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OneDosh étend ses paiements transfrontaliers en Europe

La fintech OneDosh poursuit son développement en Europe avec une plateforme destinée à simplifier la gestion des revenus et paiements internationaux. Après avoir développé son activité entre les États-Unis et le Nigeria, l’entreprise propose désormais ses services dans 29 pays européens, avec une offre combinant portefeuille en dollars, compte USD virtuel, carte de paiement et portefeuille en stablecoins.

Pour les freelances, travailleurs à distance, créateurs de contenu et petites entreprises travaillant avec des clients étrangers, l’objectif est de regrouper plusieurs opérations financières dans une même application. OneDosh permet notamment de recevoir des paiements internationaux, de conserver des fonds en dollars, de convertir des devises et d’utiliser une carte virtuelle pour les dépenses en ligne.

La carte virtuelle OneDosh est présentée comme une carte Visa destinée aux paiements en ligne et peut être ajoutée aux portefeuilles mobiles Apple ou Android. Elle peut notamment servir à régler des abonnements, des logiciels, des réservations ou d’autres dépenses internationales, sous réserve des conditions applicables au compte et au pays de l’utilisateur.

La plateforme mise également sur les stablecoins. Elle prend en charge notamment l’USDT et l’USDC, en plus des monnaies fiduciaires comme le dollar américain et le naira nigérian. Les utilisateurs peuvent ainsi envoyer, recevoir, conserver ou convertir différents types d’actifs depuis leur portefeuille.

Cette expansion intervient alors que OneDosh revendique plus de 200.000 utilisateurs et avait annoncé en juin 2026 une levée supplémentaire de 1 million de dollars, portant son financement pré-seed total à 4 millions de dollars. L’entreprise indiquait alors que cette croissance s’accompagnait de son déploiement dans 29 pays européens.

 

 

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Yellow Card met un pied au Canada pour accélérer les paiements transfrontaliers

La fintech africaine Yellow Card étend désormais ses activités au Canada. Son arrivée sur le marché nord-américain passe par Alkepay Inc., une filiale détenue à 100 % par le groupe et enregistrée auprès des autorités canadiennes compétentes. Elle peut désormais proposer des services de change et de transferts de fonds transfrontaliers à ses clients.

Concrètement, Alkepay est enregistrée comme entreprise de services monétaires auprès du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (FINTRAC). Elle est également enregistrée comme fournisseur de services de paiement auprès de la Banque du Canada, dans le cadre de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail (RPAA).  Cette implantation permet à Yellow Card de proposer au Canada des opérations de change ainsi que des transferts de fonds transfrontaliers. Son modèle repose notamment sur les stablecoins, utilisés comme infrastructure pour faciliter les mouvements de fonds entre différentes devises et marchés. La société indique prendre déjà en charge plus de 50 monnaies.

Fondée en Afrique et déjà présente sur plusieurs marchés du continent, Yellow Card cherche ainsi à élargir son réseau au-delà de son marché d’origine. L’entreprise affirme avoir traité plus de 10 milliards de dollars de volume, travailler avec plus de 65 partenaires bancaires et pouvoir atteindre plus de 190 pays via les virements en dollars et les stablecoins. Ces chiffres sont communiqués par l’entreprise. L’entrée au Canada intervient alors que Yellow Card accélère son développement international. En août 2026, la fintech avait annoncé une levée de 40 millions de dollars destinée notamment à soutenir son expansion mondiale.

À noter : l’enregistrement auprès de la Banque du Canada ne constitue pas une licence. La Banque précise que les fournisseurs de services de paiement enregistrés sont soumis à son dispositif de supervision, notamment en matière de gestion des risques opérationnels et de protection des fonds des utilisateurs.

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L’UE fixe une échéance au 24 décembre 2026 pour l’identité numérique dans les 27 pays

Les 27 États membres de l’Union européenne devront proposer un portefeuille européen d’identité numérique (EUDI Wallet) d’ici le 24 décembre 2026. L’objectif est de permettre aux citoyens, aux résidents et aux entreprises de s’identifier en ligne et de conserver ou partager des documents numériques dans toute l’UE.

Le dispositif ne correspond donc pas à une simple carte de paiement numérique. Il s’agit d’une application mobile permettant notamment de stocker des justificatifs d’identité, un permis de conduire, des diplômes ou certaines attestations, puis de les partager avec un service public ou privé lorsque cela est nécessaire. L’utilisateur conserve le contrôle des informations transmises.

Le calendrier est désormais précis. Les règles européennes prévoient que les États membres mettent leurs portefeuilles à disposition avant la fin de 2026. Plusieurs pays ont déjà des applications nationales pouvant servir de base à cette évolution. Selon un suivi publié en août 2026, le Danemark, la France et l’Italie disposent déjà de solutions accessibles au public, même si leur niveau d’intégration et de conformité au cadre EUDI n’est pas identique. Le système sera également conçu pour fonctionner au-delà des frontières nationales. Les portefeuilles développés par les États membres devront respecter des standards communs afin que les données et justificatifs puissent être utilisés dans les autres pays de l’UE.

Le 24 décembre 2026 constitue ainsi une échéance majeure pour la transformation numérique européenne. À cette date, chaque État membre devra avoir mis à disposition au moins un portefeuille européen d’identité numérique, tandis que son adoption par les utilisateurs restera volontaire.

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Chez Nvidia, les actions ont transformé des milliers de salariés en millionnaires

Chez Nvidia, la flambée de l’action ne profite pas uniquement aux investisseurs. Elle a aussi considérablement augmenté le patrimoine de nombreux salariés, grâce à une politique de rémunération qui leur donne une exposition directe au capital du fabricant de puces.

Selon un sondage réalisé auprès de plus de 3 000 employés de Nvidia et cité par Forbes en 2024, 76% des répondants seraient millionnaires et environ un salarié sur trois déclarerait un patrimoine supérieur à 20 millions de dollars. Ces chiffres donnent une indication de l’ampleur des gains accumulés par certains salariés, mais ne constituent pas une statistique officielle publiée par Nvidia. Le mécanisme repose notamment sur deux leviers. Nvidia attribue à ses salariés des actions sous forme de RSU et de PSU, généralement acquises progressivement sur quatre ans sous certaines conditions.

L’entreprise dispose également d’un Employee Stock Purchase Plan (ESPP). Depuis mars 2025, les salariés peuvent consacrer jusqu’à 25% de leurs revenus à l’achat d’actions Nvidia. Le prix d’achat est fixé à 85% du plus bas entre le cours au début de la période d’offre et celui constaté au moment de l’achat, soit une décote pouvant atteindre 15%. La hausse spectaculaire du titre a mécaniquement amplifié la valeur de ces participations. Un cas cité par Fortune concerne un salarié de niveau intermédiaire qui aurait acheté des actions Nvidia pendant 18 ans sans les vendre. Sa participation aurait atteint environ 62 millions de dollars. Cette accumulation de patrimoine peut aussi jouer sur la fidélisation des talents. Fortune évoquait ainsi des «golden handcuffs», les salariés ayant intérêt à rester suffisamment longtemps pour bénéficier de l’acquisition progressive de leurs actions. Le taux de turnover de Nvidia était de 2,7% en 2023, selon la même source.

Jensen Huang, cofondateur et PDG de Nvidia, a lui-même affirmé en 2025 avoir créé davantage de milliardaires au sein de son équipe dirigeante que n’importe quel autre PDG. Deux cadres dirigeants, la directrice financière Colette Kress et le responsable des opérations mondiales Jay Puri, ont notamment franchi le seuil du milliard de dollars de patrimoine grâce à leurs participations dans Nvidia. La puissance financière de Nvidia continue par ailleurs de s’accroître. Pour le trimestre clos le 26 juillet 2026, le groupe a enregistré 96,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 59,7 milliards de dollars de bénéfice net, soit environ 648 millions de dollars de bénéfice net par jour sur la période. Le phénomène illustre un enjeu plus large du management des talents dans la tech: au-delà du salaire fixe, donner aux salariés une participation à la création de valeur peut transformer leur rémunération en patrimoine lorsque l’entreprise connaît une forte croissance. Cette logique commence aussi à dépasser le cercle des grands groupes technologiques cotés. En Europe, la plateforme Akka propose aux particuliers d’investir dans des startups et des entreprises non cotées à travers des véhicules d’investissement dédiés. Akka indique actuellement avoir plus de 3 000 investisseurs actifs, 25 millions d’euros investis et 34 entreprises dans son portefeuille. Les investissements démarrent à 300 euros par opération.

Les opportunités proposées sont opérées sous la licence de Blast Angels Europe SAS, prestataire européen de financement participatif agréé par l’Autorité des marchés financiers française sous le numéro FP-2024-9. L’AMF précise toutefois qu’un agrément ne constitue pas une incitation à investir et que les investissements dans les startups restent risqués. Akka affirme par ailleurs analyser plus de 5 000 entreprises par an et n’en retenir qu’une quinzaine environ après ses procédures de sélection et de due diligence. La plateforme rappelle elle-même que l’investissement dans les startups comporte notamment un risque de perte en capital et d’illiquidité.

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Thaïlande: les citoyens de ce pays d’Afrique du Nord doivent désormais demander un visa avant de voyager

Les ressortissants marocains doivent désormais obtenir un visa avant de se rendre en Thaïlande. La nouvelle règle est entrée en vigueur le 15 septembre 2026, après la révision par Bangkok de son régime d’exemption de visa pour les titulaires de passeports ordinaires.

Jusqu’à présent, les Marocains pouvaient entrer en Thaïlande sans visa pour un séjour pouvant aller jusqu’à 60 jours, dans le cadre du dispositif instauré en juillet 2024. Le Maroc ne figure désormais plus dans les catégories permettant une entrée sans visa à l’arrivée.

Pour les voyageurs marocains, la demande peut être effectuée en ligne. L’ambassade royale de Thaïlande à Rabat indique que les personnes résidant au Maroc doivent passer par la plateforme officielle Thai e-Visa. Le passeport et les documents originaux n’ont plus à être déposés physiquement auprès de l’ambassade. La procédure consiste notamment à créer un compte, remplir la demande, joindre les justificatifs requis et régler les frais de visa. Une fois le visa approuvé, la confirmation est envoyée par courrier électronique et doit être présentée lors de l’enregistrement auprès de la compagnie aérienne et à l’arrivée en Thaïlande.

La réforme thaïlandaise ne concerne pas uniquement le Maroc. Bangkok a supprimé l’ancien dispositif d’exemption de 60 jours et l’a remplacé par un nouveau système, avec notamment une exemption de 30 jours pour 60 pays et territoires. Les autorités thaïlandaises expliquent cette révision par des considérations liées à la sécurité, aux intérêts touristiques et économiques, à la réciprocité et à la simplification des différents régimes de visa.

Pour les Marocains ayant déjà voyagé en Thaïlande avant le 15 septembre, le changement ne réduit pas automatiquement la durée de séjour accordée à l’entrée: les personnes déjà présentes dans le pays peuvent rester jusqu’à la date indiquée sur leur tampon d’immigration.

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Banques tunisiennes: ce que révèle vraiment le premier semestre 2026

Les banques tunisiennes cotées affichent des performances contrastées au premier semestre 2026. Si la plupart ont amélioré leur produit net bancaire (PNB), les écarts sont importants en matière de rentabilité, de risque, de ressources et de solvabilité. C’est le principal enseignement de la note publiée par Prime Partners, basée sur les données arrêtées au 30 juin 2026.

Sur les dix banques étudiées, Amen Bank affiche la plus forte progression du PNB, à +17,7%, suivie de la Banque de Tunisie (+11,8%) et de l’UBCI (+10,9%). À l’inverse, le PNB de la STB Bank recule de 10,5%. La BIAT enregistre pour sa part une hausse limitée de 1,9% de son PNB, mais son résultat net progresse de 10,3%, notamment grâce à la baisse du coût du risque. La rentabilité ne suit donc pas automatiquement la croissance des revenus. Amen Bank et la Banque de Tunisie combinent notamment progression du PNB et bonne efficacité opérationnelle. À l’UBCI, en revanche, la croissance de l’activité reste davantage absorbée par les coûts et le coût du risque. Chez la STB Bank, la reprise des volumes ne s’est pas encore traduite par une amélioration des résultats: le bénéfice net tombe à 9,1 millions de dinars, en baisse de 59,4%.

Les ressources constituent un autre facteur de différenciation. Le ratio analytique crédits/dépôts s’étend de 57,4% chez la BIAT à 101,8% chez la BH Bank. La BIAT et Attijari Bank disposent ainsi d’une base de dépôts largement supérieure à leurs crédits, tandis que la Banque de Tunisie, l’UBCI et la BNA utilisent une part beaucoup plus importante de leurs ressources pour financer les crédits. La BH Bank dépasse même 100% sur les données disponibles. Le risque reste toutefois un élément déterminant. Le taux d’engagements classés varie fortement selon les établissements. Il atteint environ 21,6% à la BNA, malgré une amélioration du taux et de la couverture, contre 5,1% à l’UBCI. Chez Amen Bank, le taux d’engagements classés monte légèrement à 8,70%, tandis que la couverture atteint 72,21%. La Banque de Tunisie affiche, elle, un taux de 6,49% avec une couverture de 85,69%.

Côté solvabilité, les niveaux publiés restent globalement confortables. La BNA affiche le ratio de solvabilité globale le plus élevé parmi les ratios retenus, à 22,13% au 31 décembre 2025, devant Amen Bank à 16,85%, la Banque de Tunisie à 16,23% et la BIAT à 15,81%. Prime Partners rappelle toutefois que le capital sert avant tout à absorber les risques et ne constitue pas, à lui seul, une ressource destinée à financer de nouveaux crédits. Finalement, la note ne cherche pas à désigner une banque gagnante. Elle met plutôt en évidence des contraintes différentes: certaines banques doivent mieux employer leurs ressources, d’autres renforcer leur efficacité, maîtriser le risque ou préserver leur capacité de croissance. L’ATB et la BH Bank font par ailleurs l’objet d’une lecture plus limitée, leurs états financiers intermédiaires du S1 2026 n’étant pas encore publiés au moment de l’analyse.

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Ce que Netflix prépare en Afrique du Sud après dix ans de présence

Netflix renforce son ancrage en Afrique du Sud. À l’occasion de ses dix ans de présence dans le pays, le géant américain du streaming a dévoilé, le 9 septembre à Johannesburg, une nouvelle programmation composée de séries, films et formats de téléréalité produits localement et destinés à une diffusion internationale.

La plateforme prépare notamment le retour de Blood Legacy, dont la deuxième saison sera lancée le 25 septembre 2026. D’autres productions sont annoncées pour la fin de l’année, dont How to Ruin Diwali: Meet The Parents, prévu le 30 octobre, et Another Disaster Holiday, attendu le 11 décembre. Netflix a également confirmé les nouvelles saisons de Tuiskoms et Marked, ainsi que Meet the Khumalos 2.

La téléréalité occupe aussi une place importante dans cette nouvelle programmation. Netflix lancera notamment Love Is Blind: South Africa, présenté comme une déclinaison sud-africaine du format international, tandis que Stars & Vows: Anele and Buzza suivra les préparatifs du mariage d’Anele Mdoda et Bonelela « Buzza » Mgudlwa. La plateforme prévoit également de nouvelles collaborations avec des sociétés de production locales, dont The Bomb Shelter Film Productions et Tshedza Pictures.

Au-delà des programmes, Netflix met en avant l’impact économique de cette présence. Depuis son lancement en Afrique du Sud en 2016, la plateforme affirme avoir soutenu plus de 8 000 emplois dans le pays à travers ses partenariats avec plus de 30 sociétés de production locales. Elle entre ainsi dans sa deuxième décennie en Afrique du Sud en renforçant ses relations avec l’écosystème audiovisuel local. À l’échelle de l’Afrique subsaharienne, Netflix avait annoncé avoir investi 175 millions de dollars entre 2016 et 2022 dans les industries créatives de l’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya. Selon son étude d’impact portant sur cette période, ces activités ont contribué à soutenir plus de 12 000 emplois dans les trois pays.

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Ce port africain vise le million de conteneurs d’ici 2030

Conakry Terminal veut franchir un nouveau cap. Le concessionnaire du terminal à conteneurs du Port autonome de Conakry ambitionne désormais de dépasser le million de conteneurs traités, alors que le trafic guinéen a progressé beaucoup plus rapidement que prévu. Pour piloter cette nouvelle phase, Africa Global Logistics (AGL), filiale du groupe MSC, a nommé Édouard Léno directeur général.

Le changement de direction intervient après une forte accélération de l’activité. Conakry Terminal a traité 416 892 EVP en 2025, contre environ 300 000 conteneurs en 2023. En juin 2026, les responsables du Port autonome de Conakry et d’AGL indiquaient que les volumes initialement attendus à l’horizon 2030 avaient déjà été atteints dès 2025. Le terminal prévoit par ailleurs de dépasser 500 000 conteneurs en 2026. La croissance ne se limite pas aux volumes. Le nombre de services maritimes desservant le terminal est passé de trois en 2023 à six en 2026. Cette progression a toutefois mis sous pression les infrastructures et la chaîne logistique autour du port, avec des épisodes de congestion enregistrés en 2025. Les autorités et les opérateurs soulignent ainsi que l’évacuation des conteneurs dépend également des capacités routières, du stockage et des plateformes logistiques situées en dehors du port.

Un programme d’extension déjà engagé

Pour accompagner cette montée en charge, Conakry Terminal indique avoir déjà investi près de 250 millions d’euros dans la modernisation des infrastructures, les équipements de manutention et le développement du port sec de Kagbélén. Un nouveau quai et plus de 20 hectares de terre-pleins sont également prévus. Leur mise en service doit intervenir progressivement entre la fin de 2026 et le début de 2028, avec l’objectif de doubler la capacité actuelle du terminal.

Édouard Léno, qui a occupé plusieurs fonctions de direction au sein d’AGL en Afrique, dont celle de directeur financier régional, prend donc ses fonctions dans un contexte où les capacités portuaires doivent suivre une demande arrivée plus tôt que prévu. Le communiqué d’AGL confirme l’objectif de franchir le million de conteneurs ; lors d’une rencontre avec la presse en août, le nouveau directeur général avait situé cette ambition à l’horizon 2029-2030.

Pour la Guinée, l’enjeu est désormais autant portuaire que logistique : absorber davantage de marchandises suppose de renforcer simultanément les quais, les espaces de stockage et les moyens d’évacuation vers l’intérieur du pays.

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Safaricom : le Kenya annule une cession de 204 milliards de shillings à Vodacom

La Haute Cour du Kenya a annulé, le 15 septembre 2026, la cession par l’État de 15 % du capital de Safaricom à Vodacom, une opération valorisée à 204,3 milliards de shillings kényans, soit environ 1,6 milliard de dollars. La Cour a ordonné la restitution des actions à l’État. Le gouvernement kényan et Vodacom ont annoncé leur intention de faire appel.

La transaction avait été finalisée le 30 juin, après la levée par la Cour d’appel d’une mesure qui en empêchait temporairement l’exécution. L’opération avait porté la participation de Vodacom dans Safaricom à environ 55 %, tandis que celle de l’État kényan était passée de 35 % à 20 %.

Selon la Haute Cour, la cession avait été réalisée en violation de dispositions constitutionnelles et légales, notamment en matière de participation du public et de transparence. La juridiction a donc considéré la transaction comme invalide et ordonné le retour des 15 % concernés à l’État. Sur le plan financier, il faut distinguer cette cession des autres composantes de l’opération. Les 204,3 milliards de shillings correspondent au prix payé par Vodacom pour les 15 % acquis auprès du gouvernement. En parallèle, Vodacom a acquis auprès de Vodafone un intérêt effectif supplémentaire de 5 % dans Safaricom pour environ 68 milliards de shillings. L’ensemble de l’opération de Vodacom représentait ainsi environ 2,1 milliards de dollars, selon le groupe.

L’enjeu est également important pour les finances publiques. Dans son budget 2026/2027, le Trésor kényan avait prévu que les 204 milliards de shillings attendus de la cession de Safaricom constitueraient, avec les recettes de la privatisation de Kenya Pipeline Company, le capital initial du National Infrastructure Fund (NIF). Ce fonds doit financer des projets de grande ampleur dans les routes, les aéroports, les ports, l’électricité, les technologies de l’information et de la communication ainsi que l’eau et l’irrigation. La décision de la Haute Cour intervient donc alors que la transaction avait déjà été exécutée. Sa portée financière et actionnariale dépendra désormais de la procédure d’appel. Reuters rapporte que le gouvernement kényan entend contester le jugement, tandis que Vodacom a également annoncé son intention de faire appel.

À ce stade, la Haute Cour a ordonné la restitution des 15 % à l’État, mais les modalités concrètes d’une éventuelle inversion financière de l’opération ne sont pas encore établies. Le dossier reste donc ouvert sur le plan judiciaire.

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Pepco, l’enseigne de plus de 4 000 magasins, explore une production en Afrique

Pepco Group, distributeur européen spécialisé dans le discount, envisage de diversifier son approvisionnement vers l’Afrique afin de réduire son exposition aux perturbations des routes maritimes entre l’Asie et l’Europe.

L’information, rapportée par Bloomberg le 14 septembre, repose notamment sur les déclarations de Javier Rubio Fueyo, directeur mondial des achats et de la chaîne d’approvisionnement du groupe. Pepco cherche ainsi à rendre ses flux plus résilients face aux tensions géopolitiques et aux perturbations du transport maritime. Le groupe dépend encore largement de l’Asie pour ses approvisionnements. 79 % de ses produits sourcés proviennent de Chine, d’Inde et du Bangladesh, selon ses données. Pepco travaille avec plus de 375 fournisseurs et plus de 1 200 usines à travers son réseau d’approvisionnement.

Les perturbations en mer Rouge ont renforcé cette dépendance aux routes maritimes longues. Pepco indique qu’environ 95 % de ses volumes importés sont désormais transportés via le cap de Bonne-Espérance, ce qui allonge les trajets entre l’Asie et l’Europe. Dans ce contexte, l’Afrique apparaît comme une piste pour rapprocher une partie de la production des marchés européens. Mais aucune implantation n’est encore annoncée : Pepco n’a précisé ni les pays ciblés, ni les produits concernés, ni le montant d’un éventuel investissement.

Pour les pays africains, l’enjeu est néanmoins significatif. Une éventuelle stratégie de sourcing de Pepco pourrait ouvrir des opportunités aux industriels capables de répondre aux standards européens en matière de qualité, de coûts et de délais. La proximité avec l’Europe pourrait notamment constituer un avantage pour l’Afrique du Nord. Avec plus de 4 000 magasins dans 19 pays européens, Pepco dispose d’un poids d’achat important. Sa réflexion illustre une tendance plus large dans la distribution: face aux risques géopolitiques et logistiques, la diversification géographique des fournisseurs devient un levier de sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

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Nouvelair: Le Caire est désormais accessible directement depuis Tunis deux fois par semaine

Nouvelair lance ce 16 septembre 2026 sa nouvelle liaison directe entre Tunis et Le Caire. La compagnie tunisienne prévoit deux vols par semaine sur cette nouvelle route, chaque mercredi et dimanche, renforçant ainsi son réseau au départ de Tunis-Carthage.

Le premier vol est programmé ce mercredi 16 septembre. La liaison est opérée par un Airbus A320 sous le numéro de vol BJ190. Les horaires publiés pour les premiers vols indiquent un départ de Tunis à 5h00 le mercredi et à 6h00 le dimanche, pour une durée de vol d’environ 3 heures. Pour Nouvelair, cette ouverture ajoute une nouvelle destination à son réseau régulier et crée une liaison directe supplémentaire entre les marchés tunisien et égyptien. La compagnie commercialise les billets via son site internet, son application mobile, son centre de relation client ainsi que ses points de vente et agences partenaires.

Cette nouvelle desserte intervient alors que l’axe Tunis-Le Caire est également exploité en direct par EgyptAir et Tunisair. 

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19 avions aujourd’hui, 25 demain: Nouvelair poursuit son expansion

Nouvelair poursuit l’agrandissement de sa flotte avec l’arrivée d’un nouvel Airbus A320-200. L’appareil, âgé de 12 ans et identifié par le numéro de série MSN 6178, porte à 19 le nombre d’avions de la famille A320 exploités par la compagnie tunisienne. L’arrivée de cet appareil intervient après trois autres intégrations depuis le début de 2026, dont un A320neo neuf livré directement de l’usine.

Cet A320-200 a déjà une expérience internationale. Avant de rejoindre Nouvelair, il a notamment été exploité par des compagnies liées au groupe AirAsia. Son intégration permet à la compagnie de renforcer rapidement ses capacités, alors que son activité repose largement sur les liaisons avec les marchés européens et méditerranéens. Cette progression s’inscrit dans une trajectoire de croissance définie sur plusieurs années. Selon plusieurs sources, Nouvelair vise une flotte de 25 appareils à l’horizon 2034, avec une montée en puissance progressive des Airbus A320neo. La compagnie avait déjà annoncé son ambition de faire du modèle neo la base de sa flotte à terme, notamment en raison de ses performances opérationnelles et de sa consommation de carburant plus faible.

La flotte actuelle reste toutefois composée majoritairement d’A320-200 classiques. Les données disponibles en septembre 2026 recensent 14 A320-200 et trois A320neo dans la flotte propre de Nouvelair, tandis que certains appareils peuvent être exploités temporairement dans le cadre de contrats de location avec équipage.

Pour la compagnie, l’enjeu dépasse donc le simple renouvellement des avions. L’augmentation de la flotte doit lui permettre d’accompagner l’élargissement de son réseau et de disposer de davantage de capacité sur ses marchés internationaux, tout en préparant progressivement le remplacement des appareils les plus anciens par des A320neo.

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Tunisie–Arabie saoudite : vers une reconnaissance mutuelle des certificats halal

La Tunisie et l’Arabie saoudite travaillent à mettre en place une reconnaissance mutuelle des certificats halal, avec un objectif concret pour les entreprises tunisiennes : faciliter l’accès de leurs produits au marché saoudien et, plus largement, aux marchés du Golfe.

Le sujet a été au cœur d’une rencontre tenue mardi 15 septembre 2026 au siège de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI), entre son directeur général, Nafea Boutiti, et une délégation du Saudi Halal Center conduite par son vice-président exécutif, Dr Youssef Al-Harbi. Les discussions portent notamment sur l’harmonisation des approches, l’échange d’expertise et la formation. Les deux parties cherchent surtout à établir un mécanisme permettant de reconnaître leurs certificats de conformité halal respectifs. Pour les exportateurs tunisiens, une telle reconnaissance pourrait réduire les démarches liées à la certification et faciliter la commercialisation de produits déjà certifiés en Tunisie.

L’INNORPI dispose déjà d’un système de certification halal, qui repose notamment sur l’évaluation des entreprises, les audits et, selon les référentiels applicables, les essais et analyses des produits. L’institut indique par ailleurs que la reconnaissance des certificats constitue un outil pour réduire les obstacles techniques au commerce. Cette coopération intervient dans le cadre de la 15e réunion des comités techniques du SMIIC, organisée à Tunis du 14 au 18 septembre. Le dispositif SMIIC vise précisément à harmoniser les normes entre les pays de l’Organisation de la coopération islamique et à faciliter la reconnaissance des certifications. Le secteur halal figure parmi ses comités techniques.

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Cybersécurité, data centers… Cybastion veut investir 300 millions de dollars au Sénégal

Le Sénégal pourrait bénéficier d’environ 300 millions de dollars, soit plus de 170 milliards de francs CFA, pour accélérer le développement de ses infrastructures numériques. L’annonce a été faite lundi 14 septembre à Washington par Cybastion, entreprise américaine spécialisée dans la cybersécurité, à l’issue d’une rencontre entre son PDG Thierry Wandji et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Les fonds annoncés doivent soutenir plusieurs chantiers, notamment la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, les data centers, le transfert de technologies et la formation des compétences locales. Des startups sénégalaises devraient également être associées à ces projets, avec l’ambition de développer davantage de capacités technologiques sur le marché local. Pour Dakar, l’enjeu est aussi celui de la maîtrise de ses infrastructures et de ses données. Cette orientation rejoint les objectifs du New Deal Technologique, qui place le développement des infrastructures numériques, la cybersécurité, les compétences et les solutions locales au cœur de la stratégie numérique du Sénégal.

 

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L’Oréal mise sur OpenAI pour réinventer la beauté

L’Oréal et OpenAI passent à une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la beauté. Les deux groupes ont annoncé une collaboration stratégique qui touche à la fois l’expérience client, le commerce, la recherche scientifique, le marketing et la création de contenus.

Le premier changement concernera directement les consommateurs. Maybelline New York intégrera son outil d’essayage virtuel de maquillage dans ChatGPT, grâce à la technologie ModiFace de L’Oréal. L’objectif est de permettre aux utilisateurs de découvrir et de tester des looks à travers une interaction conversationnelle avec l’IA.

L’accord prévoit également de renforcer la découverte des produits L’Oréal dans ChatGPT aux États-Unis, notamment pour des marques comme Lancôme et Kérastase. Autrement dit, le groupe cherche à faire de l’IA conversationnelle un nouveau point de contact entre ses marques et les consommateurs, alors que les habitudes de recherche et d’achat évoluent.

La publicité fait également partie du dispositif. SkinCeuticals, CeraVe et Garnier participent au pilote publicitaire mondial de ChatGPT, avec l’ambition d’explorer une publicité directement intégrée aux moments où l’utilisateur exprime une intention de consommation.

L’enjeu ne se limite toutefois pas au marketing. L’Oréal prévoit d’utiliser GPT-Rosalind, le modèle d’OpenAI dédié aux sciences de la vie, pour travailler sur le microbiome cutané. Le groupe cherche notamment à identifier des bactéries bénéfiques afin d’accélérer le développement de nouvelles solutions de soins, avec La Roche-Posay comme première marque concernée.

L’IA doit aussi s’intégrer aux activités créatives du groupe. Le dernier modèle d’OpenAI doit alimenter CreAItech, la plateforme interne de L’Oréal consacrée à la création de contenus beauté générés par IA, notamment des images et des vidéos. Pour L’Oréal, cette alliance s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation par l’IA. Le groupe indique que 73 000 collaborateurs ont déjà été formés à l’IA générative et disposent d’outils internes comme L’OréalGPT et des assistants IA. Sa feuille de route repose notamment sur trois axes: personnaliser davantage l’expérience consommateur, augmenter les capacités des équipes et développer les compétences en IA dans l’ensemble de l’organisation.

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Une entreprise chinoise envisage un investissement de 3 millions d’euros en Tunisie

Une entreprise chinoise spécialisée dans les composants automobiles étudie la possibilité de s’implanter en Tunisie. Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. envisage la création d’une unité de production sur environ 4 000 m², avec un investissement initial estimé à 3 millions d’euros et entre 30 et 50 emplois directs à la clé.

Le projet n’est toutefois pas encore acté. Il se trouve actuellement au stade de la prospection, selon les éléments communiqués par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), à l’issue d’une rencontre tenue le 14 septembre à Tunis entre une délégation de l’entreprise chinoise et la direction de l’Agence. Conduite par son CEO Liu Yichao, la délégation a présenté les premières lignes du projet et échangé avec l’APII sur les conditions d’une éventuelle implantation. L’effectif envisagé pourrait augmenter progressivement si le projet entre dans une phase de développement.

Fondée en 2005, Kunshan Chemitec Automotive Components est spécialisée dans les faisceaux de câbles (wiring harness) et les solutions destinées à leur protection. Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, des gaines, des tubes tressés et des mousses utilisés, entre autres, dans les applications automobiles. L’entreprise est présente dans six pays et travaille avec plusieurs acteurs internationaux de l’industrie automobile. Une implantation tunisienne lui permettrait potentiellement de se rapprocher d’un écosystème automobile déjà développé et tourné vers l’export. Pour la Tunisie, l’intérêt du dossier réside donc autant dans le montant annoncé que dans le positionnement du projet. Une nouvelle activité dans les composants automobiles pourrait contribuer à renforcer les chaînes d’approvisionnement locales et à créer des opportunités de partenariat avec des industriels déjà implantés.

Lors de la réunion, l’APII a présenté à l’entreprise chinoise les procédures liées à la création et à l’implantation d’une entreprise en Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement, les avantages fiscaux et les incitations prévus par la législation en vigueur. L’Agence a également orienté la délégation vers ses outils consacrés aux secteurs automobile et aéronautique, ainsi que vers son annuaire des entreprises industrielles. Ces ressources doivent notamment permettre à l’investisseur d’identifier les entreprises présentes sur le marché tunisien et d’examiner d’éventuelles possibilités de partenariat.

 

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Dash Energies vise 100 stations-service au Cameroun en deux ans

Dash Energies a officiellement fait ses premiers pas dans la distribution de carburants au Cameroun. La filiale de Dashaco Holdings Africa a inauguré, le 12 septembre 2026, sa première station-service à Douala, dans le quartier d’Akwa, sur le site réhabilité d’une ancienne station MRS. Mais au-delà de cette première implantation, c’est surtout l’ambition affichée pour les deux prochaines années qui retient l’attention : atteindre 100 stations-service d’ici septembre 2028.

Le calendrier annoncé est particulièrement serré. Après Akwa, Dash Energies prévoit une station à Limbé, puis deux à Kumba, à Kumba Town et Fiango, avant une implantation à Muyuka. L’objectif est ainsi de disposer de cinq stations au total avant la fin de 2026. Ces ouvertures ont été détaillées par Olivier Sabock, directeur général adjoint de Dash Energies. Pour atteindre 100 stations en septembre 2028, le groupe devra ensuite ajouter 95 points de vente en environ deux ans. Cela représente, en moyenne, près de quatre nouvelles stations par mois, soit presque une par semaine. Le rythme est particulièrement ambitieux au regard du marché camerounais : le ministère de l’Eau et de l’Énergie estime à environ 30 le nombre moyen de nouvelles stations construites chaque année dans le pays.

Le modèle de déploiement de Dash Energies reste toutefois à préciser. Les informations publiques disponibles ne détaillent ni le budget nécessaire pour atteindre les 100 stations, ni le mode de financement, ni la part des sites qui seront construits, repris, loués ou exploités en partenariat. La localisation de l’ensemble du futur réseau n’est pas non plus connue.

Cette question est stratégique dans un marché où la couverture territoriale reste incomplète. Un avis du MINEE publié en janvier 2026 indique que 189 arrondissements, soit 52,5 % du total, ne disposent encore d’aucune station-service. Le même document rappelle qu’un détenteur d’un agrément D1 doit construire au moins 20 % de ses stations en dehors des chefs-lieux de département.

À Akwa, Dash Energies propose du Super, du gasoil et du pétrole lampant. Le détail communiqué publiquement fait état de 30 000 litres de Super, 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres de pétrole lampant. Ces volumes totalisent 50 000 litres, alors que le site de l’entreprise relayé par La Plume de l’Aigle indique une capacité totale de 45 000 litres. Cette divergence n’étant pas expliquée dans les sources consultées, le chiffre global doit être considéré avec prudence.

Le groupe ne mise d’ailleurs pas uniquement sur la vente de carburants. Son offre prévoit également des lubrifiants, une boutique Dash Delights et une carte prépayée Dash Cash destinée notamment aux particuliers et aux entreprises. Sur son site, Dash Energies présente par ailleurs l’importation, l’exploration et la distribution parmi ses activités.

L’entrée sur ce marché intervient dans un environnement fortement réglementé. Les prix à la pompe ne constituent pas un levier de différenciation totalement libre pour les distributeurs : le système camerounais repose sur des prix administrés. Dans ce contexte, la performance d’un réseau dépend notamment des volumes écoulés, de la localisation des stations, de la maîtrise des coûts et des revenus générés par les activités complémentaires.

Le besoin en carburants reste important. Selon l’Institut national de la statistique du Cameroun, les importations de produits énergétiques pèsent lourd dans la facture extérieure du pays. Les données officielles sur le commerce extérieur de 2025 montrent notamment le poids important des importations de carburants et lubrifiants dans les échanges du pays.

Pour Dashaco Holdings Africa, cette offensive marque surtout une nouvelle étape dans la diversification du groupe. Déjà présent dans les médias, la communication et la microfinance, le groupe développe désormais une activité dans l’aval pétrolier. Dash Energies devra toutefois transformer rapidement son ambition annoncée en réseau opérationnel : entre une première station inaugurée à Douala et 100 points de vente en septembre 2028, l’écart reste considérable.

Le défi sera d’autant plus important que le contexte international renchérit actuellement le coût du pétrole. Le 14 septembre 2026, le Brent a brièvement dépassé 109 dollars le baril, sous l’effet des perturbations des flux pétroliers liées aux tensions au Moyen-Orient. Pour un nouvel acteur de la distribution, cette volatilité renforce l’enjeu de sécuriser les approvisionnements et de préserver les marges.

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Tunisie-Canada: 7 vols par semaine et du cargo illimité pour renforcer les échanges

Le Canada et la Tunisie renforcent leurs liaisons aériennes avec un accord élargi qui augmente les capacités de transport de passagers et de marchandises entre les deux pays. Annoncée le 14 septembre 2026 par Transports Canada, cette nouvelle entente pourrait surtout faciliter les échanges commerciaux, la logistique et les déplacements professionnels.

Concrètement, chaque pays pourra désormais exploiter jusqu’à sept vols passagers-combinés par semaine, contre quatre auparavant. L’accord élargit également l’accès à tous les points du territoire tunisien et canadien, alors qu’il était auparavant limité à un seul point dans chaque pays. Autre changement important pour les entreprises: les compagnies aériennes disposent désormais de droits illimités pour les vols tout-cargo, une possibilité qui n’était pas prévue dans l’accord précédent. Cette évolution peut faciliter le transport de marchandises et offrir davantage de flexibilité aux opérateurs engagés dans les échanges entre les deux marchés. L’enjeu dépasse donc le transport aérien. Selon le gouvernement canadien, l’élargissement doit soutenir la diversification commerciale, les chaînes d’approvisionnement, le tourisme ainsi que les investissements. Le Canada considère la Tunisie comme un marché en croissance en Afrique du Nord.

Les chiffres avancés par Ottawa illustrent déjà l’intensification des relations économiques: les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 439 millions de dollars canadiens en 2025, tandis que les investissements directs canadiens en Tunisie se sont élevés à 183 millions de dollars. Le trafic passagers entre les deux pays a, lui, progressé de plus de 55% depuis l’élargissement de l’accord en 2019. La demande est également alimentée par les déplacements d’affaires, le tourisme, les études et les voyages familiaux. Près de 3 000 Tunisiens étudiaient au Canada en 2025, tandis que la diaspora canado-tunisienne dépasse 30 000 personnes, selon le recensement canadien de 2021.

Pour les entreprises tunisiennes, l’intérêt sera notamment de disposer de davantage d’options pour accéder au marché canadien et, inversement, de faciliter l’arrivée d’entreprises et d’investisseurs canadiens en Tunisie. Le Canada identifie déjà plusieurs secteurs présentant des opportunités, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire, les TIC, l’éducation et la formation professionnelle ainsi que l’aérospatiale. L’accord aérien entre les deux pays avait été conclu en 2010, puis élargi une première fois en 2019. Cette nouvelle extension intervient donc dans un contexte de croissance des échanges et de recherche de nouvelles connexions commerciales.

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Du ticket à 3,50 $ aux tarifs à trois chiffres: les 55 ans de hausse des prix chez Disney

En 1971, une entrée adulte au Magic Kingdom de Walt Disney World coûtait 3,50 dollars. Cinquante-cinq ans plus tard, le prix d’une journée dans le parc peut dépasser 100 dollars selon la date, tandis que certains événements spéciaux affichent des billets à près de 200 dollars. Une évolution qui donne une idée de l’ampleur de la hausse des prix dans l’univers Disney.

Le chiffre de 3,50 dollars est documenté par Disney lui-même. À l’ouverture de Walt Disney World, ce montant correspondait au droit d’entrée au Magic Kingdom. Les attractions étaient ensuite accessibles au moyen de tickets supplémentaires, avec des tarifs allant de 10 cents pour certaines attractions à 90 cents pour les plus populaires. À titre de comparaison, 3,50 dollars de 1971 représentent environ 29 dollars en pouvoir d’achat actuel, selon les données de l’indice des prix à la consommation américain utilisées par le Bureau of Labor Statistics. Autrement dit, même après correction de l’inflation, le coût d’accès à l’univers Disney a augmenté beaucoup plus rapidement que le niveau général des prix.

Le parking raconte une histoire similaire. Il coûtait 50 cents par véhicule à l’ouverture du complexe en 1971. Aujourd’hui, le stationnement standard dans les quatre parcs à thème de Walt Disney World est facturé 35 dollars par jour. Le tarif est donc environ 70 fois supérieur à celui pratiqué au lancement. Il faut toutefois éviter une comparaison directe entre les deux époques. En 1971, seul le Magic Kingdom était ouvert. Epcot, Disney’s Hollywood Studios et Disney’s Animal Kingdom n’existaient pas encore. Surtout, le modèle tarifaire était différent: l’entrée au parc et l’accès aux attractions étaient facturés séparément. Aujourd’hui, le billet standard donne accès aux attractions incluses dans le parc.

Les prix actuels sont eux-mêmes variables. Disney applique une tarification basée sur la date de visite. Certaines offres en 2026 permettent par exemple d’accéder aux quatre parcs à partir de 99,75 dollars par jour pour un billet de quatre jours, tandis que des événements spéciaux à Magic Kingdom peuvent atteindre 189 dollars ou davantage. Au-delà du chiffre spectaculaire, cette comparaison illustre surtout une évolution du modèle économique: en cinq décennies, Disney est passé d’un système où l’entrée au parc et les attractions étaient dissociées à une tarification beaucoup plus sophistiquée, modulée selon les dates, les produits et le type d’expérience recherché.

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Facturation électronique: Tunisie TradeNet lance un nouveau portail pour les entreprises

Tunisie TradeNet (TTN) lance, à partir du 15 septembre 2026, un nouveau Portail Web de la Facturation Électronique, destiné notamment aux entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation.

Accessible via portail.elfatoora.tn, la plateforme permet de gérer directement plusieurs étapes de la facturation électronique, sans recourir à une solution d’intégration spécifique. Concrètement, l’utilisateur peut configurer son environnement, créer ses factures, les signer électroniquement et les transmettre directement à la plateforme EL FATOORA. L’objectif est de proposer une solution plus simple aux entreprises qui n’ont pas besoin d’une infrastructure technique dédiée pour gérer leurs factures électroniques. Pour utiliser le portail, les entreprises doivent d’abord effectuer leur adhésion au service EL FATOORA via la plateforme dédiée: plateforme d’adhésion EL FATOO​RA.

TTN précise également que les entreprises ayant déjà déposé un dossier d’adhésion au format papier, mais qui n’ont pas encore reçu de validation, sont invitées à effectuer une nouvelle inscription en ligne. Cette démarche doit permettre d’accélérer le traitement de leur adhésion et de numériser leurs dossiers.

Pour les entreprises concernées, le nouveau portail constitue donc surtout une porte d’entrée simplifiée vers la facturation électronique, avec moins de contraintes techniques à l’entrée.

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