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Tunisie : De plus en plus de patients à Razi

L’hôpital Razi connaît une augmentation du nombre de patients pris en charge, aussi bien au niveau des hospitalisations que des consultations externes. Le Dr Ghassen Amri a fait état d’une hausse notable du nombre de patients résidents au sein de l’établissement, ainsi que d’une progression de l’affluence dans ses différentes consultations.

Cette évolution traduit une demande croissante de soins dans le domaine de la santé mentale et accentue la pression exercée sur les structures spécialisées. L’hôpital Razi, établissement de référence dans la prise en charge psychiatrique en Tunisie, doit ainsi répondre à un nombre de demandes de soins en progression.

Des besoins en santé mentale en progression

Selon le Dr Ghassen El Amri, plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette évolution, notamment les pressions sociales, économiques et environnementales auxquelles est confrontée une partie de la population.

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Ces différents facteurs peuvent avoir des répercussions sur la santé mentale et favoriser le recours aux consultations spécialisées ou, dans certaines situations, à une prise en charge hospitalière.

Besoins croissants en matière de soins psychiatriques

La hausse de la fréquentation de l’hôpital Razi met ainsi en évidence les besoins croissants en matière de soins psychiatriques et pose également la question de la capacité des structures spécialisées à absorber cette demande. Elle souligne l’importance d’un renforcement des dispositifs de prise en charge et d’un accompagnement adapté des personnes confrontées à des difficultés psychologiques ou psychiatriques.

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Algérie : Samsung, Iris, Biolux et Géant renforcent leurs exportations vers la Tunisie

Mise à jour – Après les premières informations sur les exportations d’appareils électroménagers algériens vers la Tunisie, de nouveaux détails permettent désormais d’identifier plusieurs entreprises et les volumes expédiés. Selon les données publiées jeudi 24 septembre par l’Agence Algérie Presse Service (APS), Iris, Biolux et Géant ont également lancé des cargaisons à destination du marché tunisien.

Depuis la wilaya de Sétif, 15 camions chargés de produits de l’entreprise Iris ont pris la direction de la Tunisie. La cargaison comprend 770 réfrigérateurs, 400 congélateurs et 240 lave-linge, soit un total de 1 410 appareils électroménagers. Il s’agit, selon l’APS, de produits fabriqués en Algérie et destinés au marché tunisien.

Cette expédition intervient parallèlement à celle de Sinova Samsung, dont huit camions ont également quitté Sétif pour la Tunisie. Quatre camions transportaient 342 lave-vaisselle et quatre autres 216 réfrigérateurs, soit 558 appareils au total.

Biolux et Géant également présents

La Tunisie figure également parmi les destinations des exportations de l’entreprise Biolux. Depuis la wilaya d’El Tarf, située à la frontière tunisienne, 10 conteneurs d’appareils électroménagers ont été expédiés vers la Tunisie.

La cargaison de Biolux comprend notamment des réfrigérateurs, des climatiseurs et des machines à laver, sans que l’APS ne précise le nombre d’appareils par catégorie.

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À Bordj Bou Arreridj, l’entreprise Géant a, de son côté, lancé une opération d’exportation de sept conteneurs de produits électroniques et électroménagers vers la Tunisie.

Condor cible également la Tunisie

Une autre opération concerne l’entreprise Condor, qui a lancé l’expédition de 37 conteneurs d’appareils électroniques et électroménagers vers six marchés étrangers : la Mauritanie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, la Jordanie et le Mali. L’APS ne précise toutefois pas combien de ces 37 conteneurs sont destinés spécifiquement à la Tunisie.

Ces nouvelles données complètent ainsi les premières annonces faites mercredi par les autorités algériennes concernant une série d’opérations d’exportation d’appareils électroniques et électroménagers fabriqués en Algérie vers plusieurs marchés, dont la Tunisie.

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France : Six médecins tunisiens élus au Conseil de l’Ordre des médecins à Paris

Pour la première fois, six médecins tunisiens ont été élus, mercredi 23 septembre, au Conseil départemental de la Ville de Paris de l’Ordre des médecins. Une première saluée par l’ambassade de Tunisie en France, qui y voit une nouvelle illustration de la présence et de la reconnaissance des compétences médicales tunisiennes dans le système de santé français.

Selon un communiqué de l’ambassade de Tunisie en France, le Dr Mokhtar Zghdoud a été élu à la tête d’une liste comprenant cinq autres médecins tunisiens : les Drs Henda Araibi, Olfa Mendhouj, Abdelhakim Kchich, Raouia Ben Ismail et Wajih M’nif. L’élection intervient dans le cadre du renouvellement intégral du Conseil départemental de la Ville de Paris, organisé le 23 septembre 2026.

Une première représentation au sein de l’Ordre des médecins à Paris

L’ambassade tunisienne considère cette élection comme une première pour les médecins tunisiens au niveau du Conseil départemental parisien de l’Ordre des médecins. Elle a adressé ses félicitations aux six élus, en présentant notamment le Dr Mokhtar Zghdoud comme un exemple des compétences tunisiennes qui réussissent et exercent en France.

Cette représentation intervient dans un contexte où les médecins formés à l’étranger occupent une place croissante dans le système de santé français. Selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), la France comptait 242 200 médecins en activité au 1er janvier 2026, dont 11 % étaient diplômés à l’étranger, contre 7 % en 2012.

Lire aussi : Tunisie – L’exode se poursuit : 1450 médecins ont quitté le pays en 2024

Les médecins formés en Tunisie représentent une part importante de cette population. Selon l’Atlas de la démographie médicale du Conseil national de l’Ordre des médecins, la Tunisie était en 2023 le deuxième principal pays d’obtention du diplôme parmi les médecins en activité en France ayant obtenu leur diplôme hors de l’Union européenne, avec 10,4 % du total, derrière l’Algérie (37,4 %) et devant la Syrie (9,5 %).

Les médecins tunisiens parmi les principales communautés médicales étrangères

Cette présence s’inscrit également dans une dynamique plus large de recrutement de médecins formés hors de l’Union européenne. Au 1er janvier 2026, 17 451 médecins titulaires d’un diplôme hors UE étaient inscrits au tableau de l’Ordre en France, soit 8,5 % des médecins en activité régulière, selon des données citées par le Sénat. Leur présence est particulièrement importante dans certaines spécialités et dans des territoires confrontés à des difficultés de recrutement.

L’élection des six médecins tunisiens à Paris donne ainsi une nouvelle visibilité institutionnelle à une communauté médicale déjà fortement implantée en France. Elle intervient alors que la France continue de voir progresser le nombre de médecins formés à l’étranger et que les parcours des praticiens diplômés hors de l’Union européenne occupent une place importante dans les débats sur les ressources humaines médicales.

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Tunisie : Les caméras de contrôle routier attendent toujours les nouveaux textes

De nouvelles caméras et des équipements de contrôle des infractions routières seront prochainement acquis en Tunisie, dès l’entrée en vigueur de plusieurs réformes juridiques et réglementaires relatives à la sécurité routière.

Le secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité routière relevant de l’Observatoire national de la sécurité routière, le colonel Fraj Ben Brahim, a indiqué jeudi à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que l’Observatoire avait achevé l’élaboration du projet de texte réglementaire fixant les appareils et moyens permettant de constater certaines infractions de circulation.

Des caméras pour détecter plusieurs infractions

Ce texte est actuellement en attente de la finalisation de son parcours administratif et de sa publication au Journal officiel de la République tunisienne. Son entrée en vigueur permettra notamment de lancer l’acquisition d’équipements et de caméras destinés à automatiser la détection de plusieurs infractions.

Le dispositif pourra notamment concerner le franchissement du feu rouge, l’utilisation du téléphone portable au volant, le non-port du casque par les motocyclistes et le non-port de la ceinture de sécurité.

Les réformes préparées par l’Observatoire portent également sur plusieurs textes, dont le Code de la route, le système de points associé au permis de conduire ainsi que la réglementation relative à la conduite sous l’influence de l’alcool.

Lire aussi : Tunisie : Plus de radars et de caméras sur nos routes

En parallèle, l’Observatoire a achevé les cahiers des charges relatifs à la fabrication, l’installation et la distribution des motocyclettes à deux roues. Un projet d’arrêté conjoint portant sur les spécifications techniques des casques de protection a également été préparé.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, élaborée depuis 2023 avec la participation des différents ministères, experts, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile.

84 programmes et 168 projets d’ici 2034

La stratégie repose sur cinq axes : les infrastructures, la sécurité des usagers de la route, le transport urbain multimodal, la sécurité des véhicules et l’intervention après les accidents.

Elle prévoit au total 84 programmes comprenant 168 projets opérationnels, dont la mise en œuvre sera confiée aux ministères et organismes concernés des secteurs public et privé.

Dans le volet consacré à l’intervention après accident, l’objectif est notamment de former un million de secouristes, en collaboration avec le ministère de la Santé et le Croissant-Rouge tunisien.

L’Observatoire, chargé de coordonner la stratégie, vise une réduction de 20 % du nombre d’accidents de la route à l’horizon 2027 par rapport à 2023, puis de 25 % en 2030 et de 50 % à l’issue du programme en 2034.

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Budget 2026 : La ministre des Finances sera auditionnée par les députés

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a décidé de tenir une séance d’audition avec la ministre des Finances, afin de faire le point sur plusieurs dossiers liés à l’exécution du budget de l’État et à la préparation du projet de loi de finances pour 2027.

La commission souhaite notamment obtenir des explications sur le retard enregistré dans la transmission des rapports et données relatifs à l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026, ainsi que sur les hypothèses retenues pour élaborer le prochain projet de loi de finances.

Des données budgétaires toujours attendues

Lors de sa réunion de lundi, la Commission des finances a relevé qu’elle n’avait pas encore reçu les données relatives à l’exécution du budget de l’État durant le premier semestre 2026, ni les hypothèses retenues pour préparer le projet de loi de finances pour 2027.

Le président de la commission, Maher Kettari, a rappelé que la mission de contrôle du Parlement nécessite la mise à disposition des documents et données budgétaires dans les délais prévus par la législation. Il a notamment évoqué l’article 40 de la loi organique du budget, qui prévoit la présentation au Parlement des hypothèses et grandes orientations du budget de l’État avant la fin du mois de juillet.

Selon la commission, ce retard ne permet pas d’avoir une vision suffisamment précise de l’exécution budgétaire et des perspectives des finances publiques. Il complique également la comparaison entre les prévisions initiales et les réalisations effectives en matière de recettes, de dépenses et de crédits.

Lire aussi : Finances publiques : Les députés réclament des comptes avant le budget 2027

Les députés ont par ailleurs discuté du sort des projets de loi portant règlement du budget de l’État pour les années 2022 et 2023. Leur examen est notamment lié à une problématique concernant l’absence de recours au système de comptabilité en partie double, que la commission considère comme devant être clarifiée au regard des dispositions de la loi organique du budget.

La Commission des finances s’est également penchée sur l’évolution des prix du pétrole et ses conséquences potentielles sur les hypothèses retenues lors de l’élaboration du budget de l’État.

Vers une éventuelle loi de finances rectificative ?

Une hausse durable des cours pourrait modifier certaines prévisions budgétaires et avoir des répercussions sur les ressources de l’État, les dépenses et les équilibres généraux des finances publiques. La commission souhaite ainsi examiner, en fonction de l’évolution des indicateurs économiques et financiers, la possibilité de préparer une loi de finances rectificative.

Les députés ont également appelé le gouvernement à mieux maîtriser et rationaliser les dépenses publiques, tout en évitant une augmentation de la pression fiscale pesant sur les personnes physiques et morales, afin de préserver leur capacité de consommation et d’investissement.

La préparation du projet de loi de finances 2027 devra, selon la commission, s’appuyer sur des hypothèses réalistes et actualisées, fondées sur les dernières données économiques disponibles. Les députés ont également insisté sur la nécessité d’anticiper la préparation du projet et de renforcer la coordination entre les différentes propositions afin d’assurer leur cohérence et leur faisabilité.

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Tunisie-Chine : Pékin annonce de nouvelles avancées dans plusieurs secteurs

Les relations entre la Tunisie et la Chine connaissent une nouvelle dynamique depuis l’établissement d’une partenariat stratégique entre les deux pays en 2024. Santé, infrastructures, investissements industriels et échanges commerciaux figurent parmi les principaux axes de cette coopération, selon l’ambassadeur de Chine à Tunis, Wang Li.

Dans une déclaration à Mosaïque FM à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le diplomate a indiqué que la coopération bilatérale avait enregistré plusieurs avancées au cours de la période récente, avec l’objectif de porter les relations entre Tunis et Pékin à un niveau supérieur.

Un centre anticancer à Gabès et une possible extension à Sfax

Dans le secteur de la santé, la Chine a accordé une subvention destinée à la réalisation du Centre de traitement des cancers de Gabès. Les travaux de ce projet ont officiellement démarré en août dernier.

L’ambassadeur chinois a également fait état de discussions autour d’une éventuelle coopération dans le projet d’extension du Centre hospitalo-universitaire de Sfax. Cette coopération s’inscrit dans la volonté des deux pays de renforcer leurs échanges dans le domaine de la santé.

Sur le plan des infrastructures sportives, le projet de reconstruction du stade olympique d’El Menzah avance également, selon Wang Li. Des entreprises chinoises ont participé à l’appel d’offres et les résultats devraient être annoncés prochainement.

Lire aussi : Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération

La coopération économique se traduit également par l’arrivée de nouvelles entreprises chinoises en Tunisie. L’ambassadeur a indiqué que plusieurs sociétés chinoises se sont implantées dans le pays au cours de l’année 2026.

Certaines ont déjà commencé la construction de leurs unités industrielles, notamment dans le secteur des composants automobiles et celui des câbles. Ces implantations devraient contribuer à renforcer la présence industrielle chinoise en Tunisie et à développer les échanges dans les chaînes de production liées à l’industrie automobile.

De nouvelles entreprises chinoises dans l’industrie tunisienne

Sur le volet commercial, Pékin et Tunis travaillent par ailleurs à identifier les moyens de tirer profit de la politique chinoise annoncée en faveur de l’application de droits de douane nuls sur les produits importés des pays africains.

Le marché chinois affiche également une demande croissante pour certains produits tunisiens. Selon Wang Li, les exportations tunisiennes d’huile d’olive vers la Chine ont enregistré une hausse notable durant les premiers mois de l’année. Plusieurs entreprises tunisiennes ont par ailleurs rejoint la liste des sociétés autorisées à exporter vers le marché chinois après avoir achevé les procédures d’enregistrement requises.

Pour l’ambassadeur chinois, ces évolutions illustrent le potentiel de développement de la coopération entre les deux pays. Pékin entend poursuivre le renforcement des relations avec Tunis sur la base du respect mutuel, de la coopération et des intérêts communs.

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Grève maintenue : Des ruptures d’essence signalées dans plusieurs stations du Grand Tunis

La grève des transporteurs de carburant est maintenue ce mercredi 23 septembre 2026, avec des premières conséquences visibles dès les premières heures de la matinée. Plusieurs stations-service du Grand Tunis sont déjà confrontées à une rupture de stock, notamment en essence.

Plusieurs stations déjà à sec

Dans plusieurs zones du Grand Tunis, les automobilistes constatent ce matin l’absence de carburant dans certaines stations-service. Le manque concerne notamment l’essence, alors que les stations encore approvisionnées connaissent une pression accrue de la demande.

La situation reste toutefois différente d’une station à l’autre. Certaines stations indiquent disposer encore de stocks, tandis que d’autres annoncent attendre un nouvel approvisionnement dans les prochaines heures.

Des perturbations attendues dans les prochaines heures

La poursuite de la grève fait craindre une aggravation des perturbations au cours de la journée. Si les opérations de ravitaillement ne reprennent pas rapidement, davantage de stations pourraient être confrontées à des ruptures de stock.

Certaines stations contactées assurent néanmoins qu’un approvisionnement est prévu dans les prochaines heures. L’évolution de la situation dépendra notamment de la disponibilité des camions-citernes et de la reprise du transport des produits pétroliers.

Lire aussi : Transport des carburants : La grève des 23 et 24 septembre toujours maintenue

Les automobilistes notamment du Grand Tunis sont ainsi appelés à prévoir d’éventuelles difficultés d’approvisionnement et des temps d’attente plus importants dans les stations-service, alors que le mouvement de grève se poursuit.

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Nouvelle condamnation contre Nesrine Ben Ali et Sakher Materi

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mardi 22 septembre 2026, Nesrine Ben Ali, fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, et son ancien époux Sakher Materi à six ans de prison avec exécution immédiate.

Selon les informations rapportées par Mosaique FM, le jugement a été rendu par contumace. L’affaire porte sur des faits qualifiés de corruption financière, de préjudice causé à l’administration et d’utilisation irrégulière de fonds publics. Un expert-comptable poursuivi dans le même dossier a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison.

Plusieurs condamnations dans les dossiers liés à l’ancien régime

Cette nouvelle condamnation intervient alors que le dossier judiciaire de Nesrine Ben Ali et Sakher El Materi connaît plusieurs développements depuis plusieurs années. En février 2026, la chambre criminelle spécialisée avait examiné le dossier relatif à des soupçons de corruption financière et de détournement de fonds publics avant de reporter l’affaire au 30 mars, dans l’attente de l’issue d’un recours concernant une décision de la chambre d’accusation.

Lire aussi : Tunisie : Nouvelles condamnations pour Leila Trabelsi et Sakhr El Materi

Les deux condamnés font déjà l’objet d’autres décisions judiciaires dans des affaires liées à la période de l’ancien régime. En février 2025, la même chambre spécialisée avait notamment condamné par contumace Nesrine Ben Ali, Sakher El Materi et Leïla Trabelsi à six ans de prison avec exécution immédiate dans une affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à une commande publique.

Une amende de plus de quatre milliards de dinars

Sakher Materi avait également été condamné dans une autre affaire à dix ans de prison avec exécution immédiate, assortis d’une amende de plus de quatre milliards de dinars, dans un dossier présenté comme portant sur le détournement de fonds publics.

Ces procédures s’inscrivent dans le vaste contentieux judiciaire ouvert après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, visant notamment des membres de son entourage familial et économique. Les décisions rendues dans ces différents dossiers concernent toutefois des faits et des procédures distincts, qui doivent être distingués les uns des autres.

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Université Tunis El Manar : Une unité pilote dédiée aux alternatives biologiques aux antibiotiques

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans la recherche et le développement d’alternatives naturelles aux antibiotiques. La première unité pilote destinée à produire ces solutions biologiques a été inaugurée à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, avec une capacité de production de 150 litres.

Le doyen de l’Université de Tunis El Manar, Moez Chafra, a annoncé cette avancée mardi 22 septembre 2026, sur la Radio nationale. Il a expliqué que la mise en place de cette unité vise à franchir une nouvelle étape, en passant des résultats obtenus dans les laboratoires à une phase de développement expérimental permettant d’envisager une valorisation industrielle.

Le projet cible le secteur avicole

Le projet cible en particulier le secteur avicole, dans lequel l’objectif est de réduire l’utilisation des antibiotiques et de leur substituer des produits d’origine biologique. Cette démarche s’inscrit dans le contexte des préoccupations croissantes liées à l’usage des antibiotiques et au développement de résistances qui peuvent affecter la santé animale, humaine et environnementale.

Pour tester ces alternatives dans des conditions réelles, l’équipe universitaire a collaboré avec une entreprise privée spécialisée dans l’élevage de volailles. Des expérimentations ont ainsi été menées directement dans le secteur avicole. Selon Moez Chafra, les produits développés ont démontré leur efficacité et leur efficience au cours de ces essais, conduisant l’entreprise partenaire à commencer à les utiliser en remplacement des antibiotiques.

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Au-delà de cette première application, l’unité de 150 litres doit servir de plateforme pour poursuivre les travaux de recherche et accompagner le passage vers des applications industrielles. Elle pourrait notamment permettre de développer de nouveaux projets nationaux et internationaux consacrés aux bioprocédés et aux substances biologiquement actives.

Entre recherche académique et besoins des secteurs productifs

Pour l’Université de Tunis El Manar, cette infrastructure constitue ainsi un outil de rapprochement entre la recherche académique et les besoins des secteurs productifs. Elle ouvre également la voie à de nouvelles collaborations avec les entreprises et les partenaires scientifiques autour de solutions biologiques destinées notamment à répondre aux enjeux de santé animale et à la résistance aux antibiotiques.

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Mediwood Studios : Près de cinq millions de dollars pour une série saoudienne tournée en Tunisie

Une production saoudienne doit mobiliser près de cinq millions de dollars en Tunisie au cours des trois prochains mois pour le tournage d’une série historique aux Mediwood Studios, à Hammamet. Le projet, porté par Yellow Camel Studios en collaboration avec Mediwood Studios, une entreprise tunisienne, constitue une nouvelle étape dans la stratégie visant à attirer durablement les productions internationales en Tunisie.

L’information a été annoncée par la Tunisia Investment Authority (TIA), après une visite effectuée récemment septembre aux Mediwood Studios par Jalel Tebib, président par intérim de la TIA et directeur général de la FIPA-Tunisia. Rasha Al Emam, fondatrice de Yellow Camel Studios, et Mehdi Ajroudi, promoteur de Mediwood Studios, sont directement associés à cette opération.

Mediwood Studios veut attirer durablement les tournages internationaux

Les près de cinq millions de dollars annoncés correspondent aux dépenses prévues pour la production de la série au cours des trois prochains mois. Ils ne constituent donc pas, à ce stade, un investissement de ce montant dans le capital ou les infrastructures de Mediwood Studios. Une partie de cette enveloppe doit toutefois bénéficier à l’économie tunisienne à travers les dépenses liées au tournage, notamment la logistique, l’hébergement, la construction de décors et les prestations techniques.

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Pour les autorités tunisiennes, l’enjeu dépasse ainsi le tournage de cette seule production. La TIA et la FIPA-Tunisia souhaitent utiliser l’arrivée de productions étrangères pour favoriser leur implantation récurrente en Tunisie et développer un écosystème autour des studios. Les secteurs de la logistique, de la construction, de l’hébergement et des services techniques sont notamment concernés.

Développement des infrastructures de Mediwood Studios

Cette stratégie s’appuie également sur le développement des infrastructures de Mediwood Studios. En octobre 2024, Afreximbank avait signé avec la société tunisienne une facilité de 3 millions de dollars destinée à financer l’expansion des studios et à renforcer leur capacité à accueillir des productions nationales et internationales, notamment en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

Avec cette nouvelle production saoudienne, les autorités tunisiennes cherchent désormais à transformer l’accueil de tournages internationaux en activité économique récurrente. L’objectif affiché est de fidéliser les producteurs étrangers et de positionner la Tunisie comme une plateforme régionale pour les industries cinématographiques et audiovisuelles.

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« Citoyenneté photovoltaïque » : Une proposition pour équiper un million de familles gratuitement

La Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque propose de permettre à un million de familles tunisiennes d’installer gratuitement un panneau solaire accompagné d’un onduleur, a annoncé mardi 22 septembre 2026 son président, Ali Kanzari.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Ali Kanzari a indiqué que cette proposition, baptisée « Citoyenneté photovoltaïque », serait déployée sur une période de quatre ans. Le dispositif ciblerait les ménages dont la consommation annuelle ne dépasse pas 1 100 kWh et qui bénéficient actuellement d’un soutien de l’État pouvant atteindre 80 %.

Accélérer l’équipement des ménages en énergie solaire

Selon la proposition présentée par la Chambre, l’objectif serait ainsi d’accélérer l’équipement des ménages en énergie solaire tout en réduisant leur dépendance au réseau électrique. La mesure pourrait également contribuer à alléger la facture énergétique des familles ciblées et à renforcer la production d’électricité à partir de sources renouvelables.

Cette annonce intervient alors que la Tunisie s’apprête à accueillir la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique SITE 2026, prévu du 1er au 3 octobre sous le thème « Investissement et innovation pour accélérer la transition énergétique ».

Lire aussi : Énergie solaire : La Conect propose une exonération totale des taxes sur les équipements

Plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères spécialisées dans l’énergie et la transition énergétique devraient participer à cette édition. Dix start-up seront également présentes dans un espace dédié aux entreprises innovantes, afin de présenter leurs projets et solutions aux investisseurs, experts, professionnels et institutions financières.

Nouvelles perspectives de coopération

Des délégations venues notamment d’Italie, d’Allemagne et de Libye sont également attendues, donnant à l’événement une dimension internationale et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement dans le secteur énergétique.

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Tataouine : Une centrale solaire de 120 MW pour 80 millions d’euros

Une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 120 mégawatts (MW) sera réalisée dans la région de Remada Ouest, dans le gouvernorat de Tataouine, pour un investissement estimé à près de 80 millions d’euros.

Les composantes du projet ont été présentées lundi lors d’une séance de travail tenue au siège du gouvernorat de Tataouine. La future centrale sera implantée sur une superficie d’environ 200 hectares et sera accompagnée d’une ligne électrique aérienne à haute tension de 225 kilovolts, longue de deux kilomètres. Cette infrastructure permettra de raccorder la centrale au réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), via une ligne existante reliant Borj Bourguiba à la centrale électrique de Tataouine.

Environ 260 gigawattheures d’électricité par an

Selon les données présentées lors de la réunion, la centrale devrait produire environ 260 gigawattheures d’électricité par an, soit une quantité équivalente à la consommation électrique d’environ 200.000 habitants. Le projet devrait également contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone de près de 130.000 tonnes par an.

Le chantier devrait générer un nombre important d’emplois directs et indirects durant la phase de construction. Une fois la centrale entrée en exploitation, entre 10 et 15 emplois permanents devraient être maintenus. Le démarrage des travaux est prévu au deuxième trimestre 2027, pour une durée contractuelle comprise entre 15 et 18 mois. La mise en service du projet est ainsi programmée pour la fin de l’année 2028.

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La séance a également été consacrée à la présentation des résultats de l’étude d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux du projet. Celle-ci doit être réalisée conformément aux normes internationales applicables, avec notamment l’identification des opportunités susceptibles de renforcer la durabilité environnementale et sociale de la future installation.

Responsabilité sociale du projet

Les participants ont notamment insisté sur les aspects liés à la responsabilité sociale du projet. L’étude reste ouverte aux propositions et observations, qui pourront être prises en considération en coordination avec le bailleur de fonds.

Le gouverneur de Tataouine, Amir Bernji, a souligné que ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique, renforcer l’indépendance énergétique de la Tunisie et accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

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Barrage de Mellègue : Des plongeurs mobilisés pour inspecter les infiltrations

Les travaux de maintenance et de réhabilitation du barrage de Mellègue se poursuivent, après la panne qui avait affecté, en juin 2026, la vanne supérieure de l’ouvrage. Les équipes techniques ont franchi plusieurs étapes importantes dans le cadre des réparations, selon un ingénieur directement impliqué dans les opérations.

D’après les premières données techniques, la panne serait liée au vieillissement de l’ouvrage et à l’arrivée en fin de vie de certains de ses composants. Les travaux concernant la vanne supérieure sont désormais achevés.

Des plongeurs mobilisés pour vérifier les infiltrations

Les interventions ont notamment porté sur les réparations mécaniques et structurelles nécessaires, ainsi que sur des opérations de sablage et de peinture destinées à protéger la structure métallique contre la corrosion. La passerelle a également été remise en place.

Après l’achèvement des travaux sur la vanne, les équipes techniques sont passées à une nouvelle phase consacrée à l’examen des infiltrations d’eau sous la structure du barrage.

Cette intervention est intervenue après la remontée du niveau de l’eau à environ quatre mètres à la suite des dernières précipitations. Des essais techniques ont d’abord été réalisés, avant l’intervention de plongeurs spécialisés chargés d’inspecter les zones situées sous la structure et au niveau du seuil.

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L’objectif était notamment d’identifier les points d’infiltration et d’en déterminer l’origine, aussi bien du côté amont que du côté aval.

Selon les premières constatations, les infiltrations observées restent limitées. Certaines d’entre elles existaient par ailleurs avant l’incident ayant affecté la vanne supérieure et ne seraient donc pas nécessairement liées à cette panne.

Qui des dernières phases ?

Les opérations d’inspection ont été documentées par des photographies et des vidéos. Un rapport technique détaillé doit également regrouper les différentes observations effectuées ainsi que les solutions proposées. Ce rapport sera transmis à l’administration centrale du ministère de l’Agriculture et aux parties concernées.

Les équipes techniques et les plongeurs devraient retourner sur le site dans les prochaines semaines, au plus tard dans un délai d’un mois, afin d’entamer la dernière phase des travaux, consacrée au traitement et à l’obturation des points d’infiltration.

L’achèvement de ces interventions doit permettre d’améliorer l’état opérationnel du barrage de Mellègue et de renforcer sa préparation avant la prochaine saison des pluies, avec la poursuite du suivi technique de l’ouvrage.

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Finances publiques : Les députés réclament des comptes avant le budget 2027

À l’approche de l’examen du projet de loi de finances 2027, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple entend obtenir davantage de visibilité sur la situation des finances publiques. Son président, Maher Kettari, annonce notamment une demande d’audition de la ministre des Finances, dans un contexte marqué par le retard dans la transmission des données relatives à l’exécution du budget 2026.

La commission devrait adresser une correspondance au ministère des Finances afin de demander des explications sur l’absence du rapport concernant l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026. Selon Maher Kettari, le document portant sur la période allant jusqu’au 30 juin devait être transmis au Parlement avant la fin du mois de juillet. Des informations faisant état de ce retard ont également été rapportées par plusieurs médias tunisiens.

Pétrole, financement et risque d’un budget complémentaire

Pour la commission, ces données sont essentielles avant d’entamer l’examen du budget 2027. Elles doivent notamment permettre de mesurer les dépenses effectivement réalisées, le niveau d’exécution des projets et l’évolution des principaux équilibres financiers.

La hausse des cours internationaux du pétrole constitue également un point de préoccupation pour les parlementaires. Le budget 2026 avait été élaboré sur la base d’hypothèses concernant les prix des hydrocarbures, alors que les cours ont évolué depuis. La Commission des finances souhaite donc évaluer les conséquences de cette évolution sur les équilibres budgétaires et déterminer si elle pourrait nécessiter des ajustements, voire un budget complémentaire.

La question du financement du Trésor public par la Banque centrale de Tunisie figure également parmi les sujets que la commission souhaite examiner. La loi de finances 2026 autorise la BCT à accorder au Trésor des facilités de trésorerie pouvant atteindre 11 milliards de dinars, sans intérêts, remboursables sur 15 ans avec une période de grâce de trois ans.

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La commission souhaite notamment connaître les modalités d’utilisation de ces facilités et leur impact sur les finances publiques.

Pas de nouvelles hausses d’impôts en 2027 ?

Sur le volet fiscal, Maher Kettari affirme que les contribuables ne devraient pas être confrontés à de nouvelles augmentations d’impôts en 2027, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales.

Le président de la commission appelle parallèlement l’État à donner l’exemple en matière de maîtrise des dépenses. Selon cette position, alors que les citoyens et les entreprises sont appelés à rationaliser leur consommation et à supporter les contraintes économiques, les administrations publiques devraient également contenir leurs dépenses.

La commission souhaite ainsi qu’il n’y ait pas d’augmentation des budgets des ministères en 2027 et plaide pour une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.

Cette position intervient alors que le gouvernement a déjà fixé les grandes orientations du budget 2027, avec notamment le maintien des grands équilibres financiers, la réforme des entreprises publiques, le soutien à l’investissement et le renforcement de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique.

Le Parlement veut d’abord savoir ce qui a été réalisé en 2026

Pour Maher Kettari, l’examen du budget 2027 ne peut être dissocié du bilan du budget 2026. Les députés souhaitent donc disposer d’une vision précise de ce qui a effectivement été réalisé avant de se prononcer sur les nouvelles orientations budgétaires.

La question porte notamment sur les taux d’exécution des dépenses, l’avancement des projets publics, les réformes engagées et leurs effets économiques. Le calendrier est d’autant plus important que le gouvernement poursuit déjà la préparation du projet de loi de finances 2027.

Le débat budgétaire devrait ainsi se concentrer à la fois sur les nouvelles prévisions pour 2027 et sur la capacité de l’État à exécuter concrètement les crédits déjà inscrits au budget 2026.

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Sfax en deux gouvernorats : Le projet refait surface

Le projet de diviser le gouvernorat de Sfax en deux entités administratives, Sfax Nord et Sfax Sud, revient dans le débat public. L’idée, qui n’est pas nouvelle et remonte à la période précédant 2010, a été relancée à la suite d’une réunion conjointe des conseils locaux de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaier, tenue le 18 septembre.

Intervenant sur le sujet sur les ondes de Diwan FM, le député à l’Assemblée des représentants du peuple Tarak Mahdi a défendu la possibilité de mettre en œuvre ce projet, présenté comme une réponse à l’évolution démographique et à l’étendue géographique du gouvernorat.

Selon lui, Sfax compte désormais plus d’un million d’habitants et pourrait atteindre environ 1,2 million en incluant les migrants. Le gouvernorat couvre par ailleurs un territoire particulièrement vaste, allant de Jebiniana et El Hencha au nord jusqu’à Skhira au sud, en passant notamment par Menzel Chaker, Agareb et Bir Ali Ben Khalifa.

Deux gouvernorats pour rapprocher les services du citoyen ?

L’un des principaux arguments avancés en faveur de cette réorganisation concerne la proximité des services publics. La création de deux administrations régionales permettrait, selon le député, de réduire les déplacements des citoyens et de désengorger une administration régionale aujourd’hui chargée de traiter les dossiers d’un territoire et d’une population importants.

La division pourrait également, selon cette proposition, accélérer le traitement des dossiers dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’équipement et l’éducation, en répartissant les responsabilités entre deux structures administratives.

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Le projet est également présenté comme un moyen de favoriser un développement plus équilibré entre les différentes zones du gouvernorat. Ses défenseurs estiment que deux administrations pourraient permettre de mieux orienter les investissements, les infrastructures et les équipements publics, notamment vers les zones périphériques et intérieures.

Tarak Mahdi évoque également la possibilité d’une répartition plus importante des moyens budgétaires et des équipements sanitaires et universitaires entre le nord et le sud de Sfax.

Une décision relevant de l’État

La concrétisation du projet dépendrait toutefois d’une décision politique au niveau central. Le député estime que la division administrative est réalisable si une volonté politique est engagée par la présidence du gouvernement.

Le projet reste ainsi, à ce stade, une proposition portée par des élus et des acteurs locaux. Sa mise en œuvre nécessiterait des décisions administratives et politiques définissant notamment les limites des deux futurs gouvernorats, leurs sièges, leurs compétences et la répartition des services et des ressources.

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Tomates fraîches : Pourquoi les marchés tunisiens accusent un manque accru

Le marché tunisien connaît actuellement une disponibilité limitée en tomates fraîches, une situation qui s’explique principalement par les importantes difficultés rencontrées par les producteurs lors des plantations de fin de saison.

Selon Adel Antit, membre de la Chambre nationale des producteurs de tomates, intervenant sur Diwan FM, les vagues de chaleur successives et prolongées enregistrées durant l’été ont lourdement affecté les cultures. Les plantations réalisées à partir de la fin du mois de juin ont notamment été particulièrement vulnérables aux températures élevées.

Des régions productrices durement touchées

Le représentant des producteurs explique que la canicule a entraîné le flétrissement puis la mort d’une grande partie des jeunes plants. Cette situation a considérablement réduit les superficies réellement productives et, par conséquent, les volumes de tomates disponibles sur les marchés.

Le phénomène n’a pas concerné une seule zone agricole. Plusieurs des principales régions tunisiennes spécialisées dans la production de tomates de fin de saison ont subi les mêmes difficultés.

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C’est notamment le cas de Sejnane et de Garaet, dans le gouvernorat de Bizerte, ainsi que de Kasserine et Gafsa. La forte mortalité des plants dans ces zones a entraîné une baisse importante des rendements, alors que ces productions contribuent habituellement à assurer l’approvisionnement du marché durant cette période.

Une disponibilité réduite des tomates fraîches

Adel Antit estime ainsi que seule une quantité très limitée de la production initialement prévue a finalement pu être préservée. Le déficit de production se traduit directement par une disponibilité réduite des tomates fraîches sur les marchés tunisiens.

Cette situation illustre également la vulnérabilité croissante des cultures maraîchères face aux épisodes de chaleur extrême. Pour les producteurs de tomates, les plantations de fin de saison apparaissent particulièrement exposées lorsque les températures élevées se prolongent au moment où les jeunes plants doivent s’implanter et se développer.

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Énergie nucléaire, santé, eau : la Tunisie fixe ses priorités avec l’AIEA

La Tunisie vient de fixer les priorités de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour les quatre prochaines années. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monder Belaïd, a signé le 17 septembre 2026 à Vienne, avec le directeur général adjoint de l’AIEA chargé de la coopération technique, Hua Liu, le Cadre national de coopération Tunisie-AIEA pour la période 2026-2030.

La signature est intervenue en marge de la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’est tenue du 14 au 18 septembre à Vienne. En tant que président de la Commission nationale de l’énergie atomique, le ministre a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur des usages pacifiques, sûrs et responsables des technologies nucléaires.

Sept secteurs prioritaires

Le nouveau cadre doit servir de feuille de route à la coopération scientifique et technique entre la Tunisie et l’AIEA. Il prévoit sept domaines prioritaires, couvrant notamment la sécurité nucléaire et radiologique, la santé et la nutrition, l’agriculture, l’eau et l’environnement, ainsi que les applications industrielles et les technologies de rayonnement.

Le volet énergétique occupe également une place importante, avec la planification énergétique et l’énergie nucléaire parmi les priorités retenues. Ce point intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à diversifier son mix énergétique et à renforcer ses capacités scientifiques et techniques.

L’intérêt pour les applications nucléaires ne se limite en effet pas à la production d’électricité. L’AIEA souligne que ses programmes de coopération technique avec les États membres portent notamment sur la santé, l’agriculture, l’alimentation, la gestion de l’eau et de l’environnement, les applications industrielles et le développement des compétences.

Pour la Tunisie, le domaine de la santé constitue notamment un enjeu important. Le pays avait déjà engagé des démarches avec l’AIEA concernant l’amélioration de l’accès aux traitements de radiothérapie dans le cadre de l’initiative « Rays of Hope ». Les technologies nucléaires sont également utilisées dans la recherche, le diagnostic médical, l’agriculture et l’étude des ressources hydriques.

La question de l’eau est particulièrement stratégique pour la Tunisie. L’AIEA relève elle-même les contraintes liées à la rareté des ressources hydriques tunisiennes et l’utilisation des techniques nucléaires, notamment isotopiques, pour la gestion et l’étude des ressources en eau.

Une coopération qui dépasse la seule question de l’énergie

La signature du programme 2026-2030 ne signifie donc pas que la Tunisie s’engage automatiquement dans la construction d’une centrale nucléaire. Elle établit avant tout un cadre de coopération scientifique et technique permettant de mobiliser l’expertise de l’AIEA dans plusieurs secteurs.

La question nucléaire demeure néanmoins présente dans les réflexions tunisiennes sur le long terme. Lors d’une précédente session de la Conférence générale, la Tunisie avait indiqué étudier les possibilités d’intégrer l’énergie nucléaire dans son mix énergétique, notamment à travers les petits réacteurs modulaires (SMR), en raison notamment de ses besoins énergétiques et de ses contraintes en matière d’eau. Elle avait également proposé un projet dans le cycle de coopération technique 2026-2027 consacré à l’évaluation de l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité.

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Le nouveau cadre 2026-2030 donne ainsi une dimension plus structurée à la coopération entre Tunis et l’AIEA. Il doit permettre de renforcer les compétences nationales, d’accéder à l’expertise internationale et de développer des applications concrètes des sciences nucléaires dans des secteurs directement liés aux priorités de développement du pays.

La Tunisie est membre de l’AIEA depuis 1957 et dispose depuis plusieurs décennies d’un cadre de coopération technique avec l’agence. Elle est notamment partie à plusieurs instruments internationaux relatifs à la sûreté et à la sécurité nucléaires.

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Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération

Les relations entre la Tunisie et la Chine connaissent une nouvelle dynamique depuis la visite d’État effectuée par le président Kaïs Saïed à Pékin en mai 2024. Dans un entretien accordé au quotidien « Al Chourouk », l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, souligne que cette visite a marqué, selon lui, une nouvelle étape dans les relations bilatérales, caractérisée par une accélération de la coopération dans plusieurs domaines.

Le diplomate relève notamment un intérêt croissant des entreprises chinoises pour l’investissement en Tunisie, qu’il présente comme un pays bénéficiant d’un positionnement géographique stratégique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Cette évolution intervient alors que Tunis cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements industriels et technologiques.

La visite de Kaïs Saïed à Pékin avait effectivement débouché sur l’établissement d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Plusieurs accords avaient alors été signés, portant notamment sur la coopération économique et technique, la création d’un groupe de travail consacré à l’investissement, le développement vert et à faibles émissions de carbone ainsi que la coopération dans les médias.

Des investissements chinois qui se concrétisent

La dynamique ne se limite plus aux déclarations d’intention. Plusieurs projets illustrent l’élargissement de la présence chinoise en Tunisie. Dans l’industrie, Taikang Electronics a officiellement engagé son implantation à Novation City. Un accord d’acquisition de terrain a été signé en mai 2026, faisant entrer le projet dans sa phase opérationnelle. La Tunisia Investment Authority présente cette implantation comme un investissement susceptible de contribuer à la création d’emplois, au transfert de compétences et à l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur industrielles internationales.

Dans le secteur des composants automobiles, le groupe chinois Kunshan Chemitec Automotive Components étudie actuellement la création d’une unité industrielle en Tunisie. L’investissement initial envisagé dépasserait 3 millions d’euros et pourrait générer entre 30 et 50 emplois directs au démarrage.

Le secteur automobile pourrait également connaître une nouvelle évolution avec l’intérêt exprimé par BYD pour de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie. Les discussions portent notamment sur les véhicules électriques et hybrides, les infrastructures électriques et le transfert de technologies liées à l’énergie.

Cette orientation rejoint les secteurs identifiés par l’ambassadeur chinois comme présentant un potentiel important pour les prochaines années : énergies renouvelables, industrie manufacturière, infrastructures, technologies, santé et chaîne de valeur minière. Dans un entretien accordé à « La Presse », Wan Li avait notamment évoqué l’intérêt d’entreprises chinoises pour le marché tunisien et la nécessité de développer davantage la valeur ajoutée produite localement.

Des infrastructures aux technologies et à la santé

La coopération sino-tunisienne repose également sur plusieurs projets structurants déjà réalisés ou en cours. La Chine a notamment contribué au financement et à la réalisation du Centre culturel et sportif de Ben Arous, de l’Académie diplomatique internationale et de l’hôpital universitaire de Sfax. D’autres projets ont été évoqués, notamment la rénovation d’infrastructures sportives, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, le transport ferroviaire, les bus électriques et de nouveaux projets dans le secteur de la santé.

Le projet du pont de Bizerte constitue également un exemple particulier de coopération internationale impliquant une entreprise chinoise. Son financement repose notamment sur la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise chinoise avec des équipements et un savoir-faire chinois.

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Dans le domaine sanitaire, le futur centre d’oncologie de l’hôpital universitaire de Gabès fait également partie des projets associés au renforcement de cette coopération. Selon les déclarations de l’ambassadeur chinois, une délégation d’entreprises chinoises a effectué une mission sur le terrain dans le cadre de ce projet.

La coopération s’étend par ailleurs aux technologies. En juillet 2026, l’ambassadeur Wan Li a participé à la cérémonie d’achèvement du Centre tunisien de calcul haute performance, financé par un don chinois.

Pékin cherche aussi à renforcer les échanges commerciaux

L’investissement constitue désormais l’un des volets d’une relation économique plus large. En juin 2026, le Centre de promotion des exportations tunisien a signé un mémorandum d’entente avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan. L’objectif affiché est notamment de renforcer les échanges, d’organiser des missions économiques et de faciliter l’accès des entreprises tunisiennes au marché chinois.

Cette coopération intervient alors que Pékin a annoncé une politique d’exonération des droits de douane pour les importations provenant de plusieurs pays africains, dont la Tunisie, ouvrant potentiellement de nouvelles possibilités pour les exportateurs tunisiens.

Parallèlement, Tunis cherche à mobiliser davantage de financements chinois. En juillet 2026, des discussions ont été engagées avec le Fonds de développement Chine-Afrique, le CADFund, afin de renforcer les investissements des entreprises chinoises en Tunisie et d’examiner des mécanismes de soutien financier et technique, notamment au profit des PME.

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Plan Mattei : A Monastir, l’Italie cible désormais l’eau industrielle du textile

Le Plan Mattei pour l’Afrique s’étend à un secteur stratégique de l’industrie tunisienne : le traitement et la réutilisation des eaux industrielles. À Monastir, l’Office national de l’assainissement (ONAS) prépare un projet de station d’épuration dédiée aux eaux industrielles à dominante textile, dans le cadre du Pôle épuratoire de Monastir Nord.

Le projet, financé par la facilité RPFF du Plan Mattei, gérée par la Banque africaine de développement (BAD), vise notamment à étudier la possibilité de réutiliser l’eau traitée dans les processus industriels. Une orientation qui met en relation les enjeux de stress hydrique, de compétitivité industrielle et de coopération économique tuniso-italienne.

Le projet P-TN-EBA-002 ne constitue pas une annonce lancée le 21 septembre. La Banque africaine de développement avait publié, le 21 août 2026, un avis à manifestation d’intérêt portant sur l’assistance technique nécessaire à la construction de la station d’épuration industrielle à dominante textile du Pôle épuratoire de Monastir Nord. La publication italienne apporte toutefois un éclairage sur les enjeux industriels et les perspectives de participation des entreprises italiennes.

Une station industrielle, au-delà de la simple épuration

La première phase du marché concerne les prestations de conseil et d’accompagnement, et non encore la construction de la station. L’ONAS recherche un consultant ou un groupement de consultants pour intervenir dans la préparation des marchés de travaux, la maîtrise d’œuvre, la supervision ainsi que la planification et la coordination du projet. La durée indicative du contrat est de 60 mois. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées au plus tard le 24 septembre 2026 à 11h00, heure tunisienne, avec une présélection pouvant retenir jusqu’à six candidats.

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L’étude de faisabilité du projet doit notamment examiner les possibilités de récupération et de réutilisation des eaux industrielles traitées. Cette orientation prend une importance particulière dans une région confrontée à la pression sur les ressources hydriques, tout en accueillant une activité textile fortement intégrée aux chaînes de production et d’exportation. La future infrastructure s’inscrit ainsi dans une approche combinant réduction de la pollution, gestion de l’eau et soutien aux activités industrielles.

Le Plan Mattei comme levier pour la filière italienne

Au-delà de ses objectifs environnementaux, le projet de Monastir Nord illustre une dimension économique de la coopération financée par le Plan Mattei. Le mécanisme RPFF, administré par le Groupe de la BAD, soutient l’assistance technique liée à cette infrastructure. La publication d’Agenzia Nova souligne notamment les opportunités que le projet pourrait offrir aux sociétés italiennes d’ingénierie, de traitement de l’eau et de technologies environnementales.

L’intérêt pour ces entreprises ne signifie toutefois pas qu’un marché leur a déjà été attribué. La procédure est internationale et porte, à ce stade, sur la sélection des prestataires chargés d’accompagner la préparation et la réalisation du projet. La participation éventuelle d’entreprises italiennes doit donc être distinguée d’une attribution effective de contrats de construction ou d’équipement.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la création d’une nouvelle station d’épuration. La mise en place d’une filière de traitement adaptée aux eaux industrielles textiles et l’étude de leur réutilisation pourraient contribuer à une meilleure maîtrise des ressources hydriques et à l’évolution des pratiques environnementales du secteur. Les résultats dépendront notamment des solutions techniques retenues, des conditions de réutilisation et de la mise en œuvre effective des infrastructures prévues.

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Transport des carburants : Les entreprises annoncent la poursuite de leur activité les 23 et 24 septembre

Les entreprises de transport des hydrocarbures affirment qu’elles maintiendront leur activité les 23 et 24 septembre, malgré le mouvement de grève annoncé dans le secteur. Dans un communiqué, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, relevant de l’UTICA, assurent vouloir garantir l’approvisionnement des stations-service et limiter les perturbations pour les citoyens et l’économie.

La Chambre nationale du transport des matières dangereuses affirme que les entreprises du secteur respectent les obligations légales en matière de couverture sociale, de déclaration des travailleurs et de sécurité professionnelle. Concernant les retards de paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), elle précise que les difficultés financières ont concerné deux entreprises, dont les situations auraient depuis été régularisées.

Des divergences sur la couverture sociale et les accords salariaux

L’organisation patronale estime que ces problèmes ne justifient pas un mouvement susceptible de perturber l’approvisionnement du marché et les déplacements des citoyens.

Le communiqué revient également sur le procès-verbal du 2 mai 2019, dont les représentants des entreprises contestent la remise en application. Selon eux, cet accord aurait été annulé depuis plusieurs années et dépassé par les accords généraux portant sur les augmentations salariales pour la période 2022-2024.

La Chambre affirme par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations légales prévues pour 2018-2019, celles de la période 2022-2024 ainsi que les hausses fixées par les textes présidentiels du 30 avril 2026 pour la période 2026-2028.

Une grève toujours maintenue à deux jours de son échéance

La Chambre indique que les révisions des tarifs de transport décidées par l’État dans le cadre du mécanisme d’ajustement géographique ont été intégralement affectées au financement des augmentations salariales et de la hausse des coûts des carburants. Elle estime toutefois que ces révisions restent insuffisantes pour couvrir les charges d’exploitation et les revendications du secteur.

Sur le plan juridique, l’organisation patronale affirme ne pas avoir reçu de préavis de grève conforme aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail. Elle considère ainsi que tout arrêt de travail ou blocage de la circulation des camions serait illégal.

Cette position intervient alors que l’UGTT a confirmé, le 21 septembre, le maintien de la grève prévue les 23 et 24 septembre 2026, dans l’attente d’une séance de conciliation que le ministère des Affaires sociales devrait convoquer. Le syndicat affirme que plusieurs dossiers restent en suspens, notamment l’application des engagements liés à l’accord de mai 2019.

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À ce stade, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs et les stations-service affirment être mobilisés pour assurer la continuité de l’approvisionnement durant les deux journées annoncées. La Chambre assure enfin que le dialogue social se poursuit au sein des entreprises afin de trouver des solutions aux difficultés soulevées.

L’issue du conflit dépendra des éventuelles négociations et de la séance de conciliation avant le début de la grève.

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