Le saoudien Abunayyan Holding veut implanter un projet industriel en Algérie
Lors d’une conférence de presse organisée en marge du Forum public de l’OMC, qui se tient à Genève du 15 au 17 septembre 2026, Ngozi Okonjo-Iweala a estimé que ces atouts placent la Tunisie dans une position favorable pour bénéficier des opportunités économiques et commerciales disponibles entre l’Europe et l’Afrique. Et ce, notamment dans un contexte marqué par une tendance à la relocalisation des chaînes de valeur, et à un moment où les pays de la région cherchent eux aussi à tirer profit de cette dynamique.
Elle a affirmé que la Tunisie « dispose de tous les avantages » lui permettant de saisir cette opportunité, appelant à prendre les mesures nécessaires pour transformer ces atouts en opportunités concrètes, dans le contexte des transformations que connaissent les chaînes de valeur entre l’Europe et l’Afrique.
Avec TAP
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La Fondation Gates veut accélérer l’accès à l’intelligence artificielle dans les secteurs où elle estime que la technologie peut réduire les écarts entre les populations. Elle prévoit de consacrer au moins un milliard de dollars sur deux ans à des solutions d’IA destinées notamment à la santé, à l’éducation et à l’agriculture. L’annonce, faite le 14 septembre à l’occasion du rapport Goalkeepers 2026, s’accompagne d’un constat clair de la Fondation. Sans intervention volontaire des gouvernements, des entreprises et des bailleurs, l’IA risque de bénéficier d’abord aux populations et aux institutions capables de payer les technologies les plus performantes.
La répartition des financements donne la mesure des priorités. 40% seront consacrés à l’éducation et 40% à la santé, soit environ 400 millions de dollars pour chacun de ces deux domaines. L’agriculture recevra 10%, tandis que les 10% restants financeront les “fondations numériques ” nécessaires à une IA plus inclusive, notamment des jeux de données dans des langues encore peu prises en compte par les modèles existants.
Pour le continent africain, l’enjeu dépasse l’accès aux outils d’IA déjà disponibles. Il concerne aussi la capacité à produire des technologies qui comprennent les réalités locales. La Fondation relève que plus de 90% des données ayant servi à entraîner les premiers grands modèles de langage provenaient de sources anglophones. Or, une technologie entraînée sur des données limitées dans certaines langues risque de moins bien répondre aux besoins des populations qui les parlent. Le rapport appelle donc à développer des systèmes fonctionnant dans davantage de langues et construits à partir de données issues des communautés concernées.
Cette question est déjà traitée sur le terrain. La Fondation indique notamment soutenir le développement de données permettant de mieux intégrer les langues africaines dans les modèles d’IA. Un engagement collectif de 10 millions de dollars a ainsi été annoncé par plusieurs bailleurs réunis au sein de l’AI for Development Funders Collaborative.
Au Rwanda, la Fondation finance également le développement d’un AI Scaling Hub, destiné à faire passer des applications d’IA du stade de l’expérimentation à celui du déploiement, notamment dans la santé, l’agriculture et l’éducation. Le financement indiqué par la Fondation pour ce hub atteint 7,5 millions de dollars.
L’intérêt du programme pour l’Afrique se situe donc aussi dans la chaîne de valeur qui se construit autour de l’IA. Les opportunités ne concernent pas uniquement les concepteurs de grands modèles. Elles touchent les données, les logiciels spécialisés, les services de santé numérique, l’agritech, l’éducation et les solutions capables de fonctionner dans les langues locales. Dans l’agriculture, la Fondation mise notamment sur des outils capables de fournir aux petits exploitants des conseils personnalisés sur les sols, la météo ou les cultures. Dans la santé, l’objectif est notamment d’aider les professionnels de première ligne dans le diagnostic et la prise de décision.
Le milliard de dollars annoncé n’est donc pas un financement consacré à l’Afrique. Il s’inscrit dans une initiative mondiale. Mais pour le continent, il intervient sur un sujet stratégique: ne pas rester uniquement consommateur d’IA, mais développer les données, les usages et les solutions capables de créer de la valeur localement.
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Bien que la Tunisie ne soit pas éligible directement aux aides du CIR, son expertise technique sert aujourd’hui de levier de développement pour l’Afrique subsaharienne.
Une coopération concrète : l’exemple du Tchad. Face aux difficultés de finition et de conformité aux normes internationales rencontrées par plusieurs pays de la région, la Tunisie a déployé un programme d’assistance technique ciblé :
Initiative financée par la coopération italienne : des artisans tchadiens ont été accueillis en Tunisie pour suivre des formations spécialisées.
Transfert de compétences : dispensée notamment par le Centre national du cuir et de la chaussure (CNCC), cette formation a porté sur le tannage, ainsi que sur la fabrication artisanale et industrielle de chaussures et d’articles de maroquinerie.
Impact direct : la montée en gamme des produits bruts et transformés permet désormais de mieux cibler le marché local mais aussi les exigences d’exportation vers l’Europe, notamment l’Italie.
Saluant la réussite de ce modèle, Aïssatou Diallo a plaidé pour une multiplication de ces échanges interafricains. Elle a également rappelé que le CIR continue d’appuyer l’application du protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECaf) en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes.
Le Cadre intégré renforcé (CIR), fondé sous l’égide de l’OMC, est un partenariat mondial destiné à aider les PMA à faire du commerce un moteur de croissance et de réduction de la pauvreté.
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Le président de la Commission de la CEDEAO (Communauté économique des Etats l’Afrique de l’Ouest, regroupant 12 Etats membres), le général Birame Diop, et l’ambassadeur de Tunisie au Nigeria, Mohsen Antit, ont convenu de renforcer les relations et d’élargir les domaines de coopération entre les deux pays. C’est ce qui ressort d’une rencontre tenue vendredi 11 septembre 2026 au siège de la Commission à Abuja.
Dans ce cadre, les deux parties ont identifié plusieurs secteurs de coopération, à savoir : technologie, numérisation, sécurité, développement durable et infrastructures. Elles ont également convenu de maintenir le dialogue, de consolider leurs relations institutionnelles et de rechercher des opportunités concrètes de collaboration au bénéfice de la CEDEAO o et de la Tunisie, comme le rapporte l’agence APANews.
Les échanges ont porté sur le partage des connaissances et des informations, l’innovation numérique, la résilience climatique et la promotion d’une croissance inclusive.
La CEDEAO et la Tunisie souhaitent par ailleurs renforcer les investissements dans les transports, l’énergie et la connectivité, afin de soutenir l’intégration régionale, la compétitivité économique ainsi que la paix et le développement durable dans la région, ajoute la même source.
Alors, à la Tunisie de présenter ses besoins en matière de financement les domaines convenus, notamment les infrastructures.
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La Fédération tunisienne de golf (FTG), créée en 1992, va accueillir pour la première fois de son histoire les plus grands golfeurs du continent africain au golf Citrus à Hammamet, pour le Championnat d’Afrique de golf, du 14 au 17 octobre 2026.
Ce sera un grand rendez-vous pour tous les joueurs amateurs de golf sur le sol africain soucieux de réaliser un bon chemin pouvant les mener au circuit pro.
L’édition tunisienne connaitra un nombre record de participants avec la présence de 19 pays (Algérie, Botswana, Cameroun, Egypte, Gabon, Ghana, Kenya, Libye, Ile Maurice, Maroc, Réunion, Afrique du Sud, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe et Tunisie).
La Tunisie accueillera par la même occasion l’assemblée générale de la Confédération africaine de golf (CAG) qui se tiendra le vendredi 16 octobre a Hammamet et qui devra élire le nouveau bureau exécutif de l’instance africaine pour le mandat 2026-2030.
Outre les dirigeants du golf en Afrique, bon nombre d’invités parmi les responsables du golf mondial seront également présents.
Appelée à défendre les couleurs nationales à cet important rendez-vous, la sélection tunisienne poursuit sa préparation au Golf Citrus Hammamet. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri effectuent des séances quotidiennes sous la férule de l’entraineur national Hatem Nasr, alors que Mehdi Ben Youssef se prépare d’arrache pied aux Etats-Unis afin d’être fin prêt le jour J.
Le comité d’organisation est, lui aussi, au four et au moulin ces derniers temps en vue d’assurer le meilleur séjour possible aux hôtes de la Tunisie ainsi que le succès à cet événement sportif continental.
Une conférence de presse se tiendra pour présenter l’événement est prévue le 14 octobre au Golf Citrus, juste avant le démarrage des compétitions.
I. B.
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La Tunisie s’apprête à accueillir un rendez-vous inédit du golf africain. Le Golf Citrus Hammamet abritera du 14 au 17 octobre 2026 le Championnat d’Afrique de golf, une première depuis la création de la Fédération tunisienne de golf en 1992. Dix-neuf pays participeront à cette édition présentée comme la plus importante jamais organisée sur le continent.
La compétition réunira les représentants de 19 nations africaines, avec la Tunisie en tant que pays hôte. L’Algérie, le Botswana, le Cameroun, l’Égypte, le Gabon, le Ghana, le Kenya, la Libye, l’île Maurice, le Maroc, La Réunion, l’Afrique du Sud, les Seychelles, la Sierra Leone, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe seront également au rendez-vous.
Cette participation donne à l’événement une dimension particulière pour le golf tunisien, qui accueillera pour la première fois une telle concentration de joueurs africains sur son sol.
Au-delà de la compétition, le championnat constitue un rendez-vous important pour les jeunes joueurs amateurs du continent, dont certains ambitionnent de poursuivre leur parcours vers le circuit professionnel.
Le rendez-vous de Hammamet aura également une dimension institutionnelle. L’Assemblée générale de la Confédération africaine de golf se tiendra le vendredi 16 octobre dans la ville et doit notamment permettre l’élection du nouveau bureau exécutif de l’instance pour le mandat 2026-2030.
Les dirigeants des fédérations africaines seront réunis à cette occasion, aux côtés de plusieurs invités issus des instances internationales du golf et de la R&A.
La sélection tunisienne poursuit de son côté sa préparation pour cette échéance à domicile. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri s’entraînent quotidiennement au Golf Citrus Hammamet sous la direction du sélectionneur national Hatem Nasr.
Mehdi Ben Youssef, également retenu pour représenter la Tunisie, poursuit sa préparation aux États-Unis afin d’arriver dans les meilleures conditions pour le championnat.
Une conférence de presse est programmée le 14 octobre au Golf Citrus Hammamet, avant la cérémonie d’ouverture, pour présenter les dernières informations relatives à la compétition et à son organisation.
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Le Tunisia Africa Business Council (TABC) a tenu, samedi 12 septembre 2026 à Tunis, son 2ᵉ Congrès, marqué par la tenue de son assemblée générale ordinaire élective, le renouvellement de ses instances dirigeantes et la présentation de sa nouvelle feuille de route stratégique à l’horizon 2030.
Après plus d’une décennie consacrée à la construction de l’organisation et au développement de sa présence en Afrique, le TABC ouvre ainsi un nouveau cycle autour d’une ambition : un deuxième mandat pour consolider les acquis et transformer l’organisation.
Ce nouveau mandat vise également à préparer progressivement la relève, favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants et hisser le TABC parmi les trois organisations économiques de référence sur le continent africain.
Créé en 2015, le TABC s’est progressivement imposé comme une plateforme de rapprochement entre les entreprises tunisiennes et les marchés africains, en développant son action autour des grands événements économiques internationaux, des missions économiques sur le continent, des rencontres B2B et B2G et de la construction d’un réseau de partenaires africains et internationaux.
Le TABC affiche un bilan significatif : 11 années d’action, 9 éditions du Financing Investment and Trade in Africa (Fita), 37 pays africains couverts, 43 missions économiques, 4 500 adhérents cumulés, 47 000 participants aux différents événements, 80 délégations étrangères accueillies, près de 25 000 rencontres B2B et B2G, 103 conventions et partenariats et près de 90 pays représentés dans les événements organisés par le TABC.
Ces réalisations constituent le résultat d’un travail collectif porté par les différents bureaux exécutifs, les équipes du TABC, ses adhérents ainsi que ses nombreux partenaires institutionnels, économiques et financiers en Tunisie, en Afrique et à l’international.
À cette occasion, le président du TABC, Anis Jaziri, a tenu à rendre hommage et à exprimer sa reconnaissance aux membres du bureau exécutif sortant, pour leur engagement et leur contribution à la construction et au rayonnement de l’organisation durant les dernières années.
Fort de ces acquis, le TABC entend désormais franchir une nouvelle étape.
La Vision TABC 2030 prévoit de faire évoluer progressivement l’organisation de son rôle historique de mise en relation et d’accompagnement des entreprises vers un modèle capable de contribuer à l’identification, la structuration, le financement et la réalisation de projets en Afrique.
Cette transformation a commencé en 2025 avec le lancement du Tunisia Consortium for African Development (Tucad), fédérant des entreprises et expertises tunisiennes autour des infrastructures et des grands projets structurants.
Le TABC prévoit le déploiement progressif de nouveaux consortiums sectoriels, notamment ST2A dans les technologies et la transformation numérique, TACTE dans l’enseignement supérieur et la formation, TH2A dans le tourisme, ainsi que des consortiums dédiés à la santé et à l’industrie.
L’objectif est de fédérer les compétences tunisiennes au sein d’offres intégrées et solutions globales capables de répondre aux besoins croissants du continent en matière d’infrastructures, de technologie, de capital humain, de santé, de tourisme et d’industrialisation.

La Vision TABC 2030 comporte également une dimension financière. Le think tank prévoit ainsi la mise en place de Virunga Investment Partners (VIP), une banque d’affaires destinée notamment à accompagner la structuration financière, la levée de fonds et le financement des projets portés par cet écosystème.
À l’horizon 2030, une fois les différents consortiums et mécanismes mis en place, l’ambition est de structurer l’ensemble au sein d’une TABC Holding, destinée à assurer la gouvernance, la coordination et le développement de cet écosystème, qui sera introduite simultanément à la BVMT, la Bourse de Tunis, et à la BRVM, la Bourse régionale des valeurs mobilières dont le siège est à Abidjan.
Le TABC entend ainsi passer progressivement d’une logique de promotion des opportunités africaines à une logique de construction et de financement de projets, en mobilisant les entreprises, les compétences, les investisseurs et les institutions financières.
Avec son nouveau bureau exécutif et sa Vision 2030, le TABC entend poursuivre son engagement pour renforcer la présence économique tunisienne en Afrique et contribuer plus directement à la transformation et au développement du continent.
Anis Jaziri (président) ; Sami Driss (vice-président) ; Mondher Khanfir (VP chargé du think tank) ; Walid Loukil (VP chargé des relations internationales) ; Nadia Yaich (secrétaire générale) ; Skander Hadj Mabrouk (trésorier) ; Meriem Ben Salah ( responsable du pôle finances) ; Moncef Gloulou (responsable du pôle BTP) ; Salma Abid Mnif (responsable du pôle juridique et droit privé) ; Skander Handous (responsable du pôle IT) ; Slaheddine Hellara (responsable du pôle éducation et formation) ; Chiraz Azizi (responsable du pôle transition écologique & développement durable) ; Jamil Korked (responsable du pôle transition énergétique) ; Nesrine Lachkar (responsable du pôle communication) ; Dr Bassem Allani (responsable du pôle santé).
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L’ingénieur tunisien s’impose aujourd’hui comme un moteur clé du développement industriel et économique de l’Afrique. C’est le constat central du forum organisé par le think tank Tunisia Africa Business Council (TABC), samedi 12 septembre 2026 à Tunis, en marge de son assemblée générale ordinaire. L’événement a réuni un parterre d’experts, de décideurs et d’acteurs de terrain autour d’un objectif clair : dépasser la simple prestation technique pour faire de l’ingénierie tunisienne un partenaire stratégique et durable des grandes transitions du continent.
Lotfi Sahli
En ouverture, le président du TABC, Anis Jaziri a retracé le parcours de son organisation. Chiffres à l’appui, le bilan impressionne : 4 500 adhérents, 43 missions déployées dans 37 pays, 9 éditions de la conférence internationale Financing Investment & Trade in Africa (Fita), 25 rencontres B2B/B2G et 103 conventions signées.
Mais M. Jaziri ne souhaite pas en rester là. Tout en reconnaissant les freins actuels — notamment le manque de réseaux structurés et d’accompagnement —, il a dévoilé une feuille de route audacieuse pour le TABC : le lancement d’une banque d’affaires à l’horizon 2029, couplé à une double introduction en bourse de sa holding à Tunis et Abidjan.
Le Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), Mohsen Gharsi, a apporté un éclairage sans détours sur la situation des compétences nationales. Sur 106 000 ingénieurs inscrits à son organisation, plus de 45 000 exercent à l’étranger. En Afrique subsaharienne, les jeunes diplômés font souvent face à de réels obstacles : absence de soutien public, difficultés à mobiliser des garanties bancaires et trajets complexes faute de lignes aériennes directes.

Animé par Anis Morai, le panel principal a réuni plusieurs figures majeures du secteur — Jamel Ksibi (FNTP), Hassen Zargouni (Sigma Conseil), Sami Driss (Comet), Saïd Drira (Scet) et Mourad Mastouri (Adenit) — pour fixer les conditions du succès collectif :
Faire ses preuves chez soi : M. Ksibi a rappelé que l’aventure continentale repose sur des bases solides. À l’image du chantier emblématique de l’autoroute Hammamet-Enfidha, une entreprise doit d’abord s’imposer sur son marché national avant de prétendre rayonner à l’international.
Miser sur la Data et les solutions intelligentes : Hassen Zargouni a plaidé pour une évolution vers l’ingénierie augmentée. L’Afrique change vite ; exporter des compétences ne suffit plus, il faut proposer des solutions intégrées et guidées par la donnée pour répondre aux défis d’urbanisme, de mobilité et de santé.
S’implanter durablement : s’appuyer sur la simple exportation de marchandises depuis Tunis ne suffit plus pour conquérir le continent. C’est le diagnostic sans appel dressé par M. Driss, fort de son expérience de terrain. Selon lui, les marchés africains privilégient désormais l’ancrage local : ils recherchent des partenaires investis, capables de produire sur place, de créer des emplois pour les ouvriers, techniciens et cadres locaux, et d’assurer le transfert de compétences par la formation Pour illustrer ce virage stratégique, le dirigeant a cité l’exemple révélateur du marché algérien. Lorsque l’Algérie a fermé ses frontières aux importations de matériels roulants, le groupe Comet — déjà implanté localement — s’est retrouvé en position de force, devenant le seul acteur en mesure de répondre immédiatement à la demande nationale. Une démonstration claire qu’en Afrique, la présence industrielle physique sur le terrain constitue le meilleur rempart face aux aléas réglementaires
Allier expérience et humilité : riche d’un ancrage de 45 ans et d’une présence dans 30 pays africains, M. Drira aborde le continent avec l’humilité du pionnier : pour lui, chaque nouveau marché représente à la fois une conquête et une école. Fort de cette maturité de terrain, il souligne la haute estime dont jouit l’ingénieur tunisien à l’échelle internationale. Une réussite continentale qui s’accompagne d’une fidélité intègre envers la patrie, prouvant qu’il est possible de rayonner à travers l’Afrique tout en gardant des racines profondément ancrées en Tunisie.
Former dès l’université : M. Mastouri a mis en avant le rôle primordial de l’Enit (15 000 diplômés). Pour lui, la réussite en Afrique passe par l’ouverture académique et l’accueil des étudiants du continent, bâtissant ainsi dès la formation des réseaux de confiance durables.

Une fois la séance levée pour céder la place aux travaux de l’assemblée élective, M. Jaziri s’est exprimé sur les perspectives d’expansion continentale. Interrogé sur son état d’esprit quant à la poursuite de cette dynamique en Afrique, il s’est montré résolument confiant et serein. Pour le dirigeant, la clé du succès ne doit rien au hasard : elle repose avant tout sur une planification rigoureuse des objectifs stratégiques et sur l’alignement précis des moyens déployés pour les atteindre.
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Moscou poursuit sa conquête douce du continent africain. L’agence Rossotrudnichestvo, chargée de piloter les centres culturels russes à travers le monde, a annoncé la signature de nouveaux partenariats avec des structures locales dans huit pays : la RDC, le Sénégal, le Togo, le Mali, le Kenya, Madagascar, Sao Tomé-et-Principe et la Sierra Leone. Autant de « Maisons russes » qui viendront s’ajouter aux cinq déjà ouvertes en 2024 et aux neuf antennes étatiques revendiquées sur le continent, le tout piloté par une agence pourtant sous sanctions européennes depuis quatre ans, comme le soulignent nos confrères de RFI.
Officiellement, il ne s’agit que de diplomatie culturelle : cours de langue, projections de films, pièces de théâtre, promotion des « valeurs russes ». Une façade sympathique, presque anodine. Mais peut-on vraiment croire qu’un État sous embargo occidental, engagé dans une guerre et une confrontation frontale avec l’Europe, déploie autant d’énergie et de moyens sur un continent entier simplement par amour de l’art ?
Les services de renseignement européens, eux, n’y croient pas. Ils soupçonnent depuis longtemps ces instituts d’abriter des activités bien moins culturelles : recrutement, propagande, voire espionnage. L’épisode récent de Berlin, où l’antenne locale a été fermée dans un climat de tensions croissantes avec Moscou, illustre bien que ces établissements ne sont pas perçus, y compris en Europe, comme de simples médiathèques polyglottes.
Alors à quoi servent réellement ces Maisons russes qui fleurissent de Kinshasa à Freetown ? À diffuser Tolstoï et le cinéma soviétique, ou à consolider, sous couvert de culture, des réseaux d’influence, de renseignement et potentiellement de recrutement dans des pays où la présence russe – militaire via Wagner, économique, diplomatique – ne cesse déjà de s’étendre ? La multiplication de ces centres, dans un contexte géopolitique aussi tendu, mérite pour le moins d’être regardée avec un œil plus que circonspect.
L’article Maisons russes en Afrique : la culture comme paravent ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
TotalEnergies accélère dans le pétrole en Angola. Le groupe français vient d’annoncer une nouvelle découverte au large du pays, son entrée dans deux nouveaux blocs d’exploration et la poursuite de ses projets sur plusieurs zones offshore. Une offensive qui s’inscrit dans un programme d’investissement de 10 milliards de dollars sur les 5 prochaines années, avec ses partenaires, selon Reuters.
La nouvelle découverte s’appelle Acacia-5. Elle a été réalisée en juin 2026 sur le Bloc 17, l’un des principaux actifs de TotalEnergies en Angola. Le groupe français en est l’opérateur avec une participation de 38%. Surtout, il ne faudra pas attendre plusieurs années avant de voir cette découverte produire ses premiers barils. TotalEnergies prévoit un démarrage dès septembre, soit seulement 3 mois après la découverte.
Cette rapidité repose sur une infrastructure déjà disponible. Acacia-5 sera raccordé au FPSO Pazflor, une plateforme flottante qui permet de produire, stocker et charger le pétrole directement en mer. L’entreprise évite ainsi de construire une nouvelle installation pour cette découverte. Le gisement doit apporter environ 6 000 barils par jour supplémentaires à la production du Bloc 17.
Cette manière de développer rapidement de petites découvertes à partir d’installations existantes est devenue particulièrement intéressante dans l’industrie pétrolière. Les projets offshore sont coûteux et nécessitent généralement d’importants investissements en infrastructures. Pouvoir utiliser des équipements déjà en place permet donc de gagner du temps et de limiter une partie des dépenses.
TotalEnergies élargit en parallèle son terrain d’exploration. Le groupe a signé avec l’Agence nationale angolaise chargée du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), pour devenir opérateur de deux nouveaux blocs, à savoir, les 17/25 et 32/21. Il y détiendra 40%, aux côtés d’ExxonMobil, également à 40%, et de Sonangol E&P, avec 20%.
Ces blocs se trouvent dans le bassin du Bas-Congo, à proximité des blocs 17 et 32 déjà exploités. Le secteur dispose de plusieurs infrastructures offshore, dont six FPSO. Cette proximité peut faciliter le raccordement de futures découvertes aux installations existantes. Autrement dit, si de nouvelles ressources sont trouvées, elles pourraient être développées plus facilement sans repartir de zéro.
Le choix de l’Angola n’est pas anodin. Le pays reste l’un des principaux producteurs de pétrole d’Afrique. Mais comme dans plusieurs grands bassins pétroliers africains, une partie de ses champs arrive à maturité. Pour maintenir sa production, Luanda doit donc attirer de nouveaux investissements et encourager l’exploration de nouvelles ressources.
Les autorités angolaises ont d’ailleurs renforcé ces dernières années les mesures destinées à rendre l’exploration plus attractive. En juin 2026, le gouvernement a approuvé de nouvelles incitations fiscales pour certains blocs pétroliers, dont les blocs 17/25 et 32/21. L’objectif est de réduire les risques financiers pour les compagnies et de favoriser les investissements dans des zones où l’exploration peut être plus complexe.
Pour TotalEnergies, l’Angola constitue ainsi un marché stratégique. Le groupe y est présent depuis 1953 et y emploie environ 1 500 personnes. En 2025, sa production dans le pays a atteint environ 156 000 barils équivalent pétrole par jour.
Le groupe ne mise toutefois pas uniquement sur le Bloc 17. En février 2026, TotalEnergies avait déjà conclu un accord avec l’ANPG et ExxonMobil pour prendre une participation de 35% dans quatre autres blocs d’exploration, les blocs 40, 41, 42 et 58, situés dans le bassin de Benguela.
Pour Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, cette stratégie répond à une volonté de poursuivre l’exploration en Angola et de profiter des mesures mises en place par le pays pour attirer les investissements.
Le mouvement intervient dans un contexte où l’Angola cherche à relancer son secteur pétrolier. Rappelons aussi que le pays a quitté l’OPEP en janvier 2024, après des désaccords sur les quotas de production. Le pétrole reste pourtant essentiel à son économie et aux recettes publiques.
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Ce marché s’inscrit dans le programme Giga, porté par l’UNICEF et l’Union internationale des télécommunications (UPI). Son objectif est de connecter jusqu’à 500 000 écoles et établissements de santé en Afrique d’ici 2030. Après une phase de manifestation d’intérêt close en mars 2026, l’agence onusienne a ouvert un appel d’offres compétitif. Tout en abandonnant les marchés pays par pays au profit d’un achat groupé à l’échelle continentale. Lequel est piloté comme une centrale d’achat pour le compte des gouvernements participants.
Les annexes techniques du dossier précisent que la Tunisie compterait 7 348 écoles recensées, dont 6 344 déjà connectées et 1 004 non connectées. Une bonne partie d’entre elles situées dans les 4 749 écoles répertoriées en zone rurale. Le dossier fait aussi état de 2 340 établissements de santé recensés. A cet égard, le pilotage du volet tunisien reviendrait au ministère de l’Éducation.
Dans ce cadre, les prestataires peuvent soumissionner séparément ou conjointement sur trois lots :
Par ailleurs, le montage prévoit un accord-cadre de services (LTA-S) de cinq ans renouvelable. Les entreprises présélectionnées ne signent pas immédiatement de contrat d’exécution. Car, elles seront ensuite mises en concurrence pays par pays, une fois les besoins précisés avec les gouvernements. Le modèle est donc celui d’un service entièrement managé. Les équipements restant la propriété du prestataire pendant toute la durée du contrat, maintenance et remplacement à sa charge, sous SLA contraignant.
En outre, pour les opérateurs, intégrateurs réseau et fournisseurs d’énergie tunisiens, ce marché pluriannuel, adossé à des institutions comme la Banque mondiale, Smart Africa et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), constitue une opportunité rare de se positionner sur un programme structurant. Ainsi, les entreprises intéressées sont invitées à consulter l’avis officiel et l’ensemble des documents contractuels sur le portail des marchés des Nations unies (UNGM).
Le potentiel en Tunisie (chiffres officiels de l’Annexe G) :
Nombre
Écoles recensées 7 348
dont déjà connectées 6 344
dont non connectées 1 004
Écoles en zone rurale 4 749
Établissements de santé 2 340.
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*Article rédigé sur la base d’un dossier d’appel d’offres transmis par un partenaire du secteur, recoupé avec les informations publiques de l’UNICEF sur son initiative continentale de connectivité scolaire.
L’article L’UNICEF mise sur l’Afrique connectée : plus de 1 000 écoles tunisiennes concernées est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.