Tunisie. Décret 54 : Carthage desserre l’étau, sans vraiment lâcher prise
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La Tunisie a des atouts pour devenir un hub électronique régional. Aymen Troudi, plant general manager de TIS Circuits, dessine les conditions nécessaires pour transformer ce potentiel en une marque industrielle crédible et attractive pour les investisseurs.
Dans la compétition pour les investissements industriels, le coût d’implantation ou la proximité géographique ne suffisent plus à faire la différence. Les groupes internationaux recherchent des écosystèmes capables de combiner compétences, infrastructures, fournisseurs, énergie, certifications et capacité d’accompagnement dans la durée. La Tunisie possède déjà plusieurs de ces briques. Son défi consiste désormais à les assembler pour construire une proposition de valeur lisible et différenciante. C’est tout l’enjeu du «Tunis Electronics Hub», une ambition portée par les acteurs du secteur autour d’Elentica. Créé en 2017, le cluster rassemble une partie importante de l’écosystème électronique tunisien et cherche aujourd’hui à structurer une dynamique commune. Pour Aymen Troudi, le concept de «Tunis Electronics Hub» est une ambition à la fois «pertinente» et «réaliste», mais sa concrétisation suppose une vision claire, des actions coordonnées et des investissements capables de renforcer l’ensemble de l’écosystème. La priorité est donc moins de proclamer l’existence d’un hub que d’en construire les attributs: développer les compétences, attirer des investissements à plus forte valeur ajoutée, renforcer les capacités industrielles et améliorer les conditions offertes aux investisseurs.
L’enjeu dépasse la seule promotion d’une filière. Il s’agit aussi de faire évoluer la perception internationale de la Tunisie. Le pays ne peut plus se présenter uniquement comme une plateforme de production compétitive et proche de l’Europe. Pour gagner en attractivité, il doit démontrer sa capacité à accueillir des activités électroniques plus complexes, à accompagner leur développement et à monter davantage dans les chaînes de valeur technologiques. Construire une marque Tunisie dans l’électronique suppose ainsi de passer d’une addition d’avantages individuels à une promesse collective: celle d’un écosystème compétent, fiable et capable de créer davantage de valeur. C’est à cette condition que le «Tunis Electronics Hub» pourra devenir autre chose qu’un slogan: un véritable argument de compétitivité industrielle.
Pour Aymen Troudi, l’un des principaux avantages du site tunisien réside dans ses compétences. Il insiste sur la qualité des profils disponibles et cite le cas d’investisseurs ayant constaté la difficulté de retrouver, dans certains pays concurrents, le même vivier de compétences dans l’électronique. Ce constat devrait faire évoluer la manière dont la Tunisie présente son offre industrielle. En communiquant principalement sur le coût de sa main-d’œuvre, le pays risque de réduire son positionnement à celui d’une plateforme de sous-traitance. Or, pour Troudi, l’opportunité réside aussi dans la capacité à attirer des projets à forte valeur ajoutée et à développer de nouvelles compétences technologiques. Mais le capital humain ne suffit pas. Pour devenir une véritable destination industrielle, la Tunisie doit proposer un écosystème complet associant formation, ingénierie, sous-traitance, logistique, certifications et disponibilité énergétique. À ces compétences s’ajoute un autre avantage: la proximité avec l’Europe. Dans un contexte de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et de volonté de réduire certaines dépendances vis-à-vis de l’Asie, Troudi considère la Tunisie comme étant bien positionnée pour bénéficier des dynamiques de reshoring et de rapprochement des capacités de production. La comparaison avec la Chine ne doit donc pas se limiter au coût de la main-d’œuvre. Troudi évoque un écart relativement limité sur certains profils opérationnels, qui peut être compensé par les avantages logistiques. Là où certains approvisionnements asiatiques peuvent nécessiter plusieurs semaines, la proximité avec les marchés européens permet de réduire fortement les délais. Le changement de récit devient alors essentiel: la Tunisie ne doit pas chercher à être la destination la moins chère, mais celle qui combine compétences, proximité, réactivité et capacité à exécuter des projets industriels complexes.
Une marque industrielle n’est crédible que si la promesse affichée se retrouve sur le terrain. Or, plusieurs fragilités continuent de limiter l’efficacité de l’écosystème. Troudi cite notamment la logistique, les certifications qui restent encore inégalement diffusées dans la filière et surtout la disponibilité énergétique. Pour un industriel, ces dimensions ne sont pas accessoires: elles déterminent directement la capacité d’un site à produire, livrer et se développer. Des compétences reconnues et une situation géographique avantageuse perdent en effet une partie de leur valeur si l’investisseur rencontre ensuite des difficultés pour acheminer ses équipements, répondre à certaines exigences de certification ou sécuriser ses besoins énergétiques. Troudi évoque d’ailleurs le cas d’investisseurs ayant hésité entre la Tunisie et le Maroc. Pour les convaincre, estime-t-il, la promotion ne suffit pas. Il faut être capable de les accueillir, de leur présenter concrètement l’écosystème et de transformer l’intérêt initial en décision d’investissement. Cette logique concerne également le ciblage des IDE. Pour notre interlocuteur, l’intérêt d’un investissement ne se mesure pas uniquement au capital injecté. Il réside aussi dans sa capacité à apporter de nouvelles technologies, à développer les compétences locales et à renforcer le tissu industriel existant. L’exemple de TIS Circuits, filiale du groupe ALL Circuits spécialisée dans la sous-traitance de cartes électroniques, l’illustre. L’entreprise envisage la construction d’une nouvelle usine 5.0, avec un investissement annoncé d’environ 15 millions d’euros. Le projet intervient au sein d’un groupe dont le capital compte des investisseurs chinois, notamment DBG Technology. Pour Troudi, cette présence constitue aussi une opportunité. Il souligne la puissance de l’écosystème industriel chinois, sa capacité d’investissement et les gains de compétitivité obtenus notamment sur les équipements. L’enjeu pour la Tunisie n’est donc pas d’opposer capitaux européens et chinois, mais de savoir tirer parti des différents réseaux industriels internationaux pour accélérer la montée en gamme de son propre écosystème.
La construction d’une marque industrielle peut également s’appuyer sur la diaspora tunisienne. Pour Troudi, les compétences établies à l’étranger constituent une ressource encore insuffisamment mobilisée. La première étape consiste à mieux les informer de ce qui existe en Tunisie, à valoriser leurs parcours et à créer des espaces d’échange réguliers. Au-delà des compétences, ces profils disposent de réseaux professionnels et d’une connaissance directe des marchés internationaux. Ils peuvent ainsi devenir des relais de la Tunisie auprès des entreprises et des investisseurs avec lesquels ils travaillent. Mais une marque industrielle forte suppose également une spécialisation technologique plus identifiable. La filière électronique cherche ainsi à élargir son positionnement vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Les semi-conducteurs figurent parmi les pistes évoquées. Des compétences existent, notamment dans la conception et certaines activités de prototypage, mais le passage vers une production plus large supposerait de développer davantage les capacités industrielles. Le datacenter relève de la même logique de montée en gamme. Là encore, Troudi appelle à la prudence: le projet demeure une ambition et sa réalisation dépendra notamment de la capacité énergétique disponible. Ces exemples montrent que la construction d’une marque électronique tunisienne ne peut se limiter à la production existante. Elle suppose de faire émerger progressivement de nouvelles briques technologiques capables de différencier le pays.
Le Pacte pour la compétitivité à l’horizon 2030 doit fournir un cadre à cette transformation. Selon Troudi, il comprend 32 engagements, dont six portés par les acteurs privés de l’écosystème, avec un objectif de plus de 30 000 emplois à l’horizon 2030. Sa signature constitue une étape importante. Mais le véritable test sera désormais celui de l’exécution. Pour notre interlocuteur, la Tunisie doit mettre en place une gouvernance capable de tracer une trajectoire et de suivre sa mise en œuvre dans la durée. La dynamique engagée autour du Pacte doit se traduire par des actions visibles, aussi bien pour les industriels déjà implantés que pour les investisseurs qui observent le pays depuis l’étranger. Cette présence doit également s’étendre aux marchés internationaux. Troudi plaide pour une diplomatie économique plus active et une présence renforcée des industriels tunisiens dans les salons spécialisés afin de mieux promouvoir les compétences et les capacités de la filière. Au fond, la construction d’une marque tunisienne dans l’électronique repose sur quatre piliers: des compétences reconnues, des infrastructures fiables, des investissements à forte valeur ajoutée et une spécialisation technologique lisible. La Tunisie dispose déjà d’une partie de ces atouts. Son défi est désormais de les transformer en une proposition de valeur cohérente que l’investisseur peut immédiatement comprendre et surtout constater une fois sur le terrain. C’est à cette condition que le «Tunis Electronics Hub» pourra dépasser le stade de l’ambition, car une marque industrielle se construit moins par ce qu’un pays dit de lui-même que par les compétences qu’il développe, les technologies qu’il accueille, les investissements qu’il retient et l’expérience qu’il offre à ceux qui choisissent de s’y implanter.
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Die Ankündigung der Ansiedlung von Varun Beverages in Tunesien – einem der weltweit bedeutendsten PepsiCo-Franchisenehmer außerhalb der USA – wirft erneut die Frage auf, ob Mehr
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Il faudrait déjà commencer à y penser: le 2 août 2027, une partie du territoire tunisien sera concernée par une éclipse totale du soleil. Au moment du pic, prévu aux alentours de 10 heures du matin, la lumière laissera place à une obscurité quasi nocturne pendant quelques minutes dans la bande de totalité.
En fait, toute la Tunisie sera concernée par le phénomène mais à différents degrés: la zone qui sera plongée dans l’obscurité totale ira du Kef jusqu’à Tozeur pour la partie ouest du pays et au sud de Monastir jusqu’au sud de Zarzis pour ce qui concerne le littoral est.
Au-delà de son intérêt scientifique et spectaculaire, ce phénomène constitue surtout un événement touristique à part entière. Les éclipses totales attirent en effet un public qui ne voyage pas nécessairement pour un séjour balnéaire classique : passionnés d’astronomie, photographes, amateurs de phénomènes naturels, mais aussi et surtout voyageurs individuels et touristes solitaires, habitués à organiser leurs déplacements autour d’expériences particulières.
Pour la Tunisie, l’enjeu est donc de ne pas considérer le 2 août 2027 comme une simple curiosité astronomique. Le rendez-vous peut être intégré dès maintenant à la communication touristique internationale.
L’Office National du Tourisme Tunisien pourrait notamment exploiter ce thème dans les salons et événements professionnels auxquels il participe à travers une campagne visuelle simple et facilement identifiable. Une promesse comme « Soyez aux premières loges » pourrait ainsi servir de fil conducteur à une communication internationale.
L’intérêt est également de pouvoir associer l’éclipse à l’ensemble de l’offre touristique tunisienne. L’événement peut devenir une porte d’entrée vers des séjours combinant observation du phénomène, patrimoine, désert, gastronomie, activités culturelles ou encore découverte des régions traversées.
Autrement dit, on ne vendrait pas uniquement une place pour observer une éclipse, mais une expérience tunisienne autour de l’éclipse.
Cette échéance présente un autre intérêt : elle correspond à une forme de tourisme qui échappe en partie aux logiques traditionnelles du voyage organisé.
Les voyageurs solitaires sont particulièrement susceptibles de rechercher ce type d’expérience exceptionnelle et de construire eux-mêmes leur séjour. Ils peuvent arriver quelques jours avant le phénomène, prolonger leur voyage après l’éclipse et combiner plusieurs étapes.
Pour les professionnels du tourisme, l’objectif serait donc de transformer un événement de quelques minutes en séjour de plusieurs nuits.
Les établissements situés dans la zone concernée bénéficiant d’une visibilité optimale, ont ainsi intérêt à inscrire cette date dans leur stratégie commerciale suffisamment tôt. Packages thématiques, séjours astronomiques, excursions, activités dans les régions intérieures ou programmes associant littoral et arrière-pays pourraient être proposés.
L’enjeu est aussi économique. Un événement susceptible de générer une demande touristique spécifique peut contribuer à améliorer le revenu brut d’exploitation (RBE) des établissements qui sauront le valoriser. L’objectif n’est pas uniquement de remplir les chambres : il s’agit également d’augmenter la durée des séjours et les dépenses annexes — restauration, excursions, transport, activités et services.
Pour les hôtels, l’éclipse pourrait donc constituer un produit commercial ponctuel, mais à forte valeur ajoutée, avec la possibilité de travailler plusieurs mois à l’avance sur les réservations.
La Tunisie dispose en outre d’un avantage : contrairement à une destination construite uniquement autour de l’événement, elle peut proposer une offre touristique complète autour de celui-ci.
L’engouement suscité par les grandes éclipses récentes en Europe a montré la capacité de ces phénomènes à attirer des visiteurs parfois prêts à parcourir de longues distances pour vivre quelques minutes exceptionnelles.
Une éclipse totale ne se programme pas selon les calendriers touristiques. Lorsqu’elle passe sur un territoire, la destination dispose d’un rendez-vous qu’elle n’aura pas à créer elle-même.
La Tunisie aurait donc intérêt à anticiper celui du 2 août 2027 : communication internationale, mobilisation des hôtels, conception de produits touristiques, travail avec les agences réceptives et les plateformes spécialisées dans le voyage individuel.
Car certaines opportunités touristiques ne durent que quelques minutes. Encore faut-il avoir préparé la destination pour les accueillir.
©Destination Tunisie
Image IA
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Quand les plages deviennent de nouveaux lieux d’attraction pour la clientèle touristique tunisienne. Depuis quelques années, des initiatives privées et locales développent des offres balnéaires qui associent loisirs, restauration, sport et expériences nautiques. Il ne s’agit pas de simples aménagements avec parasols et chaises loués à la journée et une gargote faisant office de restaurant dans le cadre de concessions municipales, mais d’une offre beaucoup plus étayée caractérisée par une montée en gamme.
La zone de Ghar El Melh est, à elle seule, un exemple de ce type de développement quoi qu’il est, pour certains, discutable dans sa forme. Toujours est-il que le succès rencontré en dit long sur la pertinence de cette offre qui plait à la clientèle tunisienne qui recherche un produit adapté à ses attentes.

Havana Coco Beach à Ghar El Melh, un exemple d’aménagement et de montée en gamme de l’offre pour la clientèle locale.
Cette évolution traduit en tout cas une transformation des habitudes de consommation touristique des Tunisiens. La journée à la plage tend de plus en plus à s’inscrire dans une expérience globale, avec une palette de services permettant de passer plusieurs heures sur un même site grâce à une offre diversifiée.
Les traditionnelles journées « paillotte » ont ainsi évolué vers des concepts plus structurés. À la restauration et aux espaces de détente viennent s’ajouter des produits telles que des picsines privées et des activités telles que les excursions en mer, le pédalo, le kayak, le paddle… Certains sites proposent également des activités sportives terrestres, à l’image de la location de terrains ou d’équipements de padel.
Le développement de ces offres répond à une demande spécifique : celle d’une clientèle qui recherche davantage qu’un simple accès à la plage. Elle souhaite pouvoir combiner détente, restauration, activités pour les enfants et découverte dans un même lieu, avec une offre adaptée à une sortie à la journée.
Cette tendance participe ainsi à la diversification du produit touristique tunisien pour les locaux. Pendant longtemps, l’offre balnéaire a été largement associée au modèle hôtelier et aux séjours organisés autour de l’hébergement. L’émergence de ces nouveaux concepts contribue à élargir cette approche en faisant du littoral lui-même un support d’expériences touristiques et de loisirs.
Le phénomène présente également un intérêt pour les établissements hôteliers. Sans se substituer à leur activité, ces offres peuvent contribuer à répartir une partie de la demande, notamment celle liée aux visiteurs à la recherche d’une formule à la journée. Les hôtels sont en effet régulièrement sollicités pour des accès « day use » ou des accès piscine et plage, alors que leurs capacités sont avant tout dimenssionnées pour accueillir leur clientèle résidente.
Le développement d’espaces balnéaires proposant des prestations diversifiées peut donc, dans certains territoires, contribuer à alléger cette pression en offrant d’autres possibilités de loisirs aux visiteurs locaux.
Au-delà de leur dimension récréative, ces initiatives illustrent aussi la capacité du marché local à faire émerger de nouveaux produits. Des entrepreneurs identifient une demande, expérimentent des concepts et construisent des offres à partir des caractéristiques propres à leur territoire, quand les dirigeants municipaux sont suffisamment ouverts sur le principe qui génère certainement une manne financière qui ne peut être refusée.
Le littoral tunisien dispose à cet égard d’un potentiel particulièrement important. Chaque zone possède ses propres caractéristiques : paysages, relief, qualité des plages, patrimoine, proximité des grandes villes. Autant d’éléments qui peuvent être transformés en expériences touristiques différenciées. A Ghar El Melh, la pointe rocheuse de Sidi Ali Mekki réaménagée en zone de baignade et de restauration sont l’exemple même de la capacité d’innovation des investisseurs qui ont réussi à valoriser un lieu auparavant inexploité compte-tenu de son relief rocheux.

Lovina Island à Ghar El Melh.
Cette multiplication des initiatives contribue à faire évoluer la notion même de tourisme local. Celui-ci ne se résume plus à fréquenter les destinations balnéaires traditionnelles, mais englobe désormais une diversité d’expériences accessibles à la journée et adaptées à différents profils de clientèle avec différents budgets et pour toutes les catégories d’âge.
Le développement rapide de ces offres ne doit toutefois pas occulter la question de leur encadrement. À la frontière entre tourisme, loisirs, sport, activités nautiques, restauration et économie locale, ces nouvelles formes d’activité relèvent de cadres réglementaires et administratifs municipaux mais mériteraient d’être plus stricts dans la gestion des déchets par exemple.
L’enjeu consiste donc moins à freiner leur développement qu’à mieux les identifier et à les structurer. Un recensement des expériences existantes permettrait par ailleurs de mesurer l’importance réelle de ce marché, sa répartition géographique et son potentiel de développement.

Exemple de valorisation des espaces littoraux dans la région d’El Haouaria.
La question de la sécurité mérite également une attention particulière, notamment pour les activités nautiques. La professionnalisation des opérateurs, la qualification des encadrants, les équipements, les normes de sécurité et la protection de l’environnement constituent des conditions importantes pour permettre à ces activités de se développer durablement.
Un meilleur accompagnement pourrait également faciliter l’investissement privé et local, favoriser les synergies avec les collectivités et renforcer les liens entre professionnels du tourisme, acteurs du sport, opérateurs nautiques et initiatives environnementales.
Ces expériences balnéaires constituent finalement une composante supplémentaire de la diversification recherchée pour le tourisme tunisien. Elles permettent de sortir d’une logique exclusivement centrée sur l’hébergement et de valoriser autrement les ressources des territoires.
Elles peuvent également contribuer à mieux répartir les flux, à prolonger la durée des activités sur les sites littoraux et à créer de nouvelles opportunités économiques autour de la restauration, des loisirs, du sport et des activités maritimes.
Le phénomène mérite donc d’être observé au-delà de son aspect saisonnier. Car derrière les paillottes, les restaurants de plage, les sorties en mer ou les activités nautiques se dessine un marché de loisirs qui répond à une demande réelle et qui participe, à son échelle, à la transformation du tourisme tunisien.
Le tourisme de demain ne se construira pas uniquement à travers les hôtels et les grands projets. Il se construit aussi dans ces espaces où des entrepreneurs, des associations et des acteurs locaux expérimentent de nouvelles manières de valoriser le littoral.
La dynamique existe déjà. Reste désormais à mieux la connaître, à l’encadrer lorsque cela est nécessaire et à lui donner les conditions permettant de devenir une véritable composante du produit touristique tunisien.
D.T
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