❌

Lese-Ansicht

Les startups africaines ont déjà levé 2 milliards de dollars en 2026

Les startups africaines ont réussi à franchir le cap des 2 milliards de dollars de financement en 2026, hors cessions, au mois de septembre 2026, selon Africa: The Big Deal. Si les tendances actuelles se maintiennent, les fonds mobilisés pourraient approcher les 3 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Depuis 2019, plus de 25 milliards de dollars ont été investis dans plus de 2 600 startups ayant chacune levé au moins 100 000 dollars.

Ces chiffres suggèrent que, bien que l’Afrique continue d’attirer des investissements substantiels en capital-risque, l’environnement de financement reste plus sélectif, la dette représentant une part croissante des capitaux levés. Cela s’explique par une combinaison de mutations macroéconomiques, de l’évolution de l’aversion pour le risque des investisseurs et des modèles opérationnels spécifiques des entreprises en phase de croissance sur le continent.

Une part importante des startups les plus financées opère dans des secteurs tels que les technologies propres, l’énergie solaire, la logistique et l’agriculture, qui nécessitent des actifs physiques et du matériel. La dette constitue l’instrument financier idéal pour financer ces infrastructures, contrairement aux capitaux propres, traditionnellement conçus pour alimenter une croissance logicielle rapide.

De plus, après la correction du marché mondial du capital-risque, les investisseurs se tournent vers la rentabilité et la discipline financière, rendant les bailleurs de fonds plus durs dans leurs choix. À l’inverse, les prêteurs spécialisés recherchent des flux de trésorerie prévisibles, ce qui rend la dette plus accessible pour les entreprises technologiques africaines matures et génératrices de revenus. Pour les fondateurs, ce mécanisme permet également de lever des capitaux de croissance importants sans dilution excessive du capital. Une grande partie de ces créances proviennent d’ailleurs d’institutions financières de développement et de fonds d’impact social qui soutiennent des projets d’inclusion et de transition énergétique avec des risques maîtrisés.

Dans tout cela, les entités tunisiennes restent peu actives en dépit d’un écosystème considéré parmi les meilleurs au continent. La taille du marché et la réglementation de change demeurent deux handicaps de taille pour la majorité des jeunes entreprises.

L’article Les startups africaines ont déjà levé 2 milliards de dollars en 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Dette: un mois d’octobre sans complications

Le mois d’octobre sera spécial pour les finances publiques, non pas en raison de pressions particulières, mais plutôt par le lancement des débats sur le projet de loi de finances 2027.

Les chiffres montrent qu’il s’annonce plutôt calme. Sur le front de la dette locale, le rendez-vous le plus important concerne la ligne de BTA 6,3% octobre 2026, d’un montant de 817,500 MTND, programmée pour le 14 octobre. La question est désormais de savoir s’il y aura un refinancement via une adjudication d’un montant équivalent ou un échange contre des BTA de maturités plus longues.

Le calendrier comporte également deux lignes de BTCT: BTCT 52 semaines du 13/10/2026 pour 156,200 MTND et BTCT 26 semaines du 23/10/2026 pour 50 MTND. Aucune échéance de remboursement n’est en revanche prévue pour les tranches d’emprunts nationaux.

Concernant la dette externe, il y aurait une tranche de 26 MUSD au titre du Mécanisme élargi de crédit contracté auprès du FMI. La loi de finances 2026 a précisé que le montant total à rembourser sur l’année s’élève à 234 MUSD, répartis sur 9 tranches mensuelles, sans toutefois détailler les mois concernés.

Globalement, octobre 2026 ne constitue pas une source de pression pour le Trésor. Il en va de même pour les mois suivants, la page du service de la dette pour 2026 étant quasiment tournée. La fin de l’année semble plutôt consacrée à la préparation de 2027, qui s’annonce bien meilleure que les exercices précédents. Nous allons en effet retrouver des niveaux de service de la dette comparables à ceux de 2023, et ce, après trois années historiquement difficiles.

L’article Dette: un mois d’octobre sans complications est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’actif net des OPCVM frôle 12 milliards de dinars

Encore un record pour les OPCVM. L’actif net frôle 12 milliards de dinars, s’établissant à 11 961,7 MTND fin septembre 2026. Par rapport au mois précédent, la progression est significative, s’élevant à 240,24 MTND. Seuls les véhicules obligataires ont porté cette hausse, affichant une croissance de leurs actifs de 317,96 MTND sur un mois.

Depuis le début de l’année, la dynamique est historique avec une augmentation globale de 3 224,90 MTND. Là encore, les OPCVM obligataires mènent la danse en progressant de 2 633 MTND, suivis des fonds mixtes et actions, en hausse respectivement de 572,80 et 19 MTND. Les nouveaux OPCVM monétaires ayant vu le jour cette année affichent quant à eux un actif net de 0,100 MTND.

Au fond, c’est toute une évolution en douceur du paysage de l’épargne domestique qui se dessine. Face à l’érosion du pouvoir d’achat et à la persistance de l’inflation, les épargnants prennent conscience qu’il existe des véhicules bien plus rémunérateurs que les placements bancaires traditionnels. En effet, les établissements de crédit continuent de rémunérer l’épargne selon des conditions réglementées, laissant des taux servis le plus souvent inférieurs à la hausse réelle du coût de la vie.

Les OPCVM offrent une alternative nettement plus performante et flexible grâce à leur structure même. En période de taux directeurs élevés et de besoins importants de financement de l’État, ces véhicules ont su capter de la valeur en investissant massivement dans des bons du Trésor aux rendements attractifs. De plus, contrairement au petit épargnant isolé qui ne dispose d’aucune marge de négociation auprès des banques, l’OPCVM mutualise les encours pour accéder aux meilleures opportunités du marché financier. Cette tendance est largement favorisée par l’amélioration de la culture financière d’une frange croissante de la population. C’est l’un des impacts positifs de la démocratisation de l’information financière sur les réseaux sociaux.

L’article L’actif net des OPCVM frôle 12 milliards de dinars est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’Europe face au dilemme des canons et du beurre

Les leaders des grandes économies européennes ont réclamé des coupes de plusieurs centaines de milliards d’euros dans le prochain budget 2028-2034 de l’Union. Les efforts consentis pour financer la défense de l’Europe ne passeront pas sans en payer le prix.

 

Six pays d’Europe soutiennent cette démarche. Il s’agit de l’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Finlande et de la Suède. L’importance de cet appel est qu’ils financent près de 40 % de l’ensemble des contributions des États membres au budget.

La Commission européenne avait déjà présenté ses propositions depuis l’été, avec des projections de 2 000 milliards d’euros. Pour qu’il soit adopté, il faut l’unanimité des 27 États membres. Outre la défense, les dépenses iront en priorité à la compétitivité, l’innovation et la lutte contre l’immigration clandestine.

Plus tôt dans l’année, le FMI a prévenu qu’une nouvelle ère de budgets de sécurité renforcés signifierait que les gouvernements feraient bientôt face à des choix cornéliens quant aux coupes à opérer pour financer la défense. Il a qualifié ce phénomène par l’arbitrage « entre les canons et le beurre ».

 

Mauvais momentum

Le contexte est compliqué, avec la flambée des coûts d’emprunt des États, l’inflation galopante et la croissance molle dans la majeure partie du Vieux continent. Il y a plein d’inquiétudes concernant la hausse des déficits budgétaires dans divers pays de l’UE.

La meilleure illustration vient de l’Hexagone. La France est appelée à réduire drastiquement ses dépenses pour ramener son déficit national de 5,1 % à la ligne directrice européenne fixée à 3 %. Les rendements des obligations souveraines du pays sont à leur plus haut sur plusieurs décennies, valant des coûts d’emprunt parmi les plus élevés au sein du G7.

Par ailleurs, l’Autriche et la Finlande font actuellement l’objet de la procédure européenne de déficit excessif.  Parmi les autres pays soumis à cette procédure figurent également l’Italie, la Pologne et la Belgique.

Et comme le budget de l’UE est payé par ses citoyens, la source du financement de cet effort ne peut provenir que d’efforts douloureux d’assainissement des comptes de chaque pays. Il n’y aura pas de souveraineté européenne sans des finances publiques saines.

 

A la diplomatie de jouer

Cela concerne directement la Tunisie. Il est logique de voir les fonds de voisinage réduits ou, au meilleur des cas, rester stables. L’argent réalloué au réarmement de l’Europe pourrait se faire au détriment des programmes d’aide traditionnels via la politique de voisinage. Idem pour les partenariats stratégiques qui pourraient être ralentis.

De plus, le contrôle des frontières et la lutte contre la migration sont un pilier de la logique sécuritaire de l’UE. Cela implique la protection des frontières sud. Les financements accordés aux pays partenaires seront de plus en plus conditionnés à la gestion des flux migratoires, à la surveillance maritime et à la lutte antiterroriste.

Cela ne colle pas nécessairement avec les besoins de ces pays, comme la Tunisie, qui a besoin davantage d’investissements dans les infrastructures et de soutien aux PME. La diplomatie jouera un rôle important afin de trouver le juste équilibre. Car, nous avons besoin d’une Europe en bonne santé économique, mais aussi en paix.

L’article L’Europe face au dilemme des canons et du beurre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Les charges financières en devises poursuivent leur repli

L’effet de la baisse de l’endettement extérieur commence à être visible et significatif sur la balance des paiements. Les intérêts sur capitaux à long terme, qui avaient enregistré une nette baisse entre 2025 de 20,6%, à 2 017,2 MDT, poursuivent cette tendance en 2026. Fin août, ils se sont établis à 1 184,8 MDT contre 1 383,3 MDT sur la même période de l’année dernière. Bien évidemment, ces chiffres concernent l’intégralité des agents économiques, y compris les opérateurs privés.

Est-ce que c’est une bonne nouvelle? La réponse ne peut être que mitigée. D’une part, pour un pays qui peine à atteindre 100 jours de réserves en devises, exprimés en nombre de jours d’importation, c’est certainement une bonne nouvelle. Nous avons besoin de constituer un stock plus important qui permet de répondre plus facilement aux demandes des agents économiques. De plus, sans un niveau élevé et stable d’avoirs en devises, il ne faut pas espérer un nouveau code de change révolutionnaire.

Mais d’autre part, si le pays se prive de tous les financements étrangers, ce n’est pas nécessairement bon. Ne pas s’endetter en euros ou en dollars pour payer des dépenses courantes sans aucun retour est compréhensible et relève même de la bonne gouvernance. Mais en matière d’investissement, il faut ouvrir le pays.

La trajectoire idéale ne réside ni dans un endettement stérile ni dans une fermeture autarcique, mais dans une transition vers une dette vertueuse, celle qui finance des projets productifs et générateurs de devises, capables de s’auto-rembourser tout en propulsant la croissance économique à long terme.

L’article Les charges financières en devises poursuivent leur repli est apparu en premier sur Managers.

  •  

Les prix du blé, une autre source de tension budgétaire

Les perturbations des approvisionnements et la hausse des coûts de l’énergie sont de sérieux problèmes qui risquent d’affecter nos denrées alimentaires, notamment le blé. Non seulement les estimations concernant la production mondiale de blé ont chuté de 4,3% par rapport à l’année dernière, mais l’intensification du conflit entre la Russie et l’Ukraine pèse sur la capacité des exportateurs à accéder aux marchés. La mer Noire est stratégique, le tiers des exportations mondiales de céréales transitant par elle.

Sur les marchés, les contrats à terme sur le blé ont poursuivi leur tendance haussière observée depuis quelques mois. Outre les difficultés d’acheminement du blé ukrainien, il y a du retard de la production de blé en Australie et aux États-Unis.

Et il n’y a pas que cela. Les tensions se sont aggravées avec les soucis sécuritaires en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz, faisant grimper les coûts du transport, de l’énergie et des engrais. Ces événements allongent considérablement les trajets d’acheminement des céréales, alourdissant les coûts opérationnels. Pour les producteurs, les prix de l’urée et de l’ammoniac ont flambé.

Tous ces facteurs indiquent que la hausse des prix alimentaires se manifestera plus nettement au cours des prochains mois. Pour la Tunisie, la facture des importations serait encore plus lourde si ce scénario se confirmait. Le budget de l’État est en train d’absorber les hausses des matières premières importées, mais jusqu’à quand? Cet argent est prélevé sur d’autres dépenses et réduit, pratiquement, toute manœuvre ou réduction de pression fiscale pour l’année prochaine. Il ne faut pas trop attendre de la loi de finances 2027 car le déficit budgétaire se finance par la dette qui, pour être remboursée, a besoin de recettes fiscales.

L’article Les prix du blé, une autre source de tension budgétaire est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’achat d’une VE est désormais un choix économique, pas environnemental

Le choc des prix du pétrole provoqué par le conflit au Moyen-Orient insuffle une nouvelle dynamique au marché des véhicules électriques (VE). La hausse des prix des carburants a stimulé la demande des consommateurs pour des solutions alternatives. Les facteurs économiques sont devenus un moteur puissant des ventes de VE, beaucoup plus que les subventions gouvernementales ou les préoccupations environnementales.

Il ne faut pas se limiter aux statistiques sans pousser l’analyse. Les ventes mondiales n’ont progressé que de 4% en glissement annuel de janvier à août 2026. Néanmoins, cette croissance modeste masque des divergences considérables entre les marchés régionaux. L’annulation du programme de subventions aux États-Unis a entraîné un net recul du secteur des VE dans ce marché. Les constructeurs automobiles américains ont effectivement réorienté leurs priorités vers les moteurs traditionnels.

La Chine a constitué un autre point de vulnérabilité avec une demande en repli. Cependant, cette tendance a concerné l’ensemble du marché automobile chinois. De plus, dans les ventes réalisées, le taux de pénétration des véhicules à énergies nouvelles est significativement plus élevé.

Le grand marché qui a gardé sa dynamique est l’Europe, où les ventes ont bondi de 36% jusqu’à fin août 2026.

Ce qui se passe actuellement en Iran et en Ukraine est largement favorable à cette industrie. En même temps, et grâce à l’amélioration constante des performances des batteries et à la baisse des coûts des VE, le bouleversement structurel du marché des voitures particulières pourrait survenir bien plus rapidement que prévu. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

L’article L’achat d’une VE est désormais un choix économique, pas environnemental est apparu en premier sur Managers.

  •  

Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA?

Comment les assureurs pourront-ils maximiser le retour sur leurs investissements dans l’IA? C’est à cette question que le cabinet de conseil technologique Accenture a essayé d’apporter une réponse. Son enquête a été menée auprès de 263 cadres supérieurs du secteur de l’assurance exerçant une responsabilité directe sur l’IA, les données, la technologie et la transformation des entreprises.

Il en ressort que moins d’un assureur sur quatre (23%) est parvenu à intégrer le déploiement de l’IA à l’échelle de toute la compagnie. Les capacités en matière d’IA demeurent concentrées au sein de petits groupes avec une montée en compétences limitée dans les domaines de la souscription, des sinistres et de l’actuariat.

Mais même avec l’approche fragmentée actuelle, l’IA procure déjà de meilleurs résultats aux assureurs, en particulier en matière de croissance du chiffre d’affaires. L’étude montre que 81% des assureurs interrogés constatent une amélioration d’au moins 5% de leurs primes brutes acquises grâce à une meilleure tarification, la personnalisation et la vente croisée, qui sont les avantages accordés par cette nouvelle technologie.

Si l’IA génère déjà de réels gains de chiffre d’affaires, la plupart des compagnies laissent encore du potentiel de côté. Elles doivent passer de projets pilotes isolés à une intelligence globale à l’échelle de l’entreprise. L’IA n’est pas à traiter comme un simple programme technologique, mais comme un moteur de croissance, doté de liens clairs entre la stratégie et l’exécution pour créer un impact mesurable.

Accenture formule ensuite cinq recommandations que les entreprises peuvent suivre pour améliorer leur mise en œuvre de l’IA.

La première est d’aligner le déploiement de l’IA sur la stratégie commerciale pour garantir qu’il soutient directement les objectifs de l’ensemble de la compagnie.

La deuxième est de développer les compétences en IA au sein des équipes pour associer expertise technique et métier.

La troisième est de faire évoluer l’écosystème des talents pour intégrer des flux de travail pilotés par l’humain et basés sur des interactions entre agents conversationnels. Pour les assureurs, les agents d’IA dotés d’initiative représentent un changement significatif, les transformant de prestataires de services réactifs en entreprises proactives.

La quatrième est d’adopter une stratégie de données à deux vitesses pour moderniser les systèmes existants, tout en soutenant les technologies d’IA. Des succès rapides par sprints courts libèrent de la croissance et procurent des gains d’efficacité immédiats, tandis que la construction de capacités sur le long terme créé une valeur pérenne.

La dernière est de formaliser une culture de la conformité proactive pour transformer la conception éthique en avantage concurrentiel. Les assureurs qui formalisent tôt leur gouvernance, via une documentation transparente des modèles, une supervision humaine, une traçabilité et une conception éthique, peuvent faire de la confiance un facteur distinctif face à la concurrence.

L’article Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA? est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Tunisie a besoin de transformer l’épargne accumulée en valeur

La nette progression de l’épargne sur les huit premiers mois de 2026 est remarquable. Les dépôts bancaires ont évolué de 1 512 à 38 884 MDT. Idem pour l’épargne postale (+579 MDT à 12 454 MDT) et les dépôts à terme et autres produits financiers (+663 MDT à 19 957 MDT).

Cette abondance relative de liquidités constitue un socle fondamental et rassurant. Disposer de plus de 71 MdsTND cumulés dans ces différentes rubriques d’épargne représente un réservoir de capitaux potentiels prêts à financer la relance, l’innovation et le développement des entreprises.

Cependant, la simple existence de cette épargne ne garantit pas son efficacité économique. Elle doit impérativement être canalisée de manière rigoureuse vers des investissements productifs. Le risque réside dans la stérilisation de ces liquidités et leur orientation exclusive vers des placements sans risque, comme les bons du Trésor.

Pour transformer ce potentiel financier en levier de croissance, les mécanismes d’intermédiation bancaire et financière doivent être optimisés. Il est indispensable de rediriger ces flux vers des projets structurants à fort impact, tels que la transition énergétique, les technologies de l’information, l’industrie manufacturière à haute valeur ajoutée et le soutien aux PME. Tout cela a besoin d’un renforcement du cadre réglementaire actuel, dans le sens d’un coup de pouce au climat des affaires. Cela permettra de canaliser cette épargne vers l’économie réelle et l’investissement de long terme.

Transformer ces liquidités dormantes en un véritable moteur de développement durable est un passage nécessaire si nous voulons changer de cap rapidement. Autrement, cette épargne va encore s’accumuler, au service de la rente.

L’article La Tunisie a besoin de transformer l’épargne accumulée en valeur est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’IA affecte l’emploi des juniors et booste celui des seniors

L’influence de l’IA sur le marché du travail constitue, pour plusieurs personnes, une inquiétude majeure. Face à une automatisation qui paraît épargner peu de professions, la baisse significative des coûts de remplacement des employés et des cadres accélère cette transition.

Une étude américaine vient de révéler des résultats intéressants. Elle a été réalisée par des chercheurs de l’Université Stanford et du King’s College de Londres, qui ont analysé un échantillon de 1,25 milliard d’offres d’emploi de 41 pays et 154 millions de dossiers d’emploi entre janvier 2021 et mars 2026.

Il en ressort que les entreprises qui utilisent l’IA créent plus d’emplois que celles qui ne l’utilisent pas. Toutefois, ces gains favorisent nettement les employés seniors au détriment des jeunes travailleurs. Le nombre d’employés occupant des postes seniors a augmenté de 6,7% sur cette période dans les entreprises adoptant ces nouvelles technologies, tandis que celui des juniors a reculé de 3% sur la même période. Bien que les recrutements globaux aient augmenté, la part des jeunes travailleurs dans ces entreprises a diminué. L’IA économise la main-d’œuvre pour les juniors et l’étend pour les seniors. C’est encore plus prononcé dans les économies à forte digitalisation.

Les avertissements de dirigeants et d’employés du secteur de l’IA ces dernières semaines sur les risques que les modèles de cette technologie posent aux humains sont donc réels. Mais est-ce que le ralentissement du rythme des innovations est capable de redonner de la profondeur au marché de l’emploi? Les technologies déjà disponibles, si elles sont bien intégrées dans les entreprises, suffisent à faire des dégâts.

L’article L’IA affecte l’emploi des juniors et booste celui des seniors est apparu en premier sur Managers.

  •  

Les bénéfices d’une banque sont désormais un argument commercial

L’instauration du mécanisme de crédit d’honneur, qui consomme 8% des bénéfices de chaque établissement de crédit, redéfinira profondément la portée de la performance financière au sein du secteur bancaire.

Mécaniquement, les banques qui affichent des pertes se trouvent exclues de ce dispositif, privant de fait leurs clients de ce levier de financement solidaire. Cette réalité confère au profit une nouvelle dimension. La rentabilité devient un argument commercial et marketing totalement inédit.

Alors que la concurrence s’articulait historiquement autour de la tarification, de la qualité des services ou de l’innovation digitale, la solidité financière s’impose désormais comme le reflet direct de l’engagement citoyen d’une banque. Un établissement affichant de solides bénéfices peut légitimement valoriser sa capacité à redistribuer une part substantielle de sa réussite dans l’économie réelle via ces crédits sur l’honneur. Plus les gains sont importants, plus le nombre de bénéficiaire l’est. À l’inverse, les banques qui, pour une raison ou une autre, subissent des pertes s’exposent sérieusement à un risque d’image surtout avec la manière dont les réseaux sociaux sont utilisés. Les responsables de communications ne doivent pas sous-estimer cet aspect.

Dans ce contexte, les banques cotées en Bourse disposent d’un avantage stratégique en matière de visibilité et de transparence. Contrairement aux structures non cotées, leurs publications financières semestrielles offrent un accès public et permanent à leurs résultats. Cette vitrine financière permettra non seulement de rassurer les marchés et les actionnaires, mais elle transforme également leurs indicateurs de rentabilité en véritables bannières publicitaires démontrant leur contribution active aux politiques publiques.

L’article Les bénéfices d’une banque sont désormais un argument commercial est apparu en premier sur Managers.

  •  

7,6 milliards de dollars de fusions-acquisitions en Afrique à fin juin 2026

Les fusions-acquisitions en Afrique ont totalisé 7,88 milliards de dollars au premier semestre 2026, selon les chiffres de TechCabal. Ce volume impressionnant comporte une méga-opération de 6,2 milliards de dollars de MTN sur IHS Towers. Ce chiffre demeure inférieur à ce que Boston Consulting Group a annoncé pour la même période, et qui s’élève à 11,6 milliards de dollars.

Plusieurs autres transactions d’entreprise à forte valeur ont considérablement stimulé la valeur totale du marché. Les plus importantes sont l’acquisition de 66% de NCBA Group par Nedbank pour 850 millions de dollars et Prosus par Uber Technologies pour 315 millions de dollars.

Par secteur, les services financiers ont dominé le paysage de la consolidation, représentant 31,7% de l’ensemble des transactions. Avec 20 opérations, il y a une concurrence acharnée pour capter les populations non bancarisées, rationaliser les paiements numériques et étendre les opérations de prêt au-delà des frontières. Le secteur de la distribution est deuxième, avec un part de 14,3%, suivi des services généraux à 9,5%, et de l’éducation à 7,9%.

La taille de ces transactions souligne un écosystème en maturation rapide, où les valorisations théoriques se transforment activement en liquidités effectives. Les acquéreurs stratégiques trouvent une valeur durable et des opportunités de sortie viables dans un large spectre de l’économie africaine, jetant ainsi des bases solides pour les années à venir. À court terme, il est à souligner que plus le conflit au Moyen-Orient se prolonge, plus les fonds du Golfe mettraient moins d’argent dans le continent, surtout dans le secteur de l’énergie.

L’article 7,6 milliards de dollars de fusions-acquisitions en Afrique à fin juin 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Smart Tunisie: une action nouvelle pour dix anciennes

Smart Tunisie s’apprête à une augmentation de son capital par incorporation de réserves. L’opération a été autorisée par son Assemblée générale extraordinaire tenue le 29 avril 2026.

La recapitalisation a été fixée à 10 123 440 TND, permettant de porter le capital social de 50 617 215 TND actuellement à 60 740 655 TND après l’émission envisagée. Elle sera réalisée en deux tranches distinctes.

La première a été approuvée par le conseil d’administration du 10 septembre 2026. Elle portera sur 5 061 720 dinars. Il y aura l’émission de 1 012 344 actions nouvelles gratuites, d’une valeur nominale de 5 dinars chacune. Le détenteur de 10 actions anciennes aura droit à une action nouvelle gratuite. La société procèdera à l’acquisition et à l’annulation de 3 droits d’attribution rompus.

L’opération aura lieu le 1er octobre 2026 et les actions nouvelles porteront jouissance à partir du 1er janvier 2026. Elles seront négociées sur la même ligne de cotation que les actions anciennes. À l’issue de la réalisation de la première tranche, le capital sera porté à 55 678 935 dinars.

L’objectif de cette opération est double. D’une part, cela permettra de rémunérer les actionnaires. Les performances sont bonnes et les perspectives de hausse de cours sont réelles. Le premier semestre a été soldé par un bénéfice net de 16,078 MTND. D’autre part, ces opérations constituent le meilleur moyen pour soutenir le cours de l’action. Qui lâchera un titre qui va lui offrir un dividende et une action gratuite, surtout que le rendement annuel s’élève déjà à environ 79%?

L’article Smart Tunisie: une action nouvelle pour dix anciennes est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’Égypte s’allie à Nvidia pour devenir le pôle régional de l’IA

Le géant technologique Nvidia compte faire de l’Égypte un pôle régional de l’intelligence artificielle (IA). Un protocole d’accord qui définira les domaines potentiels de coopération entre les deux parties sera signé dans les mois à venir.

Nvidia pourra porter énormément à l’Égypte en matière de développement des compétences numériques, de soutien à l’innovation pour les startups et les entrepreneurs, de recherche et développement, ainsi que de renforcement des capacités locales en matière d’informatique et d’IA.

Pour attirer ce géant, Le Caire a fourni des efforts et a lourdement misé sur l’investissement massif en data centers et infrastructures numériques. Nvidia va d’ailleurs fournir la technologie pour le premier centre de données égyptien souverain alimenté par l’IA, épargnant aux opérateurs économiques locaux le coût d’achat et de gestion de leur propre infrastructure.

Le bras opérationnel public, l’ADC, devrait lancer des installations pour fournir, entre autres, de l’hébergement, de l’interconnexion et de l’activation du cloud, avec une capacité initiale de 20 mégawatts au cours de ses trois premières années, avec des plans pour atteindre 200 mégawatts. Les IDE attirés seraient de l’ordre de 200 millions de dollars sur une enveloppe totale de 1 milliard de dollars. En 2030, l’IA pourrait contribuer à hauteur de 7,7 % du PIB égyptien.

Est-ce que la Tunisie pourra trouver une place dans cette nouvelle économie? La réponse est oui. Le marché mondial des centres de données est estimé à plus de 425 milliards de dollars en 2026 et devrait atteindre 902 milliards d’ici 2033. C’est une question de volonté.

L’article L’Égypte s’allie à Nvidia pour devenir le pôle régional de l’IA est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’ATB migre à T24 et renforce son provisionnement

L’Arab Tunisian Bank (ATB) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. La banque a enregistré un PNB en progression de 9,2 % à 187,047 MTND. Cette hausse s’appuie sur une gestion dynamique des activités d’exploitation, surtout avec une hausse de la marge d’intérêt de 4,9 % en rythme annuel à 87,603 MTND.

En revanche, les six premiers mois de l’année se sont soldés par un déficit de 27,595 MTND. L’ATB poursuit sa politique d’assainissement de son actif, avec un coût du risque de 72,321 MTND contre 37,067 MTND fin juin 2025. Ce montant découle, en grande partie, de l’un des évènements majeurs de la période.

En fait, la migration vers le nouveau système d’information T24 a été réussie. Cette transition technique majeure a nécessité la mise en place de travaux de rapprochement, de justification et d’apurement des comptes de migration et d’équilibre. Ces travaux se poursuivent, avec une réduction significative des montants concernés et des incidences très limitées sur le résultat de la période.

En raison de la migration vers le système T24, la disponibilité de certaines données nécessaires à l’analyse individuelle et exhaustive des créances sur la clientèle a été temporairement restreinte. Pour pallier cette situation lors de l’arrêté des comptes au 30 juin 2026, la banque a eu recours à une méthodologie statistique rigoureuse afin d’estimer le niveau de couverture requis au titre du risque de crédit. Cette démarche a conduit à la comptabilisation d’une couverture supplémentaire de 78,484 MTND, incluant des provisions individuelles et des agios réservés, assurant ainsi la prudence nécessaire face aux risques encourus. L’analyse individuelle exhaustive, fondée sur des données complètes et fiabilisées, qui sera réalisée dans les mois à venir, pourrait conduire à un montant de couverture différent. Des reprises, comme de nouvelles dotations aux provisions sur créances, pourraient donc être observées.

La banque est concentrée sur la fiabilisation et la modernisation de ses outils de travail pour consolider ses fondamentaux et améliorer sa compétitivité. Cela engendre nécessairement des coûts et peut affecter la profitabilité à court terme. À long terme, les résultats ne peuvent être que positifs.

L’article L’ATB migre à T24 et renforce son provisionnement est apparu en premier sur Managers.

  •  

Les risques de défaut de paiement restent élevés

Si les statistiques relatives aux chèques attirent l’attention en premier lieu, la compréhension globale de l’évolution du risque de défaut de paiement impose d’élargir l’analyse à l’ensemble des moyens de paiement.

Au cours des six premiers mois de 2026, les montants rejetés cumulés, tous instruments confondus (prélèvements, virements, chèques et lettres de change), ont totalisé 4 291,881 MTND. À titre de comparaison, ce montant s’élevait à 4 776,988 MTND sur la même période en 2025, et à 3 553,760 MTND à fin juin 2024. Bien entendu, ces chiffres concernent des incidents de paiement lors du traitement de l’opération pour la première fois. Une grande partie de ces transactions pourra donc faire l’objet d’une régularisation ultérieure.

L’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur le chèque a profondément perturbé le marché. Face à un cadre plus strict, de nombreux opérateurs économiques ont délaissé ce moyen de paiement au profit d’alternatives, générant des tensions de liquidité en cascade. Cette transition difficile explique la flambée des risques observée en 2025, qui a marqué un record absolu des montants rejetés alors que la somme totale des opérations avait reculé de 9,6% pour s’établir à 105 808 MTND.

En 2026, le volume global des transactions a connu un rebond de 3,6%, tandis que les montants rejetés ont reculé de 10,1%, pour s’établir à 4 291,881 MTND. Globalement, le montant des rejets reste structurellement supérieur aux niveaux d’avant 2025, prouvant que la tension sur la trésorerie des agents économiques ne s’est pas dissipée.

De plus, le report du risque vers d’autres instruments s’est confirmé. Le changement de comportement des entreprises face au chèque a entraîné une réorientation des flux vers d’autres moyens de paiement (lettres de change, virements, prélèvements) qui ont vu les sommes concernées par des rejets augmenter. Les difficultés de recouvrement se trouvent ainsi disséminées dans l’ensemble de la chaîne financière, maintenant une pression constante sur le fonds de roulement des entreprises.

Cette persistance des impayés conforte l’aversion pour le risque des banques. Dans ce contexte, l’accès au financement pour les sociétés risque de rester contraint, pesant durablement sur la relance de l’investissement productif et consolidant un climat d’attentisme économique.

L’article Les risques de défaut de paiement restent élevés est apparu en premier sur Managers.

  •  

Les startuppeuses africaines reçoivent moins de 1% des fonds mobilisés

Les startups dirigées par des femmes restent en marge du paysage du financement en Afrique. C’est ce qui ressort des chiffres annoncés lors du She Code Africa Summit 2026 tenu à Lagos. Il s’agit d’une organisation visant à rendre les femmes opérant dans la technologie plus visible.

Les femmes entrepreneurs en solo ou en équipes reçoivent moins de 1 % du capital recensé sur les marchés africains. Par contre, leurs homologues masculins accaparent 91 % des ressources. Le gap est énorme.

Pour plusieurs, la réduction de cet écart passe, en partie, par le placement davantage de femmes dans les sociétés d’investissement et les fonds de capital-risque. La réalité montre que cela ne suffit pas. Il faut plutôt placer les femmes dans des positions où les décisions d’investissement sont réellement prises.

Ce manque de financement n’est pas exclusivement la responsabilité de l’écosystème. Les femmes qui ont réussi à passer le cap doivent aussi prendre leurs responsabilités et soutenir d’autres femmes en quête de ressources pour se développer.

En même temps, il faut améliorer la manière d’aller chercher des capitaux. Les femmes doivent maîtriser leurs opérations, développer des relations avec les investisseurs et communiquer clairement à la fois leur proposition de valeur et leur potentiel de croissance. Les bailleurs de fonds cherchent de plus en plus de la rentabilité et sans des perspectives claires de pouvoir dégager des bénéfices dans des délais logiques, il est quasiment impossible de les convaincre.

Enfin, les fonds propres ne sont pas la seule voie. La dette pourra ouvrir plus de pistes pour accéder aux ressources financières et les statistiques montrent qu’elles représentent aujourd’hui le principal levier de financement dans le continent.

Il faudra de longues années pourque cette situation s’améliore. L’accompagnement et l’encadrement des femmes est le seul moyen capable de les aider à concrétiser leurs projets.

L’article Les startuppeuses africaines reçoivent moins de 1% des fonds mobilisés est apparu en premier sur Managers.

  •  

Qui investit en Tunisie?

Les discussions sur l’investissement en Tunisie, ses défaillances et la nécessité de le stimuler rythment notre quotidien. En revanche, rares sont les occasions où l’on évoque la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF), le concept qui traduit pourtant la réalité tangible de l’investissement.

La FBCF regroupe les actifs corporels (constructions, équipements et machines et actifs biologiques cultivés) et incorporels (R&D, logiciels informatiques et bases de données et dépenses d’exploration minière). Le terme “brute” signifie que le calcul ne déduit pas la consommation de capital fixe.

En 2025, la FBCF a totalisé 26,457 milliards de dinars. Sur la période 2021-2025, la croissance moyenne était de 6,1 %. Bien évidemment, la FBCF est exprimée en valeur nominale. Dans un contexte d’inflation comme le nôtre, une partie de cette hausse ne reflète pas forcément une augmentation du volume physique des investissements, mais simplement la hausse des différentes composantes de cet indicateur.

La dynamique relative observée porte l’empreinte des sociétés non financières, dont les investissements productifs ont progressé de 12,2 % en moyenne sur 2021-2025, totalisant 11 339 milliards de dinars. Ce rebond montre un effort de modernisation des équipements et des capacités industrielles malgré un climat économique complexe.

Le second contributeur à la FBCF n’est autre que les ménages. En d’autres termes, c’est l’investissement dans l’immobilier. Il tend à se stabiliser, avec une croissance moyenne de 1,5 % entre 2021 et 2025. Il est freiné par la contraction du pouvoir d’achat et le coût du crédit.

Pour sa part, l’administration publique subit des contraintes budgétaires sévères qui limitent sa marge de manœuvre pour porter de grands projets d’infrastructures, maintenant l’investissement public sous des seuils optimaux. La FBCF est de l’ordre de 5 769 MTND fin 2025, soit une croissance moyenne 2021-2025 de 3,3 %.

Enfin, les institutions financières affichent des investissements de 592 MTND seulement, soit 2,2 % seulement de la FBCF nationale. Bien que faible, il est normal du moment que leur cœur de métier est l’intermédiation financière.

Reste enfin à préciser que dans sa globalité, la FBCF demeure insuffisante. Elle ne représente que 15,4 % du PIB, alors que des pays comme le Maroc ou l’Ethiopie affichent des niveaux supérieurs à 30 %. C’est pourquoi il est impératif de libéraliser l’initiative économique.

L’article Qui investit en Tunisie? est apparu en premier sur Managers.

  •  

Banque mondiale: la croissance moyenne de la Tunisie en 2027-2028 serait de 2,1%

Dans une note sur la Tunisie, intitulé “Le défi de l’eau en Tunisie: de la pénurie à la résilience”, la Banque mondiale a donné ses prévisions pour la croissance de l’économie sur la période 2026-2028.

Pour 2026, la croissance devrait être de l’ordre de 2,3 %, portée par une reprise de l’agriculture et des industries mécaniques et électriques. Initialement attendue à 2,5 %, le conflit au Moyen Orient a pesé sur les perspectives de cette année. Les espoirs provenaient de la production agricole, en particulier l’huile d’olive et les céréales, de l’activité manufacturière accrue, notamment mécanique et électrique. Néanmoins, l’incertitude mondiale risque de freiner la demande extérieure, en particulier en provenance de l’UE, principal marché d’exportation de la Tunisie.

À moyen terme (2027-2028), la croissance économique devrait ralentir pour atteindre une moyenne de 2,1 %. Les principales inquiétudes demeurent la persistance d’un environnement de financement tendu et des obstacles à l’entrée sur le marché. À court terme, la hausse de l’incertitude commerciale, le financement extérieur restreint et l’augmentation continue de la dépendance énergétique pourraient poser des défis à la croissance et à la stabilité macroéconomique. Les perspectives à moyen terme pourraient s’améliorer sensiblement si la Tunisie entreprenait des réformes visant à renforcer les finances publiques, à moderniser les entreprises publiques et à promouvoir une plus grande concurrence.

Le déficit des comptes courants devrait s’établir à 4,1 % du PIB en 2026, à cause d’un déficit commercial plus large, partiellement compensé par la croissance modérée des recettes touristiques. À moyen terme, le déficit devrait légèrement diminuer pour s’établir à 3,1 % du PIB d’ici 2028.

Les investissements directs étrangers devant rester stables et les entrées de portefeuille minimes, les pressions sur le financement extérieur devraient rester élevées. Compte tenu des options de financement extérieur limitées, les autorités pourraient recourir à des emprunts en devises auprès de la Banque centrale.

Des pressions sur les dépenses devraient affecter les finances publiques en 2026. Le déficit budgétaire devrait atteindre 6,0 % du PIB en 2026, contre 5,3 % en 2025, les subventions énergétiques devant augmenter en raison du conflit au Moyen-Orient. À moyen terme, le déficit serait de 4,7 % du PIB d’ici 2028, sous l’effet des efforts visant à contenir la masse salariale et de la baisse des subventions.

La dette publique devrait diminuer légèrement pour atteindre 81,9 % du PIB en 2028, contre 84,2 % pour cette année. En termes nominaux, les besoins bruts de financement devraient atteindre 27,3 milliards de dinars en 2026 et 26,2 milliards en 2027, en raison de la hausse du remboursement de la dette. Le financement du déficit restera difficile, compte tenu de la stratégie visant à limiter l’endettement extérieur. L’accentuation du recours au financement intérieur comporte des risques importants, notamment l’éviction potentielle du crédit au secteur privé, des pressions inflationnistes et des vulnérabilités dans le système bancaire, même si les risques extérieurs sont réduits.

L’article Banque mondiale: la croissance moyenne de la Tunisie en 2027-2028 serait de 2,1% est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌