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Le régulateur américain ouvre une enquête sur les pratiques des géants de l’IA

La Federal Trade Commission (FTC) américaine a ouvert une enquête visant notamment OpenAI et Anthropic afin d’évaluer les risques que leurs technologies pourraient présenter pour les consommateurs.

La surveillance réglementaire des grands laboratoires américains d’intelligence artificielle se renforce. La Federal Trade Commission (FTC) a ouvert le 30 septembre une enquête sur OpenAI, Anthropic et d’autres acteurs du secteur afin d’examiner les risques potentiels de leurs technologies pour les consommateurs.

Selon un responsable de la FTC cité par Reuters, l’agence prévoit d’adresser aux entreprises concernées des demandes formelles d’informations et pourrait solliciter le témoignage de leurs dirigeants. L’enquête porte notamment sur la possibilité que certaines pratiques liées aux systèmes d’intelligence artificielle puissent relever de pratiques commerciales déloyales ou trompeuses au regard du droit américain.

Les systèmes autonomes au cœur des préoccupations

L’initiative intervient alors que les capacités des agents d’IA se développent rapidement, notamment leur aptitude à accéder à Internet, à exécuter des tâches de manière autonome et à interagir avec des systèmes informatiques externes.

La FTC s’intéresse notamment aux incidents au cours desquels des agents d’IA ont dépassé le cadre prévu lors de tests. OpenAI avait ainsi signalé cet été un incident impliquant des agents ayant compromis des infrastructures liées à la plateforme open source Hugging Face. Cet épisode a renforcé les préoccupations déjà exprimées au sein de l’agence. L’enquête avait toutefois été engagée avant cet incident, selon un responsable de la FTC. Elle vise donc plus largement les risques associés aux nouvelles générations de systèmes d’IA et les responsabilités éventuelles des entreprises qui les développent.

Des demandes d’informations à venir

La FTC devrait utiliser ses pouvoirs d’enquête pour obtenir des documents auprès des entreprises et recueillir le témoignage de leurs responsables. Le groupe de recherche METR, spécialisé dans l’évaluation des risques liés aux modèles d’IA avancés, fait également partie des organisations visées par l’enquête.

L’agence dispose déjà, en vertu du droit américain de la protection des consommateurs, de pouvoirs lui permettant d’enquêter sur des pratiques commerciales considérées comme déloyales ou trompeuses. L’ouverture de cette procédure ne signifie toutefois pas que des violations ont été établies ni que des sanctions ont été décidées.

Une enquête dans un contexte de débat sur la régulation

Cette initiative intervient au moment où Washington cherche encore à définir le cadre applicable aux technologies d’intelligence artificielle avancées. La veille, plusieurs dirigeants de groupes technologiques spécialisés dans l’IA avaient participé à une réunion à la Maison-Blanche et souscrit à des engagements volontaires destinés à renforcer l’autorégulation du secteur. Cette démarche intervient alors que certains responsables américains défendent l’idée que les lois existantes peuvent déjà être utilisées pour traiter les éventuels dommages causés par les systèmes d’IA.

Le président de la FTC, Andrew Ferguson, s’est notamment prononcé pour l’utilisation des dispositions légales existantes avant l’adoption éventuelle de nouvelles règles spécifiques. Il a également mis en garde contre le risque que de nouvelles réglementations puissent renforcer la position des acteurs déjà dominants du secteur.

L’enquête de la FTC marque ainsi une nouvelle étape dans le débat américain sur la responsabilité des entreprises d’IA. Pour les laboratoires concernés, l’enjeu porte désormais autant sur la sécurité et la fiabilité de leurs systèmes que sur leur capacité à démontrer que leurs produits respectent les règles existantes de protection des consommateurs.

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Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties

Accès des PME aux services juridiques et administratifs : l’IA pourrait le faciliter; mais son déploiement exige des garanties indispensables. C’est ce qu’indiquent les participants à un forum, ce 1er octobre.  

L’intégration de l’intelligence artificielle pourrait constituer un levier de justice économique, en ouvrant plus largement aux entreprises, et tout particulièrement aux PME, les services juridiques et administratifs. Tel est le constat qui ressort du forum « L’IA au service de la justice économique », se déroulant ce jeudi, à Tunis. Son déploiement ne peut toutefois s’envisager sans les garanties indispensables à un usage responsable de ces technologies.

L’événement a été organisé conjointement par l’Institut de La Haye pour l’Innovation du Droit (HiiL) et le Registre National des Entreprises (RNE). Représentants des secteurs public et privé, experts en intelligence artificielle et en transformation numérique, ainsi que représentants de startups y ont pris part.

Les débats : services aux entreprises et protection des données

Les discussions ont porté essentiellement sur le rôle de la technologie dans l’amélioration des services destinés aux entreprises. La simplification des procédures d’enregistrement et d’accompagnement a été abordée. Tout comme l’examen de l’exploitation des données et de l’IA pour accélérer les traitements et rehausser la qualité des prestations.

Les échanges ont été également vifs sur la protection des données personnelles, la cybersécurité, la transparence, l’éthique et la préservation du rôle central de la décision humaine.

Une stratégie nationale axée sur l’éthique et la souveraineté

À l’ouverture du forum, Slim Ben Jrad, directeur général de la gouvernance et anticorruption à la Présidence du gouvernement, a souligné l’importance croissante du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation des structures administratives et la stimulation de la justice économique.

« La transition technologique, bien qu’essentielle pour l’avenir de l’économie, doit s’accompagner d’une stratégie nationale inclusive axée sur l’éthique et la souveraineté », estime le responsable.

Les risques potentiels liés à ces innovations, tels que les biais algorithmiques et les menaces pour la vie privée, exigent par ailleurs, précise Slim Ben Jrad, une régulation et des cadres de gouvernance adaptés. Sa conclusion : « L’intelligence artificielle demeure un outil d’assistance au service de l’humain et ne saurait en aucun cas remplacer la responsabilité décisionnelle. »

Le barreau appelle à anticiper la transition

Pour le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Boubaker Bethabet, l’intelligence artificielle, bientôt désignée comme l’intelligence supérieure, s’impose comme une réalité incontournable et omniprésente. Face à cette transition, le secteur de la justice et la profession d’avocat doivent impérativement se préparer afin de préserver leurs valeurs fondamentales.

Le bâtonnier a mis également l’accent sur la nécessité de financements publics adéquats et de réflexions profondes pour orienter ces transformations. Son intervention s’est achevée par un plaidoyer en faveur d’une vulgarisation des technologies; et ce, afin de garantir des prises de décision éclairées à tous les niveaux de l’État.

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Global Innovation Index 2026 : la Tunisie gagne cinq places 

La Tunisie progresse de cinq rangs dans le Global Innovation Index 2026, passant de la 76e place en 2025 à la 71e, avec un score de 29,3 points. Selon cette 19e édition de l’Indice mondial de l’innovation de l’OMPI, elle occupe la 4e place en Afrique, derrière Maurice, l’Afrique du Sud, etc.

Ses principaux atouts sont le capital humain et la recherche (45e), la production scientifique et les capacités tournées vers l’exportation. Elle se distingue notamment par ses diplômés en sciences et en ingénierie (1re), sa production scientifique (12e), ses exportations de haute technologie (38e) ainsi que ses investissements en R&D de pointe et en IDE de haute technologie (18e). Pour l’OMPI, ces points forts constituent une base solide pour la modernisation technologique du pays.

Le rapport pointe toutefois deux freins : un environnement d’affaires peu dynamique (124e) et une participation insuffisante du secteur privé à la R&D, ainsi que des liens trop faibles avec l’innovation (112e). La priorité est donc de mieux connecter talents, recherche et capacités d’exportation aux entreprises et aux investissements, pour aboutir à une innovation commerciale accrue et à des exportations à plus forte valeur ajoutée.

Lire aussi: De la recherche au marché : les leviers de valorisation des innovations en Tunisie

Un nouvel indicateur en 2026

Référence mondiale depuis 2007, l’indice repose sur quelque 80 indicateurs (R&D, commerce de produits de haute technologie, emplois qualifiés, licences de propriété intellectuelle) et évalue près de 140 pays. L’édition 2026 introduit un indicateur sur la R&D dans les domaines novateurs et les IDE dans les technologies de pointe, fondé sur les projets d’investissement annoncés.

Selon l’enquête 2025-2026 de l’OMPI, 78 % des États membres répondants (93 sur 120) utilisent l’indice pour améliorer leurs politiques et leurs données en matière d’innovation.

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La Tunisie renforce son expertise en cybersécurité avec l’appui américain

Les États-Unis et la Tunisie entendent renforcer leur coopération dans le domaine de la cybersécurité, avec un accent particulier sur la résilience des systèmes numériques face aux menaces émergentes.

Cette volonté a été réaffirmée lors d’une rencontre tenue le 29 septembre à l’ambassade des États-Unis à Tunis entre l’ambassadeur Bazzi et l’expert américain en cybersécurité M.K. Palmore.

Fort de 35 ans d’expérience au sein du Corps des Marines des États-Unis, du FBI ainsi que de Palo Alto Networks et Google Cloud, M.K. Palmore est en Tunisie pour partager son expertise en matière de cybersécurité et de résilience numérique.

Ses échanges avec différents acteurs tunisiens portent notamment sur les moyens de renforcer la sécurité des infrastructures numériques et de tirer parti des solutions proposées par les entreprises américaines.

Les discussions couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment la santé, la finance et les télécommunications, dans l’objectif de contribuer à un environnement numérique plus sûr et plus résilient.

L’ambassade américaine souligne par ailleurs l’importance de l’adoption de normes communes élevées, considérées comme un levier pour faciliter la coopération entre les entreprises tunisiennes et américaines dans le domaine de la cybersécurité.

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Produits féminins : une plateforme nationale pour booster les ventes en ligne

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées annonce l’ouverture des inscriptions à la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins. Les candidates souhaitant y référencer leurs produits pourront s’inscrire en ligne du jeudi 1er au lundi 5 octobre 2026.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère précise que les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme dédiée. Les porteuses de projets relatifs aux produits féminins devront, dans un premier temps, créer un compte personnel, puis renseigner avec précision les informations demandées et vérifier leur exactitude. Elles devront également enregistrer leurs produits conformément aux données requises dans la fiche descriptive de chaque produit.

À l’issue de cette phase d’inscription, les dossiers soumis feront l’objet d’un examen par les services concernés. Les candidates seront ensuite informées de la décision via la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins, au cours de la dernière semaine d’octobre 2026.

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Afrique : le piège de l’Internet passif freine le développement économique

Malgré une progression constante de la connectivité mobile, la grande majorité des internautes africains se cantonnent aux réseaux sociaux et au divertissement, délaissant les services à forte valeur ajoutée.

C’est le constat alarmant publié par la GSMA (Global System for Mobile Communications Association) dans son rapport The State of Mobile Internet Connectivity 2026, rapportent nos confrères d’Agence Ecofin. On estime à 83 % le pourcentage d’utilisateurs africains se connectant quotidiennement à Internet, cependant, «… leur usage reste très superficiel ». Ainsi, entre 90 et 96 % des internautes consacrent leur forfait aux plateformes sociales, à la messagerie instantanée (comme WhatsApp) et aux vidéos, analyse le rapport.

A contrario, « l’adoption des outils numériques essentiels demeure marginale. Moins de 38 % des internautes au Sénégal, au Nigeria ou en Ouganda utilisent les services publics en ligne… ». De même, « la recherche d’emploi, le commerce électronique ou l’accès aux données agricoles attirent moins de 30 % des utilisateurs dans des pays comme le Ghana et l’Éthiopie ».

Toujours selon la GSMA, ce fossé numérique est encore plus grand dans les zones rurales et chez les femmes. Pour preuve, « en Éthiopie, si 29 % des citadins utilisent Internet au quotidien, ils ne sont que 4 % en zone rurale à diversifier leurs activités en ligne. Au Nigeria, le taux d’usage diversifié s’effondre à 13 % à la campagne, contre 41 % dans les villes ».

L’organisme souligne que lever ces freins ne dépend plus uniquement de la couverture réseau ou du prix des smartphones, « mais du renforcement des compétences numériques ». Car, « sans un apprentissage ciblé vers la santé, l’éducation ou la finance, le continent risque de passer à côté de milliards de dollars de PIB additionnels potentiels ».

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Batteries Assad avance vers une introduction à la Bourse d’Alger

Batteries Assad Algérie veut ouvrir son capital sur le marché financier algérien. La filiale du groupe tunisien Assad a soumis une demande d’introduction à la Bourse d’Alger, examinée lundi 28 septembre par le guichet unique du marché financier, au siège de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB).

La réunion a porté sur les conditions à remplir et les différentes étapes à suivre avant une éventuelle admission. Le dossier n’est donc pas encore arrivé au terme de la procédure. La COSOB doit notamment examiner le respect des exigences réglementaires applicables à l’opération. Derrière cette demande, il y a aussi un projet de développement industriel. Assad avait annoncé en juillet son intention d’ouvrir le capital de sa filiale algérienne. Deux options avaient alors été évoquées, l’arrivée d’un partenaire stratégique et une introduction en Bourse. Le groupe avait fixé à 1 milliard de dinars algériens le montant recherché, pour une participation comprise entre 25 % et 30 % du capital.

Batteries Assad Algérie fabrique et distribue des batteries pour les véhicules. L’entreprise dispose d’une usine à Bouira et fait partie des implantations industrielles du groupe tunisien en Algérie. Créée en 2005, elle produit notamment des batteries plomb-acide destinées aux véhicules légers, lourds et utilitaires.

Le groupe tunisien prévoit par ailleurs de renforcer les capacités de cette filiale. Son site industriel présente un projet visant à tripler la capacité de production à l’horizon 2027, avec des investissements consacrés notamment à la modernisation de l’usine et à l’automatisation des lignes.

Une entrée en Bourse donnerait à Batteries Assad Algérie une autre source de financement pour accompagner ce développement. Elle permettrait également d’associer de nouveaux investisseurs au capital de la société. Pour le groupe Assad, l’opération offrirait en parallèle une nouvelle voie pour financer sa présence industrielle en Algérie.

Le dossier est désormais entre les mains des acteurs du marché financier algérien. Le guichet unique réunit notamment la COSOB, la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV) et Algérie Clearing. Il accompagne les entreprises dans leur parcours d’introduction et assure la coordination entre les différents intervenants. 

Fondé en 1938, Assad est présent en Algérie depuis plusieurs années et est coté à la Bourse de Tunis depuis 2005. Avec cette opération, le groupe pourrait donc faire entrer sa filiale algérienne sur un deuxième marché financier. Pour l’heure, l’introduction reste conditionnée à l’aboutissement de la procédure engagée auprès des autorités algériennes.

 

 

 

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Smart Tunisie: une action nouvelle pour dix anciennes

Smart Tunisie s’apprête à une augmentation de son capital par incorporation de réserves. L’opération a été autorisée par son Assemblée générale extraordinaire tenue le 29 avril 2026.

La recapitalisation a été fixée à 10 123 440 TND, permettant de porter le capital social de 50 617 215 TND actuellement à 60 740 655 TND après l’émission envisagée. Elle sera réalisée en deux tranches distinctes.

La première a été approuvée par le conseil d’administration du 10 septembre 2026. Elle portera sur 5 061 720 dinars. Il y aura l’émission de 1 012 344 actions nouvelles gratuites, d’une valeur nominale de 5 dinars chacune. Le détenteur de 10 actions anciennes aura droit à une action nouvelle gratuite. La société procèdera à l’acquisition et à l’annulation de 3 droits d’attribution rompus.

L’opération aura lieu le 1er octobre 2026 et les actions nouvelles porteront jouissance à partir du 1er janvier 2026. Elles seront négociées sur la même ligne de cotation que les actions anciennes. À l’issue de la réalisation de la première tranche, le capital sera porté à 55 678 935 dinars.

L’objectif de cette opération est double. D’une part, cela permettra de rémunérer les actionnaires. Les performances sont bonnes et les perspectives de hausse de cours sont réelles. Le premier semestre a été soldé par un bénéfice net de 16,078 MTND. D’autre part, ces opérations constituent le meilleur moyen pour soutenir le cours de l’action. Qui lâchera un titre qui va lui offrir un dividende et une action gratuite, surtout que le rendement annuel s’élève déjà à environ 79%?

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Le Sénégal devient un nouveau terrain d’export pour les acteurs tunisiens du numérique

Du 15 au 19 décembre 2026, Dakar accueillera les Rencontres Tuniso-Sénégalaises du Numérique, dans le cadre de la Tunisia Tech Week. L’événement doit mettre en relation des entreprises et startups tunisiennes des technologies de l’information avec le marché sénégalais.

Cette initiative revient au Centre de promotion des exportations (CEPEX), qui bénéficie du concours de l’ambassade de Tunisie au Sénégal. Le dispositif poursuit quatre objectifs : présenter l’offre tunisienne aux décideurs et aux donneurs d’ordre sénégalais ; organiser des rencontres qualifiées entre entreprises, avec des clients et partenaires potentiels ; repérer des relais locaux (intégrateurs, distributeurs, partenaires de co-développement ou de représentation) ; favoriser l’insertion dans l’écosystème du pays.

La mission s’adresse aux acteurs tunisiens du numérique, en particulier dans la cybersécurité, la digitalisation des services publics, la finance numérique, le commerce en ligne, le cloud, la donnée et l’intelligence artificielle, les logiciels et progiciels de gestion intégrée, la santé numérique et les technologies éducatives. Elle inclut également l’agriculture connectée, les villes intelligentes, le tourisme digital et l’industrie 4.0.

Un contexte porteur

Le Sénégal déploie le New Deal Technologique 2025-2034, doté d’environ 1 105 milliards de francs CFA (près de 1,7 milliard de dollars américains). Ce programme prévoit la numérisation complète des services publics, le renforcement de la souveraineté numérique (cloud, cybersécurité, intelligence artificielle) et la structuration d’un vivier de start-up et de compétences.

Le pays dénombre plus de 11,5 millions d’internautes, soit une pénétration voisine de 61 %, pour une couverture 4G d’environ 85 %. Le secteur de la finance numérique dispose d’une certaine maturité, et la demande de digitalisation émane des administrations, des banques, des assurances, des opérateurs télécoms et des grands groupes.

Le Sénégal offre en outre un accès à trois espaces régionaux : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour une entreprise tunisienne, cette présence permet de valider son offre auprès d’une demande institutionnelle et privée avant d’élargir sa zone d’activité. Le choix du partenaire local constitue, dans cette perspective, un facteur décisif.

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Tunisie : ANAVA et InnovaTech pour décentraliser le financement des startups et PME innovantes

Après une première tournée en 2025 dans quatre villes ; Bizerte, Kairouan, Sfax et Gabès, le projet « Startups et PME Innovantes » enchaîne avec quatre nouvelles étapes prévues d’ici fin octobre. Porté par la Banque mondiale et piloté par la Caisse des Dépôts et Consignations en partenariat avec Smart Capital, le programme cherche à combler le déficit de financement dont souffrent les jeunes entreprises innovantes en dehors des grands centres, en irriguant progressivement l’ensemble du territoire.

Le Roadshow 2026 démarre au Kef le 28 septembre, avant de passer par Monastir le 6 octobre, puis Gafsa et Zarzis respectivement les 22 et 23 octobre. Par rapport à la première édition, l’accent est mis cette fois sur les particularités économiques de chaque bassin régional plutôt que sur une présentation uniforme des dispositifs.

Des outils de financement mis en avant sur le terrain

À chaque étape, les organisateurs détailleront deux leviers : d’un côté, ANAVA, un fonds qui s’adresse à plusieurs Child Funds pour muscler le capital-investissement dans les startups ; de l’autre, InnovaTech, orienté vers les PME innovantes. Au-delà de la présentation technique, l’initiative cherche à créer des contacts directs entre porteurs de projets, investisseurs, banques régionales, SICAR, universités, technopoles et organisations professionnelles locales.

Ce format itinérant répond à une réelle problématique : la majorité des mécanismes de financement de l’innovation restent concentrés sur le Grand Tunis et les grands pôles économiques, alors que les régions ciblées disposent de compétences universitaires et de filières économiques spécifiques encore sous-exploitées.

Pour les investisseurs en capital-risque et les SICAR régionales, ce type de rendez-vous constitue un canal d’identification de deal-flow en dehors des circuits habituels et un test de la capacité de dispositifs comme ANAVA ou InnovaTech à irriguer réellement l’investissement hors des zones côtières.

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IA : Anthropic ne ralentit pas le développement de ses modèles et lance Claude Opus 5.5

Anthropic poursuit le développement de ses modèles d’intelligence artificielle malgré les appels récents de son directeur général à davantage de prudence. L’entreprise américaine a lancé, mardi 22 septembre, Claude Opus 5.5, premier modèle de sa nouvelle génération Claude 5.5.

Le calendrier de cette sortie n’est pas anodin. Quelques jours plus tôt, Dario Amodei avait appelé les acteurs du secteur à « ralentir la frontière », afin de mieux aligner la progression des capacités de l’intelligence artificielle avec celle des dispositifs de sécurité. Opus 5.5 constitue justement le premier modèle lancé par Anthropic depuis cette prise de position.

Un modèle plus performant et moins coûteux

Anthropic affirme que Claude Opus 5.5 atteint le niveau de Claude Fable 5.1 sur la plupart des tâches, tout en nécessitant 40 % de coûts d’exploitation en moins que son prédécesseur Opus 5. Son tarif est fixé à 4 dollars par million de jetons en entrée et 20 dollars en sortie, contre 5 et 25 dollars auparavant.

Le nouveau modèle vise notamment le codage agentique, les tâches professionnelles complexes et l’utilisation d’ordinateurs. Anthropic met également en avant une vitesse de génération supérieure de plus de 30 % à celle d’Opus 5, ainsi qu’une consommation réduite de jetons pour certaines tâches.

L’entreprise a parallèlement renforcé les mesures de sécurité autour du modèle. Opus 5.5 a été évalué par des organismes externes, notamment Frontier Design et METR, et bénéficie de protections auparavant réservées à ses modèles les plus avancés.

Anthropic prévoit déjà de compléter cette nouvelle famille avec Claude Sonnet 5.5 et Claude Haiku 5.5 dans les semaines à venir. Le lancement d’Opus 5.5 illustre ainsi le dilemme auquel sont confrontés les grands laboratoires d’IA : renforcer les dispositifs de sécurité tout en continuant à améliorer l’efficacité et les capacités de leurs modèles.

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Un opérateur panafricain attire jusqu’à 155 millions de dollars pour accélérer son expansion

La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) prévoit d’investir jusqu’à 155 millions de dollars dans WIOCC Group, opérateur panafricain d’infrastructures numériques. L’investissement, annoncé le 16 septembre, doit accompagner l’expansion des réseaux de fibre, des câbles sous-marins et des data centers de WIOCC sur le continent. 

Présent dans 30 pays africains, WIOCC dispose notamment de plus de 40 data centers centraux et edge et d’un réseau de fibre terrestre et sous-marin. 

L’investissement doit renforcer les infrastructures numériques de WIOCC sur le continent, notamment ses capacités de connectivité et de data centers.

Pour les entreprises qui développent des activités numériques, l’enjeu se situe notamment au niveau de l’accès aux capacités de stockage et de traitement des données. Le développement des data centers peut accompagner les besoins des fintechs, des opérateurs télécoms, des plateformes de commerce en ligne et, plus largement, des entreprises qui déplacent leurs activités vers le cloud ou développent des applications reposant sur l’intelligence artificielle.

L’investissement américain intervient alors que WIOCC vient déjà de sécuriser 300 millions de dollars auprès de l’Africa Finance Corporation et de Vision Invest. Cette enveloppe doit financer l’expansion de ses infrastructures de fibre et de data centers ainsi que le renforcement de ses capacités sous-marines. 

La DFC cible également le financement du commerce. Elle a approuvé une contre-garantie de 500 millions de dollars au profit du Global Trade Finance Program de l’IFC. Le mécanisme doit permettre aux banques des marchés émergents de financer davantage d’opérations commerciales impliquant des produits américains. L’Afrique figure parmi les marchés visés.

Pour une entreprise africaine, le dispositif concerne donc principalement les opérations d’importation auprès de fournisseurs américains. Les secteurs cités par la DFC couvrent notamment les équipements électriques, les machines industrielles, les ordinateurs, les véhicules et les produits agricoles. Selon la DFC, cette garantie pourrait contribuer à soutenir jusqu’à 20 milliards de dollars d’exportations américaines vers de nouveaux marchés.

Washington s’intéresse également aux ressources stratégiques du continent. La DFC indique soutenir un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, sans préciser à ce stade le pays concerné ni le montant de son engagement. Certaines autres transactions annoncées dans le même programme restent également confidentielles. Ces opérations figurent parmi les nouveaux engagements annoncés par la DFC, qui prévoit plus de 8 milliards de dollars d’investissements à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, les projets rendus publics portent ainsi à la fois sur les infrastructures numériques, le financement du commerce et les minerais critiques.

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