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Radio Tunisienne | RTCI lance une émission en langue chinoise

Les studios de la Radio Tunis Chaîne Internationale ( RTCI ) ont abrité, hier matin, l’enregistrement de la toute première émission en langue chinoise, animée par Mme Azza Zouari, professeure de langue chinoise.

Cet événement marque la concrétisation de l’accord de partenariat signé en 2024 entre Mme Henda Ben Alaya Ghribi, Présidente-Directrice Générale de la Radio Tunisienne, et Mme Cao Shumin, ministre et secrétaire du Parti de l’Administration nationale de la radio et de la télévision en Chine (NRTA).

Cet accord avait été conclu à l’occasion de la visite d’État effectuée en Chine par le président de la République, Kaïs Saïed, sur invitation de son homologue chinois, Xi Jinping.

Ce nouveau rendez-vous radiophonique en langue chinoise sera diffusé chaque fin de semaine, du vendredi au dimanche, de 16h00 à 17h00, sur les ondes de RTCI.

Y. N.

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Tunisie | Lancement officiel du Prix Kamel Labidi pour les médias

Amnesty International Tunisie lance la quatrième édition de son prix des médias pour les droits humains, baptisé cette année «Prix Kamel Labidi pour les médias». Ce concours vise à honorer les journalistes professionnels, les jeunes et les créateurs de contenu engagés dans la défense des droits humains.

Décédé le 17 janvier 2026, Kamel Labidi était un journaliste indépendant et intègre et un défenseur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression en Tunisie et dans le monde arabe. Il a pris part à la construction et à la réforme du secteur de la presse et des médias en Tunisie en président l’Instance nationale pour la réforme de de l’information et la communication (Inric) après la révolution du 14 janvier 2011; mais lorsque les libertés ont de nouveau reculé dans le pays, il a choisi de se mettre en retrait une fois de plus, et s’est installé au Liban où il est décédé.

Le prix est ouvert aux journalistes professionnels, aux jeunes, aux citoyens et citoyennes ainsi qu’aux créateurs et créatrices de contenu qui s’engagent à défendre les droits humains et contribuent, par leurs travaux, à mettre en lumière les questions qui y sont liées.

Les candidatures sont ouvertes du 15 septembre au 15 novembre 2026 via le formulaire en ligne.

Vous trouverez les conditions et les modalités de participation à ce lien.

I. B.

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Santé | L’Ordre des médecins de Tunisie lance son nouveau site internet officiel

Le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie annonce, ce lundi 14 septembre 2026, le lancement officiel de son nouveau site internet : ordremedecins.tn septem.

​Développé pour répondre aux besoins actuels de la profession, cette plateforme modernisée s’impose comme un carrefour d’information et de services pour les praticiens, les usagers de santé et l’écosystème médical tunisien.

Le site centralise l’accès aux démarches administratives, aux ressources réglementaires et à l’actualité ordinale pour simplifier l’exercice quotidien des médecins et orienter les patients « et vise à construire un outil moderne, accessible et utile, au service des médecins, des patients et d’une médecine tunisienne toujours plus exigeante ».

L’Ordre des Médecins affirme qu’il s’agit d’une plateforme évolutive et participative, conçue pour s’adapter continuellement : l’espace intégrera les remarques, suggestions et propositions des professionnels de santé afin d’enrichir progressivement ses fonctionnalités, lit-on encore dans le communiqué.

Et d’ajouter : « Ce site est appelé à évoluer. Vos remarques, suggestions et propositions sont les bienvenues afin de l’améliorer progressivement et de mieux répondre aux attentes de l’ensemble de la profession ».

Y. N.

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Tunisie | Les enseignants de l’Ipsi solidaires avec leur collègue Mohamed Yousfi

Un groupe d’enseignants de l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI) de Tunis a publié la pétition suivante pour défendre la liberté de la presse et l’indépendance du travail médiatique, et pour exprimer sa solidarité avec le journaliste Mohamed Yousfi, placé en détention provisoire et poursuivi en justice pour des faits liés à ses fonctions de rédacteur en chef de la plateforme médiatique Alqatiba.

Nous, enseignants de l’Institut de presse et des sciences de l’information, convaincus que la liberté de la presse ne constitue pas un privilège réservé à une catégorie professionnelle spécifique, mais qu’elle est une condition fondamentale du droit de la société à l’information, de la liberté du débat public ainsi que de l’instauration d’un État de droit et d’institutions :

– suivons avec inquiétude et étonnement les circonstances de l’interpellation du journaliste Mohamed Yousfi, laquelle a été déclenchée par des publications et commentaires diffusés sur Facebook — selon le rapport de transmission du dossier — évoquant un accroissement suspect de sa fortune, alors qu’il n’existe pas le moindre indice sérieux quant à la véracité de ces allégations. Cette interpellation soudaine, survenue alors qu’il se rendait à une émission radiophonique, contrevient aux principes consacrés par l’article 55 de la Constitution tunisienne, notamment ceux de nécessité et de proportionnalité régissant la restriction des droits et libertés ;

– considérons que les journalistes exerçant leur profession dans le respect de la loi doivent bénéficier de la protection nécessaire pour accomplir leur mission — à savoir transmettre l’information, demander des comptes aux décideurs et susciter le débat sur les questions d’intérêt sociétal ;

– soulignons que toute poursuite judiciaire, lorsqu’elle repose sur des fondements juridiques sérieux, doit se dérouler dans une transparence totale, dans le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et des garanties d’un procès équitable, sans que les procédures judiciaires ne soient détournées pour sanctionner un journaliste en raison de ses opinions ou de son activité professionnelle ;

– suivons avec une vive inquiétude les informations faisant état de la détérioration de l’état de santé de Mohamed Yousfi et de l’intervention chirurgicale qu’il a subie, ainsi que les préoccupations suscitées par ses conditions de détention et la garantie de son droit aux soins et à une prise en charge médicale, notamment après son transfert en prison.

À cet égard, nous :

– exprimons notre entière solidarité avec le journaliste Mohamed Yousfi, ainsi qu’avec sa famille et ses collègues, et faisons part de notre profonde préoccupation quant à sa situation judiciaire et sanitaire ;

– exigeons que sa sécurité physique et psychologique soit garantie et qu’il puisse bénéficier, sans délai, des soins de santé nécessaires ;

– appelons à réexaminer la décision de le placer en détention et à lui permettre de suivre la procédure en état de liberté, afin de garantir le respect de la présomption d’innocence et du principe de proportionnalité dans le recours aux mesures privatives de liberté ;

– exigeons la garantie du plein exercice des droits de la défense, la possibilité pour les avocats d’accomplir leur mission sans entraves, ainsi que le respect de toutes les procédures et garanties prévues par la loi, y compris le droit de l’accusé d’être présent, d’être interrogé et d’assurer sa propre défense ;

– affirmons que l’exercice du journalisme, la participation à des entretiens ou à des interventions médiatiques, ainsi que la publication d’opinions, d’analyses et de critiques relatives aux affaires publiques, ne sauraient constituer, en soi, un motif de poursuites pénales ou d’emprisonnement ;

– appelons à ne pas recourir aux lois pénales ou aux procédures judiciaires pour restreindre le travail journalistique, soumettre les médias indépendants ou intimider les journalistes ;

– rejetons le fait de faire des journalistes la cible de campagnes de diffamation, d’incitation à la haine et de stigmatisation ;

– soulignons que le cas de Mohamed Yousfi dépasse sa personne, car il soulève une question fondamentale concernant l’avenir de la liberté de la presse en Tunisie et la capacité des journalistes à exercer leur rôle de contrôle et de critique sans craindre l’emprisonnement ou les poursuites en raison de leur travail ;

– réitérons notre solidarité et notre soutien à tous les journalistes emprisonnés ou faisant l’objet de poursuites judiciaires en raison de leur travail journalistique ;

– considérons que la protection de la presse indépendante relève d’une responsabilité partagée entre l’État, le pouvoir judiciaire, l’université, la société civile et les instances professionnelles ; l’université tunisienne — et plus particulièrement les établissements de formation au journalisme — ne saurait rester simple spectatrice lorsque le droit des journalistes à exercer leur métier et le droit des citoyens à l’information sont menacés.

En tant qu’enseignants formant des générations de journalistes aux valeurs de professionnalisme, d’indépendance, de responsabilité et d’éthique du métier, nous estimons que garder le silence face à l’emprisonnement d’un journaliste ou aux restrictions qui lui sont imposées dans l’exercice de ses fonctions contrevient à l’essence même de la mission que nous accomplissons au sein de l’université.

Par conséquent, nous appelons les autorités judiciaires à libérer le journaliste Mohamed Yousfi, à garantir le plein respect de ses droits et à lui assurer les soins de santé nécessaires, conformément aux dispositions de la Constitution et aux engagements internationaux de la Tunisie en matière de liberté d’expression et de liberté de la presse.

Nous invitons également nos collègues des milieux universitaire, médiatique et de la défense des droits humains à poursuivre la défense pacifique et légale de la liberté de la presse, ainsi que du droit des Tunisiennes et des Tunisiens à une information libre, indépendante et pluraliste.

Suivent 18 signatures.

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De sa prison, Mourad Zeghidi solidaire avec Ghazi Mrabet et Mohamed Yousfi

Dans un message envoyé de la prison où il croupit depuis 2024, le journaliste Mourad Zeghidi a exprimé sa solidarité avec son avocat Ghazi Mrabet, arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026 et poursuivi dans une vague affaire de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, et son ami le journaliste Mohamed Yousfi, arrêté le lendemain, vendredi 4 septembre, et placé en garde à vue malgré l’opération chirurgicale qu’il a subie durant sa détention. Il est poursuivi dans une affaire, tout aussi vague, de blanchiment d’argent en lien avec le financement de la plateforme médiatique Alqatiba dont il est le rédacteur en chef.

«J’exprime ma totale solidarité avec mon ami et frère, l’avocat Ghazi Mrabet, face à l’épreuve qu’il traverse.

«Ghazi est un modèle rare de loyauté, d’amitié et de soutien, notamment durant l’épreuve que j’ai moi-même vécue en 2024.

«J’exprime également mon soutien indéfectible à mon cher confrère et ami Mohamed Yousfi, l’un des journalistes les plus éminents, brillants, intègres et honnêtes de Tunisie. Je n’oublierai jamais le soutien qu’il m’a apporté et sa présence à mes côtés lors de mon arrestation.

«Que Dieu leur apporte soulagement et délivrance», a écrit Mourad Zeghidi dans ce message publié sur la page Facebook Free Mourad Zeghidi.

Rappelons que, selon le parquet de Tunis, l’avocat a été arrêté au domicile d’un client, trafiquant notoire recherché par la justice, déjà condamné par contumace à 40 ans de prison. Selon l’accusation, il aurait tenté de faciliter sa fuite et d’entraver le travail des agents de police judiciaires. Ses collègues crient son innocence en rappelant le droit des avocats de contacter leurs clients, même si ces derniers sont en fuite, sans mettre en danger leur sécurité.

I. B.  

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Mourad Zeghidi exprime sa solidarité avec Ghazi Mrabet et Mohamed Yousfi

Depuis sa cellule à la prison civile de Mornaguia, le chroniqueur et journaliste Mourad Zeghidi a adressé un message de solidarité à l’avocat Ghazi Mrabet et au journaliste Mohamed Yousfi.

Dans ce texte diffusé via sa page Facebook, ce jeudi 10 septembre 2026, Mourad Zeghidi a tenu à exprimer sa gratitude envers ceux qui lui apportent un soutien indéfectible depuis le début de son épreuve qui dure depuis 2024.

Il a également salué en premier lieu son avocat et ami, Me Ghazi Mrabet, le décrivant comme « un exemple rare de dévouement, d’amitié et de soutien » tout au long de sa détention avant d’adresser un message à Mohamed Youssfi, qu’il qualifie de confrère « brillant, intègre et honnête », soulignant qu’il n’oubliera jamais sa présence à ses côtés lors de son arrestation.

​Dans son message, Mourad Zeghidi a également exprimé son soutienà tous les journalistes estimant que « le secteur des médias et la liberté d’expression traversent une période particulièrement complexe ».Depuis sa cellule à la prison civile de Mornaguia, le chroniqueur et journaliste Mourad Zeghidi a adressé un message de solidarité à l’avocat Ghazi Mrabet et au journaliste Mohamed Yousfi.

Dans ce texte diffusé via sa page Facebook, ce jeudi 10 septembre 2026, Mourad Zeghidi a tenu à exprimer sa gratitude envers ceux qui lui apportent un soutien indéfectible depuis le début de son épreuve qui dure depuis 2024.

Il a également salué en premier lieu son avocat et ami, Me Ghazi Mrabet, le décrivant comme « un exemple rare de dévouement, d’amitié et de soutien » tout au long de sa détention avant d’adresser un message à Mohamed Youssfi, qu’il qualifie de confrère « brillant, intègre et honnête », soulignant qu’il n’oubliera jamais sa présence à ses côtés lors de son arrestation.

​Dans son message, Mourad Zeghidi a également exprimé son soutienà tous les journalistes estimant que « le secteur des médias et la liberté d’expression traversent une période particulièrement complexe ».

Y. N.

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EuroMed Droits appelle à la libération immédiate de Mohamed Yousfi

EuroMed Droits exprime sa profonde préoccupation à la suite de l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du site d’information Al Katiba, et appelle à sa libération immédiate.

Mohamed Yousfi a été arrêté alors qu’il se rendait dans les locaux de la radio Express FM pour participer à une émission radiophonique, puis placé en garde à vue.

Le jour de son arrestation, Mohamed Yousfi avait subi une intervention chirurgicale urgente. Malgré les douleurs importantes dont il souffrait, il a été interrogé et le juge d’instruction a ensuite émis, le mercredi 8 septembre, un mandat de dépôt à son encontre.

EuroMed Droits exprime sa profonde inquiétude face à cette affaire, qui s’inscrit dans une tendance croissante de restrictions systématiques visant les voix indépendantes et critiques, notamment les journalistes, les syndicalistes, les responsables politiques, les défenseur·e·s des droits humains et les acteurs de la société civile.

Les avocats de la défense ont notamment affirmé que le dossier ne contenait aucun document, aucune preuve, ni même le moindre commencement de preuve justifiant l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre.

L’affaire de Mohamed Yousfi s’inscrit dans un contexte plus large de ciblage des journalistes tunisiens indépendants. D’autres journalistes sont actuellement détenus ou font l’objet de poursuites judiciaires, notamment Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïss et Zied El Héni.

EuroMed Droits condamne également le climat d’intimidation, de stigmatisation et de diffamation visant les journalistes et les voix critiques, et souligne que ces pratiques sont contraires à la liberté de la presse et au droit des citoyen·ne·s d’accéder à l’information.

EuroMed Droits appelle les autorités tunisiennes à :

  • Libérer immédiatement Mohamed Yousfi et poursuivre l’enquête à son encontre en état de liberté ;
  • Garantir le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et du droit à un procès équitable ;
  • Mettre fin à l’utilisation abusive du droit pénal contre les journalistes en raison de l’exercice de leur profession et de leur droit à la liberté d’expression ;
  • Garantir un environnement sûr et indépendant permettant aux journalistes d’exercer leur profession sans menaces, intimidations ni poursuites arbitraires.

Communiqué

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La FAPaJ appelle à libérer le journaliste tunisien Mohamed El Yousfi  

La Fédération des journalistes d’Asie-Pacifique (FAPaJ) exhorte le président tunisien à prendre des mesures immédiates pour obtenir la libération du journaliste Mohamed El Yousfi, arrêté le 4 septembre 2026 devant les locaux d’Express FM alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission sur la politique de l’eau en Tunisie.

La FAPaJ, qui regroupe des représentants d’organisations de journalistes de cinq sous-régions d’Asie-Pacifique — Pacifique, Asie de l’Ouest, Asie de l’Est, Asie du Sud et Asie centrale — exprime sa solidarité avec El Yousfi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et l’ensemble des journalistes en Tunisie.

Rappelons qu’El Yousfi, a été conduit à la Troisième brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale, à El Aouina, et placé en garde à vue le samedi 5 septembre.

Selon les informations recueillies par le SNJT auprès de son équipe juridique, une enquête a été ouverte sur la base de publications Facebook.

El Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Alqatiba, l’un des principaux médias indépendants de Tunisie dont il est le rédacteur en chef.

Son arrestation fait suite à une campagne de dénigrement et d’incitation à la haine menée à son encontre sur les réseaux sociaux par des groupes se réclamant du régime en place depuis 2021.

El Yousfi est le dernier journaliste en date à être emprisonné en Tunisie en raison de son travail ou de ses prises de position publiques. Il rejoint Mourad Zeghidi et Borhen Bsaïes, détenus depuis mai 2024 et condamnés à de lourdes peines de prison, ainsi que Zied El Heni, arrêté en avril 2026 et condamné à un an de prison pour avoir critiqué une décision de justice.

La FAPaJ appelle le président Saïed à agir avec détermination et à garantir la libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed El Yousfi. Les autorités doivent cesser de recourir aux arrestations, aux détentions, à l’intimidation et aux poursuites judiciaires pour réduire les journalistes au silence et entraver le travail journalistique légitime, souligne l’organisation.

L’emprisonnement de journalistes pour leur travail ou l’expression d’opinions critiques menace le journalisme indépendant et porte atteinte au droit du public à l’information, ajoute-t-elle.

Le journalisme n’est pas un crime, et les journalistes ne doivent jamais faire l’objet d’emprisonnement ou de représailles pour le simple fait d’exercer leur métier, rappelle la FAPaJ, qui exprime sa solidarité avec Mohamed El Yousfi et tous les journalistes confrontés à la persécution en Tunisie.

Nous exhortons le président de la Tunisie à défendre la liberté de la presse, à protéger les journalistes et à garantir qu’ils puissent travailler librement, en toute indépendance et en toute sécurité, sans crainte d’arrestation ou de répression, souligne encore l’organisation.

I. B.

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Mandat de dépôt contre Mohamed Yousfi | Le SNJT tire la sonnette d’alarme

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a vivement condamné l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Youssefi, dénonçant des vices de procédure flagrants ainsi qu’un mépris total de son état de santé alarmant.

Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026, le Syndicat tire la sonnette d’alarme sur les conditions de cette décision judiciaire en afformant que selon le comité de défense, le mandat de dépôt a été émis de manière irrégulière : « l’interrogatoire n’a pas été finalisé, les plaidoiries des avocats n’ont pas été entendues, et l’acte a été posé en l’absence de l’inculpé alors même que ses conseils ont refusé de signer le procès-verbal ».

Le SNJT pointe également une urgence médicale occultée en rappelant que Mohamed Yousfi a été victime de violentes douleurs dans les locaux du Pôle judiciaire économique et financier et a dû être à nouveau examiné sur place par un médecin de la Protection civile, sachant qu’il a été opéré de l’appendicite lors de sa garde à vue.

Malgré ce tableau clinique préoccupant, l’audience n’a pas été interrompue pour lui permettre de recevoir les soins requis, déplore le SNJT qui fait porter l’entière responsabilité de toute séquelle physique ou légale aux autorités, tout en rappelant que la détention provisoire ne doit en aucun cas s’apparenter à une peine anticipée ou servir d’instrument d’intimidation contre la presse.

Y. N.

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SNJT | Placé en garde à vue, le journaliste Mohamed Yousfi opéré en urgence

​Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, que Mohamed Yousfi a été opéré en urgence alors qu’il était en garde à vue.

Dans son communiqué, le SNJT précise que Mohamed Yousfi a été victime d’un malaise et qu’il a été transporté à l’hôpital , où il a été opéré en urgence de l’appendicite dans la nuit du 4 septembre 2026.

​Le syndicat soutient que les contraintes et la pression de la détention sont incompatibles avec les soins post-opératoires et la convalescence requis par son état, en affirmant que la santé et l’intégrité physique du journaliste relèvent de la responsabilité directe des autorités compétentes.

La même source a rappelé que la place d’un professionnel de l’information et des médias n’est pas en prison quelles que soient ses prises de position, tout en réclamant l’abandon des poursuites visant Mohamed Yousfi et sa remise en liberté afin qu’il puisse se soigner dignement tout en exerçant ses droits de défense.

Y. N.

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Le mensonge a les jambes courtes, la vérité finira par éclater !

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba, arrêté et placé en garde-à-vue hier soir, vendredi 4 septembre 2026, a fait parvenir, par le biais de son avocate Hela Ben Salem, cette lettre à ses collègues journalistes et aux Tunisiens en général, pour les exhorter à défendre leur dignité et leurs droits. Nous traduisons cette lettre de l’arabe et la reproduisons ci-dessous…  

Mohamed Yousfi *

Mon message aux journalistes indépendants de ce pays : N’ayez pas peur ; continuez à écrire, à vous exprimer, à porter la voix des citoyens, celle des personnes marginalisées et opprimées.

Défendez l’État de droit, les droits humains et la dignité du citoyen tunisien — une dignité que nous avons perdue dans ce pays.

Je m’adresse tout particulièrement à mes collègues d’Alqatiba : Poursuivez le chemin que nous avons tracé ; n’ayez crainte ; j’ai une immense confiance en vous. Les tentatives de harcèlement et d’acharnement dont je fais l’objet ne visent en réalité qu’à atteindre Alqatiba et à entraver la ligne éditoriale indépendante de cette entreprise.

Tous les Tunisiens connaissent la valeur de cette plateforme, ainsi que ses réalisations et sa contribution au droit d’accès à l’information et au journalisme d’investigation.

Aujourd’hui, les faits, enquêtes et données présentés par Alqatiba sont utilisés par la justice elle-même comme référence dans des affaires majeures d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent et de corruption ; c’est l’un des derniers bastions de la liberté de pensée, d’expression et de la presse.

Ce n’est pas Mohamed Yousfi qui est sanctionné aujourd’hui, mais Alqatiba, pour son attachement à son indépendance et aux valeurs journalistiques léguées par la Révolution, au prix du sang des martyrs et des blessés. Il est donc impératif de poursuivre ce chemin, et j’ai une confiance totale en mes collègues d’Alqatiba.

Mon message aux Tunisiens : si je suis actuellement en garde à vue, c’est pour une raison très simple : j’exerce mon métier de journaliste de manière indépendante et professionnelle.

Je défends votre droit à une vie digne, à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’enseignement public, ainsi que votre droit de défendre votre dignité, de bénéficier d’une presse libre et d’accéder à l’information.

Les véritables criminels sont ces blogueurs corrompus qui tentent de salir la réputation des journalistes libres du pays ; mais le mensonge a les jambes courtes.

Aujourd’hui, j’ai été enlevé alors que j’exerçais mes fonctions de journaliste. On m’a appréhendé comme si j’avais été pris en flagrant délit ou que je tentais de fuir, alors qu’il aurait suffi de me convoquer : mon identité et mon adresse sont connues, et il n’y avait aucune raison de faire une telle démonstration de force.

Tenter de me discréditer en m’accusant de blanchiment d’argent relève de l’absurde et témoigne de la faillite de ce système.

Au moment de mon arrestation, je ne possédais rien : ni argent, ni biens immobiliers. Je vis de mon salaire et mon compte bancaire est même débiteur de quelques dinars.

Espérons que cette épreuve passera ; la vérité finira par éclater, tôt ou tard.

Traduit de l’arabe.

* Journaliste, rédacteur en chef d’Alqatiba.

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Tunisie | La FIJ exige la libération immédiate du journaliste Mohamed Yousfi

Dans un communiqué publié ce samedi 5 septembre 2026, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’est jointe au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), pour exiger la libération immédiate du journaliste Mohamed Yousfi, arrêté la veille devant les locaux d’Express FM, à Tunis, alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission consacrée à la politique de l’eau en Tunisie.

Le journaliste, rappelons-le, a été conduit à la troisième brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale, située à El Aouina, à Tunis et placé en garde.

Selon les informations recueillies par le SNJT auprès de son équipe juridique, Mohamed Yousfi a été interrogé sur des publications diffusées sur Facebook, mais aussi sur son travail journalistique et la ligne éditoriale d’Alqatiba, l’un des médias indépendants de référence en Tunisie. Son arrestation intervient après une campagne de dénigrement et d’incitation menée contre lui sur les réseaux sociaux.

«Mohamed Yousfi vient allonger la liste des journalistes emprisonnés en Tunisie en raison de leur travail ou de leurs prises de position. Il rejoint notamment Mourad Zeghidi et Borhen Bsaïes, détenus depuis mai 2024 et condamnés à de lourdes peines de prison, ainsi que Zied El Heni, arrêté en avril 2026 et condamné à un an de prison après avoir critiqué une décision judiciaire», souligne la FIJ.

Zied Dabbar, président du SNJT et vice-président de la FIJ, a déclaré : «L’arrestation de Mohamed Yousfi est directement liée à son travail journalistique indépendant et à ses prises de position critiques. Lorsqu’un journaliste peut être arrêté sur le chemin d’un studio de radio, c’est à toute la profession qu’un message d’intimidation est adressé. Les journalistes tunisiens ne renonceront pourtant ni à enquêter, ni à interroger les responsables publics, ni à exercer leur indispensable mission d’information.»

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a déclaré : «Je connais personnellement Mohamed Yousfi. Je connais son engagement, son courage et son attachement à un journalisme libre, rigoureux et de qualité. Son travail au sein d’Alqatiba et ses interventions critiques dérangent manifestement le pouvoir. Son arrestation s’inscrit directement dans la politique répressive tunisienne, qui vise, poursuit et emprisonne les journalistes. La Tunisie s’enfonce chaque jour davantage dans la criminalisation du journalisme indépendant. Nous exigeons la libération immédiate de Mohamed et de tous les journalistes détenus.»

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Le député Mohamed Ali solidaire avec le journaliste Mohamed Yousfi

Mohamed Ali, député de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a réagi sur les réseaux sociaux à l’interpellation du journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média Alqatiba, qui a eu lieu, dans la soirée du vendredi 4 septembre 2026, devant les locaux de la radio Express FM, où il devait intervenir à 18 heures, aux côtés de son confrère Walid Ben Rhouma, dans une émission consacrée à la crise de l’eau en Tunisie.

«Toute ma solidarité avec le journaliste indépendant Mohamed Yousfi, interpellé  dans un contexte précédé d’une campagne d’incitation systématique sur les réseaux sociaux», a écrit le député, ajoutant que «la concomitance entre cette incitation et l’interpellation soulève des questions sérieuses qu’il n’est plus possible d’ignorer ; en effet, les campagnes de diffamation et de pression exercées sur les journalistes ne sauraient constituer un prélude ‘‘normal’’ ou une justification tacite à des arrestations et à des poursuites [judiciaires]»

«Mohamed Yousfi est un journaliste qui a choisi d’exercer son métier en toute indépendance et de poser les questions qu’il juge d’intérêt public. Être en désaccord avec ses écrits ou ses propos ne saurait constituer un délit ; de même, la critique et le débat public ne justifient pas que l’on fasse d’un journaliste une cible d’incitation à la haine, pour ensuite le placer en détention», a encore écrit le député.

«La solidarité avec Mohamed Yousfi ne se limite pas à la personne ; elle constitue une défense du droit du journaliste à travailler librement et du droit de la société à une presse affranchie de l’intimidation, de l’incitation à la haine et des arrestations. Nous refusons que l’incitation à la haine contre les journalistes devienne une banalité. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’interpellation de Mohamed Yousfi et que ses droits légaux soient garantis. Nous refusons également que les réseaux sociaux se transforment en un espace où l’on décide arbitrairement qui doit être poursuivi et qui doit être laissé tranquille», a souligné Mohamed Ali. E de conclure : «Liberté pour Mohamed Yousfi, et solidarité avec tout journaliste qui paie le prix de son attachement à sa liberté et à son indépendance».

Placé en garde-à-vue, Mohamed Yousfi serait visé par une information judiciaire du Pôle judiciaire économique et financier. Il serait soupçonné d’entente pour nuire aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent liés à des flux financiers associatifs de son média d’investigation. Ses collègues affirment qu’il a été arrêté pour faire taire sa voix indépendante et libre et, à travers lui, intimider les journalistes soucieux de faire honnêtement leur travail d’information et d’analyse de la grave situation régnant dans le pays.

I. B.

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Tunisie | L’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi suscite une vague d’indignation

Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba (الكتيبة), est l’un des meilleurs journalistes de sa génération. Il est réputé pour sa rigueur professionnelle et sa liberté de ton. On comprend dès lors que son arrestation et son placement en garde à vue, le vendredi 4 septembre 2026, ait suscité une vague d’indignation et des interrogations sur les motivations d’une telle décision où beaucoup ont vu une volonté du régime de faire taire une voix jugée trop libre.

Mohamed Yousfi a été interpellé par la Brigade nationale d’El Gorjani alors qu’il s’apprêtait à intervenir sur Express FM pour présenter une enquête d’Alqatiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie.

Alqatiba est un média en ligne indépendant et un magazine d’investigation tunisien spécialisé dans le journalisme de données et la presse d’enquête.

Fondé en 2019, le média est géré par l’organisation non gouvernementale Taqallam pour la liberté d’expression et de création (تكلّم من أجل حرية التعبير والإبداع), basée à Tunis. Il se positionne comme une plateforme alternative axée sur la transparence, les droits de l’homme, la gouvernance, le climat et la justice sociale et fiscale.

Selon les premières informations, Mohamed Yousfi serait visé par une information judiciaire du Pôle judiciaire économique et financier. Il serait soupçonné d’entente pour nuire aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent liés à des flux financiers associatifs de son média d’investigation. Mais la réputation du journaliste, ses positions critiques à l’égard du pouvoir entourent son arrestation d’un soupçon de règlement de compte politique dans un contexte où, selon beaucoup d’organisations nationales et internationales, les droits et les libertés sont de plus en plus bafoués et réprimés dans le pays.

Rappelons, dans ce contexte, que plusieurs journalistes et chroniqueurs sont en prison depuis plusieurs années, condamnés dans des affaires similaires où la ligne de démarcation entre la liberté d’expression et le blanchiment d’argent est difficile à établir, tels Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies et Zied El Heni. D’autres ont fait de la prison avant de retrouver une liberté somme provisoire telles Chadha Hadj Mbarek et Sonia Dahmani. Khaoula Boukrim, quant à elle, a eu le temps de s’exiler en France. Elle a été condamnée par contumace à quatre ans de prison ferme.

I. B.

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