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Doha, capitale mondiale de l’investissement : 160 pays attendus pour le WIF 2026

Du 25 au 27 octobre, la 9e édition du WIF réunira dirigeants, ministres et investisseurs de plus de 160 pays autour du thème « Investir dans l’avenir »

La CNUCED (ONU Commerce et Développement) organise, les 25, 26 et 27 octobre à Doha, la neuvième édition du Forum mondial de l’investissement (WIF), principale plateforme des Nations unies consacrée à l’investissement et au développement. Organisé en partenariat avec l’État du Qatar, il examinera comment les systèmes d’investissement et de financement doivent évoluer face à la fragmentation géopolitique, à l’urgence climatique et aux transformations technologiques rapides.

Le Forum réunira des parties prenantes de plus de 160 pays : chefs d’État, ministres, PDG, dirigeants d’entreprises, responsables de fonds souverains et autres représentants d’organisations internationales.

Selon un communiqué de la CNUCED, les débats porteront notamment sur l’intelligence artificielle – encore elle -, les minerais critiques, l’énergie, les infrastructures, la finance durable, le tourisme et la culture, ainsi que sur les perspectives offertes par l’économie spatiale…

Cette édition intervient alors que les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et les mutations technologiques redessinent les flux mondiaux d’investissement. D’après le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 de la CNUCED, les investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars, mettant fin à deux années de baisse. La hausse a été de 11 % dans les économies développées, contre seulement 2 % dans les économies en développement.

La reprise reste toutefois très concentrée : plus de 80 % des IDE mondiaux se sont dirigés vers les 20 premières économies d’accueil, tandis qu’un nombre limité de secteurs stratégiques a représenté 44 % de la valeur mondiale des nouveaux projets d’investissement en 2025, contre 16 % en 2020.

La CNUCED entend ainsi faire du Forum de Doha un espace de dialogue entre responsables publics et acteurs privés pour mieux orienter l’investissement vers les objectifs de développement, dans un contexte marqué par la recomposition des chaînes d’approvisionnement et l’évolution rapide des technologies.

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Moteur bloqué à 2 %, quotidien paralysé : ce qui freine la croissance tunisienne

Investissement en berne, capital humain sous-exploité, secteurs d’activité en perte de vitesse, financement frileux… Dans une déclaration à L’Économiste maghrébin, Ghazi Boulila, expert économiste, décortique les verrous qui enferment la croissance tunisienne autour de 2 % et plaide pour un changement de modèle.

Ghazi Boulila estime que tout débat sur la performance économique du pays gagne à commencer par une clarification : croissance et développement ne sont pas synonymes. La première mesure la variation de la richesse produite, à travers l’évolution du PIB. Le second suppose que cette richesse se traduise par une amélioration visible et qualitative de la vie des citoyens. Or la Tunisie échoue sur les deux tableaux, estime l’expert, car une croissance trop faible ne peut produire de développement tangible.

L’économiste appuie son diagnostic sur le revenu par habitant, qui ramène la richesse nationale à chaque citoyen. Celui-ci ne progresse que d’environ un point par an, un rythme insuffisant pour un pays en développement censé rattraper des économies plus avancées. Pour amorcer une véritable convergence, la croissance devrait être sensiblement plus soutenue, de l’ordre de 4 points, afin que le niveau de vie du Tunisien s’améliore sensiblement.

Les projections de la Banque mondiale vont dans le même sens. Dans son dernier Tunisia Economic Monitor, publié le 22 septembre 2026, l’institution de Bretton Woods relève une croissance de 2,7 % en 2025, puis de 2,4 % en glissement annuel au premier semestre 2026. Elle table sur 2,3 % pour l’ensemble de l’année, avant une moyenne de 2,1 % sur 2027-2028.

Investissement : un moteur qui cale

Premier facteur de blocage : l’investissement, que Ghazi Boulila compare au moteur d’une voiture. Son taux est tombé à seulement 15,4 % du PIB en 2025, un niveau particulièrement faible au regard des besoins de l’économie tunisienne. Selon l’économiste, il faudrait viser entre 25 % et 30 % du PIB pour retrouver une dynamique de croissance plus soutenue. Le privé recule, le public aussi : entre un déficit budgétaire élevé et un service de la dette de plus en plus lourd, l’État dispose de moins en moins de marges pour financer les infrastructures dont le pays a besoin. La Banque mondiale pointe d’ailleurs les mêmes déséquilibres des finances publiques, ainsi que la vulnérabilité de l’économie à la hausse des prix des importations et de l’énergie. Ce recul public pèse sur le privé, insiste l’expert, puisqu’un grand chantier d’infrastructure entraîne dans son sillage entreprises, fournisseurs et emplois. Plutôt que de réclamer toujours plus d’investissements privés, il invite à chercher pourquoi celui-ci fait défaut. La faute incombe en partie aux textes, à la lourdeur administrative et à un secteur informel qui fausse la concurrence.

Sur ce terrain, l’approche tunisienne lui paraît trop classique : s’en remettre presque uniquement au budget de l’État et à la dette limite mécaniquement les ambitions. Ghazi Boulila plaide pour des sources innovantes, à commencer par le partenariat public-privé, dans lequel un opérateur privé construit et exploite l’infrastructure pendant vingt ou trente ans avant de la restituer à la collectivité. L’Allemagne et plusieurs pays européens y ont recouru. La Tunisie y gagnerait, puisque l’ouvrage se bâtit sans alourdir la dette et revient ensuite à l’État. Il évoque aussi un financement de proximité, auquel les citoyens d’une région contribueraient, avec le concours des banques, pour un projet qui les concerne directement.

Mais ce schéma se heurte à plusieurs obstacles. Le code des marchés publics impose des délais excessivement longs et des procédures complexes, et les textes changent à un rythme qui décourage les investisseurs. Quant aux banques, elles préfèrent placer leurs liquidités en bons du Trésor plutôt que de financer l’économie réelle, par aversion au risque. Plutôt que de les blâmer, l’expert recommande de comprendre ce qui les freine et de lever leurs craintes.

Le capital humain constitue, à ses yeux, le second moteur de la croissance. La Tunisie forme des ingénieurs, mais le système éducatif les prépare insuffisamment à l’initiative, à la création et à l’innovation. Faute de laboratoires de recherche, les diplômés les plus brillants partent exercer ailleurs. Il déplore aussi une culture qui valorise le diplômé en attente d’un recrutement public plutôt que celui qui crée de la valeur. À cela s’ajoute le capital social, c’est-à-dire la confiance et la qualité des relations dans les entreprises, les administrations et les familles. Un climat de travail apaisé fait grimper la productivité, et des pays comme l’Inde y travaillent de façon délibérée. En Tunisie, le sujet reste largement ignoré.

Textile, tourisme, agriculture : l’avance perdue

Ces secteurs illustrent cette perte d’élan. Dans les années 1970 et 1980, rappelle l’économiste, la Tunisie devançait le Maroc dans le textile et la confection. La concurrence chinoise est ensuite arrivée, et les industriels européens se sont tournés vers le Vietnam, le Bangladesh ou l’Afrique. Pendant ce temps, la Corée du Sud bâtissait des filières d’électronique et de haute technologie, quand la Tunisie restait cantonnée à des activités à faible valeur ajoutée. Pour en sortir, il préconise de monter en gamme vers le luxe, en s’appuyant sur un savoir-faire et un goût proches des standards italiens et français.

Le tourisme souffre du même mal : massif, souvent bradé, il offre un service médiocre. La Tunisie devrait miser sur la qualité, qu’il s’agisse de propreté, d’accueil ou de service, plutôt que sur le volume.

L’agriculture reste, d’après lui, l’occasion la plus manquée. Le pays dispose de richesses exceptionnelles, de l’huile d’olive aux agrumes, mais les exporte souvent à l’état brut. Les Pays-Bas, eux, ont bâti une réputation mondiale sur le fromage et le lait sans disposer de ressources supérieures. Ghazi Boulila imagine une industrie de transformation qui ferait de l’olive des sauces, des pâtes à tartiner ou des produits cosmétiques… , ainsi qu’un institut de recherche dédié à l’olivier, installé dans une région intérieure, où il créerait de l’activité et irriguerait le tissu économique local.

Des idées en abondance, des projets en panne

Reste le principal défi : les idées existent, mais elles ne deviennent pas des projets. Dans l’esprit de nombreux porteurs de projet, entreprendre revient encore à ouvrir une cafétéria ou un snack. L’enjeu est d’autant plus pressant que la Banque mondiale désigne le stress hydrique comme un facteur désormais décisif pour la croissance, l’emploi et la productivité.

Face à des voisins qui avancent, avec plus de 4 % pour le Maroc et l’Algérie et autour de 5 % pour l’Égypte, Ghazi Boulila appelle à une vision claire, partagée entre ministères et opérateurs économiques, et surtout à des projets concrets, réalisés plutôt qu’annoncés. L’État ne pourra pas tout financer seul, conclut-il à L’Économiste Maghrébin : il lui faut ouvrir la porte au privé, lever les freins administratifs et miser sur l’intelligence collective.

 

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Global Innovation Index 2026 : la Tunisie gagne cinq places 

La Tunisie progresse de cinq rangs dans le Global Innovation Index 2026, passant de la 76e place en 2025 à la 71e, avec un score de 29,3 points. Selon cette 19e édition de l’Indice mondial de l’innovation de l’OMPI, elle occupe la 4e place en Afrique, derrière Maurice, l’Afrique du Sud, etc.

Ses principaux atouts sont le capital humain et la recherche (45e), la production scientifique et les capacités tournées vers l’exportation. Elle se distingue notamment par ses diplômés en sciences et en ingénierie (1re), sa production scientifique (12e), ses exportations de haute technologie (38e) ainsi que ses investissements en R&D de pointe et en IDE de haute technologie (18e). Pour l’OMPI, ces points forts constituent une base solide pour la modernisation technologique du pays.

Le rapport pointe toutefois deux freins : un environnement d’affaires peu dynamique (124e) et une participation insuffisante du secteur privé à la R&D, ainsi que des liens trop faibles avec l’innovation (112e). La priorité est donc de mieux connecter talents, recherche et capacités d’exportation aux entreprises et aux investissements, pour aboutir à une innovation commerciale accrue et à des exportations à plus forte valeur ajoutée.

Lire aussi: De la recherche au marché : les leviers de valorisation des innovations en Tunisie

Un nouvel indicateur en 2026

Référence mondiale depuis 2007, l’indice repose sur quelque 80 indicateurs (R&D, commerce de produits de haute technologie, emplois qualifiés, licences de propriété intellectuelle) et évalue près de 140 pays. L’édition 2026 introduit un indicateur sur la R&D dans les domaines novateurs et les IDE dans les technologies de pointe, fondé sur les projets d’investissement annoncés.

Selon l’enquête 2025-2026 de l’OMPI, 78 % des États membres répondants (93 sur 120) utilisent l’indice pour améliorer leurs politiques et leurs données en matière d’innovation.

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Easy Export Days pour impulser les exportations tunisiennes

Le programme Easy Export vise à simplifier l’exportation de colis via le réseau postal et à permettre aux artisans, aux petites et moyennes entreprises (PME), aux startups et aux entrepreneurs d’accéder aux marchés extérieurs dans le cadre d’un parcours export simplifié et plus lisible.

Une série de rencontres régionales dédiées à la présentation de ce programme seront organisées, a indiqué le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, en soulignant que l’élargissement de la base des exportateurs constitue l’un des leviers essentiels pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Le ministre a aussi relevé que le programme Easy Export représente une opportunité concrète pour les PME, les artisans et les porteurs de projets disposant de produits à potentiel commercial sur les marchés extérieurs, en leur permettant d’engager une démarche d’exportation.

Dans ce contexte, le défi ne se limite plus à produire des biens compétitifs, mais consiste également à mettre en place les parcours, les services et les outils permettant aux producteurs d’accéder aux marchés extérieurs.

Le programme permet ainsi de mettre à disposition un mécanisme simplifié pour l’exportation de colis via le réseau postal, le but étant de contribuer à rapprocher le service d’exportation des entreprises et permettre à celles-ci d’entamer une activité export avec des volumes adaptés à la nature de leur activité et à leurs capacités.

Les mécanismes d’appui disponibles dans le cadre du Fonds de promotion des exportations (Fodex), notamment la prise en charge d’une partie des coûts de transport des colis destinés à l’exportation, contribuent par ailleurs à alléger une partie des charges liées au transport et à renforcer la pertinence de ce dispositif pour les petites et moyennes entreprises.

Par ailleurs, M. Abid a précisé que le programme Easy Export s’inscrit dans une démarche plus large engagée par la Tunisie pour moderniser son système de commerce extérieur, à travers la simplification et la digitalisation des procédures ainsi que l’amélioration des services destinés aux opérateurs économiques.

La dimension régionale du programme revêt également une importance particulière. Les rencontres organisées dans ce cadre permettront de présenter les différentes étapes et procédures du programme, d’apporter des éclaircissements pratiques aux entreprises et aux artisans, et de recueillir leurs préoccupations ainsi que les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Elles permettront également d’identifier, dans chaque région, les produits et activités disposant d’un potentiel à l’export.

Dans ce cadre, le ministre du Commerce et du Développement des exportations a souligné que le développement des exportations nationales passe également par la valorisation des atouts économiques et compétitifs propres à chaque région et par la mise à disposition des entreprises et des artisans des outils nécessaires pour transformer leur potentiel de production en opportunités sur les marchés extérieurs.

M. Abid a également indiqué que le ministère poursuivra ses efforts pour développer les mécanismes de soutien à l’exportation et élargir la base des entreprises exportatrices, et ce, dans le but de renforcer la compétitivité des produits tunisiens, de diversifier les marchés et les produits exportés et d’accroître la capacité des entreprises tunisiennes à tirer parti des opportunités offertes par le commerce électronique et les marchés internationaux.

Il convient de rappeler que l’organisation de ces rencontres autour du programme  Easy Export s’inscrit dans le cadre du projet «Commerce électronique et commerce numérique dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord», financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la Coopération allemande au développement (GIZ) et le Centre du commerce international (ITC).

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La Tunisie assure 13 % de la valeur des exportations mondiales de dattes

La Tunisie confirme sa position de leader africain des exportations de dattes en valeur, avec des recettes s’élevant à 347 millions de dollars en 2025 — soit plus d’un milliard de dinars ou environ 300 millions d’euros (sur la base d’un taux de change de 1 euro pour 3,33 dinars) — tout en se classant au premier rang du continent pour les quantités exportées.

Sur l’année, la Tunisie a exporté 147 000 tonnes de dattes, contre 185 000 tonnes pour l’Algérie. Bien que les exportations algériennes — représentant 38 000 tonnes de plus que celles de la Tunisie — génèrent 184 millions de dollars de recettes, ce chiffre reste bien inférieur à celui enregistré par la Tunisie. L’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud complètent le groupe des cinq principaux exportateurs africains en volume.

La différence réside avant tout dans la valorisation du produit. La valeur moyenne des exportations tunisiennes s’est établie autour de 2 400 dollars la tonne, contre un peu moins de 1 000 dollars pour les exportations algériennes. Cet écart s’explique notamment par la forte présence de la Deglet Nour, une variété prisée cultivée principalement dans les oasis des gouvernorats méridionaux de Kébili et de Tozeur, et largement destinée aux marchés internationaux. Bien qu’elle produise des quantités de dattes inférieures à celles des principaux producteurs africains, la Tunisie parvient ainsi à afficher un poids commercial plus important grâce à son positionnement sur les marchés étrangers, à la sélection, au conditionnement et à la valeur unitaire plus élevée du produit.

La Tunisie représente environ 13 % de la valeur des exportations mondiales de dattes.

Cette tendance se confirme pour la campagne 2025-2026. Au cours des dix premiers mois, selon l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), la Tunisie a exporté 144 100 tonnes de dattes — soit une hausse de 13,3 % par rapport à la même période de la campagne précédente — pour un chiffre d’affaires de 908,4 millions de dinars (environ 272,8 millions d’euros), en progression de 12,2 %. La variété Deglet Nour représentait à elle seule environ 84 % des volumes exportés.

Les dattes tunisiennes sont aujourd’hui présentes sur quelque 86 marchés. L’Union européenne demeure le principal débouché commercial, tandis que le Maroc, l’Italie et l’Allemagne figurent en tête des pays importateurs.

Le segment du bio joue également un rôle croissant : au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026, il a généré un chiffre d’affaires de 82,2 millions de dinars (environ 24,7 millions d’euros).

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Trump déterminé à interdire les exportations de diesel

Le président américain, Donald Trump, a déclaré qu’il discutait de la possibilité d’imposer une interdiction des exportations de diesel « d’ici peu ». Sachant que la Maison Blanche tente de freiner la hausse des prix du carburant qui pourrait avoir un lourd coût politique le mois prochain, lors des élections de mi-mandat américaines.

S’adressant à des journalistes dans le Bureau ovale, Trump a déclaré qu’interdire les exportations de diesel pourrait avoir un « impact négatif » sur les prix de l’essence, mais réduirait ceux du diesel.

A cet égard, il a expliqué que la guerre russo-ukrainienne, au cours de laquelle les deux camps endommagent les infrastructures énergétiques, figure parmi les principales causes de la hausse des prix.

Il n’a fait aucune mention ni de la guerre contre l’Iran ni du détroit d’Ormuz. Mais le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, l’a faite à sa place, affirmant que le problème était plus répandu. « Nous avons perdu des exportations de diesel en provenance du Moyen-Orient; même si nous sommes en train de rétablir ces exportations. Et nous avons également perdu des exportations de diesel en provenance de Chine ».

Il a ajouté que l’administration Trump s’attend à des annonces imminentes en provenance d’Europe concernant de nouvelles exportations de diesel.

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Utap | Pas de sécurité alimentaire sans préservation des filières agricoles  

L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) a appelé les pouvoirs législatif et exécutif à renforcer le soutien aux agriculteurs et aux marins-pêcheurs, à réunir toutes les conditions d’une meilleure production, et à adopter des mesures et des mécanismes capables de protéger les filières nationales et de renforcer leur résilience. Ces actions visent à contribuer à la souveraineté alimentaire, à soutenir l’économie nationale et à préserver les intérêts des producteurs.

Dans un communiqué publié par son bureau exécutif national à l’issue de sa réunion périodique tenue hier, mercredi 30 septembre 2026, à son siège, l’organisation syndicale a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de toutes les parties prenantes afin de garantir un démarrage réussi de la campagne céréalière 2026-2027, en assurant, notamment, la disponibilité des intrants agricoles — en particulier les semences et les engrais — ainsi que leur bonne distribution et leur acheminement vers les bénéficiaires dans les délais impartis, limitant ainsi les pratiques de monopole et de spéculation tout en créant les conditions propices à la réussite de la saison.

Il a réitéré son appel à annoncer, dès le début de la campagne, une augmentation du prix de référence à la réception des céréales, afin d’offrir aux agriculteurs une visibilité claire, de les inciter à étendre les superficies cultivées et de soutenir la production nationale, renforçant ainsi l’autosuffisance et réduisant le recours aux importations.

Concernant la filière des dattes, l’Union a souligné la nécessité d’une coordination précoce entre les différentes parties prenantes et de la mise en œuvre de mesures garantissant les ressources financières indispensables aux opérations de stockage, de commercialisation et d’exportation. Ces actions doivent contribuer à une gestion optimale de la récolte, à l’équilibre entre l’offre et la demande, à la stabilité des prix ainsi qu’à la pérennité de la filière, lui permettant de préserver sa position et de continuer à jouer son rôle dans l’économie nationale.

Par ailleurs, l’Utap a exprimé son opposition aux importations inconsidérées de fruits et légumes, en raison des répercussions directes qu’elles pourraient avoir sur les filières de production nationales et les intérêts des producteurs, appelant à revoir la stratégie d’importation afin de répondre aux besoins du marché sans nuire à la production locale, de protéger les agriculteurs contre une concurrence déloyale et de garantir la pérennité de l’activité et de la production.

Concernant la filière de l’huile d’olive, l’Union a indiqué qu’elle suivait de près l’évolution du marché mondial en termes de production et de prix. Elle a appelé les producteurs à faire preuve de prudence dans les opérations de récolte et de commercialisation, et à ne pas se laisser entraîner par des rumeurs visant à faire chuter les prix à la production, à influencer le marché et à porter préjudice aux intérêts des producteurs.

L’Office de l’huile a également été appelé à assumer son rôle national en suivant l’évolution du marché et en prenant les mesures nécessaires pour contribuer à la stabilité des prix et à la protection des intérêts des producteurs.

Concernant le secteur de la pêche, l’Utap a exprimé son indignation face à l’exclusion délibérée, par l’autorité de tutelle, des professionnels du secteur des commissions techniques traitant des questions maritimes, soulignant que la présence des professionnels et de leurs représentants dans les différents processus de concertation et d’élaboration des décisions relatives au secteur est indispensable pour garantir l’efficacité de ces décisions et leur adéquation avec la réalité du métier.

Elle a également réaffirmé son refus des décisions unilatérales susceptibles de porter préjudice au service public maritime et aux intérêts des professionnels, tout en réitérant son attachement au dialogue, à la concertation et à l’adoption d’une approche participative pour traiter les dossiers en question.

I. B.

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Fethi Zouhair Nouri veut bâtir un « bouclier arabe » contre les crises

Réunis à Abou Dhabi le 29 septembre 2026 pour la cinquantième réunion annuelle du Conseil des gouverneurs des banques centrales et institutions monétaires arabes, les responsables financiers de la région ont entendu un plaidoyer en faveur d’une protection économique commune.

Dans ce cadre, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, a appelé à « moderniser la coopération monétaire arabe », estimant que « près d’un demi-siècle d’action collective doit désormais s’enrichir de nouveaux instruments pour anticiper les crises, partager les risques et accélérer la réponse ».

A cet égard , il estime que les chocs géopolitiques, énergétiques, alimentaires, financiers, climatiques et cybernétiques ne se produisent plus isolément : ils s’accumulent et s’entremêlent. D’où son invitation à « transformer les écarts de capacités financières entre pays excédentaires et pays sous pression en force collective, grâce à des mécanismes convenus à l’avance ».

Pour ce faire, M. Nouri a avancé cinq propositions concrètes. A savoir : un test de résistance arabe commun, simulant les perturbation des corridors commerciaux, la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation, et les difficultés d’accès au financement international; un réseau de lignes de swap et de mise en pension, en coordination avec le Fonds monétaire arabe, aux conditions fixées avant la crise; un observatoire d’alerte précoce suivant les risques énergétiques, alimentaires, maritimes, assurantiels et les flux de capitaux; un usage commercial élargi du système de paiements « Buna », avec des objectifs mesurables; et un cadre commun de protection des systèmes de paiement, incluant un exercice régional annuel contre les risques cybernétiques et opérationnels, rapporte l’agence TAP.

Le gouverneur de la BCT estime également nécessaire qu’un bilan des avancées soit présenté lors de la prochaine réunion, car « la crise ne nous laisse pas le temps de réfléchir », avertit-il.

Par ailleurs, il a plaidé pour une évolution du rôle des banques centrales : « La stabilité ne signifie plus l’absence de crises, mais la capacité de les traverser en préservant les équilibres fondamentaux et la continuité des services bancaires. Cela suppose de mieux gérer les anticipations, de sécuriser et mobiliser les réserves, de préparer des plans de crise éprouvés et d’anticiper les risques avant qu’ils n’atteignent les prix et les marchés, avec des responsabilités clairement définies pour préserver la crédibilité des institutions ».

Notre banquier central souhaite que cette réunion marque le point de départ d’étapes concrètes, au nom de l’interdépendance des économies arabes.

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Produits féminins : une plateforme nationale pour booster les ventes en ligne

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées annonce l’ouverture des inscriptions à la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins. Les candidates souhaitant y référencer leurs produits pourront s’inscrire en ligne du jeudi 1er au lundi 5 octobre 2026.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère précise que les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme dédiée. Les porteuses de projets relatifs aux produits féminins devront, dans un premier temps, créer un compte personnel, puis renseigner avec précision les informations demandées et vérifier leur exactitude. Elles devront également enregistrer leurs produits conformément aux données requises dans la fiche descriptive de chaque produit.

À l’issue de cette phase d’inscription, les dossiers soumis feront l’objet d’un examen par les services concernés. Les candidates seront ensuite informées de la décision via la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins, au cours de la dernière semaine d’octobre 2026.

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La BCT laisse inchangé son taux directeur à 7 %

La Banque centrale de Tunisie (BCT) maintient le cap financier. Le taux moyen du marché monétaire (TMM) a clôturé le neuvième mois de l’année à un niveau strictement inchangé par rapport au mois précédent, confirmant le gel des conditions de crédit interbancaire à court terme.

Cette continuité reflète la stratégie prudente de la BCT, qui a choisi de laisser ses leviers directeurs intouchés afin d’endiguer la hausse des prix et d’assurer une trajectoire d’inflation maîtrisée sur le long terme.

Il faut noter qu’en comparaison annuelle, la pression sur le coût du financement s’est nettement allégée. Le loyer du capital a reculé de manière significative par rapport au pic historique enregistré au début de l’année 2023, où la rigueur monétaire battait son plein.

Enfin, pour le tissu entrepreneurial et les institutions bancaires, la mise sous presse des taux par l’institut d’émission offre un répit salutaire en apportant une lisibilité bienvenue dans l’élaboration de leurs plans de trésorerie et de leurs budgets d’investissement.

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Financement à 0 % : le crédit d’honneur accessible dès ce 1er octobre

Le dépôt des demandes de « crédit d’honneur » débute ce jeudi 1er octobre 2026 via une plateforme numérique dédiée. Ce nouveau mécanisme de financement a été instauré par le décret-loi n°148 de 2026 du 23 juillet 2026, portant réforme des dispositions relatives aux facilités bancaires et au régime des chèques.

Destiné aux particuliers, aux porteurs de petits projets, aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux sociétés communautaires, ce dispositif du « crédit d’honneur » vise à faciliter l’accès au financement en permettant de bénéficier de liquidités sans intérêts et sans garanties bancaires classiques, selon les précisions du Conseil bancaire et financier (CBF).

Les montants accordés varient en fonction du profil du bénéficiaire et de la nature de son activité. Les particuliers peuvent ainsi obtenir un financement allant jusqu’à 5 000 dinars pour couvrir des dépenses personnelles ou de consommation. Pour les porteurs de petits projets, le plafond est fixé à 10 000 dinars, afin de soutenir leurs activités professionnelles.

Les petites et moyennes entreprises ainsi que les sociétés communautaires peuvent, pour leur part, bénéficier de financements pouvant atteindre 25 000 dinars, destinés notamment à renforcer leur situation financière et à soutenir leurs programmes d’investissement.

Un financement sans intérêts ni garanties

Le « crédit d’honneur » repose sur plusieurs facilités destinées à alléger les conditions d’accès au financement. Le dispositif prévoit notamment un taux d’intérêt de 0 %, ainsi qu’une exonération des intérêts bancaires, des frais d’étude des dossiers et des éventuelles commissions supplémentaires.

Autre particularité : aucune garantie personnelle ou réelle ne peut être exigée du bénéficiaire dans le cadre de ce mécanisme.

La durée de remboursement est fixée à deux ans au maximum, avec la possibilité de bénéficier d’une période de grâce allant jusqu’à six mois, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

Les banques disposent de dix jours pour répondre

Le dispositif encadre également le traitement des demandes. Les établissements bancaires sont tenus de répondre aux dossiers dans un délai maximal de dix jours ouvrables à compter de leur dépôt. En cas de refus, la banque doit fournir une motivation officielle au demandeur.

Enfin, le traitement des dossiers repose sur le principe de l’ordre d’arrivée des demandes. Chaque banque doit ainsi mettre en place, à compter du 1er octobre 2026, une plateforme électronique dédiée au dépôt et au suivi des demandes, afin de garantir la transparence et l’égalité de traitement entre les candidats.

Le « crédit d’honneur » constitue ainsi un nouveau mécanisme de financement visant à élargir l’accès aux ressources financières, notamment pour les petits projets et les structures rencontrant des difficultés à accéder aux financements bancaires traditionnels.

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L’Inde et la Tunisie misent sur l’Ayurveda et le tourisme de bien-être

L’ambassade de l’Inde à Tunis, en association avec le ministère indien de l’AYUSH, a célébré la 11e Journée de l’Ayurveda 2026 (thème : « L’Ayurveda pour un avenir plus sain ») et la Journée mondiale du tourisme au Mövenpick Gammarth. Près de 100 participants issus de la médecine traditionnelle, du tourisme, de l’hôtellerie, du bien-être et des affaires y ont pris part.

A cette occasion, l’ambassadrice. Dr Devyani Khobragade, a insisté sur les atouts de l’Ayurveda (mode de vie équilibré, prévention, bien-être holistique) et sur le potentiel d’une coopération entre les institutions indiennes d’Ayurveda et de Yoga et le secteur tunisien de la thalassothérapie. Elle a plaidé pour des exemptions de visa pour les voyageurs indiens et pour un renforcement des liens commerciaux, et rappelé l’engagement international de l’Inde dans la médecine traditionnelle, notamment via le Centre mondial de l’OMS de Jamnagar (2022) et des coopérations bilatérales avec plusieurs pays.

Des experts indiens sont intervenus en ligne (Ayushexcil, All India Institute of Ayurveda, Somatheeram Research Institute, FAITH), aux côtés de représentants tunisiens : la FTAV et l’International Holistic Academy.

Côté chiffres, on retient que l’industrie ayurvédique indienne a généré environ 37 milliards de dollars en 2024-2025. Le tourisme rapporte environ 32 milliards de dollars de recettes internationales, avec près de 10 millions de visiteurs étrangers par an et environ 30 millions de départs d’Indiens à l’étranger.

Point d’orgue du l’événement : une dégustation de thés indiens (Assam, Darjeeling, Kangra) a présenté ces produits au secteur tunisien du tourisme ; puis une session hybride de rencontres B2B indo-tunisiennes pour nouer des partenariats.

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Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

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La Tunisie doit accroître la part d’huile d’olive bio et conditionnée dans ses exportations

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive biologique sont en hausse : entre janvier et fin août 2026, elles ont atteint 45 550,6 tonnes, générant des recettes de 596,8 millions de dinars, soit environ 180,8 millions d’euros.

C’est ce qu’indiquent les données de l’Observatoire national de l’agriculture tunisien (Onagri), selon lesquelles, par rapport à la même période en 2025, les volumes ont augmenté de 18,5 % et les recettes de 19,7 %.

L’huile d’olive représente ainsi 87,7 % en volume et 89,2 % en valeur de l’ensemble des exportations tunisiennes de produits biologiques.

Au total, sur les huit premiers mois de l’année, les exportations de produits bio ont atteint 51 924,3 tonnes pour une valeur de 669,2 millions de dinars (environ 202,8 millions d’euros).

La vente d’huile en vrac encore largement prédominante

Si l’on considère la campagne oléicole 2025-2026, de novembre 2025 à fin août 2026, la Tunisie a exporté 53 023,3 tonnes d’huile biologique pour une valeur de 699,65 millions de dinars (environ 212 millions d’euros). En glissement annuel, les quantités ont augmenté de 8,4 % et les recettes de 5,2 %.

La vente d’huile en vrac reste largement prédominante : 49 699,6 tonnes, soit près de 94 % du total, pour environ 644 millions de dinars (l’équivalent de 195,2 millions d’euros).

En revanche, l’huile conditionnée ne représente que 3 320,9 tonnes, générant des recettes d’environ 55,5 millions de dinars (16,8 millions d’euros).

L’Italie confirme sa position de principal marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, absorbant 39 % des volumes exportés au cours de la campagne, devant l’Espagne (26 %), les États-Unis (23 %), la France (8 %) et l’Arabie saoudite (2 %).

Au total, le produit tunisien a atteint 34 pays répartis sur cinq continents grâce à 59 exportateurs. Ces chiffres confirment également une caractéristique structurelle du secteur : malgré la croissance des exportations de produits biologiques, le conditionné ne représente qu’un peu plus de 6 % des volumes, tandis que la majeure partie de la valeur provient toujours de la vente en vrac.

Pour mieux valoriser l’huile d’olive tunisienne, il covient d’augmenter la part des huiles bio et conditionnées dans les exportations, qui reste encore anecdotique et peu gratifiante.  

I. B.

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Chiffre de la semaine : une aide européenne de 710 millions d’euros pour l’Afrique

L’Union européenne va débloquer une enveloppe de 710 millions d’euros cette semaine pour aider tous ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles ou les conflits, principalement en Afrique.   C’est ce qu’a annoncé le week-end dernier la présidente de…

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Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord

Greenpeace Mena vient de publier une étude intitulée «Évaluer le coût de la pollution plastique. Le coût de l’inaction et les retombées d’une action immédiate», consacrée à la pollution plastique sur la rive sud de la Méditerranée : en Égypte, au Maroc et en Tunisie, où ce fléau est devenu l’un des enjeux environnementaux et économiques majeurs de la décennie, ses conséquences dépassant largement le cadre des plages jonchées de déchets pour affecter les budgets municipaux, les moyens de subsistance des populations côtières et la santé publique.

Ces trois pays bordent une mer qui reçoit chaque année environ 229 000 tonnes de plastique et dont les fonds marins en recèlent déjà plus d’un million de tonnes. Ils se situent dans une région générant plus de 155 millions de tonnes de déchets par an — dont les deux tiers sont mal gérés — et où ce volume devrait presque doubler d’ici 2050. Par ailleurs, ils occupent une position similaire dans l’économie mondiale du plastique en tant qu’importateurs nets de ce matériau qu’ils doivent ensuite gérer ; l’Afrique a ainsi importé quelque 117,6 millions de tonnes de polymères et de produits plastiques entre 1990 et 2017, l’Égypte et le Maroc représentant à eux deux plus d’un quart de ce total.

Chaque année, la pollution plastique pèse sur l’économie de ces trois pays, sans pour autant apparaître explicitement dans les lignes budgétaires. Ce rapport chiffre ce coût. Il répond à trois questions : quel est le coût annuel de la pollution plastique pour chaque pays si la situation reste inchangée ? Quelles retombées (emplois, revenus, valeur ajoutée) ces trois pays tirent-ils du plastique qu’ils produisent, importent et consomment ? Enfin, quels bénéfices chaque pays pourrait-il retirer d’une réduction de la consommation de plastique et d’une meilleure gestion des déchets associés ? Les réponses sont présentées sous forme de fourchettes.

Vers un traité mondial sur les plastiques

Ce rapport a été rédigé en vue d’une décision qui n’a pas encore été prise. En 2022, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a mandaté la négociation d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, couvrant l’ensemble du cycle de vie du plastique, de la production et de la conception jusqu’à l’élimination. La question qui divise les négociations est de savoir si cet instrument — désigné dans le rapport sous le nom de traité mondial sur les plastiques — s’attaquera au volume de plastique produit, et non uniquement à sa gestion en tant que déchet.

Pour l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, un traité ambitieux réduisant la production de plastique ne nuirait pas à leurs économies. Il ouvrirait plutôt l’accès aux financements dont leurs systèmes de gestion des déchets ont besoin.

Les données indiquent que la pollution plastique coûte aux trois pays entre 1,7 et 5,5 milliards de dollars américains par an. Ce chiffre a été obtenu en appliquant des estimations publiées — relatives aux dommages causés en mer par chaque tonne de plastique — aux quantités de plastique déversées par chaque pays dans ce milieu. Par «dommages marins», on entend la perte de valeur de la mer elle-même et des services qu’une mer saine procure, évaluée en fonction du coût par tonne de plastique qui y pénètre. Ces estimations portent sur la Méditerranée car c’est la seule mer pour laquelle les fuites de plastique ont été modélisées selon une méthodologie identique pour les trois pays, et parce que ces économies sont étroitement liées à ce bassin : 85 % des Tunisiens et 65 % des Marocains vivent à moins de 100 km du littoral, et la majeure partie des activités touristiques et halieutiques de l’Égypte s’y concentre.

Ce chiffre n’inclut pas les coûts directs pour le tourisme, la pêche, le transport maritime ou la santé humaine. Il ne comptabilise ni les hospitalisations, ni les journées de pêche perdues, ni les factures municipales impayées ; par ailleurs, toutes les hypothèses retenues pour son élaboration visaient à produire une estimation prudente (fourchette basse) plutôt que surestimée. Les secteurs exclus sont loin d’être négligeables : le tourisme côtier représente environ 95 % de l’activité touristique tunisienne, les zones côtières génèrent 59 % du PIB du Maroc, et la valeur des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Égypte s’élève à environ 3,7 milliards de dollars américains.

Si la situation actuelle perdure, le flux de plastique déversé en Méditerranée doublera d’ici 2040, et le coût cumulé de l’inaction pour les trois pays s’élèvera à une fourchette comprise entre 30 et 98 milliards de dollars US. Environ un quart de ces dommages pourrait être évité grâce à une meilleure gestion des déchets, pour un coût de transition équivalent, tandis que des mesures de réduction permettraient d’abaisser encore davantage ce coût pour les trois pays.

Chiffres clés de l’étude :

1,7 à 5,5 milliards de dollars US par an : le coût actuel de la pollution plastique pour les trois pays, en ne comptabilisant que les dommages marins en Méditerranée et en excluant les côtes de la mer Rouge et de l’Atlantique.

30 à 98 milliards de dollars US : le coût cumulé pour les trois pays d’une absence d’action d’ici 2040, alors que les fuites de plastique doubleront.

25 % de ces dommages peuvent être évités pour un coût de transition équivalent et ces mêmes dépenses permettent d’obtenir un air plus pur, de réduire les inondations et de diminuer les frais de nettoyage, des bénéfices qui ne sont pas comptabilisés dans le retour sur investissement.

La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production

La Tunisie dispose d’une véritable industrie de transformation des plastiques, qui mérite d’être pleinement prise en compte. Le registre national des entreprises recensait, en 2023, 1 931 entreprises et 23 463 salariés du secteur formel dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, dont environ 30 % travaillaient pour des entreprises à capitaux étrangers (INS, 2024). Ces travailleurs génèrent une valeur ajoutée annuelle estimée entre 280 et 330 millions de dollars US — soit la valeur créée par le secteur après déduction du coût des intrants. Cette estimation repose sur la valeur ajoutée manufacturière par travailleur du secteur manufacturier tunisien pour la borne inférieure, et sur le PIB par personne occupée pour la borne supérieure.

La modélisation montre ainsi que la contribution annuelle totale de l’industrie du plastique à l’économie tunisienne se situe dans la fourchette des coûts engendrés par la pollution plastique pour le pays au cours de la même année (soit entre 170 et 560 millions de dollars US), et plus précisément dans la moitié inférieure de cette fourchette. Il s’agit là de l’industrie dans son ensemble — y compris le tiers détenu par des capitaux étrangers — comparée à un coût qui ne comptabilise que les dommages causés au milieu marin. En clair, la pollution plastique coûte probablement à la Tunisie autant que ce que l’ensemble de son industrie du plastique génère en un an, voire davantage si l’on se réfère à l’estimation centrale de 0,4 milliard de dollars US.

En revanche, la Tunisie ne produit pas de plastique en tant que tel. La note technique de la Banque mondiale sur l’ensemble de la chaîne de valeur du plastique en Tunisie ne fait état d’aucune production pétrochimique nationale ; la principale taxe sur les plastiques est un droit à l’importation, et les prévisions d’importation de matières plastiques — 70 000 tonnes, contre 1,2 million de tonnes pour le Maroc — témoignent d’un marché de consommation plutôt que de production.

C’est cette distinction qui détermine la situation de la Tunisie. Une mesure conventionnelle plafonnant ou réduisant la production de polymères vierges affecte les producteurs auprès desquels la Tunisie s’approvisionne, et non les transformateurs qu’elle emploie. La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production ; une réduction mondiale de la production diminue ce coût sans pour autant faire disparaître son industrie. Toutefois, un resserrement du marché mondial des polymères pourrait renchérir les coûts d’approvisionnement des transformateurs tunisiens.

Il s’agit là d’un coût de transition bien réel, mais qui pèse de la même manière sur tous les pays importateurs ; il est appelé à diminuer à mesure que les matériaux recyclés et la réutilisation se substituent aux matières vierges. C’est donc une raison de soutenir les transformateurs durant cette transition, plutôt que de continuer à payer le prix de la pollution.

Lire l’étude en anglais.

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Jemna Connect, un espace de coworking dédié aux jeunes

Pour soutenir les jeunes et promouvoir les initiatives locales, Jemna Connect, un nouvel espace de coworking, de formation et d’échange dédié à l’accompagnement des jeunes et au développement des initiatives locales s’ouvrira le mercredi 30 septembre 2026 à Jemna, une ville oasienne du sud-ouest de la Tunisie, située entre Kebili et Douz, à la lisière du Sahara.

D’une superficie de 195 m², Jemna Connect est situé dans la nouvelle zone d’extension urbaine de la Commune de Jemna, à proximité de la route régionale RR206 et du stade Kâchi.

L’espace comprend une zone d’accueil, des espaces de travail individuels et collectifs, une salle dédiée aux réunions, aux formations et aux présentations, un espace de détente, des sanitaires ainsi qu’une terrasse extérieure semi-couverte.

L’espace est également ouvert aux formateurs, entrepreneurs, artistes, associations et acteurs locaux, avec pour objectif de favoriser l’autonomisation des jeunes, leur participation au développement local et l’émergence de nouvelles initiatives.

La cérémonie d’inauguration comprend plusieurs activités illustrant les différents usages que pourra accueillir Jemna Connect, notamment un atelier animé par Nefzawa City autour de l’accompagnement des jeunes et de la transformation des idées en projets, ainsi qu’une expérience interactive autour du dessin et de l’intelligence artificielle.

Des échanges entre les jeunes et les représentants des missions diplomatiques invités sont également prévus, ainsi qu’un espace podcast intitulé «La voix des jeunes de Jemna», permettant aux jeunes de partager leurs expériences, leurs projets, leurs idées et leur vision de l’avenir de leur territoire.

La cérémonie sera également marquée par l’organisation du «Village des initiatives locales», mettant à l’honneur les jeunes artisanes de Jemna, les produits du terroir, les savoir-faire locaux ainsi que les initiatives et microprojets soutenus et financés dans le cadre du projet Fe3il.a.

La journée sera enfin marquée par la signature officielle du protocole de passation, qui encadre la gestion et l’animation de l’espace et contribue à assurer sa pérennité, avec l’ambition d’en faire un lieu durable de rencontre, d’apprentissage, de collaboration et d’initiative au service des jeunes de Jemna et de la région.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme EU4Youth, à travers le projet «Fe3il.a – Politique jeunesse et participation des jeunes aux politiques publiques en Tunisie», mis en œuvre par CILG-VNG International, avec le financement de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie (DUE) et l’appui de VNG International, l’agence de coopération internationale de l’Association des communes néerlandaises.

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Vers un développement de la coopération tuniso-américaine dans l’énergie et les mines

La Tunisie entend renforcer sa coopération avec l’organisme américain Development Finance Corporation (DFC), notamment en ce qui concerne les investissements dans les secteurs stratégiques de l’énergie, des hydrocarbures, des énergies renouvelables et des activités minières.

C’est ce qui est ressorti de la rencontre entre le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, et une délégation de la Development Finance Corporation (DFC), composée de la directrice des projets de développement, Susan Waage, et de l’adjointe au conseiller juridique général, Kate Lahnstein.

La DFC est l’institution financière de développement et le bras d’investissement international du gouvernement des États-Unis. Son rôle principal est de mobiliser des capitaux privés pour financer des projets dans les pays en développement et les économies émergentes, tout en soutenant les priorités de la politique étrangère et de la sécurité nationale américaine.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, les entretiens ont porté sur les moyens de renforcer le partenariat économique avec l’organisme américain ainsi que sur les opportunités d’investissement dans les secteurs jugés stratégiques.

Les parties ont souligné l’importance des partenariats internationaux et sont convenues de poursuivre les consultations et la coordination afin de favoriser la réalisation de nouveaux projets et de créer des conditions propices au développement de la coopération économique et des investissements.

Ont également pris part à la réunion le président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT), Omar Bouzouada, le directeur général de l’Office des mines, Mohamed Ben Salem, ainsi que des représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).

I. B.

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Tunisie | Feuille de route de l’Ordre des ingénieurs pour la sécurité énergétique

Pour renforcer la sécurité énergétique en Tunisie et mettre fin aux problèmes survenus durant l’été 2026, avec les coupures intempestives d’électricité, l’Ordre des ingénieurs tunisiens a élaboré une «feuille de route énergétique», a indiqué le doyen des ingénieurs, Mohsen Gharsi, dans une publication sur le réseaux sociaux.  

Dans ladite feuille de route, l’Ordre des ingénieurs ne s’est pas limité à un simple diagnostic de la situation ou à des considérations générales sur le secteur, mais a mobilisé des compétences en ingénierie et des expertises pointues pour présenter des propositions pratiques dans le domaine de l’énergie.

La problématique ne réside pas uniquement à augmenter la capacité électrique installée, mais dans la capacité réelle du système à répondre à la demande lors des pics de consommation, notamment en période de fortes chaleurs, a souligné Gharsi, en rappelant la nécessité d’une approche intégrée, englobant l’approvisionnement en gaz, la production électrique, la maintenance des réseaux, le développement des énergies renouvelables, le stockage de l’électricité, ainsi que la maîtrise de la demande, le financement des nouveaux projets et la gouvernance du système.

La feuille de route propose plusieurs pistes opérationnelles, telles que le rétablissement de la capacité disponible grâce à des opérations de maintenance, la sécurisation de l’approvisionnement lors des pics de demande, le développement de l’autoproduction d’électricité à partir de l’énergie solaire, la protection des infrastructures critiques ainsi que le développement des systèmes de stockage.

Le doyen des ingénieurs a également insisté sur la nécessité d’entamer dès maintenant les préparatifs pour l’été 2027, compte tenu du temps limité dont on dispose pour prendre des décisions et mener à bien les opérations de maintenance, la mobilisation des investissements et la mise en route des solutions envisagées. Il faut absolument éviter que ne se reproduisent, l’été prochain, les difficultés rencontrées par le pays durant l’été 2026, a-t-il insisté

M. Gharsi a précisé que l’Ordre des ingénieurs ne cherche pas à se substituer à l’État, au gouvernement ou à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), mais qu’il met son expertise et ses compétences en ingénierie à la disposition de l’État afin de l’aider à relever les défis auxquels est confronté le secteur de l’énergie.

L’objectif maintenant est de passer de la phase d’étude et de recherche des solutions à celle de la mise en œuvre des propositions et de la concrétisation des décisions, programmes et projets.

Par ailleurs, M. Gharsi a salué les efforts des ingénieurs et experts ayant contribué à l’élaboration de cette feuille de route, affirmant que le rôle de l’ingénieur ne se limite pas au diagnostic des problèmes, mais englobe également la proposition de solutions et la participation à leur mise en œuvre.

Il a conclu en affirmant la disposition de l’Ordre des ingénieurs à poursuivre le débat sur la feuille de route, à en enrichir les propositions et à contribuer à leur mise en œuvre, considérant que la sécurité énergétique ne relève plus de la seule dimension technique, mais qu’elle est également liée à la souveraineté économique, à la stabilité sociale et aux droits des générations futures.

I. B.

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