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Voici les 3 grands producteurs de bananes en Afrique

Le groupe belge SIPEF va renforcer ses activités bananières en Côte d’Ivoire avec l’acquisition de Tiabam, une plantation située dans la région de Tiassalé. L’opération, annoncée le 7 septembre 2026, porte sur environ 450 hectares, dont 320 hectares actuellement en production. Elle devrait ajouter entre 12 000 et 14 000 tonnes de bananes par an aux capacités du groupe dans le pays. 

L’opération doit encore être finalisée plus tard en septembre. Elle permettra à SIPEF, à travers sa filiale Plantations J. Eglin, de porter à six le nombre de ses plantations dans le sud des Lagunes. La plantation de Tiabam est située à proximité de son domaine d’Akoudjé. Le site produit actuellement entre 12 000 et 14 000 tonnes de bananes par an. Plus de 70 % des volumes sont exportés vers l’Europe, tandis que le reste est commercialisé dans d’autres pays africains et sur le marché ivoirien. La plantation bénéficie par ailleurs des certifications GLOBALG.A.P. et Rainforest Alliance. Pour SIPEF, cette acquisition s’inscrit dans une stratégie d’augmentation de la productivité plutôt que dans une simple extension foncière. Le groupe indique vouloir optimiser les cultures et réaliser des investissements ciblés sur la nouvelle plantation. L’enjeu est également commercial. En Côte d’Ivoire, SIPEF exploite déjà 1 238 hectares de plantations bananières, qui ont produit 52 159 tonnes en 2025. Avec Tiabam, le groupe cherche donc à accroître sa base de production tout en renforçant son approvisionnement destiné aux marchés d’exportation.

Les trois grands producteurs africains

À l’échelle du continent, la production est particulièrement importante en Angola, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire. La FAO classe notamment l’Angola parmi les principaux pays africains producteurs de bananes et indique que la Tanzanie figure également parmi les grands producteurs mondiaux. Les données FAOSTAT couvrent la production, les superficies récoltées et les rendements jusqu’en 2024. L’Angola se distingue par une production importante destinée principalement à son marché intérieur. La Tanzanie dispose elle aussi d’une filière de grande ampleur, largement portée par les petits exploitants : le recensement agricole tanzanien fait état de plus de 241 000 hectares récoltés pour la banane. La Côte d’Ivoire, elle, se distingue davantage par son orientation vers l’exportation. C’est précisément cette dimension qui rend le marché ivoirien stratégique pour les groupes agro-industriels comme SIPEF. Cette différence est importante pour les investisseurs : produire beaucoup ne signifie pas nécessairement exporter beaucoup. La valeur économique de la filière dépend aussi de la productivité, des infrastructures de conditionnement, de la logistique et de l’accès aux marchés internationaux. La FAO souligne d’ailleurs que la chaîne de valeur mondiale de la banane est de plus en plus structurée autour des grands distributeurs et des relations directes avec les producteurs.

L’acquisition de Tiabam illustre ainsi un mouvement plus large dans l’agro-industrie africaine : les opérateurs cherchent à sécuriser leurs volumes, améliorer les rendements et renforcer leur présence sur les marchés d’exportation.

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L’Aéroport Enfidha-Hammamet ouvre deux nouvelles liaisons cargo vers ces deux pays européens

L’Aéroport international Enfidha-Hammamet a lancé, le 11 septembre 2026, deux liaisons cargo quotidiennes vers Hahn, en Allemagne, et Wrocław, en Pologne. Les vols sont opérés par SprintAir Cargo, compagnie polonaise spécialisée dans le transport de fret aérien.

La liaison vers Hahn est assurée par un ATR 72-500, avec une capacité de chargement de 9 tonnes. Celle vers Wrocław est opérée avec un SAAB 340, pouvant transporter jusqu’à 3,5 tonnes de fret. Ces nouvelles dessertes renforcent les connexions aériennes de la Tunisie avec le marché européen et offrent aux entreprises une solution de transport adaptée aux marchandises nécessitant des délais d’acheminement plus courts.

Cette évolution intervient alors que le terminal cargo d’Enfidha-Hammamet a repris son activité en février 2026, après plusieurs années d’interruption. L’infrastructure dispose de zones dédiées à l’import et à l’export ainsi que de services destinés aux opérateurs et transitaires. L’aéroport dispose également de la certification européenne RA3, exigée pour les installations traitant du fret aérien à destination de l’Union européenne.

Avec ces deux nouvelles liaisons, Enfidha-Hammamet cherche ainsi à consolider sa place dans le transport de fret aérien et à renforcer les connexions logistiques entre la Tunisie et l’Europe.

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Momcozy veut changer la façon de la maternité

Et si l’innovation dans la maternité ne se limitait pas à répondre aux besoins du bébé, mais à redonner du temps, du confort et de la liberté à la mère? C’est sur cette idée que Momcozy a construit son développement depuis 2018. La marque internationale spécialisée dans les solutions de maternité entend placer la femme au centre de son expérience, avec une ambition désormais clairement affichée en Tunisie.

Derrière Momcozy, il y a une conviction portée depuis sa création par sa fondatrice et CEO, Athena: devenir mère ne devrait pas signifier mettre son identité entre parenthèses. La marque résume cette philosophie par une formule: «Mom, and More». Une manière de considérer la maternité comme une dimension de la vie d’une femme, et non comme sa seule identité. Cette approche a conduit Momcozy à s’attaquer à un problème longtemps sous-estimé: la charge quotidienne supportée par les mères. Expression du lait, déplacements, travail, récupération post-partum, organisation familiale… autant de tâches qui s’ajoutent aux responsabilités professionnelles et personnelles. La marque a donc choisi de développer des produits destinés à simplifier ces moments, notamment des tire-laits mains libres et portables.

Transformer la technologie en liberté

L’innovation constitue l’un des principaux leviers de Momcozy. Avec son approche baptisée «CozyTech», la marque cherche à transformer des technologies avancées en produits simples à intégrer dans la vie quotidienne. Le tire-lait portable illustre particulièrement cette orientation: il permet aux femmes de poursuivre certaines activités tout en exprimant leur lait, sans être systématiquement immobilisées par un équipement traditionnel.« Chez Momcozy, la maternité n’efface pas l’identité d’une femme : elle l’enrichit et la transforme » indique l’équipe et d’ajouter « être mère constitue un rôle à part entière, qui peut naturellement coexister avec des projets personnels ou professionnels». La marque ne cherche donc pas à inciter les femmes à en faire davantage, mais à alléger les contraintes inutiles du quotidien pour leur offrir davantage de confort, de temps et de liberté, afin que chacune puisse vivre sa maternité à sa manière. Cette logique s’étend progressivement à un écosystème plus large: équipements pour l’allaitement, solutions de récupération post-partum, accessoires ergonomiques ou encore appareils destinés à faciliter les tâches liées au quotidien avec bébé. Momcozy défend également une vision fondée sur le «co-parenting», avec l’idée que la technologie peut contribuer à mieux répartir certaines responsabilités au sein de la famille. Le pari semble avoir trouvé son public. Selon la marque, Momcozy compte aujourd’hui plus de 5 millions de mamans dans le monde. Son site officiel la présente également comme l’une des marques les plus vendues en Amérique du Nord sur son segment.

La Tunisie, un marché qui prend une nouvelle dimension

L’expansion en Tunisie ne relève pas uniquement d’une logique commerciale. Pour Momcozy, le marché tunisien présente une combinaison particulière: une forte place accordée à la famille et une nouvelle génération de mamans davantage informées, connectées et attentives aux solutions susceptibles de faciliter leur quotidien. L’équipe de Momcozy considère ainsi la Tunisie comme un marché stratégique et comme un point d’entrée potentiel vers l’Afrique. «La Tunisie a rapidement démontré tout son potentiel», soulignent-ils. Et d’insister: «La confiance acquise auprès des familles tunisiennes a contribué à faire du pays un marché de référence pour la marque dans la région». L’ambition affichée ne se limite donc pas à commercialiser des produits. Momcozy souhaite développer autour de la maternité un écosystème associant innovation et accompagnement, notamment à travers des collaborations avec des consultantes en lactation et des professionnels de santé. Cette approche, que la marque désigne sous le terme «Medical Trust», vise à renforcer la confiance autour de l’utilisation de ses solutions. La question de la sécurité occupe, à son tour, une place centrale. La marque affirme sélectionner des matériaux adaptés aux usages concernés, notamment du silicone liquide de qualité alimentaire et des textiles hypoallergéniques, et indique que ses produits répondent, selon les catégories, à des standards et certifications internationaux tels que FDA, CE et OEKO-TEX®. La marque met également en avant la conception de produits destinés à un usage quotidien et durable. Au fond, le développement de Momcozy repose sur un changement de regard: la maternité n’est plus envisagée uniquement à travers les besoins du nourrisson, mais aussi à travers ceux de la maman qui s’en occupe. C’est cette proposition de valeur qui permet à la marque de passer du statut de fabricant de produits de maternité à celui d’acteur d’un marché en pleine évolution. En Tunisie, Momcozy s’est déjà imposée comme la marque numéro 1 de sa catégorie, une réussite qui conforte ses ambitions sur le marché tunisien et, plus largement, dans toute la région.

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Tunis Re veut doubler son capital pour rester dans la course à l’international

Tunis Re veut doubler son capital pour renforcer ses fonds propres et poursuivre son développement à l’international. La Société Tunisienne de Réassurance prévoit de le porter de 100 à 200 millions de dinars, à travers une incorporation de réserves et une augmentation de capital en numéraire.

Cette opération répond notamment au durcissement des exigences financières sur plusieurs marchés étrangers. 58% du chiffre d’affaires de Tunis Re provient aujourd’hui de l’international. «Nous sommes obligés d’agir rapidement», a expliqué Lamia Ben Mahmoud, directrice générale de Tunis Re, lors de la communication financière de la société. Le problème est aussi lié à la dépréciation du dinar. Le capital actuel de 100 MD représente environ 34 millions de dollars, alors que certains marchés imposent désormais des niveaux de capital beaucoup plus élevés. En Égypte, par exemple, le capital minimum requis atteint 75 millions de dollars, avec des fonds propres de 125 millions de dollars. Tunis Re a dû quitter ce marché depuis 2024. En Jordanie, le capital minimum exigé s’élève à 141 millions de dollars. Certains marchés du Golfe imposent, de leur côté, des exigences de notation pouvant atteindre B+. Pour Tunis Re, le renforcement des fonds propres est donc devenu nécessaire pour préserver son accès à certains marchés et soutenir son développement. Créée en 1981, la société est aujourd’hui présente dans plus de 50 pays, avec plus de 500 partenaires et plus de 90 entreprises de réassurance. Son activité internationale couvre principalement le Maghreb, l’Afrique et les pays arabes. Cette expansion permet à Tunis Re de dépasser les limites d’un marché tunisien dont le potentiel reste important, mais dont la taille demeure réduite. Le taux de pénétration de l’assurance en Tunisie ne dépasse pas 2 % du PIB, selon les données présentées par la direction. La société reste toutefois confrontée à une forte concurrence internationale. Elle doit également composer avec sa notation B avec perspective stable attribuée par Fitch, affectée notamment par la dégradation de la notation souveraine tunisienne. Ce risque pays limite son accès à certains marchés exigeant des ratings plus élevés.

Une opération de 100 MD

Sur les 100 MD d’augmentation du capital, 25 MD proviendront d’une incorporation de réserves, avec l’émission de 5 millions d’actions gratuites, à raison d’une nouvelle action pour une ancienne. Les 75 MD restants seront levés en numéraire, à travers l’émission de 15 millions d’actions nouvelles, à raison de trois actions nouvelles pour quatre anciennes, au prix de 8 dinars par action, dont 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission. La souscription réservée aux anciens actionnaires et aux cessionnaires de droits préférentiels est prévue du 15 septembre au 2 octobre 2026. Une phase de redistribution suivra du 12 au 16 octobre, avant une éventuelle ouverture au public du 26 au 30 octobre, si l’opération n’est pas entièrement souscrite. Au-delà des exigences réglementaires, Tunis Re veut utiliser ces fonds propres supplémentaires pour augmenter sa capacité de rétention des risques. Le taux de rétention devrait ainsi passer de 72 % à 79 % à l’horizon 2030. Le plan prévoit également une croissance moyenne du chiffre d’affaires de 10,8 % par an, contre 243 MD en 2025, pour atteindre environ 405 MD en fin de période. Les placements devraient progresser de 610 à 915 MD, tandis que la marge de solvabilité moyenne est attendue à 198 %, contre un minimum réglementaire de 100%. Pour Tunis Re, le doublement du capital doit donc permettre de consolider sa solidité financière avant d’accélérer son développement. Dans un marché où les capacités de réassurance sont abondantes, la société veut surtout valoriser son expertise et renforcer sa position sur les marchés étrangers.

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Mohamed Amine Agrebi prend la direction d’une brigade de contrôle au CGA

Mohamed Amine Agrebi vient d’être nommé directeur au sein de la Direction générale de la supervision documentaire du comité général des assurances (CGA). Il prend également la responsabilité d’une brigade de contrôle chargée de la surveillance prudentielle d’un portefeuille d’opérateurs du marché tunisien de l’assurance.

Cette nouvelle fonction place le contrôle de la solidité financière et du respect des règles prudentielles au cœur de ses responsabilités. Sa mission porte notamment sur le suivi des organismes d’assurance, l’analyse de leur solvabilité, ainsi que la vérification de leurs pratiques en matière de gouvernance et de conformité réglementaire.

Mohamed Amine Agrebi évolue au sein du CGA depuis janvier 2016 en tant que contrôleur des assurances. Au cours de ces dix dernières années, il a notamment participé à des contrôles sur pièces et sur place, évalué la solvabilité des organismes d’assurance à la fois de manière rétrospective et prospective, formulé des recommandations et suivi leur mise en œuvre.

Son parcours académique combine finance et assurance. Il est titulaire d’un master en ingénierie financière de l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis et d’un master en assurances de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe. Il a également achevé en juin 2026 un Executive MBA à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM au Canada.

Cette nomination intervient ainsi après une décennie d’expérience dans le contrôle prudentiel du secteur de l’assurance. Elle élargit désormais son rôle vers des responsabilités de direction et de supervision d’une équipe dédiée au suivi des acteurs du marché.

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