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Guerres des détroits : la Méditerranée, théâtre millénaire des rivalités de puissance

Le contrôle d’un détroit a toujours valu une guerre. De l’Antiquité à nos jours, les grandes puissances se sont affrontées pour dominer ces passages stratégiques où se joue le commerce, et donc le pouvoir.

L’histoire récente en offre plusieurs illustrations frappantes. En 1967, la guerre des Six Jours a scellé, entre autres enjeux, le contrôle du canal de Suez, verrou entre mer Rouge et Méditerranée. Bien avant, en 1453, la chute de Constantinople consacrait la victoire ottomane sur l’Empire byzantin et livrait aux mains du sultan Mehmet II le détroit du Bosphore, porte d’entrée de la mer Noire. Plus loin encore dans le temps, en 711, le chef berbère Tariq ibn Ziyad menait ses troupes à la conquête de la péninsule ibérique en franchissant le détroit qui porte aujourd’hui son nom : Gibraltar.

Mais on oublie souvent l’une des toutes premières guerres de détroit de l’Histoire : les guerres puniques, qui opposèrent Carthage et Rome de 264 à 146 avant J.-C., jusqu’à la destruction totale de la cité punique.

Sicile, enjeu d’un affrontement séculaire

Menés d’abord par Hamilcar Barca, puis par son fils, le général Hannibal, les Carthaginois se sont battus pendant plus d’un siècle contre les légions romaines pour la maîtrise de la Sicile et de l’ancienne Syracuse. L’enjeu réel de ce conflit : le détroit de Sicile, ce bras de mer qui sépare Kélibia, au Cap Bon, de Marsala, en Sicile – à peine 145 kilomètres d’eau, mais un verrou vital entre les deux rives de la Méditerranée occidentale.

Une répétition de l’Histoire ?

Aujourd’hui encore, les détroits demeurent des points de friction géopolitique majeurs. La rivalité sino-américaine autour du canal de Panama, le blocage du détroit d’Ormuz entre Iraniens et Américains, ou celui de Bab el Mandeb par les Houthis du Yémen, semblent donner raison à Ibn Khaldoun. Selon la théorie du penseur et historien tunisien, l’Histoire ne serait qu’un éternel recommencement – les mêmes logiques de puissance se rejouant, siècle après siècle, sur les mêmes lignes de fracture maritimes.

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BCT : le gouverneur reconnaît que « survivre » ne suffit plus

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, demande de passer d’une logique de résistance aux crises à une logique de création de richesse. Il insiste sur la nécessité d’accélérer les projets et les investissements, surtout dans le phosphate et les énergies renouvelables.

Cette déclaration a eu lieu lors d’une rencontre avec le Directeur Pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, et le Directeur de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique, Ary Naim. Des responsables de la BCT et une délégation de la Banque mondiale étaient également présents.

Nouri a rappelé que la Tunisie a respecté ses engagements et a su résister aux chocs climatiques et géopolitiques. Il a cependant estimé qu’il fallait maintenant changer d’approche. Il a évoqué les efforts faits pour maintenir un taux de change stable et un bon niveau de réserves en devises. Il a aussi jugé important de relancer l’investissement privé, un sujet suivi de près par la BCT. Il a salué la bonne coopération avec la Banque mondiale et son soutien constant, affirmant que la Tunisie possède un fort potentiel et de nombreux projets ambitieux, rapporte l’agence TAP.

Ahmadou Moustapha Ndiaye a de son côté affirmé l’engagement de la Banque mondiale à proposer des solutions complètes à ses pays membres, notamment pour développer les infrastructures et soutenir le secteur privé. Il a décrit le partenariat avec la Tunisie comme exemplaire, basé sur la réalisation de projets concrets et l’obtention de résultats.

Ary Naim a souligné le fort potentiel de la Tunisie et son souhait d’augmenter nettement les financements accordés au pays. Il a précisé que l’IFC prévoit de soutenir de grands projets d’infrastructure. Il a ajouté que l’institution veut aussi aider les entreprises tunisiennes à se développer à l’international, en facilitant leur accès au financement grâce à différents outils et mécanismes, selon la même source.

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Tunisie – Turquie : coopération automobile ou simple opération commerciale ?

Nouvelle offensive commerciale turque en vue, et nouvelle occasion de s’interroger sur la position réelle de la Tunisie dans ce genre de partenariats. La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) annonce, en collaboration avec l’Association des exportateurs de l’industrie automobile d’Uludağ (OİB), l’organisation de rencontres B2B le 5 octobre 2026 à Tunis, réunissant des entreprises tunisiennes et turques du secteur automobile et des pièces de rechange.

Sur le papier, l’initiative a tout de la bonne nouvelle : une délégation turque composée des spécialistes dans les filières du freinage, de la direction, de la  suspension, de la transmission, des  joints d’étanchéité, des filtres, des véhicules utilitaires et des engins de construction, vient à la rencontre des professionnels tunisiens, sous l’égide du ministère turc du Commerce. Mais à y regarder de plus près, le déséquilibre saute aux yeux avant même la première poignée de main.

Un rapport de force qui ne dit pas son nom

L’industrie automobile turque affiche des exportations dépassant 41,5 milliards de dollars en 2025, vers plus de 200 pays, et l’OİB représente à elle seule plus de 10 000 entreprises exportatrices.

Face à cette machine industrielle, la Tunisie se positionne essentiellement comme un terrain de chasse pour led importateurs, les distributeurs et les concessionnaires. Autrement dit, elle a plus un rôle d’acheteur que de partenaire industriel égal.

Un communiqué de la CCIT évoque pudiquement des « possibilités d’approvisionnement » et de « coopération ». Mais la logique de fond resterait celle d’un marché à conquérir pour des fabricants qui cherchent de nouveaux débouchés; pas celle d’un transfert de savoir-faire ou d’investissement productif local.

D’ailleurs, rien dans le document ne mentionne un projet d’implantation d’usine, de coentreprise, de transfert technologique ou d’engagement d’investissement turcs en Tunisie. On parle plutôt de rencontres, d’échanges, de mise en relation, le vocabulaire classique d’un salon commercial, pas d’un partenariat industriel structurant. Pour un secteur tunisien des pièces automobiles qui peine depuis des années à monter en gamme et à se positionner sur la chaîne de valeur régionale, ce type d’événement risque, une fois de plus, de se solder par des contrats d’importation plutôt que par une réelle intégration industrielle.

La question qui reste sans réponse

Combien de ces rencontres B2B, année après année, débouchent sur autre chose que des commandes ponctuelles ? La CCIT et les autorités tunisiennes gagneraient à préciser ce que le pays retire concrètement de ce type de mission – au-delà de l’accès facilité aux produits turcs – et si un cadre est prévu pour encourager la production ou la sous-traitance locale plutôt que la simple importation. Sans cela, cette « coopération » ressemble surtout à une opération de développement commercial turque, habillée en partenariat gagnant-gagnant.

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Marché immobilier tunisien : le grand flou

Le verdict tombe une nouvelle fois, sans surprise ni sursaut : la Tunisie figure parmi les marchés immobiliers les moins transparents de la planète. Dans le Global Real Estate Transparency Index 2026, publié par Jones Lang LaSalle, le pays se classe 74e sur 88 pays et territoires évalués, avec un score de 4,31 sur 5. Un chiffre qui le range sans détour dans la catégorie la plus infamante de l’étude, celle des marchés « Opaques ».

Concrètement, cela veut dire qu’un investisseur qui cherche à comprendre le marché tunisien (prix, loyers, transactions, cadre réglementaire) se heurte à un mur d’informations manquantes, périmées ou tout simplement introuvables. Le plus désolant dans tout cela, c’est que nous n’apprenons rien de neuf sous le soleil tunisien. Car, année après année, le pays campe dans les profondeurs du classement pendant que ses voisins avancent.

Ce classement fait mal… Ainsi, à l’échelle du continent, la comparaison est cruelle. L’Afrique du Sud caracole en tête. C’est l’unique pays africain classé « Transparent », à la 29e place mondiale avec un score de 2,31. Le Kenya, Maurice et même le Maroc affichent un niveau « Semi-Transparent ». A contrario, la Tunisie, elle, se retrouve reléguée au 11e rang sur 19 marchés africains couverts, donc loin derrière des économies qui n’ont pourtant pas toujours la réputation d’être des modèles de gouvernance.

Pire : la Tunisie partage la case « Opaque » avec des pays comme l’Algérie, l’Éthiopie, l’Angola ou le Mozambique, c’est-à-dire des marchés qui ferment littéralement le classement mondial. Une comparaison qui interroge toutefois, pour un pays qui se targue régulièrement d’attirer investisseurs étrangers et touristes fortunés.

Le vrai problème : des fondamentaux aux abonnés absents

Le détail des sous-indicateurs achève de dresser un constat sévère. C’est sur les « Market Fundamentals », autrement dit « loyers, taux d’occupation, valeurs immobilières, évolution de l’offre et de la demande, etc.) que la Tunisie touche le fond, avec une 80e place mondiale. Autrement dit : même les données les plus basiques, celles qu’un acheteur ou un promoteur devrait pouvoir consulter en quelques clics ailleurs, restent quasiment invisibles ici.

Le pays ne s’en sort pas beaucoup mieux sur le cadre réglementaire (71e place) ni sur le suivi des performances d’investissement (79e rang mondial). Seule lueur – oui y a en une, même si elle est relative -, c’est la durabilité, où la Tunisie décroche son meilleur classement avec une 55e place mondiale. Un satisfecit maigre, donc, au regard du reste du tableau.

Le Royaume-Uni trône en tête du classement mondial avec un score de 1,24, suivi de la France, de l’Australie, des États-Unis et des Pays-Bas. Ce sont des marchés où la donnée est reine et où l’investisseur n’a pas à deviner ce qu’il achète. En Tunisie, c’est l’inverse : l’absence de données fiables et actualisées n’est pas un simple détail technique, c’est un frein structurel à l’attractivité du secteur, qui entretient une opacité dont certains acteurs, en interne, ont sans doute tout intérêt à préserver le flou.

Tant que l’accès à l’information immobilière restera un parcours du combattant, la Tunisie continuera de faire de la figuration en bas de classement, pendant que les autres pays africains, eux, avancent.

Voici les 19 marchés immobiliers africains considérés comme les plus transparents en 2026 :

  • Afrique du Sud (29e rang mondial)
  • Kenya (52e)
  • Maurice (56e)
  • Maroc (59e)
  • Egypte (61e)
  • Botswana (62e)
  • Nigeria (64e)
  • Zambie (65e)
  • Ghana (71e)
  • Rwanda (72e)
  • Tunisie (74e)
  • Tanzanie (75e)
  • Côte d’Ivoire (76e)
  • Algérie (77e)
  • Ouganda (78e)
  • Sénégal (79e)
  • Angola (82e)
  • Mozambique (85e)
  • Ethiopie (88e).

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Tunis devient la capitale africaine de la gouvernance d’entreprise

L’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA) a franchi un cap symbolique lors de sa dixième rencontre annuelle, tenue jeudi 24 septembre à Tunis : le lancement officiel du premier noyau de l’Institut Africain des Administrateurs, regroupant cinq pays fondateurs — la Tunisie, l’Algérie, le Mali, la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Cette nouvelle structure continentale a pour vocation de promouvoir et d’harmoniser les normes internationales de gouvernance d’entreprise et de responsabilité sociétale et environnementale (RSE/ESG) au sein des institutions financières, des banques et des sociétés cotées en bourse dans les pays membres.

Le ton de la rencontre a été donné par Moez Joudi, président de l’ITA : « Le respect des normes internationales n’est plus une option, mais un mécanisme fondamental pour garantir la pérennité des entreprises, leur compétitivité et leur capacité à mobiliser des financements internationaux. » Un message qui résonne dans un contexte où les investisseurs étrangers conditionnent de plus en plus leurs engagements à des critères de gouvernance stricts.

Pour Anis Jaziri, président du Conseil des affaires tuniso-africain (TABC), l’ambition est claire : faire de la Tunisie la locomotive d’un réseau continental d’instituts d’administrateurs, consolidant ainsi le partenariat économique africain.

Sur le plan réglementaire, Hatem Smiri, président délégué du Collège du Conseil du Marché Financier, a indiqué que le CMF travaille à l’élaboration d’un cadre juridique de gouvernance et d’accompagnement pour le reporting ESG, adapté aux spécificités du marché financier tunisien et aligné sur les meilleures pratiques internationales.

Le directeur régional de la Société Financière Internationale (SFI), Ary Naïm, dont le partenariat avec l’ITA remonte à 2023, a quant à lui rappelé les trois piliers d’une gouvernance efficace : la gestion proactive des risques – notamment cybernétiques —, l’anticipation des mutations et le respect des standards ESG. Il a également souligné qu’une gouvernance de qualité constitue un levier essentiel pour relever le défi de l’emploi des jeunes en Afrique à l’horizon 2050.

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La BMICE vise une hausse de 50 % de son portefeuille de financements d’ici 2030

La Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE) prévoit d’augmenter de 50 % son portefeuille de prêts et de financements d’ici 2030, dans le cadre de son plan stratégique 2027-2030. C’est ce qu’a annoncé son directeur général adjoint, Kamel Habachi, jeudi 24 septembre, cité par la TAP, en marge de la cérémonie organisée pour les 10 ans de la banque.

A noter au passage que le portefeuille de la BMICE atteint actuellement 100 millions de dollars (environ 295 millions de dinars tunisiens) de prêts approuvés, dont une partie a déjà été décaissée et le reste est en cours de décaissement.

La banque entend poursuivre ses financements dans les cinq pays du Maghreb, en les orientant vers des secteurs porteurs comme les infrastructures, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire. Elle compte aussi développer ses mécanismes d’accompagnement et de financement des grandes entreprises et des institutions publiques et privées dont les projets s’inscrivent dans une logique d’intégration maghrébine.

Kamel Habachi a par ailleurs insisté sur la nécessité de moderniser les systèmes d’information et de tirer parti de l’intelligence artificielle, afin de faciliter l’accès de la banque à des marchés et des secteurs plus diversifiés.

Créée en 2015, la BMICE a pour mission de renforcer l’intégration des pays du Maghreb et de contribuer à bâtir une économie maghrébine compétitive et intégrée. Elle y travaille en développant l’investissement et le commerce intra-maghrébins, et en proposant des mesures pour lever les obstacles réglementaires et institutionnels.

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Plastique : pour la Tunisie, attendre coûte plus cher qu’agir

La pollution plastique coûterait chaque année à la Tunisie entre 170 et 560 millions de dollars (environ 502,5 à 1 655,1 millions de dinars), selon un rapport de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). L’organisation estime que, faute de mesures, la facture pourrait atteindre 3 à 10 milliards de dollars d’ici 2040, soit 8,8 à 29,5 milliards de dinars.

Intitulé « Évaluer le coût de la pollution plastique en Égypte, au Maroc et en Tunisie », le document est publié à quelques jours de la réunion des chefs de délégation sur le « Traité mondial relatif aux plastiques », prévue à Bangkok du 27 au 30 septembre. Cette rencontre précède le prochain cycle officiel de négociations, attendu en mars 2027. La Tunisie y sera représentée.

Des plages envahies par le plastique

Sur les neuf plages tunisiennes étudiées, 77 % des 9 821 déchets collectés étaient en plastique. Parmi les déchets dont l’origine a pu être déterminée, 98,2 % provenaient de Tunisie. Il était bon à savoir. La pollution vient donc surtout du système national, même si le pays importe la quasi-totalité de ses polymères plastiques bruts.

Selon la Banque mondiale, la Tunisie produit environ 188 000 tonnes de déchets plastiques par an, sur plus de 2 millions de tonnes de déchets au total. Elle rejette chaque année 17 000 tonnes de plastique en Méditerranée, issues de 55 500 tonnes de déchets plastiques mal gérés à terre.

Un intérêt économique à agir

Pour Farah Al Hattab, responsable de la campagne plastiques de Greenpeace MENA, la Tunisie fait partie des pays où l’urgence d’agir est la plus évidente, car elle n’a pas d’industrie de production de plastique à protéger. Elle estime que poursuivre sur la trajectoire actuelle coûterait plus cher que les bénéfices qu’en tirerait le pays, et que retarder l’action est l’option la plus coûteuse.

Le rapport recommande plusieurs pistes nationales, dont deux principales :

  • s’appuyer sur la législation existante en matière de responsabilité élargie des producteurs et l’étendre au matériel de pêche, qui représente près de 22,2 % du poids des déchets relevés sur les plages ;
  • appliquer plus strictement les restrictions sur les sacs plastiques à usage unique, en vigueur depuis janvier 2020.

Au niveau international, Greenpeace plaide pour un traité ambitieux qui réduise le plastique inutile à la source, rende les producteurs responsables de ce qu’ils mettent sur le marché et prévoie des mécanismes de financement solides. Objectif : éviter que des pays comme la Tunisie subissent un flux de déchets croissant dont ils ne sont pas à l’origine.

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Les Français plébiscitent la destination pour les vacances de la Toussaint

Dans un marché français du voyage en repli, la Tunisie se distingue. Le pays se hisse même au deuxième rang des destinations les plus réservées au départ de la France pour les vacances de la Toussaint 2026. Lesquelles, rappelons-le, débutent le 17 octobre. C’est ce que rapporte le dernier baromètre Orchestra publié pour L’Écho touristique le 22 septembre.

D’ailleurs la destination n’est dépassée que par la France métropolitaine, mais devant l’Espagne, qui complète le podium. Le résultat est d’autant plus notable que le marché global recule de 3,2 % sur un an; après une baisse de 2,6 % l’année précédente. De son côté, la Tunisie limite son repli à 1 %; contre 3,4 % pour la France métropolitaine, 4,3 % pour le Maroc (5ᵉ) et 6,5 % pour l’Égypte (4ᵉ). C’est dire !

Ce classement intervient après un été compliqué, pénalisé par les tensions géopolitiques et les difficultés d’acheminement aérien. En tout cas, le baromètre confirme l’attachement des voyageurs français à la destination. En effet, les chiffres de l’ONTT font ressortir que leur nombre progresse de 3 à 4 % depuis le début de 2026. Et la France reste le premier marché émetteur européen de la Tunisie, devant le Royaume-Uni, la Pologne et l’Allemagne.

Certaines destinations progressent nettement plus vite. Ainsi, l’Italie (7ᵉ) gagne 17,9 % et le Royaume-Uni (10ᵉ) 52 %. L’Albanie connaît la plus forte hausse du Top 20 avec 237 % et le Japon progresse de 16,8 %. Les États-Unis poursuivent en revanche leur recul, à -7,3 %.

Au final les professionnels du voyage comptent sur les réservations de dernière minute pour réduire le retard accumulé. Ces chiffres portent sur les ventes des agences de voyages françaises, en ligne et en réseau physique.

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Les Rencontres tuniso-sénégalaises se tiendront à Dakar en décembre prochain

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organisera à Dakar, du 15 au 19 décembre 2026, les Rencontres tuniso-sénégalaises du Numérique. La mission s’adresse aux entreprises et start-up tunisiennes actives dans le numérique. Et plus précisément dans la cybersécurité, la transformation digitale, la GovTech, la Fintech, l’e-commerce, l’e-santé et l’EdTech.

Un communiqué publié mercredi 23 septembre par le CEPEX annonce que la mission vise à faire connaître l’offre tunisienne auprès des décideurs et donneurs d’ordre sénégalais. Elle prévoit des rencontres d’affaires B2B qualifiées avec des partenaires et clients potentiels. Sont aussi à l’ordre du jour l’identification de relais locaux (intégrateurs, distributeurs, partenaires de co-développement ou de représentation). Les participants pourront également s’immerger dans l’écosystème sénégalais grâce à une visite du salon SIPEN et à des rencontres institutionnelles.

Le CEPEX estime que le Sénégal est à même de constituer un marché stratégique pour les acteurs tunisiens du numérique. En effet, le pays a engagé une transformation digitale ambitieuse, portée par sa feuille de route décennale « New Deal Technologique 2025-2034 ». Laquelle prévoit la digitalisation complète des services publics afin de renforcer la souveraineté numérique nationale et de soutenir l’essor des start-up.

A noter le Sénégal compte plus de 11,5 millions d’internautes. Soit un taux de pénétration proche de 61 %. Et sa couverture 4G avoisine 85 %. Le pays dispose en outre d’un secteur fintech mature et d’un écosystème entrepreneurial en forte croissance.

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L’économie mondiale encaisse le choc de l’énergie, et Fitch s’en étonne

Contre toute attente, la croissance mondiale tient bon. Fitch Ratings vient de relever à 2,6 % sa prévision pour 2026, soit 0,2 point de mieux qu’avant, alors même que les prix de l’énergie s’envolent.

Le secret de cette résistance ? Des consommateurs qui continuent de dépenser et une course à l’intelligence artificielle (IA) qui alimente les investissements aux quatre coins du globe.

Les États-Unis mènent la danse, avec une croissance attendue à 2,1 % en 2026 comme en 2027. L’Europe surprend aussi : l’Allemagne, qui faisait du surplace depuis trois ans, redémarre avec +1 % au deuxième trimestre. En Asie, la Corée du Sud surfe sur la demande technologique, l’Inde file droit, et le Japon comme le Mexique en profitent au passage. Seule la Chine déçoit : sa prévision est ramenée à 4,5 %, plombée par l’investissement en berne et des ménages frileux.

Tout n’est pourtant pas rose. L’énergie chère nourrit la crainte d’une inflation tenace, et les banques centrales ne comptent pas relâcher la pression. Fitch s’attend à une nouvelle hausse de taux de la Fed en décembre, suivie d’un maintien à 4,25 % en 2027, et à un geste de la BCE dès octobre. Un répit n’est envisagé qu’en 2027, si le baril redescend vers 70 dollars.

Le vrai point de vigilance reste l’IA elle-même. Si les valorisations de certaines entreprises du secteur se corrigeaient brutalement, les investissements pourraient ralentir et entraîner l’activité dans leur sillage.

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Abir Moussi, seule en lice pour la présidence du PDL, depuis sa cellule

Le Parti destourien libre (PDL) a validé, mercredi 23 septembre 2026, l’unique candidature déposée en vue de son Congrès de la fidélité, prévu les 3 et 4 octobre.

Un seul nom, celui d’Abir Moussi. Le bureau politique du Parti destourien libre (PDL) a annoncé, mercredi 23 septembre 2026, avoir retenu sa candidature à la présidence du parti, en amont du Congrès de la fidélité qui se tiendra les 3 et 4 octobre prochains.

Selon un communiqué du parti, l’examen du registre déposé au bureau d’ordre du siège central n’a fait apparaître qu’un seul dossier : celui de Mme Moussi. Il a été présenté par son avocat, Me Imed Kouraichi, muni d’un mandat de représentation et dans le respect des procédures en vigueur.

Le bureau politique a validé cette candidature et autorisé l’affichage du nom de la candidate au siège central. La décision sera notifiée à Abir Moussi par l’intermédiaire de Me Kouraichi, ainsi que par courrier rapide.

Une candidature déposée depuis la prison : Abir Moussi est détenue depuis le 3 octobre 2023, jour de son interpellation devant le bureau d’ordre de la présidence de la République, où elle s’était rendue pour déposer des recours contre des décrets présidentiels. En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’a condamnée à dix ans de réclusion dans cette affaire. Neuf ans sanctionnent des faits qualifiés de « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien ». Six mois pour « traitement de données personnelles sans l’autorisation de leur titulaire » et six mois pour « entrave à la liberté du travail » complètent la peine.

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Béchir Akremi écope de quinze ans de prison

L’ancien procureur de la République de Tunis a été condamné, mardi 22 septembre 2026, dans une nouvelle affaire de falsification. Une peine qui s’ajoute aux 29 ans déjà prononcés dans le dossier Belaïd.

Nouvelle condamnation pour Béchir Akremi. L’ancien procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis a été condamné à quinze ans de prison, tard dans la soirée du mardi 22 septembre 2026, par la quatrième chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Il était poursuivi pour falsification, ainsi que pour détention et usage de documents falsifiés. Ce verdict vient s’ajouter à d’autres décisions rendues contre lui dans des dossiers distincts.

En juillet dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis avait déjà alourdi sa peine globale, la faisant passer de 23 à 29 ans de prison, dans deux affaires connexes au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd.

Il convient de préciser que ces affaires ne concernaient pas l’assassinat en lui-même, mais la manière dont le dossier a été traité sur le plan judiciaire. Béchir Akremi avait notamment été condamné pour des manquements procéduraux : avoir volontairement omis de faire arrêter un suspect, lui permettant ainsi d’échapper à la justice, avoir dissimulé la vérité en usant des prérogatives de sa fonction, et s’être livré à des faits de falsification.

Le 4 mars 2026, il avait écopé en première instance de 23 ans de prison au total dans ces deux affaires. La peine avait été portée à 29 ans en appel, le 13 juillet.

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Tunisie-Libye : sécurité aux frontières et lutte contre le terrorisme

Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement d’unité nationale libyen, a reçu le chef d’état-major de l’armée de terre tunisienne, le général de corps d’armée Mohamed El Ghoul. Au menu, selon le communiqué de Tripoli, la sécurisation de la frontière commune, la lutte contre le terrorisme, la formation et l’échange d’expertises.

Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination et de renforcer une coopération censée consolider la sécurité et la stabilité des deux pays. Des formules consacrées, que l’on entend à chaque rencontre de ce type.

Mais le communiqué de la présidence libyenne ne fait mention d’aucune mesure concrète, d’aucun calendrier ni d’aucun mécanisme de suivi.

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Forbes : deux banques tunisiennes, BIAT et BT, sacrées parmi les plus performantes au monde

Pour la première fois, deux établissements financiers tunisiens, en l’occurrence la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) et la Banque de Tunisie (BT), intègrent le palmarès mondial « World’s Top Performing Banks », dévoilé par le magazine Forbes en partenariat avec Statista.

Ce classement inédit recense les 500 établissements bancaires les plus performants à l’échelle du globe. A noter que la méthodologie repose sur une évaluation stricte combinant la rentabilité (30 % de la note globale), la solidité du capital et de la structure de financement (25 %), la qualité des actifs et l’efficacité opérationnelle (25 %), ainsi que la dynamique de croissance des bénéfices et des dépôts (20 %).

Pour prétendre à une place dans cette sélection, les institutions devaient afficher plus de 3 milliards de dollars d’actifs, exercer une activité de banque de détail ou de financement des entreprises, et présenter des états financiers audités sur au moins trois exercices consécutifs.

Une reconnaissance par catégorie d’actifs

Dans ce palmarès sectorisé par taille de bilan. Ainsi, la BIAT se distingue dans la catégorie des établissements détenant entre 10 et 20 milliards de dollars d’actifs, où elle se hisse, tenez bien, au 28ᵉ rang mondial. Quant à la Banque de Tunisie (BT), elle s’illustre au 52ᵉ rang dans la catégorie regroupant les banques dont le volume d’actifs s’établit entre 3 et 10 milliards de dollars.

À l’échelle internationale, le classement global demeure largement dominé par les banques américaines (qui occupent 160 sièges sur 500) avec JPMorgan Chase et Wells Fargo en tête de file, suivies par la Chine. Dans la région MENA, le groupe égyptien Commercial International Bank (CIB) enregistre une remarquable performance en se positionnant à la deuxième place mondiale de sa catégorie.

Cette double présence de la BIAT et de la BT vient saluer la résilience et la qualité de la gestion des risques des acteurs majeurs du secteur bancaire tunisien face aux défis économiques régionaux.

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Souveraineté céréalière : l’UTAP mise sur la recherche et l’innovation

Réunis mardi 22 septembre à Kairouan lors d’une conférence nationale organisée par l’UTAP, les professionnels du secteur céréalier, chercheurs et députés ont appelé à une vision stratégique intégrée pour adapter la production aux dérèglements climatiques et garantir la souveraineté alimentaire de la Tunisie.

Face à l’impact direct des aléas climatiques sur la stabilité des récoltes, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) insiste sur l’urgence d’un rapprochement structuré entre la recherche scientifique et le terrain. Présidant les travaux, le président de l’organisation agricole, Moez Ben Zaghdane, a soutenu la nécessité de développer des variétés de semences résistantes et d’assurer l’approvisionnement des agriculteurs en intrants dans les délais impartis, afin d’apporter des solutions techniques concrètes aux exploitants.

céréales

Présent à l’événement, le président de la commission de l’agriculture à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Omar Ben Ammar, a souligné l’engagement du Parlement à traduire les préoccupations du secteur en initiatives législatives. La commission assurera le suivi des dossiers prioritaires — notamment la gestion des semences, engrais et produits phytosanitaires — en concertation étroite avec le ministère de l’Agriculture.

Au terme des échanges, qui ont rassemblé décideurs régionaux, techniciens et agriculteurs, les participants ont conclu sur l’impératif d’élaborer conjointement (UTAP, ministère de l’Agriculture et centres de recherche) une feuille de route durable pour pérenniser et sécuriser la production nationale de céréales.

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Banques : ouf de soulagement, la grève à la BFPME reportée sine die

La grève générale qui était prévue le 23 septembre à la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) par la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance (UGTT) a finalement été reportée à une date ultérieure. Cette décision de suspension est expliquée par le syndicat par «… des progrès obtenus sur plusieurs revendications syndicales ».

Le préavis, déposé le 14 août, portait sur cinq exigences principales :

  • le maintien de la couverture maladie des retraités et le versement de leurs droits financiers,
  • un programme de sauvetage pour la banque,
  • l’application d’accords déjà signés,
  • la mise en œuvre du télétravail conformément au décret présidentiel de 2022,
  • l’application d’une disposition du Code de commerce relative aux taux d’intérêt.

Ainsi, le syndicat affirme que des avancées ont été enregistrées sur la couverture santé des retraités, la régularisation de situations professionnelles, la sécurité au travail et l’examen du dossier du télétravail via une commission dédiée. Le volet lié au Code de commerce reste, lui, en cours de traitement. Et c’est déjà pas mal en termes de résultats.

En revanche, la question de l’avenir de la banque demeure entière. En effet, l’établissement a accusé une perte de 13,1 millions de dinars en 2024, avec des capitaux propres négatifs de 53 millions de dinars et un portefeuille de crédits douteux à hauteur de 93%. Les commissaires aux comptes ont pointé plusieurs irrégularités dans la gestion des actifs et des créances. Le syndicat continue de réclamer une stratégie claire de la part de l’autorité de tutelle.

Pour revenir à la grève proprement dite, il faut rappeler que ce mouvement s’inscrit dans un climat social tendu dans le secteur bancaire tunisien, et ce depuis plusieurs mois, marqué par une grève de trois jours en juin 2026 et une autre de deux jours en novembre 2025, toutes deux liées à des blocages sur les négociations salariales. Autrement dit, le report de la grève de mercredi est loin de mettre fin à l’ensemble des tensions accumulées dans le secteur.

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ELMED : Zouari appelle à renforcer la synergie entre les acteurs

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également du département de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a insisté, mardi 22 septembre, sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents intervenants afin de garantir un suivi rigoureux de l’avancement des différentes étapes du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED), dans le respect du calendrier fixé au préalable.

Selon un communiqué publié par le département de l’Industrie, Zouari a également appelé, à l’occasion de la première réunion du Comité de pilotage chargé du suivi de la mise en œuvre de ce projet, à mobiliser tous les efforts nécessaires pour surmonter les éventuelles difficultés et garantir les meilleures conditions de réalisation.

Le projet ELMED se présente comme un véritable pont énergétique entre la Tunisie et l’Europe. Il reliera les réseaux électriques d’Afrique du Nord à ceux du continent européen via un câble sous-marin d’environ 223 km de long, d’une capacité de 600 MW en transport bidirectionnel, avec une tension pouvant atteindre 500 kV en courant continu haute tension (HVDC).

Cette réunion a rassemblé des représentants de la STEG, de la Direction générale des douanes, ainsi que des ministères de la Défense, de l’Économie, de l’Agriculture et de l’Environnement, entre autres.

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Budget 2027 : le retard du gouvernement agace la Commission des finances de l’ARP

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé, lundi 21 septembre 2026, d’interpeller officiellement le ministère des Finances pour non-transmission du rapport d’exécution du Budget 2026, un document jugé indispensable avant tout examen des orientations du Budget 2027.

Selon le président de ladite commission, Maher Ketari, le rapport relatif au premier semestre 2026 aurait dû parvenir à l’Assemblée au plus tard le 30 juillet. Au 21 septembre, il n’avait toujours pas été reçu. La commission envisage désormais de demander l’audition de la ministre des Finances pour faire le point sur l’exécution budgétaire en cours et les équilibres financiers de l’État.

Cours du pétrole et équilibres budgétaires

Ce bras de fer intervient alors que les députés doivent se prononcer sur les grandes hypothèses du prochain budget, dont le projet de loi de finances doit être présenté à l’Assemblée avant le 15 octobre 2026, conformément au calendrier légal.

Parmi les dossiers sensibles évoqués lundi figure l’évolution des cours internationaux du pétrole, susceptible de peser sur les équilibres budgétaires compte tenu du poids des importations énergétiques. La commission veut disposer de données actualisées avant de valider les hypothèses 2027.

Le financement du Trésor reste également surveillé : la loi de finances 2026 avait autorisé la Banque centrale de Tunisie à accorder à l’État des facilités de trésorerie allant jusqu’à 11 milliards de dinars, sans intérêts, remboursables sur 15 ans avec trois ans de grâce.

Pas de nouvelles hausses d’impôts en 2027

Sur le plan fiscal, Maher Ketari a estimé que les contribuables ne devraient pas subir de nouvelles hausses d’impôts en 2027, plaidant plutôt pour une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

La commission souhaite par ailleurs que les arbitrages du prochain budget tiennent compte du niveau réel d’exécution des projets lancés en 2026, afin d’assurer une cohérence avec le Plan de développement 2026-2030. Du reste, le gouvernement a déjà fixé plusieurs priorités pour 2027 : soutien à l’investissement public et privé, amélioration du climat des affaires, renforcement de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, et accélération des transitions numérique et énergétique.

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Bientôt une sucrerie allemande à Benghazi en Libye

Le géant allemand de l’ingénierie sucrière BMA (Braunschweigische Maschinenbauanstalt GmbH) vient de signer un contrat avec la société libyenne Julyana Sugar Company (JSC) pour l’implantation d’une usine intégrée à Benghazi.

Prévus sur une durée maximale de 24 mois, le chantier vise à renforcer la souveraineté alimentaire de la Libye. En tout cas, le projet a franchi une étape décisive le 18 septembre 2026 avec la signature officielle de l’accord par Mohamed Ben Attia, président de Julyana Sugar Company, et Uwe Altena, dirigeant du groupe BMA, annonce un confrère de la place. Implantée dans la zone de Jalyana, l’unité couvrira l’ensemble de la chaîne de transformation, c’est-à-dire de l’extraction au séchage du sucre, grâce à la technologie et à l’expertise d’ingénierie du groupe allemand.

Avec une capacité de traitement affichée de 2 500 tonnes par jour (soit un potentiel théorique de plus de 910 000 tonnes par an), cette infrastructure industrielle est destinée en priorité à approvisionner le marché intérieur libyen, avant d’envisager d’éventuelles exportations régionales, toujours selon la même source.

Bien que le montant total de l’investissement n’ait pas été divulgué, ce projet marque une avancée importante pour le secteur agroalimentaire libyen en matière de création d’emplois et de transfert de technologies.

A rappeler que le groupe BMA dispose notamment d’une filiale régionale à Tunis (BMA MENA), et par cette implantation en Libye, confirme donc son ancrage sur les marchés d’Afrique du Nord.

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Grève dans le transport d’hydrocarbures : l’Utica explique et précise

Suite aux informations ayant circulé sur la tenue d’une grève dans le secteur du transport d’hydrocarbures et au vu des motifs annoncés, la Chambre nationale du transport de matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), apportent les précisions suivantes :

– Les entreprises du secteur respectent les lois en vigueur en matière de couverture sociale, déclarent l’ensemble de leurs salariés et leur garantissent la sécurité professionnelle selon les normes internationales. Elles considèrent que les difficultés financières rencontrées par deux entreprises seulement, ayant entraîné un retard dans le versement de leurs cotisations à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), ne justifient aucunement une grève qui impacterait l’approvisionnement du marché, perturberait le quotidien des citoyens et paralyserait l’activité économique. Sachant que la situation de ces deux entreprises a été régularisée auprès de la Caisse.

– La revendication portant sur l’application du procès-verbal de la réunion du 2 mai 2019 n’est pas fondée, dans la mesure où celui-ci a été annulé et caduc depuis plus de sept ans, en raison du non-respect de ses termes par les conducteurs et les syndicats, ainsi que de son dépassement par l’accord général d’augmentation des salaires 2022-2024.

– Nous confirmons que les entreprises du secteur ont respecté leurs engagements concernant le versement des majorations légales convenues pour les années 2018-2019, le programme d’augmentations triennal pour la période 2022-2024, ainsi que les augmentations fixées par les décrets présidentiels du 30 avril 2026 couvrant la période 2026-2028. Nous signalons également que l’ensemble des révisions de tarifs de transport accordées par l’État, via le mécanisme d’ajustement géographique, ont été intégralement affectées au financement des revalorisations salariales et des coûts du carburant, tout en restant insuffisantes pour couvrir les coûts réels et répondre à l’ensemble des exigences du secteur.

– Nous annonçons que les entreprises de transport d’hydrocarbures n’ont reçu aucun préavis de grève légal conformément aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail, et considérons par conséquent que tout arrêt de travail ou tout entrave à la circulation des camions constitue un acte illégal.

– Nous confirmons la mobilisation totale des sociétés de distribution de pétrole, des entreprises de transport d’hydrocarbures et des stations-services, ainsi que leurs efforts pour approvisionner les stations en quantités nécessaires et assurer la continuité de l’activité les 23 et 24 septembre.

– Nous rappelons que le dialogue social entre les entreprises et leurs salariés ne s’est jamais interrompu au niveau des établissements afin de surmonter toutes les difficultés éventuelles.

D’après communiqué.

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