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Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer

Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin.

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), avec l’Union européenne et la GIZ Tunisie, lancent le Label I4.0 et TIMA, pour Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment. Le lancement est prévu le 30 septembre à Tunis.

TIMA doit servir de point de départ. L’outil permet d’évaluer la maturité numérique d’une entreprise, d’identifier ses besoins et de mieux définir les prochaines étapes. Il sera disponible dans cinq Centres de compétences à Sousse, Sfax, Bizerte, Sidi Thabet et Monastir.

L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas au diagnostic. À travers le HUB Industrie 4.0, les entreprises peuvent ensuite identifier les pistes d’amélioration et tester des solutions sur des projets pilotes, avant de viser le Label I4.0. L’idée est de permettre aux industriels d’avancer étape par étape plutôt que de multiplier les investissements technologiques sans feuille de route claire.

Pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques, cette évolution crée aussi de nouveaux besoins à adresser. Automatisation, équipements connectés et intelligence artificielle figurent parmi les domaines déjà concernés par les initiatives développées depuis 2018 avec l’appui de l’Allemagne et de l’Union européenne.

Le sujet dépasse donc la seule digitalisation des usines. À mesure que les industriels cherchent à moderniser leurs activités, les entreprises capables de proposer des solutions adaptées peuvent trouver de nouveaux débouchés. Le diagnostic devient alors un premier lien entre un besoin industriel et une solution technologique.

 

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Mariem Labidi (Azal) : « Je veux être une passerelle »

Azal, projet porté par la chanteuse tunisienne Mariem Labidi, était présent au premier Arabesques Music Forum à Montpellier. Entre musique acoustique, poésie, sagesses soufies, influences méditerranéennes et expérience de l’immigration en Argentine, l’artiste revendique avant tout la transmission. En bref…

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Transport aérien intérieur : la Fédération tunisienne de l’hôtellerie tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué publié ce 27 décembre, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a exprimé sa profonde préoccupation face aux perturbations récurrentes affectant les vols domestiques, notamment ceux desservant Djerba et Tozeur.

La situation du transport aérien intérieur en Tunisie suscite une vive inquiétude au sein des professionnels du tourisme. Retards excessifs, parfois supérieurs à dix heures, annulations de dernière minute : pour la Fédération, ces dysfonctionnements ne peuvent plus être considérés comme de simples incidents ponctuels. Ils traduisent, selon elle, une crise structurelle du transport aérien intérieur, aux répercussions directes sur l’économie nationale et sur l’image de la destination tunisienne à l’échelle internationale.

La FTH rappelle que le transport aérien intérieur constitue un service stratégique et souverain, essentiel à la cohésion territoriale et au bon fonctionnement de l’activité économique et touristique. Son affaiblissement a entraîné, selon l’organisation professionnelle, un véritable isolement de certaines régions. Djerba et Tozeur se retrouvent ainsi, de facto, soumises à une forme de blocus non déclaré, affectant les citoyens dans leur vie quotidienne, tant sur le plan sanitaire que familial et professionnel.

Désorganisation des programmes contractuels

Le secteur touristique figure parmi les premières victimes de cette situation. La Fédération dénonce un coup dur porté aux efforts de promotion du tourisme saharien et du tourisme insulaire, ainsi qu’une désorganisation des programmes contractuels conclus avec les agences de voyages, compromettant la crédibilité de la destination tunisienne auprès des partenaires étrangers.

À cela s’ajoute l’absence d’alternatives viables. Le transport terrestre, souligne la FTH, ne peut raisonnablement se substituer au transport aérien, compte tenu des longues distances et du manque d’infrastructures et d’équipements adaptés.

La Fédération déplore par ailleurs la faiblesse chronique des liaisons aériennes, internes comme internationales, dont souffrent les aéroports de Djerba, Tozeur et d’autres régions de l’intérieur du pays tout au long de l’année. Une situation qui accentue les déséquilibres régionaux et met en péril la pérennité des entreprises touristiques et économiques locales.

Face à ce qu’elle qualifie de situation alarmante, portant atteinte au droit constitutionnel des citoyens à la mobilité et nuisant à la réputation de la Tunisie, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie appelle les autorités de tutelle à une intervention immédiate et urgente. Elle exhorte également le gouvernement à prendre des décisions courageuses et structurantes pour réformer en profondeur le secteur du transport aérien et mettre fin à une crise qui ne cesse de s’aggraver.

La FTH avertit enfin que la poursuite de l’inaction face à ces dysfonctionnements menace directement la compétitivité de l’économie nationale et la durabilité du secteur touristique tunisien.

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