre s’est tenue entre S.E. M. SAITO Jun, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en Tunisie, et M. Lassaad Ben Hassine, Représentant de l’ONUDI en Tunisie, accompagné de ses collègues Mme Giusy Musaro et M. Idriss Guerziz. Les échanges ont porté sur les activités de l’ONUDI en Tunisie et les priorités en matière de développement industriel durable et inclusif.

La rencontre a permis de présenter le portefeuille de coopération technique de l’ONUDI en Tunisie ainsi que les principales orientations du futur Programme de Partenariat Pays (PCP) Tunisie 2026-2030, notamment en matière de compétitivité des PME, d’innovation et de transformation numérique, de transition énergétique et de décarbonation, d’économie circulaire et de développement des compétences.

Ces priorités sont alignées sur le Plan de développement de la Tunisie 2026-2030 et s’inscrivent dans les orientations du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

Communiqué

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Devises : 24 milliards de dinars, un coussin de 93 jours

Les avoirs nets en devises de la Tunisie se sont établis à 23,843 milliards de dinars, soit l’équivalent de 93 jours d’importation, à la date du 30 septembre 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

La BCT indique également que les transactions portant sur les billets et monnaies métalliques ont atteint 29,692 millions de dinars au cours de la même journée.

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Déclarations fiscales : 4 dates clés en octobre 2026

La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, a publié son agenda fiscal pour le mois d’octobre 2026, qui fixe quatre principales échéances pour l’accomplissement des obligations fiscales et le paiement des impôts et taxes.

Voici les 4 dates clés à retenir :

16 octobre 2026 : dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes physiques.

16 octobre 2026 : échéance également fixée pour le dépôt de la déclaration trimestrielle par les personnes soumises au régime forfaitaire ainsi que celles relevant du régime réel.

20 octobre 2026 : dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales adhérant au système de déclaration et de paiement des impôts à distance.

28 octobre 2026 : échéance pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales non adhérentes au système de déclaration et de paiement des impôts à distance.

Ces échéances s’inscrivent dans le cadre des obligations fiscales périodiques auxquelles sont soumis les contribuables. Le ministère des Finances met par ailleurs à leur disposition des services permettant d’effectuer à distance les opérations de déclaration et de calcul des impôts via les plateformes électroniques dédiées.

L’administration générale des impôts précise que les dates indiquées correspondent au dernier jour du délai légal prévu pour le dépôt des déclarations fiscales et non à l’unique date possible pour accomplir ces formalités.

Elle recommande ainsi aux contribuables concernés de déposer leurs déclarations dans les jours précédant les échéances maximales, afin d’éviter l’affluence aux recettes des finances et de limiter la pression sur les systèmes informatiques durant les dernières heures.

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Recrutement des docteurs : le Parlement promet des auditions

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, s’est engagé à transmettre le dossier des docteurs sans emploi à la commission parlementaire compétente, afin qu’il fasse l’objet des auditions nécessaires.

Lors d’une rencontre tenue vendredi 2 octobre au palais du Bardo avec Imen Baccouch, membre du conseil local d’Ezzahra, et Hatem Ben Jemaa, chargé du dossier des docteurs au chômage, Brahim Bouderbala a assuré que le pouvoir législatif était disposé à déployer les efforts nécessaires pour favoriser l’emploi de ces compétences, dans le cadre de ses prérogatives.

Le représentant des docteurs au chômage a toutefois souligné que ce dossier n’avait pas encore trouvé de solution définitive. Il a notamment pointé les limites du recours aux concours de recrutement, qui ne répondraient pas pleinement aux besoins de cette catégorie, compte tenu du nombre limité de postes ouverts dans certaines spécialités. Les deux interlocuteurs ont ainsi appelé le Parlement à œuvrer à la mise en place d’une approche globale en matière d’emploi, permettant de mieux intégrer ces compétences et de leur offrir de véritables perspectives professionnelles. L’objectif est notamment de valoriser leur expertise dans les domaines de l’enseignement et de la recherche scientifique.

Bouderbala insiste sur la valorisation des compétences

Brahim Bouderbala a indiqué comprendre les préoccupations exprimées et souligné la nécessité de préserver les compétences et les élites tunisiennes et de leur accorder l’attention requise.

Il a également mis en avant la valeur du diplôme de doctorat, considéré comme le plus haut grade universitaire dans l’enseignement supérieur, appelant ainsi à mieux valoriser les compétences qu’il représente.

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Budget 2027 : le Conseil des régions transmet son projet au ministère des Finances

Le Bureau du Conseil national des régions et des districts a approuvé, jeudi, le projet de budget de l’institution pour 2027 et décidé de le transmettre au ministère des Finances. Il a également appelé l’ensemble des commissions à reprendre leurs travaux, en prévision de l’examen du projet de loi de finances pour 2027.

Réuni sous la présidence d’Imed Derbali, le Bureau a consacré ses travaux aux préparatifs de la nouvelle session parlementaire 2026-2027. Plusieurs axes inscrits au programme de formation de cette session ont également été examinés, selon un communiqué publié vendredi par le Conseil.

Les commissions appelées à reprendre leurs travaux

À l’issue de la réunion, le Bureau a décidé de transmettre à la Commission des services et du développement social une proposition relative à un projet de plan stratégique de restructuration du transport terrestre.

Les questions écrites déposées par les membres du Conseil seront, quant à elles, transmises aux ministères concernés.

À l’ouverture de la réunion, le président du Conseil, Imed Derbali, a souligné l’importance de la période actuelle, compte tenu, selon lui, des enjeux auxquels sont confrontées les institutions de l’État et des responsabilités qui leur incombent.

Il a appelé les membres du Conseil à poursuivre leur travail avec « responsabilité », en plaçant l’intérêt national au cœur de leur action. L’écoute des citoyens, la prise en compte de leurs préoccupations et la défense de leurs droits doivent, a-t-il insisté, rester au centre de l’action du Conseil.

L’intérêt national au cœur du discours

Imed Derbali a également souligné que « la victoire de la Tunisie » constitue une responsabilité collective. Il a appelé à préserver l’unité de l’État et de ses institutions, à défendre la souveraineté et les intérêts supérieurs du pays et à préserver sa stabilité.

Le Conseil national des régions et des districts entend ainsi poursuivre sa mission de représentation et de contrôle, en restant attentif aux préoccupations des citoyens et en contribuant, selon son président, à l’édification d’un État « juste et fort ».

Pour la prochaine étape, Imed Derbali a appelé à davantage de cohésion et à une mobilisation accrue autour des priorités nationales, alors que le Conseil se prépare à reprendre pleinement ses travaux et à participer à l’examen des échéances législatives à venir.

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Portrait. Camélia Barbachi, la mode en héritage

Après un début de carrière dans le marketing, Camélia Barbachi a choisi de revenir à sa passion première en lançant CHEZ NOUS. Sa marque réinvente le vestiaire tunisien dans un langage contemporain, inclusif et responsable. Distribuée à New York comme…

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Renforcer les liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie

La 3e édition des Innovation Talks, cycle de rencontres initié par l’ambassade d’Italie à Tunis et par Terna Innovation Zone a porté sur le renforcement des liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie afin de développer de nouvelles solutions dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la surveillance industrielle et de l’intelligence artificielle.

La rencontre s’est tenue au sein de Terna Innovation Zone Tunisia (dans le «Spazio Italia») et a donné lieu à un échange entre Nicandro Buono, cofondateur de la start-up italienne eMomentum, et Dhaker Hadded, cofondateur de l’entreprise tunisienne Orbit Engineering Solutions, sous la modération de Wassim Ben Larbi.

Le débat a porté principalement sur les applications de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies à la surveillance des installations industrielles, à la maintenance et à l’optimisation de la consommation d’énergie.

«Renforcer les synergies entre les écosystèmes d’innovation italien et tunisien peut jouer un rôle clé dans la recherche de solutions innovantes pour relever les défis de l’efficacité énergétique et de l’optimisation des processus industriels», a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant qu’il s’agit du premier «Innovation Talk» organisé directement au sein de la Terna Innovation Zone.

Ce pôle de Tunis, inauguré par Terna en janvier 2025, constitue la première «Innovation Zone» du groupe italien en Afrique ; il a été conçu pour soutenir les startups, la formation et le développement des compétences dans le cadre de la transition énergétique et numérique de la Tunisie. Le projet vise également à nouer des collaborations entre entreprises innovantes, universités, centres de recherche et acteurs industriels des deux pays. Cette initiative s’inscrit dans le partenariat énergétique plus large entre l’Italie et la Tunisie ainsi que dans le cadre d’Elmed — le projet d’interconnexion électrique sous-marine de 600 MW entre les deux pays, développé conjointement par Terna et la société tunisienne Steg comme première liaison électrique directe entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

C’est précisément la présence du projet Elmed qui a motivé le choix de Tunis comme zone stratégique pour les activités d’innovation du groupe italien. Cette nouvelle édition des «Innovation Talks» confirme ainsi l’intérêt croissant de la coopération économique italo-tunisienne pour les technologies numériques, les «cleantech» et l’efficacité énergétique, en associant aux grands projets d’infrastructure des initiatives axées sur le développement de startups et de compétences technologiques locales.

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Autoroutes : la BID injecte 335,5 M€ pour désenclaver le nord-ouest tunisien

La Banque islamique de développement (BID) a donné son feu vert à un prêt de 335,49 millions d’euros destiné à la Tunisie. Ce financement permettra de prolonger le réseau autoroutier jusqu’aux gouvernorats du Kef et de Jendouba, dans le nord-ouest du pays.

Approuvée lors de la 368ᵉ réunion de son Conseil d’administration, tenue les 29 et 30 septembre à Djeddah, en Arabie saoudite, cette enveloppe doit mettre fin à l’isolement relatif de la région. Elle vise donc à améliorer la mobilité, renforcer la sécurité routière et moderniser les liaisons de transport. Et ce, tout en soutenant la cohésion sociale et l’intégration économique régionale.

Il s’agit de l’autoroute Kef–Tunis dont les études techniques du tronçon ont été bouclées au premier semestre 2026. Ensuite, il y a l’A2 Tunis–Jelma, un projet faisant partie du programme national d’extension du réseau autoroutier.

938 millions de dollars pour six pays

Le prêt accordé à la Tunisie s’inscrit dans un plan d’investissements plus vaste, d’un montant de 938 millions de dollars, mobilisé par la BID en faveur de six États membres. Parmi eux figurent le Nigeria, qui reçoit 60,67 millions de dollars pour le développement agricole dans l’État de Katsina, ainsi que l’Ouzbékistan, le Pakistan, la Syrie et la République kirghize, pour des projets touchant à l’énergie, à la santé, à l’eau et aux transports.

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Ennakl Automobiles : le chiffre d’affaires atteint 368,37 MDT, en hausse de 4,6 %

Le groupe Ennakl Automobiles a dégagé un résultat net part du groupe de 29,97 MDT au premier semestre 2026, contre 37,14 MDT un an plus tôt. Son chiffre d’affaires consolidé a progressé de 4,62 %, à 368,37 MDT.

Le résultat par action ressort à 0,999 dinar, contre 1,238 dinar au premier semestre 2025. Le recul s’explique d’abord par la marge brute, qui est passée de 72,26 MDT à 63,72 MDT (-11,8 %). Le coût des ventes a augmenté de 8,9 %, à 304,65 MDT, soit plus vite que l’activité.

Pour les véhicules neufs, le coût des unités vendues a progressé de 7,3 %, à 248,14 MDT, alors que les ventes de ces véhicules ont crû de 2,5 %, à 296,43 MDT.

Les ventes de pièces de rechange, d’accessoires et de lubrifiants ont gagné 15,5 %, à 65,36 MDT, et leur coût 18,9 %, à 50,34 MDT.

Les locations de véhicules ont rapporté 3,45 MDT (+17,4 %); tandis que les ventes de véhicules d’occasion sont revenues de 1,69 MDT à 1,17 MDT.

Les chiffres de 2025 ont été retraités : le groupe a reclassé dans le coût des ventes plusieurs charges des véhicules loués par sa filiale STLV, auparavant comptabilisées en charges administratives ou en frais de commercialisation.

Retour sur les chiffres

Le résultat opérationnel s’établit à 30,93 MDT, en baisse de 25,9 % par rapport aux 41,76 MDT du premier semestre 2025. Les frais de commercialisation et de distribution atteignent 15,61 MDT (14,85 MDT un an plus tôt) et les charges administratives 18,94 MDT (17,74 MDT).

Le résultat financier net progresse à 10,28 MDT, contre 9,27 MDT, avec 11,04 MDT de dividendes reçus (10,08 MDT en 2025). Les intérêts sur escompte d’effets ont atteint 2,02 MDT, contre 0,69 MDT. Le résultat avant impôt ressort à 41,22 MDT, contre 51,03 MDT, et la charge d’impôt à 11,24 MDT, contre 13,89 MDT.

Le total du bilan s’élève à 834,25 MDT, contre 630,30 MDT au 31 décembre 2025. Les créances clients ont augmenté de 37,5 %, à 190,88 MDT, dont 51,36 MDT d’effets escomptés non échus, contre 18,73 MDT à fin 2025. Les stocks atteignent 195,76 MDT (192,98 MDT), dont 86,94 MDT de véhicules neufs en cours de dédouanement, contre 59,36 MDT. Les dettes fournisseurs s’élèvent à 206,46 MDT, contre 196,79 MDT.

Emprunts et dettes financières

Les emprunts et dettes financières courants sont passés de 20,14 MDT à 65,55 MDT. Ils comprennent 51,36 MDT d’effets escomptés non échus, 13,11 MDT de billets à ordre et 1,09 MDT d’emprunt auprès d’Amen Bank. Le ratio d’endettement, qui rapporte la dette nette au capital total, est de 36 %, contre 34 % fin 2025. Les autres passifs courants ont atteint 58,17 MDT, contre 9,03 MDT, notamment avec les 27 MDT de dividendes à payer et une avance de 14 MDT en compte courant accordée par PGI Holding. Le groupe PGI constitue le bloc d’actionnaires majoritaire de la société.

Les flux de trésorerie liés à l’exploitation sont négatifs de 5,66 MDT, contre un solde négatif de 2,79 MDT au premier semestre 2025. Les acquisitions d’immobilisations ont atteint 8,70 MDT, contre 6,87 MDT, et les flux d’investissement totalisent 7,11 MDT de décaissements. Les activités de financement ont dégagé 34,47 MDT, notamment grâce à 31,84 MDT de crédits de gestion à court terme, 19,38 MDT d’encaissements sur emprunts et billets à ordre et les 14 MDT de PGI. Elles intègrent aussi 3 MDT de dividendes versés et un décaissement de 21,48 MDT, qui correspond au montant des fonds bancaires bloqués pour des opérations d’importation sur fonds propres, désormais inscrits en actifs financiers à court terme. La trésorerie s’élève à 54,44 MDT fin juin, contre 32,74 MDT fin décembre.

Faits du semestre

Parmi les autres faits du semestre, la filiale STLV, spécialisée dans la location de véhicules sous la marque Hertz, a décidé une augmentation de capital de 7 MDT, entièrement réservée à la société mère. Au 30 juin, 5 MDT avaient été libérés et 2 MDT souscrits mais non encore appelés.

La circulaire n° 2026-04 de la Banque centrale de Tunisie relative aux conditions de financement de l’importation de produits non prioritaires est entrée en vigueur, sans que le document en chiffre l’effet. Le 24 juin 2026, l’assemblée générale ordinaire a approuvé l’émission d’un emprunt obligataire sans appel public à l’épargne, pour un montant maximal de 100 MDT.

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Sotuver : revenus en hausse de 29,6 % au premier semestre, résultat net de 7,9 MDT

La Société tunisienne de verreries (Sotuver) a porté ses revenus à 66,2 MDT au premier semestre 2026, contre 51,1 MDT un an plus tôt. Son résultat net atteint 7,9 MDT, dont 7,7 MDT proviennent d’éléments extraordinaires liés à l’incendie de janvier.

Au premier semestre 2025, le résultat net s’élevait à 2,2 MDT. Le résultat par action ressort à 0,201 dinar, contre 0,055 dinar. Ces chiffres figurent dans les états financiers intermédiaires individuels arrêtés au 30 juin 2026. Les éléments extraordinaires combinent 11,8 MDT de gains et 4 MDT de pertes. Les gains correspondent aux indemnités d’assurance relatives aux dommages matériels et à la perte d’exploitation, comptabilisées sur la base des estimations de l’assureur. Les pertes représentent la valeur comptable nette des immobilisations endommagées, passée intégralement en charges. Hors éléments extraordinaires, le résultat des activités ordinaires après impôt ressort à 164 060 dinars, contre 2,2 MDT au premier semestre 2025.

Le résultat d’exploitation recule de 17,2 %, à 8,8 MDT contre 10,6 MDT. Les produits d’exploitation progressent à 75,3 MDT, contre 55,9 MDT, et incluent 9 MDT d’autres produits d’exploitation, contre 4,8 MDT. Les charges d’exploitation atteignent 66,5 MDT, contre 45,3 MDT. La variation des stocks de produits finis pèse pour 10,3 MDT en négatif, alors qu’elle était positive de 6,5 MDT un an plus tôt. Les charges de personnel passent de 7,2 MDT à 10,8 MDT.

La progression des revenus vient du marché local, dont le chiffre d’affaires s’établit à 26,5 MDT, contre 11,1 MDT. Les ventes à l’export sont quasi stables, à 39,8 MDT contre 40 MDT. Les charges financières nettes reculent à 7,4 MDT, contre 9,1 MDT. Le résultat des activités ordinaires avant impôt s’établit à 2,7 MDT, contre 3 MDT. L’impôt sur les bénéfices grimpe à 2,5 MDT, contre 0,9 MDT.

L’incendie a endommagé les lignes de production 12, 13 et 14. Les lignes 12 et 13 ont redémarré au premier semestre, et la remise en service de la ligne 14 est prévue au second semestre. Les travaux de remise en état et de remplacement des équipements ont donné lieu à des investissements importants. Les décaissements pour acquisitions d’immobilisations atteignent 13,9 MDT, contre 9,2 MDT au premier semestre 2025. La société estime par ailleurs recevoir de son assureur Lloyd une indemnité de 8,3 MDT au titre des dégâts matériels.
Au cours du semestre, BA Glass a acquis 16 205 315 actions de Sotuver, soit 41,28 % du capital. Des représentants de ce groupe ont depuis rejoint le conseil d’administration. L’assemblée générale ordinaire du 7 juillet 2026 a par ailleurs approuvé l’affectation du résultat de l’exercice 2025.

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Tunisie, Italie, Allemagne, Autriche : Tebboune réunit 4 pays autour du corridor hydrogène vers l’Europe

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Tunisie, cette dernière étant représentée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette rencontre était consacrée au projet de corridor SudH2, destiné à relier l’Afrique du Nord à l’Europe pour le transport d’hydrogène renouvelable.

Selon un communiqué de la présidence algérienne, la réunion s’inscrit dans le cadre des efforts visant à accélérer la concrétisation de ce projet énergétique stratégique, qui associe l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche.

À l’issue de l’entretien, Salah Zouari a souligné que le corridor SudH2 constitue une infrastructure stratégique pour les énergies propres. Il doit permettre de relier les capacités de production d’hydrogène en Afrique du Nord aux marchés européens, en renforçant les interconnexions énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.

Le ministre tunisien a également indiqué que les études complémentaires relatives au projet devraient être achevées dans les prochaines semaines. Cette étape doit ouvrir la voie à l’annonce de la configuration définitive du corridor ainsi que des modalités de sa réalisation.

Un corridor énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe

Le projet SudH2 Corridor figure parmi les initiatives européennes visant à développer une chaîne de valeur de l’hydrogène renouvelable reliant l’Afrique du Nord à plusieurs marchés européens. Son tracé doit notamment passer par la Tunisie et l’Italie avant de se prolonger vers l’Allemagne et l’Autriche.

Au-delà du transport de l’hydrogène, le projet entend renforcer la coopération énergétique entre les pays participants et accompagner la transition vers des sources d’énergie moins carbonées.

Pour la Tunisie, son intégration à ce corridor représente également un enjeu en matière d’interconnexion énergétique et de positionnement dans les nouvelles chaînes de valeur liées à l’hydrogène renouvelable. Le pays se trouve ainsi au cœur d’un axe énergétique appelé à relier les capacités de production nord-africaines aux besoins croissants du marché européen.

La rencontre de haut niveau à Alger intervient donc à une étape importante du projet, alors que les pays partenaires travaillent à finaliser les études techniques et à préciser les conditions de sa mise en œuvre.

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Dermafig donne une nouvelle vie à la figue de Barbarie tunisienne

Présente aux Pavillons internationaux de la Foire de Marseille, du 25 septembre au 5 octobre 2026, la marque tunisienne Dermafig met en avant une ressource emblématique du centre-ouest tunisien : l’huile de pépins de figue de Barbarie. Selon les indications données par la marque sur place, les pépins utilisés proviennent des figuiers de Barbarie de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine.

Djamal Guettala 

Dans les Pavillons internationaux de la Foire de Marseille, les produits tunisiens racontent aussi une histoire de territoires. Derrière les flacons de Dermafig apparaît un nom qui mérite d’être davantage connu : Thala, ville de Kasserine où la figue de Barbarie occupe une place importante dans le paysage agricole et économique local.

La marque présente cette matière première comme l’un des piliers de son identité. L’huile de pépins de figue de Barbarie constitue ainsi un lien entre une production agricole traditionnelle et une cosmétique tunisienne qui cherche aujourd’hui à s’inscrire dans des marchés plus larges.

Dermafig indique produire elle-même son huile biologique de pépins de figue de Barbarie et met en avant une démarche fondée sur la traçabilité, la qualité et la transformation de la matière première.

À Marseille, cette démarche prend une dimension territoriale particulière : Thala n’est plus seulement un lieu de production agricole, mais devient une partie de l’histoire racontée par le produit.

Du pépin à l’huile

La valeur de cette huile tient précisément à ce qui pourrait sembler secondaire : le pépin. Une fois récupérés, les pépins de figue de Barbarie sont transformés pour obtenir une huile utilisée dans les soins cosmétiques.

Cette transformation donne une nouvelle valeur à une ressource issue d’un fruit largement présent dans plusieurs régions tunisiennes. Le passage du fruit à l’huile illustre ainsi une évolution importante : ne plus considérer la figue de Barbarie uniquement comme un produit alimentaire ou agricole, mais aussi comme une matière première destinée à la cosmétique.

Dermafig inscrit cette ressource dans une gamme qui associe actifs naturels et ingrédients issus de la recherche cosmétique. La marque mentionne notamment l’acide hyaluronique, les peptides, les céramides, la niacinamide, la vitamine C ou encore l’aloe vera, aux côtés de l’huile de pépins de figue de Barbarie. L’un de ses produits, l’«Élixir oriental», associe ainsi 20 % d’huile de pépins de figue de Barbarie, 10 % d’huile d’argan et 1 % d’acide hyaluronique.

L’intérêt de cette huile réside aussi dans sa rareté. L’extraction nécessite une quantité importante de pépins pour obtenir une faible quantité d’huile. Cette caractéristique contribue à expliquer sa place particulière dans la cosmétique haut de gamme.

Pour Dermafig, l’enjeu consiste donc à transformer une ressource agricole locale en produit à plus forte valeur ajoutée. Le geste dépasse la simple fabrication d’un cosmétique : il s’agit aussi de donner une nouvelle visibilité à une production et à un territoire.

La marque revendique par ailleurs une fabrication répondant à des standards de qualité, avec des certifications mentionnées sur son site, notamment Ecocert et ISO 22716.

De Thala aux Pavillons internationaux

La présence de Dermafig à Marseille permet surtout de suivre le parcours d’une matière première : des figuiers de Barbarie de Thala, selon les indications communiquées par la marque, jusqu’à un produit présenté devant un public international.

Ce déplacement géographique raconte une évolution plus large de la production tunisienne. Les territoires ruraux ne sont plus seulement associés à leurs productions brutes. Lorsque la transformation, le savoir-faire et la commercialisation s’organisent autour d’une ressource locale, celle-ci peut devenir un véritable marqueur territorial.

Thala possède ainsi, à travers la figue de Barbarie, une matière première qui peut raconter beaucoup plus qu’un simple produit cosmétique.

À Marseille, Dermafig donne un visage contemporain à cette ressource. Entre terroir, transformation et cosmétique, l’huile de pépins devient le trait d’union entre une ville de Kasserine et un marché international.

Une petite graine, longtemps discrète, porte désormais avec elle le nom d’un territoire : Thala.

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Doha, capitale mondiale de l’investissement : 160 pays attendus pour le WIF 2026

Du 25 au 27 octobre, la 9e édition du WIF réunira dirigeants, ministres et investisseurs de plus de 160 pays autour du thème « Investir dans l’avenir »

La CNUCED (ONU Commerce et Développement) organise, les 25, 26 et 27 octobre à Doha, la neuvième édition du Forum mondial de l’investissement (WIF), principale plateforme des Nations unies consacrée à l’investissement et au développement. Organisé en partenariat avec l’État du Qatar, il examinera comment les systèmes d’investissement et de financement doivent évoluer face à la fragmentation géopolitique, à l’urgence climatique et aux transformations technologiques rapides.

Le Forum réunira des parties prenantes de plus de 160 pays : chefs d’État, ministres, PDG, dirigeants d’entreprises, responsables de fonds souverains et autres représentants d’organisations internationales.

Selon un communiqué de la CNUCED, les débats porteront notamment sur l’intelligence artificielle – encore elle -, les minerais critiques, l’énergie, les infrastructures, la finance durable, le tourisme et la culture, ainsi que sur les perspectives offertes par l’économie spatiale…

Cette édition intervient alors que les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et les mutations technologiques redessinent les flux mondiaux d’investissement. D’après le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, les investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars, mettant fin à deux années de baisse. La hausse a été de 11 % dans les économies développées, contre seulement 2 % dans les économies en développement.

La reprise reste toutefois très concentrée : plus de 80 % des IDE mondiaux se sont dirigés vers les 20 premières économies d’accueil, tandis qu’un nombre limité de secteurs stratégiques a représenté 44 % de la valeur mondiale des nouveaux projets d’investissement en 2025, contre 16 % en 2020.

La CNUCED entend ainsi faire du Forum de Doha un espace de dialogue entre responsables publics et acteurs privés pour mieux orienter l’investissement vers les objectifs de développement, dans un contexte marqué par la recomposition des chaînes d’approvisionnement et l’évolution rapide des technologies.

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Moteur bloqué à 2 %, quotidien paralysé : ce qui freine la croissance tunisienne

Investissement en berne, capital humain sous-exploité, secteurs d’activité en perte de vitesse, financement frileux… Dans une déclaration à L’Économiste maghrébin, Ghazi Boulila, expert économiste, décortique les verrous qui enferment la croissance tunisienne autour de 2 % et plaide pour un changement de modèle.

Ghazi Boulila estime que tout débat sur la performance économique du pays gagne à commencer par une clarification : croissance et développement ne sont pas synonymes. La première mesure la variation de la richesse produite, à travers l’évolution du PIB. Le second suppose que cette richesse se traduise par une amélioration visible et qualitative de la vie des citoyens. Or la Tunisie échoue sur les deux tableaux, estime l’expert, car une croissance trop faible ne peut produire de développement tangible.

L’économiste appuie son diagnostic sur le revenu par habitant, qui ramène la richesse nationale à chaque citoyen. Celui-ci ne progresse que d’environ un point par an, un rythme insuffisant pour un pays en développement censé rattraper des économies plus avancées. Pour amorcer une véritable convergence, la croissance devrait être sensiblement plus soutenue, de l’ordre de 4 points, afin que le niveau de vie du Tunisien s’améliore sensiblement.

Les projections de la Banque mondiale vont dans le même sens. Dans son dernier Tunisia Economic Monitor, publié le 22 septembre 2026, l’institution de Bretton Woods relève une croissance de 2,7 % en 2025, puis de 2,4 % en glissement annuel au premier semestre 2026. Elle table sur 2,3 % pour l’ensemble de l’année, avant une moyenne de 2,1 % sur 2027-2028.

Investissement : un moteur qui cale

Premier facteur de blocage : l’investissement, que Ghazi Boulila compare au moteur d’une voiture. Son taux est tombé à seulement 15,4 % du PIB en 2025, un niveau particulièrement faible au regard des besoins de l’économie tunisienne. Selon l’économiste, il faudrait viser entre 25 % et 30 % du PIB pour retrouver une dynamique de croissance plus soutenue. Le privé recule, le public aussi : entre un déficit budgétaire élevé et un service de la dette de plus en plus lourd, l’État dispose de moins en moins de marges pour financer les infrastructures dont le pays a besoin. La Banque mondiale pointe d’ailleurs les mêmes déséquilibres des finances publiques, ainsi que la vulnérabilité de l’économie à la hausse des prix des importations et de l’énergie. Ce recul public pèse sur le privé, insiste l’expert, puisqu’un grand chantier d’infrastructure entraîne dans son sillage entreprises, fournisseurs et emplois. Plutôt que de réclamer toujours plus d’investissements privés, il invite à chercher pourquoi celui-ci fait défaut. La faute incombe en partie aux textes, à la lourdeur administrative et à un secteur informel qui fausse la concurrence.

Sur ce terrain, l’approche tunisienne lui paraît trop classique : s’en remettre presque uniquement au budget de l’État et à la dette limite mécaniquement les ambitions. Ghazi Boulila plaide pour des sources innovantes, à commencer par le partenariat public-privé, dans lequel un opérateur privé construit et exploite l’infrastructure pendant vingt ou trente ans avant de la restituer à la collectivité. L’Allemagne et plusieurs pays européens y ont recouru. La Tunisie y gagnerait, puisque l’ouvrage se bâtit sans alourdir la dette et revient ensuite à l’État. Il évoque aussi un financement de proximité, auquel les citoyens d’une région contribueraient, avec le concours des banques, pour un projet qui les concerne directement.

Mais ce schéma se heurte à plusieurs obstacles. Le code des marchés publics impose des délais excessivement longs et des procédures complexes, et les textes changent à un rythme qui décourage les investisseurs. Quant aux banques, elles préfèrent placer leurs liquidités en bons du Trésor plutôt que de financer l’économie réelle, par aversion au risque. Plutôt que de les blâmer, l’expert recommande de comprendre ce qui les freine et de lever leurs craintes.

Le capital humain constitue, à ses yeux, le second moteur de la croissance. La Tunisie forme des ingénieurs, mais le système éducatif les prépare insuffisamment à l’initiative, à la création et à l’innovation. Faute de laboratoires de recherche, les diplômés les plus brillants partent exercer ailleurs. Il déplore aussi une culture qui valorise le diplômé en attente d’un recrutement public plutôt que celui qui crée de la valeur. À cela s’ajoute le capital social, c’est-à-dire la confiance et la qualité des relations dans les entreprises, les administrations et les familles. Un climat de travail apaisé fait grimper la productivité, et des pays comme l’Inde y travaillent de façon délibérée. En Tunisie, le sujet reste largement ignoré.

Textile, tourisme, agriculture : l’avance perdue

Ces secteurs illustrent cette perte d’élan. Dans les années 1970 et 1980, rappelle l’économiste, la Tunisie devançait le Maroc dans le textile et la confection. La concurrence chinoise est ensuite arrivée, et les industriels européens se sont tournés vers le Vietnam, le Bangladesh ou l’Afrique. Pendant ce temps, la Corée du Sud bâtissait des filières d’électronique et de haute technologie, quand la Tunisie restait cantonnée à des activités à faible valeur ajoutée. Pour en sortir, il préconise de monter en gamme vers le luxe, en s’appuyant sur un savoir-faire et un goût proches des standards italiens et français.

Le tourisme souffre du même mal : massif, souvent bradé, il offre un service médiocre. La Tunisie devrait miser sur la qualité, qu’il s’agisse de propreté, d’accueil ou de service, plutôt que sur le volume.

L’agriculture reste, d’après lui, l’occasion la plus manquée. Le pays dispose de richesses exceptionnelles, de l’huile d’olive aux agrumes, mais les exporte souvent à l’état brut. Les Pays-Bas, eux, ont bâti une réputation mondiale sur le fromage et le lait sans disposer de ressources supérieures. Ghazi Boulila imagine une industrie de transformation qui ferait de l’olive des sauces, des pâtes à tartiner ou des produits cosmétiques… , ainsi qu’un institut de recherche dédié à l’olivier, installé dans une région intérieure, où il créerait de l’activité et irriguerait le tissu économique local.

Des idées en abondance, des projets en panne

Reste le principal défi : les idées existent, mais elles ne deviennent pas des projets. Dans l’esprit de nombreux porteurs de projet, entreprendre revient encore à ouvrir une cafétéria ou un snack. L’enjeu est d’autant plus pressant que la Banque mondiale désigne le stress hydrique comme un facteur désormais décisif pour la croissance, l’emploi et la productivité.

Face à des voisins qui avancent, avec plus de 4 % pour le Maroc et l’Algérie et autour de 5 % pour l’Égypte, Ghazi Boulila appelle à une vision claire, partagée entre ministères et opérateurs économiques, et surtout à des projets concrets, réalisés plutôt qu’annoncés. L’État ne pourra pas tout financer seul, conclut-il à L’Économiste Maghrébin : il lui faut ouvrir la porte au privé, lever les freins administratifs et miser sur l’intelligence collective.

 

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Global Innovation Index 2026 : la Tunisie gagne cinq places 

La Tunisie progresse de cinq rangs dans le Global Innovation Index 2026, passant de la 76e place en 2025 à la 71e, avec un score de 29,3 points. Selon cette 19e édition de l’Indice mondial de l’innovation de l’OMPI, elle occupe la 4e place en Afrique, derrière Maurice, l’Afrique du Sud, etc.

Ses principaux atouts sont le capital humain et la recherche (45e), la production scientifique et les capacités tournées vers l’exportation. Elle se distingue notamment par ses diplômés en sciences et en ingénierie (1re), sa production scientifique (12e), ses exportations de haute technologie (38e) ainsi que ses investissements en R&D de pointe et en IDE de haute technologie (18e). Pour l’OMPI, ces points forts constituent une base solide pour la modernisation technologique du pays.

Le rapport pointe toutefois deux freins : un environnement d’affaires peu dynamique (124e) et une participation insuffisante du secteur privé à la R&D, ainsi que des liens trop faibles avec l’innovation (112e). La priorité est donc de mieux connecter talents, recherche et capacités d’exportation aux entreprises et aux investissements, pour aboutir à une innovation commerciale accrue et à des exportations à plus forte valeur ajoutée.

Lire aussi: De la recherche au marché : les leviers de valorisation des innovations en Tunisie

Un nouvel indicateur en 2026

Référence mondiale depuis 2007, l’indice repose sur quelque 80 indicateurs (R&D, commerce de produits de haute technologie, emplois qualifiés, licences de propriété intellectuelle) et évalue près de 140 pays. L’édition 2026 introduit un indicateur sur la R&D dans les domaines novateurs et les IDE dans les technologies de pointe, fondé sur les projets d’investissement annoncés.

Selon l’enquête 2025-2026 de l’OMPI, 78 % des États membres répondants (93 sur 120) utilisent l’indice pour améliorer leurs politiques et leurs données en matière d’innovation.

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Easy Export Days pour impulser les exportations tunisiennes

Le programme Easy Export vise à simplifier l’exportation de colis via le réseau postal et à permettre aux artisans, aux petites et moyennes entreprises (PME), aux startups et aux entrepreneurs d’accéder aux marchés extérieurs dans le cadre d’un parcours export simplifié et plus lisible.

Une série de rencontres régionales dédiées à la présentation de ce programme seront organisées, a indiqué le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, en soulignant que l’élargissement de la base des exportateurs constitue l’un des leviers essentiels pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Le ministre a aussi relevé que le programme Easy Export représente une opportunité concrète pour les PME, les artisans et les porteurs de projets disposant de produits à potentiel commercial sur les marchés extérieurs, en leur permettant d’engager une démarche d’exportation.

Dans ce contexte, le défi ne se limite plus à produire des biens compétitifs, mais consiste également à mettre en place les parcours, les services et les outils permettant aux producteurs d’accéder aux marchés extérieurs.

Le programme permet ainsi de mettre à disposition un mécanisme simplifié pour l’exportation de colis via le réseau postal, le but étant de contribuer à rapprocher le service d’exportation des entreprises et permettre à celles-ci d’entamer une activité export avec des volumes adaptés à la nature de leur activité et à leurs capacités.

Les mécanismes d’appui disponibles dans le cadre du Fonds de promotion des exportations (Fodex), notamment la prise en charge d’une partie des coûts de transport des colis destinés à l’exportation, contribuent par ailleurs à alléger une partie des charges liées au transport et à renforcer la pertinence de ce dispositif pour les petites et moyennes entreprises.

Par ailleurs, M. Abid a précisé que le programme Easy Export s’inscrit dans une démarche plus large engagée par la Tunisie pour moderniser son système de commerce extérieur, à travers la simplification et la digitalisation des procédures ainsi que l’amélioration des services destinés aux opérateurs économiques.

La dimension régionale du programme revêt également une importance particulière. Les rencontres organisées dans ce cadre permettront de présenter les différentes étapes et procédures du programme, d’apporter des éclaircissements pratiques aux entreprises et aux artisans, et de recueillir leurs préoccupations ainsi que les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Elles permettront également d’identifier, dans chaque région, les produits et activités disposant d’un potentiel à l’export.

Dans ce cadre, le ministre du Commerce et du Développement des exportations a souligné que le développement des exportations nationales passe également par la valorisation des atouts économiques et compétitifs propres à chaque région et par la mise à disposition des entreprises et des artisans des outils nécessaires pour transformer leur potentiel de production en opportunités sur les marchés extérieurs.

M. Abid a également indiqué que le ministère poursuivra ses efforts pour développer les mécanismes de soutien à l’exportation et élargir la base des entreprises exportatrices, et ce, dans le but de renforcer la compétitivité des produits tunisiens, de diversifier les marchés et les produits exportés et d’accroître la capacité des entreprises tunisiennes à tirer parti des opportunités offertes par le commerce électronique et les marchés internationaux.

Il convient de rappeler que l’organisation de ces rencontres autour du programme  Easy Export s’inscrit dans le cadre du projet «Commerce électronique et commerce numérique dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord», financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la Coopération allemande au développement (GIZ) et le Centre du commerce international (ITC).

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La Tunisie assure 13 % de la valeur des exportations mondiales de dattes

La Tunisie confirme sa position de leader africain des exportations de dattes en valeur, avec des recettes s’élevant à 347 millions de dollars en 2025 — soit plus d’un milliard de dinars ou environ 300 millions d’euros (sur la base d’un taux de change de 1 euro pour 3,33 dinars) — tout en se classant au premier rang du continent pour les quantités exportées.

Sur l’année, la Tunisie a exporté 147 000 tonnes de dattes, contre 185 000 tonnes pour l’Algérie. Bien que les exportations algériennes — représentant 38 000 tonnes de plus que celles de la Tunisie — génèrent 184 millions de dollars de recettes, ce chiffre reste bien inférieur à celui enregistré par la Tunisie. L’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud complètent le groupe des cinq principaux exportateurs africains en volume.

La différence réside avant tout dans la valorisation du produit. La valeur moyenne des exportations tunisiennes s’est établie autour de 2 400 dollars la tonne, contre un peu moins de 1 000 dollars pour les exportations algériennes. Cet écart s’explique notamment par la forte présence de la Deglet Nour, une variété prisée cultivée principalement dans les oasis des gouvernorats méridionaux de Kébili et de Tozeur, et largement destinée aux marchés internationaux. Bien qu’elle produise des quantités de dattes inférieures à celles des principaux producteurs africains, la Tunisie parvient ainsi à afficher un poids commercial plus important grâce à son positionnement sur les marchés étrangers, à la sélection, au conditionnement et à la valeur unitaire plus élevée du produit.

La Tunisie représente environ 13 % de la valeur des exportations mondiales de dattes.

Cette tendance se confirme pour la campagne 2025-2026. Au cours des dix premiers mois, selon l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté 144 100 tonnes de dattes — soit une hausse de 13,3 % par rapport à la même période de la campagne précédente — pour un chiffre d’affaires de 908,4 millions de dinars (environ 272,8 millions d’euros), en progression de 12,2 %. La variété Deglet Nour représentait à elle seule environ 84 % des volumes exportés.

Les dattes tunisiennes sont aujourd’hui présentes sur quelque 86 marchés. L’Union européenne demeure le principal débouché commercial, tandis que le Maroc, l’Italie et l’Allemagne figurent en tête des pays importateurs.

Le segment du bio joue également un rôle croissant : au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026, il a généré un chiffre d’affaires de 82,2 millions de dinars (environ 24,7 millions d’euros).

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Trump déterminé à interdire les exportations de diesel

Le président américain, Donald Trump, a déclaré qu’il discutait de la possibilité d’imposer une interdiction des exportations de diesel « d’ici peu ». Sachant que la Maison Blanche tente de freiner la hausse des prix du carburant qui pourrait avoir un lourd coût politique le mois prochain, lors des élections de mi-mandat américaines.

S’adressant à des journalistes dans le Bureau ovale, Trump a déclaré qu’interdire les exportations de diesel pourrait avoir un « impact négatif » sur les prix de l’essence, mais réduirait ceux du diesel.

A cet égard, il a expliqué que la guerre russo-ukrainienne, au cours de laquelle les deux camps endommagent les infrastructures énergétiques, figure parmi les principales causes de la hausse des prix.

Il n’a fait aucune mention ni de la guerre contre l’Iran ni du détroit d’Ormuz. Mais le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, l’a faite à sa place, affirmant que le problème était plus répandu. « Nous avons perdu des exportations de diesel en provenance du Moyen-Orient; même si nous sommes en train de rétablir ces exportations. Et nous avons également perdu des exportations de diesel en provenance de Chine ».

Il a ajouté que l’administration Trump s’attend à des annonces imminentes en provenance d’Europe concernant de nouvelles exportations de diesel.

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Utap | Pas de sécurité alimentaire sans préservation des filières agricoles  

L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) a appelé les pouvoirs législatif et exécutif à renforcer le soutien aux agriculteurs et aux marins-pêcheurs, à réunir toutes les conditions d’une meilleure production, et à adopter des mesures et des mécanismes capables de protéger les filières nationales et de renforcer leur résilience. Ces actions visent à contribuer à la souveraineté alimentaire, à soutenir l’économie nationale et à préserver les intérêts des producteurs.

Dans un communiqué publié par son bureau exécutif national à l’issue de sa réunion périodique tenue hier, mercredi 30 septembre 2026, à son siège, l’organisation syndicale a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de toutes les parties prenantes afin de garantir un démarrage réussi de la campagne céréalière 2026-2027, en assurant, notamment, la disponibilité des intrants agricoles — en particulier les semences et les engrais — ainsi que leur bonne distribution et leur acheminement vers les bénéficiaires dans les délais impartis, limitant ainsi les pratiques de monopole et de spéculation tout en créant les conditions propices à la réussite de la saison.

Il a réitéré son appel à annoncer, dès le début de la campagne, une augmentation du prix de référence à la réception des céréales, afin d’offrir aux agriculteurs une visibilité claire, de les inciter à étendre les superficies cultivées et de soutenir la production nationale, renforçant ainsi l’autosuffisance et réduisant le recours aux importations.

Concernant la filière des dattes, l’Union a souligné la nécessité d’une coordination précoce entre les différentes parties prenantes et de la mise en œuvre de mesures garantissant les ressources financières indispensables aux opérations de stockage, de commercialisation et d’exportation. Ces actions doivent contribuer à une gestion optimale de la récolte, à l’équilibre entre l’offre et la demande, à la stabilité des prix ainsi qu’à la pérennité de la filière, lui permettant de préserver sa position et de continuer à jouer son rôle dans l’économie nationale.

Par ailleurs, l’Utap a exprimé son opposition aux importations inconsidérées de fruits et légumes, en raison des répercussions directes qu’elles pourraient avoir sur les filières de production nationales et les intérêts des producteurs, appelant à revoir la stratégie d’importation afin de répondre aux besoins du marché sans nuire à la production locale, de protéger les agriculteurs contre une concurrence déloyale et de garantir la pérennité de l’activité et de la production.

Concernant la filière de l’huile d’olive, l’Union a indiqué qu’elle suivait de près l’évolution du marché mondial en termes de production et de prix. Elle a appelé les producteurs à faire preuve de prudence dans les opérations de récolte et de commercialisation, et à ne pas se laisser entraîner par des rumeurs visant à faire chuter les prix à la production, à influencer le marché et à porter préjudice aux intérêts des producteurs.

L’Office de l’huile a également été appelé à assumer son rôle national en suivant l’évolution du marché et en prenant les mesures nécessaires pour contribuer à la stabilité des prix et à la protection des intérêts des producteurs.

Concernant le secteur de la pêche, l’Utap a exprimé son indignation face à l’exclusion délibérée, par l’autorité de tutelle, des professionnels du secteur des commissions techniques traitant des questions maritimes, soulignant que la présence des professionnels et de leurs représentants dans les différents processus de concertation et d’élaboration des décisions relatives au secteur est indispensable pour garantir l’efficacité de ces décisions et leur adéquation avec la réalité du métier.

Elle a également réaffirmé son refus des décisions unilatérales susceptibles de porter préjudice au service public maritime et aux intérêts des professionnels, tout en réitérant son attachement au dialogue, à la concertation et à l’adoption d’une approche participative pour traiter les dossiers en question.

I. B.

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