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Loi 52 : La Tunisie veut distinguer consommateurs et trafiquants

La réforme de la loi n°52 relative aux stupéfiants se précise à l’Assemblée des représentants du peuple. Après plusieurs mois d’auditions, la commission de la législation générale poursuit l’examen d’une proposition de réforme qui pourrait modifier l’approche tunisienne en matière de consommation, de traitement des addictions et de lutte contre le trafic.

Le rapporteur de la commission, Yasser Ghorari, a indiqué que plusieurs auditions avaient été organisées avec des médecins, psychologues, sociologues, pharmaciens, sécuritaires, représentants du ministère de la Justice et universitaires. L’objectif est de confronter les différents points de vue avant de poursuivre l’élaboration du texte, rapporte Mosaique fm.

Une distinction entre consommation et trafic

Parmi les principales pistes évoquées figure une distinction plus nette entre les consommateurs et les trafiquants.

La réflexion engagée au sein de la commission prévoit notamment un éventuel allègement de la réponse pénale envers les consommateurs, parallèlement à un renforcement des sanctions contre les réseaux de promotion et de trafic.

Yasser Ghorari estime que plus de vingt ans après l’adoption de la loi n°52, une évaluation de ses effets et une évolution de l’approche sont nécessaires. Selon lui, la seule réponse pénale ne permet pas, à elle seule, de traiter la question de l’addiction.

La réforme envisagée chercherait ainsi à différencier davantage la personne confrontée à une addiction des acteurs impliqués dans les réseaux de trafic.

L’accès aux soins au cœur de la réflexion

La prise en charge des personnes dépendantes constitue un autre volet important des pistes présentées par le rapporteur.

Il plaide pour faciliter l’accès aux soins sans que les personnes concernées craignent des conséquences pénales ou professionnelles, tout en assurant la confidentialité de leurs données.

La commission envisage également de renforcer les structures consacrées à la prévention et au traitement des addictions. Le nombre de centres spécialisés reste, selon Yasser Ghorari, limité.

Cette dimension sanitaire constituerait l’un des changements importants par rapport à une approche reposant principalement sur la sanction.

Un texte déjà examiné par l’Assemblée

La révision de la loi n°52 n’est pas au stade d’une simple intention. Une proposition de loi portant modification du texte de 1992 a été déposée à l’ARP en février 2025 et son examen s’est poursuivi en 2026.

La commission de la législation générale a notamment auditionné des universitaires en avril, puis des représentants du ministère de l’Intérieur en juin. Ces derniers avaient alors souligné l’évolution et l’augmentation du phénomène de consommation et de trafic de stupéfiants.

Le ministère de l’Intérieur avait par ailleurs annoncé, le 13 septembre, travailler à une révision de la loi n°52 afin d’adapter les moyens de lutte contre les réseaux de criminalité organisée et l’évolution des méthodes de trafic.

Prévention, soins et lutte contre les réseaux

La réforme actuellement discutée ne se limiterait donc pas à modifier les sanctions. Elle pourrait également intégrer davantage la prévention, le traitement des addictions et l’accompagnement des personnes dépendantes, tout en renforçant l’arsenal contre les réseaux de trafic.

La proposition reste toutefois en cours d’examen. Les orientations évoquées par la commission constituent à ce stade des pistes de réforme et ne préjugent pas du contenu définitif de la loi qui pourrait être adoptée.

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Tunisie : Face au déficit énergétique, le gouvernement mise sur les renouvelables et la maîtrise de la demande

La transition énergétique s’impose désormais comme une priorité stratégique pour la Tunisie, confrontée à un déficit énergétique structurel et à une forte dépendance aux importations. Le gouvernement entend agir sur deux fronts : accélérer le développement des énergies renouvelables et réduire la consommation grâce à l’efficacité énergétique.

Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchene, a exposé cette orientation mercredi 23 septembre à Tunis, à l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, organisée les 23 et 24 septembre.

Deux leviers pour réduire la dépendance

Selon Wael Chouchene, la transformation du système énergétique tunisien repose sur deux piliers complémentaires : le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de la demande.

L’objectif dépasse ainsi la seule augmentation des capacités de production. Le gouvernement veut également agir sur l’efficacité énergétique afin de limiter la consommation et, à terme, de réduire la pression exercée par les importations d’énergie.

Cette transformation est présentée comme un enjeu économique autant qu’énergétique. Le secrétaire d’État estime qu’elle doit permettre de renforcer l’attractivité de la Tunisie, d’améliorer la compétitivité de l’industrie et de favoriser la création de compétences, de valeur ajoutée et d’emplois dans les régions.

Des investissements lourds à mobiliser

Le passage à un système énergétique davantage fondé sur les renouvelables nécessite toutefois des investissements importants. Ils concernent non seulement les capacités de production, mais aussi les réseaux, les infrastructures, le stockage et les nouvelles technologies.

Wael Chouchene a insisté sur la nécessité de mobiliser les pouvoirs publics, les entreprises, les institutions financières et les partenaires techniques. Il a également appelé à des cadres réglementaires clairs, à des mécanismes de financement adaptés et à une visibilité suffisante pour permettre des investissements de long terme.

L’enjeu est donc désormais de transformer les orientations annoncées en projets capables de modifier progressivement la structure du système énergétique tunisien.

Produire davantage et diversifier les sources

La sécurité énergétique ne peut, selon Rania Marzougui, administratrice déléguée de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et chargée de la Direction générale des hydrocarbures au ministère de l’Industrie, reposer sur une seule source.

Elle passe également par la diversification du bouquet énergétique, le développement de la production nationale, l’efficacité énergétique et le renforcement des infrastructures.

Cette approche maintient un rôle important pour les hydrocarbures et la production nationale, tout en accompagnant le développement des énergies renouvelables. L’ETAP doit notamment continuer à jouer un rôle dans le développement des ressources nationales, tandis que la Direction générale des hydrocarbures entend améliorer le cadre destiné aux investisseurs.

La Tunisie veut aussi jouer régional

L’Ifriqiya Energy Hub entend enfin inscrire cette transformation dans une dimension régionale. La position de la Tunisie, à proximité de l’Algérie, de la Libye et du marché européen, est présentée comme un atout pour développer les coopérations énergétiques.

Les discussions de cette deuxième édition portent notamment sur les interconnexions électriques, les projets d’énergies renouvelables, la recherche et l’exploration ainsi que la coopération avec les pays africains et arabes.

L’ambition affichée est désormais de rapprocher sécurité énergétique, transition énergétique et coopération régionale, avec un objectif central : transformer les investissements et les partenariats en projets concrets.

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Tunisie : Le ministère de la Défense veut passer à une production militaire nationale

La Tunisie veut réduire sa dépendance aux importations d’équipements militaires. Le ministre de la Défense nationale, Khaled Souihli, a annoncé mardi 22 septembre l’ambition d’établir une stratégie nationale de fabrication militaire, en s’appuyant sur les compétences tunisiennes et le tissu industriel local.

Cette annonce a été faite à l’ouverture du premier séminaire organisé par le Centre de recherches militaires sur le développement technologique et la production de défense, au Centre national de cartographie et de télédétection. La rencontre a réuni des représentants d’entreprises industrielles tunisiennes, des compétences nationales ainsi que des experts civils et militaires.

Réduire le recours aux importations

L’objectif affiché par le ministre est de passer d’une dépendance à l’importation des équipements militaires à une capacité accrue de fabrication locale.

Selon la Radio nationale, Khaled Souihli a insisté sur le rôle du partenariat entre les secteurs public et privé, ainsi que sur l’ouverture aux institutions de recherche et aux pôles technologiques nationaux. Cette démarche doit contribuer à établir une stratégie nationale de fabrication militaire fondée sur les capacités propres du pays, les ressources humaines locales et le tissu industriel tunisien.

Le ministre a également souligné que les entreprises tunisiennes disposent déjà de capacités dans la conception, le développement, la fabrication et l’intégration, avec des niveaux avancés de qualité et de spécialisation. Ces compétences pourraient être mobilisées dans des secteurs liés à la défense, sous réserve de réunir les conditions techniques, institutionnelles et sécuritaires nécessaires.

De projets ponctuels à une stratégie nationale

Le changement de cap annoncé se situe surtout dans l’ambition affichée par le ministère.

Khaled Souihli a indiqué que l’institution militaire souhaite dépasser le stade des projets individuels pour construire une « souveraineté industrielle de défense nationale durable », reposant sur l’accumulation technologique et un partenariat stratégique entre l’armée, l’université, les centres de recherche et l’industrie nationale.

Le séminaire a également donné lieu à une exposition présentant des échantillons de produits industriels et des projets d’innovation technologique issus d’entreprises tunisiennes.

À ce stade, le ministère n’a toutefois pas détaillé de calendrier, de volume de production ou de liste d’équipements qui seraient concernés. L’annonce marque donc avant tout la volonté de structurer une filière industrielle de défense nationale, plutôt que le lancement d’un programme de production précisément défini.

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Béchir Akremi condamné à 15 ans de prison dans une affaire de falsification

L’ancien procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis, Béchir Akremi, a été condamné à 15 ans de prison dans une nouvelle affaire portant notamment sur des faits de falsification.

Le verdict a été rendu dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2026 par la quatrième chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis. Les poursuites concernent des faits de « falsification », de détention et d’usage de documents falsifiés, rapporte Mosaique fm.

Cette nouvelle condamnation s’ajoute à plusieurs décisions judiciaires déjà prononcées à l’encontre de l’ancien procureur dans des affaires distinctes.

29 ans dans deux affaires liées au dossier Belaïd

En juillet dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis avait porté à 29 ans de prison la peine globale prononcée contre Béchir Akremi dans deux dossiers liés au traitement judiciaire de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd.

En première instance, le 4 mars 2026, il avait été condamné à un total de 23 ans de prison dans ces deux affaires. La peine avait ensuite été portée à 29 ans en appel, le 13 juillet.

Ces procédures portaient sur des faits liés au traitement judiciaire du dossier Belaïd et non sur l’assassinat lui-même. Les condamnations concernaient notamment des faits reprochés à Béchir Akremi dans le cadre de l’exercice de ses fonctions et des faits de falsification.

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Tunisie : Les avoirs de trois personnes gelés pour six mois renouvelables

Trois décisions de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT), datées du 16 septembre 2026 et publiées au Journal officiel, prévoient le gel des avoirs et ressources économiques de trois personnes pour une durée de six mois, renouvelable.

Trois décisions publiées au JORT

Les décisions concernent Mohamed Yassine Achour Chouchane, Abdelghani Rouaimia et Moez Mahjoubi. Elles ont été prises par la CNLCT le 16 septembre et figurent dans le numéro 94 du Journal officiel de la République tunisienne, publié le 22 septembre 2026.

Pour chacun des trois intéressés, le dispositif prévoit le gel des avoirs et des ressources économiques pendant six mois, avec possibilité de renouvellement.

Les trois personnes sont de nationalité tunisienne. Mohamed Yassine Achour Chouchane est né en 1999, Abdelghani Rouaimia en 1990 et Moez Mahjoubi en 1985, selon les décisions reprises par La Presse.

Une mesure relevant du dispositif antiterroriste

Ces décisions s’inscrivent dans les prérogatives de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme et dans le cadre de la législation tunisienne relative à la lutte contre le terrorisme et à la prévention du blanchiment d’argent.

Le gel des avoirs constitue une mesure juridique distincte d’une condamnation pénale. L’inscription d’une personne dans une décision de gel ne signifie donc pas, à elle seule, que sa responsabilité pénale est établie. Toute éventuelle responsabilité pénale relève des procédures et des autorités judiciaires compétentes.

La durée initiale de six mois constitue ainsi la période d’application prévue par les décisions, avec une possibilité de renouvellement conformément au dispositif légal.

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Espérance ST : Accord trouvé avec Pablo Franco pour succéder à Reghecampf

L’Espérance sportive de Tunis aurait trouvé un accord avec l’entraîneur espagnol Pablo Franco pour prendre en main l’équipe première. Le technicien, champion du Maroc 2025-2026 avec le Maghreb de Fès, est attendu à Tunis dans les prochaines 24 heures pour signer son contrat.

Un accord en attendant la signature

Après avoir engagé des discussions avec plusieurs techniciens, la direction de l’Espérance a arrêté son choix sur Pablo Franco, d’après les informations rapportées mercredi par Mosaïque FM. La veille, le club avait déjà entamé des négociations avec l’entraîneur espagnol, parmi plusieurs pistes étudiées pour assurer la succession de Laurențiu Reghecampf.

L’arrivée de Franco n’est toutefois pas encore officialisée. Le technicien est attendu à Tunis dans les prochaines 24 heures afin de finaliser les derniers détails et signer son contrat. Il pourra ensuite entamer officiellement sa mission avec le club de Bab Souika.

Champion du Maroc avec le Maghreb de Fès

Pablo Franco arrive avec un titre national remporté au Maroc. La saison dernière, l’Espagnol a conduit le Maghreb de Fès au championnat marocain 2025-2026, une performance qui avait notamment retenu l’attention de la direction espérantiste lors de sa recherche d’un nouvel entraîneur.

La nomination de Franco intervient dans un contexte de changement sur le banc espérantiste. Laurențiu Reghecampf n’a pas accompagné l’équipe lors du début du stage à Aïn Draham. Mosaïque FM a par ailleurs rapporté que le technicien roumain doit être présenté jeudi 24 septembre comme nouvel entraîneur du Steaua Bucarest.

L’Espérance se prépare donc à tourner la page Reghecampf avec Pablo Franco, sous réserve de la signature et de l’officialisation de son contrat.

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Rentrée scolaire : Ooredoo Fintech accompagne 400 enfants en Tunisie

À l’occasion de la rentrée scolaire, Ooredoo Fintech Tunisie a pris en charge les frais de scolarité de 400 enfants orphelins, dans le cadre d’une initiative menée avec l’Association Rose de l’Espoir.

Une délégation de l’entreprise, conduite par son Country Head, Mustapha Ben Ghachem, s’est rendue le 11 septembre auprès de l’association afin de rencontrer les enfants bénéficiaires. Une activité a également été organisée pour marquer le début de la nouvelle année scolaire.

400 enfants accompagnés

Cette initiative vise à apporter un soutien concret aux familles et aux enfants accompagnés par l’Association Rose de l’Espoir à l’occasion de la rentrée.

Pour Ooredoo Fintech, cette action s’inscrit dans une démarche d’engagement auprès des communautés locales, au-delà de ses activités dans les services financiers numériques.

« Soutenir l’éducation des enfants est l’une des façons dont nous pouvons contribuer » à leur offrir davantage d’opportunités, a déclaré Mustapha Ben Ghachem, soulignant la volonté de l’entreprise d’accompagner 400 enfants pour cette rentrée scolaire.

De son côté, Seifeddine Chibani, président de l’Association Rose de l’Espoir, a salué cette contribution, estimant qu’elle renforce la capacité de l’association à poursuivre son accompagnement des enfants.

Une action autour de l’éducation

L’initiative intervient dans le cadre des actions sociales menées par Ooredoo Fintech en Tunisie, avec un accent mis ici sur l’accès à l’éducation.

Présente sur le marché tunisien à travers ses services financiers numériques, l’entreprise indique vouloir également développer des initiatives en faveur de l’inclusion et de l’accompagnement des communautés locales.

Cette opération avec l’Association Rose de l’Espoir vient ainsi compléter les activités de l’entreprise autour de sa marque grand public walletii by Ooredoo.

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Grève des transporteurs : Agil rassure sur les stocks de carburant

Alors que la grève des transporteurs de carburants a débuté ce mercredi 23 septembre, le président-directeur général d’Agil, Khaled Battin, assure que l’approvisionnement des stations se poursuit normalement. Il affirme notamment que les dépôts de Radès et de Skhira disposent d’un stock couvrant environ un mois de consommation.

Un stock couvrant un mois

Intervenant mercredi sur les ondes de Mosaique fm, Khaled Battin a indiqué que le mouvement de grève des travailleurs du transport des carburants n’avait pas, à ce stade, perturbé le fonctionnement des stations-service.

Selon le PDG d’Agil, plusieurs chauffeurs ont continué à travailler normalement et à assurer l’approvisionnement des stations en carburants malgré l’appel à la grève.

Il a également affirmé que les opérations se déroulaient normalement dans les dépôts de Radès et de Skhira, précisant que les stocks disponibles permettent de couvrir les besoins d’environ un mois.

Deux arrivages de carburants

Khaled Battin a par ailleurs souligné que ces réserves sont soutenues par un approvisionnement continu. Il a notamment indiqué qu’un navire chargé d’essence était arrivé la veille, tandis qu’un autre, transportant du gasoil, devait arriver mercredi.

Ces arrivages doivent contribuer à maintenir l’approvisionnement du marché alors que les transporteurs de carburants observent leur mouvement de grève les 23 et 24 septembre.

Agil assure que les stations restent approvisionnées

Le PDG d’Agil a également déclaré qu’aucune file d’attente n’était enregistrée dans les stations-service au moment de son intervention.

Cette affirmation doit toutefois être comprise comme un état de la situation présenté par Agil mercredi matin, alors que la situation peut varier d’une station à l’autre et évoluer au cours de la journée.

L’entreprise assure ainsi que la disponibilité des stocks et la poursuite d’une partie des opérations de transport permettent, pour le moment, de maintenir l’approvisionnement malgré le mouvement social.

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Tunisie : 698 MD de financements pour l’eau potable et le Groupe chimique

La Tunisie a signé deux accords de garantie avec la Banque africaine de développement (BAD) pour des financements destinés à la SONEDE et au Groupe chimique tunisien. Les deux opérations représentent au total 698 millions de dinars, avec 377 MD consacrés au réseau d’eau potable du Grand Tunis et 321 MD à la mise à niveau environnementale des unités du GCT.

377 MD pour le réseau d’eau du Grand Tunis

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du bureau de la BAD en Tunisie, ont signé mardi 22 septembre les deux accords de garantie entre la République tunisienne et la banque.

Le premier financement, d’un montant de 111,5 millions d’euros, soit environ 377 millions de dinars, bénéficiera à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

Il contribuera au projet d’amélioration des performances techniques et énergétiques du réseau d’eau potable du Grand Tunis. L’objectif est notamment d’améliorer l’efficacité du réseau et de renforcer la sécurité de l’approvisionnement en eau.

La BAD avait déjà approuvé ce financement avant la signature de l’accord de garantie. Le coût global du projet est estimé à 151,1 millions d’euros, avec notamment une contribution de 30 millions d’euros de l’Union européenne et de 9,6 millions d’euros de la SONEDE.

321 MD pour moderniser le Groupe chimique

Le deuxième accord porte sur un financement de 110 millions de dollars, soit environ 321 millions de dinars, destiné au Groupe chimique tunisien.

Cette enveloppe doit contribuer à la mise à niveau environnementale et à la modernisation des unités de production du groupe. Le projet vise notamment à réduire la pollution et à améliorer les performances environnementales et énergétiques des installations.

Les interventions concernent notamment les sites du GCT à Gabès, Skhira et M’Dhilla, avec des investissements destinés à améliorer les performances opérationnelles et à réduire l’impact environnemental des activités industrielles.

Deux projets liés aux priorités nationales

Lors de la cérémonie de signature, Samir Abdelhafidh a indiqué que les deux projets s’inscrivent dans les priorités du Plan de développement 2026-2030, notamment en matière de sécurité hydrique et énergétique, de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement.

Le ministre a également souligné l’importance du soutien aux entreprises publiques stratégiques afin d’améliorer leur efficacité et leur capacité à remplir leurs missions économiques et sociales.

De son côté, Malinne Blomberg a réaffirmé la volonté de la BAD de poursuivre son appui à la Tunisie. Elle a notamment mis en avant les objectifs des deux projets en matière de sécurité hydrique et alimentaire, de réduction de la pollution, d’efficacité énergétique et d’amélioration des conditions de vie.

Les deux financements représentent ainsi près de 700 millions de dinars, mais leur signature du 22 septembre constitue une étape dans la mise en œuvre de financements dont les approbations par la BAD étaient intervenues antérieurement.

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Migration : Plus de 5000 retours volontaires depuis la Tunisie en 2026

La Tunisie a enregistré 5077 retours volontaires de migrants en situation irrégulière depuis le début de l’année 2026, selon les chiffres communiqués par le ministère des Affaires étrangères à l’issue d’une rencontre entre Mohamed Ali Nafti et la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, mardi 22 septembre à New York.

Ce chiffre porte à 25.351 le nombre total de migrants ayant bénéficié du mécanisme de retour volontaire et de réintégration depuis sa mise en place, précise le ministère. Ce bilan ne comprend pas les retours volontaires effectués à bord de vols commerciaux réguliers.

5077 retours depuis janvier

Au cours de leur entretien, Mohamed Ali Nafti et Amy Pope ont examiné les résultats de la coopération entre la Tunisie et l’OIM, notamment dans le cadre du mécanisme de retour volontaire et de réintégration.

Selon les données présentées par le ministère, 5077 migrants en situation irrégulière ont ainsi quitté volontairement la Tunisie depuis le 1er janvier 2026. Le cumul atteint désormais 25.351 bénéficiaires depuis le lancement de ce dispositif.

Les deux parties ont souligné la nécessité de poursuivre la coordination afin d’accélérer les opérations de retour volontaire et de favoriser une réintégration durable des personnes retournées dans leurs pays d’origine.

Tunis réaffirme sa position sur la migration

À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position constante de la Tunisie, qui refuse que son territoire soit une terre d’installation ou de transit. Selon le ministre, la gestion des questions migratoires doit s’inscrire dans une approche globale fondée notamment sur la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine et des droits de l’Homme.

Le ministre a également souligné la nécessité d’intensifier l’action internationale contre les causes profondes de la migration irrégulière et de lutter contre les réseaux de traite des êtres humains.

Il a par ailleurs appelé à développer des solutions permettant de mieux articuler la lutte contre la migration irrégulière et le renforcement des voies de migration régulière, conformément aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La coopération Tunisie-OIM au centre des échanges

Amy Pope s’est, de son côté, félicitée du niveau de coopération entre l’OIM et la Tunisie. Elle a notamment souligné l’importance des programmes de développement ainsi que du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains, présenté comme un moyen de s’attaquer aux causes profondes du phénomène migratoire.

Les deux responsables ont également passé en revue plusieurs programmes mis en œuvre par l’OIM au profit des compétences tunisiennes résidant à l’étranger, afin de leur permettre de contribuer aux efforts de développement dans leur pays d’origine.

La rencontre s’est tenue en marge de la participation de Mohamed Ali Nafti aux travaux de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

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Tunisie – Météo : Pluies orageuses et parfois abondantes dans plusieurs régions ce mercredi

Des pluies éparses et temporairement orageuses sont attendues ce mercredi 23 septembre sur plusieurs régions de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), les précipitations concerneront d’abord les régions côtières de l’Est avant de s’étendre localement à d’autres zones du pays au cours de l’après-midi.

Une situation pluvieuse qui s’étend

Le ciel sera parfois très nuageux sur les régions concernées, avec des pluies éparses pouvant prendre un caractère orageux. L’INM prévoit leur extension, dans l’après-midi, au Nord ainsi qu’aux régions du Centre-Ouest, du Sud et de l’Extrême-Sud.

Dans certaines zones du Sud et de l’Extrême-Sud, les précipitations pourront être parfois abondantes. La carte de vigilance de l’INM signale notamment des cellules orageuses locales accompagnées de pluies parfois intenses sur l’Extrême-Sud, avant leur déplacement vers les régions de l’Est.

La vigilance concerne notamment Tataouine, où l’INM a actualisé mercredi matin son suivi pour les risques de pluie-inondation et d’orages.

Des températures jusqu’à 33 degrés

Les températures maximales resteront comprises généralement entre 27 et 33°C, tandis qu’elles se situeront autour de 24°C sur les hauteurs de l’Ouest.

Le vent soufflera de secteur nord sur le Nord et de secteur est sur le Centre et le Sud. Il sera relativement fort près des côtes et faible à modéré ailleurs. La mer sera moutonneuse à localement agitée sur les côtes Est.

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Tunisie : La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance à 2,3% en 2026

Après une croissance de 2,7% en 2025, l’économie tunisienne devrait ralentir à 2,3% cette année, selon la Banque mondiale. L’institution prévoit ensuite une croissance moyenne de 2,1% en 2027-2028, dans un contexte marqué notamment par la hausse du déficit énergétique et les contraintes de financement.

La croissance tunisienne devrait perdre de la vitesse en 2026. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré à la Tunisie, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », la Banque mondiale prévoit une progression du PIB réel de 2,3% en 2026, contre 2,7% en 2025. Pour les deux années suivantes, l’institution table sur une croissance moyenne de 2,1% en 2027-2028.

Cette prévision intervient alors que l’économie tunisienne a enregistré une progression de 2,4% en glissement annuel au premier semestre 2026. La Banque mondiale souligne toutefois que cette évolution masque des performances très différentes selon les secteurs.

Des contraintes qui pèsent sur l’activité

Dans son analyse, la Banque mondiale relève plusieurs facteurs qui limitent la dynamique de croissance tunisienne, notamment les obstacles à la concurrence, l’accès limité au financement et certaines distorsions des politiques publiques.

L’institution pointe également le faible taux d’activité des femmes, qu’elle considère comme un facteur contribuant à l’écart de croissance entre la Tunisie et plusieurs pays comparables de la région.

Le déficit énergétique s’alourdit

Les déséquilibres extérieurs constituent également un point de vigilance. La Banque mondiale indique que le déficit énergétique a augmenté de 30% au premier semestre 2026, dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole.

Cette évolution a contribué à une progression nominale de 49% du déficit du compte courant sur la même période.

La pression sur les réserves de change s’est par ailleurs accentuée à la mi-juillet, notamment en raison du remboursement en une seule journée d’une euro-obligation de 2019 d’une valeur de 2,47 milliards de dinars, selon la Banque mondiale.

Un financement public davantage tourné vers le marché intérieur

Sur le plan budgétaire, la Banque mondiale relève la poursuite de l’assainissement budgétaire en 2025, tout en soulignant que la dette publique demeure élevée.

Face à des possibilités limitées de financement extérieur, les autorités ont davantage recours au financement intérieur. La Banque mondiale souligne notamment le recours au financement direct du budget par la Banque centrale, devenu récurrent depuis 2024.

Selon l’institution, cette évolution peut accroître les risques d’éviction du crédit privé et les pressions inflationnistes.

La trajectoire de croissance attendue pour les prochaines années reste ainsi étroitement liée à l’évolution des comptes extérieurs, des conditions de financement et des équilibres budgétaires.

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Pénurie d’eau : La Banque mondiale chiffre à 6,4% la perte potentielle de PIB tunisien d’ici 2050

La pénurie d’eau pourrait réduire le PIB de la Tunisie de 6,4% à l’horizon 2050 si aucune mesure suffisante n’est prise pour répondre au déficit hydrique. La Banque mondiale estime également que le secteur agricole pourrait perdre près de 30 % de sa valeur ajoutée dans ce scénario.

La pénurie d’eau devient un risque économique majeur pour la Tunisie. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré au pays, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », la Banque mondiale estime que, dans un scénario où les tendances actuelles se poursuivent, le déficit hydrique pourrait entraîner une contraction du PIB de 3,4% en 2030, puis de 6,4% en 2050.

La Banque mondiale souligne ainsi que la question de l’eau dépasse largement le seul secteur agricole. Les conséquences pourraient toucher plusieurs activités dépendantes de cette ressource, notamment l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie.

L’agriculture parmi les secteurs les plus exposés

L’agriculture est particulièrement vulnérable à cette évolution. Le secteur emploie environ 14% de la population active et jusqu’à la moitié des travailleurs ruraux, selon la Banque mondiale.

Dans le scénario de poursuite des tendances actuelles, la valeur ajoutée agricole pourrait diminuer de 29% à l’horizon 2050. La Banque mondiale estime par ailleurs qu’au moins 30% des emplois agricoles pourraient disparaître d’ici le milieu du siècle en l’absence de mesures permettant de réduire l’impact du stress hydrique et climatique.

Le problème devrait également s’accentuer du côté de l’équilibre entre l’offre et la demande. Selon les analyses de la Banque mondiale, environ un quart de la demande en eau pourrait rester insatisfaite en 2050 si aucune action structurelle n’est engagée.

Le Plan Eau 2050 au cœur de la réponse

Face à cette situation, la Banque mondiale souligne que les investissements prévus dans le cadre du Plan Eau 2050 devront être accompagnés de réformes portant notamment sur la gouvernance du secteur, la viabilité financière et la performance des opérateurs.

L’institution recommande également la modernisation du Code des eaux, le développement de la réutilisation des eaux usées traitées, l’amélioration du recouvrement des coûts et la protection des ménages vulnérables.

La réduction des pertes dans les réseaux, la digitalisation et une meilleure gestion de l’irrigation figurent également parmi les mesures mises en avant.

La Banque mondiale considère ainsi que la sécurité hydrique ne constitue pas uniquement un enjeu environnemental : elle conditionne également la production agricole, l’emploi et une partie des perspectives économiques de la Tunisie.

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Huile d’olive : La Tunisie engrange 4,78 milliards de dinars en dix mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 381,2 mille tonnes pour une valeur de 4,78 milliards de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne 2025/2026. Les volumes progressent de 50,8% et les recettes de 41,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La campagne 2025/2026 confirme la forte dynamique des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Entre novembre 2025 et août 2026, la Tunisie a exporté 381,2 mille tonnes d’huile d’olive, pour des recettes de 4780,4 millions de dinars.

Par rapport aux dix premiers mois de la campagne précédente, les quantités exportées ont augmenté de 50,8%, tandis que les recettes ont progressé de 41,2%.

Le conditionné reste minoritaire

Sur les volumes exportés, l’huile d’olive conditionnée représente 55,4 mille tonnes, soit 14,5% du total, en hausse de 48,7% sur un an.

L’essentiel des exportations reste toutefois constitué d’huile en vrac, qui représente 85,5% des volumes. L’huile d’olive extra vierge constitue pour sa part 83,5% des quantités exportées.

Cette structure se retrouve dans les recettes : l’huile conditionnée ne représente que 19,3% de la valeur totale des exportations sur la période.

Un prix moyen de 13,31 dinars le kilo

En août 2026, le prix moyen de l’huile d’olive tunisienne exportée s’est établi à 13,31 dinars le kilogramme, contre 12,42 dinars un an auparavant, soit une progression de 7,1%.

Selon les catégories, les prix observés vont de 8,41 à 17,12 dinars le kilogramme. À fin août, l’huile d’olive tunisienne était commercialisée dans plus de 82 pays.

L’Europe reste le principal débouché

L’Union européenne a absorbé 56,6% des volumes exportés au cours des dix premiers mois de la campagne. L’Espagne arrive en tête avec 31,9%, devant l’Italie avec 19,8%.

L’Amérique du Nord représente 24,4% des exportations, principalement grâce aux États-Unis (19,3%) et au Canada (5,1%).

L’Asie concentre 11,5% des volumes, avec notamment l’Arabie Saoudite à 4,9% et la Jordanie à 3%. Le marché africain représente 3,7%, dont 3,1% pour l’Égypte.

699,7 millions de dinars pour l’huile bio

L’huile d’olive biologique affiche également des performances importantes. Les exportations ont atteint 53 mille tonnes, pour une valeur d’environ 699,7 millions de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne.

Le conditionné reste toutefois très minoritaire dans cette catégorie, avec seulement 6,3% des volumes d’huile d’olive biologique exportés.

Le prix moyen de l’huile biologique s’est établi à 13,20 dinars le kilogramme, avec une moyenne de 12,96 dinars pour le vrac et de 16,74 dinars pour le conditionné.

L’Italie constitue le premier débouché de l’huile d’olive biologique tunisienne, avec 39% des volumes, devant l’Espagne (26%), les États-Unis (23%) et la France (8%).

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ELMED : La Tunisie accélère le suivi d’un câble électrique de 600 MW vers l’Italie

Le premier comité de pilotage chargé du suivi du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED s’est réuni mardi à Tunis. Le ministre Salah Zouari a appelé les différentes parties prenantes à renforcer leur coordination afin de respecter le calendrier prévu pour ce projet d’une capacité de 600 MW.

Le projet ELMED entre dans une nouvelle phase de suivi institutionnel. La première réunion du comité de pilotage chargé de superviser sa mise en œuvre s’est tenue mardi, sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du département de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.

Selon un communiqué du département de l’Industrie, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin d’assurer le suivi des différentes étapes du projet conformément au calendrier établi.

Un câble de 600 MW sur 223 km

Zouari a également appelé les parties concernées à conjuguer leurs efforts pour surmonter les éventuelles difficultés susceptibles d’affecter la réalisation du projet et à réunir les meilleures conditions pour sa mise en œuvre.

ELMED prévoit la réalisation d’une interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie. Le câble s’étendra sur environ 223 kilomètres et disposera d’une capacité de 600 MW, avec un fonctionnement bidirectionnel permettant le transport d’électricité dans les deux sens.

L’interconnexion reposera sur une technologie de courant continu haute tension (HVDC), avec une tension pouvant atteindre 500 kV.

Plusieurs administrations mobilisées

La réunion du comité de pilotage a réuni des représentants de plusieurs structures concernées par le projet, notamment la STEG, la Direction générale des douanes ainsi que des représentants des ministères de la Défense, de l’Économie, de l’Agriculture et de l’Environnement.

Cette coordination doit permettre d’assurer le suivi des différentes composantes du projet et de traiter les éventuelles difficultés au fur et à mesure de son avancement.

Avec ses 600 MW de capacité, ELMED constitue une infrastructure majeure d’interconnexion entre les réseaux électriques tunisien et italien. Sa mise en œuvre doit également renforcer les échanges électriques entre les deux rives de la Méditerranée.

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Orange Tunisie : 67.690 élèves déjà touchés par les Écoles Numériques

La Fondation Orange Tunisie poursuit son programme Écoles Numériques, lancé en 2014, avec 10 nouvelles écoles prévues pour l’année scolaire 2026-2027. En parallèle, 1013 élèves de 15 écoles primaires publiques ont bénéficié de la 16e édition de Magic Rentrée.

La Fondation Orange Tunisie poursuit ses actions dans le domaine de l’éducation numérique et de la solidarité. Depuis le lancement du programme Écoles Numériques en 2014, quelque 67.690 élèves dans 200 écoles primaires réparties sur l’ensemble du territoire tunisien ont bénéficié d’équipements et de contenus pédagogiques numériques.

Le programme, développé en partenariat avec le ministère de l’Éducation et le Centre national des technologies en éducation (CNTE), vise notamment à faciliter l’accès des élèves aux outils numériques et à accompagner l’évolution des pratiques pédagogiques.

10 nouvelles écoles et 10 clubs RoboKids

Pour l’année scolaire 2026-2027, la Fondation Orange Tunisie prévoit de poursuivre ce déploiement avec 10 nouvelles écoles numériques.

Dix clubs RoboKids seront également mis en place afin de familiariser les élèves avec la robotique et les technologies numériques, tout en développant leur créativité.

Le programme s’appuie notamment sur des tablettes, ordinateurs portables, vidéoprojecteurs, contenus éducatifs et kits robotiques.

Depuis 2018, les productions réalisées par des élèves tunisiens dans le cadre du programme ont par ailleurs obtenu 16 Prix « WikiChallenge Écoles d’Afrique », décernés pour des contenus publiés sur la plateforme Vikidia.

260 écoles ciblées par ForGoodConnections

Orange Tunisie et sa Fondation poursuivent également le déploiement de ForGoodConnections, lancé en 2024.

Pour l’année scolaire 2026-2027, le dispositif prévoit des actions de sensibilisation dans 260 écoles primaires publiques. Elles portent notamment sur les usages responsables du numérique, l’hyperconnexion, l’exposition des jeunes à des contenus inappropriés et les risques liés au cyberharcèlement.

L’objectif affiché est de sensibiliser les élèves, leurs familles et la communauté éducative aux enjeux liés à l’utilisation quotidienne des outils numériques.

1013 élèves bénéficiaires de Magic Rentrée

Sur le volet solidaire, la Fondation Orange Tunisie a organisé en 2026 la 16e édition de Magic Rentrée, en partenariat avec l’association Un Enfant, Des Sourires.

Cette opération a permis à 1013 élèves de 15 écoles primaires publiques de recevoir un cartable et des fournitures scolaires pour la rentrée. Depuis le lancement de cette initiative, il y a 16 ans, 2813 élèves ont ainsi bénéficié de cartables et de fournitures scolaires.

Pour l’édition 2026, des salariés d’Orange Tunisie ont participé aux différentes étapes de préparation de l’opération, de la réception et du tri des fournitures jusqu’à la préparation des cartables destinés aux élèves.

À travers ces programmes, la Fondation Orange Tunisie poursuit ainsi deux axes complémentaires : faciliter l’accès des élèves aux outils et aux usages numériques, tout en accompagnant des familles et des établissements dans leurs besoins liés à la rentrée scolaire.

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Tunisie-Libye : Plus de 400 MD de dettes de santé restent en suspens

Le dossier des dettes libyennes envers les établissements de santé tunisiens revient au premier plan. Les créances accumulées par les cliniques privées ont été estimées à plus de 400 millions de dinars, alors que Tunis et Tripoli viennent de réaffirmer leur volonté de régler ce dossier.

Une dette qui dépasse les 400 millions de dinars

La question des impayés libyens envers le secteur de la santé tunisien figurait parmi les dossiers abordés lundi 21 septembre à New York par le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre libyen chargé de la gestion du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Taher Salem al-Baour.

Les deux responsables ont souligné la nécessité d’une coordination pour régler plusieurs dossiers en suspens entre les deux pays, notamment les dettes dues aux établissements de santé tunisiens. Aucun montant ni échéancier de paiement n’a toutefois été annoncé à l’issue de cette rencontre.

Le dernier chiffrage détaillé retrouvé fait état de plus de 400 millions de dinars de dettes envers les cliniques tunisiennes. Ce montant avait été avancé en mars 2025 par un représentant du secteur privé de la santé, tandis que le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, Boubaker Zakhama, évoquait de son côté une dette dépassant 350 millions de dinars.

Un dossier ancien toujours sans règlement définitif

Les dettes remontent en partie à la période qui a suivi 2011 et concernent notamment la prise en charge de patients et de blessés libyens dans les établissements tunisiens.

Une commission chargée de l’examen des créances avait été mise en place en 2018 et avait achevé ses travaux en 2023, sans permettre jusqu’ici de régler définitivement le dossier, selon les déclarations du secteur privé rapportées en 2025.

La question concerne notamment les factures liées aux patients pris en charge dans le cadre de dispositifs financés par la partie libyenne. Le secteur privé tunisien réclame depuis plusieurs années le règlement de ces sommes, qui pèsent sur la trésorerie de certaines cliniques.

Tunis et Tripoli veulent relancer le dossier

La rencontre de New York intervient ainsi sur un dossier qui reste sans solution définitive. Les deux ministres ont insisté sur la nécessité de préparer les prochaines échéances bilatérales, notamment la Haute Commission mixte tuniso-libyenne, afin de traiter les dossiers prioritaires.

Les discussions ont également porté sur les difficultés qui entravent la circulation des marchandises et des personnes aux postes-frontières et sur les moyens de faciliter les échanges entre les deux pays.

Pour le secteur de la santé tunisien, l’enjeu reste donc concret : obtenir le règlement des créances accumulées, alors que le montant public le plus élevé retrouvé dépasse 400 MD pour les cliniques privées.

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Transport des carburants : La grève des 23 et 24 septembre toujours maintenue

La grève prévue les 23 et 24 septembre dans le secteur du transport des hydrocarbures reste maintenue à ce stade, selon le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Salouene Smiri. Une réunion entre les parties concernées est prévue mardi pour tenter de parvenir à un accord.

Le mouvement reste maintenu

Intervenant mardi 22 septembre sur Mosaïque FM, Salouene Smiri a indiqué que le mouvement de grève prévu mercredi et jeudi était toujours maintenu et qu’il était, selon lui, légal.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT a précisé que le préavis avait été déposé près d’un mois auparavant et transmis aux différentes parties concernées, notamment à la Chambre nationale du transport des matières dangereuses, ainsi qu’aux ministères des Affaires sociales et du Transport et à l’Inspection générale du travail.

Selon lui, un accusé de réception avait également été transmis aux parties concernées.

Les revendications portent sur la couverture sociale

Le principal point de désaccord concerne, selon Salouene Smiri, la régularisation des droits des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ainsi que le retard dans le versement de certaines indemnités convenues.

Le responsable syndical a également indiqué que le deuxième versement au titre des crédits de couverture sociale pour l’année 2022 avait été effectué la semaine dernière.

De son côté, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Slim Sehimi, avait indiqué lundi que des crédits avaient été mobilisés pour couvrir les cotisations sociales des travailleurs du secteur, notamment à travers une augmentation de la marge bénéficiaire des entreprises de transport de carburants.

Un désaccord persiste sur la légalité

La question de la légalité du mouvement fait toutefois l’objet d’un désaccord entre les parties.

La Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA ont affirmé lundi n’avoir reçu aucun préavis de grève légal. Elles ont annoncé la mobilisation des entreprises de distribution pétrolière, des sociétés de transport de carburants et des stations-service afin d’assurer l’approvisionnement du marché les 23 et 24 septembre.

Les deux structures patronales considèrent ainsi que tout arrêt de travail ou toute entrave à la circulation des camions-citernes serait illégal.

Une réunion pour tenter d’éviter la grève

Une réunion entre les syndicats concernés est prévue mardi afin d’examiner les conditions permettant de mettre fin au mouvement.

Salouene Smiri a indiqué que les syndicats étaient disposés à annuler la grève en cas d’accord permettant de préserver les équilibres financiers des entreprises tout en garantissant les droits des travailleurs.

À la veille du mouvement annoncé, l’issue des discussions doit donc déterminer si la grève des transporteurs de carburants sera effectivement déclenchée les 23 et 24 septembre.

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Flottille Soumoud : L’UGTT, l’ONAT et la LTDH réagissent aux interpellations

L’UGTT, l’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ont pris position conjointement après les interpellations intervenues à la suite de la manifestation du 19 septembre en soutien aux membres détenus de la Flottille Soumoud.

Une réaction commune

Dans un communiqué commun, les trois organisations ont dénoncé les interpellations de manifestants et demandé la libération des personnes arrêtées à la suite du rassemblement.

La manifestation du 19 septembre avait été organisée en soutien aux membres tunisiens de la Flottille Soumoud détenus. Selon la Coordination de défense, 13 personnes interpellées après le rassemblement ont été placées en garde à vue.

L’UGTT, l’ONAT et la LTDH ont également appelé à la levée des restrictions concernant les rassemblements et les mouvements de protestation pacifiques.

Les trois organisations alertent sur les suites judiciaires

Dans leur déclaration, les trois organisations ont appelé à privilégier les voies pacifiques et le dialogue, tout en demandant que les droits des personnes interpellées soient respectés.

Selon la Coordination de défense, les avocats des personnes placées en garde à vue n’avaient pas encore été informés des accusations qui leur étaient reprochées.

Cette nouvelle prise de position intervient alors que quatre membres tunisiens de la Flottille Soumoud sont toujours détenus. Leur détention préventive avait été prolongée de quatre mois le 11 septembre.

L’intervention conjointe de l’UGTT, de l’ONAT et de la LTDH ajoute ainsi une nouvelle dimension au dossier, à la suite des interpellations liées à la manifestation du 19 septembre.

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Tunis-Carthage dans le Top 10 africain : Une 8e place entre Alger et Marrakech

Tunis-Carthage s’est classé au 8e rang des aéroports africains par capacité de sièges en août 2026, avec 526.444 places disponibles. Le classement de l’AFRAA place l’aéroport tunisien derrière Alger et Casablanca, mais devant Marrakech et Lagos.

Tunis-Carthage au coude-à-coude avec les grands hubs maghrébins

Selon la dernière mise à jour de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), publiée le 15 septembre, Tunis-Carthage disposait de 526.444 sièges en août 2026. L’aéroport tunisien occupe ainsi la huitième position d’un Top 10 dominé par Le Caire, avec 1,85 million de sièges, devant Addis-Abeba et Johannesburg.

À l’échelle du Maghreb, la comparaison est particulièrement parlante. Casablanca arrive en quatrième position avec 803.579 sièges, soit 277.135 de plus que Tunis-Carthage. Alger, cinquième, atteint 676.242 sièges, avec un écart de 149.798 sièges.

Tunis-Carthage devance toutefois Marrakech-Ménara, dixième avec 480.112 sièges, de 46.332 places. L’aéroport tunisien se situe également devant Lagos, neuvième, qui totalise 483.103 sièges.

Une capacité qui progresse plus vite que le trafic

Le classement intervient dans un contexte d’expansion de l’offre aérienne africaine. En août, la capacité en sièges sur le continent a augmenté de 8,8% sur un an, tandis que celle des liaisons intra-africaines a progressé de 10,5%.

Mais la capacité offerte ne doit pas être confondue avec le trafic réellement transporté. L’AFRAA relève qu’en juillet, les sièges-kilomètres disponibles (ASK) ont progressé de 9% sur un an, contre 5,8% pour les passagers-kilomètres payants (RPK). Autrement dit, l’offre augmente plus rapidement que le trafic.

Cette distinction est essentielle pour interpréter la 8e place de Tunis-Carthage : le classement mesure la capacité programmée par les compagnies et non la fréquentation effective de l’aéroport.

Le poids de l’Afrique du Nord

La position de Tunis-Carthage s’inscrit enfin dans le poids particulier de l’Afrique du Nord dans le transport aérien continental. La région représentait 41,9% de la capacité totale de sièges en Afrique en août, devant l’Afrique de l’Est (22,7%) et l’Afrique australe (18,3%).

Avec cinq aéroports dans le Top 10 — Le Caire, Casablanca, Alger, Tunis-Carthage et Marrakech — l’Afrique du Nord concentre ainsi une part importante de l’offre aérienne du continent. Pour Tunis-Carthage, le classement confirme surtout une position dans le groupe des principales plateformes africaines, avec un écart encore marqué avec Casablanca et Alger, mais une capacité supérieure à celle de Marrakech.

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