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Réunions annuelles de l’ABCA : le gouverneur de la BCT plaide pour une Union africaine de résilience monétaire et financière

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a souligné la nécessité de construire une « Union africaine de résilience monétaire et financière », comme une étape préalable et indispensable à l’établissement d’une union monétaire durable sur le continent, et ce lors de sa participation, du 16 au 18 septembre 2026 à Nairobi (Kenya), aux 48èmes Réunions annuelles de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA).
Selon le gouverneur cité mardi par un communiqué de la BCT, cette approche met l’accent sur le renforcement de la capacité collective des économies africaines à faire face aux chocs, à consolider leur stabilité monétaire et financière et à approfondir leur coopération, en amont d’une intégration monétaire plus avancée.
Accueillies par la Banque centrale du Kenya, à l’occasion de la célébration de son 60ème anniversaire, les réunions annuelles de l’ABCA ont rassemblé les gouverneurs et vice-gouverneurs des banques centrales africaines, de hauts responsables institutionnels ainsi que des représentants d’organisations monétaires régionales et internationales.
En sa qualité de Président de la sous-région Afrique du Nord au sein du Bureau de l’ABCA pour la période 2025-2026, le Gouverneur de la BCT a participé à la réunion ordinaire du Bureau de l’Association, tenue le 16 septembre 2026, ainsi qu’à la 48ème Réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs, organisée le 18 septembre.
Selon la BCT, les travaux ont porté sur les activités statutaires de l’Association et les perspectives de renforcement de la coopération monétaire et financière et de l’intégration économique en Afrique. Les échanges ont notamment concerné la mise en œuvre du Programme de Coopération Monétaire en Afrique (PCMA), l’état d’avancement du processus de création de l’Institut Monétaire Africain (IMA), les travaux des différents groupes de travail ainsi que le développement de la coopération entre les banques centrales africaines et leurs partenaires institutionnels.

 

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BCE : Panetta alerte sur l’impact de l’IA sur la demande et les prix

La manière dont les gains économiques générés par l’intelligence artificielle (IA) seront répartis entre entreprises, travailleurs et détenteurs de capitaux pourrait avoir des conséquences importantes sur la demande et l’inflation. C’est ce qu’estime Fabio Panetta, membre du directoire de la Banque centrale européenne et gouverneur de la Banque d’Italie.

Les banques centrales devront suivre de près la manière dont les gains générés par l’intelligence artificielle sont répartis dans l’économie. Car leur distribution pourrait influencer directement la demande globale et l’évolution de l’inflation. Ainsi s’exprimait, lundi 21 septembre, Fabio Panetta, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

En effet, le responsable italien estime que l’intelligence artificielle est appelée à transformer profondément la productivité, la croissance économique, le marché du travail, les marchés financiers ainsi que les systèmes de paiement. Ces transformations pourraient modifier les mécanismes traditionnels suivis par les banques centrales pour évaluer les pressions inflationnistes.

Le partage des gains au cœur de l’équation

L’un des principaux enjeux réside dans la répartition des bénéfices issus des gains de productivité liés à l’IA. Si les nouvelles technologies créent principalement de nouvelles tâches et activités et renforcent les perspectives de revenus du travail, la demande pourrait augmenter avant que les gains de productivité ne se matérialisent pleinement dans l’économie.

Dans ce scénario, l’augmentation de la consommation et des revenus pourrait contribuer à prolonger les pressions inflationnistes, même si l’IA améliore parallèlement l’efficacité de la production. À l’inverse, si l’automatisation domine et entraîne une diminution de la consommation, les effets désinflationnistes de l’intelligence artificielle pourraient apparaître plus rapidement, selon M. Panetta.

Un changement structurel pour l’économie

Pour le responsable de la BCE, l’IA ne constitue donc pas uniquement une question technologique. Son développement pourrait modifier simultanément la structure de la production, les revenus, l’emploi et les comportements de consommation.

Cette évolution complique également la tâche des banques centrales, qui devront déterminer dans quelle mesure les gains de productivité liés à l’IA compensent ou non les éventuelles tensions sur la demande. « Les banques centrales ne peuvent pas rester en marge » souligne encore M. Panetta. Tout en estimant qu’une meilleure compréhension des transformations en cours devient indispensable pour préserver leur crédibilité.

La crédibilité des banques centrales en jeu

Par ailleurs, Fabio Panetta insiste également sur le rôle de la crédibilité dans la conduite de la politique monétaire. Il précise que la capacité d’une banque centrale à conserver cette crédibilité dépend de sa compréhension de la nature des nouveaux défis économiques auxquels elle est confrontée.

Le responsable italien s’exprimait lors d’un événement organisé par la Banque nationale d’Ukraine. Ses propos interviennent alors que les grandes banques centrales cherchent encore à déterminer comment les mutations technologiques, notamment l’essor de l’intelligence artificielle, modifieront durablement la croissance, l’emploi et l’inflation.

L’enjeu pour la politique monétaire sera ainsi de distinguer les effets de l’IA sur l’offre, qui peuvent contribuer à réduire les coûts et les prix, de ses effets sur les revenus et la demande, susceptibles au contraire d’entretenir les tensions inflationnistes.

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