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Les gouvernances archaïques face à l’IA partagée

Le débat mondial sur le ralentissement de la course à l’intelligence artificielle (IA) est quasi systématiquement présenté sous l’angle des failles sécuritaires, de la cybersécurité ou des risques d’alignement. L’actualité récente — entre restrictions d’accès aux modèles de frontière, souveraineté sur les données et contrôles à l’exportation des briques algorithmiques — semble donner raison aux prudents. Pourtant, cette lecture purement technologique occulte l’essentiel : la rupture provoquée par l’IA n’est pas d’ordre technique, elle est éminemment politique et systémique. (Illustration de l’article gérée par IA).

Abdelwaheb Ben Moussa *

Les structures d’autorité traditionnelles — qu’elles soient technocratiques, bureaucratiques ou patriarcales — ont historiquement fondé leur hégémonie sur trois piliers : la rétention d’information, le monopole de l’expertise et l’opacité des arbitrages. Dans ces systèmes verticaux, le statut social, le réseau de cooptation et le poids de la hiérarchie ont longtemps prévalu sur la rigueur de la preuve et l’efficacité opérationnelle.

Contrairement aux idées reçues, l’IA ne constitue ni une entité autonome étrangère à notre espèce, ni une boîte noire magique dispensée d’expertise humaine. Elle est le réceptacle et le condensateur de la mémoire, de la logique et de la connaissance accumulées par l’humanité depuis des siècles. Certes, l’outil nécessite un cadre d’ingénierie rigoureux pour éviter les biais et les hallucinations, mais en rendant ce patrimoine intellectuel collectif immédiatement accessible à tout individu, l’IA opère une redistribution radicale de la puissance cognitive.

L’IA vient désintégrer ce modèle de domination.

Dès lors que la donnée devient vérifiable et le savoir partagé, l’asymétrie d’information s’effondre. Un citoyen, un cadre bancaire ou un chercheur armé d’une capacité d’analyse globale et impartiale peut instantanément challenger un dogme administratif, pointer l’incohérence d’un choix d’investissement ou exposer les failles d’une décision publique. L’argument d’autorité cède irréversiblement la place à l’exigence d’objectivité.

La véritable menace perçue par les gouvernances vieillissantes ne réside donc pas dans les risques de cybersécurité — que l’ingénierie sait parfaitement cloisonner par des architectures souveraines —, mais dans cette démocratisation sans précédent de la raison analytique. Une population disposant d’un accès direct à une intelligence partagée devient infiniment plus difficile à maintenir dans la dépendance, la bureaucratie ou la soumission statutaire.

Il ne s’agit pas de prôner un utopisme technologique naïf ou de nier la nécessité d’un cadre réglementaire strict. Il s’agit de refuser que le prétexte sécuritaire serve de bouclier au statu quo. Plutôt que d’agiter le spectre de la menace technologique pour préserver des rentes de position dépassées, nos institutions doivent opérer leur propre mutation : passer d’une gouvernance fondée sur la rétention et le statut à une gouvernance fondée sur la transparence, la logique de la preuve et l’ingénierie d’exécution.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Tribune. Le jour où la guerre a cessé d’avoir une fin – L’ombre longue du 11-Septembre : d’un ordre brisé à un monde en fragments

Vingt-cinq ans après les attentats du 11-Septembre, Younes Abouyoub analyse les bouleversements géopolitiques et politiques provoqués par la « guerre contre le terrorisme ». De l’Irak au monde arabe, de l’érosion du droit international à la montée des logiques autoritaires…

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La municipalité de Radès appelle au respect des règles de propreté et de sécurité

La municipalité de Radès a appelé, dans un communiqué publié ce 10 septembre 2026, l’ensemble des riverains au civisme et au respect strict des règles d’urbanisme.

Plusieurs consignes fondamentales pour le bien-être collectif ont été rappelées par la municipalité, concernant notamment la festion des déchets et la protection des équipements publics.

La municipalité rappelle ainsi l’interdiction de jeter les ordures et débris de chantier sur les trottoirs et voies publiques et tout ce qui peut dégradé le paysage urbain et a appelé à utiliser exclusivement les espaces dédiés.

Soulignant que la propreté et la sécurité de la ville reposent sur une responsabilité partagée entre les autorités locales et les citoyens, la municipalité conclut son appel autour d’un engagement commun : « Ensemble pour un Radès plus propre, plus beau et plus sûr. »

Y. N.

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La pseudo-liste d’espions de Jabaroot, un coup d’épée dans l’eau

Finalement, la soi-disant liste de 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains, publiée par les apprentis sorciers du groupe Jabaroot, n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. La Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la…

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