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Cybersécurité, data centers… Cybastion veut investir 300 millions de dollars au Sénégal

Le Sénégal pourrait bénéficier d’environ 300 millions de dollars, soit plus de 170 milliards de francs CFA, pour accélérer le développement de ses infrastructures numériques. L’annonce a été faite lundi 14 septembre à Washington par Cybastion, entreprise américaine spécialisée dans la cybersécurité, à l’issue d’une rencontre entre son PDG Thierry Wandji et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Les fonds annoncés doivent soutenir plusieurs chantiers, notamment la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, les data centers, le transfert de technologies et la formation des compétences locales. Des startups sénégalaises devraient également être associées à ces projets, avec l’ambition de développer davantage de capacités technologiques sur le marché local. Pour Dakar, l’enjeu est aussi celui de la maîtrise de ses infrastructures et de ses données. Cette orientation rejoint les objectifs du New Deal Technologique, qui place le développement des infrastructures numériques, la cybersécurité, les compétences et les solutions locales au cœur de la stratégie numérique du Sénégal.

 

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L’Oréal mise sur OpenAI pour réinventer la beauté

L’Oréal et OpenAI passent à une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la beauté. Les deux groupes ont annoncé une collaboration stratégique qui touche à la fois l’expérience client, le commerce, la recherche scientifique, le marketing et la création de contenus.

Le premier changement concernera directement les consommateurs. Maybelline New York intégrera son outil d’essayage virtuel de maquillage dans ChatGPT, grâce à la technologie ModiFace de L’Oréal. L’objectif est de permettre aux utilisateurs de découvrir et de tester des looks à travers une interaction conversationnelle avec l’IA.

L’accord prévoit également de renforcer la découverte des produits L’Oréal dans ChatGPT aux États-Unis, notamment pour des marques comme Lancôme et Kérastase. Autrement dit, le groupe cherche à faire de l’IA conversationnelle un nouveau point de contact entre ses marques et les consommateurs, alors que les habitudes de recherche et d’achat évoluent.

La publicité fait également partie du dispositif. SkinCeuticals, CeraVe et Garnier participent au pilote publicitaire mondial de ChatGPT, avec l’ambition d’explorer une publicité directement intégrée aux moments où l’utilisateur exprime une intention de consommation.

L’enjeu ne se limite toutefois pas au marketing. L’Oréal prévoit d’utiliser GPT-Rosalind, le modèle d’OpenAI dédié aux sciences de la vie, pour travailler sur le microbiome cutané. Le groupe cherche notamment à identifier des bactéries bénéfiques afin d’accélérer le développement de nouvelles solutions de soins, avec La Roche-Posay comme première marque concernée.

L’IA doit aussi s’intégrer aux activités créatives du groupe. Le dernier modèle d’OpenAI doit alimenter CreAItech, la plateforme interne de L’Oréal consacrée à la création de contenus beauté générés par IA, notamment des images et des vidéos. Pour L’Oréal, cette alliance s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation par l’IA. Le groupe indique que 73 000 collaborateurs ont déjà été formés à l’IA générative et disposent d’outils internes comme L’OréalGPT et des assistants IA. Sa feuille de route repose notamment sur trois axes: personnaliser davantage l’expérience consommateur, augmenter les capacités des équipes et développer les compétences en IA dans l’ensemble de l’organisation.

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Une entreprise chinoise envisage un investissement de 3 millions d’euros en Tunisie

Une entreprise chinoise spécialisée dans les composants automobiles étudie la possibilité de s’implanter en Tunisie. Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. envisage la création d’une unité de production sur environ 4 000 m², avec un investissement initial estimé à 3 millions d’euros et entre 30 et 50 emplois directs à la clé.

Le projet n’est toutefois pas encore acté. Il se trouve actuellement au stade de la prospection, selon les éléments communiqués par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), à l’issue d’une rencontre tenue le 14 septembre à Tunis entre une délégation de l’entreprise chinoise et la direction de l’Agence. Conduite par son CEO Liu Yichao, la délégation a présenté les premières lignes du projet et échangé avec l’APII sur les conditions d’une éventuelle implantation. L’effectif envisagé pourrait augmenter progressivement si le projet entre dans une phase de développement.

Fondée en 2005, Kunshan Chemitec Automotive Components est spécialisée dans les faisceaux de câbles (wiring harness) et les solutions destinées à leur protection. Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, des gaines, des tubes tressés et des mousses utilisés, entre autres, dans les applications automobiles. L’entreprise est présente dans six pays et travaille avec plusieurs acteurs internationaux de l’industrie automobile. Une implantation tunisienne lui permettrait potentiellement de se rapprocher d’un écosystème automobile déjà développé et tourné vers l’export. Pour la Tunisie, l’intérêt du dossier réside donc autant dans le montant annoncé que dans le positionnement du projet. Une nouvelle activité dans les composants automobiles pourrait contribuer à renforcer les chaînes d’approvisionnement locales et à créer des opportunités de partenariat avec des industriels déjà implantés.

Lors de la réunion, l’APII a présenté à l’entreprise chinoise les procédures liées à la création et à l’implantation d’une entreprise en Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement, les avantages fiscaux et les incitations prévus par la législation en vigueur. L’Agence a également orienté la délégation vers ses outils consacrés aux secteurs automobile et aéronautique, ainsi que vers son annuaire des entreprises industrielles. Ces ressources doivent notamment permettre à l’investisseur d’identifier les entreprises présentes sur le marché tunisien et d’examiner d’éventuelles possibilités de partenariat.

 

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Dash Energies vise 100 stations-service au Cameroun en deux ans

Dash Energies a officiellement fait ses premiers pas dans la distribution de carburants au Cameroun. La filiale de Dashaco Holdings Africa a inauguré, le 12 septembre 2026, sa première station-service à Douala, dans le quartier d’Akwa, sur le site réhabilité d’une ancienne station MRS. Mais au-delà de cette première implantation, c’est surtout l’ambition affichée pour les deux prochaines années qui retient l’attention : atteindre 100 stations-service d’ici septembre 2028.

Le calendrier annoncé est particulièrement serré. Après Akwa, Dash Energies prévoit une station à Limbé, puis deux à Kumba, à Kumba Town et Fiango, avant une implantation à Muyuka. L’objectif est ainsi de disposer de cinq stations au total avant la fin de 2026. Ces ouvertures ont été détaillées par Olivier Sabock, directeur général adjoint de Dash Energies. Pour atteindre 100 stations en septembre 2028, le groupe devra ensuite ajouter 95 points de vente en environ deux ans. Cela représente, en moyenne, près de quatre nouvelles stations par mois, soit presque une par semaine. Le rythme est particulièrement ambitieux au regard du marché camerounais : le ministère de l’Eau et de l’Énergie estime à environ 30 le nombre moyen de nouvelles stations construites chaque année dans le pays.

Le modèle de déploiement de Dash Energies reste toutefois à préciser. Les informations publiques disponibles ne détaillent ni le budget nécessaire pour atteindre les 100 stations, ni le mode de financement, ni la part des sites qui seront construits, repris, loués ou exploités en partenariat. La localisation de l’ensemble du futur réseau n’est pas non plus connue.

Cette question est stratégique dans un marché où la couverture territoriale reste incomplète. Un avis du MINEE publié en janvier 2026 indique que 189 arrondissements, soit 52,5 % du total, ne disposent encore d’aucune station-service. Le même document rappelle qu’un détenteur d’un agrément D1 doit construire au moins 20 % de ses stations en dehors des chefs-lieux de département.

À Akwa, Dash Energies propose du Super, du gasoil et du pétrole lampant. Le détail communiqué publiquement fait état de 30 000 litres de Super, 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres de pétrole lampant. Ces volumes totalisent 50 000 litres, alors que le site de l’entreprise relayé par La Plume de l’Aigle indique une capacité totale de 45 000 litres. Cette divergence n’étant pas expliquée dans les sources consultées, le chiffre global doit être considéré avec prudence.

Le groupe ne mise d’ailleurs pas uniquement sur la vente de carburants. Son offre prévoit également des lubrifiants, une boutique Dash Delights et une carte prépayée Dash Cash destinée notamment aux particuliers et aux entreprises. Sur son site, Dash Energies présente par ailleurs l’importation, l’exploration et la distribution parmi ses activités.

L’entrée sur ce marché intervient dans un environnement fortement réglementé. Les prix à la pompe ne constituent pas un levier de différenciation totalement libre pour les distributeurs : le système camerounais repose sur des prix administrés. Dans ce contexte, la performance d’un réseau dépend notamment des volumes écoulés, de la localisation des stations, de la maîtrise des coûts et des revenus générés par les activités complémentaires.

Le besoin en carburants reste important. Selon l’Institut national de la statistique du Cameroun, les importations de produits énergétiques pèsent lourd dans la facture extérieure du pays. Les données officielles sur le commerce extérieur de 2025 montrent notamment le poids important des importations de carburants et lubrifiants dans les échanges du pays.

Pour Dashaco Holdings Africa, cette offensive marque surtout une nouvelle étape dans la diversification du groupe. Déjà présent dans les médias, la communication et la microfinance, le groupe développe désormais une activité dans l’aval pétrolier. Dash Energies devra toutefois transformer rapidement son ambition annoncée en réseau opérationnel : entre une première station inaugurée à Douala et 100 points de vente en septembre 2028, l’écart reste considérable.

Le défi sera d’autant plus important que le contexte international renchérit actuellement le coût du pétrole. Le 14 septembre 2026, le Brent a brièvement dépassé 109 dollars le baril, sous l’effet des perturbations des flux pétroliers liées aux tensions au Moyen-Orient. Pour un nouvel acteur de la distribution, cette volatilité renforce l’enjeu de sécuriser les approvisionnements et de préserver les marges.

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Tunisie-Canada: 7 vols par semaine et du cargo illimité pour renforcer les échanges

Le Canada et la Tunisie renforcent leurs liaisons aériennes avec un accord élargi qui augmente les capacités de transport de passagers et de marchandises entre les deux pays. Annoncée le 14 septembre 2026 par Transports Canada, cette nouvelle entente pourrait surtout faciliter les échanges commerciaux, la logistique et les déplacements professionnels.

Concrètement, chaque pays pourra désormais exploiter jusqu’à sept vols passagers-combinés par semaine, contre quatre auparavant. L’accord élargit également l’accès à tous les points du territoire tunisien et canadien, alors qu’il était auparavant limité à un seul point dans chaque pays. Autre changement important pour les entreprises: les compagnies aériennes disposent désormais de droits illimités pour les vols tout-cargo, une possibilité qui n’était pas prévue dans l’accord précédent. Cette évolution peut faciliter le transport de marchandises et offrir davantage de flexibilité aux opérateurs engagés dans les échanges entre les deux marchés. L’enjeu dépasse donc le transport aérien. Selon le gouvernement canadien, l’élargissement doit soutenir la diversification commerciale, les chaînes d’approvisionnement, le tourisme ainsi que les investissements. Le Canada considère la Tunisie comme un marché en croissance en Afrique du Nord.

Les chiffres avancés par Ottawa illustrent déjà l’intensification des relations économiques: les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 439 millions de dollars canadiens en 2025, tandis que les investissements directs canadiens en Tunisie se sont élevés à 183 millions de dollars. Le trafic passagers entre les deux pays a, lui, progressé de plus de 55% depuis l’élargissement de l’accord en 2019. La demande est également alimentée par les déplacements d’affaires, le tourisme, les études et les voyages familiaux. Près de 3 000 Tunisiens étudiaient au Canada en 2025, tandis que la diaspora canado-tunisienne dépasse 30 000 personnes, selon le recensement canadien de 2021.

Pour les entreprises tunisiennes, l’intérêt sera notamment de disposer de davantage d’options pour accéder au marché canadien et, inversement, de faciliter l’arrivée d’entreprises et d’investisseurs canadiens en Tunisie. Le Canada identifie déjà plusieurs secteurs présentant des opportunités, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire, les TIC, l’éducation et la formation professionnelle ainsi que l’aérospatiale. L’accord aérien entre les deux pays avait été conclu en 2010, puis élargi une première fois en 2019. Cette nouvelle extension intervient donc dans un contexte de croissance des échanges et de recherche de nouvelles connexions commerciales.

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Du ticket à 3,50 $ aux tarifs à trois chiffres: les 55 ans de hausse des prix chez Disney

En 1971, une entrée adulte au Magic Kingdom de Walt Disney World coûtait 3,50 dollars. Cinquante-cinq ans plus tard, le prix d’une journée dans le parc peut dépasser 100 dollars selon la date, tandis que certains événements spéciaux affichent des billets à près de 200 dollars. Une évolution qui donne une idée de l’ampleur de la hausse des prix dans l’univers Disney.

Le chiffre de 3,50 dollars est documenté par Disney lui-même. À l’ouverture de Walt Disney World, ce montant correspondait au droit d’entrée au Magic Kingdom. Les attractions étaient ensuite accessibles au moyen de tickets supplémentaires, avec des tarifs allant de 10 cents pour certaines attractions à 90 cents pour les plus populaires. À titre de comparaison, 3,50 dollars de 1971 représentent environ 29 dollars en pouvoir d’achat actuel, selon les données de l’indice des prix à la consommation américain utilisées par le Bureau of Labor Statistics. Autrement dit, même après correction de l’inflation, le coût d’accès à l’univers Disney a augmenté beaucoup plus rapidement que le niveau général des prix.

Le parking raconte une histoire similaire. Il coûtait 50 cents par véhicule à l’ouverture du complexe en 1971. Aujourd’hui, le stationnement standard dans les quatre parcs à thème de Walt Disney World est facturé 35 dollars par jour. Le tarif est donc environ 70 fois supérieur à celui pratiqué au lancement. Il faut toutefois éviter une comparaison directe entre les deux époques. En 1971, seul le Magic Kingdom était ouvert. Epcot, Disney’s Hollywood Studios et Disney’s Animal Kingdom n’existaient pas encore. Surtout, le modèle tarifaire était différent: l’entrée au parc et l’accès aux attractions étaient facturés séparément. Aujourd’hui, le billet standard donne accès aux attractions incluses dans le parc.

Les prix actuels sont eux-mêmes variables. Disney applique une tarification basée sur la date de visite. Certaines offres en 2026 permettent par exemple d’accéder aux quatre parcs à partir de 99,75 dollars par jour pour un billet de quatre jours, tandis que des événements spéciaux à Magic Kingdom peuvent atteindre 189 dollars ou davantage. Au-delà du chiffre spectaculaire, cette comparaison illustre surtout une évolution du modèle économique: en cinq décennies, Disney est passé d’un système où l’entrée au parc et les attractions étaient dissociées à une tarification beaucoup plus sophistiquée, modulée selon les dates, les produits et le type d’expérience recherché.

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Facturation électronique: Tunisie TradeNet lance un nouveau portail pour les entreprises

Tunisie TradeNet (TTN) lance, à partir du 15 septembre 2026, un nouveau Portail Web de la Facturation Électronique, destiné notamment aux entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation.

Accessible via portail.elfatoora.tn, la plateforme permet de gérer directement plusieurs étapes de la facturation électronique, sans recourir à une solution d’intégration spécifique. Concrètement, l’utilisateur peut configurer son environnement, créer ses factures, les signer électroniquement et les transmettre directement à la plateforme EL FATOORA. L’objectif est de proposer une solution plus simple aux entreprises qui n’ont pas besoin d’une infrastructure technique dédiée pour gérer leurs factures électroniques. Pour utiliser le portail, les entreprises doivent d’abord effectuer leur adhésion au service EL FATOORA via la plateforme dédiée: plateforme d’adhésion EL FATOO​RA.

TTN précise également que les entreprises ayant déjà déposé un dossier d’adhésion au format papier, mais qui n’ont pas encore reçu de validation, sont invitées à effectuer une nouvelle inscription en ligne. Cette démarche doit permettre d’accélérer le traitement de leur adhésion et de numériser leurs dossiers.

Pour les entreprises concernées, le nouveau portail constitue donc surtout une porte d’entrée simplifiée vers la facturation électronique, avec moins de contraintes techniques à l’entrée.

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Tunis Re double son capital: ce que vous devez savoir sur l’opération

Tunis Re prépare une opération majeure sur son capital. La société tunisienne de réassurance va doubler son capital social, de 100 à 200 millions de dinars, avec l’objectif de renforcer sa capacité de souscription et de conserver une part plus importante des primes actuellement cédées aux rétrocessionnaires.

L’opération, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026 et visée par le Conseil du marché financier (CMF) le 1er septembre, comprend deux volets. Le premier porte sur l’émission de 15 millions d’actions nouvelles au prix de 8 dinars, soit une levée de 120 MDT. Le second prévoit l’attribution gratuite de 5 millions d’actions. La souscription est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026.

Pour Union Capital, cette opération ne répond pas à un besoin de sauvetage financier. Elle vise plutôt à donner à Tunis Re les moyens de franchir un nouveau palier. En 2025, le résultat technique de la société a plus que doublé pour atteindre 30,1 MDT, tandis que le résultat net a progressé de 26%, à 27 MDT. La tendance s’est poursuivie au premier semestre 2026, avec un résultat technique de 27,6 MDT (+23%) et un résultat net de 24,7 MDT (+41,7%).

Le principal enjeu est désormais la rétention des primes. Selon le business plan présenté dans le prospectus, le taux de rétention passerait d’environ 72% à 79% en 2030. En clair, Tunis Re chercherait à conserver davantage de primes dans son propre bilan plutôt que de les transférer aux rétrocessionnaires. Le chiffre d’affaires devrait, selon ces projections, passer de 243,2 MDT en 2025 à 405,5 MDT en 2030, soit une croissance annuelle moyenne de 10,8%.

L’international constitue également un axe important. En 2025, il représentait 58,3% du chiffre d’affaires de Tunis Re, contre 41,7% pour le marché tunisien. L’Afrique a notamment enregistré une croissance de 12,3%, tandis que le Maghreb progressait de 6%. Union Capital estime que le renforcement des fonds propres pourrait aussi contribuer à améliorer la notation de la société et à faciliter son retour sur certains marchés étrangers. Sur le plan financier, l’opération devrait porter les capitaux propres à environ 414,5 MDT fin 2026 et faire passer le ratio de solvabilité de 158% à 214%, selon les projections retenues. La couverture des provisions techniques par les placements atteindrait également 153,5%.

Pour les investisseurs, le prix de souscription de 8 dinars constitue le principal élément mis en avant par Union Capital. L’intermédiaire estime le cours théorique ex-droit à 10,095 dinars et la valorisation moyenne du titre à 11,05 dinars. Sur cette base, le prix d’émission présente une décote de 38% par rapport à cette estimation. Union Capital recommande ainsi de souscrire à l’opération.

Pour les actionnaires actuels, un point est particulièrement important: le ratio de souscription est fixé à trois actions nouvelles pour quatre anciennes. Les droits attachés aux actions existantes ont une valeur théorique estimée à 4,095 dinars par action ancienne. Selon Union Capital, un actionnaire qui ne souhaite pas participer doit donc envisager de céder ses droits plutôt que de les laisser expirer.

Le pari reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs. Union Capital pointe notamment le risque de change, la sinistralité, la notation de Tunis Re et les conditions d’accès aux marchés internationaux. En 2025, les pertes de change nettes ont notamment atteint 21,1 MDT, constituant une source importante de volatilité du résultat.

La réussite de l’opération dépendra donc moins de la seule injection de capitaux que de la capacité de Tunis Re à transformer ces fonds supplémentaires en plus de primes conservées, davantage d’activité internationale et une rentabilité durable des capitaux engagés. Il s’agit, en définitive, d’un pari sur le changement d’échelle de la société plutôt que sur son redressement financier.

Les projections et recommandations citées dans cet article sont celles d’Union Capital et ne constituent pas une garantie de performance future. La note précise elle-même que les investisseurs doivent évaluer l’opération au regard de leur propre stratégie et de leur situation financière.

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De 3,1 à 7,1 milliards de dollars : le pari fulgurant de l’Égyptien Kareem Amin sur l’IA commerciale

La startup américaine Clay, cofondée par l’Égyptien Kareem Amin, vient de franchir un nouveau cap. Elle a levé 115 millions de dollars lors d’un tour de table de Series D mené par Wellington Management, portant sa valorisation à 7,1 milliards de dollars. En un peu plus d’un an, sa valeur a ainsi plus que doublé par rapport aux 3,1 milliards de dollars atteints lors de sa Series C en 2025.

Cette nouvelle opération intervient après une progression particulièrement rapide. En janvier 2026, Clay avait déjà atteint une valorisation de 5 milliards de dollars à l’occasion d’une opération permettant à ses salariés de céder une partie de leurs actions. La nouvelle levée marque donc une nouvelle accélération, moins de huit mois plus tard. Fondée en 2017 à New York par Kareem Amin et Nicolae Rusan, Clay s’est d’abord construite autour d’une idée différente : rendre la programmation et l’automatisation accessibles sans nécessiter de compétences avancées en code. La startup s’est ensuite repositionnée vers les équipes commerciales et marketing, en développant une plateforme destinée à automatiser la recherche de prospects, l’enrichissement des données et les campagnes de croissance.

Aujourd’hui, Clay revendique plus de 17 000 clients, dont Anthropic, Google, OpenAI, Stripe, ElevenLabs, Visa, Siemens et UPS. Selon l’entreprise, 80 % des sociétés figurant dans le classement Forbes AI50 utilisent sa plateforme. Le rythme de croissance des revenus explique en partie l’intérêt des investisseurs. Clay affirme avoir multiplié par quatre ses revenus en 2025. Son chiffre d’affaires annualisé devrait atteindre environ 200 millions de dollars au cours du trimestre en cours, puis environ 240 millions de dollars à la fin de son exercice fiscal, selon Kareem Amin et Varun Anand, autre cofondateur de l’entreprise.

Le modèle de Clay évolue parallèlement avec l’essor des agents d’intelligence artificielle. La plateforme ne se limite plus à fournir des données aux équipes commerciales : elle cherche désormais à automatiser une partie du travail de croissance, depuis l’identification des prospects jusqu’à la personnalisation des campagnes et au suivi des signaux commerciaux. Parmi ses utilisateurs figurent notamment Anthropic, qui exploite Clay pour rechercher automatiquement des prospects, Airbnb pour identifier des hôtes potentiels pour son activité Experiences et DoorDash pour repérer des entreprises susceptibles d’utiliser son programme de restauration destiné aux salariés.

Wellington Management, qui a mené ce nouveau tour, estime que le potentiel de Clay dépasse désormais celui d’un simple outil de vente. L’investisseur avait suivi la startup pendant plusieurs années avant de participer à cette opération. Kareem Amin, né en Égypte et ayant grandi en Arabie saoudite avant d’étudier le génie électrique à l’Université McGill au Canada, se retrouve ainsi à la tête d’une entreprise valorisée à plusieurs milliards de dollars dans l’un des segments les plus convoités de la tech : l’utilisation de l’IA pour automatiser et accélérer les fonctions commerciales.

Clay ne prévoit pas, à ce stade, une introduction en Bourse à court terme. Ses dirigeants disent toutefois gérer l’entreprise avec l’idée qu’elle pourrait un jour prendre cette direction.

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En Afrique, la livraison par drone ouvre un nouveau marché… Détails

La livraison par drone gagne du terrain en Afrique et commence à dépasser le seul secteur de la santé. En Côte d’Ivoire, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape avec l’américain Zipline, en validant un partenariat public-privé portant sur le déploiement d’un réseau de 10 centres de stockage et de distribution de produits médicaux.

Le projet, signé en décembre 2025, sera déployé en deux phases. La première prévoit un centre pilote à Daloa et trois autres sites à Biankouma, San Pedro et Kouto. Six centres supplémentaires sont ensuite prévus dans plusieurs régions, dont le district d’Abidjan. Le dispositif doit notamment faciliter l’acheminement de produits sanguins et d’intrants médicaux vers des établissements difficiles d’accès. Le financement combine un don américain destiné aux infrastructures et une prise en charge des prestations par l’État ivoirien. Cette expérience illustre un modèle qui se développe déjà dans plusieurs pays africains : utiliser des drones pour transporter rapidement de petites quantités de marchandises lorsque le transport terrestre devient trop lent, difficile ou coûteux.

Le prochain marché pourrait être celui du colis commercial. Zipline avait déjà conclu en 2022 un partenariat avec Jumia pour tester la livraison de produits commandés en ligne par drone. Des essais avaient été menés au Ghana, avec l’objectif d’étendre ensuite le dispositif à la Côte d’Ivoire et au Nigeria. L’intérêt est particulièrement marqué pour le dernier kilomètre, qui reste l’un des points faibles de la chaîne logistique africaine. Routes difficiles, congestion urbaine et dispersion des clients peuvent rendre certaines livraisons coûteuses. Dans ce contexte, le drone peut compléter les moyens terrestres plutôt que les remplacer. Le marché potentiel est loin d’être négligeable. Selon Mobility Foresights, la livraison de colis par drone en Afrique pourrait passer de 280 millions de dollars en 2025 à 1,62 milliard de dollars en 2031, soit une croissance annuelle moyenne estimée à 33,4 %. Ces projections reposent notamment sur la progression du commerce électronique et les besoins croissants en solutions de livraison du dernier kilomètre.

Un marché encore sous contraintes

Le développement commercial des drones reste toutefois conditionné par plusieurs facteurs. Leur capacité de charge limite leur intérêt pour les marchandises lourdes, tandis que les conditions météorologiques peuvent perturber les opérations. À cela s’ajoutent les investissements nécessaires dans les appareils, les infrastructures, les logiciels et la maintenance. La réglementation constitue également un enjeu majeur, notamment pour les vols au-delà de la ligne de vue du pilote. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prévoit à ce titre des exigences spécifiques en matière de sécurité, d’autorisation et de gestion de l’espace aérien. Le scénario le plus crédible n’est donc pas celui d’une disparition des camions ou des motos au profit des drones. Les deux modèles pourraient plutôt fonctionner ensemble : le transport terrestre pour les volumes importants et les drones pour certains trajets urgents, difficiles d’accès ou particulièrement sensibles au facteur temps. Pour les opérateurs logistiques et les acteurs du e-commerce, l’enjeu est désormais de déterminer où cette technologie apporte un véritable avantage économique. En Afrique, le drone pourrait ainsi passer progressivement du statut d’outil spécialisé à celui de maillon complémentaire de la chaîne logistique.

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Aéroports: la Libye veut investir en Tunisie

La Libye se dit prête à investir directement dans le développement des infrastructures aéroportuaires tunisiennes. Mahmoud Al-Farjani, directeur général de l’Autorité nationale de développement libyenne, a déclaré que son organisme pourrait participer au développement de l’aéroport international Tunis-Carthage, dans le cadre d’un investissement de long terme avec le gouvernement tunisien.

Lors du Sommet économique libyo-français sur l’investissement et le développement, organisé les 10 et 11 septembre à Syrte, Ferjani a rappelé l’ampleur des déplacements de Libyens vers la Tunisie, estimant à plus de 3 millions par an le nombre de voyageurs libyens, notamment pour le tourisme médical, les loisirs et le transit. «Nous sommes prêts à entrer dans le projet en tant qu’investissement direct avec le gouvernement tunisien», a-t-il déclaré, en référence au développement de Tunis-Carthage.

Deux options sont envisagées par le responsable libyen. La première consiste à participer à la modernisation de l’aéroport actuel à travers un investissement de long terme. La seconde serait de construire un nouvel aéroport sur un autre site dans la capitale tunisienne, en fonction des choix des autorités tunisiennes. Pour justifier cette proposition, Ferjani met en avant l’expérience et les moyens de l’Autorité nationale de développement. Selon lui, l’organisme dispose à la fois de l’expertise technique et des capacités financières nécessaires pour mener ce type de projets, avec l’appui de partenaires internationaux.

Le responsable libyen souligne également la place des technologies européennes dans les infrastructures développées par son organisme, citant notamment des équipements français utilisés dans les systèmes liés aux aéroports. Pour la Libye, l’enjeu dépasse toutefois la seule logique d’investissement. Ferjani considère le développement des infrastructures tunisiennes comme un intérêt commun, compte tenu de l’importance des relations économiques et des flux de voyageurs entre les deux pays.

 

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Mélanie Lefebvre devient la nouvelle présidente des Conseillers du commerce extérieur de la France en Tunisie

Mélanie Lefebvre prend la présidence du Comité Tunisie des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE). Elle succède à Alexandre Ratle à l’issue de la réunion du 10 septembre 2026. Déjà vice-présidente du Comité, elle apporte à cette fonction un parcours construit autour de la finance, du conseil stratégique, de la restructuration et de la gestion d’activités aéroportuaires.

Depuis novembre 2023, Mélanie Lefebvre est CEO de TAV Tunisie, où elle supervise les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir. Avant cette nomination, elle a passé plus de onze ans au sein du Groupe ADP, où elle a notamment occupé le poste de CFO de la Customer Division entre 2015 et 2021. À ce poste, son périmètre couvrait notamment les activités commerciales, le travel retail, le duty free, la restauration et les services des aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle. Elle a également siégé aux conseils d’administration de plusieurs filiales du groupe.

Son parcours international s’est poursuivi au Chili, où elle a été CFO de l’aéroport de Santiago de 2021 à 2023. Elle y a dirigé une équipe de 25 personnes et travaillé notamment sur une restructuration de dette de 500 millions de dollars, la gestion de trésorerie et l’amélioration des processus. Avant le Groupe ADP, Mélanie Lefebvre a évolué dans le conseil financier et stratégique. Elle a notamment travaillé chez AlixPartners, Duff & Phelps et EY sur des missions liées à la performance, à la restructuration, aux opérations financières et à l’évaluation de projets.

Son parcours académique est lui aussi fortement orienté vers la finance et le droit des affaires. Elle est diplômée de l’ESSEC Business School, avec un MBA spécialisé en droit et finance, et détient également un master en droit des affaires de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Sa formation comprend par ailleurs un diplôme supérieur en comptabilité et études financières (DECF & DSCG). À la tête du Comité Tunisie, elle devra désormais poursuivre les travaux du réseau en faveur des entreprises et des échanges économiques entre la France et la Tunisie. Une mission qui s’inscrit dans la continuité de son expérience professionnelle, mais avec un nouveau périmètre: celui de la promotion et de l’accompagnement des relations économiques franco-tunisiennes.

Alexandre Ratle, qui quitte la présidence, reste membre du Comité. Il entend se consacrer davantage à ses responsabilités nationales et régionales en tant que vice-président du Comité national des CCE et président de la Commission Sud-Méditerranée, Proche et Moyen-Orient.

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Voici les 3 grands producteurs de bananes en Afrique

Le groupe belge SIPEF va renforcer ses activités bananières en Côte d’Ivoire avec l’acquisition de Tiabam, une plantation située dans la région de Tiassalé. L’opération, annoncée le 7 septembre 2026, porte sur environ 450 hectares, dont 320 hectares actuellement en production. Elle devrait ajouter entre 12 000 et 14 000 tonnes de bananes par an aux capacités du groupe dans le pays. 

L’opération doit encore être finalisée plus tard en septembre. Elle permettra à SIPEF, à travers sa filiale Plantations J. Eglin, de porter à six le nombre de ses plantations dans le sud des Lagunes. La plantation de Tiabam est située à proximité de son domaine d’Akoudjé. Le site produit actuellement entre 12 000 et 14 000 tonnes de bananes par an. Plus de 70 % des volumes sont exportés vers l’Europe, tandis que le reste est commercialisé dans d’autres pays africains et sur le marché ivoirien. La plantation bénéficie par ailleurs des certifications GLOBALG.A.P. et Rainforest Alliance. Pour SIPEF, cette acquisition s’inscrit dans une stratégie d’augmentation de la productivité plutôt que dans une simple extension foncière. Le groupe indique vouloir optimiser les cultures et réaliser des investissements ciblés sur la nouvelle plantation. L’enjeu est également commercial. En Côte d’Ivoire, SIPEF exploite déjà 1 238 hectares de plantations bananières, qui ont produit 52 159 tonnes en 2025. Avec Tiabam, le groupe cherche donc à accroître sa base de production tout en renforçant son approvisionnement destiné aux marchés d’exportation.

Les trois grands producteurs africains

À l’échelle du continent, la production est particulièrement importante en Angola, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire. La FAO classe notamment l’Angola parmi les principaux pays africains producteurs de bananes et indique que la Tanzanie figure également parmi les grands producteurs mondiaux. Les données FAOSTAT couvrent la production, les superficies récoltées et les rendements jusqu’en 2024. L’Angola se distingue par une production importante destinée principalement à son marché intérieur. La Tanzanie dispose elle aussi d’une filière de grande ampleur, largement portée par les petits exploitants : le recensement agricole tanzanien fait état de plus de 241 000 hectares récoltés pour la banane. La Côte d’Ivoire, elle, se distingue davantage par son orientation vers l’exportation. C’est précisément cette dimension qui rend le marché ivoirien stratégique pour les groupes agro-industriels comme SIPEF. Cette différence est importante pour les investisseurs : produire beaucoup ne signifie pas nécessairement exporter beaucoup. La valeur économique de la filière dépend aussi de la productivité, des infrastructures de conditionnement, de la logistique et de l’accès aux marchés internationaux. La FAO souligne d’ailleurs que la chaîne de valeur mondiale de la banane est de plus en plus structurée autour des grands distributeurs et des relations directes avec les producteurs.

L’acquisition de Tiabam illustre ainsi un mouvement plus large dans l’agro-industrie africaine : les opérateurs cherchent à sécuriser leurs volumes, améliorer les rendements et renforcer leur présence sur les marchés d’exportation.

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L’Aéroport Enfidha-Hammamet ouvre deux nouvelles liaisons cargo vers ces deux pays européens

L’Aéroport international Enfidha-Hammamet a lancé, le 11 septembre 2026, deux liaisons cargo quotidiennes vers Hahn, en Allemagne, et Wrocław, en Pologne. Les vols sont opérés par SprintAir Cargo, compagnie polonaise spécialisée dans le transport de fret aérien.

La liaison vers Hahn est assurée par un ATR 72-500, avec une capacité de chargement de 9 tonnes. Celle vers Wrocław est opérée avec un SAAB 340, pouvant transporter jusqu’à 3,5 tonnes de fret. Ces nouvelles dessertes renforcent les connexions aériennes de la Tunisie avec le marché européen et offrent aux entreprises une solution de transport adaptée aux marchandises nécessitant des délais d’acheminement plus courts.

Cette évolution intervient alors que le terminal cargo d’Enfidha-Hammamet a repris son activité en février 2026, après plusieurs années d’interruption. L’infrastructure dispose de zones dédiées à l’import et à l’export ainsi que de services destinés aux opérateurs et transitaires. L’aéroport dispose également de la certification européenne RA3, exigée pour les installations traitant du fret aérien à destination de l’Union européenne.

Avec ces deux nouvelles liaisons, Enfidha-Hammamet cherche ainsi à consolider sa place dans le transport de fret aérien et à renforcer les connexions logistiques entre la Tunisie et l’Europe.

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Momcozy veut changer la façon de la maternité

Et si l’innovation dans la maternité ne se limitait pas à répondre aux besoins du bébé, mais à redonner du temps, du confort et de la liberté à la mère? C’est sur cette idée que Momcozy a construit son développement depuis 2018. La marque internationale spécialisée dans les solutions de maternité entend placer la femme au centre de son expérience, avec une ambition désormais clairement affichée en Tunisie.

Derrière Momcozy, il y a une conviction portée depuis sa création par sa fondatrice et CEO, Athena: devenir mère ne devrait pas signifier mettre son identité entre parenthèses. La marque résume cette philosophie par une formule: «Mom, and More». Une manière de considérer la maternité comme une dimension de la vie d’une femme, et non comme sa seule identité. Cette approche a conduit Momcozy à s’attaquer à un problème longtemps sous-estimé: la charge quotidienne supportée par les mères. Expression du lait, déplacements, travail, récupération post-partum, organisation familiale… autant de tâches qui s’ajoutent aux responsabilités professionnelles et personnelles. La marque a donc choisi de développer des produits destinés à simplifier ces moments, notamment des tire-laits mains libres et portables.

Transformer la technologie en liberté

L’innovation constitue l’un des principaux leviers de Momcozy. Avec son approche baptisée «CozyTech», la marque cherche à transformer des technologies avancées en produits simples à intégrer dans la vie quotidienne. Le tire-lait portable illustre particulièrement cette orientation: il permet aux femmes de poursuivre certaines activités tout en exprimant leur lait, sans être systématiquement immobilisées par un équipement traditionnel.« Chez Momcozy, la maternité n’efface pas l’identité d’une femme : elle l’enrichit et la transforme » indique l’équipe et d’ajouter « être mère constitue un rôle à part entière, qui peut naturellement coexister avec des projets personnels ou professionnels». La marque ne cherche donc pas à inciter les femmes à en faire davantage, mais à alléger les contraintes inutiles du quotidien pour leur offrir davantage de confort, de temps et de liberté, afin que chacune puisse vivre sa maternité à sa manière. Cette logique s’étend progressivement à un écosystème plus large: équipements pour l’allaitement, solutions de récupération post-partum, accessoires ergonomiques ou encore appareils destinés à faciliter les tâches liées au quotidien avec bébé. Momcozy défend également une vision fondée sur le «co-parenting», avec l’idée que la technologie peut contribuer à mieux répartir certaines responsabilités au sein de la famille. Le pari semble avoir trouvé son public. Selon la marque, Momcozy compte aujourd’hui plus de 5 millions de mamans dans le monde. Son site officiel la présente également comme l’une des marques les plus vendues en Amérique du Nord sur son segment.

La Tunisie, un marché qui prend une nouvelle dimension

L’expansion en Tunisie ne relève pas uniquement d’une logique commerciale. Pour Momcozy, le marché tunisien présente une combinaison particulière: une forte place accordée à la famille et une nouvelle génération de mamans davantage informées, connectées et attentives aux solutions susceptibles de faciliter leur quotidien. L’équipe de Momcozy considère ainsi la Tunisie comme un marché stratégique et comme un point d’entrée potentiel vers l’Afrique. «La Tunisie a rapidement démontré tout son potentiel», soulignent-ils. Et d’insister: «La confiance acquise auprès des familles tunisiennes a contribué à faire du pays un marché de référence pour la marque dans la région». L’ambition affichée ne se limite donc pas à commercialiser des produits. Momcozy souhaite développer autour de la maternité un écosystème associant innovation et accompagnement, notamment à travers des collaborations avec des consultantes en lactation et des professionnels de santé. Cette approche, que la marque désigne sous le terme «Medical Trust», vise à renforcer la confiance autour de l’utilisation de ses solutions. La question de la sécurité occupe, à son tour, une place centrale. La marque affirme sélectionner des matériaux adaptés aux usages concernés, notamment du silicone liquide de qualité alimentaire et des textiles hypoallergéniques, et indique que ses produits répondent, selon les catégories, à des standards et certifications internationaux tels que FDA, CE et OEKO-TEX®. La marque met également en avant la conception de produits destinés à un usage quotidien et durable. Au fond, le développement de Momcozy repose sur un changement de regard: la maternité n’est plus envisagée uniquement à travers les besoins du nourrisson, mais aussi à travers ceux de la maman qui s’en occupe. C’est cette proposition de valeur qui permet à la marque de passer du statut de fabricant de produits de maternité à celui d’acteur d’un marché en pleine évolution. En Tunisie, Momcozy s’est déjà imposée comme la marque numéro 1 de sa catégorie, une réussite qui conforte ses ambitions sur le marché tunisien et, plus largement, dans toute la région.

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Tunis Re veut doubler son capital pour rester dans la course à l’international

Tunis Re veut doubler son capital pour renforcer ses fonds propres et poursuivre son développement à l’international. La Société Tunisienne de Réassurance prévoit de le porter de 100 à 200 millions de dinars, à travers une incorporation de réserves et une augmentation de capital en numéraire.

Cette opération répond notamment au durcissement des exigences financières sur plusieurs marchés étrangers. 58% du chiffre d’affaires de Tunis Re provient aujourd’hui de l’international. «Nous sommes obligés d’agir rapidement», a expliqué Lamia Ben Mahmoud, directrice générale de Tunis Re, lors de la communication financière de la société. Le problème est aussi lié à la dépréciation du dinar. Le capital actuel de 100 MD représente environ 34 millions de dollars, alors que certains marchés imposent désormais des niveaux de capital beaucoup plus élevés. En Égypte, par exemple, le capital minimum requis atteint 75 millions de dollars, avec des fonds propres de 125 millions de dollars. Tunis Re a dû quitter ce marché depuis 2024. En Jordanie, le capital minimum exigé s’élève à 141 millions de dollars. Certains marchés du Golfe imposent, de leur côté, des exigences de notation pouvant atteindre B+. Pour Tunis Re, le renforcement des fonds propres est donc devenu nécessaire pour préserver son accès à certains marchés et soutenir son développement. Créée en 1981, la société est aujourd’hui présente dans plus de 50 pays, avec plus de 500 partenaires et plus de 90 entreprises de réassurance. Son activité internationale couvre principalement le Maghreb, l’Afrique et les pays arabes. Cette expansion permet à Tunis Re de dépasser les limites d’un marché tunisien dont le potentiel reste important, mais dont la taille demeure réduite. Le taux de pénétration de l’assurance en Tunisie ne dépasse pas 2 % du PIB, selon les données présentées par la direction. La société reste toutefois confrontée à une forte concurrence internationale. Elle doit également composer avec sa notation B avec perspective stable attribuée par Fitch, affectée notamment par la dégradation de la notation souveraine tunisienne. Ce risque pays limite son accès à certains marchés exigeant des ratings plus élevés.

Une opération de 100 MD

Sur les 100 MD d’augmentation du capital, 25 MD proviendront d’une incorporation de réserves, avec l’émission de 5 millions d’actions gratuites, à raison d’une nouvelle action pour une ancienne. Les 75 MD restants seront levés en numéraire, à travers l’émission de 15 millions d’actions nouvelles, à raison de trois actions nouvelles pour quatre anciennes, au prix de 8 dinars par action, dont 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission. La souscription réservée aux anciens actionnaires et aux cessionnaires de droits préférentiels est prévue du 15 septembre au 2 octobre 2026. Une phase de redistribution suivra du 12 au 16 octobre, avant une éventuelle ouverture au public du 26 au 30 octobre, si l’opération n’est pas entièrement souscrite. Au-delà des exigences réglementaires, Tunis Re veut utiliser ces fonds propres supplémentaires pour augmenter sa capacité de rétention des risques. Le taux de rétention devrait ainsi passer de 72 % à 79 % à l’horizon 2030. Le plan prévoit également une croissance moyenne du chiffre d’affaires de 10,8 % par an, contre 243 MD en 2025, pour atteindre environ 405 MD en fin de période. Les placements devraient progresser de 610 à 915 MD, tandis que la marge de solvabilité moyenne est attendue à 198 %, contre un minimum réglementaire de 100%. Pour Tunis Re, le doublement du capital doit donc permettre de consolider sa solidité financière avant d’accélérer son développement. Dans un marché où les capacités de réassurance sont abondantes, la société veut surtout valoriser son expertise et renforcer sa position sur les marchés étrangers.

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Mohamed Amine Agrebi prend la direction d’une brigade de contrôle au CGA

Mohamed Amine Agrebi vient d’être nommé directeur au sein de la Direction générale de la supervision documentaire du comité général des assurances (CGA). Il prend également la responsabilité d’une brigade de contrôle chargée de la surveillance prudentielle d’un portefeuille d’opérateurs du marché tunisien de l’assurance.

Cette nouvelle fonction place le contrôle de la solidité financière et du respect des règles prudentielles au cœur de ses responsabilités. Sa mission porte notamment sur le suivi des organismes d’assurance, l’analyse de leur solvabilité, ainsi que la vérification de leurs pratiques en matière de gouvernance et de conformité réglementaire.

Mohamed Amine Agrebi évolue au sein du CGA depuis janvier 2016 en tant que contrôleur des assurances. Au cours de ces dix dernières années, il a notamment participé à des contrôles sur pièces et sur place, évalué la solvabilité des organismes d’assurance à la fois de manière rétrospective et prospective, formulé des recommandations et suivi leur mise en œuvre.

Son parcours académique combine finance et assurance. Il est titulaire d’un master en ingénierie financière de l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis et d’un master en assurances de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe. Il a également achevé en juin 2026 un Executive MBA à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM au Canada.

Cette nomination intervient ainsi après une décennie d’expérience dans le contrôle prudentiel du secteur de l’assurance. Elle élargit désormais son rôle vers des responsabilités de direction et de supervision d’une équipe dédiée au suivi des acteurs du marché.

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