❌

Lese-Ansicht

Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

L’article Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour le mineur de 17 ans au volant ?

L’accident survenu lundi à Mhamdia, qui a fait deux morts et plusieurs blessés, relance la question des sanctions applicables lorsqu’un mineur conduit sans permis. Un responsable de la sécurité routière a rappelé, aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, les principales dispositions du Code de la route, tout en précisant que les mineurs relèvent d’un régime judiciaire particulier.

Des sanctions renforcées en cas d’accident

Selon le responsable de la branche Centre-Ouest de la sécurité routière, le Code de la route prévoit différentes sanctions en fonction de la gravité des conséquences de l’accident et des circonstances dans lesquelles il s’est produit.

La conduite sans permis constitue notamment une infraction passible d’une peine pouvant atteindre six mois de prison et d’une amende comprise entre 200 et 500 dinars, ou de l’une de ces deux sanctions. Cette disposition figure à l’article 87 du Code de la route.

Lorsque la conduite entraîne des blessures involontaires et que l’accident est lié à certaines infractions prévues par le Code de la route, la peine peut être portée à deux ans de prison et 2000 dinars d’amende. Elle peut atteindre trois ans et 3000 dinars dans certaines circonstances aggravantes, notamment lorsque le conducteur conduisait sans permis ou sous l’influence de l’alcool.

En cas de décès involontaire, les sanctions sont également aggravées. Elles peuvent atteindre trois ans de prison et 3000 dinars d’amende dans certaines situations, puis cinq ans et 5000 dinars lorsque sont notamment réunies certaines circonstances aggravantes, comme l’absence de permis ou la conduite sous l’influence de l’alcool.

Enfin, l’article 91 prévoit une peine pouvant atteindre dix ans lorsque le conducteur responsable d’un décès ou de blessures involontaires prend volontairement la fuite afin d’échapper à sa responsabilité pénale ou civile.

Un mineur de 17 ans relève d’un régime particulier

Ces dispositions doivent toutefois être replacées dans le cadre juridique applicable aux mineurs.

Le Code de la protection de l’enfant considère comme enfant toute personne âgée de moins de 18 ans. Entre 13 et 18 ans, l’intéressé ne relève pas des juridictions pénales ordinaires : il est justiciable du juge des enfants ou du tribunal pour enfants.

Pour les mineurs âgés de plus de 15 ans, une sanction pénale peut exceptionnellement être prononcée lorsque le dossier relatif aux faits et celui concernant la personnalité de l’enfant le justifient. Le Code prévoit alors que cette sanction soit exécutée dans un établissement adapté et spécialisé. À défaut, l’article 99 prévoit un pavillon de prison réservé aux enfants.

Pas de peine automatique

Les montants et durées évoqués pour les accidents de la route constituent donc les sanctions prévues par le Code de la route dans les situations concernées. Ils ne signifient pas qu’un mineur de 17 ans impliqué dans un accident sera automatiquement condamné à la peine maximale correspondante.

Dans le cas de l’accident de Mhamdia, la qualification juridique exacte des faits, les circonstances de l’accident, les éventuelles infractions commises et le régime spécifique de la justice des enfants devront être pris en compte par les autorités judiciaires compétentes.

La question de la responsabilité civile des parents peut également se poser séparément, tandis qu’une éventuelle responsabilité pénale personnelle des adultes concernés dépendrait des faits et qualifications retenus par la justice.

Lire aussi :

L’article Accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour le mineur de 17 ans au volant ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

La créativité humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle

En sa qualité de membre du Bureau de la 20e session du Comité de la Convention de 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Tunisie participe, du 29 septembre au 1er octobre 2026, à la réunion de consultation consacrée à la révision des Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de cette Convention dans le nouvel environnement numérique.

Dans son intervention, l’Ambassadeur Délégué permanent de Tunisie auprès de l’Unesco, M. Dhia Khaled, a souligné l’importance de préserver la créativité humaine face aux mutations profondes liées à l’essor de l’intelligence artificielle.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’utilisation de l’IA, ainsi que sur la priorité qui doit être accordée à la préservation de la diversité culturelle et linguistique dans l’environnement numérique.

Il a, également, souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de garantir aux pays en développement un accès plus équitable aux nouvelles technologies et infrastructures numériques à travers, notamment, le renforcement des capacités, la formation et le transfert des expertises et du savoir-faire.

Communiqué

L’article La créativité humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria

Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l’une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva, décédée le 17 mai 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d’une icône.

Djamal Guettala

Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.

Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.

Une femme face aux épreuves

Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.

Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. «Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts», écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.

Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. «Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole», note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu’elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.

Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. «On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient… Elle, pourtant, continuait à vivre», témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : «Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»

Jusqu’au bout, une question demeure essentielle pour elle : «Quand pourrai-je chanter ? » Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.

L’héritage d’une voix éternelle

Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.

Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves : « Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»

Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : «J’aurais préféré que l’on célébrât davantage les vivants.»

Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : «Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»

Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.

‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.

L’article Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tarek Mami, une voix tunisienne de France Maghreb 2 s’est éteinte

Le journaliste tunisien Tarek Mami est décédé dimanche 27 septembre 2026, à l’âge de 71 ans. Fondateur et président de France Maghreb 2, il avait consacré plusieurs décennies au journalisme et à la radio, devenant une figure connue du paysage médiatique franco-maghrébin.

Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans le milieu radiophonique et auprès de ceux qui avaient suivi son parcours entre la France et le Maghreb.

L’aventure de France Maghreb 2 avait commencé en 1987. Tarek Mami en avait fait au fil des années un espace d’information, de débat et de proximité destiné notamment aux publics maghrébins établis en France.

Journaliste et juriste de formation, il s’était également investi dans la défense des radios indépendantes. De 2009 à 2018, il avait notamment assuré le secrétariat national du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti).

Son activité journalistique l’avait conduit à recevoir au micro de France Maghreb 2 de nombreuses personnalités politiques françaises et maghrébines. Ses interviews témoignaient de la place occupée par la station dans les échanges entre les deux rives de la Méditerranée.

Une voix attachée à la Tunisie

Tarek Mami avait conservé un lien étroit avec la Tunisie et avec les préoccupations des Tunisiens établis à l’étranger. La question de la communauté tunisienne en France, les relations entre les deux pays et l’actualité maghrébine occupaient régulièrement une place dans son travail.

Son attachement à son pays natal trouvera une dernière expression dans ses obsèques. Selon l’avis de décès communiqué par sa famille, un recueillement aura lieu mardi 29 septembre 2026 à l’hôpital Jean Jaurès, à Paris, avant la prière funéraire à la mosquée de Chevilly-Larue après la prière du Dohr.

Le défunt sera ensuite rapatrié sur l’île de Djerba, en Tunisie, où il sera inhumé.

Cette dernière étape donne une dimension particulière à la disparition de celui qui avait passé une grande partie de sa vie professionnelle en France tout en maintenant un lien avec la Tunisie.

Une page de la radio franco-maghrébine

Le parcours de Tarek Mami appartient à une époque où la radio représentait pour les populations maghrébines de France un moyen essentiel d’information, de dialogue et de maintien du lien avec les pays d’origine.

Depuis, les réseaux sociaux et les plateformes numériques ont profondément transformé les usages médiatiques. Les radios pionnières de cette période ont néanmoins laissé une empreinte durable auprès de leurs auditeurs.

Avec Tarek Mami disparaît l’un de ceux qui ont contribué à faire vivre cet espace médiatique entre la France et le Maghreb.

À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à l’équipe de France Maghreb 2, Kapitalis adresse ses sincères condoléances.

Que Dieu accueille le défunt dans Sa miséricorde et apporte réconfort à sa famille.

Guettala Djamal

Articles de Tarak Mami parus dans Kapitalis :

L’article Tarek Mami, une voix tunisienne de France Maghreb 2 s’est éteinte est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Santé & Deepfake | Pr Nissaf Ben Alaya victime d’un montage par IA

Victime d’un deepfake généré par intelligence artificielle, le Pr Nissaf Ben Alaya a publié un démenti catégorique concernant une vidéo frauduleuse circulant sur les réseaux sociaux.

Pr Ben Alaya dénonce l’usurpation de son image et de sa voix pour promouvoir un prétendu traitement contre le cancer de la prostate, tout en mettant en garde le public contre les dangers majeurs de ces dérives technologiques pour la santé :

« Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux, utilisant mon image ainsi qu’une voix qui m’est attribuée, afin de promouvoir prétendument un médicament présenté comme un traitement contre le cancer de la prostate.

Je tiens à démentir formellement et sans aucune ambiguïté être à l’origine de cette vidéo ou de ce message.

La vidéo semble utiliser des images anciennes me concernant, notamment issues de la période de la pandémie de COVID-19, auxquelles une voix ou des propos ont été artificiellement associés. Il s’agit d’un procédé qui relève manifestement des nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle et qui peut conduire à une usurpation particulièrement trompeuse de l’identité d’une personne.

Je n’ai jamais fait et je ne ferai jamais de publicité pour un médicament ou pour un quelconque produit de santé. Je n’ai donné aucune autorisation pour utiliser mon image, ma voix ou mes anciennes interventions dans le cadre de la promotion d’un produit commercial.

Je souhaite surtout attirer l’attention sur la gravité de cette dérive de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces technologies peuvent être extrêmement utiles lorsqu’elles sont utilisées de manière responsable, mais leur utilisation pour fabriquer de fausses déclarations attribuées à un professionnel de santé est particulièrement préoccupante. Elle peut tromper le public, porter atteinte à la réputation des personnes concernées et, surtout, présenter un risque réel pour la santé lorsque des produits ou prétendus traitements médicaux sont ainsi promus.

J’appelle donc chacun à la plus grande vigilance : ne vous fiez pas à cette vidéo, ne considérez pas les propos qui y sont tenus comme venant de moi et ne partagez pas ce contenu comme s’il était authentique.

Je demande également aux plateformes et aux organismes compétents de prendre les mesures nécessaires afin que ce type de contenu frauduleux soit identifié et retiré.

L’intelligence artificielle ne doit pas devenir un outil permettant de faire dire à une personne ce qu’elle n’a jamais dit, particulièrement lorsqu’il s’agit de la santé et de la vie des citoyens.

Je réaffirme donc clairement : cette vidéo ne vient pas de moi, je n’ai jamais recommandé ce produit et je n’ai jamais autorisé l’utilisation de mon image ou de ma voix à des fins publicitaires.»

L’article Santé & Deepfake | Pr Nissaf Ben Alaya victime d’un montage par IA est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Un accident à Mhamdia coûte la vie à deux femmes et fait trois blessés

​Un grave accident de la circulation s’est produit ce lundi matin à proximité d’un établissement scolaire à Mhamdia dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le conducteur d’un camion a perdu le contrôle de son véhicule avant de percuter plusieurs piétons, tuant sur le coup deux femmes, indique le directeur régional de la Protection civile dans une déclaration à l’agence Tap.

Les trois blessés, dont deux élèves et le chauffeurs du camion, ont a été transportés en urgence au Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous.

Y. N.

L’article Un accident à Mhamdia coûte la vie à deux femmes et fait trois blessés est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA?

Comment les assureurs pourront-ils maximiser le retour sur leurs investissements dans l’IA? C’est à cette question que le cabinet de conseil technologique Accenture a essayé d’apporter une réponse. Son enquête a été menée auprès de 263 cadres supérieurs du secteur de l’assurance exerçant une responsabilité directe sur l’IA, les données, la technologie et la transformation des entreprises.

Il en ressort que moins d’un assureur sur quatre (23%) est parvenu à intégrer le déploiement de l’IA à l’échelle de toute la compagnie. Les capacités en matière d’IA demeurent concentrées au sein de petits groupes avec une montée en compétences limitée dans les domaines de la souscription, des sinistres et de l’actuariat.

Mais même avec l’approche fragmentée actuelle, l’IA procure déjà de meilleurs résultats aux assureurs, en particulier en matière de croissance du chiffre d’affaires. L’étude montre que 81% des assureurs interrogés constatent une amélioration d’au moins 5% de leurs primes brutes acquises grâce à une meilleure tarification, la personnalisation et la vente croisée, qui sont les avantages accordés par cette nouvelle technologie.

Si l’IA génère déjà de réels gains de chiffre d’affaires, la plupart des compagnies laissent encore du potentiel de côté. Elles doivent passer de projets pilotes isolés à une intelligence globale à l’échelle de l’entreprise. L’IA n’est pas à traiter comme un simple programme technologique, mais comme un moteur de croissance, doté de liens clairs entre la stratégie et l’exécution pour créer un impact mesurable.

Accenture formule ensuite cinq recommandations que les entreprises peuvent suivre pour améliorer leur mise en œuvre de l’IA.

La première est d’aligner le déploiement de l’IA sur la stratégie commerciale pour garantir qu’il soutient directement les objectifs de l’ensemble de la compagnie.

La deuxième est de développer les compétences en IA au sein des équipes pour associer expertise technique et métier.

La troisième est de faire évoluer l’écosystème des talents pour intégrer des flux de travail pilotés par l’humain et basés sur des interactions entre agents conversationnels. Pour les assureurs, les agents d’IA dotés d’initiative représentent un changement significatif, les transformant de prestataires de services réactifs en entreprises proactives.

La quatrième est d’adopter une stratégie de données à deux vitesses pour moderniser les systèmes existants, tout en soutenant les technologies d’IA. Des succès rapides par sprints courts libèrent de la croissance et procurent des gains d’efficacité immédiats, tandis que la construction de capacités sur le long terme créé une valeur pérenne.

La dernière est de formaliser une culture de la conformité proactive pour transformer la conception éthique en avantage concurrentiel. Les assureurs qui formalisent tôt leur gouvernance, via une documentation transparente des modèles, une supervision humaine, une traçabilité et une conception éthique, peuvent faire de la confiance un facteur distinctif face à la concurrence.

L’article Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA? est apparu en premier sur Managers.

  •  

La fabrique d’un «héros» israélien

Dans le contexte du génocide à Gaza, la grâce présidentielle accordée par le président israélien au soldat Elor Azaria, qui avait exécuté sommairement par une balle dans la tête un résistant palestinienne blessé et gisant inconscient, peut sonner comme un blanc-seing à de futures exactions, au moment où les colons israéliens continuent d’arracher les terres des Palestiniens par la terreur des armes en Cisjordanie.

Mohamed Larbi Bouguerra *

 Abdel Fattah al-Sharif est un jeune résistant palestinien de 21 ans, originaire de Hébron, en Cisjordanie occupée. Il a poignardé grièvement un soldat israélien le 24 mars 2016 avant d’être blessé par les six balles des tirs des autres militaires du check point de Tel Rumeida, près de Hébron.

Gisant à terre et perdant beaucoup de sang, Abdel Fattah a reçu une balle à bout portant à la tête qui l’a achevé, tirée par le secouriste, Elor Azaria, sergent dans l’armée d’occupation disant à haute voix : «Terroriste, tu dois mourir.» Azaria est un soldat franco-israélien (d’origine marocaine) arrivé sur les lieux six minutes après les tirs. Cet exécution barbare – alors que le jeune résistant ne présentait plus le moindre danger – fera d’Azaria un «héros» national au pays des sionistes et des messianiques.

Dans cette équipée audacieuse, Abdelfatah était accompagné par un autre jeune résistant palestinien, Ramzi Aziz Qasrawi, qui a été immédiatement assassiné par les Israéliens.

Une vidéo d’Azaria tirant sur Chérif a été publiée par B’Tselem – l’ONG israélienne des droits de l’homme dans les territoires occupés – et est devenue virale sur les réseaux sociaux israéliens, suscitant des controverses enflammées.

Sans cette vidéo capitale, l’armée n’aurait probablement pas pris ses distances de son sergent d’origine marocaine et nul n’aurait entendu parler de cette inhumaine mise à mort infligée à un Palestinien ni des turpitudes de l’armée d’occupation.

L’autopsie pratiquée conjointement par un médecin israélien et un pathologiste palestinien prouvera que les blessures d’Abdel Fattah n’étaient pas mortelles et que la balle en pleine tête d’Azaria, elle, l’a tué.

Comment expliquer cette exécution insupportable puisque la victime était inconsciente ?

Une explication possible : Azaria est un mizrahi, juif oriental occupant un poste très subalterne dans l’armée israélienne où les juifs ashkénazes occupent les plus hautes positions tout en déléguant aux Orientaux les prisons, le maintien de l’ordre, les intrusions de nuit, les check points…

Azaria par ce crime voulait peut-être «paraître plus royaliste que le roi», pour monter en grade et se rapprocher des maîtres et du commandement car c’est ainsi que fonctionne l’armée sioniste voire toute la société israélienne.

Une ville où se pavanent les colons

Al-Khalil, Hébron en hébreu, cette ville historique où vivent 240 000 Palestiniens dont la vie a été complètement bouleversée et le tissu social déchiré par l’arrivée de 6000 colons israéliens violents. Les Palestiniens ont dû quitter le centre-ville si typique avec ses cafés, ses pâtisseries et ses restaurants traditionnels réputés, fermer leurs commerces, subir les check-points et les blindés de l’armée d’occupation. La cité abrite la fameuse mosquée Ibrahimi (où se trouve le Caveau des Patriarches). Ce caveau a été le théâtre d’un affreux massacre perpétré au petit matin du 25 février 1994 par l’Israélo-américain Baruch Goldstein, du parti extrémiste, anti- arabe Kach dont le fondateur, le rabbin Meir Kahane, a été assassiné à New York et son parti interdit en Israel. Le Dr Goldstein a abattu 29 Palestiniens et blessé 125 autres fidèles en prière du Sobh, avant d’être maîtrisé et tué à coups d’extincteurs.

L’actuel ministre de la Sûreté, Itamar Ben Gvir, est un fervent adepte tant de Kahane que de Goldstein dont il commémore régulièrement l’anniversaire du décès. Le parti de Kahane avait pourtant été interdit en Israël en 1994.

C’est dans cette atmosphère d’injustice, de domination et d’apartheid qu’a vécu Abdel Fattah al-Sharif. Ce jeune n’en pouvait plus et a décidé de passer à l’acte en compagnie d’un autre adolescent palestinien. Armé d’un simple couteau, ils se sont attaqués à l’escouade israélienne d’un check point de Tel Rumeida.

L’armée d’occupation, ignorant la douleur de la famille, retiendra deux mois la dépouille du martyr Abdel Fatah dont l’enterrement n’aura lieu que le 28 mai 2016 à Hébron, à côté de son compagnon Ramzi.

Le tueur élevé au rang de héros

L’époque vivait une période d’intenses échauffourées entre l’armée d’occupation et la population palestinienne résistant à l’occupation et chauffée à blanc par les assassinats ciblés, le Mur de séparation, l’emprisonnement et les contraintes paralysant les déplacements.

Et c’est ainsi qu’Elor Azaria a gagné la sympathie populaire en Israël – notamment à la droite de l’échiquier politique – où l’on apprend dès le jardin d’enfants que le Palestinien est l’ennemi à exterminer : la femme de l’actuel ministre des Finances et de l’Administration de la Cisjordanie, le messianique extrémiste Bezalel Smotrich, n’a-t-elle pas refusé de partager sa chambre à la maternité avec une parturiente palestinienne car «son bébé tuera mon fils à l’âge adulte ?»

Cette popularité atteignit la stratosphère quand l’armée décida de traduire Azaria devant le tribunal militaire pour homicide. En 2017, le Premier ministre Netanyahou commença par condamner le tueur suite au rejet par la Cour d’appel de sa condamnation ; puis, se ravisant, demanda qu’on lui pardonne suivant finalement les moutons de Panurge.

Si le procureur militaire requit 3 à 5 ans de prison pour homicide contre Azaria, son avocat plaida que le tir de son client visait à neutraliser une bombe qu’aurait portée Abdel Fatah – bombe qui n’existe que dans la tête du défenseur et que nul n’a vue. Le défenseur se garda cependant d’évoquer le couteau de la victime.

Azaria avait menti en déclarant que le jeune Palestinien à terre avait tenté de s’en saisir. La vidéo prouve le mensonge des dires du secouriste : le couteau n’était pas à la portée de la victime.

En tout cas, la sentence du tribunal fut particulièrement douce et injurieuse pour les Palestiniens : 18 mois de prison dont Azaria accomplit seulement neuf mois bénéficiant d’une libération conditionnelle. Ce qui indigna les Palestiniens qui remarquèrent que, pour des crimes bien moins graves, les sentences étaient bien plus lourdes. Il n’en demeure pas moins vrai que «cette condamnation constituait un cas rare où un tribunal militaire avait statué contre un soldat pour un acte meurtrier commis sur le terrain.» (L’Humanité, 19 septembre 2026).

Quoiqu’il en soit, Azaria mit à profit cette popularité tombée du ciel de nombreuses façons. C’est ainsi qu’il publia un livre «révélant tout» dont on se gaussa dans les milieux littéraires. Azaria fit une collecte de fonds de cet ouvrage. On paie si on veut un livre dédicacé, on paie plus pour faire figurer son nom dans le livre imprimé, on a un gros discount si on achète dix ou quinze exemplaires, etc… Le clou de la campagne étant un tour du lieu de l’assassinat sous la conduite du père d’Azaria, Charlie, un ancien enquêteur de police, pour la somme de 800 Shekels soit 232 euros quand même. (Lire Alon Idan, Haaretz, 5 avril 2019)

Un pardon présidentiel très politique

Elor Azaria n’a pas arrêté de s’agiter pour occuper le terrain et effacer la condamnation qui grève son casier judiciaire depuis dix ans.

Le président Reuven Rivlin, considéré de gauche (dans le sens israélien du terme), lui a refusé la grâce.

Par contre, Isaac Herzog, l’actuel président de l’Etat sioniste, a décidé, arguant de la proximité du Nouvel An juif, de lui accorder la grâce le 19 septembre alors que même le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, s’était opposé à cet effacement du casier judiciaire d’Azaria.

«La décision de gracier M. Azaria a été prise au milieu d’un tollé international croissant contre l’occupation israélienne de la Cisjordanie. Le gouvernement de M. Netanyahu a renforcé son emprise sur le territoire, en étendant les colonies israéliennes et en resserrant les restrictions militaires israéliennes sur les Palestiniens. La grâce a également alimenté les spéculations quant à savoir si M. Herzog — qui s’est récemment exprimé contre la ‘‘brutalisation’’ qui s’infiltre dans la société israélienne — pourrait envisager la grâce encore plus contestée politiquement de M. Netanyahou sur les accusations de corruption auxquelles il fait face.» (Lire Alain Yuhas et Aaron Boxerman, The New York Ttimes, 19 septembre 2026)

Dans le contexte du génocide à Gaza, cette grâce peut sonner comme un blanc-seing à de futures exactions. Surtout avec la peine de mort par pendaison pour les seuls Palestiniens, instituée par la loi votée en juillet dernier par la Knesset à l’initiative de Ben Gvir qui a sablé le champagne à cette occasion !

Face à ce pardon, comment oublier que les Palestiniens sont des «animaux humains» pour l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, condamné avec Netanyahou, par la CPI ?

Que fera Azaria de ce pardon ?

Rejoindre probablement l’armée et monnayer encore son crime pour se rapprocher des puissants, lui, le petit juif d’origine marocaine dont les parents ont été arrosés de DDT à leur arrivée en Terre Promise comme tous les juifs arrivant du monde arabe, apprend Sophie Bessis.

En fin de compte, Elor Azaria n’est qu’un abominable tueur. Et sûrement pas un «héros».

«Quand un peuple a besoin de héros, cela signifie pour lui qu’il est dans la violence de la conquête, de la guerre et des révolutions… Malheureux le peuple qui a besoin de héros !», écrit Bertold Brecht et Jean Giono d’ajouter : «Après des siècles d’héroïsme, nous attendons toujours la splendeur de la paix.»

La paix ? Israël ne connaît pas. A Gaza, il a assassiné 73 000 Palestiniens dont au moins 21 000 enfants et fait plus de 183 000 blessés depuis le 7 octobre 2023.

Ce qui n’a guère gêné Netanyahou – en disciple de Goebbels – de déclarer du haut de la tribune des Nations Unies jeudi 24 septembre qu’Israël a empêché un «génocide», lui, le condamné précisément pour ce crime par la Cour pénale internationale.

* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS, France.

L’article La fabrique d’un «héros» israélien est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Décès de Hamid Berrada | La presse maghrébine perd l’un de ses piliers

Le journaliste marocain Hamid Berrada, ancien grand reporter à Jeune Afrique connu pour ses interviews d’éminentes personnalités maghrébine et arabes, est décédé dans la nuit de vendredi 25 à samedi 26 septembre 2026, à l’âge de 87 ans.

Né en 1939 à Tanger, Hamid Berrada, diplômé en philosophie, en droit et en sociologie politique, s’était fait connaître lors de son passage dans l’hebdomadaire Jeune Afrique, fondé et dirigé par le Tunisien Béchir Ben Yahmed. Il était rédacteur en chef de l’hebdomadaire parisien de 1974 à 1985 et y a collaboré régulièrement, jusqu’à la fin des années 1990, avant d’être nommé directeur Maghreb/Moyen-Orient de la chaîne francophone TV5.

Berrada a été aussi le présentateur et animateur, entre 2007 et 2018, de l’émission ‘‘Mais Encore ?’’ sur la chaîne de télévision marocaine 2M. Il était connu pour la qualité de ses analyses des affaires maghrébines et des interviews des grands acteurs politiques. Les Tunisiens d’un certain âge se souviennent encore de l’entretien qu’il avait réalisé avec Rached Ghannouchi, du temps où il était exilé à Londres.

«Hamid Berrada avait une façon particulière d’écrire ses ‘‘papiers’’, pas de machine à écrire, ni ordinateur ou PC, mais un crayon noir et une gomme, un carnet en poche… Il me rappelait un seigneur du journalisme ayant marqué ma jeunesse et mes débuts dans la presse : Albert Londres !», se souvient l’un des anciens collègues et amis Hassan Aaloui. Qui ajoute : «Hamid était un esprit curieux, honnête jusqu’au bout des ongles, très ouvert et pas un seul ni le moindre préjugé ne guidaient sa démarche… Très exigeant avec lui-même, l’honnêteté hissée comme un mât, il veillait aux détails et vérifiait deux, trois fois ou plus ses textes rédigés ou ‘‘gribouillés’’ au crayon noir.»

«Pour l’avoir côtoyé de près à Jeune Afrique dans les années 1990 et beaucoup appris à ses côtés, notamment sur son pays, le Maroc, où il m’a ouvert beaucoup de portes, je garde des souvenirs émus de nos échanges», se souvient, de son côté, Ridha Kéfi, fondateur et directeur de Kapitalis. Qui ajoute : «Il avait toujours le bon mot pour détendre une atmosphère guindée. Il savait aussi mettre de l’esprit là où les partis-pris politiques prennent le pas sur les idées et les principes. Certains de ses échanges à fleurets mouchetés avec feu Béchir Ben Yahmed, lors des réunions de rédaction matinales, étaient restés dans les mémoires. Les deux journalistes s’appréciaient beaucoup, mais le respect mutuel n’interdisait pas, chez l’un comme chez l’autre, une certaine franchise qui traduisait leur hauteur d’esprit».

«Le départ de Barrada du 57 bis rue d’Auteuil a été ressenti comme un arrachement, et d’abord par le défunt lui-même qui a maintenu des liens amicaux avec plusieurs de ses anciens collègues», conclut Ridha Kéfi.   

I. B.

L’article Décès de Hamid Berrada | La presse maghrébine perd l’un de ses piliers est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger

La dépouille du journaliste, écrivain et ancien directeur du quotidien Le Matin Mohamed Benchicou a finalement été rapatriée en Algérie et inhumée samedi 26 septembre 2026 au cimetière de Garidi, à Alger. Son retour au pays avait été précédé d’un épisode d’incertitude qui avait suscité l’émotion dans les milieux de la presse.

L’inhumation s’est déroulée en présence de sa famille, de proches, de journalistes et de nombreux confrères venus lui rendre un dernier hommage.

Quelques heures auparavant, le retour de sa dépouille à Alger paraissait encore incertain.

Dans un communiqué, la famille avait annoncé que les autorités algériennes refusaient, dans un premier temps, le rapatriement de la dépouille pour son enterrement prévu à Alger. «Même après sa mort, il continue d’être harcelé», dénonçait la famille, estimant que personne ne pouvait priver un ressortissant algérien d’être enterré dans son pays.

La situation s’est finalement débloquée. «Dernière nouvelle : selon les autorités, mon père sera finalement inhumé au cimetière de Garidi», annonçait ensuite la famille, faisant part de son soulagement.

La dépouille a ainsi pu rejoindre Alger où un hommage lui a été rendu à la Maison de la presse Tahar-Djaout, lieu particulièrement symbolique pour plusieurs générations de journalistes algériens, avant son transfert vers le cimetière.

Selon Le Matin d’Algérie, environ 150 personnes ont assisté à l’inhumation, mais aucun représentant officiel n’a été signalé parmi les présents.

Des années de débats, de combats et d’amitié

Dans un hommage publié après l’inhumation, le journaliste Maâmar Farah a fait revivre une partie de cette histoire commune : «Nous étions voisins», écrit-il en évoquant les années où Benchicou travaillait au journal Le Matin et lui aujournal Le Soir. Il rappelle notamment la solidarité de Le Soir lorsque Le Matin avait été confronté à des difficultés, jusqu’à lui ouvrir une page de son édition pour permettre au journal de continuer à s’adresser à ses lecteurs.

Maâmar Farah revient également sur les années du quotidien El Moudjahid, les combats syndicaux et journalistiques menés avec Benchicou, ainsi que sur cette période où une partie de la rédaction avait tenté de desserrer l’emprise de la censure.

Son témoignage dépasse ainsi le seul parcours de Benchicou. Il restitue une époque de la presse algérienne où les journalistes, encore jeunes, avaient la conviction que le journal pouvait contribuer à changer les choses : «Nous savions surtout que le journaliste ne possède peut-être rien d’autre que sa plume et sa conscience», écrit Maâmar Farah.

Mohamed Benchicou avait marqué la presse algérienne par son indépendance de ton et ses prises de position critiques. Ancien directeur du Matin, il avait également publié plusieurs ouvrages consacrés à l’Algérie et à sa vie politique.

Son parcours avait été marqué par son emprisonnement au début des années 2000, après la publication de son livre ‘‘Bouteflika : une imposture algérienne’’. Cette période demeure l’un des épisodes les plus connus de son parcours de journaliste et d’écrivain.

Sa disparition a suscité des réactions nombreuses en Algérie et à l’étranger. Des médias algériens, maghrébins et internationaux ont consacré des articles à son décès et à son parcours. Mais son histoire ne se résume pas à ses confrontations avec le pouvoir. Elle appartient aussi à une génération de journalistes qui ont accompagné les transformations profondes de la presse algérienne, au prix parfois de leur liberté, de leur carrière ou de leur sécurité.

Dans son hommage, Maâmar Farah évoque enfin le retour de Benchicou sur cette terre qu’il avait tant aimée.

«L’Algérie, cette terre que tu as tant aimée, t’a repris sans bruit», écrit-il.

À Garidi, le journaliste a ainsi été accompagné par ceux qui avaient partagé avec lui des années de journalisme, de débats, de combats et d’amitié.

Djamal Guettala

L’article Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Trafic de cocaïne et d’héroïne | Fin de cavale pour un réseau opérant à Tunis

Un réseau criminel spécialisé dans le trafic de drogues et opérant dans le quartier d’El Ouardia a été démantelé par la brigade de la police judiciaire de Sidi Béchir à Tunis.

Sur la base d’informations et d’investigations une descente policière a été menée, en coordination avec le Parquet et a permis d’arrêter les suspects, sachant que les membres dudit réseau on compte des ressortissants étrangers, affirme Mosaïque FM, en citant une source proche du dossier.

L’opération a également permis la saisie de la drogue, notamment de ka cocaïne et de l’héroïne, ainsi que des sommes d’argent générées par ce trafic illicite.

Alors que l’enquête se poursuit, l’ensemble des prévenus a été placé en détention.

Y. N.

L’article Trafic de cocaïne et d’héroïne | Fin de cavale pour un réseau opérant à Tunis est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Le groupe marocain Intelcia étend son empreinte en Tunisie

Intelcia poursuit le développement de ses activités en Tunisie. Le groupe international spécialisé dans l’externalisation a inauguré, le 24 septembre 2026, l’extension de son site de Tunis Lac 2, à l’occasion d’une conférence-débat à laquelle a pris part le directeur général de FIPA-Tunisia.

Pour FIPA-Tunisia, cette extension illustre l’intérêt des investisseurs internationaux pour le marché tunisien des services externalisés et des technologies de l’information. Le groupe, d’origine marocaine, est présent en Tunisie depuis 2023. Il compte aujourd’hui environ 400 collaborateurs dans le pays, selon les données publiées par Intelcia.

Le BPO, pour Business Process Outsourcing, couvre l’externalisation de certaines activités d’une entreprise, notamment la relation client, l’assistance ou encore différents processus administratifs et commerciaux. L’ITO, pour Information Technology Outsourcing, concerne davantage les services informatiques, tels que le développement, les infrastructures, le cloud ou la cybersécurité.

Dans ce secteur, FIPA-Tunisia met en avant le vivier de compétences disponibles en Tunisie. Le pays forme plus de 10 000 diplômés dans les TIC chaque année et compte 19 écoles d’ingénieurs. Les diplômés des filières STEM représentent, selon l’agence, 38 % de l’ensemble des diplômés.

L’agence cite également la compétitivité des coûts, avec un écart pouvant atteindre 60 à 70 % par rapport à l’Europe occidentale. À cet avantage s’ajoutent trois technoparks TIC, 19 cyberparcs, dix pôles de compétitivité et plus de 155 parcs industriels.

La connectivité constitue un autre argument avancé par FIPA, avec une capacité de bande passante annoncée à 1,5 Tbps et plusieurs câbles sous-marins reliant la Tunisie aux réseaux internationaux. Le pays dispose par ailleurs d’un écosystème de plus de 600 startups actives notamment dans l’intelligence artificielle, l’IoT, la blockchain et le Big Data. FIPA fait état de plus de 250 millions de dollars de financements cumulés pour ces startups en 2025.

Rappelons qu ‘en avril 2026, Intelcia a annoncé la finalisation du rachat des 65 % du capital détenus par Altice. Le groupe est donc redevenu 100 % détenu par son management. Il revendique alors 40 000 collaborateurs dans 19 pays. 

L’article Le groupe marocain Intelcia étend son empreinte en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

  •  

Aéronautique | Aksa Composites s’implante en Tunisie

La société turque Aksa Composites, filiale du groupe Akkök, vient d’officialiser son implantation en Tunisie avec la signature, jeudi 24 septembre 2026, de son bail industriel au Technopole de Borj Cédria, au sud de Tunis. «La Tunisie confirme son attractivité dans les industries aéronautiques et les matériaux avancés», commente le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (Gitas) dans un communiqué.

Le projet représente un investissement initial annoncé de 5 millions de dollars et constitue la première implantation d’Aksa Composites sur le continent africain. L’entreprise prévoit de développer en Tunisie des activités liées à la fabrication de composants et matériaux composites destinés notamment au secteur aéronautique.

Le Gitas à la manœuvre

Cette implantation est aussi le résultat d’un travail engagé en amont par l’écosystème aéronautique tunisien et, notamment, par le Gitas, sous l’impulsion de sa présidente Stefania Sonia Dallali, qui a joué un rôle important dans l’identification et la mise en relation avec l’investisseur turc.

Les premiers contacts avec Aksa Composites remontent au Hamburg Aviation Forum 2025, où des échanges ont été initiés avec le Gitas. Ils ont ensuite donné lieu à plusieurs discussions, rencontres et démarches visant à faire connaître à l’entreprise les capacités industrielles tunisiennes, son tissu de sous-traitants, ses compétences et son intégration dans les chaînes de valeur aéronautiques internationales.

«Cette dynamique illustre l’une des missions fondamentales du Gitas : rapprocher les industriels internationaux de l’écosystème tunisien et favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement et de coopération dans l’aéronautique et le spatial», souligne le groupement professionnel dans son communiqué.  

Mme Dallali a souligné la portée de l’arrivée d’Aksa Composites en Tunisie. Pour le Gitas, le choix de la Tunisie par un acteur turc spécialisé dans les matériaux composites avancés constitue une nouvelle illustration de la confiance acquise par la filière aéronautique tunisienne au cours des dernières décennies.

Avec un tissu industriel de plus de 80 entreprises et une forte orientation export, la filière tunisienne s’est progressivement intégrée aux chaînes de valeur internationales. La qualité des compétences, la proximité de l’Europe, la flexibilité industrielle et l’existence d’un écosystème de fournisseurs constituent autant d’atouts mis en avant pour attirer de nouveaux investissements.

Stefania Sonia Dallali entourée des représentants de la société turque.

Fipa assure l’accompagnement institutionnel

La présidente du Gitas a également rappelé l’importance du développement des partenariats internationaux de la filière, notamment avec les organisations professionnelles française et allemande de l’aéronautique.

Le rôle du Gitas s’inscrit dans une dynamique complémentaire avec celui de la Fipa-Tunisia. L’agence de promotion de l’investissement extérieur a accompagné le projet dans ses différentes étapes et a notamment participé aux échanges portant sur le choix du site, les conditions d’implantation et les démarches nécessaires à la concrétisation de l’investissement.

Une rencontre organisée par la Fipa le 19 mai 2026 avait notamment permis de confirmer le projet et de poursuivre les discussions autour de son implantation en Tunisie.

La signature du bail industriel à Borj Cédria vient ainsi concrétiser un processus auquel ont contribué plusieurs acteurs de l’écosystème tunisien : Gitas, Fipa, le Technopole de Borj Cédria ainsi que les partenaires institutionnels et professionnels tunisiens et turcs.

Un investissement à forte valeur ajoutée

À travers cette implantation, Aksa Composites entend développer une activité industrielle orientée vers les matériaux composites et les applications aéronautiques.

Le groupe dispose déjà d’une expertise internationale dans les matériaux composites et dans différentes opérations industrielles destinées notamment aux secteurs aéronautique et à haute performance. Il a également développé des collaborations avec plusieurs grands acteurs internationaux de l’industrie aéronautique.

Selon les informations communiquées, le futur site de Borj Cédria devrait constituer le point de départ d’un développement industriel appelé à évoluer progressivement en Tunisie. Des sources sectorielles évoquent un démarrage opérationnel envisagé à l’horizon 2028 et la création à terme de plusieurs dizaines d’emplois directs.

Au-delà du montant de l’investissement, l’enjeu réside donc également dans le transfert de technologies, le développement des compétences locales et le renforcement de la place de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales des matériaux avancés et de l’aéronautique. joué par le Gitas dans la dynamique industrielle et par la FIPA dans l’accompagnement de l’investissement.

L’article Aéronautique | Aksa Composites s’implante en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

IA : Anthropic ne ralentit pas le développement de ses modèles et lance Claude Opus 5.5

Anthropic poursuit le développement de ses modèles d’intelligence artificielle malgré les appels récents de son directeur général à davantage de prudence. L’entreprise américaine a lancé, mardi 22 septembre, Claude Opus 5.5, premier modèle de sa nouvelle génération Claude 5.5.

Le calendrier de cette sortie n’est pas anodin. Quelques jours plus tôt, Dario Amodei avait appelé les acteurs du secteur à « ralentir la frontière », afin de mieux aligner la progression des capacités de l’intelligence artificielle avec celle des dispositifs de sécurité. Opus 5.5 constitue justement le premier modèle lancé par Anthropic depuis cette prise de position.

Un modèle plus performant et moins coûteux

Anthropic affirme que Claude Opus 5.5 atteint le niveau de Claude Fable 5.1 sur la plupart des tâches, tout en nécessitant 40 % de coûts d’exploitation en moins que son prédécesseur Opus 5. Son tarif est fixé à 4 dollars par million de jetons en entrée et 20 dollars en sortie, contre 5 et 25 dollars auparavant.

Le nouveau modèle vise notamment le codage agentique, les tâches professionnelles complexes et l’utilisation d’ordinateurs. Anthropic met également en avant une vitesse de génération supérieure de plus de 30 % à celle d’Opus 5, ainsi qu’une consommation réduite de jetons pour certaines tâches.

L’entreprise a parallèlement renforcé les mesures de sécurité autour du modèle. Opus 5.5 a été évalué par des organismes externes, notamment Frontier Design et METR, et bénéficie de protections auparavant réservées à ses modèles les plus avancés.

Anthropic prévoit déjà de compléter cette nouvelle famille avec Claude Sonnet 5.5 et Claude Haiku 5.5 dans les semaines à venir. Le lancement d’Opus 5.5 illustre ainsi le dilemme auquel sont confrontés les grands laboratoires d’IA : renforcer les dispositifs de sécurité tout en continuant à améliorer l’efficacité et les capacités de leurs modèles.

L’article IA : Anthropic ne ralentit pas le développement de ses modèles et lance Claude Opus 5.5 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Coupe Davis : le Maroc accède aux play-offs du Groupe mondial I

La sélection marocaine de tennis a validé, dimanche 20 septembre à Rabat, son billet pour les barrages du Groupe mondial I de la Coupe Davis, prévus en février 2027, après avoir remporté les trois premières confrontations face à son homologue…

L’article Coupe Davis : le Maroc accède aux play-offs du Groupe mondial I est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Wasserausfälle im Sahel: Sonede verspricht strukturelle Lösungen und erläutert die Störungen

Angesichts der zahlreichen Beschwerden und Fragen von Bewohner der Sahelzone zu den seit einigen Tagen bestehenden Trinkwasserausfällen ging der Regionaldirektor für den Zentralbereich der Nationalen Mehr

Der Beitrag Wasserausfälle im Sahel: Sonede verspricht strukturelle Lösungen und erläutert die Störungen erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

  •  
❌