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Tunisie : La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance à 2,3% en 2026

Après une croissance de 2,7% en 2025, l’économie tunisienne devrait ralentir à 2,3% cette année, selon la Banque mondiale. L’institution prévoit ensuite une croissance moyenne de 2,1% en 2027-2028, dans un contexte marqué notamment par la hausse du déficit énergétique et les contraintes de financement.

La croissance tunisienne devrait perdre de la vitesse en 2026. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré à la Tunisie, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », la Banque mondiale prévoit une progression du PIB réel de 2,3% en 2026, contre 2,7% en 2025. Pour les deux années suivantes, l’institution table sur une croissance moyenne de 2,1% en 2027-2028.

Cette prévision intervient alors que l’économie tunisienne a enregistré une progression de 2,4% en glissement annuel au premier semestre 2026. La Banque mondiale souligne toutefois que cette évolution masque des performances très différentes selon les secteurs.

Des contraintes qui pèsent sur l’activité

Dans son analyse, la Banque mondiale relève plusieurs facteurs qui limitent la dynamique de croissance tunisienne, notamment les obstacles à la concurrence, l’accès limité au financement et certaines distorsions des politiques publiques.

L’institution pointe également le faible taux d’activité des femmes, qu’elle considère comme un facteur contribuant à l’écart de croissance entre la Tunisie et plusieurs pays comparables de la région.

Le déficit énergétique s’alourdit

Les déséquilibres extérieurs constituent également un point de vigilance. La Banque mondiale indique que le déficit énergétique a augmenté de 30% au premier semestre 2026, dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole.

Cette évolution a contribué à une progression nominale de 49% du déficit du compte courant sur la même période.

La pression sur les réserves de change s’est par ailleurs accentuée à la mi-juillet, notamment en raison du remboursement en une seule journée d’une euro-obligation de 2019 d’une valeur de 2,47 milliards de dinars, selon la Banque mondiale.

Un financement public davantage tourné vers le marché intérieur

Sur le plan budgétaire, la Banque mondiale relève la poursuite de l’assainissement budgétaire en 2025, tout en soulignant que la dette publique demeure élevée.

Face à des possibilités limitées de financement extérieur, les autorités ont davantage recours au financement intérieur. La Banque mondiale souligne notamment le recours au financement direct du budget par la Banque centrale, devenu récurrent depuis 2024.

Selon l’institution, cette évolution peut accroître les risques d’éviction du crédit privé et les pressions inflationnistes.

La trajectoire de croissance attendue pour les prochaines années reste ainsi étroitement liée à l’évolution des comptes extérieurs, des conditions de financement et des équilibres budgétaires.

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Pénurie d’eau : La Banque mondiale chiffre à 6,4% la perte potentielle de PIB tunisien d’ici 2050

La pénurie d’eau pourrait réduire le PIB de la Tunisie de 6,4% à l’horizon 2050 si aucune mesure suffisante n’est prise pour répondre au déficit hydrique. La Banque mondiale estime également que le secteur agricole pourrait perdre près de 30 % de sa valeur ajoutée dans ce scénario.

La pénurie d’eau devient un risque économique majeur pour la Tunisie. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré au pays, intitulé « Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience », la Banque mondiale estime que, dans un scénario où les tendances actuelles se poursuivent, le déficit hydrique pourrait entraîner une contraction du PIB de 3,4% en 2030, puis de 6,4% en 2050.

La Banque mondiale souligne ainsi que la question de l’eau dépasse largement le seul secteur agricole. Les conséquences pourraient toucher plusieurs activités dépendantes de cette ressource, notamment l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie.

L’agriculture parmi les secteurs les plus exposés

L’agriculture est particulièrement vulnérable à cette évolution. Le secteur emploie environ 14% de la population active et jusqu’à la moitié des travailleurs ruraux, selon la Banque mondiale.

Dans le scénario de poursuite des tendances actuelles, la valeur ajoutée agricole pourrait diminuer de 29% à l’horizon 2050. La Banque mondiale estime par ailleurs qu’au moins 30% des emplois agricoles pourraient disparaître d’ici le milieu du siècle en l’absence de mesures permettant de réduire l’impact du stress hydrique et climatique.

Le problème devrait également s’accentuer du côté de l’équilibre entre l’offre et la demande. Selon les analyses de la Banque mondiale, environ un quart de la demande en eau pourrait rester insatisfaite en 2050 si aucune action structurelle n’est engagée.

Le Plan Eau 2050 au cœur de la réponse

Face à cette situation, la Banque mondiale souligne que les investissements prévus dans le cadre du Plan Eau 2050 devront être accompagnés de réformes portant notamment sur la gouvernance du secteur, la viabilité financière et la performance des opérateurs.

L’institution recommande également la modernisation du Code des eaux, le développement de la réutilisation des eaux usées traitées, l’amélioration du recouvrement des coûts et la protection des ménages vulnérables.

La réduction des pertes dans les réseaux, la digitalisation et une meilleure gestion de l’irrigation figurent également parmi les mesures mises en avant.

La Banque mondiale considère ainsi que la sécurité hydrique ne constitue pas uniquement un enjeu environnemental : elle conditionne également la production agricole, l’emploi et une partie des perspectives économiques de la Tunisie.

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Huile d’olive : La Tunisie engrange 4,78 milliards de dinars en dix mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 381,2 mille tonnes pour une valeur de 4,78 milliards de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne 2025/2026. Les volumes progressent de 50,8% et les recettes de 41,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La campagne 2025/2026 confirme la forte dynamique des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Entre novembre 2025 et août 2026, la Tunisie a exporté 381,2 mille tonnes d’huile d’olive, pour des recettes de 4780,4 millions de dinars.

Par rapport aux dix premiers mois de la campagne précédente, les quantités exportées ont augmenté de 50,8%, tandis que les recettes ont progressé de 41,2%.

Le conditionné reste minoritaire

Sur les volumes exportés, l’huile d’olive conditionnée représente 55,4 mille tonnes, soit 14,5% du total, en hausse de 48,7% sur un an.

L’essentiel des exportations reste toutefois constitué d’huile en vrac, qui représente 85,5% des volumes. L’huile d’olive extra vierge constitue pour sa part 83,5% des quantités exportées.

Cette structure se retrouve dans les recettes : l’huile conditionnée ne représente que 19,3% de la valeur totale des exportations sur la période.

Un prix moyen de 13,31 dinars le kilo

En août 2026, le prix moyen de l’huile d’olive tunisienne exportée s’est établi à 13,31 dinars le kilogramme, contre 12,42 dinars un an auparavant, soit une progression de 7,1%.

Selon les catégories, les prix observés vont de 8,41 à 17,12 dinars le kilogramme. À fin août, l’huile d’olive tunisienne était commercialisée dans plus de 82 pays.

L’Europe reste le principal débouché

L’Union européenne a absorbé 56,6% des volumes exportés au cours des dix premiers mois de la campagne. L’Espagne arrive en tête avec 31,9%, devant l’Italie avec 19,8%.

L’Amérique du Nord représente 24,4% des exportations, principalement grâce aux États-Unis (19,3%) et au Canada (5,1%).

L’Asie concentre 11,5% des volumes, avec notamment l’Arabie Saoudite à 4,9% et la Jordanie à 3%. Le marché africain représente 3,7%, dont 3,1% pour l’Égypte.

699,7 millions de dinars pour l’huile bio

L’huile d’olive biologique affiche également des performances importantes. Les exportations ont atteint 53 mille tonnes, pour une valeur d’environ 699,7 millions de dinars au cours des dix premiers mois de la campagne.

Le conditionné reste toutefois très minoritaire dans cette catégorie, avec seulement 6,3% des volumes d’huile d’olive biologique exportés.

Le prix moyen de l’huile biologique s’est établi à 13,20 dinars le kilogramme, avec une moyenne de 12,96 dinars pour le vrac et de 16,74 dinars pour le conditionné.

L’Italie constitue le premier débouché de l’huile d’olive biologique tunisienne, avec 39% des volumes, devant l’Espagne (26%), les États-Unis (23%) et la France (8%).

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ELMED : La Tunisie accélère le suivi d’un câble électrique de 600 MW vers l’Italie

Le premier comité de pilotage chargé du suivi du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED s’est réuni mardi à Tunis. Le ministre Salah Zouari a appelé les différentes parties prenantes à renforcer leur coordination afin de respecter le calendrier prévu pour ce projet d’une capacité de 600 MW.

Le projet ELMED entre dans une nouvelle phase de suivi institutionnel. La première réunion du comité de pilotage chargé de superviser sa mise en œuvre s’est tenue mardi, sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du département de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.

Selon un communiqué du département de l’Industrie, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes afin d’assurer le suivi des différentes étapes du projet conformément au calendrier établi.

Un câble de 600 MW sur 223 km

Zouari a également appelé les parties concernées à conjuguer leurs efforts pour surmonter les éventuelles difficultés susceptibles d’affecter la réalisation du projet et à réunir les meilleures conditions pour sa mise en œuvre.

ELMED prévoit la réalisation d’une interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie. Le câble s’étendra sur environ 223 kilomètres et disposera d’une capacité de 600 MW, avec un fonctionnement bidirectionnel permettant le transport d’électricité dans les deux sens.

L’interconnexion reposera sur une technologie de courant continu haute tension (HVDC), avec une tension pouvant atteindre 500 kV.

Plusieurs administrations mobilisées

La réunion du comité de pilotage a réuni des représentants de plusieurs structures concernées par le projet, notamment la STEG, la Direction générale des douanes ainsi que des représentants des ministères de la Défense, de l’Économie, de l’Agriculture et de l’Environnement.

Cette coordination doit permettre d’assurer le suivi des différentes composantes du projet et de traiter les éventuelles difficultés au fur et à mesure de son avancement.

Avec ses 600 MW de capacité, ELMED constitue une infrastructure majeure d’interconnexion entre les réseaux électriques tunisien et italien. Sa mise en œuvre doit également renforcer les échanges électriques entre les deux rives de la Méditerranée.

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Orange Tunisie : 67.690 élèves déjà touchés par les Écoles Numériques

La Fondation Orange Tunisie poursuit son programme Écoles Numériques, lancé en 2014, avec 10 nouvelles écoles prévues pour l’année scolaire 2026-2027. En parallèle, 1013 élèves de 15 écoles primaires publiques ont bénéficié de la 16e édition de Magic Rentrée.

La Fondation Orange Tunisie poursuit ses actions dans le domaine de l’éducation numérique et de la solidarité. Depuis le lancement du programme Écoles Numériques en 2014, quelque 67.690 élèves dans 200 écoles primaires réparties sur l’ensemble du territoire tunisien ont bénéficié d’équipements et de contenus pédagogiques numériques.

Le programme, développé en partenariat avec le ministère de l’Éducation et le Centre national des technologies en éducation (CNTE), vise notamment à faciliter l’accès des élèves aux outils numériques et à accompagner l’évolution des pratiques pédagogiques.

10 nouvelles écoles et 10 clubs RoboKids

Pour l’année scolaire 2026-2027, la Fondation Orange Tunisie prévoit de poursuivre ce déploiement avec 10 nouvelles écoles numériques.

Dix clubs RoboKids seront également mis en place afin de familiariser les élèves avec la robotique et les technologies numériques, tout en développant leur créativité.

Le programme s’appuie notamment sur des tablettes, ordinateurs portables, vidéoprojecteurs, contenus éducatifs et kits robotiques.

Depuis 2018, les productions réalisées par des élèves tunisiens dans le cadre du programme ont par ailleurs obtenu 16 Prix « WikiChallenge Écoles d’Afrique », décernés pour des contenus publiés sur la plateforme Vikidia.

260 écoles ciblées par ForGoodConnections

Orange Tunisie et sa Fondation poursuivent également le déploiement de ForGoodConnections, lancé en 2024.

Pour l’année scolaire 2026-2027, le dispositif prévoit des actions de sensibilisation dans 260 écoles primaires publiques. Elles portent notamment sur les usages responsables du numérique, l’hyperconnexion, l’exposition des jeunes à des contenus inappropriés et les risques liés au cyberharcèlement.

L’objectif affiché est de sensibiliser les élèves, leurs familles et la communauté éducative aux enjeux liés à l’utilisation quotidienne des outils numériques.

1013 élèves bénéficiaires de Magic Rentrée

Sur le volet solidaire, la Fondation Orange Tunisie a organisé en 2026 la 16e édition de Magic Rentrée, en partenariat avec l’association Un Enfant, Des Sourires.

Cette opération a permis à 1013 élèves de 15 écoles primaires publiques de recevoir un cartable et des fournitures scolaires pour la rentrée. Depuis le lancement de cette initiative, il y a 16 ans, 2813 élèves ont ainsi bénéficié de cartables et de fournitures scolaires.

Pour l’édition 2026, des salariés d’Orange Tunisie ont participé aux différentes étapes de préparation de l’opération, de la réception et du tri des fournitures jusqu’à la préparation des cartables destinés aux élèves.

À travers ces programmes, la Fondation Orange Tunisie poursuit ainsi deux axes complémentaires : faciliter l’accès des élèves aux outils et aux usages numériques, tout en accompagnant des familles et des établissements dans leurs besoins liés à la rentrée scolaire.

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Tunisie-Libye : Plus de 400 MD de dettes de santé restent en suspens

Le dossier des dettes libyennes envers les établissements de santé tunisiens revient au premier plan. Les créances accumulées par les cliniques privées ont été estimées à plus de 400 millions de dinars, alors que Tunis et Tripoli viennent de réaffirmer leur volonté de régler ce dossier.

Une dette qui dépasse les 400 millions de dinars

La question des impayés libyens envers le secteur de la santé tunisien figurait parmi les dossiers abordés lundi 21 septembre à New York par le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre libyen chargé de la gestion du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Taher Salem al-Baour.

Les deux responsables ont souligné la nécessité d’une coordination pour régler plusieurs dossiers en suspens entre les deux pays, notamment les dettes dues aux établissements de santé tunisiens. Aucun montant ni échéancier de paiement n’a toutefois été annoncé à l’issue de cette rencontre.

Le dernier chiffrage détaillé retrouvé fait état de plus de 400 millions de dinars de dettes envers les cliniques tunisiennes. Ce montant avait été avancé en mars 2025 par un représentant du secteur privé de la santé, tandis que le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, Boubaker Zakhama, évoquait de son côté une dette dépassant 350 millions de dinars.

Un dossier ancien toujours sans règlement définitif

Les dettes remontent en partie à la période qui a suivi 2011 et concernent notamment la prise en charge de patients et de blessés libyens dans les établissements tunisiens.

Une commission chargée de l’examen des créances avait été mise en place en 2018 et avait achevé ses travaux en 2023, sans permettre jusqu’ici de régler définitivement le dossier, selon les déclarations du secteur privé rapportées en 2025.

La question concerne notamment les factures liées aux patients pris en charge dans le cadre de dispositifs financés par la partie libyenne. Le secteur privé tunisien réclame depuis plusieurs années le règlement de ces sommes, qui pèsent sur la trésorerie de certaines cliniques.

Tunis et Tripoli veulent relancer le dossier

La rencontre de New York intervient ainsi sur un dossier qui reste sans solution définitive. Les deux ministres ont insisté sur la nécessité de préparer les prochaines échéances bilatérales, notamment la Haute Commission mixte tuniso-libyenne, afin de traiter les dossiers prioritaires.

Les discussions ont également porté sur les difficultés qui entravent la circulation des marchandises et des personnes aux postes-frontières et sur les moyens de faciliter les échanges entre les deux pays.

Pour le secteur de la santé tunisien, l’enjeu reste donc concret : obtenir le règlement des créances accumulées, alors que le montant public le plus élevé retrouvé dépasse 400 MD pour les cliniques privées.

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Transport des carburants : La grève des 23 et 24 septembre toujours maintenue

La grève prévue les 23 et 24 septembre dans le secteur du transport des hydrocarbures reste maintenue à ce stade, selon le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Salouene Smiri. Une réunion entre les parties concernées est prévue mardi pour tenter de parvenir à un accord.

Le mouvement reste maintenu

Intervenant mardi 22 septembre sur Mosaïque FM, Salouene Smiri a indiqué que le mouvement de grève prévu mercredi et jeudi était toujours maintenu et qu’il était, selon lui, légal.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT a précisé que le préavis avait été déposé près d’un mois auparavant et transmis aux différentes parties concernées, notamment à la Chambre nationale du transport des matières dangereuses, ainsi qu’aux ministères des Affaires sociales et du Transport et à l’Inspection générale du travail.

Selon lui, un accusé de réception avait également été transmis aux parties concernées.

Les revendications portent sur la couverture sociale

Le principal point de désaccord concerne, selon Salouene Smiri, la régularisation des droits des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ainsi que le retard dans le versement de certaines indemnités convenues.

Le responsable syndical a également indiqué que le deuxième versement au titre des crédits de couverture sociale pour l’année 2022 avait été effectué la semaine dernière.

De son côté, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Slim Sehimi, avait indiqué lundi que des crédits avaient été mobilisés pour couvrir les cotisations sociales des travailleurs du secteur, notamment à travers une augmentation de la marge bénéficiaire des entreprises de transport de carburants.

Un désaccord persiste sur la légalité

La question de la légalité du mouvement fait toutefois l’objet d’un désaccord entre les parties.

La Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA ont affirmé lundi n’avoir reçu aucun préavis de grève légal. Elles ont annoncé la mobilisation des entreprises de distribution pétrolière, des sociétés de transport de carburants et des stations-service afin d’assurer l’approvisionnement du marché les 23 et 24 septembre.

Les deux structures patronales considèrent ainsi que tout arrêt de travail ou toute entrave à la circulation des camions-citernes serait illégal.

Une réunion pour tenter d’éviter la grève

Une réunion entre les syndicats concernés est prévue mardi afin d’examiner les conditions permettant de mettre fin au mouvement.

Salouene Smiri a indiqué que les syndicats étaient disposés à annuler la grève en cas d’accord permettant de préserver les équilibres financiers des entreprises tout en garantissant les droits des travailleurs.

À la veille du mouvement annoncé, l’issue des discussions doit donc déterminer si la grève des transporteurs de carburants sera effectivement déclenchée les 23 et 24 septembre.

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Flottille Soumoud : L’UGTT, l’ONAT et la LTDH réagissent aux interpellations

L’UGTT, l’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ont pris position conjointement après les interpellations intervenues à la suite de la manifestation du 19 septembre en soutien aux membres détenus de la Flottille Soumoud.

Une réaction commune

Dans un communiqué commun, les trois organisations ont dénoncé les interpellations de manifestants et demandé la libération des personnes arrêtées à la suite du rassemblement.

La manifestation du 19 septembre avait été organisée en soutien aux membres tunisiens de la Flottille Soumoud détenus. Selon la Coordination de défense, 13 personnes interpellées après le rassemblement ont été placées en garde à vue.

L’UGTT, l’ONAT et la LTDH ont également appelé à la levée des restrictions concernant les rassemblements et les mouvements de protestation pacifiques.

Les trois organisations alertent sur les suites judiciaires

Dans leur déclaration, les trois organisations ont appelé à privilégier les voies pacifiques et le dialogue, tout en demandant que les droits des personnes interpellées soient respectés.

Selon la Coordination de défense, les avocats des personnes placées en garde à vue n’avaient pas encore été informés des accusations qui leur étaient reprochées.

Cette nouvelle prise de position intervient alors que quatre membres tunisiens de la Flottille Soumoud sont toujours détenus. Leur détention préventive avait été prolongée de quatre mois le 11 septembre.

L’intervention conjointe de l’UGTT, de l’ONAT et de la LTDH ajoute ainsi une nouvelle dimension au dossier, à la suite des interpellations liées à la manifestation du 19 septembre.

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Tunis-Carthage dans le Top 10 africain : Une 8e place entre Alger et Marrakech

Tunis-Carthage s’est classé au 8e rang des aéroports africains par capacité de sièges en août 2026, avec 526.444 places disponibles. Le classement de l’AFRAA place l’aéroport tunisien derrière Alger et Casablanca, mais devant Marrakech et Lagos.

Tunis-Carthage au coude-à-coude avec les grands hubs maghrébins

Selon la dernière mise à jour de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), publiée le 15 septembre, Tunis-Carthage disposait de 526.444 sièges en août 2026. L’aéroport tunisien occupe ainsi la huitième position d’un Top 10 dominé par Le Caire, avec 1,85 million de sièges, devant Addis-Abeba et Johannesburg.

À l’échelle du Maghreb, la comparaison est particulièrement parlante. Casablanca arrive en quatrième position avec 803.579 sièges, soit 277.135 de plus que Tunis-Carthage. Alger, cinquième, atteint 676.242 sièges, avec un écart de 149.798 sièges.

Tunis-Carthage devance toutefois Marrakech-Ménara, dixième avec 480.112 sièges, de 46.332 places. L’aéroport tunisien se situe également devant Lagos, neuvième, qui totalise 483.103 sièges.

Une capacité qui progresse plus vite que le trafic

Le classement intervient dans un contexte d’expansion de l’offre aérienne africaine. En août, la capacité en sièges sur le continent a augmenté de 8,8% sur un an, tandis que celle des liaisons intra-africaines a progressé de 10,5%.

Mais la capacité offerte ne doit pas être confondue avec le trafic réellement transporté. L’AFRAA relève qu’en juillet, les sièges-kilomètres disponibles (ASK) ont progressé de 9% sur un an, contre 5,8% pour les passagers-kilomètres payants (RPK). Autrement dit, l’offre augmente plus rapidement que le trafic.

Cette distinction est essentielle pour interpréter la 8e place de Tunis-Carthage : le classement mesure la capacité programmée par les compagnies et non la fréquentation effective de l’aéroport.

Le poids de l’Afrique du Nord

La position de Tunis-Carthage s’inscrit enfin dans le poids particulier de l’Afrique du Nord dans le transport aérien continental. La région représentait 41,9% de la capacité totale de sièges en Afrique en août, devant l’Afrique de l’Est (22,7%) et l’Afrique australe (18,3%).

Avec cinq aéroports dans le Top 10 — Le Caire, Casablanca, Alger, Tunis-Carthage et Marrakech — l’Afrique du Nord concentre ainsi une part importante de l’offre aérienne du continent. Pour Tunis-Carthage, le classement confirme surtout une position dans le groupe des principales plateformes africaines, avec un écart encore marqué avec Casablanca et Alger, mais une capacité supérieure à celle de Marrakech.

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Béja : Une agence de la BNA cambriolée, jusqu’à 50 mille dinars dérobés

Une agence de la Banque Nationale Agricole (BNA), située dans la ville de Béja, a été cambriolée dimanche. Une somme estimée entre 40.000 et 50.000 dinars aurait été dérobée, selon les déclarations du directeur de la banque à l’Agence TAP.

Enquête en cours

Les opérations de recherche, de fouille et d’examen des images des caméras de surveillance se poursuivent. Un dispositif sécuritaire renforcé a été déployé autour de l’agence, située rue Kheireddine Pacha.

Les forces de sécurité procèdent aux vérifications nécessaires afin de déterminer les circonstances exactes du cambriolage et d’identifier les personnes impliquées.

Des informations préliminaires sur le mode opératoire

Selon les premiers éléments rapportés, les auteurs présumés se seraient introduits dans l’agence par les portes arrière. Les mêmes informations indiquent qu’une seule personne serait entrée dans la banque pour commettre le vol, avec un éventuel soutien extérieur.

Ces éléments restent préliminaires et devront être confirmés par les investigations en cours. Il a également été indiqué que les auteurs du cambriolage ne seraient pas des employés de l’agence.

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Coupures d’eau : Plusieurs zones de quatre gouvernorats touchées jusqu’à mardi

La SONEDE annonce des perturbations de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs zones de Kairouan, Sousse, Monastir et Mahdia. La reprise progressive de la distribution est prévue mardi 22 septembre à partir de 8h, après la réparation d’une conduite principale de 600 mm.

Quatre gouvernorats concernés

Les coupures ont débuté lundi 21 septembre à partir de 12h, à la suite d’une panne survenue au niveau d’une conduite principale d’adduction d’eau potable, selon la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

À Kairouan, les perturbations concernent la délégation de Kairouan Nord, notamment les localités d’Al Houme et d’Al Ghabet.

Dans le gouvernorat de Sousse, les zones touchées se situent dans les délégations de Sidi El Hani, Kalaa Sghira et Msaken.

Sont notamment concernées, à Sidi El Hani, les localités de Sidi El Hani, Ouled Alouane, Ghabghoub, Ouled Khechine et Ouled El Fellah. À Kalaa Sghira, les perturbations affectent Oued Laïa, Naker, Dorgham, Noualet et Jabline.

À Msaken, la liste comprend notamment l’usine STIP, Karrat El Manjour, Kneyes, Chihia, Ouled Toumi, Bnin Rbiaa, Bayadha, Bni Kathoum, Frada et Borjine.

Des interruptions dans plusieurs délégations de Monastir

Dans le gouvernorat de Monastir, les perturbations concernent les délégations de Zemradine, Jammal, Ouerdanine et Benbla. Les zones citées par la SONEDE sont, à Zemradine : Menzel Hayet, El Alelcha, Mzeghoua et Mlichat ; à Jammel : Menzel Kamel, Bir Taïeb et Hdadra ; à Ouerdanine : Ouerdanine, Oued Jebes, Bou Othman et Manzel Khir ; et à Bembla : Manzel Nour.

Dans le gouvernorat de Mahdia, la coupure touche la délégation de Boumerdes, notamment la ville de Karkar.

Une reprise annoncée mardi matin

La SONEDE précise que les travaux de réparation se poursuivront sans interruption pendant 24 heures.

La reprise de l’approvisionnement en eau potable est prévue progressivement à partir du mardi 22 septembre à 8h, après l’achèvement des interventions sur la conduite principale.

L’horaire annoncé correspond à un début de reprise progressive : le retour à une distribution normale peut donc intervenir de manière échelonnée selon les zones concernées.

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Huile d’olive : Le FOPRODEX relève son soutien au transport aérien à 70%

Le Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) renforce son soutien logistique aux exportateurs tunisiens. La prise en charge du transport aérien de l’huile d’olive conditionnée passe de 50% à 70%, tandis que le soutien au transport multimodal atteint 50% dans le cadre du programme pilote EASY EXPORT.

Un soutien renforcé pour l’huile d’olive conditionnée

Le FOPRODEX a relevé de 50% à 70% le taux de soutien au transport aérien de l’huile d’olive conditionnée, à destination de toutes les régions, selon une information rapportée lundi 21 septembre par Mosaïque FM.

Cette mesure vise à alléger les coûts logistiques supportés par les exportateurs et à renforcer la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne conditionnée sur les marchés extérieurs.

La hausse s’inscrit dans les mesures annoncées précédemment dans le cadre des décisions du Conseil ministériel restreint du 7 mars 2025. Le CEPEX avait notamment confirmé l’augmentation du taux de prise en charge du transport aérien de 50% à 70%.

Le FOPRODEX relève également de 33% à 50% le taux de soutien au transport multimodal dans le cadre d’une nouvelle convention liée au programme pilote EASY EXPORT.

Lancé en octobre 2025, ce dispositif vise à faciliter les exportations via le réseau postal, notamment pour les entreprises souhaitant expédier leurs produits et échantillons à l’international. Le programme s’inscrit dans les efforts du CEPEX visant à simplifier les procédures d’exportation et à accompagner les petites et moyennes entreprises dans leur accès aux marchés étrangers.

Un appui aux exportateurs et aux PME

Créé pour soutenir les exportations tunisiennes, le FOPRODEX intervient notamment dans la prise en charge d’une partie des coûts de transport des produits agricoles, agroalimentaires et artisanaux.

Le renforcement des taux de soutien concerne ainsi deux leviers distincts : le transport aérien de l’huile d’olive conditionnée et le transport multimodal dans le cadre d’EASY EXPORT.

Ces mesures offrent un soutien supplémentaire aux opérateurs exportateurs, en particulier ceux qui commercialisent des produits conditionnés ou utilisent les solutions d’expédition proposées par le réseau postal.

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Gaz domestique : Stocks renforcés et contrôles accrus à l’approche de l’hiver

Le ministère du Commerce prépare dès à présent le dispositif d’approvisionnement en bouteilles de gaz domestique pour la prochaine saison hivernale. Le plan prévoit notamment un suivi renforcé de la demande, une consolidation des stocks chez les distributeurs et une extension du réseau de distribution.

Un dispositif préparé en amont

Une réunion de travail consacrée au suivi de l’approvisionnement et de la distribution des bouteilles de gaz domestique s’est tenue vendredi en présence du ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

A cette occasion, le ministre a insisté sur la nécessité de prendre les mesures nécessaires suffisamment tôt afin de garantir la régularité de l’approvisionnement du marché durant l’hiver.

Le dispositif prévoit notamment un suivi de l’évolution de la demande selon les régions, avec une attention particulière accordée aux gouvernorats où la consommation augmente habituellement ou qui peuvent être confrontés à des conditions climatiques difficiles.

Des stocks renforcés et un réseau élargi

Le ministère prévoit également de renforcer les stocks auprès des distributeurs et d’améliorer la coordination entre les différents intervenants afin d’anticiper les éventuelles difficultés d’approvisionnement.

Parmi les mesures examinées figure aussi le démarrage de la fourniture de bouteilles d’une capacité de 14 kg destinées aux usages industriels.

Le réseau des distributeurs doit, par ailleurs, être élargi afin de mieux répondre à la demande dans les différentes régions du pays.

Un contrôle renforcé contre les pratiques illicites

Le dispositif comprend enfin un renforcement des opérations de contrôle et de l’échange de données, en coordination avec les services sécuritaires.

L’objectif affiché est de lutter contre le monopole et les pratiques illicites susceptibles d’affecter la régularité de l’approvisionnement.

Cette préparation intervient donc en amont de la saison hivernale, avec l’objectif affiché par le ministère de prévenir les tensions sur le marché plutôt que d’attendre une éventuelle hausse de la demande pour intervenir.

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Carburants : A J-2, la grève des transporteurs reste maintenue, une conciliation attendue

La grève des travailleurs du transport des carburants, prévue les 23 et 24 septembre 2026, reste maintenue à ce stade. L’UGTT attend désormais la convocation d’une séance de conciliation par le ministère des Affaires sociales, alors que des avancées ont été enregistrées sur le volet financier du dossier.

Le mouvement toujours maintenu

Intervenant lundi 21 septembre sur Jawhara FM, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Selouane Semiri, a confirmé le maintien de la grève prévue mercredi 23 et jeudi 24 septembre.

Le syndicaliste a toutefois indiqué que le mouvement pourrait encore être évité en cas d’accord entre les différentes parties. L’UGTT attend notamment que le ministère des Affaires sociales convoque une séance de conciliation, conformément à l’article 378 du Code du travail.

Une marge bénéficiaire relevée depuis septembre

Selon Selouane Semiri, les ministères de l’Industrie et de l’Énergie et des Finances ont approuvé une augmentation de la marge bénéficiaire des sociétés de distribution de carburants à compter du 1er septembre 2026.

Cette mesure devait notamment permettre de dégager les ressources nécessaires au règlement des revendications sociales des travailleurs du secteur. Le syndicat cite notamment une prime dont le principe avait été convenu en mai 2019, mais qui n’a toujours pas été versée.

Le différend porte également sur la situation sociale des travailleurs et notamment sur leurs droits auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Selon le responsable syndical, les avancées enregistrées sur le volet financier n’ont pas encore permis de formaliser un accord avec les entreprises concernées.

Une dernière fenêtre avant le 23 septembre

L’UGTT affirme rester disposée à reprendre les négociations et appelle le ministère des Affaires sociales à réunir les représentants des travailleurs, des entreprises et les parties gouvernementales concernées.

A ce stade, aucune annulation de la grève n’a donc été annoncée. La distribution de carburants pourrait être perturbée si le mouvement est effectivement déclenché, mais son issue reste liée aux discussions qui pourraient intervenir avant mercredi.

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STEG : 19% de l’électricité produite ne seraient pas comptabilisés dans les ventes

Environ 19% de l’électricité produite par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne seraient pas comptabilisés dans ses ventes, selon un responsable au fait du dossier cité lundi par Mosaïque FM. Ces pertes se répartiraient entre pertes techniques du réseau et consommations illégales.

12% de pertes techniques

D’après cette source, 12% de l’électricité produite sont concernés par des pertes techniques liées au transport et à la distribution sur le réseau électrique. Ces pertes interviennent au cours de l’acheminement de l’électricité avant sa livraison aux consommateurs. Elles constituent une composante distincte des consommations illégales évoquées dans le même décompte.

Le reste, soit environ 7%, correspondrait à de l’électricité consommée illégalement, notamment à travers des branchements clandestins et des détournements, sans être intégrée dans la facturation de la STEG.

Des impayés de 6,5 milliards de dinars

La consommation illégale représente un manque à gagner direct pour la société publique : l’électricité produite et acheminée génère alors un coût sans produire les recettes correspondantes.

Cette situation intervient alors que les créances impayées de la STEG auprès de ses clients s’élèveraient à environ 6,5 milliards de dinars, toujours selon les informations rapportées par Mosaïque FM.

Précisons que les créances impayées de la STEG auprès de ses différents clients avaient atteint 6,061 milliards de dinars au 23 juin 2026, selon des données présentées par la société devant la Commission des finances de l’ARP.

Le niveau de pertes évoqué constitue ainsi un enjeu financier supplémentaire pour la société, qui doit à la fois supporter les coûts liés à l’électricité produite et faire face aux consommations qui ne donnent pas lieu à facturation.

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Coupure d’eau à Menzel Temime, Kélibia et Hammam Ghezaz dès mardi

La SONEDE annonce une coupure et des perturbations de l’approvisionnement en eau potable à partir du mardi 22 septembre à 6h dans trois délégations du gouvernorat de Nabeul. La reprise de la distribution est prévue progressivement mercredi 23 septembre à partir de 15h.

Les perturbations toucheront Menzel Temime, Kélibia et Hammam Ghezaz, a indiqué lundi la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

La coupure débutera mardi 22 septembre à 6h et concernera l’approvisionnement en eau potable dans les zones relevant de ces trois délégations.

Des travaux sur une conduite de 500 mm

Cette interruption est liée à des travaux de raccordement sur la conduite principale d’adduction d’eau de 500 mm de diamètre.

Ces interventions s’inscrivent dans le cadre des travaux de dédoublement de la route régionale n°27, reliant Menzel Temime à Kélibia.

Selon la SONEDE, les travaux de raccordement se poursuivront sans interruption pendant 24 heures afin de permettre leur achèvement.

Reprise progressive mercredi après-midi

La reprise de la distribution de l’eau potable est prévue progressivement à partir du mercredi 23 septembre à 15h, précise la SONEDE.

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Tunisie – Météo : Les pluies orageuses gagnent progressivement plusieurs régions

Le temps sera marqué ce lundi 21 septembre par des nuages parfois denses et des pluies temporairement orageuses, d’abord attendues sur le Sud-Ouest avant de gagner progressivement plusieurs autres régions du pays.

Des pluies qui s’étendent au fil de la journée

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les précipitations concerneront progressivement le Nord, le Centre-Est et le Sud, après avoir touché dans un premier temps le Sud-Ouest.

Le ciel sera ainsi parfois très nuageux, avec un caractère temporairement orageux des précipitations.

Jusqu’à 34 degrés dans l’extrême Sud

Le vent soufflera du secteur Nord sur le Nord et le Centre, tandis qu’il sera de secteur Est sur le Sud. Il sera relativement fort près des côtes Est et faible à modéré ailleurs. La mer sera peu agitée à localement agitée.

Les températures maximales varieront généralement entre 26 et 31°C. Elles seront plus fraîches sur les hauteurs Ouest, avec des valeurs autour de 23°C, tandis que l’extrême Sud connaîtra des températures pouvant atteindre 34°C.

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Huile d’olive tunisienne : La pression monte en Espagne pour limiter le perfectionnement actif

La hausse des importations d’huile d’olive tunisienne sous le régime du perfectionnement actif suscite une nouvelle contestation en Espagne. Des responsables politiques et des organisations agricoles espagnoles demandent à Madrid d’intervenir à Bruxelles pour limiter, voire suspendre, ce mécanisme douanier, qu’ils accusent de peser sur le marché local.

Un régime douanier au cœur de la polémique

Le débat ne porte pas sur une interdiction générale de l’huile d’olive tunisienne en Espagne, mais sur l’utilisation croissante du perfectionnement actif. Ce régime permet à une entreprise européenne d’importer certaines marchandises, notamment de l’huile d’olive destinée à être transformée, sans acquitter immédiatement les droits de douane, à condition que les produits obtenus soient ensuite réexportés hors de l’Union européenne.

Selon les données citées par la presse espagnole, 76,3% de l’huile d’olive tunisienne importée en Espagne entre janvier et avril 2026 l’ont été sous ce régime, contre 61,6% sur l’ensemble de l’année 2025.

Cette progression inquiète notamment le secteur oléicole andalou. Des organisations agricoles et des responsables régionaux estiment que l’augmentation des volumes entrant dans ce circuit contribue à accroître l’offre disponible et exerce une pression sur les prix payés aux producteurs espagnols.

Madrid relativise l’impact tunisien

Le gouvernement espagnol ne partage toutefois pas directement cette lecture. Le ministre de l’Agriculture, Luis Planas, a appelé à la « tranquillité » le 14 septembre, estimant que les importations tunisiennes ne déterminent pas directement les prix pratiqués sur le marché espagnol.

Les chiffres avancés par son ministère permettent de mesurer les volumes concernés. Depuis le début de la campagne oléicole jusqu’en juin, 83.187 tonnes d’huile d’olive tunisienne auraient été importées en Espagne. Ce volume représente 5,2% des quelque 1,6 million de tonnes correspondant aux ressources disponibles sur le marché espagnol.

Ces données ne permettent donc pas, à elles seules, d’établir un lien direct entre les importations tunisiennes et l’évolution des prix. C’est précisément sur cette relation de cause à effet que les positions espagnoles divergent.

Une demande désormais portée à Bruxelles

La contestation ne faiblit pas pour autant. Le 20 septembre, Toni Valero, coordinateur d’Izquierda Unida en Andalousie, a demandé au gouvernement espagnol de défendre auprès de Bruxelles une suspension totale ou partielle du perfectionnement actif lorsqu’il estime que son utilisation provoque une « distorsion du marché ».

La demande vise ainsi moins l’huile tunisienne en tant que telle que le cadre douanier permettant son entrée dans l’Union européenne pour transformation et réexportation.

Toute éventuelle modification ou suspension de ce régime relèverait toutefois du niveau européen. À ce stade, il s’agit donc d’une pression politique et agricole espagnole, et non d’une décision européenne visant les importations tunisiennes.

Pour la Tunisie, l’enjeu est significatif : l’Espagne constitue l’un des principaux marchés européens pour son huile d’olive, tandis que le perfectionnement actif permet aux opérateurs européens d’intégrer cette matière première dans des chaînes de transformation destinées notamment à l’exportation.

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Intelligence artificielle : Trois jeunes de Jendouba décrochent la première place en Chine

Trois jeunes Tunisiens originaires de Jendouba ont décroché la première place dans la catégorie intelligence artificielle lors d’un rassemblement international consacré aux logiciels et à la robotique organisé en Chine. Une distinction obtenue par Aziz Rabii Abassi, Sakhr Mounir Sellami et Mayssa Lotfi Mohsni, encadrés par Mohamed Amine Hajji.

La Tunisie s’est distinguée en Chine dans le domaine de l’intelligence artificielle. Trois jeunes de Jendouba, représentants de la Tunisie lors d’un rassemblement international consacré aux logiciels et à la robotique, ont obtenu la première place dans la catégorie intelligence artificielle. Il s’agit d’Aziz Rabii Abassi, Sakhr Mounir Sellami et Mayssa Lotfi Mohsni, encadrés par Mohamed Amine Hajji.

Une première place pour l’équipe tunisienne

La distinction vient récompenser la participation des trois jeunes Tunisiens à cette manifestation internationale organisée en Chine. Ils y représentaient leur région de Jendouba ainsi que la Tunisie dans les domaines des logiciels, de la robotique et de l’intelligence artificielle, rapporte Mosaique fm.

Le résultat constitue une nouvelle étape pour cette équipe. La première place obtenue dans la catégorie dédiée à l’intelligence artificielle vient ainsi concrétiser leur présence dans cette compétition internationale.

Jendouba à l’honneur

Cette distinction met également en lumière la participation de jeunes issus de Jendouba à un événement à dimension internationale dans un secteur technologique en plein développement.

L’exploit d’Aziz Rabii Abassi, Sakhr Mounir Sellami et Mayssa Lotfi Mohsni permet ainsi à la Tunisie de s’illustrer dans la catégorie intelligence artificielle, face à des participants venus de plusieurs pays.

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TI-Link : Le projet privé de câble électrique Tunisie-Italie change de configuration

Le projet TI-Link, porté par Zhero pour acheminer 2 GW d’électricité renouvelable produite en Tunisie vers la Toscane, entre dans une nouvelle phase. Après 129 jours de consultation publique, le développeur a demandé une prolongation de 45 jours de la procédure en Italie, à la suite de nouvelles prescriptions de Terna.

Le projet privé TI-Link évolue. La société Zhero a demandé au ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE) une prolongation de 45 jours de la consultation publique consacrée à cette future liaison électrique entre la Tunisie et l’Italie.

Cette demande intervient après une communication de Terna, le gestionnaire du réseau électrique italien, qui a modifié les prescriptions concernant le raccordement de l’infrastructure au réseau national. La consultation avait déjà donné lieu à 129 jours d’échanges avec les collectivités et acteurs locaux concernés en Toscane.

Quatre câbles pour 2 GW

TI-Link prévoit l’acheminement vers la Toscane de 2 GW d’électricité renouvelable produite en Tunisie. Selon Zhero, l’infrastructure permettra de transporter entre 10 et 12 TWh par an, soit environ 5% de la consommation électrique italienne. Le projet est présenté comme une liaison sous-marine en courant continu à haute tension.

Le nouveau schéma prévoit quatre câbles HVDC de 525 kV sur un parcours d’environ 500 kilomètres. La solution actuellement privilégiée pour l’atterrage en Toscane se situe dans le secteur du Camping Tahiti, à Follonica, tandis que la zone de Canneto est conservée comme option alternative.

Le raccordement terrestre a également été revu. Terna demande notamment la création d’une nouvelle station électrique dédiée à huit points de raccordement sur le réseau à 380 kV. Deux lignes électriques existantes entre Tor del Sale et Suvereto doivent également être réutilisées dans le nouveau schéma.

Une consultation prolongée après les nouvelles prescriptions

La modification de la configuration nécessite une nouvelle phase d’échanges avec les collectivités et les parties prenantes locales. Le projet prévoit notamment une nouvelle période permettant de présenter des observations après les changements apportés au raccordement.

La Ville de Follonica avait annoncé le 18 septembre la présentation des résultats de la consultation publique et des solutions finales retenues à l’issue des échanges avec les territoires concernés. Six communes participent au processus : Campiglia Marittima, Castagneto Carducci, Follonica, Piombino, San Vincenzo et Suvereto.

Selon le calendrier présenté par Zhero, le dépôt du dossier technique et du rapport de consultation est prévu d’ici décembre 2026. La procédure d’autorisation unique pourrait ensuite se poursuivre jusqu’à une éventuelle autorisation à la fin de 2028, avant une phase de construction envisagée entre 2029 et 2032.

TI-Link n’est pas ELMED

TI-Link doit être distingué d’ELMED, le projet d’interconnexion électrique tuniso-italien de 600 MW développé entre la Tunisie et l’Italie avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque européenne d’investissement.

TI-Link est, lui, un projet privé porté par Zhero, dimensionné à 2 GW et destiné à transporter vers l’Italie de l’électricité renouvelable produite en Tunisie.

À ce stade, le projet reste soumis à la procédure d’autorisation italienne. La prolongation de la consultation et les nouvelles prescriptions de Terna constituent donc une nouvelle étape de son processus de développement, et non une mise en service prochaine de la liaison.

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