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Industrie : les nouveaux pôles de l’investissement se dessinent, Nabeul, Bizerte et Monastir !

Selon les derniers chiffres de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), le paysage industriel tunisien compte désormais 4 519 unités de production employant 527 140 personnes, un bilan arrêté à fin août 2026. Sur ce total, 2 012 entreprises tournent exclusivement vers l’export.

Le textile-habillement reste le premier secteur en nombre d’unités (1 275 entreprises, 28,2 % du total) et en emplois (143 617 postes, 27,2 %). Un autre secteur mérite pourtant l’attention : la filière électrique, électronique et électroménagère ne pèse que 7,4 % des entreprises (336 unités), mais concentre à elle seule près d’un quart des emplois industriels du pays (118 922 postes, 22,6 %), un rendement porté par 237 sociétés tournées vers l’export. Suivent l’agroalimentaire (980 entreprises, 77 565 emplois), la mécanique-métallurgie (561 entreprises) et la chimie (510 entreprises, 56 657 emplois).

La France, premier investisseur étranger

Le pays compte 1 300 entreprises à capitaux étrangers, dont 871 détenues intégralement par des non-résidents. Les investisseurs français occupent le haut du classement avec 552 implantations, loin devant l’Italie (347), l’Allemagne (124) et la Belgique (76) ; c’est dans le textile que se concentre l’essentiel de ces partenariats.

Nabeul et Bizerte, pôles industriels majeurs

Le gouvernorat de Nabeul concentre le plus grand nombre d’unités industrielles (568) et le plus fort volume d’emplois (73 932), devant Sfax (561 entreprises) et Monastir (503). Cas atypique : Bizerte ne compte que 248 entreprises, mais occupe le deuxième rang national en emplois (64 508), un résultat porté par une forte proportion d’unités exportatrices sur son territoire.

Cette cartographie confirme des bassins d’implantation à privilégier ; Nabeul, Bizerte, Monastir, pour les investisseurs cherchant main-d’œuvre qualifiée et écosystème exportateur déjà structuré, notamment dans l’électronique et le textile à forte valeur ajoutée.

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Plateformes numériques, IA et télétravail : la Tunisie se met à niveau

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a présenté, lors de la 52ᵉ session de la Conférence arabe du travail se déroulant au Caire jusqu’au 20 septembre 2026, le projet de plateforme numérique que la Tunisie entend déployer d’ici la fin du mois pour la gestion du travail.

Cette plateforme s’inscrit dans une démarche de modernisation de l’administration publique et vise, en premier lieu, à renforcer le suivi des interventions des inspecteurs du travail ainsi que la consolidation des principes du travail décent. Elle doit par ailleurs permettre de constituer un socle de données sociales fiables et régulièrement actualisées, destiné à faciliter l’élaboration de mesures préventives ou correctives adaptées à l’évolution du marché de l’emploi.

Un chantier législatif à trois volets

Le ministre a également fait état de l’avancement de plusieurs textes en préparation. Un premier projet de loi doit encadrer l’économie des plateformes numériques et des métiers digitaux, en conformité avec la Convention n° 193 de l’Organisation internationale du travail relative au travail décent dans ce secteur, adoptée en juin 2026 à Genève. Un second texte portera sur l’organisation du télétravail dans le secteur privé.

Issam Lahmar a en outre mentionné les travaux engagés pour anticiper les effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, ainsi que l’intégration des risques liés aux changements climatiques dans les dispositifs de santé et de sécurité au travail, deux enjeux que la Tunisie souhaite désormais aborder de manière préventive.

Pour les entreprises, et en particulier pour les startups, cette clarification du cadre réglementaire applicable aux plateformes numériques, au télétravail et à l’intelligence artificielle contribue à réduire l’incertitude juridique entourant des formes d’emploi en expansion, un facteur généralement déterminant dans les décisions d’investissement et l’attractivité de l’écosystème technologique tunisien.

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Slim Ghribi prend la direction marketing de Power Brands Group

Slim Ghribi a rejoint Power Brands Group en tant que directeur marketing, une arrivée annoncée par le responsable sur son compte LinkedIn. Il occupait auparavant le même poste chez Délice Danone.

Dans ses nouvelles fonctions, il intervient sur un portefeuille composé de 25 marques et de plus de 130 références, réparties sur six catégories de produits. Le périmètre couvre notamment les boissons gazeuses, les jus, les eaux minérales, les energy drinks, les chips et les cakes.

Cette nouvelle fonction intervient ainsi sur un portefeuille couvrant plusieurs segments de la grande consommation. Dans son annonce, Slim Ghribi indique que son travail portera notamment sur le développement des marques et leur croissance, en s’appuyant sur les consumer insights pour orienter les stratégies marketing et leur mise en œuvre sur le marché.

Son parcours comprend plusieurs expériences dans le marketing de l’agroalimentaire, dont son passage chez Délice Danone. Il a également exercé des fonctions marketing dans d’autres entreprises du secteur avant de rejoindre Power Brands Group.

Après deux mois dans son nouveau poste, Slim Ghribi a présenté cette prise de fonction comme une nouvelle étape professionnelle, en remerciant la direction générale du groupe ainsi que les équipes pour leur accueil.

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L’IA pourrait devenir « dangereuse » si son développement n’est pas encadré, selon Barack Obama

Barack Obama tire la sonnette d’alarme sur les risques liés à l’intelligence artificielle. Lors d’une récente collecte de fonds privée, l’ancien président américain a estimé que l’IA pourrait devenir « dangereuse » si son développement n’est pas suffisamment encadré.

Face à la rapidité des progrès réalisés par les entreprises technologiques, Obama appelle notamment à renforcer le rôle des responsables politiques dans le débat sur l’avenir de cette technologie.

Obama veut un débat politique sur l’IA

L’ancien président a encouragé Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, à organiser un débat public consacré à la politique américaine en matière d’intelligence artificielle si les démocrates retrouvent la majorité après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Il souhaite également que les candidats à l’élection présidentielle de 2028 présentent des propositions précises concernant la sécurité de l’IA et ses conséquences économiques.

Certains agents d’IA pouvaient agir de manière autonome

Cette intervention intervient alors que les interrogations se multiplient autour des capacités des modèles les plus avancés. Des incidents récents ont notamment montré que certains agents d’IA pouvaient agir de manière autonome et, dans certaines conditions, accéder à des systèmes externes.

Le patron d’Anthropic, Dario Amodei, a lui aussi appelé récemment les entreprises du secteur à ralentir le développement de leurs modèles afin de mieux évaluer et maîtriser les risques.

Obama ne remet toutefois pas en cause le potentiel de l’intelligence artificielle. Son message porte surtout sur la nécessité d’anticiper ses effets sur l’économie, la sécurité et la société, alors que les États-Unis cherchent encore le bon équilibre entre innovation et régulation.

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Tribune | La liberté de la presse vue par le libéral Benjamin Constant

Il est toujours utile de rappeler, même dans l’histoire de la pensée politique, l’évidente nécessité de la liberté de presse et d’opinion, face aux tentations arbitraires de toutes les autorités du monde. Benjamin Constant est un de ceux qui a…

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Tunisie | Les enseignants de l’Ipsi solidaires avec leur collègue Mohamed Yousfi

Un groupe d’enseignants de l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI) de Tunis a publié la pétition suivante pour défendre la liberté de la presse et l’indépendance du travail médiatique, et pour exprimer sa solidarité avec le journaliste Mohamed Yousfi, placé en détention provisoire et poursuivi en justice pour des faits liés à ses fonctions de rédacteur en chef de la plateforme médiatique Alqatiba.

Nous, enseignants de l’Institut de presse et des sciences de l’information, convaincus que la liberté de la presse ne constitue pas un privilège réservé à une catégorie professionnelle spécifique, mais qu’elle est une condition fondamentale du droit de la société à l’information, de la liberté du débat public ainsi que de l’instauration d’un État de droit et d’institutions :

– suivons avec inquiétude et étonnement les circonstances de l’interpellation du journaliste Mohamed Yousfi, laquelle a été déclenchée par des publications et commentaires diffusés sur Facebook — selon le rapport de transmission du dossier — évoquant un accroissement suspect de sa fortune, alors qu’il n’existe pas le moindre indice sérieux quant à la véracité de ces allégations. Cette interpellation soudaine, survenue alors qu’il se rendait à une émission radiophonique, contrevient aux principes consacrés par l’article 55 de la Constitution tunisienne, notamment ceux de nécessité et de proportionnalité régissant la restriction des droits et libertés ;

– considérons que les journalistes exerçant leur profession dans le respect de la loi doivent bénéficier de la protection nécessaire pour accomplir leur mission — à savoir transmettre l’information, demander des comptes aux décideurs et susciter le débat sur les questions d’intérêt sociétal ;

– soulignons que toute poursuite judiciaire, lorsqu’elle repose sur des fondements juridiques sérieux, doit se dérouler dans une transparence totale, dans le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et des garanties d’un procès équitable, sans que les procédures judiciaires ne soient détournées pour sanctionner un journaliste en raison de ses opinions ou de son activité professionnelle ;

– suivons avec une vive inquiétude les informations faisant état de la détérioration de l’état de santé de Mohamed Yousfi et de l’intervention chirurgicale qu’il a subie, ainsi que les préoccupations suscitées par ses conditions de détention et la garantie de son droit aux soins et à une prise en charge médicale, notamment après son transfert en prison.

À cet égard, nous :

– exprimons notre entière solidarité avec le journaliste Mohamed Yousfi, ainsi qu’avec sa famille et ses collègues, et faisons part de notre profonde préoccupation quant à sa situation judiciaire et sanitaire ;

– exigeons que sa sécurité physique et psychologique soit garantie et qu’il puisse bénéficier, sans délai, des soins de santé nécessaires ;

– appelons à réexaminer la décision de le placer en détention et à lui permettre de suivre la procédure en état de liberté, afin de garantir le respect de la présomption d’innocence et du principe de proportionnalité dans le recours aux mesures privatives de liberté ;

– exigeons la garantie du plein exercice des droits de la défense, la possibilité pour les avocats d’accomplir leur mission sans entraves, ainsi que le respect de toutes les procédures et garanties prévues par la loi, y compris le droit de l’accusé d’être présent, d’être interrogé et d’assurer sa propre défense ;

– affirmons que l’exercice du journalisme, la participation à des entretiens ou à des interventions médiatiques, ainsi que la publication d’opinions, d’analyses et de critiques relatives aux affaires publiques, ne sauraient constituer, en soi, un motif de poursuites pénales ou d’emprisonnement ;

– appelons à ne pas recourir aux lois pénales ou aux procédures judiciaires pour restreindre le travail journalistique, soumettre les médias indépendants ou intimider les journalistes ;

– rejetons le fait de faire des journalistes la cible de campagnes de diffamation, d’incitation à la haine et de stigmatisation ;

– soulignons que le cas de Mohamed Yousfi dépasse sa personne, car il soulève une question fondamentale concernant l’avenir de la liberté de la presse en Tunisie et la capacité des journalistes à exercer leur rôle de contrôle et de critique sans craindre l’emprisonnement ou les poursuites en raison de leur travail ;

– réitérons notre solidarité et notre soutien à tous les journalistes emprisonnés ou faisant l’objet de poursuites judiciaires en raison de leur travail journalistique ;

– considérons que la protection de la presse indépendante relève d’une responsabilité partagée entre l’État, le pouvoir judiciaire, l’université, la société civile et les instances professionnelles ; l’université tunisienne — et plus particulièrement les établissements de formation au journalisme — ne saurait rester simple spectatrice lorsque le droit des journalistes à exercer leur métier et le droit des citoyens à l’information sont menacés.

En tant qu’enseignants formant des générations de journalistes aux valeurs de professionnalisme, d’indépendance, de responsabilité et d’éthique du métier, nous estimons que garder le silence face à l’emprisonnement d’un journaliste ou aux restrictions qui lui sont imposées dans l’exercice de ses fonctions contrevient à l’essence même de la mission que nous accomplissons au sein de l’université.

Par conséquent, nous appelons les autorités judiciaires à libérer le journaliste Mohamed Yousfi, à garantir le plein respect de ses droits et à lui assurer les soins de santé nécessaires, conformément aux dispositions de la Constitution et aux engagements internationaux de la Tunisie en matière de liberté d’expression et de liberté de la presse.

Nous invitons également nos collègues des milieux universitaire, médiatique et de la défense des droits humains à poursuivre la défense pacifique et légale de la liberté de la presse, ainsi que du droit des Tunisiennes et des Tunisiens à une information libre, indépendante et pluraliste.

Suivent 18 signatures.

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IACE : 9,7 milliards de dinars, le coût de l’érosion des compétences scientifiques en Tunisie

Une note récente de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), intitulée « Le capital scientifique, un levier de croissance », évalue à 9,7 milliards de dinars le coût économique annuel de l’érosion des compétences scientifiques en Tunisie, soit l’équivalent de près de 6 % du produit intérieur brut. Ce phénomène, particulièrement marqué dans le domaine des mathématiques, nécessite, selon l’institut une réponse de politique publique structurée.

L’analyse de ce phénomène met en évidence un décalage significatif entre l’expansion de l’accès à l’enseignement supérieur et la valorisation effective des compétences acquises sur le marché du travail. Le taux de chômage des diplômés du supérieur est ainsi passé de 3,8 % en 1994 à près de 25 % à la fin de l’année 2025, alors que le taux de chômage national s’est maintenu dans une fourchette comprise entre 14 et 16 % sur la même période.

Cette divergence traduit, selon l’IACE, une difficulté persistante à transformer l’investissement éducatif en capital productif mobilisable. Le score de 0,52 obtenu par la Tunisie à l’Indice de Capital Humain de la Banque mondiale illustre cette limite : un enfant né aujourd’hui n’atteindrait, à l’âge adulte, qu’environ la moitié de son potentiel productif théorique.

Des coûts partagés entre familles et État

Face aux insuffisances du système public, les ménages ont consacré environ 500 millions de dinars en 2025 aux cours particuliers de mathématiques, une charge inégalement répartie selon les revenus. Le budget public alloué à l’éducation et à l’enseignement supérieur atteint pour sa part 11 milliards de dinars en 2026, soit près du double du budget d’investissement de l’État, fixé à 5,55 milliards de dinars et en progression annuelle de 5 %. L’IACE préconise, à cet égard, la mise en place d’un dispositif national de suivi des compétences scientifiques et d’une gouvernance interministérielle dédiée.

Ce déficit de compétences scientifiques constitue un indicateur pertinent pour les investisseurs technologiques et industriels, dans la mesure où la disponibilité de talents qualifiés demeure un facteur croissant dans les décisions de localisation des projets à forte valeur ajoutée.

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« Non au permis de tuer » : à la Fête de l’Huma, l’appel à marcher le 20 septembre prend un accent de plus en plus fort

Le micro à peine reposé, Kery James traverse les allées. Il vient de descendre de la scène Joséphine Baker, où il a enflammé la foule ce dimanche après-midi, dernier jour de la Fête de l’Humanité. Pas de loge, pas de…

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DGI : la fenêtre de régularisation se referme, le 30 septembre date limite pour bénéficier de l’amnistie fiscale

La Direction générale des impôts (DGI) a confirmé que les contribuables disposent encore jusqu’au 30 septembre 2026 pour profiter de l’amnistie fiscale prévue par la loi de finances 2026. Un rappel qui tombe à point nommé, alors que l’échéance approche à grands pas !

Instaurée par l’article 69 de la loi de finances pour 2026 (n° 2025-17 du 12 décembre 2025), l’amnistie permet aux contribuables d’apurer leur situation en obtenant l’abandon des pénalités dues sur certaines déclarations. Sont concernées les déclarations fiscales ainsi que les actes, écrits et déclarations liés aux droits d’enregistrement, dont l’échéance est antérieure au 31 octobre 2025 et qui ne sont pas prescrits, à condition d’être déposés entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026. Le dispositif s’étend également aux déclarations jamais déposées et aux déclarations rectificatives, y compris celles régularisées après une intervention du fisc ou la notification d’un contrôle.

La contrepartie : payer le principal

Pour en bénéficier, l’administration fiscale impose une condition claire : s’acquitter en une fois de la totalité de l’impôt principal, dès le dépôt de la déclaration ou l’accomplissement de la formalité d’enregistrement.

Pour les chefs d’entreprise et indépendants qui traînent des arriérés, il s’agit d’une opportunité concrète d’assainir leur bilan sans alourdir la facture des pénalités, un atout non négligeable pour qui prépare un financement bancaire ou une levée de fonds dans les mois à venir.

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Cette photo de « selfie » des dirigeants des BRICS est générée par intelligence artificielle

Une image montrant Vladimir Poutine, Narendra Modi, Xi Jinping et plusieurs autres dirigeants en train de prendre un selfie est devenue virale pendant le sommet des BRICS à New Delhi. Présentée comme une véritable photographie de famille, elle a notamment été relayée par des comptes sur les réseaux sociaux, y compris en Tunisie, ainsi que...

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Israël menace de déchoir de leur nationalité les réalisateurs de « Naza »

Deux journalistes montrent comment on tue des civils à Gaza. La réponse du gouvernement israélien ? Pas une enquête. Pas un mot sur le fond. La menace de leur retirer leur passeport. C’est tout dire.   En bref Le documentaire…

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SNCFT: le train Tunis-Annaba suspendu temporairement pour travaux en Algérie

La liaison ferroviaire internationale entre Tunis et Annaba est temporairement interrompue. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé, dimanche soir, la suspension de la desserte prévue lundi 14 septembre 2026 au matin, en raison de travaux en cours sur le réseau ferroviaire algérien.

Les travaux concernent le tronçon reliant les gares de Ghardimaou et d’Annaba, selon la SNCFT. La société précise que la suspension restera en vigueur jusqu’à l’achèvement des travaux, sans avancer, à ce stade, de date précise pour la reprise du trafic. Les voyageurs seront informés progressivement du rétablissement de la circulation du train international.

Cette desserte constitue une liaison ferroviaire directe entre la Tunisie et l’est de l’Algérie. Dans le sens Tunis-Annaba, le train circule habituellement les lundis, mercredis et vendredis. Le départ de Tunis est programmé à 8h25, avec une arrivée à Annaba à 18h20.

Le parcours comprend notamment des arrêts à Béja, Jendouba et Ghardimaou côté tunisien, puis à Souk Ahras avant l’arrivée à Annaba. Dans le sens inverse, les départs d’Annaba sont habituellement programmés les dimanches, mardis et jeudis.

La suspension annoncée concerne donc la desserte prévue ce lundi. Pour les prochaines rotations, leur maintien dépendra de l’avancement des travaux sur le réseau algérien. À ce jour, la SNCFT n’a communiqué aucun calendrier de reprise et invite les voyageurs à suivre ses prochaines annonces.

Rappelons que cette liaison s’inscrit dans une relation économique soutenue entre les deux pays. En 2025, les échanges commerciaux tuniso-algériens ont atteint 8,3 milliards de dinars, contre 7,7 milliards en 2024 et 6,3 milliards en 2023. Par ailleurs, les exportations tunisiennes vers l’Algérie se sont établies à environ 1,8 milliard de dinars.

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Telnet Holding, des chiffres qui inspirent confiance

Les états financiers consolidés intermédiaires de Telnet Holding, arrêtés au 30 juin 2026, ont confirmé que le groupe technologique se porte bien.

Fin juin 2026, Telnet Holding a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 43,770 MDT, affichant une progression de 3,3% en glissement annuel. Cette performance est portée par l’activité à l’export, qui s’élève à 42,430 MDT, grâce à des contrats avec des donneurs d’ordre mondiaux de premier plan, notamment dans les secteurs de l’automobile, des télécommunications et de l’aérospatiale.

Du côté des charges, les dépenses de personnel demeurent le principal poste de coûts du groupe, s’établissant à 27,823 MDT, en hausse de 6,3% en glissement annuel. Les achats d’approvisionnements consommés se sont limités à 4,420 MDT, tandis que les autres charges d’exploitation s’élèvent à 3,057 MDT. Le résultat d’exploitation du semestre ressort à 5,755 MDT. Le résultat net global consolidé s’est établi à 5,318 MDT, celui net part du groupe à 4,913 MDT.

Le bilan consolidé de Telnet Holding a totalisé 71,439 MDT, avec des capitaux propres consolidés avant affectation qui s’élèvent à 31,719 MDT. Cette assise financière confère au groupe une autonomie et une flexibilité accrues pour financer ses investissements. La dette financière nette est négative à -18,074 MDT, garantissant une couverture optimale de ses besoins en fonds de roulement.

La société a attiré l’attention sur le fait que Telnet Holding a reçu l’avis d’un contrôle de la CNSS pour la période 2023-2025. Du côté des bonnes nouvelles, c’est surtout l’exécution de la mainlevée de la saisie-arrêt pratiquée en octobre 2015 par Attijari Bank à l’encontre du groupe qui a été réalisée. Le groupe a tous les ingrédients pour progresser avec des perspectives de croissance prometteuses.

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Tebourba : Une ancienne église va renaître en galerie d’art

Fermée depuis 2019, l’ancienne église Sainte-Félicité-et-Sainte-Perpétue de Tebourba s’apprête à retrouver une nouvelle fonction culturelle. Le bâtiment doit être reconverti en galerie d’art d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un projet présenté comme une première dans le gouvernorat de Manouba.

L’annonce a été faite par Najoua Gharbi, déléguée régionale aux Affaires culturelles, qui précise que les crédits nécessaires ont été mobilisés par le ministère des Affaires culturelles. Une étude technique doit prochainement être engagée par la Direction régionale de l’équipement afin de préparer la réutilisation du bâtiment, rapporte l’Agence TAP.

Un lieu fermé depuis 2019

Avant sa fermeture, l’édifice avait accueilli pendant plus de 30 ans la bibliothèque publique de Tebourba. Sa nouvelle vocation doit répondre notamment à l’absence de galeries d’art dans la région.

Le bâtiment présente plusieurs caractéristiques jugées favorables à cette reconversion : un espace suffisamment vaste, une architecture ancienne et une lumière naturelle filtrée par ses vitraux. La future galerie devrait notamment pouvoir accueillir des expositions de peinture, des créations contemporaines, des arts visuels et des activités liées aux métiers du patrimoine.

Situé au cœur de la ville, l’espace doit également jouer un rôle de proximité. Sa localisation, à quelques pas du lycée Hannibal et de plusieurs établissements scolaires, doit permettre d’en faire un lieu accessible aux jeunes et de favoriser les échanges autour de l’art et de la création.

Des travaux préparatoires avant l’ouverture

La transformation ne commencera pas directement par les expositions. La première étape consiste à réaliser une étude technique portant notamment sur le raccordement du bâtiment aux réseaux d’eau et d’électricité et sur les aménagements nécessaires à sa nouvelle utilisation.

Ces interventions seront réalisées sous la supervision de l’Institut national du patrimoine (INP), compte tenu des caractéristiques patrimoniales du bâtiment.

La reconversion de l’édifice s’inscrit parallèlement dans un programme culturel plus large. Elle doit notamment précéder la concrétisation du futur complexe culturel de Manouba-Ville, dont le projet prévoit d’abord la construction du siège de la Délégation régionale des Affaires culturelles.

Une histoire qui remonte à 1903

La nouvelle vocation du bâtiment intervient alors qu’un travail est actuellement consacré à l’un de ses éléments les plus remarquables : ses vitraux.

Du 10 au 19 septembre 2026, une équipe de chercheurs du Centre suisse de recherche sur le vitrail et les arts du verre mène une étude spécialisée sur ces éléments.

L’histoire de l’édifice remonte à 1903. Détruit à la fin de 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il a ensuite été reconstruit en 1947. Il avait ainsi déjà connu plusieurs vies avant de devenir une bibliothèque publique, puis de fermer ses portes en 2019.

Sa prochaine transformation pourrait donc prolonger cette histoire : préserver un bâtiment marqué par plus d’un siècle d’histoire tout en lui donnant une fonction artistique adaptée aux besoins culturels actuels de Tebourba.

Lire aussi :

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L’Ambassade de Suisse en Tunisie soutient Telehealth en tant que partenaire stratégique

Du 29 septembre au 1er octobre 2026, La Tunisie accueillera ce sommet réunissant des représentants du gouvernement et du ministère de la Santé, prestataires de soins, innovateurs technologiques, des investisseurs et des organisations internationales afin de faire progresser l’avenir de la santé numérique et des soins connectés.

Telehealth Connect Summit 2026 abordera les enjeux clés qui façonnent la transformation des soins de santé, notamment :

  • la santé numérique et la télémédecine ;
  • l’intelligence artificielle dans la santé ;
  • les données de santé et l’interopérabilité ;
  • la réglementation et la gouvernance des données ;
  • la cybersécurité dans la santé numérique ;
  • l’infrastructure numérique et les soins connectés ;
  • l’innovation, l’investissement et les partenariats.

Le Sommet constitue une plateforme majeure d’échange et de collaboration internationale, reliant les décideurs de la santé et les leaders technologiques de Tunisie, d’Afrique, d’Europe, du Moyen-Orient et d’ailleurs.

Forte de son écosystème d’excellence en matière de santé, de recherche et d’innovation technologique, la participation Suisse entend contribuer activement aux échanges et aux collaborations qui façonnent la santé de demain.

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City Cars: une transaction de bloc de 1 MD à la Bourse de Tunis

Une transaction de bloc portant sur 55 953 actions City Cars a été réalisée le 11 septembre 2026 à la Bourse de Tunis, au prix unitaire de 18 dinars, pour un montant total de 1 million de dinars.

Cette opération intervient alors que le concessionnaire officiel de KIA en Tunisie évolue dans un contexte de ralentissement du marché automobile. Au premier semestre 2026, City Cars a enregistré un chiffre d’affaires de 165,254 millions de dinars, en repli de 8,6% sur un an.

La baisse a principalement concerné les véhicules neufs de tourisme hors régime populaire, dont les ventes ont reculé de 13,2% à 129,160 millions de dinars. À l’inverse, les voitures populaires ont progressé de 24,8%, atteignant 29,695 millions de dinars.

Malgré le recul de l’activité, la société a préservé ses niveaux de rentabilité. Le résultat d’exploitation s’est établi à 17,098 millions de dinars, soit une marge d’exploitation de 10,3%. Le résultat net a, pour sa part, atteint 13,984 millions de dinars, soutenu notamment par les revenus du portefeuille de placements, qui ont généré 5,748 millions de dinars sur le semestre.

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Textile – habillement : l’État et la profession cherchent à sécuriser la main-d’œuvre

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) se donnent un cadre commun pour traiter un problème récurrent du secteur : la difficulté à retenir la main-d’œuvre.

Les deux parties ont validé la création d’un groupe de travail conjoint, avec comme double objectif de stabiliser les effectifs en poste et de sécuriser la continuité de l’activité des entreprises.

Un nouveau format, deux chantiers

Deux chantiers structurent ce nouveau format. Côté compétences : un plan d’action commun autour de la formation et de l’emploi, associé à une coordination renforcée entre les services du ministère et la Fédération pour mieux cerner les besoins réels des entreprises en profils. Côté attractivité : un plan de communication conjoint pour mettre en avant les perspectives de carrière et les avantages offerts aux travailleurs, complété par l’organisation de journées de recrutement dédiées à la filière.

Un secteur sous tension.

Cette initiative intervient dans un contexte difficile : la croissance du textile-habillement a reculé de 0,9 % au deuxième trimestre 2026, après -5,6 % au premier, dans la continuité d’une année 2025 déjà dans le rouge. Le secteur reste pourtant un poids lourd de l’économie tunisienne, avec 146 000 emplois, plus de 1 400 entreprises et 9,069 milliards de dinars d’exportations en 2025 (taux de couverture de 127 %). Il a par ailleurs déjà absorbé une hausse salariale générale de 7 % depuis janvier.

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CEPEX : un agenda export 2027 sur mesure pour les entreprises tunisiennes

Avant de boucler son calendrier 2027, le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) change de méthode : plutôt que d’arbitrer seul entre destinations et secteurs, l’institution a mis en place un formulaire en ligne où chaque exportateur tunisien peut indiquer ses propres priorités.

Concrètement, il s’agit de faire remonter les pays qui intéressent le plus les entreprises, les activités qui méritent un coup de projecteur, et la nature des événements auxquels elles voudraient participer, pour que la programmation colle vraiment au terrain plutôt que d’être décidée en interne.

Une méthode déjà rodée. Le centre ne part pas de zéro chaque année ; pour bâtir son programme 2026, il avait déjà multiplié les réunions sectorielles à la Maison de l’Exportateur (textile, cuir et chaussures notamment) avant de dévoiler, en janvier, un calendrier ciblant 1 250 entreprises et 65 actions promotionnelles. La consultation 2027 s’inscrit dans cette même logique, mais en amont et de façon plus large.

Une trajectoire ascendante à confirmer

Le programme 2026 marquait déjà une évolution par rapport à 2025 (270 entreprises accompagnées, 68 actions, 25 manifestations dans 17 pays). Il faudra par la suite voir si 2027 amplifiera l’ouverture vers l’Afrique subsaharienne engagée en 2026, avec la quatrième édition des Rencontres Professionnelles Tuniso-Africaines, et les nouvelles destinations testées en 2025 comme la Chine ou l’Inde.

Pour les PME exportatrices, cette consultation représente une opportunité concrète : faire connaître ses priorités maintenant, c’est peser sur l’agenda export de l’année prochaine et sécuriser un accès à des marchés autrement coûteux à prospecter seul.

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Momcozy veut changer la façon de la maternité

Et si l’innovation dans la maternité ne se limitait pas à répondre aux besoins du bébé, mais à redonner du temps, du confort et de la liberté à la mère? C’est sur cette idée que Momcozy a construit son développement depuis 2018. La marque internationale spécialisée dans les solutions de maternité entend placer la femme au centre de son expérience, avec une ambition désormais clairement affichée en Tunisie.

Derrière Momcozy, il y a une conviction portée depuis sa création par sa fondatrice et CEO, Athena: devenir mère ne devrait pas signifier mettre son identité entre parenthèses. La marque résume cette philosophie par une formule: «Mom, and More». Une manière de considérer la maternité comme une dimension de la vie d’une femme, et non comme sa seule identité. Cette approche a conduit Momcozy à s’attaquer à un problème longtemps sous-estimé: la charge quotidienne supportée par les mères. Expression du lait, déplacements, travail, récupération post-partum, organisation familiale… autant de tâches qui s’ajoutent aux responsabilités professionnelles et personnelles. La marque a donc choisi de développer des produits destinés à simplifier ces moments, notamment des tire-laits mains libres et portables.

Transformer la technologie en liberté

L’innovation constitue l’un des principaux leviers de Momcozy. Avec son approche baptisée «CozyTech», la marque cherche à transformer des technologies avancées en produits simples à intégrer dans la vie quotidienne. Le tire-lait portable illustre particulièrement cette orientation: il permet aux femmes de poursuivre certaines activités tout en exprimant leur lait, sans être systématiquement immobilisées par un équipement traditionnel.« Chez Momcozy, la maternité n’efface pas l’identité d’une femme : elle l’enrichit et la transforme » indique l’équipe et d’ajouter « être mère constitue un rôle à part entière, qui peut naturellement coexister avec des projets personnels ou professionnels». La marque ne cherche donc pas à inciter les femmes à en faire davantage, mais à alléger les contraintes inutiles du quotidien pour leur offrir davantage de confort, de temps et de liberté, afin que chacune puisse vivre sa maternité à sa manière. Cette logique s’étend progressivement à un écosystème plus large: équipements pour l’allaitement, solutions de récupération post-partum, accessoires ergonomiques ou encore appareils destinés à faciliter les tâches liées au quotidien avec bébé. Momcozy défend également une vision fondée sur le «co-parenting», avec l’idée que la technologie peut contribuer à mieux répartir certaines responsabilités au sein de la famille. Le pari semble avoir trouvé son public. Selon la marque, Momcozy compte aujourd’hui plus de 5 millions de mamans dans le monde. Son site officiel la présente également comme l’une des marques les plus vendues en Amérique du Nord sur son segment.

La Tunisie, un marché qui prend une nouvelle dimension

L’expansion en Tunisie ne relève pas uniquement d’une logique commerciale. Pour Momcozy, le marché tunisien présente une combinaison particulière: une forte place accordée à la famille et une nouvelle génération de mamans davantage informées, connectées et attentives aux solutions susceptibles de faciliter leur quotidien. L’équipe de Momcozy considère ainsi la Tunisie comme un marché stratégique et comme un point d’entrée potentiel vers l’Afrique. «La Tunisie a rapidement démontré tout son potentiel», soulignent-ils. Et d’insister: «La confiance acquise auprès des familles tunisiennes a contribué à faire du pays un marché de référence pour la marque dans la région». L’ambition affichée ne se limite donc pas à commercialiser des produits. Momcozy souhaite développer autour de la maternité un écosystème associant innovation et accompagnement, notamment à travers des collaborations avec des consultantes en lactation et des professionnels de santé. Cette approche, que la marque désigne sous le terme «Medical Trust», vise à renforcer la confiance autour de l’utilisation de ses solutions. La question de la sécurité occupe, à son tour, une place centrale. La marque affirme sélectionner des matériaux adaptés aux usages concernés, notamment du silicone liquide de qualité alimentaire et des textiles hypoallergéniques, et indique que ses produits répondent, selon les catégories, à des standards et certifications internationaux tels que FDA, CE et OEKO-TEX®. La marque met également en avant la conception de produits destinés à un usage quotidien et durable. Au fond, le développement de Momcozy repose sur un changement de regard: la maternité n’est plus envisagée uniquement à travers les besoins du nourrisson, mais aussi à travers ceux de la maman qui s’en occupe. C’est cette proposition de valeur qui permet à la marque de passer du statut de fabricant de produits de maternité à celui d’acteur d’un marché en pleine évolution. En Tunisie, Momcozy s’est déjà imposée comme la marque numéro 1 de sa catégorie, une réussite qui conforte ses ambitions sur le marché tunisien et, plus largement, dans toute la région.

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Coup de cœur – 80 éditeurs jeunesse se mobilisent pour Gaza

Onze ans après Eux, c’est nous, publié en 2015 pour sensibiliser les enfants au sort des réfugiés, ce secteur se mobilise à nouveau collectivement, cette fois pour les enfants de Gaza. Réunis au sein du collectif « Les éditeurs jeunesse…

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